Archive pour le Tag 'Prime'

Une prime accordée pour les urgentistes

Une prime accordée  pour les  urgentistes

En gros, le gouvernement va accorder une prime de 100 euros environ aux urgentistes. (30 000 agents concernés). Par contre, les embauches seront très marginales : en moyenne un demi-agent par service d’urgence. ; Il faudra en effet se satisfaire d’une enveloppe de 15 millions pour toute la France Les urgentistes non médicaux (aide-soignantes, brancardiers, etc.) seront désormais bénéficiaires de la prime de risque déjà versée aux infirmiers psychiatriques. Cette prime de 100 euros brut par mois sera en outre revalorisée à 118 euros brut, soit 100 euros net, à partir du 1er juillet. Trente mille personnes sont concernées, a précisé la ministre. Ces personnes sont en première ligne pour faire face aux incivilités et autres états d’ébriété, a fait valoir Agnès Buzyn. La grève des urgentistes dans les hôpitaux de Paris (AP-HP) a eu pour déclencheur les violences émanant des patients. Par ailleurs, une prime de 100 euros brut sera versée aux personnels paramédicaux (infirmiers) qui accepteront d’effectuer des tâches médicales dans le cadre de protocoles de coopération, précise le député Thomas Mesnier. En outre, une enveloppe de 15 millions d’euros est allouée aux établissements hospitaliers pour qu’ils puissent recruter du personnel paramédical durant la période des congés estivaux. Comme le prévoit la loi de réforme de système de santé en cours de vote au Parlement, le plafond des heures supplémentaires possibles est porté à 20 heures par mois, soit 240 heures par an pour l’ensemble des personnels.

“Quinze millions d’euros pour les postes, c’est l’équivalent de 350 emplois, c’est-à-dire un demi-emploi par service d’urgence. On est très en deçà de ce qu’il faut aujourd’hui”, a dit-il en soulignant qu’à ses yeux, il manquait 700

Prime Macron: seulement pour 20% des salariés

 

 

Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 

Deux critiques fondamentales peuvent faites à l’égard de la prime Macron, d’abord c’est une prime et non une vraie augmentation régulière du salaire, ensuite elle ne touche qu’un petite minorité de salariés.  Gilles Saint-Paul, spécialiste du marché du travail critique dans une interview au Figaro l’annonce de la reconduction de la prime macro chaque année. En 2019, 5,5 millions de salariés (soit 20%)  l’ont reçu avec un montant moyen de l’ordre de 400 €. (Notons cependant qu’il n’y a pas obligation pour les entreprises de verser cette prime ce qui affaiblit notoirement son intérêt))

 

  Chaque année les employeurs pourront verser une prime exceptionnelle défiscalisée à leurs salariés. Que peut-on penser de cette prime?

Gilles Saint-Paul. - Elle s’inscrit évidemment dans une perspective de baisse des charges et de défiscalisation d’une partie de la rémunération de l’employé. C’est une politique qui s’apparente à celle que l’on pouvait mener dans les années 1980, la philosophie est la même. Mais par cette prime, je pense que l’on se pose une simple question: le coût du travail est trop élevé, comment fait-on? Et si l’on veut répondre à cela, je ne suis pas certain que ce soit la bonne mesure qui ait été prise. Sous forme de prime, c’est peut-être moins pérenne que ça ne l’aurait été avec d’autres mesures.

Donc malgré son grand succès, elle présente aussi ses effets pervers?

Absolument. Et je ne parle pas que de cette mesure, mais plus globalement de la manière de faire de la politique économique de la sorte et de réagir dans l’urgence. En plus d’être défiscalisée, la prime est complètement exonérée de toute charge et évidemment, si l’on réduit les charges sociales, on réduit les droits à la retraite. C’est un peu comme la défiscalisation des heures supplémentaires, c’est une mesure faite sous le coup de l’impulsion. Ça a été trop peu pensé et peu réfléchi, sous la pression de l’actualité et du moment.

Aurait-il donc été préférable de la présenter autrement?

Si votre entreprise va bien, elle peut verser une prime de son plein gré, sans qu’on le lui propose. Si elle est versée telle qu’elle l’a été, elle a plusieurs effets secondaires. Outre évidemment le fait qu’elle prive l’État de recettes, comme toute niche fiscale, elle peut aussi faire stagner les salaires, par exemple. C’est d’ailleurs pour cela que les syndicats ne la défendent pas, ainsi qu’à cause de la réduction des droits de retraite. La philosophie générale ici fait l’objet d’un certain consensus: le travail est trop taxé. Et je pense que ce n’est pas sous le coup de l’impulsion que l’on pourra répondre à cette question.

