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Après le renoncement de Biden, Trump pris à contre-pied

Après le renoncement de Biden, Trump pris à contre-pied
Ces derniers temps Trump a soutenu fortement la candidature de Biden estimant même qu’elle se justifiait. Il faut dire que le candidat républicain a basé une grande partie de son argumentaire sur l’âge du capitaine et sa décrépitude intellectuelle. Du coup avec la venue d’un nouveau candidat démocrate comme Harris par exemple la rhétorique tombe. Le parti démocrate aura  sans doute un jeune candidat et l’argumentaire de l’âge va se retourner contre Trump.

 

Trump souhaiterait que le candidat démocrate n’ait  pas le temps de développer sa campagne en réclamant d’ores et déjà la démission de Biden : « Joe Biden  l’escroc n’était pas apte à être candidat et il n’est certainement pas apte à exercer ses fonctions. » Hier, déjà, lors d’un meeting dans le Michigan -le premier depuis la tentative d’assassinat dont il a fait l’objet il y a huit jours- le populiste avait sorti la sulfateuse pour caricaturer celui qui était encore son adversaire, le traitant de « stupide » et de « vieillard faible ».

 

républicain va devoir travailler un peu plus pour sa prochaine confrontation télévisée, dont la date n’est pas encore connue. Selon toute vraisemblance, c’est Kamala Harris qui va se dresser sur son chemin. Or, jusqu’à présent, les flèches qu’il a décochées à l’endroit de la vice-présidente restent bien inoffensives.

Hier soir, il a ajouté un nouvel argument, tout aussi faible, qualifiant Harris l’ancienne procureure de « cinglée ». Sans doute le populiste, qui n’aime rien tant que les insultes ad hominem, va-t-il trouver dans le parcours et pédigrée de la vice-présidente matière à de nouvelles agressions.  « Il est certain que les Républicains auraient préféré garder le duel face à Joe Biden, affirme la chercheuse Nicole Bacharan. Mais la campagne de Donald Trump est extrêmement installée et tout va bien pour lui. C’est encore plus vrai depuis la tentative d’assassinat dont il a été victime. »

 

Santé-Déserts médicaux : le Sénat pris dans ses contradictions

Santé-Déserts médicaux : le Sénat pris dans ses contradictions

Curieusement, le Sénat qui représente surtout les collectivités locales de province s’est prononcé contre une réglementation visant à contraindre l’installation de généralistes dans les déserts médicaux. Le Sénat est en quelque sorte victime de son idéologie généralement très libérale et de ses contradictions quant à la prise en charge des intérêts des territoires loin de Paris.

En clair, le Sénat a rejoint les positions très corporatistes de la profession. Pourtant ce n’était sans doute pas un drame d’imposer par exemple un séjour de 2 à 3 ans en zone notamment rurale pour apprendre précisément la médecine très généraliste puisque dans ces zones le médecin remplit aussi assez souvent les fonctions de médecine spécialisée, également introuvable. Sans parler de la prise en compte des pathologies psychologiques.

À l’instar de l’Assemblée nationale, le Sénat a donc voté ce mardi 24 octobre 2023 contre plusieurs mesures visant à mieux garnir les déserts médicaux.

La proposition du sénateur Les Républicains Stéphane Sautarel, la plus proche d’être adoptée par la chambre haute, a été écartée par 124 voix pour et 188 voix contre

Déserts médicaux : le Sénat pris dans ses contradictions

Déserts médicaux : le Sénat pris dans ses contradictions

Curieusement, le Sénat qui représente surtout les collectivités locales de province s’est prononcé contre une réglementation visant à contraindre l’installation de généralistes dans les déserts médicaux. Le Sénat est en quelque sorte victime de son idéologie généralement très libérale et de ses contradictions quant à la prise en charge des intérêts des territoires loin de Paris.

En clair, le Sénat a rejoint les positions très corporatistes de la profession. Pourtant ce n’était sans doute pas un drame d’imposer par exemple un séjour de 2 à 3 ans en zone notamment rurale pour apprendre précisément la médecine très généraliste puisque dans ces zones le médecin remplit aussi assez souvent les fonctions de médecine spécialisée, également introuvable. Sans parler de la prise en compte des pathologies psychologiques.

À l’instar de l’Assemblée nationale, le Sénat a donc voté ce mardi 24 octobre 2023 contre plusieurs mesures visant à mieux garnir les déserts médicaux.

La proposition du sénateur Les Républicains Stéphane Sautarel, la plus proche d’être adoptée par la chambre haute, a été écartée par 124 voix pour et 188 voix contre.

Elle consistait à expérimenter pendant trois ans le « conventionnement sélectif » des médecins: les directeurs d’agences régionales de santé (ARS) auraient déterminé des zones en « fort excédent » d’offres de soins, dans lesquelles l’installation d’un nouveau médecin aurait été conditionnée au départ d’un confrère.

Une proposition transpartisane similaire avait déjà beaucoup fait parler à l’Assemblée nationale au mois de juin mais avait été rejetée.

« Croire qu’un médecin de moins en centre ville est un médecin de plus en zone rurale, c’est faux », a insisté la ministre Agnès Firmin Le Bodo qui ui aurait mieux fait de se taire au lieu de de parler pour rien.

Au programme d’Emmanuel Macron en 2022
Les parlementaires étaient particulièrement partagés sur cette régulation, qui séduit globalement à gauche, mais aussi certains au centre et à droite, majoritaires au Sénat.

