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Grand débat : les priorités pour les Français

Grand débat : les priorités pour les Français  

D’après un sondage Elabe, en premier vient le pouvoir d’achat.La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité (mesure de pouvoir d’achat s’il en est) recueille 91% d’avis favorables, dont 63% de « très favorables ». Cette mesure est suivie de près par une taxation accrue des Gafa (87% d’avis favorables, dont 61% de « très favorable ») et la réduction du nombre de parlementaires (89% d’avis favorables, dont 56% de « très favorable »).  Le retour de l’indexation des retraites sur l’inflation est souhaité par 88% des personnes interrogées (plus d’un sondé sur deux y est « très favorable »). Il est suivi de près de la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés (86% de soutien, 51% de « très favorable »). Viennent ensuite le rétablissement de l’impôt sur la fortune (73% de soutien global), la création d’une tranche d’imposition supplémentaire pour les plus hauts revenus (80%), la mise en place de contreparties de type « missions d’intérêt général » ou « bénévolat » pour les bénéficiaires d’aides sociales (80% également) et la taxation des carburants maritimes et aériens (79%).  La mise en place du référendum d’initiative citoyenne - le fameux RIC défendu par une frange importante des gilets jaunes, La France insoumise et le Rassemblement national – est désirée par 73% des personnes interrogées. Moins d’un Français sondé sur trois y est « très favorable ». La hiérarchisation de ces mesures change légèrement lorsqu’il est demandé aux Français de classer leurs priorités. Sous cet angle, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité arrive toujours en tête de podium: 18% des interrogés estiment qu’il s’agit de la mesure la plus prioritaire. Au total, 57% des Français l’incluent dans les cinq premières mesures à prendre. 

La diminution du nombre de parlementaires de 30% arrive en deuxième position, avec 45% des interrogés jugeant qu’il s’agit d’un des cinq premiers leviers à actionner.

Près de la moitié des personnes sondées (58%) affirment qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des points de vue exprimés lors du grand débat national. Ils sont encore plus nombreux (deux Français sur trois) à estimer que le grand débat ne permettra pas la France de « sortir de la crise ». 

Enquête Elabe pour BFMTV réalisée par Internet les 19 et 20 février sur un échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Sondage grand débat : les priorités pour les Français

Sondage grand débat : les priorités pour les Français  

D’après un sondage Elabe, en premier vient le pouvoir d’achat.La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité (mesure de pouvoir d’achat s’il en est) recueille 91% d’avis favorables, dont 63% de « très favorables ». Cette mesure est suivie de près par une taxation accrue des Gafa (87% d’avis favorables, dont 61% de « très favorable ») et la réduction du nombre de parlementaires (89% d’avis favorables, dont 56% de « très favorable »).  Le retour de l’indexation des retraites sur l’inflation est souhaité par 88% des personnes interrogées (plus d’un sondé sur deux y est « très favorable »). Il est suivi de près de la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés (86% de soutien, 51% de « très favorable »). Viennent ensuite le rétablissement de l’impôt sur la fortune (73% de soutien global), la création d’une tranche d’imposition supplémentaire pour les plus hauts revenus (80%), la mise en place de contreparties de type « missions d’intérêt général » ou « bénévolat » pour les bénéficiaires d’aides sociales (80% également) et la taxation des carburants maritimes et aériens (79%).  La mise en place du référendum d’initiative citoyenne - le fameux RIC défendu par une frange importante des gilets jaunes, La France insoumise et le Rassemblement national – est désirée par 73% des personnes interrogées. Moins d’un Français sondé sur trois y est « très favorable ». La hiérarchisation de ces mesures change légèrement lorsqu’il est demandé aux Français de classer leurs priorités. Sous cet angle, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité arrive toujours en tête de podium: 18% des interrogés estiment qu’il s’agit de la mesure la plus prioritaire. Au total, 57% des Français l’incluent dans les cinq premières mesures à prendre. 

La diminution du nombre de parlementaires de 30% arrive en deuxième position, avec 45% des interrogés jugeant qu’il s’agit d’un des cinq premiers leviers à actionner.

Près de la moitié des personnes sondées (58%) affirment qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des points de vue exprimés lors du grand débat national. Ils sont encore plus nombreux (deux Français sur trois) à estimer que le grand débat ne permettra pas la France de « sortir de la crise ». 

