Archive pour le Tag 'Prime'

Une prime exceptionnelle…. Très exceptionnelle ?

Une prime exceptionnelle…. Très exceptionnelle ?

 

Pourquoi la prime exceptionnelle risque de demeurer effectivement exceptionnelle ! En effet le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  on peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME),

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

Prime à l’achat un effet d’aubaine coûteux

 

 

Globalement, les Français soutiennent les mesures du gouvernement mais ne pense pas qu’elles seront de nature à favoriser de manière significative la transition énergétique. Il n’y a pas de contradiction entre ces deux effets ces deux vis-à-vis. En effet les la plupart des Français qui vont changer de véhicule ou de chaudière sont déjà ce qui avait décidé de la faire parce qu’il dispose des moyens financiers. Ce qu’on appelle un effet d’aubaine. En clair cela ne changera rien pour ce qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour procéder au changement d’équipement. La mesure réelle d’incitation ne devrait guère concerner plus de 20 % de ce qui vont investir. En clair on va accorder des subventions à 80 % d’une population qui de toute façon était prête à changer de véhicule ou de chaudière. C’est le danger évidemment de ce type de mesure un peu général compris lorsqu’elles sont assorties de conditions de ressources. Autre exemple celui du CICE accordé à toutes les entreprises sans garantie et sans discernement et qui n’a eu d’effet sur l’emploi que pour 20 % environ des les entreprises, ce qui certes n’est pas négligeable mais quand même 20 milliards par an. Une somme démesurée par rapport aux effets. Les mesures les plus appréciées sont l’élargissement du système d’indemnités kilométriques pour les personnes parcourant au moins 60 km par jour entre leur domicile et leur travail et la prime à la conversion des chaudières au fioul. Ces deux mesures recueillent chacune 79% d’avis favorables. La “super prime” à la conversion automobile de 4.000 euros est jugée favorablement par 75% des sondés.

Automobile : retour de la prime pour l’hybride rechargeable

Automobile : retour de la prime pour l’hybride rechargeable

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la politique des gouvernements  aura beaucoup changé vis-à-vis du soutien aux véhicules peu ou pas polluant. On se souvient en effet que pendant des années la fiscalité sur les carburants a largement soutenu la diffusion du diesel. On sait maintenant que la fiscalité du gasoil va s’aligner progressivement sur celle de l’essence. En outre, les véhicules des diesels pourraient être purement et simplement interdits vers 2030-2040. tard les gouvernements ont aidé le développement des véhicules électriques avec des primes jusqu’à 6000 €. Le nouveau ministre de l’environnement réinvente, lui,  la prime mais uniquement les véhicules hybrides rechargeables. Une prime toutefois plus réduite de l’ordre de 2000 à 2000 €.  “Sur l’hybride rechargeable, là je pense qu’en effet, et nous allons discuter au sein du gouvernement, nous allons en discuter avec les constructeurs, il faut qu’il y ait une subvention à l’achat”, a dit François de Rugy, lors du Grand Jury pour RTL, Le Figaro, LCI. Le bonus écologique pour l’achat d’une voiture neuve hybride rechargeable, qui était de 1.000 euros en 2017, a été supprimée le 1er janvier 2018. Mais certains constructeurs automobiles, comme PSA qui lancera au second semestre 2019 son premier modèle de ce type, militent en faveur de son retour. François de Rugy exclut en revanche toute subvention pour l’achat d’une voiture uniquement hybride. “Nous considérons que le marché aujourd’hui permet de vivre sans prime”, a-t-il dit.

Rénovation énergétique : le gouvernement supprime la prime

Rénovation énergétique : le gouvernement supprime la prime

 Le gouvernement aura attendu le départ de Nicolas Hulot pour  enterrer la prime qui devrait inciter la rénovation énergétique des bâtiments. Pourtant Nicolas Hulot avait clairement déclaré qu’il serait procédé à la transformation du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) en prime dès 2019. Le problème est que cela ne touchait que ceux  qui payaient des impôts. Une prime aurait donc encouragé ceux qui sont moins favorisés et qui déjà sont pénalisés financièrement par le cout du chauffage faute d’isolation suffisante. Il faudra sans doute s’habituer à ces renoncements  car François de Russie va montrer  une grande souplesse d’échine face aux exigences de Bercy.  Le président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), Patrick Liébus, regrette « le signal envoyé aux particuliers [qui] risque d’être dommageable à l’activité du secteur ». « C’est préjudiciable pour la prise des décisions des entreprises comme du côté des ménages qui ont du mal à se projeter dans les travaux », estime Danyel Dubreuil, coordinateur de l’initiative Rénovons ! de l’ONG Cler-Réseau pour la transition énergétique.

Whirlpool : un sèche linge comme dernière prime aux salariés avant fermeture !