« Je ne comprends pas que le Sénat, chambre des territoires, soit en retrait par rapport à l’Assemblée sur la défense de l’accès aux soins en zone rurale », a pesté le sénateur Hervé Maurey (groupe centriste).
Le groupe communiste a de son côté fait remarquer que cette mesure figurait au programme d’Emmanuel Macron en 2022. « Ce vers quoi je souhaite qu’on avance, c’est de stopper les conventionnements dans les zones qu’on considère comme déjà bien dotées », avait en effet déclaré le président de la République en campagne.

Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau avait lui assuré en début de débat se refuser à de telles « mesures de coercition », jugées « contreproductives ».

Société-L’environnement pris en otage entre les écolos bobos et les technocrates

Société-L’environnement pris en otage entre les écolos bobos et les technocrates


Si la dégradation de l’environnement en général- et du climat en particulier- ne suscite guère de contestation dans la société par contre, les facteurs explicatifs et encore davantage les orientations rencontrent de graves contradictions.

Pour schématiser à outrance les écolos bobos imputent la responsabilité à la croissance et propose des mesures de sobriété brutale en faisant fi des conséquences économiques mais aussi sociales. Rien d’étonnant à cela car pour la plupart les écolos sont des gauchistes recasés dans la lutte environnementale et dont le combat vise surtout à détruire le système. Beaucoup sont d’ailleurs d’obédience communiste. Les préoccupations sont d’ailleurs bien davantage politiques qu’écologistes. Cette radicalité est totalement contre-productive car au lieu de persuader de la nécessaire appropriation de l’enjeu environnemental, elle inquiète et même provoque le rejet de la cause écologique.

En face en quelque sorte, il y a les technocrates finalement assez peu persuadés de la nécessité de la transition écologique mais qui par effet de mode adhèrent à condition de perpétuer le système économique, financier et social. Ainsi la problématique écologique est internalisée dans le marché notamment via des taxes avec le totem du signal prix qui en réalité n’affecte que les plus défavorisés. Dernier exemple en date , les zones urbaines interdites aux véhicules anciens; en gros, aux pauvres ! Aussi des mesures de nature très bureaucratique concernant par exemple le logement et en particulier le chauffage. Mais là encore la facture est pour les plus défavorisés qui n’ont pas les moyens financiers d’opérer les mutations imposées.

La problématique environnementale est donc prise en otage des deux côtés : par ceux qui détiennent le pouvoir politique d’une part et par ceux qui proposent de remplacer finalement la démocratie par la révolution. De quoi nourrir malheureusement les doutes sur l’urgence de la transition écologique.

L’environnement pris en otage entre les écolos bobos et les technocrates

L’environnement pris en otage entre les écolos bobos et les technocrates


Si la dégradation de l’environnement en général- et du climat en particulier- ne suscite guère de contestation dans la société par contre, les facteurs explicatifs et encore davantage les orientations rencontrent de graves contradictions.

Pour schématiser à outrance les écolos bobos imputent la responsabilité à la croissance et propose des mesures de sobriété brutale en faisant fi des conséquences économiques mais aussi sociales. Rien d’étonnant à cela car pour la plupart les écolos sont des gauchistes recasés dans la lutte environnementale et dont le combat vise surtout à détruire le système. Beaucoup sont d’ailleurs d’obédience communiste. Les préoccupations sont d’ailleurs bien davantage politiques qu’écologistes. Cette radicalité est totalement contre-productive car au lieu de persuader de la nécessaire appropriation de l’enjeu environnemental, elle inquiète et même provoque le rejet de la cause écologique.

En face en quelque sorte, il y a les technocrates finalement assez peu persuadés de la nécessité de la transition écologique mais qui par effet de mode adhèrent à condition de perpétuer le système économique, financier et social. Ainsi la problématique écologique est internalisée dans le marché notamment via des taxes avec le totem du signal prix qui en réalité n’affecte que les plus défavorisés. Dernier exemple en date , les zones urbaines interdites aux véhicules anciens; en gros, aux pauvres ! Aussi des mesures de nature très bureaucratique concernant par exemple le logement et en particulier le chauffage. Mais là encore la facture est pour les plus défavorisés qui n’ont pas les moyens financiers d’opérer les mutations imposées.

La problématique environnementale est donc prise en otage des deux côtés : par ceux qui détiennent le pouvoir politique d’une part et par ceux qui proposent de remplacer finalement la démocratie par la révolution. De quoi nourrir malheureusement les doutes sur l’urgence de la transition écologique.

Transition écologique : 7 milliards d’euros supplémentaires en 2024, annonce Elisabeth Borne, pris où ?

Transition écologique : 7 milliards d’euros supplémentaires en 2024, annonce Elisabeth Borne, pris où ?

En délicatesse politique la première ministre comme l’ensemble de l’exécutif ne cesse de pratiquer la fuite en avant. D’un côté, on affirme que la situation financière est à juste titre dramatique pour la France avec un endettement de plus de 3000 milliards mais de l’autre chaque jour on annonce la distribution d’enveloppes pour tel objectif ou telle catégories. Le seul problème ,c’est qu’on ne dit jamais comment sera financée ce nouvel engagement financier. Sans doute certainement par la dette qui enfle et dont la charge constitue désormais le premier budget du pays (autour de 75 milliards)

Un « investissement inédit de l’Etat » : voilà les mots choisis par Elisabeth Borne pour annoncer dans une interview au « Parisien »/»Aujourd’hui en France » les 7 milliards d’euros supplémentaires que l’Etat va mobiliser en 2024 pour doubler le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la France et tenir les objectifs pour 2030.