Enquête Elabe pour BFMTV réalisée par Internet les 19 et 20 février sur un échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Le pouvoir d’achat : la priorité des priorités

Le pouvoir d’achat : la priorité des priorités

Les sondages se succèdent et confirment  que le pouvoir d’achat est actuellement la grande priorité des Français, ceci expliquant sans doute le fait que le mouvement des gilets jaunes est encore soutenu à hauteur de 55 %, (comme la priorité au pouvoir d’achat à 54 %). Comme il y a d’autres motifs d’insatisfaction, il n’est donc pas étonnant 75% des Français  se disent “mécontents”, soit 16 points de plus qu’en avril dernier. Ils sont 25% seulement à être satisfaits. Grâce à des calculs  de coin de table l’INSEE évalue l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages  à 0,5 % en 2018.  Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation des prix déjà erronée. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être officiellement d’environ 2 %. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages les moins favorisés consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, loyer,  services, abonnements, chauffage et autres énergies et bien sûr carburant. Par contre on  dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. Ces dépenses contraintes peuvent représenter jusqu’à 60 % du budget des ménages pauvres et seulement 10 % pour les plus favorisés. Conséquence, un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation (les salaires auraient augmenté de 2% en 2018). Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a notamment augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 60-dollars (56 dollars pour le Brent le 19 décembre)) renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

Gilets jaunes » : les vraies priorités des Français

Gilets jaunes » : les vraies priorités des Français  

Le dernier baromètre BVA-La Tribune indique que les priorités d’une large majorité de Français. Des priorités qui condamnent la politique de Macron.  82% des Français attendent en priorité une revalorisation des petites retraites, 77% réclament une valorisation du SMIC et 71% le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF).  Viennent ensuite, quand même, le report de la hausse des prix des carburants pour 70% des répondants et une revalorisation des aides au logement (59%). Parmi les mesures testées, la plus clivante au niveau des catégories sociales est la suppression de l’impôt sur la fortune. En effet, il y a 17 points d’écart entre les classes populaires (81%) et les classes aisées (64%).

D’après les réponses collectées par BVA, 75% des Français jugent que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « mauvaise ». Cette désapprobation gagne 8 points par rapport au résultat à la même question posée cette-fois en septembre. A l’opposé, la part des répondants qui approuve ses réformes économiques est en chute libre. Elle est passée de 32% en septembre dernier à 24%. Chez les employés et ouvriers (85%), les classes moyennes modestes (79%) et chez les classes populaires (92%), ce sentiment de défiance est particulièrement marqué. Pour BVA, la comparaison avec les résultats de décembre 2017 illustre un vrai basculement de l’opinion publique. Il y a encore un an, 49% des Français estimaient que la politique économique était favorable contre 48% qui la jugeaient défavorable. Malgré la baisse des chiffres du nombre de « gilets jaunes » diffusés par le ministère de l’Intérieur chaque semaine, les Français approuvent de plus en plus ce mouvement. En effet, la part des répondants soutenant les « gilets jaunes » a grimpé de six points par rapport au début du mois de novembre dernier pour atteindre 71%.

Dans le détail, les résultats mettent en évidence de véritables clivages au sein de la population française. Les « gilets jaunes » sont soutenus par 76% des moins de 35 ans, 78% des employés et ouvriers, 77% des habitants de communes rurales. Au niveau des catégories sociales, 75% des personnes interrogées appartenant aux classes moyennes modestes et 87% de ceux appartenant aux classes moyennes populaires adhèrent aux revendications de ce mouvement protéiforme. A l’inverse, le soutien aux protestations est bien en deça des niveaux précédents chez les 65 ans et plus (62%), dans l’agglomération parisienne (60%), chez les cadres (56%), auprès des Français des classes moyennes supérieures (54%) ou des classes aisées (52%).

Méthodologie : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 3 au 4 décembre 2018. Elle s’appuie sur un échantillon de 1.177 personnes, représentatif de la population française.

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Sondage BVA/La Tribune : les Français, le pouvoir d’achat et le mouvement des « Gilets jaunes » – Décembre 2018

Blanquer : les priorités de l’éducation

Blanquer : les priorités de l’éducation

 

Les priorités de l’éducation  rappelées par le ministre Blanquer lors de sa visite à l’Essec qui a dirigé. Une synthèse parue dans le Figaro et rédigée par un étudiant.

