Archive pour le Tag 'Privatisation'

Le scandale de la privatisation de FDJ

Le scandale de la privatisation de FDJ

La privatisation de la Française des jeux (FDJ) serait au moins aussi scandaleuse que celle des autoroutes  car c’est une activité qui rapporte énormément à l’état. Et qu’on s’apprête à vendre au privé.  Bercy est prêt à introduire en Bourse la Française des Jeux. Cette privatisation rapporterait au moins 1 milliard d’euros à l’État. La Française des Jeux redistribue entre 50% et 70% des gains aux joueurs en fonction de jeux (le loto et l’euro-millions ne redistribuent que 50% des mises, alors que le loto-foot 70%), les sommes restantes sont les « bénéfices » de l’entreprise. Toutefois l’Etat se sert allègrement sous forme de taxes, impôts, tva et autres « droit de timbre », ce qui lui permet de prendre 75% de ces sommes restantes dans la caisse de la FDJ. Il y a également des actionnaires privés qui touchent un pourcentage sur les jeux, mais aussi un dividende annuel (qui peut s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros). L’an dernier le C.A de la FDJ : 9,5 milliards d’euros. Revenus de l’état: près de 3 milliards d’euros. Ce pactole va dans le budget général et ne peut être affecté à aucune dépense spécifique (selon la législation). Seuls 250 millions d’euros sont affectés au développement du sport.  L’État vise avant tout une transaction financière de grande ampleur. Il table sur une valorisation de la FDJ supérieure à 3 milliards d’euros dont il souhaite récupérer entre 1 et 1,5 milliard d’euros. Ces montants sont des ordres de grandeur mais ils illustrent bien les ambitions de l’État, qui détient 72% de la FDJ. La fiscalité et le cadre réglementaire devront être fixés à long terme pour rassurer les investisseurs et maximiser la valeur de l’entreprise. Le scénario central étudié par l’administration de Bercy vise donc une véritable privatisation qui verrait l’État descendre sous la barre symbolique de 50% du capital. Selon les valorisations retenues, il pourrait conserver entre 25% et 35% de l’entreprise. À ses côtés, les associations d’anciens combattants (Gueules cassées, Maginot) garderaient leur participation de 20% ou pourraient l’augmenter légèrement. Toutefois, le gouvernement se heurte à une réglementation européenne contraignante. S’il descend sous le seuil symbolique de 50% du capital, l’État français devra justifier auprès de Bruxelles qu’il garde la main sur la gouvernance de la FDJ. Sinon, le monopole de la loterie saute et devra être ouvert à des concurrents étrangers avec des risques de mainmise d’opérateurs étrangers sur ce lucratif business y compris de la mafia !

 

Fret SNCF: privatisation ?

Fret SNCF: privatisation ?

Le fret SNCF qui ne cesse d’agoniser depuis des décennies serait menacé de privatisation selon certaines rumeurs qui s’appuient notamment sur un rapport de la Cour des Comptes qui une nouvelle fois avait dénoncé la situation catastrophique de cette activité. Rumeur ou pas, le fret SNCF est menacé d’obsolescence depuis longtemps et aucun plan n’a jamais réussi à stopper l’hémorragie des parts de marché et encore moins celle de la rentabilité. Pour parler clair le fret SNCF est condamné à disparaître un jour ou l’atre dans les conditions actuelles de son organisation. Les raisons sont multiples et bien connues. Structurellement la SNCF n’est pas compétitive. Son offre de transport n’est pas adaptée à l’évolution de la demande logistique caractérisée par une tension de plus en plus grande des flux et par des exigences de qualité incontournable. Il se pourrait donc qu’avant la privatisation le fret SNCF soit totalement passé sous la tutelle de sa filiale Géodis, filiale à la fois performante sur le plan de laquelle qualité et compétitive. Sinon le fret SNCF pourrait bien suivre le sort  du Sernam, service de messagerie et l’express, qui a complètement disparu. Quant à la privatisation on voit mal qui pourrait être intéressé par une activité aussi peu performante dans les conditions actuelles. En attendant,  la direction du groupe a quant à elle formellement démenti le projet de filialisation ou de privatisation pour 2018″ et est affirmé qu’il n’irait « pas de projet de suppression pour 2018″, cependant le groupe plancherait sur un « plan stratégique de redressement » de l’activité fret qui devrait être présenté d’ici à la fin d’année dans lequel la « filialisation complète »   avec VFLI », filiale privée de la SNCF dans le transport ferroviaire de marchandises. Confrontée à la concurrence d’entreprises privées, Fret SNCF a enregistré une perte nette de 314 millions d’euros en 2016 et est pénalisé par un endettement de l’ordre de 4 milliards d’euros. De façon générale, le fret ferroviaire peine à émerger en France en dépit d’une reprise depuis 2014 et ne transporte que 5 à 6 % des marchandises circulant dans l’Hexagone.