« L’Etat va prendre sa part puisque, dès l’an prochain, nous allons rehausser de 5 milliards d’euros notre contribution au plan, au-delà des 2 milliards de plus qu’on avait déjà prévus », ainsi » en 2024, nous aurons 7 milliards de plus qu’en 2023 pour le financement de la transition écologique », a déclaré Elisabeth Borne.

Fin 2023, le gouvernement avait déjà annoncé la mobilisation de 2 milliards d’euros pour alimenter le Fonds vert , destiné à accompagner les projets écologiques des collectivités territoriales.

« C’est un investissement inédit de l’Etat qui servira à financer les rénovations énergétiques, les transports en commun, les énergies renouvelables et la transition agricole », a-t-elle ajouté, sans préciser à ce stade la source de ces financements qui doivent être discutés dans le Projet de loi de finances 2024.

« Ça ne veut pas dire 7 milliards d’impôts supplémentaires, bien au contraire », précise-t-on dans son entourage, soulignant que ce chiffrage correspond à l’ordre de grandeur des réductions de dépenses attendues des ministères. Le problème c’est q’ on ne précise pas quel ministère pas davantage qu’on indique l’ampleur des économies

Retraites et régimes spéciaux : le Sénat pris au piège de se contradictions

Retraites et régimes spéciaux : le Sénat pris au piège de ses contradictions

C’est toute la contradiction de la société française et de son système politique. Les élites proposent des transformations qu’ils refusent de s’appliquer à eux-mêmes. C’est ainsi le cas concernant la réforme des retraites. Le Sénat veut être en pointe sur ce sujet et veut absolument que la réforme du gouvernement soit appliquée. Par contre, il se refuse à supprimer la très avantageuse caisse de retraite des sénateurs. Une position qui discrédite évidemment les sénateurs à légiférer au nom des intérêts collectifs et un scandale démocratique de plus.

Le texte de l’exécutif prévoit bien la suppression de certains régimes spéciaux déficitaires comme celui de la RATP ou de la Banque de France. Mais pour le président du Sénat, Gérard Larcher, le régime du Sénat ne doit pas être logé à la même enseigne, celui-ci étant «autonome» et autofinancé. En fait autofinancé par les finances publiques qui rémunèrent les sénateurs !

Aujourd’hui, le régime de retraite des sénateurs est géré par le Sénat lui-même. Concrètement, d’après les comptes du Sénat, 38 millions d’euros ont été versés aux anciens sénateurs en 2021. Sur cette somme, 33% sont financés par les cotisations des sénateurs et du Sénat, et 67% par «des actifs financiers qui ont été constitués afin de consolider les équilibres à moyen et long terme du régime» (l’argent aussi du contribuable) , indique le site du Sénat. Ces actifs ne proviennent pas des impôts des Français mais de «l’excédent des cotisations constitué depuis la création du régime en 1905», explique au Figaro le service de presse de la chambre haute. ( comme si le salaire des sénateurs n’était pas aussi payé par l’Etat.

«Le montant élevé des cotisations salariales, le nombre peu important des pensionnés et leur utilisation sur une durée faible des services de pension» expliquent le montant important épargné, ajoute-t-on. Les sénateurs partent en effet à la retraite plus tard que la moyenne des Français, et ont donc moins recours à leur droit à la retraite que la moyenne des Français. Bien gérée, cette épargne a permis d’équilibrer le régime et d’éviter ainsi d’avoir recours à des subventions de l’État : «Il n’y a ni dotation d’équilibre, ni subvention d’équilibre, ni transfert financier venant de l’extérieur», souligne le Sénat. Parmi les 33% de cotisation, 21% sont des cotisations employeur, comme c’est le cas pour tout régime où l’État est employeur, et sont donc financés par l’État. Ce montant s’élève à 8 millions d’euros. Cependant cela ne relève pas d’une subvention pour équilibrer les comptes. Une vraie explication ésotérique !

Gaz russe : Berlin dans la gueule du loup Poutine

Gaz russe : Berlin dans la gueule du loup Poutine

 

Le chancelier Olaf Scholz semblait ces derniers jours procrastiner devant la gravité des conséquences prévisibles pour l’économie allemande de sa dépendance au gaz russe. Mais après un intense débat, le gouvernement allemand a visiblement pris la mesure de l’urgence. (papier du « Monde »)

 

Editorial du « Monde ». 

 

Tel un cerf dans les phares d’une voiture, le gouvernement allemand est pris depuis un mois dans le piège du gaz russe, dont l’économie et les consommateurs d’outre-Rhin sont fortement dépendants. Ce qui était perçu depuis deux décennies à Berlin comme un marché gagnant-gagnant, y compris sous l’angle géopolitique, s’est révélé avec l’agression russe de l’Ukraine non seulement un redoutable levier de Moscou sur l’Europe, mais aussi une véritable bombe à retardement économique et sociale.