 

 

Whirpool, société américaine, présente deux particularités d’abord de n’être pas particulièrement fiable par rapport au prix (enquête de Que choisir qui le place en 10ème position) ensuite de supprimer les usines (en Allemagne, en Italie et en France) au profit d’une  main d’œuvre sous payée comme en Pologne. Cerise sur le gâteau la marque est un champion de l’optimisation fiscale.   Sa stratégie d’optimisation fiscale lui a ainsi permis de ne payer que 209 millions de dollars d’impôts sur plus d’un milliard de dollars de bénéfices en 2015, alors que le taux d’imposition pour les sociétés aux États-Unis est normalement de 35 %22. En guise de cadeau avant la fermeture de l’usine d’Amiens le 31 mai, Whirpool voilait offrir un sèche linge au lieu d’une prime.  . Alors que les syndicats demandaient une forte augmentation pour les derniers mois d’activité, la direction du site amiénois a proposé un sèche-linge afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.  Cette attitude avait outré les salariés et les représentants syndicaux, dont certains ont été interrogés par Le Courrier Picard. «Ils ont pété des records au niveau des dividendes des actions cette année et on nous propose un sèche-linge», déplorait ainsi Frédéric Chantrelle, délégué CFDT du site amiénois Whirlpool. Avant de poursuivre: «C’est du foutage de gueule, après des années de bénéfices record. C’est indécent». Le syndicaliste détaillait: «Nous demandons 700 euros mensuels avant que l’usine ne ferme. L’an dernier, on avait obtenu 4%. Pour le collège des ouvriers, cela représente 80 euros pour un salaire de 2000 euros brut». Même son de cloche pour un représentant de la CGT: «On demandait 10% d’augmentation avec rétroactivité à partir de janvier, avant que le site ne ferme. On se fout des gens jusqu’au bout». «Mais comment peut-on faire une proposition aussi indécente?!», s’était aussi interrogé mercredi sur Twitter Xavier Bertrand (ex-LR), président de la région des Hauts-de-France.

Face à la bronca des partenaires sociaux, la direction a cependant abandonné son projet,  Le groupe américain n’est pas le seul à s’être montré indélicat envers ses salariés licenciés. Au début du mois, le groupe Kingfisher (maison mère de Castorama et Brico Dépôt) – qui avait annoncé le 13 février la suppression de 446 emplois en France liée à la délocalisation de services administratifs en Pologne – avait ainsi incité les salariés licenciés à former leurs remplaçants polonais…. Face au tollé suscité, le groupe avait finalement plaidé une «maladresse de formulation». Derrière ces polémiques se pose la question cruciale des délocalisations d’activités implantées en France vers des pays à bas coûts, comme la Pologne, où le travail est «bon marché». Eté qui pour récompenser les américains de ces implantations achètent des matériels de défense outre atlantique en partie grâce aux nombreuses subventions reçus de l’Europe !

Sodexo : une petite prime de 2 millions pour le départ du patron

Sodexo : une petite prime de 2 millions pour le départ du patron

Une petite prime supplémentaire de 2 millions qui s’ajoutera à la confortable retraite cela en raison d’une pseudo  pseudo Clause non concurrence.  Nommé en 2005 directeur général de Sodexo, Michel Landel a fait effectivement  »part de son intention de prendre sa retraite à l’issue de la prochaine assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 23 janvier 2018″, explique le rapport annuel du groupe. Pour autant, Michel Landel continuera à siéger au conseil d’administration jusqu’au terme de son mandat, en janvier 2020. Le conseil d’administration de Sodexo a nommé Denis Machuel pour lui succéder en tant que directeur général et président du Comité exécutif. Le 14 novembre dernier, le conseil d’administration a autorisé, sur recommandation du comité des rémunérations, la conclusion d’un engagement de non-concurrence, qui a « pour objet de restreindre la liberté de Monsieur Michel Landel, postérieurement à la fin de son mandat de Directeur Général, d’exercer chez certaines sociétés concurrentes du groupe Sodexo », a expliqué le groupe de services dans le rapport annuel. Sodexo justifie cet engagement de non-concurrence en raison des fonctions exercées par Michel Landel au sein du groupe qui lui permettent « d’avoir aujourd’hui une connaissance du métier, de la stratégie ou encore des clients de Sodexo, dans chacune de ses activités ». Cet engagement de non-concurrence conclu entre Sodexo et Michel Landel a une durée de 24 mois à compter de la cessation de ses fonctions de directeur général. En contrepartie, le futur ancien directeur général percevra une indemnité d’un montant égal à 24 mois de la rémunération fixe annuelle brute perçue par ce dernier au cours des 12 derniers mois (933.400 euros pour l’exercice 2016-2017) précédents l’entrée en vigueur de l’engagement. Soit la somme totale de 1,866 million d’euros. Ce montant sera versé à hauteur de 50% au jour de l’entrée en application de l’engagement de non-concurrence le 23 janvier 2018 et les 50% restants le 23 janvier 2020 à l’issue de l’engagement de non-concurrence.