Privatisation de Roissy CDG et Orly ¸

Privatisation de Roissy CDG et Orly ¸

 

Pour boucler son budget le gouvernement envisage de vendre certains de ces bijoux de famille notamment des aéroports de Paris particulièrement rentables. Ces ventes feraient suite  à celles déjà opérées concernant les aéroports de Toulouse Nice Lyon. L’État détient une participation de plus de 50 % dans ADP. Des ventes de participations étaient également envisagées dans d’autres entreprises en particulier EDF mais la rentabilité est tellement nulle que cela n’aurait pas rapporté grand chose. À l’inverse,  la vente des aéroports parisiens pourrait rapporter rapidement une manne de l’ordre de 7 milliards. Nul doute que compte tenu de la rentabilité de ces aéroports les candidats à la reprise seront nombreux et feront même sans doute monter les enchères.  Les candidats devront pour autant être capables de lancer une offre publique sur 100% du capital et donc financer une acquisition de 15 milliards d’euros. Vinci est déjà sur les rangs « Nous sommes parfaitement capables de réaliser des opérations très significatives » a déclaré Xavier Huillard, le PDG de Vinci, dans un entretien au Revenu. Déjà actionnaire de 8% d’ADP, le groupe français est considéré comme le favori en cas de privatisation. Selon nos informations, ses dirigeants réfléchiraient déjà à créer un consortium avec d’autres partenaires. Parmi eux, l’assureur du Crédit Agricole, Prédica, qui a déjà racheté 5% à l’État en 2013, « regardera le dossier » selon un de ses cadres. La Caisse des dépôts du Québec figure aussi parmi les noms qui circulent.  Au sein de l’État, beaucoup craignent que la position de favori de Vinci ne « tue » la concurrence. Et que le groupe ne réitère l’offensive gagnante sur la privatisation des Autoroutes du sud de la France (ASF) en 2006. Vinci avait pris à l’époque 20% du capital d’ASF pour se positionner avant sa privatisation. Une vingtaine de fonds dédiés aux infrastructures sont capables d’investir jusqu’à 1 milliard d’euros. En dehors de Vinci, l’italien Atlantia, qui a racheté l’aéroport de Nice, est pressenti.

La « privatisation » des radars embarqués critiqués

La « privatisation » des radars embarqués critiqués

 

La privatisation des radars embarqués suscitent  de nombreuses interrogations et des critiques légitimes. Confier à un organisme privé le soin d’assumer une tâche régalienne paraît en effet incompatible avec l’objet même d’une société privée qui consiste à faire du profit. Certes dans certains cas les pouvoirs publics peuvent par délégation de service public confié une mission ad organisme ne relevant pas directement de l’État. Mais dans le champ visé la mission consiste essentiellement à relever les infractions à la loi, un domaine qui ne peut relever que des forces de la police et de la gendarmerie. Il s’agit en effet de lutter contre l’insécurité routière pour limiter le nombre de blessés et de morts. Ce n’est donc pas tout à fait la même problématique par exemple que celle du contrôle technique des véhicules qui comme son nom l’indique se réduit à une mission technique. Pourquoi sur cette tendance ne pas aussi privatiser l’ensemble des forces de l’ordre ou même la justice ? Il est clair cependant que les conditions de la gestion de la sécurité routière doivent être renforcées. Pour cela il conviendrait notamment de créer un service spécialisé entièrement dédié à cette tâche mais relevant évidemment de l’État. « La privatisation des radars embarqués n’a d’autre but que de générer, grâce aux amendes issues des contraventions, d’importantes sommes d’argent qui finiront dans les caisses de l’État (…) En revanche, il n’existe aucune preuve que cette mesure ait un quelconque effet positif sur la sécurité routière », affirme le président de 40 millions d’automobilistes, Daniel Quero. L’association estime qu’à plein régime, ce dispositif permettra à l’État d’engranger 2,2 milliards d’euros par an. Après avoir réuni près de 300.000 signatures dans une pétition contre cette « mesure scandaleuse », elle appelle les automobilistes à lui faire parvenir leurs photos, qui seront ensuite diffusées pour une « manifestation numérique ». Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a annoncé le 8 janvier que l’appel d’offres avait été lancé « pour que ces radars (embarqués, ndlr) soient confiés à des sociétés qui vont uniquement les faire rouler ».  »Ils resteront sous la responsabilité de l’État », a-t-il assuré, puisque les infractions sont constatées par le radar automatique embarqué et que le PV est rédigé par un officier de police au centre de traitement des infractions routières de Rennes.  »La moyenne d’utilisation d’un de ces radars est d’un peu plus une heure par jour (1h13, ndlr), c’est du matériel qui est sous-utilisé. Il faut beaucoup plus l’utiliser pour faire en sorte que les comportements de dépassement de vitesse soient sanctionnés », a expliqué M. Le Roux. Les sociétés privées « ne seront pas rémunérées au nombre d’infractions mais au temps que le radar aura passé sur la route », a-t-il rappelé. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie pour tenter d’enrayer la hausse de la mortalité routière enregistrée depuis 2014. En 2016, 3.469 personnes sont mortes sur les routes, pour la troisième année consécutive, une première depuis 1972.