Il y a seulement deux mois, le chancelier Olaf Scholz pensait pouvoir résister à la pression de plusieurs de ses partenaires européens et à celle des Verts, ses partenaires de coalition, qui demandaient l’abandon du gazoduc Nord Stream 2. Il a dû céder. L’affaire du gazoduc apparaît aujourd’hui comme un sujet mineur, comparée à l’ampleur du défi qu’affronte à présent l’Union européenne : rompre totalement avec la Russie comme source d’énergies fossiles. Alors que les sanctions occidentales pleuvent sur le régime de Vladimir Poutine, il n’est plus acceptable que les économies européennes continuent de l’aider à financer sa guerre en Ukraine en lui versant chaque jour 700 millions de dollars (626 millions d’euros) en achats d’hydrocarbures.

Lucidité bienvenue

La tâche est la plus rude pour l’Allemagne, qui importe de Russie 55 % de son gaz. La menace formulée par M. Poutine d’exiger le paiement en roubles de ces hydrocarbures a ajouté à la confusion. Les Européens ont refusé ; le président russe a assoupli sa position en appelant M. Scholz et son collègue italien, Mario Draghi, mercredi 30 mars – trahissant ainsi sa propre dépendance aux ressources financières que lui rapporte le gaz. Mais Berlin sait désormais qu’il faut renoncer au gaz russe et que, dans le contexte de la guerre en Ukraine, la rupture peut être brutale. Le temps du déni est révolu.

Après quelques jours d’un intense débat, le gouvernement allemand a visiblement pris la mesure de l’urgence. Mercredi, il a évoqué le déclenchement de mesures de rationnement d’énergie et la mise sur pied d’une cellule de crise dans l’hypothèse d’un arrêt de l’approvisionnement russe. Le ministre de l’économie et du climat, Robert Habeck (Verts), a lancé une campagne d’information pour alerter l’opinion publique sur les effets possibles d’une telle décision : « Nous sommes dans une situation où je dois dire clairement que chaque kilowattheure d’énergie économisée est utile », dit-il.

Cette lucidité est bienvenue. Le chancelier Scholz avait en effet donné l’impression ces derniers jours de procrastiner, face à la gravité des conséquences prévisibles pour l’économie allemande. « La question, ce n’est pas de savoir si nous allons devoir baisser le chauffage de quelques degrés, a-t-il répondu dimanche dans une émission de télévision. La question, c’est de savoir si nous allons pouvoir approvisionner certaines structures. La question, c’est la mobilité. Et la question, c’est un nombre incroyable d’emplois, parce que beaucoup de processus industriels dépendent du charbon, du gaz et du pétrole. »

Mais ce n’est pas qu’une question allemande. Le poids de l’économie allemande en Europe et l’intégration des économies de l’UE font que l’urgence de la réaction de Berlin pour se passer du gaz russe concerne l’ensemble de ses partenaires européens. La perspective possible d’avoir à gérer une économie de guerre requiert une coordination et une solidarité européennes au moins équivalente à celles qui ont été mises en œuvre pour faire face aux effets de la pandémie de Covid-19.

Ukraine : Poutine pris au piège d’une rencontre avec Zelensky

Ukraine : Poutine pris au piège d’une rencontre avec  Zelensky

 

D’après les négociateurs ukrainiens, les conditions sont suffisantes pour une rencontre Zelensky-Poutine.

Une belle nouvelle évidemment si cela peut déboucher sinon sur un accord au moins sur un arrêt des combats.
Reste qu’il s’agit d’ores et déjà d’une véritable claque pour Poutine qui avait nié l’existence de l’Ukraine et la légitimité de son président considéré comme un un clown voie comme un drogué voir .

De son côté, l’Ukraine montre ainsi son sens des responsabilités et remet aussi à niveau la posture politique de son président.
Une couleuvre qui sera difficile à avaler pour Poutine qui a toujours affiché le plus grand mépris vis-à-vis des dirigeants de l’Ukraine.

Le seul fait d’envisager une rencontre Zelensky-Poutine témoigne de la défaite du dictateur russe.

Pour preuve des difficultés à se résoudre un jour à une rencontre, Poutine envoie des seconds couteaux dans les négociations pour ne pas se compromettre. Mais des seconds couteaux suffisamment importants pour d’ores et déjà engager des négociations incontournables si Poutine ne veut pas faire plonger la Russie dans une crise politique et économique encore plus dramatique.

Les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine mardi à Istanbul ont été «substantiels» et ouvrent la voie à une rencontre entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky pour mettre fin au conflit qui a débuté il y a plus d’un mois, ont estimé les négociateurs des deux camps après trois heures de discussions.

A l’issue de ces négociations qui se tenaient au palais de Dolmabahçe à Istanbul, le chef de la délégation russe et représentant du Kremlin, Vladimir Medinski, a fait état de «discussions substantielles» et dit que les propositions «claires» de l’Ukraine en vue d’un accord allaient être «étudiées très prochainement et soumises au président» Vladimir Poutine.

Il a estimé qu’un sommet entre Poutine et Zelensky serait possible en cas d’accord pour mettre fin aux hostilités. Depuis le début de l’invasion russe le 24 février, Moscou avait toujours écarté cette proposition de Kiev.

Signe que les discussions ont avancé, le vice-ministre de la Défense russe Alexandre Fomine a annoncé que Moscou allait «réduire radicalement (son) activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv», dans le nord du pays, les négociations sur un accord sur la neutralité de l’Ukraine «entrant dans une phase pratique».