Prime de Noël : un député LREM patauge

Prime de Noël : un député LREM patauge

Le jeune député d’en marche Hervé Berville s’est pris les pieds dans le tapis à propos de la prime de Noël dont il ignorait l’existence. Pourtant ce député ne manque pas de zèle pour louer la politique de Macron sur à peu près tous les sujets avec suffisance et même condescendance vis-à-vis de ses interlocuteurs. Alliant volubilité et langue de bois il ne cesse de déverser des louanges concernant la politique gouvernementale. Pourtant sur la prime de Noël,  il s’est complètement planté. le jeune député serait un brillant économiste, haut fonctionnaire qui a surtout travaillé dans les institutions de développement où on sait évidemment parlée macro économie, plan et stratégie internationale  mais où on connaît peu les réalités concrètes surtout des plus démunis.  Interrogé sur BFM ,  Hervé Berville, député La République En Marche n’a, semble-t-il, jamais entendu parler du dispositif créé en France en 1998 et versé par la Caisse des allocations familiales aux bénéficiaires de certains minima sociaux. Pour se justifier, le porte-parole du groupe parlementaire REM fait mine de s’étonner : « La prime de Noël ? », rétorque-t-il. « Alors moi, je n’ai pas de prime de Noël en tant que député. » Un moment de flottement s’installe. « Peut-être que vous me donnez une information, mais je n’ai pas de prime de Noël. »  Malgré l’explication du dispositif – « une aide exceptionnelle destinée à aider les familles les plus fragiles dans la période des fêtes » – par Jean-Jacques Bourdin, Hervé Berville s’entête : « Oui oui (je connais l’existence de cette prime, ndlr). Mais vous me parliez pour les députés, c’est pour ça ? » Et d’interroger le journaliste : « Qui est-ce qui fournit la prime de Noël ? » Le député finira par dire qu’il n’a « pas d’information contradictoire » sur une éventuelle reconduction de la prime en décembre 2017. « Je pense qu’elle va être reconduite. On n’a pas voté, on n’a pas discuté d’une prime de Noël donnée par l’État qui ne serait pas reconduite. Selon toute vraisemblance, elle va être reconduite. » Le gouvernement a effectivement décidé, comme l’année passée, de verser la prime de Noël « la semaine précédant Noël à 2,5 millions de personnes », pour un montant oscillant entre 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes (couple sans enfant, adulte isolé avec un enfant) et 274,41 euros pour trois personnes (couple avec un enfant, adulte isolé avec deux enfants).

Automobiles : une prime à la casse inutile

Automobiles : une prime à la casse inutile

 

 

La dernière invention écologiste de Nicolas Hulot risque de relever du gadget tant du point de vue environnemental que du point de vue industriel. Jusque-là d’ailleurs les dispositifs toujours en cours se révèlent être un véritable bide. La question se pose de l’intervention de l’État vis-à-vis de la pollution automobile. De ce point de vue, les mesures de régulation avec des normes progressives de plus en plus restrictives concernant les émissions polluantes des véhicules neufs sont certainement plus efficaces que des primes au demeurant insuffisantes pour encourager l’achat de véhicules moins polluants. Dans l’hypothèse même où ces primes seraient efficaces on peut se demander si ces vraiment les rôles de l’État de financer l’achat d’automobile surtout content tenu de l’état des finances du pays. Cette prime n’est cependant pas une nouveauté. Une prime à la conversion existe déjà. Or, elle a montré ses limites en juin. L’actuelle prime à la conversion ne s’applique en effet qu’à l’achat de voitures neuves, et s’ajoute alors au bonus écologique: 4000 euros pour un véhicule électrique, 2500 euros pour un modèle émettant entre 21 et 60 grammes de CO2 par kilomètre, en échange d’un diesel d’avant 2006. Une prime de 500 à 1000 euros maximum, réservée plus spécifiquement aux ménages non-imposables, est également en vigueur. Elle porte sur l’achat d’un véhicule d’occasion récent: une essence Euro 6, datant donc au maximum de mi-2014, ou Euro 5, âgée au maximum de 8 ans. Trois voitures sur quatre vendues en France sont des véhicules d’occasion. Et pourtant, ce marché échappe en grande partie aux professionnels. Selon des chiffres publiés par La Tribune, les deux tiers des transactions se passent entre particuliers, via notamment les petites annonces sur internet.

 

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat pour les revenus et les petites retraites annoncée par Marine Le Pen serait financée par le consommateur. En effet cette prime d’un montant de  80 € par mois et d’un coût d’environ 15 milliards serait compensée  par une contribution fiscale de 3 % sur les importations. Des importations qui forcément subiraient une inflation (d’autant plus que la balance commerciale française est très déséquilibrée). Autrement dit on donne d’une main une prime et de l’autre on fait payer le consommateur la hausse des prix sur les produits et services importés. Ce sont surtout les bas revenus qui proportionnellement consacrent le plus à la consommation. Outre son incohérence économique et sociale,  cette contribution fiscale sur les importations poserait des normes problème juridiques. Cette  proposition qui devrait faire l’objet d’une modification des traités puisque les droits de douanes sont une compétence exclusive de l’Union européenne, selon l’article 3 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Elle exigerait donc un accord à l’unanimité des États membres de l’Union européenne. Autre constat de l’Institut Montaigne: «À court terme, la prime de pouvoir d’achat peut avoir un effet positif sur la consommation, en soutenant le pouvoir d’achat des ménages modestes. Cependant, la contribution de 3% se traduirait par un renchérissement du coût des biens importés, amputant donc cette fois le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population française», indique l’Institut Montaigne.