« C’est avec beaucoup d’émotion que l’Essec a accueilli comme un véritable héros son ancien directeur général, désormais ministre de l’Éducation nationale, dans le cadre d’un débat organisé par la tribune étudiante Les Mardis de l’Essec. Le ministre a commencé par rassurer son public, composé principalement d’élèves, de membres du corps professoral et de l’administration de la grande école de commerce : l’Essec est et restera toujours dans son cœur. Celui à qui la direction de l’IEP de Paris avait été refusée a aussi souligné que l’Essec n’avait été nullement un tremplin vers la rue de Grenelle.

Monsieur Blanquer, bien décidé à s’attaquer à la « dernière institution nationale française » selon ses propres mots, a défendu sa réforme du baccalauréat qui permettra, selon lui, de lutter contre les inégalités. Cette réforme constitue aussi une façon de transformer le lycée, en consacrant plus de temps à l’orientation et en supprimant les filières S, ES et L pour créer un socle commun.

De façon générale, le ministre souhaite que la personnalisation du parcours des élèves soit mieux réussie dans l’école de la République. Celui pour qui « la langue française, c’est la vie » a aussi rappelé son souhait de préparer les étudiants à un grand oral afin qu’ils s’expriment correctement, compétence nécessaire dans tout type de métier. Concernant le retour des classes bi-langues et des langues anciennes, notre invité a affirmé qu’il était à ce sujet en désaccord « philosophique » avec son prédécesseur, Madame Najat Vallaud Belkacem. Selon lui, leur disparition au nom de l’égalité avait en fait supprimé la mixité sociale. « Il ne faut pas prendre prétexte des inégalités pour ne pas faire les choses », souligne celui qui croit à une école méritocratique.

Toutefois, dans son ordre des priorités, le ministre place la valorisation de la filière professionnelle devant la réforme du bac, et derrière l’école primaire. Son idée consiste à ne plus opposer apprentissage et enseignement professionnel scolaire pour faire de ce dernier une voie prestigieuse, autant valorisée que les filières générales, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays européens.

Pour traiter de cette question, Jean-Michel Blanquer déclare même qu’avoir été directeur général de l’Essec lui est aujourd’hui extrêmement utile. Il souhaite en effet insuffler la même logique de campus et d’innovations pédagogiques, pour former de futurs entrepreneurs grâce aux filières professionnelles et ainsi créer dans notre pays un « Harvard du pro ». Pour renforcer ce lien entre éducation générale et éducation professionnelle, le ministre approuve d’ailleurs le terme de « Ministère de l’Éducation tout au long de la vie ».

Créer une école de la confiance et du respect d’autrui suppose en premier lieu de redonner le goût d’enseigner. La dévalorisation du métier de professeur, déjà pointée dans le rapport Villani qui souligne une grande souffrance dans le corps enseignant est aujourd’hui entretenue par la détérioration de l’image de ce métier dans la société.

Celui qui répète souvent qu’il accorde beaucoup d’importance au bien-être des professeurs fait d’ailleurs remarquer que si beaucoup de Français sont aujourd’hui nostalgiques de la IIIe République, c’est en partie parce que « les hussards noirs » y jouaient un rôle central dans l’avenir et la transformation de la société. La solution ne réside pas uniquement dans l’augmentation des salaires mais aussi dans la possibilité d’une carrière à l’Éducation nationale. Pour souligner les évolutions possibles, Monsieur Blanquer fait ainsi remarquer : « À l’Éducation nationale, on peut être professeur, directeur d’établissement, recteur… et même ministre ».

Derrière cette idée réside le concept d’« effet-maître », mot savant souvent employé par le ministre pour dire une chose simple : le maître est très important et le principal enjeu du système scolaire, c’est le recrutement et la formation des professeurs.

A ceux qui croient que les progrès technologiques entrainés par l’intelligence artificielle et la multiplication des MOOCs (cours en ligne ouvert et massif) vont entrainer la disparition du métier de professeur, notre invité leur répond qu’il croit à une transformation du métier, où l’enseignant donnera du sens aux élèves et les motivera. Il pense ainsi profondément que plus il y aura de technologie, plus il y aura besoin d’humanité pour structurer les savoirs.