 

Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 

Gilles Saint-Paul, spécialiste du marché du travail critique dans une interview au Figaro l’annonce de la reconduction de la prime macro chaque année. En 2019, 5,5 millions de salariés (soit 20%)  l’ont reçu avec un montant moyen de l’ordre de 400 €. (Notons cependant qu’il n’y a pas obligation pour les entreprises de verser cette prime ce qui affaiblit notoirement l’argumentation de Gilles Saint-Paul)

 

  Chaque année les employeurs pourront verser une prime exceptionnelle défiscalisée à leurs salariés. Que peut-on penser de cette prime?

Gilles Saint-Paul. - Elle s’inscrit évidemment dans une perspective de baisse des charges et de défiscalisation d’une partie de la rémunération de l’employé. C’est une politique qui s’apparente à celle que l’on pouvait mener dans les années 1980, la philosophie est la même. Mais par cette prime, je pense que l’on se pose une simple question: le coût du travail est trop élevé, comment fait-on? Et si l’on veut répondre à cela, je ne suis pas certain que ce soit la bonne mesure qui ait été prise. Sous forme de prime, c’est peut-être moins pérenne que ça ne l’aurait été avec d’autres mesures.

Donc malgré son grand succès, elle présente aussi ses effets pervers?

Absolument. Et je ne parle pas que de cette mesure, mais plus globalement de la manière de faire de la politique économique de la sorte et de réagir dans l’urgence. En plus d’être défiscalisée, la prime est complètement exonérée de toute charge et évidemment, si l’on réduit les charges sociales, on réduit les droits à la retraite. C’est un peu comme la défiscalisation des heures supplémentaires, c’est une mesure faite sous le coup de l’impulsion. Ça a été trop peu pensé et peu réfléchi, sous la pression de l’actualité et du moment.

Aurait-il donc été préférable de la présenter autrement?

Si votre entreprise va bien, elle peut verser une prime de son plein gré, sans qu’on le lui propose. Si elle est versée telle qu’elle l’a été, elle a plusieurs effets secondaires. Outre évidemment le fait qu’elle prive l’État de recettes, comme toute niche fiscale, elle peut aussi faire stagner les salaires, par exemple. C’est d’ailleurs pour cela que les syndicats ne la défendent pas, ainsi qu’à cause de la réduction des droits de retraite. La philosophie générale ici fait l’objet d’un certain consensus: le travail est trop taxé. Et je pense que ce n’est pas sous le coup de l’impulsion que l’on pourra répondre à cette question.

 

20% ont touché la prime Macron

20% ont touché la prime Macron

Au total, 2,2 milliards d’euros de primes ont été versées par 408.000 établissements, soit 20% du secteur privé, entre le 10 décembre et le 31 mars pour un montant moyen de 400 euros. Quelque 5,5 millions de salariés ont pu en bénéficier. Et 30% des salariés ont touché le maximum autorisé, à savoir 1000 euros. Une mesure qui a eu « un impact direct sur le pouvoir d’achat », a ajouté Édouard Philippe.

S’agissant de la prime d’activité, son élargissement a permis à « 1,3 million de foyers supplémentaires » d’en bénéficier, a annoncé Édouard Philippe. Au total 4,1 millions de foyers sont désormais bénéficiaires de la prime d’activité avec, selon Matignon, « un taux de recours qui excède désormais 80% » (c’est-à-dire que plus de 8 personnes sur 10 éligibles ont fait la démarche pour en bénéficier).

Le montant de la prime d’activité, allouée aux salariés autour du Smic, a été augmenté au 1er janvier de 90 euros maximum. Parallèlement, le gouvernement a élargi l’assiette de cette prestation. Cette prime bonifiée correspondait à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter de 100 euros les personnes ayant des revenus au niveau du Smic (90 euros de prime d’activité + revalorisation automatique du Smic).

Prime exceptionnelle : une prime de 400 à 500 euros pour 10% des salariés

Prime exceptionnelle : une prime de 400 à 500 euros pour 10% des salariés

 

Certains médias évoquent la liste de grandes entreprises qui verseront la prime exceptionnelle mais cette prime risque de demeurer effectivement hypothétique pour la grande majorité des Français En effet, le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises, l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  On peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres ne toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Au total même pas 10 % des salariés verront la couleur de la prime exceptionnelle qui ne dépassera pas 500 € en moyenne.

Ce qui est assez extraordinaire dans les annonces de Macon concernant

Une prime exceptionnelle…. Très hypothétique ?

Une prime exceptionnelle…. Très hypothétique ?

 

La prime exceptionnelle risque de demeurer effectivement hypothétique pour la grande majorité des Français En effet le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  On peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres ne toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME),

Une prime exceptionnelle…. Très exceptionnelle ?