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

La question est posée mais reste sans réponse nette dans une étude de l’INSEE. La difficulté est d’ordre méthodologique car il faudrait comparer la même période avec et sans prime, ce qui est évidemment impossible. Du coup on ne peut pas en déduire sil s’agit d’un effet d’aubaine, c’est à dire d’une opportunité pour les entreprises de recevoir uen aide alors qu’elles auraient de toute manière embaucher quand même en absence d’aide ou si inversement ce soutien financier a été créateur d’emploi. Pas sûr qu’une  aide de 166 euros par mois ait été suffisamment incitateur pour une charge patronale de l’ordre de 3000 euros.  L’aide a cependant rencontré un gros succès puisque environ 1,1 million d’employeurs ont souhaité la percevoir, d’après le ministère du travail. Elle  consiste à verser chaque trimestre 500 euros (maximum) sur deux ans (au plus) pour toute personne embauchée, à condition que son salaire soit inférieur ou égal à 1,3 smic. Près de 54 % des recrutements en CDD d’au moins six mois et 36 % des embauches en CDI en « ont bénéficié », selon l’étude de l’Insee, qui souligne que ces « taux de recours » sont calculés sur tous les contrats, y compris ceux qui ne peuvent pas entrer dans le dispositif (la rémunération étant supérieure à 1,3 smic). Autrement dit, les pourcentages seraient plus élevés si le nombre de primes était rapporté aux seuls contrats payés à hauteur de 1,3 smic ou moins.

Quoi qu’il en soit, l’engouement a été réel, en particulier dans les très petites entreprises (TPE) de moins de dix personnes : 77 % des embauches effectuées par celles-ci, sous la forme de CDD d’au moins six mois, en ont bénéficié.

Toutefois, l’impact de la prime se révèle incertain. Elle « ne semble pas avoir eu d’effet facilement interprétable sur les [recrutements] en CDI », écrit l’Insee. En revanche, le nombre de nouveaux CDD d’au moins six mois s’est accru plus vite « dans les entreprises de moins de 250 salariés (…) que dans les plus grandes [qui ne sont pas éligibles au dispositif] ». Y a-t-il une relation de cause à effet ? Difficile à dire, répond l’Insee, car les employeurs qui avaient le droit de recevoir ce coup de pouce financier « ont pu être sensibles aux conditions conjoncturelles favorables ». L’Insee a, de ce fait, tenté d’identifier un « effet propre à la prime » en se focalisant « sur les entreprises qui sont proches du seuil d’éligibilité », légèrement en dessous et légèrement au-dessus de 250 personnes. Il en a conclu qu’il y avait des écarts entre sociétés éligibles et sociétés non éligibles, mais qu’ils « sont trop faibles pour que l’on puisse les attribuer à un effet propre à la prime ». La mesure, ajoute l’étude, a « peut-être » une incidence « sur les embauches dans les entreprises de taille plus petite, mais il est difficile de se prononcer sans hypothèses supplémentaires ». Ce constat confortera les tenants de la thèse selon laquelle le dispositif crée un effet d’aubaine, leur argument consistant à dire que des entreprises ayant touché l’aide auraient, de toute façon, étoffé leurs effectifs, même si la mesure n’avait pas été prise. D’autres enquêtes conduites antérieurement parviennent à des résultats différents de ceux de l’Insee. En août, la direction du Trésor avait diffusé une note disant que la prime pourrait, in fine, contribuer à créer quelque 60 000 emplois supplémentaires en 2016 (estimation faite avant l’annonce de la prolongation du dispositif par François Hollande, en juin). L’institut de conjoncture COE-Rexecode aboutit à un résultat guère éloigné (50 000 créations de poste).

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

 

D’après la direction du 13 heurts la prime à l’embauche de 2000 € pour les PME serait susceptible de créer 60 000 emplois d’ici la fin d’année. Une évaluation comme d’habitude tout à fait approximative dans la mesure où on ne peut pas mesurer l’effet d’aubaine, c’est-à-dire notamment le nombre  d’emplois qui aurait été créés quand même sans cette prime. En effet aucun patron n’aura procédé à une nouvelle embauche en raison uniquement de cette prime, le facteur explicatif dominant étant le carnet de commandes. La prime à l’embauche de 2.000 euros pour les PME, qui figurait parmi les mesures du plan pour l’emploi présenté mi-janvier par François Hollande, pourrait donc créer 60.000 emplois nets d’ici la fin de l’année, selon une étude publiée lundi par la direction générale du Trésor. Ce dispositif permet aux entreprises de moins de 250 salariés ayant embauché un jeune ou un demandeur d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) d’au moins six mois, pour une rémunération allant jusqu’à 1,3 smic, d’être éligibles à une aide de 2.000 euros par an pendant deux ans. Au total, cette mesure « pourrait conduire à 110.000 embauches supplémentaires au cours de l’année 2016″, estime le Trésor. Mais compte tenu des fins de contrat qui auront lieu en cours d’année, la contribution finale aux créations d’emplois est estimée à 60.000, peut-on lire dans cette note. Ce chiffre correspond à une estimation effectuée avant que le chef de l’Etat n’annonce fin juin dans Les Echos la prolongation de ce dispositif en 2017.Les conclusions de cette note émanant de Bercy sont supérieures à celles tirées mi-juin par l’Insee, qui estimait que l’emploi salarié serait supérieur d’environ 40.000 postes fin 2016 au niveau anticipé en l’absence de cette prime. « À terme, la prime étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à horizon cinq ans », soulignent également les auteurs de cette étude.

Voitures d’occasion: le retour de la prime à la casse ?

Voitures d’occasion: le retour de la prime à la casse ?