Si la dévalorisation du métier de professeur se traduit aussi par le manque de candidats au CAPES, surtout dans les matières scientifiques, le ministre souligne que ce problème est commun à la plupart des pays occidentaux, même si c’est un cercle vicieux dont il faut sortir.

Pour cela, les secondes carrières dans l’enseignement et la reconversion des professeurs qui choisissent d’enseigner seulement une partie de leur vie doivent être facilitées pour plus de fluidité dans le système. Cela passe aussi par donner l’envie aux élèves de devenir professeur, et ce dès la fin du collège et au lycée.

Notre invité a aussi rappelé son attrait pour les sciences cognitives même s’il reconnait qu’elles ne permettront pas de réaliser tous les actes éducatifs de manière mécanique. Il est le premier ministre de l’Éducation nationale à inclure ouvertement les sciences cognitives dans sa réflexion.

Fidèle à l’esprit des Lumières, Jean-Michel Blanquer déclare que les nouvelles sciences vont permettre d’éclairer notre chemin en matière d’éducation dès l’école maternelle en comportant surtout des opportunités plus que des dangers pour révéler le potentiel de chaque enfant, ce qui est considérable en matière de lutte contre les inégalités. Il rappelle ainsi que Barack Obama a lancé un programme sur le cerveau il y a une dizaine d’années aux États-Unis montrant que le cerveau est un monde inexploré. Pour le ministre, il serait tout à fait criminel d’ignorer ce qu’on sait. L’Éducation doit ainsi permettre de donner sa chance à chacun.

Concernant les évolutions technologiques, le ministre met en avant le fait que chaque enfant doit avoir une culture générale qui ne dépende pas de la technologie et qu’il est fondamental de donner à chacun un contact avec la vie concrète et le bagage intellectuel qui permettra de faire preuve de discernement. Mais en parallèle, il faut une formation technologique poussée et c’est en ce sens que les disciplines numériques ont été introduites dans la réforme du lycée.

Si la France est en passe de devenir un des premiers pays au monde à se doter d’une discipline pour former les élèves au numérique c’est avant tout pour que les élèves dépassent l’usage superficiel des écrans et autres technologies. Pour vivre dans cette nouvelle civilisation, il faut donc donner deux mots clés aux élèves, pour qu’ils acquièrent un esprit critique : culture et logique. Ces deux mots sont pour le ministre les outils que chacun doit posséder afin d’éviter la post-vérité, le complotisme et l’irrationnel.

Si le ministre est aussi attaché aux sciences cognitives, c’est qu’il croit fortement à l’expérimentation : « elle permet d’avancer de manière éclairée ». Toutefois, il reconnait qu’avancer avec des choses qui ont fait leurs preuves à petite échelle peut être parfois contradictoire avec les effets d’urgence de notre société.

Finalement, pour éviter les effets de zigzag, celui qui récuse le surnom « Ctrl-Z » (raccourci clavier permettant d’annuler l’action précédente, Ndlr) assure que son mot d’ordre est de garder ce qui marche et changer ce qui ne marche pas. Notre ancien directeur général a affirmé que son objectif était de refaire de la France un pays de référence dans le système scolaire mondial tout en mettant l’école publique à l’avant-garde de notre pays et en permettant aux professeurs qui ont un projet éducatif commun de réussir collectivement. »

Sondage Réformes 2018: l’assurance chômage, la formation et l’apprentissage priorités des Français

Sondage Réformes 2018: l’assurance chômage, la formation et l’apprentissage priorités des Français