 

Paris: privatisation du stationnement

Paris: privatisation du stationnement

 

Une mesure qui pourrait faire tache d’huile en France : la privatisation du contrôle du stationnement à Paris. En cause, un contrôle inefficace  de ce stationnement,  aussi la possibilité pour la mairie de Paris de redéployer sur d’autres tâches les 1600 agents aujourd’hui affectés à ce  contrôle. Un double bénéfice pour la mairie de Paris qui attend 300 millions supplémentaires de recettes du stationnement et une économie de 1600 fonctionnaires. La maire de la capitale a annoncé dimanche que la gestion des 140.000 places de stationnement payant en surface serait confiée à des prestataires extérieurs. Avec un double objectif: un meilleur recouvrement, et la réaffectation de plusieurs centaines d’agents municipaux. Cette réforme, qui était à l’étude depuis plusieurs mois, doit permettre à la Ville de s’assurer d’un meilleur recouvrement des frais de stationnement: selon l’édile, 91% des automobilistes « ne mettent pas d’argent dans le parcmètre », soit un manque à gagner de « 300 millions d’euros ». « La Ville conservera la maîtrise totale de sa politique du stationnement: c’est elle qui fixera les tarifs » et « qui percevra les recettes du stationnement », a encore détaillé la maire de la capitale. Cette mesure va permettre à Paris de récupérer dans le giron municipal quelque 1.600 ASP (Agents de sécurité de Paris) aujourd’hui chargés du contrôle de stationnement. Ils seront dès lors « affectés aux missions prioritaires: lutte contre les incivilités, contre la pollution, surveillance de bâtiments municipaux, contrôle de nos politiques de déplacements (couloirs bus, opérations +Paris Respire +…) et stationnement gênant ».

(Avec AFP)

Ferroviaire : pas de privatisation de Deutsche Bahn

Ferroviaire : pas de privatisation de  la Deutsche Bahn

La Deutsche Bahn  a échappé à une privatisation grâce  participation du SPD au gouvernement. Le gouvernement allemand a en effet discrètement renoncé à une privatisation partielle de Deutsche Bahn, une semaine après la publication par Reuters d’une dépêche évoquant ce projet, ce qui avait mécontenté les partenaires sociaux-démocrates d’Angela Merkel au gouvernement. Sous la pression du SPD, qui a toujours été réticent à l’idée de vendre l’une des plus grandes entreprises d’Allemagne, la coalition gouvernementale a modifié la formulation d’un rapport sur les participations de l’Etat fédéral. Une précédente version de ce rapport qualifiait une privatisation de Deutsche Bahn d’ »option » pour l’avenir. Dans la version amendée adoptée mercredi par le gouvernement, il est écrit : « Les conditions d’une privatisation partielle des divisions transport et logistique (de Deutsche Bahn) ne sont actuellement pas réunies. » Le ministère de l’Economie, dirigé par le social-démocrate Sigmar Gabriel, a insisté pour obtenir cette modification, écrit le vice-ministre des Finances, Johannes Geismann, dans une lettre adressée à d’autres ministères, que Reuters a aussi pu consulter.