 

Ukraine : Macron, faux porte-parole de Poutine et pris à revers

 

Ukraine : Macron, faux porte-parole de Poutine et pris à revers

 

 

La parole de Macron est une nouvelle fois discréditée puisqu’il a affirmé il y a 24 heures qu’il avait obtenu le principe d’une rencontre entre Poutine et Biden. Ce qu’il fait résulter de son entretien téléphonique avec Poutine. Hier malheureusement Poutine l’a cruellement démenti en reconnaissant l’indépendance de 2  provinces indépendantistes dans le Donbass et en les envahissant de fait.

En réalité, Poutine n’a jamais été d’accord sur cette rencontre avec Biden. Poutine a choisi l’escalade et la provocation avec des risques de sanctions réciproques en chaîne qui pourrait être particulièrement dangereux pour la paix comme pour l’économie.

 

Curieusement le plus souvent , c’est Macron qui assure le service après-vente des rencontres avec Poutine. Généralement Emmanuel Macron se montre assez optimiste et déclare avoir rapproché les points de vue. La plupart du temps cette déclaration est contredite par l’évolution des événements sur le terrain et même par la diplomatie russe. Il est très difficile de savoir exactement ce que peuvent se dire Macron et Poutine. En effet Poutine entretient le mystère tandis que Macron a intérêt politiquement à faire étalage de son poids diplomatique sur la scène internationale en instrumentalisant les pseudos propos de Poutine

 

« Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont mis d’accord pour essayer d’aboutir rapidement à un cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine. Les deux dirigeants se sont également entendus sur « la nécessité de privilégier une solution diplomatique à la crise actuelle et de tout faire pour y parvenir », a déclaré l’Elysée dimanche 20 février, à la suite de l’entretien téléphonique entre les deux présidents.

Malheureusement lundi c’était l’envahissement d’une partie de la graine par Poutine.

La vérité sans doute ce que Poutine n’a strictement rien promis à Macron qu’il considère comme quantité négligeable. La vraie bataille diplomatique se situe en effet entre Biden et Poutine. Il y a par ailleurs une certaine outrecuidance côté Macron à vouloir apparaître comme incontournable sur la scène diplomatique concernant l’Ukraine quand dans le même temps on quitte discrètement le Mali pour ne pas en être chassé ou Les mercenaires de Poutine déstabilisé nombre de pays en Afrique francophone.

Ne plus «rêver aérien»: «stupide» selon Le Maire et Jadot pris au piège

Ne plus «rêver aérien»: «stupide» selon Le Maire et Jadot pris au piège

 

 

Jadot qui rêve d’incarner l’union de la gauche et qui a déclaré vouloir réunir des principaux responsables politiques d’ici 15 jours a d’abord totalement approuvé les propos de la maire de Poitiers concernant la condamnation du transport aérien et des rêves d’enfants qu’il peut susciter. Jadot s’est ensuite ravisé en rééquilibrant  sa position. Tout en soutenant encore la maire  de Poitiers, le leader écologiste a convenu  qu’il a pu «découvrir une partie de la beauté du monde grâce à l’avion». Sur le fond cependant, le candidat potentiel à la présidentielle «assume» la décision de la maire écologiste de réduire des subventions à des aéroclubs locaux.

 

«Sur l’avion, tout le monde a compris qu’on allait changer» avec moins de voyages d’affaires notamment, a appuyé l’eurodéputé. Il faut à la fois «sauver Air France», qui doit recevoir une nouvelle aide financière, et «développer d’autres modes de transports», selon lui. Un Jadot qui fait déjà du en même temps. Le ministre de l’économie lui a été beaucoup plus catégorique :

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«Je n’ai aucune envie que la maire de Poitiers, ni que quelque responsable politique que ce soit, et certainement pas les écologistes radicaux, changent les rêves de mes enfants», a ajouté Bruno Le Maire. «Les rêves des enfants français n’appartiennent qu’aux enfants français».

«L’aérien doit faire partie de notre vie, l’aérien décarboné. J’appartiens à un gouvernement qui estime que l’écologie doit reposer sur l’innovation, les nouvelles technologies. Je me bats pour que Airbus soit le premier constructeur aéronautique au monde à réaliser un avion à hydrogène, c’est ça le vrai rêve», a fait valoir le ministre.

 

«Ce n’est pas la décroissance, ce n’est pas le repli sur soi, ce n’est pas l’abandon des technologies, ce n’est pas le renoncement au progrès. C’est concilier le succès économique avec la décarbonation de notre économie et le respect de l’environnement», a-t-il développé.

La non pris en compte de l’effet de serre du numérique

La non pris en compte de l’effet de serre du numérique

En France, les émissions de gaz à effet de serre du numérique ont été multipliées par trois en dix ans et devraient continuer à croître. Il est possible de construire un numérique vert et responsable, expliquent vingt-cinq experts dans une tribune au « Monde ».Tribune. Le 8 mars, l’Assemblée nationale entamera l’examen du projet de loi Climat et résilience. En dépit des nombreuses propositions formulées par la convention citoyenne pour le climat, le texte porté par le gouvernement fait totalement l’impasse sur les enjeux du numérique.

Ceci est d’autant plus inquiétant que la présidente de la commission spéciale chargée de l’examen du texte [et députée LRM d’Ille-et-Vilaine], Laurence Maillart-Méhaignerie, a confirmé récemment que les amendements qui ne présentent pas de lien direct avec les dispositions soumises par le gouvernement seront jugés irrecevables. La question du numérique ne pourra même pas être débattue au Parlement ! Il est pourtant possible de construire un numérique vert et responsable, sans en brider le potentiel.