Selon un sondage Elabe  » pour BFMTV publié ce lundi, parmi les premières attentes des Français pour 2018: la réforme de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance chômage prioritaires pour  six personnes interrogées sur dix. Les Français évoquent ensuite à 40% la réforme du droit d’asile et de la politique d’immigration, puis presque autant celle du logement. Deux autres réformes complètent les cinq priorités des Français: la révision constitutionnelle, à 36%, et la réforme sur la croissance et transformation des entreprises, pour près de trois Français sur dix.   Chez les plus jeunes, ce sont les réformes du logement et sur la croissance et la transformation des entreprises qui apparaissent en deuxième et troisième positions. Chez les plus âgés, ce sont en revanche les chantiers sur le droit d’asile et la politique d’immigration, ainsi que la révision constitutionnelle.  Autre enseignement de ce sondage: quelle que soit la réforme ou le chantier à mener, la confiance à Emmanuel Macron et à son Premier ministre reste fragile et n’est accordée que par une petite majorité de Français, entre 44% et 57%. Pourtant, la cote de popularité du locataire de l’Elysée a remonté début janvier, gagnant deux points d’opinions favorables. À l’inverse, les réformes qui suscitent le plus de défiance sont celles du droit d’asile et de la politique d’immigration, à 56%, tout comme la réforme de la mobilité attendue pour le premier semestre.

Priorités de l’éducation : lire, écrire, compter (Blanquer, ministre de éducation).

Priorités de l’éducation : lire, écrire, compter (Blanquer, ministre de éducation).

 

Dans une interview à La Tribune, le ministre rappelle ses priorités et sa démarche.

Dans votre livre L’École de demain, vous aviez, bien avant l’élection présidentielle, décrit nombre des réformes que vous mettez en oeuvre comme ministre. Quel a été votre sentiment sur le moral des troupes en arrivant rue de Grenelle ?

JEAN-MICHEL BLANQUER - J’ai trouvé des acteurs qui étaient à la fois lassés des réformes perpétuelles de l’école, mais qui reprochaient en même temps au système d’être à bout de souffle. Des professionnels qui ne voulaient pas d’une énième réforme avec un grand « R », mais qui souhaitaient que l’Éducation nationale se transforme avec pragmatisme. Ce sont deux sentiments légitimes. Il faut transformer l’école, bien sûr pour la rendre plus efficace, mais pour que cela fonctionne, il faut responsabiliser les acteurs. Mon rôle n’est pas de proposer une réforme « magique » qui va tout résoudre d’un coup de baguette, mais de faire en sorte que les acteurs s’approprient les enjeux de la transformation.

Vous parlez beaucoup de la responsabilité de la communauté éducative…

La communauté éducative, ce sont d’abord les enseignants et les chefs d’établissement, mais aussi, au sens large, les 12 millions d’élèves et leurs parents. Cette communauté a un intérêt général commun, faire en sorte qu’on ait une meilleure éducation en France, indispensable pour affronter les défis du XXIe siècle.

Quand je compare ce qui se fait chez nous et ce qui se passe dans certains pays, la grande différence, c’est la confiance. L’école a besoin de confiance et de se vivre comme une communauté. Il faut arrêter avec les clichés de professeurs qui seraient mal vus des parents, ou qui ne voudraient pas des changements. On a besoin de créer une école de la confiance et une société apprenante, car apprendre est ce qui définit l’être humain.

Pour réformer, il faut s’appuyer sur les professeurs. La réussite du système scolaire passe en grande partie par eux. C’est pour cela que leur formation initiale mais aussi continue est fondamentale. L’amélioration des relations entre parents et professeurs est également essentielle.

J’ai pu constater que dans des collèges semblables socialement et géographiquement, certains réussissaient et d’autres moins bien. Ce qui fait la différence, c’est l’esprit d’équipe, sa stabilité et le projet porté par la communauté éducative.

Les enquêtes internationales, Pisa ou plus récemment Pirls, ont montré que la France avait un niveau en baisse en mathématiques et en lecture. Est-il possible d’inverser la tendance à l’échelle du temps d’un ministre ?

L’éducation est un sujet de long terme, qui doit s’inscrire dans la durée. Nous devons semer des graines, les faire pousser. Mais il y a aussi des enjeux à court terme. Prenez le dédoublement des classes de CP en réseau d’éducation prioritaire renforcé que nous avons mis en place dès la rentrée 2017, comme cela avait été promis pendant la campagne présidentielle. C’est une décision qui a été inspirée par la science. Des études ont démontré que c’était dans ce sens qu’il fallait aller pour réduire les inégalités scolaires. Dans une classe dédoublée de Lyon, j’ai pu récemment constater que les enfants sont entrés dans la lecture avec plusieurs semaines d’avance par rapport à leurs prédécesseurs qui étaient dans des classes avec deux fois plus d’élèves. Ces classes à 12 élèves permettent de travailler différemment. Elles apportent plus de bonheur d’enseigner aux professeurs. Les parents de ces élèves de milieux défavorisés apprécient les moyens mis en place pour eux. On pourra mesurer les effets de cette mesure dans la prochaine enquête Pirls.