Une prime exceptionnelle…. Très exceptionnelle ?

 

Pourquoi la prime exceptionnelle risque de demeurer effectivement exceptionnelle ! En effet le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  on peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME),

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

 

 

Globalement, les Français soutiennent les mesures du gouvernement mais ne pense pas qu’elles seront de nature à favoriser de manière significative la transition énergétique. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux effets ces deux vis-à-vis. En effet les la plupart des Français qui vont changer de véhicule ou de chaudière sont déjà ce qui avait décidé de la faire parce qu’il dispose des moyens financiers. Ce qu’on appelle un effet d’aubaine. En clair cela ne changera rien pour ce qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour procéder au changement d’équipement. La mesure réelle d’incitation ne devrait guère concerner plus de 20 % de ce qui vont investir. En clair on va accorder des subventions à 80 % d’une population qui de toute façon était prête à changer de véhicule ou de chaudière. C’est le danger évidemment de ce type de mesure un peu général compris lorsqu’elles sont assorties de conditions de ressources. Autre exemple celui du CICE accordé à toutes les entreprises sans garantie et sans discernement et qui n’a eu d’effet sur l’emploi que pour 20 % environ des les entreprises, ce qui certes n’est pas négligeable mais quand même 20 milliards par an. Une somme démesurée par rapport aux effets. Les mesures les plus appréciées sont l’élargissement du système d’indemnités kilométriques pour les personnes parcourant au moins 60 km par jour entre leur domicile et leur travail et la prime à la conversion des chaudières au fioul. Ces deux mesures recueillent chacune 79% d’avis favorables. La “super prime” à la conversion automobile de 4.000 euros est jugée favorablement par 75% des sondés.

Automobile : retour de la prime pour l’hybride rechargeable

Automobile : retour de la prime pour l’hybride rechargeable

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la politique des gouvernements  aura beaucoup changé vis-à-vis du soutien aux véhicules peu ou pas polluant. On se souvient en effet que pendant des années la fiscalité sur les carburants a largement soutenu la diffusion du diesel. On sait maintenant que la fiscalité du gasoil va s’aligner progressivement sur celle de l’essence. En outre, les véhicules des diesels pourraient être purement et simplement interdits vers 2030-2040. tard les gouvernements ont aidé le développement des véhicules électriques avec des primes jusqu’à 6000 €. Le nouveau ministre de l’environnement réinvente, lui,  la prime mais uniquement les véhicules hybrides rechargeables. Une prime toutefois plus réduite de l’ordre de 2000 à 2000 €.  “Sur l’hybride rechargeable, là je pense qu’en effet, et nous allons discuter au sein du gouvernement, nous allons en discuter avec les constructeurs, il faut qu’il y ait une subvention à l’achat”, a dit François de Rugy, lors du Grand Jury pour RTL, Le Figaro, LCI. Le bonus écologique pour l’achat d’une voiture neuve hybride rechargeable, qui était de 1.000 euros en 2017, a été supprimée le 1er janvier 2018. Mais certains constructeurs automobiles, comme PSA qui lancera au second semestre 2019 son premier modèle de ce type, militent en faveur de son retour. François de Rugy exclut en revanche toute subvention pour l’achat d’une voiture uniquement hybride. “Nous considérons que le marché aujourd’hui permet de vivre sans prime”, a-t-il dit.

Rénovation énergétique : le gouvernement supprime la prime

Rénovation énergétique : le gouvernement supprime la prime

 Le gouvernement aura attendu le départ de Nicolas Hulot pour  enterrer la prime qui devrait inciter la rénovation énergétique des bâtiments. Pourtant Nicolas Hulot avait clairement déclaré qu’il serait procédé à la transformation du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime dès 2019. Le problème est que cela ne touchait que ceux  qui payaient des impôts. Une prime aurait donc encouragé ceux qui sont moins favorisés et qui déjà sont pénalisés financièrement par le cout du chauffage faute d’isolation suffisante. Il faudra sans doute s’habituer à ces renoncements  car François de Russie va montrer  une grande souplesse d’échine face aux exigences de Bercy.  Le président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), Patrick Liébus, regrette « le signal envoyé aux particuliers [qui] risque d’être dommageable à l’activité du secteur ». « C’est préjudiciable pour la prise des décisions des entreprises comme du côté des ménages qui ont du mal à se projeter dans les travaux », estime Danyel Dubreuil, coordinateur de l’initiative Rénovons ! de l’ONG Cler-Réseau pour la transition énergétique.

Whirlpool : un sèche linge comme dernière prime aux salariés avant fermeture !