Nous le savons désormais, le numérique n’est pas virtuel. D’après les études de Green IT et du ShiftProject, le numérique est à l’origine d’environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial. En France, l’empreinte GES du numérique a été multipliée par trois en dix ans et devrait continuer à croître.

 

La fabrication des terminaux concentre 80 % du bilan environnemental du numérique en France, toujours selon une étude de Green IT. En moyenne, nous changeons de smartphone tous les deux ans. La priorité est donc de faire porter de nouvelles obligations sur les constructeurs pour allonger la durée de vie des terminaux. Cela peut se faire par la lutte contre l’obsolescence programmée, tant matérielle avec le passage de la garantie légale de conformité de deux à cinq ans, que logicielle en imposant là aussi des mises à jour pendant au moins cinq ans.Pour limiter la production de matériel neuf, il nous faut structurer les filières de la réparation, du reconditionnement et du réemploi, en imposant aux fabricants l’obligation de détachement des pièces. Nous pouvons aussi orienter la demande en instaurant un « chèque réparation », sur le modèle du « coup de pouce vélo » (50 euros pour faire réparer son vélo), pour l’entretien ou la remise en état d’appareils : changement de batterie ou d’écran, reformatage, etc.

 

L’amélioration de la performance environnementale doit aussi passer par une meilleure gestion de la consommation électrique des services numériques. Certaines fonctionnalités associées au modèle d’affaire de la publicité en ligne et de l’économie de l’attention telles que l’« autoplay » [lecture automatique] ou l’« infinite scrolling » [défilement infini], particulièrement dispendieuses, doivent être abandonnées. 

Encore un secrétaire d’État pris la main dans le sac

Encore un secrétaire d’État pris la main dans le sac

Le parquet général demande un procès devant la cour de justice de la République (CJR) pour l’ancien secrétaire d’État Kader Arif accusé d’avoir favorisé une société gérée par son frère dans un marché public, a-t-il indiqué ce mercredi à l’AFP.

Dans son réquisitoire définitif signé le 9 février, le procureur général François Molins a requis un procès pour «prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics», a précisé le parquet général. Il revient désormais à la commission d’instruction de la CJR, seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, de décider de la tenue ou non d’un procès.

Kader Arif est accusé d’avoir fait conclure, alors qu’il était secrétaire d’État aux Anciens combattants, un contrat portant notamment sur du «media-training» entre le ministère de la Défense et une société gérée par son frère, dont le nom n’apparaissait pas. Le marché s’élevait à 60.000 euros pour six ou sept sessions de «media-training», mais une seule avait été réalisée. Kader Arif, proche de François Hollande et ancien député socialiste, avait été contraint de démissionner le 21 novembre 2014.

Le secrétaire d’Etat était déjà fragilisé par une enquête ouverte après un signalement, en septembre 2014, d’élus d’opposition (ex-UMP) de l’ancienne région Midi-Pyrénées, terre d’élection de M. Arif. Ils avaient dénoncé «des anomalies» dans les relations contractuelles entre le conseil régional et deux sociétés successives, AWF Musique puis AWF, appartenant notamment à un frère et à des neveux de M. Arif.

Les algorithmes ont pris le pas sur la pensée

Les algorithmes ont pris le pas sur la pensée

 

 

Les algorithmes des réseaux sociaux régissent notre façon de voir le monde. 

Il est difficile de déterminer à quel moment précis nous avons cédé le contrôle de ce que nous voyons, lisons — et même pensons — aux plus grandes sociétés de réseaux sociaux.(Article du Wall Street Journal)

Je situe le point de bascule vers 2016. C’est l’année où Twitter et Instagram ont rejoint Facebook et YouTube dans le tout-algorithmique. Dirigées par des robots programmés pour retenir notre attention le plus longtemps possible, ces plateformes ont fait la promotion de choses que nous aurions très probablement recherchées, partagées ou appréciées — et ont masqué tout le reste.

Ce fut un adieu aux flux qui montraient tout de chaque personne que nous suivions — une sorte de fleuve interminable — et, ce, ordonné de manière chronologique. A la place, nous avons réceptionné des flux gonflés par les contenus les plus cliqués.

A la même époque, Facebook — dont le fil d’actualité est piloté par des algorithmes depuis 2009 — a masqué le réglage qui permet de rétablir l’apparition des contenus en mettant d’abord le « plus récent ».

Les pires scénarios ne sont plus seulement hypothétiques. On montre aux gens les choses qui les attirent le plus. Ils cliquent, lisent et regardent. Puis, ils sont aspirés par des vortex qui renforcent leurs pensées et leurs idées et, alors, ils se connectent avec des personnes qui partagent les mêmes idées

Vous vous êtes probablement dit que ce n’était pas bien grave, ou vous n’y avez même pas pensé du tout. Le problème est que ces algorithmes opaques n’ont pas seulement maximisé les informations sur la sortie des derniers albums de Taylor Swift. Ils ont aussi accentué la portée de tout ce qui est incendiaire — les attaques, la désinformation, les théories du complot. Ils nous ont poussés plus loin dans nos propres bulles de filtres hyperpolarisés.

« Il y a de mauvaises personnes qui font de mauvaises choses sur Internet, que ce soit QAnon ou les tenants de la suprématie blanche. Le problème n’est pas uniquement que Facebook, YouTube et d’autres réseaux sociaux les permettent sur leur plateforme, mais bien qu’ils les amplifient », explique Hany Farid, professeur d’informatique à l’université de Californie, à Berkeley.