Vous avez annoncé une série de changements, comme l’instauration de chorales dans les collèges, l’interdiction du téléphone dans les écoles ou une réflexion sur l’uniforme. Êtes-vous un ministre disruptif ou bien un conservateur ?

Ce n’est pas la bonne grille de lecture. Je ne cherche pas à être un dis rupteur à tout prix. Ce qui compte, c’est le but que l’on poursuit : la réussite des enfants. Quand je propose une réforme, c’est en prenant en compte ce qui a fonctionné. Et parfois on peut faire des choses innovantes avec des éclairages qui ne datent pas d’aujourd’hui.

J’ai lu Maria Montessori. Sa pédagogie a un siècle et est toujours moderne. Montaigne a écrit sur l’éducation des enfants il y a quatre siècles et demi, cela ne l’empêche pas d’être encore très actuel. Passer pour un « passéiste » quand on parle de ce qui existait avant, c’est absurde et caricatural. Je m’intéresse à ce qui peut structurer les enfants. Cela passe par des approches complémentaires : l’effort et le plaisir, apprendre et apprendre à apprendre, connaître et comprendre. Certains cherchent à opposer des choses qui, loin d’être opposables, sont complémentaires. Aujourd’hui, certains disent que je suis passéiste, mais demain, avec d’autres propositions, on dira peut-être que je suis un disrupteur, comme on l’a dit à propos d’innovations que j’ai proposées dans le passé. Encore une fois, ma motivation est de mettre en place le meilleur pour la réussite de chaque élève. C’est le prisme avec lequel j’analyse chaque mesure. Après la présentation de l’étude Pirls, j’ai annoncé 25 mesures pour nous permettre de rebondir et d’améliorer l’apprentissage de la langue française à l’école. Certains n’ont retenu que la dictée au quotidien qui est importante mais qui n’est pas le seul sujet. Je regrette surtout que le débat se pose, trop souvent, en des termes simplistes.

C’est une illustration des points précédents. Il n’y a rien de plus moderne que d’accorder une place importante à la musique à l’école. Lorsque je dis que la priorité de l’école, ce sont quatre savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter et respecter autrui, on me dit « Oui, mais il y a aussi la culture. » Je réponds : « Évidemment ! ». Il faut les savoirs fondamentaux pour accéder à la culture et la culture vient en appui des savoirs fondamentaux.

Proposer sur option le retour de la chorale à l’école, c’est progressiste et innovant. Avec la ministre de la Culture, nous avons instauré la rentrée en musique, qui a été un succès. La deuxième étape de cette action culturelle, ce sont les chorales. On sait tous que c’est très positif pour les enfants, leur éveil culturel et leur capacité à travailler et vivre ensemble. La musique doit être présente dans nos vies scolaires, mais caricaturer mon action en me renvoyant au film Les Choristes, excellent au demeurant, et à son aspect rétro, m’attriste un peu, car c’est un schéma de pensée réducteur.

Autre « disruption », le fait de confier la présidence du conseil scientifique de l’éducation nationale à Stanislas Dehaene, un spécialiste des sciences cognitives. Quel impact les neurosciences peuvent-elles avoir sur l’école de demain ?

Nous voulons travailler en nous appuyant sur un conseil scientifique, pour placer des choix à la lumière des connaissances et des découvertes scientifiques récentes. La direction de ce conseil scientifique a été confiée à l’un des neuroscientifiques les plus réputés du monde, Stanislas Dehaene, chargé de la chaire de psychologie cognitive comportementale au Collège de France. La révolution scientifique ouvre un continent à notre connaissance du cerveau humain. Nous avons beaucoup à apprendre. L’homme a un potentiel fantastique. On peut donc être optimiste sur ce que les sciences de la connaissance peuvent apporter à l’amélioration de l’éducation et du bonheur des enfants. Il faut regarder ce qui marche dans le monde pour avancer de façon éclairée et ne pas rester confiné à notre seul pays. La France doit redevenir un modèle scolaire à l’échelle mondiale.