 

 

Whirpool, société américaine, présente deux particularités d’abord de n’être pas particulièrement fiable par rapport au prix (enquête de Que choisir qui le place en 10ème position) ensuite de supprimer les usines (en Allemagne, en Italie et en France) au profit d’une  main d’œuvre sous payée comme en Pologne. Cerise sur le gâteau la marque est un champion de l’optimisation fiscale.   Sa stratégie d’optimisation fiscale lui a ainsi permis de ne payer que 209 millions de dollars d’impôts sur plus d’un milliard de dollars de bénéfices en 2015, alors que le taux d’imposition pour les sociétés aux États-Unis est normalement de 35 %22. En guise de cadeau avant la fermeture de l’usine d’Amiens le 31 mai, Whirpool voilait offrir un sèche linge au lieu d’une prime.  . Alors que les syndicats demandaient une forte augmentation pour les derniers mois d’activité, la direction du site amiénois a proposé un sèche-linge afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.  Cette attitude avait outré les salariés et les représentants syndicaux, dont certains ont été interrogés par Le Courrier Picard. «Ils ont pété des records au niveau des dividendes des actions cette année et on nous propose un sèche-linge», déplorait ainsi Frédéric Chantrelle, délégué CFDT du site amiénois Whirlpool. Avant de poursuivre: «C’est du foutage de gueule, après des années de bénéfices record. C’est indécent». Le syndicaliste détaillait: «Nous demandons 700 euros mensuels avant que l’usine ne ferme. L’an dernier, on avait obtenu 4%. Pour le collège des ouvriers, cela représente 80 euros pour un salaire de 2000 euros brut». Même son de cloche pour un représentant de la CGT: «On demandait 10% d’augmentation avec rétroactivité à partir de janvier, avant que le site ne ferme. On se fout des gens jusqu’au bout». «Mais comment peut-on faire une proposition aussi indécente?!», s’était aussi interrogé mercredi sur Twitter Xavier Bertrand (ex-LR), président de la région des Hauts-de-France.

Face à la bronca des partenaires sociaux, la direction a cependant abandonné son projet,  Le groupe américain n’est pas le seul à s’être montré indélicat envers ses salariés licenciés. Au début du mois, le groupe Kingfisher (maison mère de Castorama et Brico Dépôt) – qui avait annoncé le 13 février la suppression de 446 emplois en France liée à la délocalisation de services administratifs en Pologne – avait ainsi incité les salariés licenciés à former leurs remplaçants polonais…. Face au tollé suscité, le groupe avait finalement plaidé une «maladresse de formulation». Derrière ces polémiques se pose la question cruciale des délocalisations d’activités implantées en France vers des pays à bas coûts, comme la Pologne, où le travail est «bon marché». Eté qui pour récompenser les américains de ces implantations achètent des matériels de défense outre atlantique en partie grâce aux nombreuses subventions reçus de l’Europe !

Sodexo : une petite prime de 2 millions pour le départ du patron

Sodexo : une petite prime de 2 millions pour le départ du patron

Une petite prime supplémentaire de 2 millions qui s’ajoutera à la confortable retraite cela en raison d’une pseudo  pseudo Clause non concurrence.  Nommé en 2005 directeur général de Sodexo, Michel Landel a fait effectivement  »part de son intention de prendre sa retraite à l’issue de la prochaine assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 23 janvier 2018″, explique le rapport annuel du groupe. Pour autant, Michel Landel continuera à siéger au conseil d’administration jusqu’au terme de son mandat, en janvier 2020. Le conseil d’administration de Sodexo a nommé Denis Machuel pour lui succéder en tant que directeur général et président du Comité exécutif. Le 14 novembre dernier, le conseil d’administration a autorisé, sur recommandation du comité des rémunérations, la conclusion d’un engagement de non-concurrence, qui a « pour objet de restreindre la liberté de Monsieur Michel Landel, postérieurement à la fin de son mandat de Directeur Général, d’exercer chez certaines sociétés concurrentes du groupe Sodexo », a expliqué le groupe de services dans le rapport annuel. Sodexo justifie cet engagement de non-concurrence en raison des fonctions exercées par Michel Landel au sein du groupe qui lui permettent « d’avoir aujourd’hui une connaissance du métier, de la stratégie ou encore des clients de Sodexo, dans chacune de ses activités ». Cet engagement de non-concurrence conclu entre Sodexo et Michel Landel a une durée de 24 mois à compter de la cessation de ses fonctions de directeur général. En contrepartie, le futur ancien directeur général percevra une indemnité d’un montant égal à 24 mois de la rémunération fixe annuelle brute perçue par ce dernier au cours des 12 derniers mois (933.400 euros pour l’exercice 2016-2017) précédents l’entrée en vigueur de l’engagement. Soit la somme totale de 1,866 million d’euros. Ce montant sera versé à hauteur de 50% au jour de l’entrée en application de l’engagement de non-concurrence le 23 janvier 2018 et les 50% restants le 23 janvier 2020 à l’issue de l’engagement de non-concurrence.