Les pires scénarios ne sont plus seulement hypothétiques. On montre aux gens les choses qui les attirent le plus. Ils cliquent, lisent et regardent. Puis, ils sont aspirés par des vortex qui renforcent leurs pensées et leurs idées et, alors, ils se connectent avec des personnes qui partagent les mêmes idées. Ils finissent par avoir une perception personnalisée de la réalité. Et terminent par envahir le Capitole.

Les réseaux sociaux ne sont certainement pas les seuls à blâmer. Et lorsque la faute incombe à ces plateformes, les robots ne sont pas les seuls coupables. La fermeture des comptes Facebook et Twitter du président Trump a même révélé le contraire : les humains qui dirigent ces entreprises ont toujours le dernier mot sur ce qui y apparaît et n’y apparaît pas. (Et aux dernières nouvelles, nous pouvons toujours refuser d’utiliser les réseaux sociaux).

Mais au cœur de tout cela, il reste toujours un problème technologique gigantesque : les ordinateurs sont responsables de ce que nous voyons et ils fonctionnent sans transparence.

D’habitude, le but de ma chronique est d’apporter des solutions aux problèmes techniques. Mais dans la situation qui nous intéresse ici, il n’en existe pas – du moins, une qui soit simple. Tout ce que je peux faire, c’est partager quelques idées.

Idée n° 1 : pas d’algorithmes, pas de publicités

Mark Weinstein, le fondateur de MeWe, un réseau social qui se présente comme l’anti-Facebook, est très clair sur le fait que la solution consiste à revenir à un flux purement chronologique sans aucune manipulation.

Sur MeWe, vous suivez des amis, des pages ou des groupes. Les messages apparaissent dans votre flux tels qu’ils ont été postés. « Aucun annonceur, aucun spécialiste du marketing, aucun stratège politique et aucun utilisateur ne peut enrichir le contenu sur le flux de quelqu’un d’autre. Nous supprimons tout concept d’amplification de choses perturbatrices et scandaleuses, assure M. Weinstein. Tout Cela ne peut pas arriver sur MeWe. »

Plus précisément, dit-il, ce système limite la diffusion des fake news. « Vous devez choisir de suivre de fausses informations. Vous ne pouvez pas être alimenté à la petite cuillère par un algorithme ou par le gouvernement russe ou chinois », ajoute-t-il.

« Les algorithmes doivent simplement décider : “Nous pensons que les journaux comme le Wall Street Journal, les sites comme Wikipédia, ou les institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont plus de valeur que les grosbetas.com” »

Cependant, ces dernières semaines, des utilisateurs d’extrême droite cherchant des alternatives à Facebook, Twitter et Parler ont atterri sur MeWe, qui compte actuellement 15,5 millions d’utilisateurs. M. Weinstein explique que le réseau social a beaucoup investi dans la modération et que ses conditions d’utilisation sont claires : vous en serez expulsé notamment en cas d’incitation à la violence ou de publication de contenus illégaux.

Après la rupture de leurs liens avec Parler, MeWe a pris contact avec Apple, Google et Amazon pour s’assurer que l’application respectait leurs directives en matière de modération. Le problème avec une timeline non algorithmique, cependant, est qu’un tel flux peut noyer les utilisateurs et qu’il devient difficile de trier le contenu. C’est exactement ce que m’ont dit Twitter, Facebook et Instagram quand je leur ai demandé pourquoi ils avaient, dans un premier temps, supprimé les réglages chronologiques par défaut.

M. Weinstein explique que MeWe, qui gagne de l’argent grâce à des fonctionnalités payantes et à une option d’abonnement premium — et non via la publicité — règle ce problème grâce à des filtres et des outils qui vous permettent de gérer votre flux. Vous pouvez filtrer par contacts, groupes et pages que vous suivez. Et comme il n’y a pas de publicité ciblée, MeWe ne collecte pas constamment des données à votre sujet, poursuit M. Weinstein.

Idée n° 2 : déclasser les contenus perturbateurs

Mais concernant les grandes firmes qui dépendent de la publicité, les chances qu’ils suppriment leurs algorithmes sont aussi grandes que celles que j’apprenne à mon chien à écrire des chroniques.

Les experts suggèrent que les plateformes devraient plutôt s’attacher sérieusement à déclasser tout ce qui a un caractère scandaleux, haineux ou complotiste, et à donner priorité à ce qui est digne de confiance, pensé et de qualité — même s’ils savent que cela signifie une baisse de l’engagement.

« Les algorithmes doivent simplement décider : “Nous pensons que les journaux comme le Wall Street Journal, les sites comme Wikipédia, ou les institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont plus de valeur que les grosbetas.com” », estime le professeur Farid.

Et il y a des preuves que cela peut fonctionner. Dans une étude de mars 2020, le professeur Farid et d’autres chercheurs ont découvert que YouTube avait concrètement restreint la promotion des vidéos complotistes après la modification de ses algorithmes de recommandation.

Facebook a fait de même. Dans les semaines qui ont précédé la présidentielle, Facebook et Instagram ont pris des mesures pour limiter la diffusion d’informations que leurs algorithmes classaient comme des fake news potentielles, notamment les affirmations non fondées sur la fraude électorale. Cela a débouché sur une augmentation du nombre de sources d’information fiables et sur une baisse du nombre de sites partisans.