Comment l’école peut répondre aux changements du monde et que peut apporter le numérique à l’éducation ?

Le monde sera de plus en plus technologique. Notre défi est de faire en sorte qu’il soit aussi plus humain. Il faut préparer les enfants à y entrer. Pour cela il faut du discernement et de la pluridisciplinarité. Mais il faut aussi des bases solides, la maîtrise du langage et des mathématiques. À l’école primaire, le codage informatique est important. Je suis pour son introduction, mais il faut le faire en le reliant à d’autres compétences. L’apprentissage du codage a la même logique que la grammaire de phrase et s’articule avec les mathématiques. Il faut donner deux piliers aux enfants : la logique et la culture. De manière à leur apporter le meilleur viatique pour la vie. Je regarde aussi ce qui se passe du côté de l’intelligence artificielle : l’IA va permettre de personnaliser les parcours scolaires ; peut-être que le secret pour transformer l’école est de savoir conjuguer Jules Ferry avec Bill Gates !

Vous allez réformer le bac avec du contrôle continu, quatre épreuves et un grand oral. Pourquoi cette réforme ?

Nous avons enclenché une série de réformes avec quatre anneaux interdépendants. La réforme de l’accès à l’enseignement supérieur avec la mise en place de deux professeurs principaux par classe de terminale, pour conseiller les élèves sur leur orientation. La réforme du bac, pour parvenir à des choix plus personnalisés qui aident l’élève à réussir ensuite dans l’enseignement supérieur pour mettre fin aux 60 % d’échec en licences. Le lycée professionnel est ma deuxième priorité avec le primaire, et il est aussi prévu en 2018 une réforme de l’apprentissage en partenariat avec le ministère du Travail. L’ensemble de ces mesures permettra d’avoir des processus d’information et d’orientation beaucoup plus efficaces au collège et au lycée, et une orientation plus efficace dès le collège.

Comment améliorer les rapports entre l’école et les entreprises ?

L’école et l’entreprise doivent se parler et agir ensemble, car ce sont des acteurs clés de notre vie sociale, avec des logiques différentes et complémentaires. Ce sera particulièrement vrai pour les lycées professionnels qui doivent être revalorisés dans les prochaines réformes, de manière à ce que les élèves ne se tournent plus vers ces filières par défaut, mais par choix, par envie. Le partenariat avec les entreprises va devenir plus important, pour que les élèves formés aient la garantie de trouver un emploi. Concernant l’orientation, le monde de l’entreprise doit prendre des initiatives, parler de ce qui se passe dans la vie économique aux collégiens. Nous y travaillons.

Pourquoi y a-t-il si peu de filles dans les filières scientifiques dès les classes préparatoires ?

Il faut être volontariste sur la question. Pourquoi les filles qui sont aussi bonnes, voire meilleures en mathématique que les garçons, au lycée et au collège sont-elles si peu nombreuses dans les filières scientifiques ? Si on résout ce problème, on résoudra aussi celui des besoins en compétences issus de ces filières. Il faut travailler à lever les inhibitions des filles, les encourager. La réforme du bac doit permettre cette ouverture. Nous voulons aussi accompagner les étudiants par des bourses et du prérecrutement, parce qu’il y a aussi un enjeu social. Ainsi, on fera ainsi d’une pierre trois coups.

L’éducation nationale peut-elle jouer un plus grand rôle dans l’égalité femmes-hommes ?

Si j’ai ajouté le respect d’autrui à mon programme pour l’école, c’est parce que l’école doit transmettre des savoirs et des valeurs. Une de ces valeurs est le respect entre filles et garçons. Nous allons encourager une série de dispositifs permettant de promouvoir l’égalité garçon fille à l’école, au collège et au lycée. Il faut réfléchir au respect d’autrui dès le primaire, en y associant les familles pour faire converger les valeurs de la famille et celles de l’école. C’est une clé de la réussite.