Pour relancer l’industrie automobile les professionnels du secteur n’ont rien trouvé de mieux que de proposer une prime à la casse mais en s’appuyant sur des motifs écologiques. Il s’agirait d’inciter les Français à renouveler davantage le parc pour diminuer la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. Pas sûr cependant que le bilan écologique global soit très bénéfique. Se débarrasser d’une automobile qui pourrait encore durer une plusieurs années pour économiser à peine 1 l de carburant ne sera pas nécessairement une opération positive pour l’environnement si l’on fait le bilan environnemental total incluant la production du véhicule et sa consommation. La préoccupation n’est certainement pas écologique mais économique. Ce qu’on reproche au parc actuel c’est de compter encore 10 millions de véhicules de plus de 10 ans pour résumer le lobby automobile veut surtout une prime à la casse écologique Les 110.000 entreprises du secteur vont donc  réclamer cette semaine au ministre de l’Économie des mesures musclées dont, entre autres, le retour d’une prime à la casse. La priorité : stopper le vieillissement d’un parc qui rend les efforts en matière de pollution quasiment vains. « Demander aux constructeurs de lancer des modèles plus propres n’est pas suffisant. La priorité est d’aider à remplacer les véhicules de plus de 10 ans », martèle Francis Bartholomé, président du Comité national des professions de l’automobile, le CNPA, qui fait un constat accablant : la France compte 10 millions de véhicules de plus de 10 ans. Et ces voitures continuent d’animer l’essentiel du marché de l’occasion avec 5,6 millions de transactions l’an dernier. Et pour persuader le gouvernement le lobby automobile ajoute un vernis social à la prime à la casse. Dans le même esprit on pourrait aussi proposer une prime à la casse des logements anciens afin de relancer le bâtiment…et pour des motifs écologiques aussi !

Automobile : une prime à la « casse écologique »

Automobile : une prime à la « casse écologique »

Aux vieilles maladies les vieux remèdes ; pour relancer l’industrie automobile les professionnels du secteur n’ont rien trouvé de mieux que de proposer une prime à la casse mais en s’appuyant sur des motifs écologiques. Il s’agirait d’inciter les Français à renouveler davantage le parc pour diminuer la consommation de carburant et donc les émissions polluantes. Pas sûr cependant que le bilan écologique global soit très bénéfique. Se débarrasser d’une automobile qui pourrait encore durer une plusieurs années pour économiser à peine 1 l de carburant ne sera pas nécessairement une opération positive pour l’environnement si l’on fait le bilan environnemental total incluant la production du véhicule et sa consommation. La préoccupation n’est certainement pas écologique mais économique. Ce qu’on reproche au parc actuel c’est de compter encore 10 millions de véhicules de plus de 10 ans pour résumer le lobby automobile veut surtout une prime à la casse écologique Les 110.000 entreprises du secteur vont donc  réclamer cette semaine au ministre de l’Économie des mesures musclées dont, entre autres, le retour d’une prime à la casse. La priorité : stopper le vieillissement d’un parc qui rend les efforts en matière de pollution quasiment vains. « Demander aux constructeurs de lancer des modèles plus propres n’est pas suffisant. La priorité est d’aider à remplacer les véhicules de plus de 10 ans », martèle Francis Bartholomé, président du Comité national des professions de l’automobile, le CNPA, qui fait un constat accablant : la France compte 10 millions de véhicules de plus de 10 ans. Et ces voitures continuent d’animer l’essentiel du marché de l’occasion avec 5,6 millions de transactions l’an dernier. Et pour persuader le gouvernement le lobby automobile ajoute un vernis social à la prime à la casse :

Nouvelle usine à gaz : la prime d’activité

Nouvelle usine à gaz : la prime d’activité

Encore une nouvelle usine à gaz destinée à partir de l’année prochaine à remplacer la prime pour l’emploi et les parties activité du RSA. Cette prime est versée sous condition de ressources aux salariés modestes. Mais les conditions d’allocation sont tellement complexes que Marisol Touraine a décidé de mettre à disposition des éventuels bénéficiaires un simulateur à fin de calculer cette prime. Une prime qui sera gérée par la caisse d’allocations familiales et la Mutualité sociale agricole notamment. Un dispositif complexe qui succède à d’autres dispositifs tout aussi complexes. La  preuve, c’est qu’au ministère on pense que seulement la moitié des ménages la réclameront. Il aurait sans doute été plus simple soit d’exonérer d’autant certaines charges sociales sur le salaire soit encore de procéder à une augmentation forfaitaire des allocations familiales pour les bas salaires. La prime d’activité était l’une des mesures majeures de la loi sur le dialogue social votée en juillet. A partir de ce mardi, un simulateur permet aux bénéficiaires potentiels de vérifier s’ils peuvent prétendre à ce nouveau dispositif d’aide aux salariés à revenus modestes entrant en vigueur au 1er janvier 2016. Disponible sur les sites www.caf.fr et www.msa.fr (Mutualité sociale agricole), ce simulateur donne également la possibilité de calculer le montant de ce complément de revenu versé chaque mois, à partir du 5 février 2016. Dans le même temps, deux décrets d’application ont été publiés mardi 22 décembre au Journal officiel précisant les règles d’éligibilité et de calcul, mais aussi la gestion de la Prime d’activité ainsi que son contrôle. Destinée, souligne le ministère des Affaires sociales, à « donner plus de pouvoir d’achat aux travailleurs modestes« , cette prime remplace la prime pour l’emploi (PPE) et la partie « activité » du revenu de solidarité active (RSA). Elle est versée sous conditions de ressources, aux travailleurs modestes (moins de 1.500 euros nets par mois pour un célibataire) d’au moins 18 ans. Dans le détail, le ministère indique, par exemple, qu’un célibataire sans enfant dont le salaire mensuel est de 1.300 euros nets par mois, sans autres ressources, percevra une Prime d’activité de 97 euros par mois. Un couple avec deux enfants dont les revenus mensuels sont au Smic (1.135 euros nets par mois) percevra une prime d’environ 243 euros par mois. Contrairement au RSA activité, les jeunes actifs de 18 à 25 ans y auront droit dans les mêmes conditions que les autres actifs. Étudiants et apprentis seront également éligibles s’ils justifient, dans le trimestre concerné, de revenus d’activité suffisants (au moins égal à 893,25 euros/mois). Pour en bénéficier, il suffira d’effectuer une demande sur les sites www.caf.fr et www.msa.fr à partir du 6 janvier. Aucun formulaire papier, aucun justificatif ne sera nécessaire. En outre, les caisses d’allocations familiales ont prévu un accompagnement pour ceux qui ne peuvent se connecter à internet. Quelque 4 millions de foyers, soit 5,6 millions de personnes, pourront en bénéficier, dont un million de jeunes, précise le ministère. Pour 2016, le gouvernement a prévu que la moitié des ménages éligibles demanderait cette prime et programmé une enveloppe de 3,95 milliards d’euros, précise-t-on au ministère. Elle sera versée par la Mutualité sociale agricole (MSA) et les Caisses d’allocations familiales (CAF). Ce taux de recours de 50% serait cependant supérieur à celui du RSA « activité ». Les actuels bénéficiaires du RSA qui travaillent bénéficieront automatiquement de la Prime d’activité.