Prime de Noël : un député LREM patauge

Prime de Noël : un député LREM patauge

Le jeune député d’en marche Hervé Berville s’est pris les pieds dans le tapis à propos de la prime de Noël dont il ignorait l’existence. Pourtant ce député ne manque pas de zèle pour louer la politique de Macron sur à peu près tous les sujets avec suffisance et même condescendance vis-à-vis de ses interlocuteurs. Alliant volubilité et langue de bois il ne cesse de déverser des louanges concernant la politique gouvernementale. Pourtant sur la prime de Noël,  il s’est complètement planté. le jeune député serait un brillant économiste, haut fonctionnaire qui a surtout travaillé dans les institutions de développement où on sait évidemment parlée macro économie, plan et stratégie internationale  mais où on connaît peu les réalités concrètes surtout des plus démunis.  Interrogé sur BFM ,  Hervé Berville, député La République En Marche n’a, semble-t-il, jamais entendu parler du dispositif créé en France en 1998 et versé par la Caisse des allocations familiales aux bénéficiaires de certains minima sociaux. Pour se justifier, le porte-parole du groupe parlementaire REM fait mine de s’étonner : « La prime de Noël ? », rétorque-t-il. « Alors moi, je n’ai pas de prime de Noël en tant que député. » Un moment de flottement s’installe. « Peut-être que vous me donnez une information, mais je n’ai pas de prime de Noël. »  Malgré l’explication du dispositif – « une aide exceptionnelle destinée à aider les familles les plus fragiles dans la période des fêtes » – par Jean-Jacques Bourdin, Hervé Berville s’entête : « Oui oui (je connais l’existence de cette prime, ndlr). Mais vous me parliez pour les députés, c’est pour ça ? » Et d’interroger le journaliste : « Qui est-ce qui fournit la prime de Noël ? » Le député finira par dire qu’il n’a « pas d’information contradictoire » sur une éventuelle reconduction de la prime en décembre 2017. « Je pense qu’elle va être reconduite. On n’a pas voté, on n’a pas discuté d’une prime de Noël donnée par l’État qui ne serait pas reconduite. Selon toute vraisemblance, elle va être reconduite. » Le gouvernement a effectivement décidé, comme l’année passée, de verser la prime de Noël « la semaine précédant Noël à 2,5 millions de personnes », pour un montant oscillant entre 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes (couple sans enfant, adulte isolé avec un enfant) et 274,41 euros pour trois personnes (couple avec un enfant, adulte isolé avec deux enfants).

Automobiles : une prime à la casse inutile

Automobiles : une prime à la casse inutile

 

 

La dernière invention écologiste de Nicolas Hulot risque de relever du gadget tant du point de vue environnemental que du point de vue industriel. Jusque-là d’ailleurs les dispositifs toujours en cours se révèlent être un véritable bide. La question se pose de l’intervention de l’État vis-à-vis de la pollution automobile. De ce point de vue, les mesures de régulation avec des normes progressives de plus en plus restrictives concernant les émissions polluantes des véhicules neufs sont certainement plus efficaces que des primes au demeurant insuffisantes pour encourager l’achat de véhicules moins polluants. Dans l’hypothèse même où ces primes seraient efficaces on peut se demander si ces vraiment les rôles de l’État de financer l’achat d’automobile surtout content tenu de l’état des finances du pays. Cette prime n’est cependant pas une nouveauté. Une prime à la conversion existe déjà. Or, elle a montré ses limites en juin. L’actuelle prime à la conversion ne s’applique en effet qu’à l’achat de voitures neuves, et s’ajoute alors au bonus écologique: 4000 euros pour un véhicule électrique, 2500 euros pour un modèle émettant entre 21 et 60 grammes de CO2 par kilomètre, en échange d’un diesel d’avant 2006. Une prime de 500 à 1000 euros maximum, réservée plus spécifiquement aux ménages non-imposables, est également en vigueur. Elle porte sur l’achat d’un véhicule d’occasion récent: une essence Euro 6, datant donc au maximum de mi-2014, ou Euro 5, âgée au maximum de 8 ans. Trois voitures sur quatre vendues en France sont des véhicules d’occasion. Et pourtant, ce marché échappe en grande partie aux professionnels. Selon des chiffres publiés par La Tribune, les deux tiers des transactions se passent entre particuliers, via notamment les petites annonces sur internet.