Sondage : Macron soutenu par les Français pour ses priorités

Sondage : Macron soutenu par les Français pour ses priorités

Selon  un sondage Odoxa-Guibor réalisé pour « Les Echos » et Radio Classique les premières mesures qu’envisage Macron sont largement soutenues par l’opinion. La  lutte contre le terrorisme est-  plébiscitée par 88 % des personnes interrogées. Même quasi unanimité pour la loi de simplification des normes administratives imposées aux entreprises qu’Emmanuel Macron a décidé de faire voter dès cet été. Sur l’ensemble des personnes sondées, 81 % y sont favorables. Il faut dire qu’il s’agit de mesures plutôt ­consensuelles, défendues pendant cette campagne présidentielle par la très grande majorité des candidats. De même, la moralisation de la vie politique est soutenue par 81 % des Français, signe d’une attente forte de l’opinion en la matière. L’inversion des normes recueille 62%, seul le nouveau barème des prud’hommes, est pas soutenu par uen majorité (seulement 42%). La  réforme importante de ce début de quinquennat sera l’inversion de la hiérarchie des normes. Il s’agit d’une mesure beaucoup plus clivante, puisqu’elle consiste à donner plus de place aux accords sociaux dans l’entreprise ou la branche qu’aux accords signés au niveau interprofessionnel et national. C’est l’une des mesures phares de la loi El Khomri qu’Emmanuel Macron veut amplifier. Vu les manifestations de contestation qu’avait déclenchées le vote de cette loi, on aurait pu imaginer que les Français ne s’y rangent pas facilement. Il n’en est rien, puisque 62 % d’entre eux soutiennent cette réforme. Une réserve toutefois : 54 % de Français estiment que Macron  ne mènera pas ces réformes à leur terme.

Sondage : terrorisme et chômage les deux priorités

Sondage : terrorisme et chômage les deux priorités

D’après une enquête Harris Interactive pour RTL la lutte contre le terrorisme est logiquement une des préoccupations majeures de la population française pour 75% des personnes interrogées, mais le chômage demeure la première inquiétude des Français (77%) pour l’année 2016. Si 39% des sondés sont optimistes sur le succès de la lutte antiterroriste, ils ne sont que 16% quand il s’agit de la lutte contre le chômage. L’insécurité constitue la troisième préoccupation des Français (62%), devant le système social (60%), le pouvoir d’achat (59%) ou encore la croissance économique (56%). Cette enquête Harris Interactive a été réalisée entre le 24 et le 29 décembre, auprès d’un de 1.982 personnes.

 

UE : nouvelles priorités ? ( Olli Rehn)

UE : nouvelles priorités ? ( Olli Rehn)

Le commissaire aux affaires européennes se réveille et découvre lui auusi que la priorité c’est l’emploi et la croissance. Mieux vaut tard que jamais mais contrairement à ce que dit Olli Rehn  les préoccupations macro ne sont pas contradictoires avec les problèmes micro économiques ; les deux aspects doivent être articulés. Après avoir réglé la crise des dettes souveraines, la zone euro doit se concentrer sur la recherche de nouveaux marchés pour son industrie manufacturière et son secteur tertiaire et s’assurer de son approvisionnement énergétique, a déclaré samedi Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. L’économie de la zone euro doit renouer cette année avec la croissance après quatre années de crise qui ont conduit à adopter d’ambitieuses réformes institutionnelles, a ajouté Olli Rehn dans une interview à Reuters.  Maintenant que la crise est terminée, les priorités doivent changer, a-t-il insisté. « En jargon économique, il faut passer de la macro à la micro. » « Pour le moment, nous nous sommes occupés de la macro – nous avons stabilisé l’économie européenne. Il est temps maintenant de se concentrer sur le renforcement de la compétitivité économique et l’entrepreneuriat, au nom des créations d’emplois. » Le taux de chômage dans la zone euro est passé de 12% à 11,9% en octobre dernier et il est resté stable depuis lors. Olli Rehn a souligné la nécessité de réduire les tracas administratifs et la paperasse pour les entrepreneurs et de faire de l’Union européenne un vrai grand marché où tous les biens et les services peuvent circuler librement et où les 500 millions d’Européens peuvent travailler. « Au lieu de disputes institutionnelles, nous devons nous concentrer sur des efforts pratiques, concrets, en vue de renforcer la reprise économie et les créations d’emploi en Europe », a-t-il dit. Olli Rehn a également souligné la nécessité d’assurer la sécurité de l’UE en matière énergétique, relevant que certains pays étaient trop dépendants du gaz russe. « C’est un grand défi », a-t-il reconnu.

 




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