Alcatel: une « petite » prime de départ de 14 millions pour le patron

Alcatel:  une « petite » prime de départ de 14 millions pour le patron

 

Cette prime fait sérieusement débat et  pour cause.. Or il a fallu tordre les textes puisque intéressé n’a assumé ses fonctions que pendant deux ans alors qu’initialement cette prime ne pouvait être accordée qu’après trois ans de présence. Une petite prime de près de 14 millions qui s’ajoutent en outre bien entendu à son salaire annuel qui était de leur de 1,5 millions par an. Par ailleurs on ne peut pas parler de retraites chapeau puisque l’intéressé ne part pas en retraite et qu’il va être nommé président de Numéricable. Le plus choquant sans doute c’est que Michel combes a nettoyé Alcatel en procédant à de nouveaux licenciements dans des conditions financières draconiennes. Un nettoyage qui a permis de vendre Alcatel au Finlandais Nokia dans de bonnes conditions financières pour les actionnaires. En premier lieu cette prime ne devait être versée qu’après Michel Combes, qui doit quitter lundi 31 août 2015 la direction générale d’Alcatel-Lucent pour prendre la présidence d’Altice en remplacement de Patrick Drahi, devrait toucher des sommes durant les trois prochaines années, d’un montant total de 13,7 millions d’euros, révèle Le Journal du Dimanche. Il ne s’agit pas à proprement parler de primes de départ mais notamment de la distribution d’actions à son profit, étalée entre 2016 et 2018. Réagissant à cette information, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au directeur général de l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent, Michel Combes, de « réfléchir » à ses conditions de départ évoquées dans la presse. « Il faut toujours garder le sens de la mesure. Oui, il est nécessaire de récompenser ceux qui s’engagent et ceux qui, en partie, ont fait avancer les choses. Mais en même temps, cela ne peut pas se faire sans limite, sans principe », a déclaré le ministre, interrogé en marge de l’université d’été du PS à La Rochelle. En avril dernier, Michel Combes avait assuré en outre qu’il ne réclamerait pas le « gros chèque » avec lequel il était susceptible de partir, « car les conditions de performance ne sont pas réunies ». Il a visiblement changé d’avis.

Chômeurs : une prime mensuelle de 300 euros pour les plus anciens

Chômeurs : une prime mensuelle  de 300 euros pour les plus anciens

 

Un mesure juste mais qui sent l’électoralisme et le congrès du PS pour les chômeurs de plus de 60 ans en attendant la retraite, soit 800 euros en tout.  Le ministre du Travail, François Rebsamen, a annoncé mercredi la création d’une prime mensuelle de 300 euros par mois pour les chômeurs de plus de 60 ans bénéficiaires de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) ou du RSA socle (revenu de solidarité active) qui ont toutes leurs annuités.
Le gouvernement « vient de le décider : pour remplir l’engagement du Président de la République, un nouveau dispositif va être mis en place pour répondre aux situations individuelles les plus difficiles. Il consistera à verser une prime mensuelle de 300 euros par mois aux bénéficiaires de l’ASS ou du RSA socle qui percevront ainsi une aide d’un montant de plus de 800 euros en attendant de pouvoir liquider leurs droits à la retraite », a déclaré le ministre du Travail lors des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale. L’allocation de solidarité spécifique est une aide attribuée aux chômeurs ayant travaillé au moins 5 ans au cours des 10 ans avant le début du chômage. Elle s’élève à environ 16 euros par jour et n’est accordée qu’aux personnes gagnant moins de 1.137 euros par mois (1.787,50 euros pour les couples).  Le RSA socle remplace l’ancien revenu minimum d’insertion (RMI) : il représente le revenu minimum dont peuvent bénéficier les personnes sans aucun revenu d’activité. Il s’élève à 513 euros par mois pour une personne seule et sans enfant.  François Hollande avait annoncé début novembre le retour d’une allocation pour les chômeurs qui ont suffisamment cotisé mais n’ont pas atteint l’âge de la retraite. L’allocation équivalent retraite (AER), qui permettait  aux chômeurs âgés de faire la jonction entre fin du chômage et la retraite, avait été supprimée en 2011, et très partiellement remplacée par l’Allocation transitoire de solidarité (ATS), qui répondait à des conditions très strictes.  Après la suppression de l’AER, des milliers de seniors avaient été plongés dans une situation financière difficile, aggravée par le report de l’âge de la retraite de 60 à 62 ans à la suite de la réforme de 2010. Ce n’est donc pas nouveau. Face aux protestations, le gouvernement Ayrault avait déjà décidé en janvier 2013 « une mesure d’urgence sociale » en rétablissant partiellement l’AER pour les générations 1952 et 1953.