 

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat pour les revenus et les petites retraites annoncée par Marine Le Pen serait financée par le consommateur. En effet cette prime d’un montant de  80 € par mois et d’un coût d’environ 15 milliards serait compensée  par une contribution fiscale de 3 % sur les importations. Des importations qui forcément subiraient une inflation (d’autant plus que la balance commerciale française est très déséquilibrée). Autrement dit on donne d’une main une prime et de l’autre on fait payer le consommateur la hausse des prix sur les produits et services importés. Ce sont surtout les bas revenus qui proportionnellement consacrent le plus à la consommation. Outre son incohérence économique et sociale,  cette contribution fiscale sur les importations poserait des normes problème juridiques. Cette  proposition qui devrait faire l’objet d’une modification des traités puisque les droits de douanes sont une compétence exclusive de l’Union européenne, selon l’article 3 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Elle exigerait donc un accord à l’unanimité des États membres de l’Union européenne. Autre constat de l’Institut Montaigne: «À court terme, la prime de pouvoir d’achat peut avoir un effet positif sur la consommation, en soutenant le pouvoir d’achat des ménages modestes. Cependant, la contribution de 3% se traduirait par un renchérissement du coût des biens importés, amputant donc cette fois le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population française», indique l’Institut Montaigne.

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

La question est posée mais reste sans réponse nette dans une étude de l’INSEE. La difficulté est d’ordre méthodologique car il faudrait comparer la même période avec et sans prime, ce qui est évidemment impossible. Du coup on ne peut pas en déduire sil s’agit d’un effet d’aubaine, c’est à dire d’une opportunité pour les entreprises de recevoir uen aide alors qu’elles auraient de toute manière embaucher quand même en absence d’aide ou si inversement ce soutien financier a été créateur d’emploi. Pas sûr qu’une  aide de 166 euros par mois ait été suffisamment incitateur pour une charge patronale de l’ordre de 3000 euros.  L’aide a cependant rencontré un gros succès puisque environ 1,1 million d’employeurs ont souhaité la percevoir, d’après le ministère du travail. Elle  consiste à verser chaque trimestre 500 euros (maximum) sur deux ans (au plus) pour toute personne embauchée, à condition que son salaire soit inférieur ou égal à 1,3 smic. Près de 54 % des recrutements en CDD d’au moins six mois et 36 % des embauches en CDI en « ont bénéficié », selon l’étude de l’Insee, qui souligne que ces « taux de recours » sont calculés sur tous les contrats, y compris ceux qui ne peuvent pas entrer dans le dispositif (la rémunération étant supérieure à 1,3 smic). Autrement dit, les pourcentages seraient plus élevés si le nombre de primes était rapporté aux seuls contrats payés à hauteur de 1,3 smic ou moins.

Quoi qu’il en soit, l’engouement a été réel, en particulier dans les très petites entreprises (TPE) de moins de dix personnes : 77 % des embauches effectuées par celles-ci, sous la forme de CDD d’au moins six mois, en ont bénéficié.

Toutefois, l’impact de la prime se révèle incertain. Elle « ne semble pas avoir eu d’effet facilement interprétable sur les [recrutements] en CDI », écrit l’Insee. En revanche, le nombre de nouveaux CDD d’au moins six mois s’est accru plus vite « dans les entreprises de moins de 250 salariés (…) que dans les plus grandes [qui ne sont pas éligibles au dispositif] ». Y a-t-il une relation de cause à effet ? Difficile à dire, répond l’Insee, car les employeurs qui avaient le droit de recevoir ce coup de pouce financier « ont pu être sensibles aux conditions conjoncturelles favorables ». L’Insee a, de ce fait, tenté d’identifier un « effet propre à la prime » en se focalisant « sur les entreprises qui sont proches du seuil d’éligibilité », légèrement en dessous et légèrement au-dessus de 250 personnes. Il en a conclu qu’il y avait des écarts entre sociétés éligibles et sociétés non éligibles, mais qu’ils « sont trop faibles pour que l’on puisse les attribuer à un effet propre à la prime ». La mesure, ajoute l’étude, a « peut-être » une incidence « sur les embauches dans les entreprises de taille plus petite, mais il est difficile de se prononcer sans hypothèses supplémentaires ». Ce constat confortera les tenants de la thèse selon laquelle le dispositif crée un effet d’aubaine, leur argument consistant à dire que des entreprises ayant touché l’aide auraient, de toute façon, étoffé leurs effectifs, même si la mesure n’avait pas été prise. D’autres enquêtes conduites antérieurement parviennent à des résultats différents de ceux de l’Insee. En août, la direction du Trésor avait diffusé une note disant que la prime pourrait, in fine, contribuer à créer quelque 60 000 emplois supplémentaires en 2016 (estimation faite avant l’annonce de la prolongation du dispositif par François Hollande, en juin). L’institut de conjoncture COE-Rexecode aboutit à un résultat guère éloigné (50 000 créations de poste).