 

Aéroport : processus de privatisation

Aéroport : processus de privatisation

 

Progressivement l’Etat et les collectivités locales  vont se désengager de la gestion des aéroports en les privatisant. Après ADP où l’Etat a cédé 10%, c’est au tour de la province en commençant par Toulouse.. Michel Sapin, ministre des Finances, et Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie, ont annoncé par un communiqué publié ce 11 juillet, avoir « demandé à lAgence des Participations de l’Etat d’engager une procédure de cession de la participation de l’Etat au capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac ».  Cette opération se réalisera dans le cadre d’une procédure d’appel d’offres, qui va lui permettre de céder immédiatement jusqu’à 49,99 % du capital, assortie d’une option de vente pour le solde. L’Etat détient au total 60% du capital d’Aéroport Toulouse Blagnac, aux côtés de la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse qui en détient 25%, et des collectivités territoriales (Région Midi-Pyrénées, Département de Haute-Garonne, Communauté urbaine de Toulouse Métropole) qui en possèdent chacune 5%. La Chambre de commerce et d’industrie « sera également invitée à céder une fraction de sa participation aux côtés de l’Etat, si elle en exprime l’intention », précise le communiqué.  Le gouvernement publiera prochainement le cahier des charges régissant la procédure, qui devrait aboutir à la sélection de l’acquéreur en novembre prochain Bercy souligne que cette ouverture du capital ne compromettra pas l’avenir économique de l’aéroport ni les exigences de service public aéroportuaire, l’Etat conservant son rôle de régulateur. Le gouvernement avait déjà cédé l’année dernière 9,5% d‘Aéroports de Paris (ADP) au profit du groupe de BTP Vinci et de l’assureur Predica (groupe Crédit Agricole), une opération qui lui a rapporté 738 millions d’euros (303 millions à l’État et 435 millions au Fonds stratégique d’investissements – FSI). L’Etat reste majoritaire dans le capital du gestionnaire d’aéroports (50,63%).

 

Privatisation de la Poste italienne ?

Privatisation de la Poste italienne ?

Le gouvernement italien a approuvé vendredi un décret ouvrant la voie à la mise en Bourse de jusqu’à 40% du capital de la Poste, une opération censée permettre de faire refluer l’endettement du pays. La cession d’une partie de Poste Italiane pourrait rapporter entre quatre et 4,8 milliards d’euros à l’Etat, a précisé le ministre de l’Economie Fabrizio Saccomanni. « J’espère que nous pourrons finaliser la cession avant l’été », a-t-il à des journalistes après une réunion du gouvernement, soulignant que la poste valait au total entre 10 et 12 milliards d’euros. S’exprimant jeudi à lors du Forum économique mondial de Davos, Fabrizio Saccomanni avait dit que Rome pourrait dégager entre huit et dix milliards d’euros de la cession de ses participations dans des entreprises publiques au cours des deux prochaines années. Des sources gouvernementales avaient dit au début de l’année que l’Etat italien entendait céder 40% du capital de Poste Italiane. L’endettement italien devrait représenter cette année 132,8% du produit intérieur brut (PIB) du pays – le ratio le plus élevé de la zone euro après la Grèce – restant ainsi inchangé par rapport de 2013. Le gouvernement s’est également engagé à céder 49% de l’opérateur du contrôle aérien Enav, opération qui devrait rapporter un milliard d’euros au Trésor, selon Fabrizio Saccomanni.

Privatisation des chemins de fer à Moscou

Privatisation des chemins de fer à Moscou

L’Etat russe prévoit de lancer en 2013 la privatisation partielle de la société publique des chemins de fer RZD, envisageant de céder jusqu’à 5% de son capital, a indiqué aujourd’hui le ministre du Développement économique, cité par l’agence Ria-Novosti. « Les études menées par RZD et le ministère des Transports ont confirmé la possibilité de vendre une partie des actions de la société, jusqu’à 5% en 2013″, a déclaré Andreï Belooussov. Selon Ria-Novosti, le gouvernement compte au total céder 25% moins une voix du capital de la société, qui emploie près d’un million de personnes et transporte près d’un milliard de passagers par an. Détenue actuellement à 100% par l’Etat, la compagnie a annoncé en septembre le rachat au constructeur automobile PSA Peugeot Citroën de sa filiale de logistique Gefco pour 800 millions d’euros.

 

 




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