 

La prime d’activité étendue aux apprentis et étudiants

La prime d’activité étendue aux apprentis et étudiants

La prime sera étendue à ceux qui touchent environ 900 euros . L’extension de la prime d’activité aux jeunes de moins de 25 ans concernera les apprentis et les étudiants salariés payés au moins 0,8 smic, a précisé mercredi le gouvernement lors de la présentation du projet de loi sur la modernisation du dialogue social.  Le conseil des ministres a examiné ce texte destiné à simplifier la vie des entreprises, qui prévoit aussi la sanctuarisation du régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle et la création d’un compte personnel d’activité.  Il instaure une prime d’activité qui remplacera à compter du 1er janvier 2016 le revenu de solidarité active (RSA) et la prime pour l’emploi (PPE) dans une nouvelle tentative de soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs modestes et d’encourager le retour à l’emploi.  Plus de 5,6 millions d’actifs, dont plus d’un million de jeunes, seront éligibles à cette prime qui représentera un montant global de quatre milliards d’euros, soit un coût équivalent à ceux combinés du RSA et de la PPE. Lors d’un point de presse, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, a précisé que l’extension aux jeunes de la prime d’activité annoncée dimanche par le président François Hollande concernerait les apprentis et les étudiants salariés qui touchent au moins 0,8 smic, soit environ 900 euros par mois.  L’extension de la mesure devrait selon elle concerner au final de l’ordre de 200.000 personnes — 100.000 étudiants et 80.000 apprentis. »C’est à partir de ces hypothèses que nous allons déterminer le cadre financier dans lequel nous nous situerons », a-t-elle dit en soulignant que cette extension devrait se faire à enveloppe constante. « Le montant des primes tel que présenté, s’il doit varier, ne variera que marginalement », a ajouté la ministre.

Prime d’activité jeunes : Hollande dans le flou

Prime d’activité jeunes : Hollande dans le flou

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Du flou pour la prime d’activité dont on ne sait pas si elle sera appliquée pour les étudiants et les apprentis. Cette mesure étendue à la va vite par Hollande ( comme souvent chez lui ) pour les besoins de l’émission de télé sur Canal+.  a créé la surprise au sien même du gouvernement. Par parenthèse on se demande pourquoi cette prime serait financée par le budget de l’Etat et non par l’Assedic puisqu’il s’agit bien de chômage (partiel). Le président de la République avait, en effet, affirmé la veille son intention d’étendre le dispositif pour que « toutes les personnes qui sont dans les petits boulots, l’intérim, le temps partiel » puissent en bénéficier. Une déclaration qui semblait expressément viser les étudiants et les apprentis via l’utilisation du terme « petits boulots ». Mais lundi après-midi, une source proche du ministère du Travail a semblé écarter cette hypothèse.  « A ce stade, la prime d’activité sera ouverte à tous les actifs, dont les jeunes de 18 à 25 ans », mais « les étudiants ou les apprentis n’y seront pas éligibles », expliquait-elle, précisant bien au passage que les étudiants effectuant des petits boulots ne seront pas concernés.  Sauf que quelques heures plus tard, sur BFMTV, le ministre des Finances Michel Sapin a de nouveau tenu des propos qui ont continué d’entretenir le flou autour de la mesure. « Le jeune qui est étudiant, il n’a pas une dissuasion à prendre un travail, il étudie. Mais il y a aussi des jeunes qui ne peuvent pas faire autrement que de travailler y compris pour pouvoir continuer leurs études », a-t-il d’abord déclaré.  Avant d’ajouter: « ceux-là, lorsqu’ils travaillent vraiment, je ne parle pas d’un petit boulot pendant les vacances, mais quand ils travaillent vraiment, il est légitime qu’ils puissent aussi bénéficier de ce dispositif, qui leur permettra d’ailleurs, le jour où ayant terminé leurs études, mais ayant acquis aussi une formation, une expérience professionnelle, de rentrer pleinement et complètement sur le marché du travail ». De plus, François Hollande « a mûrement réfléchi sa décision (…) et il compte bien l’imposer à ses ministres et leurs conseillers rétifs », rapportent les Echos qui évoquent 100.000 étudiants salariés et 300.000 apprentis qui rentreraient dans le périmètre du dispositif.  Le débat devrait définitivement être tranché mercredi à l’occasion de la présentation du projet de loi du ministre du Travail François Rebsamen, qui contient cette mesure, en Conseil des ministres.

Petits retraités : une prime de 40 euros, c’est trop !