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

 

D’après la direction du 13 heurts la prime à l’embauche de 2000 € pour les PME serait susceptible de créer 60 000 emplois d’ici la fin d’année. Une évaluation comme d’habitude tout à fait approximative dans la mesure où on ne peut pas mesurer l’effet d’aubaine, c’est-à-dire notamment le nombre  d’emplois qui aurait été créés quand même sans cette prime. En effet aucun patron n’aura procédé à une nouvelle embauche en raison uniquement de cette prime, le facteur explicatif dominant étant le carnet de commandes. La prime à l’embauche de 2.000 euros pour les PME, qui figurait parmi les mesures du plan pour l’emploi présenté mi-janvier par François Hollande, pourrait donc créer 60.000 emplois nets d’ici la fin de l’année, selon une étude publiée lundi par la direction générale du Trésor. Ce dispositif permet aux entreprises de moins de 250 salariés ayant embauché un jeune ou un demandeur d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) d’au moins six mois, pour une rémunération allant jusqu’à 1,3 smic, d’être éligibles à une aide de 2.000 euros par an pendant deux ans. Au total, cette mesure « pourrait conduire à 110.000 embauches supplémentaires au cours de l’année 2016″, estime le Trésor. Mais compte tenu des fins de contrat qui auront lieu en cours d’année, la contribution finale aux créations d’emplois est estimée à 60.000, peut-on lire dans cette note. Ce chiffre correspond à une estimation effectuée avant que le chef de l’Etat n’annonce fin juin dans Les Echos la prolongation de ce dispositif en 2017.Les conclusions de cette note émanant de Bercy sont supérieures à celles tirées mi-juin par l’Insee, qui estimait que l’emploi salarié serait supérieur d’environ 40.000 postes fin 2016 au niveau anticipé en l’absence de cette prime. « À terme, la prime étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à horizon cinq ans », soulignent également les auteurs de cette étude.

Voitures d’occasion: le retour de la prime à la casse ?

Voitures d’occasion: le retour de la prime à la casse ?

Pour relancer l’industrie automobile les professionnels du secteur n’ont rien trouvé de mieux que de proposer une prime à la casse mais en s’appuyant sur des motifs écologiques. Il s’agirait d’inciter les Français à renouveler davantage le parc pour diminuer la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. Pas sûr cependant que le bilan écologique global soit très bénéfique. Se débarrasser d’une automobile qui pourrait encore durer une plusieurs années pour économiser à peine 1 l de carburant ne sera pas nécessairement une opération positive pour l’environnement si l’on fait le bilan environnemental total incluant la production du véhicule et sa consommation. La préoccupation n’est certainement pas écologique mais économique. Ce qu’on reproche au parc actuel c’est de compter encore 10 millions de véhicules de plus de 10 ans pour résumer le lobby automobile veut surtout une prime à la casse écologique Les 110.000 entreprises du secteur vont donc  réclamer cette semaine au ministre de l’Économie des mesures musclées dont, entre autres, le retour d’une prime à la casse. La priorité : stopper le vieillissement d’un parc qui rend les efforts en matière de pollution quasiment vains. « Demander aux constructeurs de lancer des modèles plus propres n’est pas suffisant. La priorité est d’aider à remplacer les véhicules de plus de 10 ans », martèle Francis Bartholomé, président du Comité national des professions de l’automobile, le CNPA, qui fait un constat accablant : la France compte 10 millions de véhicules de plus de 10 ans. Et ces voitures continuent d’animer l’essentiel du marché de l’occasion avec 5,6 millions de transactions l’an dernier. Et pour persuader le gouvernement le lobby automobile ajoute un vernis social à la prime à la casse. Dans le même esprit on pourrait aussi proposer une prime à la casse des logements anciens afin de relancer le bâtiment…et pour des motifs écologiques aussi !

Automobile : une prime à la « casse écologique »

Automobile : une prime à la « casse écologique »