De plus, il y a des preuves que les discours véhiculant l’idée d’une fraude électorale ont fortement diminué sur Twitter après la suspension du compte de M. Trump, selon la plateforme de services de logiciels d’intelligence multimédia Zignal Labs.

Les régulateurs pourraient également intervenir. Au-delà des diverses actions antitrust, des voix se sont spécifiquement élevées pour que les entreprises soient tenues responsables de leurs algorithmes. Les enquêtes de mes collègues ont montré que Facebook était bien conscient de la tendance de son système de recommandation à pousser les gens vers les groupes extrémistes. Un projet de loi, présenté par les représentants démocrates Tom Malinowski (New Jersey) et Anna Eshoo (Californie), vise à tenir les plateformes responsables de la « promotion algorithmique de l’extrémisme ».

Idée n° 3 : rendre le contrôle

L’idée la plus folle de toutes ? Oh, figurez-vous que ce serait juste de nous rendre un peu de contrôle.

« Et si les gens pouvaient simplement dire : “Je veux voir des informations provenant d’un large éventail de sources politiques » ou « je ne veux voir que les messages de mes amis et de ma famille” », dit Jesse Lehrich, co-fondateur de Accountable Tech, une association à but non lucratif qui lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux.

Facebook vous permet, au moins, de vous renseigner un peu sur les raisons pour lesquelles vous voyez un contenu. Cliquez sur les trois points horizontaux de n’importe quel message de votre flux, puis sur « Pourquoi est-ce que je vois cette publication ? »

Et si vous pensez que le bon vieux flux par ordre chronologique est la solution, il existe des moyens de le remettre en place, au moins temporairement, sur certains services. Les paramètres sont cependant aussi cachés que dans un Où est Charlie ?

Facebook : Dans un navigateur web, allez sur l’icône d’accueil en haut de votre flux, faites défiler le menu sur le côté gauche. Sélectionnez « Voir plus », puis « Plus récent ». Dans l’application mobile, allez sur les trois traits horizontaux en haut ou en bas à droite de votre écran et cherchez « Plus récent ». Sachez que ce choix ne sera pas sauvegardé lorsque vous fermerez le site web ou l’application.

Twitter : C’est beaucoup plus facile. Une petite étoile dans le coin supérieur droit du site web et de l’application vous permet de « Voir les derniers Tweets » au lieu de « Top Tweets ». Alors qu’il vous renvoyait auparavant au flux déterminé par l’algorithme, il vous permet maintenant de rester dans l’organisation du flux que vous avez utilisé en dernier. Je bascule souvent entre les deux possibilités.

YouTube : Vous ne pouvez pas désactiver l’ensemble des recommandations algorithmiques, mais vous pouvez passer à « Dernières vidéos » dans chaque catégorie ou requête de recherche. Vous pouvez également désactiver la lecture automatique. Dans un navigateur web, recherchez le petit bouton basculant avec un bouton de lecture au bas du lecteur vidéo. Dans l’application, recherchez le petit bouton en haut du lecteur vidéo.

TikTok : A côté de l’addictif et déterminé par un algorithme flux « Pour toi », s’en trouve un autre qui montre uniquement les personnes que vous suivez sur la plateforme. Gardez à l’esprit que TikTok utilise toujours des algorithmes ici pour vous montrer les vidéos que, selon lui, vous aurez le plus envie de regarder.

Instagram : Désolé, ici, c’est impossible de contourner les algorithmes. Une porte-parole de Facebook explique qu’avec l’ancien flux chronologique, les utilisateurs rataient 70 % des messages — presque la moitié des contenus de leurs amis et de leur famille. Après avoir modifié le flux algorithmique, la société a constaté qu’en moyenne, les utilisateurs voyaient plus de 90 % des contenus postés par leurs amis.

S’il ne s’agissait que de nous, de nos amis et de notre famille, ce serait moins grave, mais depuis des années, les réseaux sociaux ne se contentent pas de vous permettre de suivre x ou y. C’est l’entonnoir par lequel beaucoup voient le monde et se forgent leurs opinions.

Les algorithmes qui servent les intérêts financiers des Big tech vont-ils continuer à nourrir ces opinions, ou allons-nous obtenir de véritables règles et vrai contrôle ? Malheureusement, ce n’est pas à nous de décider.

Traduit à partir de la version originale en anglais

Sebastien Lecornu, le ministre pris la main dans le sac ?

Sebastien Lecornu, le ministre pris la main dans le sac ?

Sébastien Lecornu est soupçonné d’avoir favorisé les intérêts de la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN) lorsqu’il était président du conseil départemental de l’Eure.

Selon Libération, dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le ministre dit avoir touché, 7.874 euros brut de « jetons de présence » en tant qu’administrateur de la SAPN (autoroutes Paris Normandie) entre juillet 2016 et juin 2017.

Il était alors président du département de l’Eure et aurait approuvé plusieurs délibérations de la collectivité ayant trait à la SAPN, selon le Canard enchaîné et Libération.

D’après le cabinet du ministre, le mandat exercé par Sébastien Lecornu l’a été « façon totalement transparente ».

« Sébastien Lecornu a tout simplement poursuivi une pratique historique ( ben voyons), à la suite de son élection, en siégeant pendant un an au sein du conseil de la SAPN », écrit-il dans un communiqué repris par la presse.

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