Petits retraités : une prime de 40 euros, c’est trop !

 

Mais qu’est-ce  que vont faire les petits retraités de cette prime de 40 euros destinés à compenser le gel des pensions ? De quoi peut-être payer le taxi  pour aller voter aux départementales ? Pour investir dans le CAC 40 ? Faire un quinté ? 40 euros pour trois ans de gel des retraites, ça fait 1.11 euros par mois. De quoi déstabiliser psychologiquement nombre de retraités pas habitués à gérer uen telle fortune. 1.11 euros c’est à peu près le prix d’un pain ( mensuel !). Ils vont se goinfrer les retraités, un pain en plus par mois. Tout cela est bien évidemment excessif, de quoi déstabiliser en plus les déjà fragiles équilibres financiers de la sécu à propos de laquelle Marisol Touraine venait justement annoncer une hypothétique  réduction du déficit de 3 milliards en 2014 ‘( sur 475 milliards de budget !). Ce sera versé vers le 20 mars vient d’indiquer la généreuse Marisol Touraine, juste avant les départementales. Et certains grincheux diront encore que le gouvernement ne mène pas uen politique de ‘gauche’, une politique de relance , un politique de lutte contre les inégalités. Etonnant Hollande n’a pas faiat de conférence de presse. Il aurait pu annoncer qu’il s’agissait là d’un véritable »pacte de solidarité générationnelle ». encore un coup de com. raté.   . Conformément aux engagements du gouvernement, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) distribuera ces prochains jours une prime de 40 euros aux 6 millions bénéficiaires de pensions inférieures ou égales à 1200 euros (complémentaires comprises). Il s’agit en réalité de compenser le gel des pensions, jusqu’à fin octobre, décidée l’année dernière par le gouvernement pour réaliser des économies.  «La plupart des caisses de retraite ont déjà procédé à son paiement ; elle sera créditée sur les comptes bancaires des retraités dans les jours qui viennent, pour ceux pour lesquels cela n’a pas encore été fait», a précisé la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, dans un communiqué diffusé ce mercredi.  Le versement aura lieu «aux alentours du 20 mars», indique le gouvernement. La somme reçue ne sera pas soumise aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, contribution de solidarité pour l’autonomie, etc.). Elle ne majorera pas non plus le montant des ressources utilisées pour calculer les aides sociales. En revanche, elle sera imposable au titre de l’année 2015.  Cette prime, les retraités modestes la doivent aux députés de la majorité et aux syndicats. En effet, ils avaient mené une fronde contre le gouvernement à la rentrée 2014. «Il n’y a pas beaucoup d’inflation et donc les règles que nous appliquons chaque année de la même manière pour revaloriser les retraites aboutissent à ce que cette revalorisation est égale à zéro», s’était justifiée Marisol Touraine en septembre dernier. Le premier ministre avait finalement lâché du lest quelques jours plus tard pour satisfaire son aile gauche et la CFDT, très en pointe pour défendre les petites retraites.  Si le versement, décidé en septembre dernier, a tant tardé, c’est parce que le fisc a dû éplucher toutes les déclarations d’impôts 2014 afin d’identifier les retraités qui touchaient moins de 1200 euros. Voilà pour l’explication officielle. D’aucuns remarqueront cependant que cette prime tombe juste avant les élections départementales.

Prime d’activité :200 euros pas mois, des dérives possibles !

Prime d’activité :200 euros pas mois, des dérives possibles !

A priori cette la novelle prime d’activité va dans le sens de la simplification et de la solidarité, la question cependant se pose de ses effets sur les salaires. En effet étendue à 4 millions de bénéficiaires cette prime pourraiat peser sur les salaires  certains patrons pouvant intégrer cette prime dans le revenu du salarié. Des dérives qui pourraient coûter cher au budget voire faire exploser les 4 milliards prévus.  La question qui se pose et aussi de savoir si l’Etat doit s’investir dans la compensation salariale et sil ne serait pas plus profitable et plus efficace de réduire certaines fiscalités  pour ces bas salaires. . La prime pour l’emploi et le RSA activité ont chacun un problème, le RSA activité, qui sert de complément pour les petits salaires, et qui est versée tous les mois, n’est pas souvent réclamé. 60% de ses bénéficiaires potentiels ne le demandent pas car la démarche est trop compliquée. Du coup il ne profite qu’à 700.000 personnes, et la PPE, qui est versée une fois par an sous forme de crédit d’impôt au mois de septembre  est mal ciblée. Elle bénéficie à plus de six millions de foyers, sans doute trop, pour un montant très faible, 36 euros par mois en moyenne. La fusion des deux aides devrait permettre de créer une prime plus cohérente, elle sera versée tous les mois mais calculée par trimestres. Et concentrée sur les travailleurs qui gagnent entre 570 et 1360 euros nets, soit entre 0.5 et 1.2 smic. Elle devrait au final concerner 4 millions de bénéficiaires, et pour une enveloppe de 4 milliards d’euros. Ce qui correspond au budget du RSA activité et de la prime pour l’emploi cumulés. Son montant maximum avoisinera les 200 euros. Autre nouveauté, cette prime sera ouverte aussi aux 18/25 ans qui n’ont pas accès aujourd’hui au RSA. Ce qui répond à une demande forte des associations caritatives. La prime d’activité figurera dans la loi Travail qui sera discutée cet été pour être effective le 1er janvier 2016.

 

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