Aux vieilles maladies les vieux remèdes ; pour relancer l’industrie automobile les professionnels du secteur n’ont rien trouvé de mieux que de proposer une prime à la casse mais en s’appuyant sur des motifs écologiques. Il s’agirait d’inciter les Français à renouveler davantage le parc pour diminuer la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. Pas sûr cependant que le bilan écologique global soit très bénéfique. Se débarrasser d’une automobile qui pourrait encore durer une plusieurs années pour économiser à peine 1 l de carburant ne sera pas nécessairement une opération positive pour l’environnement si l’on fait le bilan environnemental total incluant la production du véhicule et sa consommation. La préoccupation n’est certainement pas écologique mais économique. Ce qu’on reproche au parc actuel c’est de compter encore 10 millions de véhicules de plus de 10 ans pour résumer le lobby automobile veut surtout une prime à la casse écologique Les 110.000 entreprises du secteur vont donc  réclamer cette semaine au ministre de l’Économie des mesures musclées dont, entre autres, le retour d’une prime à la casse. La priorité : stopper le vieillissement d’un parc qui rend les efforts en matière de pollution quasiment vains. « Demander aux constructeurs de lancer des modèles plus propres n’est pas suffisant. La priorité est d’aider à remplacer les véhicules de plus de 10 ans », martèle Francis Bartholomé, président du Comité national des professions de l’automobile, le CNPA, qui fait un constat accablant : la France compte 10 millions de véhicules de plus de 10 ans. Et ces voitures continuent d’animer l’essentiel du marché de l’occasion avec 5,6 millions de transactions l’an dernier. Et pour persuader le gouvernement le lobby automobile ajoute un vernis social à la prime à la casse :

Nouvelle usine à gaz : la prime d’activité

Nouvelle usine à gaz : la prime d’activité

Encore une nouvelle usine à gaz destinée à partir de l’année prochaine à remplacer la prime pour l’emploi et les parties activité du RSA. Cette prime est versée sous condition de ressources aux salariés modestes. Mais les conditions d’allocation sont tellement complexes que Marisol Touraine a décidé de mettre à disposition des éventuels bénéficiaires un simulateur à fin de calculer cette prime. Une prime qui sera gérée par la caisse d’allocations familiales et la Mutualité sociale agricole notamment. Un dispositif complexe qui succède à d’autres dispositifs tout aussi complexes. La  preuve, c’est qu’au ministère on pense que seulement la moitié des ménages la réclameront. Il aurait sans doute été plus simple soit d’exonérer d’autant certaines charges sociales sur le salaire soit encore de procéder à une augmentation forfaitaire des allocations familiales pour les bas salaires. La prime d’activité était l’une des mesures majeures de la loi sur le dialogue social votée en juillet. A partir de ce mardi, un simulateur permet aux bénéficiaires potentiels de vérifier s’ils peuvent prétendre à ce nouveau dispositif d’aide aux salariés à revenus modestes entrant en vigueur au 1er janvier 2016. Disponible sur les sites www.caf.fr et www.msa.fr (Mutualité sociale agricole), ce simulateur donne également la possibilité de calculer le montant de ce complément de revenu versé chaque mois, à partir du 5 février 2016. Dans le même temps, deux décrets d’application ont été publiés mardi 22 décembre au Journal officiel précisant les règles d’éligibilité et de calcul, mais aussi la gestion de la Prime d’activité ainsi que son contrôle. Destinée, souligne le ministère des Affaires sociales, à « donner plus de pouvoir d’achat aux travailleurs modestes« , cette prime remplace la prime pour l’emploi (PPE) et la partie « activité » du revenu de solidarité active (RSA). Elle est versée sous conditions de ressources, aux travailleurs modestes (moins de 1.500 euros nets par mois pour un célibataire) d’au moins 18 ans. Dans le détail, le ministère indique, par exemple, qu’un célibataire sans enfant dont le salaire mensuel est de 1.300 euros nets par mois, sans autres ressources, percevra une Prime d’activité de 97 euros par mois. Un couple avec deux enfants dont les revenus mensuels sont au Smic (1.135 euros nets par mois) percevra une prime d’environ 243 euros par mois. Contrairement au RSA activité, les jeunes actifs de 18 à 25 ans y auront droit dans les mêmes conditions que les autres actifs. Étudiants et apprentis seront également éligibles s’ils justifient, dans le trimestre concerné, de revenus d’activité suffisants (au moins égal à 893,25 euros/mois). Pour en bénéficier, il suffira d’effectuer une demande sur les sites www.caf.fr et www.msa.fr à partir du 6 janvier. Aucun formulaire papier, aucun justificatif ne sera nécessaire. En outre, les caisses d’allocations familiales ont prévu un accompagnement pour ceux qui ne peuvent se connecter à internet. Quelque 4 millions de foyers, soit 5,6 millions de personnes, pourront en bénéficier, dont un million de jeunes, précise le ministère. Pour 2016, le gouvernement a prévu que la moitié des ménages éligibles demanderait cette prime et programmé une enveloppe de 3,95 milliards d’euros, précise-t-on au ministère. Elle sera versée par la Mutualité sociale agricole (MSA) et les Caisses d’allocations familiales (CAF). Ce taux de recours de 50% serait cependant supérieur à celui du RSA « activité ». Les actuels bénéficiaires du RSA qui travaillent bénéficieront automatiquement de la Prime d’activité.

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