Archive pour le Tag 'primaire'

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2017 : Cambadélis pour une primaire bidon de la gauche

2017 : Cambadélis pour une primaire bidon de la gauche

Pour satisfaire au statut du PS et aux revendications de certains opposants, le secrétaire général du parti socialiste a annoncé une curieuse primaire de la gauche du gouvernement. En fait une sorte de manœuvre pour donner une plus grande légitimité à la candidature de François Hollande. En effet il ne s’agit pas dune  primaire de l’ensemble de la gauche puisque notamment Mélenchon s’y oppose en refusant de se soumettre au vainqueur. Même chose pour l’extrême-gauche évidemment.  Au sein de la gauche du gouvernement on voit mal Valls ou Macron  présenter leur candidature contre celle de François Hollande. Du coup François Hollande risque d’être à peu près le seul candidat en face de concurrents de second rang par exemple des frondeurs. Il est clair par ailleurs que les communistes et les écolos politisés d’Europe écologie les Verts ne se prêteront pas à cette manœuvre dont la ficelle est un peu grosse. Christophe Cambadélis va cependant proposer l’organisation d’une primaire de la gauche de gouvernement, qui pourrait se tenir fin janvier 2017. Officiellement,  Il continue à dire sa préférence pour une primaire large de la gauche et des écologistes. Mais alors que cette dernière paraît plus que compromise – EELV et les communistes s’y étant opposés – Jean-Christophe Cambadélis pense à l’option B. Le premier secrétaire du PS va proposer au Conseil national du parti, qui se réunit samedi, l’organisation d’une primaire ouverte de la gauche de gouvernement en vue de la présidentielle de 2017, a-t-il annoncé vendredi soir. « Si la primaire de toute la gauche est possible, nous garderons les dates évoquées, soit les deux premières semaines de décembre. Si elle était impossible, nous organiserons ces primaires les deux derniers week-ends de janvier », explique le socialiste dans une interview à Libération. Selon des proches du Président, celui-ci est prêt à se soumettre à cet exercice, s’il est candidat. L’organisation d’une telle primaire fin janvier correspond bien à ce calendrier et il est difficile d’imaginer que Jean-Christophe Cambadélis ait décidé cela sans l’accord du chef de l’Etat : « Je l’ai tenu informé », dit-il, tout en souhaitant que François Hollande participe à cette élection « loyale et représentative ».

Primaire droite 2017 : encore un candidat en plus avec Henri Guaino

Primaire droite 2017 :  encore un candidat en plus avec Henri Guaino

 

Officiellement c’est le 12e candidat à la primaire de la droite mais il y en aura sans doute davantage encore en particulier avec Sarkozy. Henri Guaino se lance donc dans la bataille d’une primaire dont il a en outre  condamné le principe. Par ailleurs s’il ne parvient pas à obtenir les parrainages nécessaires pour cette primaire Henri Guéno n’hésitera pas à se présenter directement aux élections présidentielles de 2017. Un candidat qui se réclame du gaullisme orthodoxe et qui considère que les autres revendications à cette philosophie ne sont que des ersatz du gaullisme. Henri Guaino se réclame clairement du souverainisme et certaines de ses idées sont nettement marquées à droite au point que le Front National n’hésite pas à le considérer comme un proche. Une candidature en tout cas qui pourrait nuire à Sarkozy qui récemment appris aussi un virage identitaire et souverainiste. À la question de savoir quel candidat aurait son soutien, il a répondu: «moi-même». «J’ai beaucoup réfléchi, j’ai pris mon temps. J’ai pesé le pour et le contre», a-t-il dit. Expliquant ensuite qu’il «manque sur l’échiquier politique cette famille qui s’appelle le gaullisme». Et ce malgré la candidature de son ami le député Jacques Myard. Celui-ci confirme d’ailleurs au Scan qu’il se maintient en lice: «Le vent souverainiste souffle plus fort à deux», assure le parlementaire. Henri Guaino est déterminé, malgré la difficulté qu’il aura à obtenir les vingt parrainages de parlementaires qu’il faut présenter à la Haute autorité de la primaire avant le 9 septembre. «J’étais très opposé aux primaires, c’est une très mauvaise idée et chaque jour prouve que c’est une mauvais idée. (Mais) c’est un fait, elle est là, je vais respecter la règle et je vais y prendre part», a noté celui qui était opposé à ce système de désignation. S’il échoue à obtenir les parrainages dans sa famille politique, il se présentera toutefois à l’élection présidentielle en tentant d’obtenir les 500 signatures de maires. «Il faut plus de conditions pour être candidat à la primaire qu’à l’élection présidentielle», a-t-il observé. Pour l’heure, il explique être candidat «parce (qu’il a) quelque chose à dire». «J’en ai assez de cette politique qui ne sait plus dire non», assure-t-il. Ajoutant, à destination du Front national, que «le vide laissé par le gaullisme se comble par les extrêmes, par une parodie du gaullisme.» Henri Guaino est le douzième candidat déclaré à la primaire, treizième si on compte Nicolas Sarkozy qui ne cache plus ses intentions mais qui n’est pas encore officiellement déclaré.

(Avec le Figaro)

Primaire 2017 : Juppé défend un projet à l’eau tiède !

Primaire 2017 : Juppé défend un projet à l’eau tiède !

 

Comme il l’a indiqué Alain Juppé ne veut pas casser la baraque ; du coup ; il propose un programme relativement tiède par exemple en matière de fiscalité des entreprises qui représentent environ 400 milliards en France et 200 milliards en Allemagne Alain Juppé veut se limiter à un allégement de 28 milliards. Cela en raison de ses réticences à réduire drastiquement le nombre  de fonctionnaires. Alain Juppé propose de ne remplacer qu’un départ sur deux des retraités soit la suppression de 250 000 fonctionnaires alors qu’il faudrait en supprimer de l’ordre d’un million  externalisant en nombre de tâches qui ne relèvent pas des missions régaliennes de l’État et des collectivités publiques. Du coup Alain Juppé limite mécaniquement la réduction des déficits publics et de la dette ainsi que les marges d’action pour réduire le poids des prélèvements obligatoires sur les entreprises. À juste titre, Alain Juppé ne souhaite pas aggraver l’endettement ;  au total un programme beaucoup moins ambitieux que d’autres lesquels il faut le dire sont souvent irréaliste.  Le programme de Juppé est sans doute le plus sérieux, celui qui présente un certain équilibre mais il manque pour autant de vision dynamique. Le préféré des sondages qui a toutes les chances de l’emporter en 2017 (si les dés  ne sont pas trop pipés  pour les primaires de la droite) s’enferme lui-même dans un projet trop modeste pour redresser le pays notamment en matière de croissance et d’emploi. Cette prudence ne saurait pour autant donner une légitimité à d’autres projets qui sont soit utopiques, soit fantaisiste, soit irréalistes.  Toujours favori de la primaire, même si les intentions de vote en sa faveur se tassent dans les sondages, Alain Juppé a essuyé dimanche soir les plâtres du nouveau magazine de TF1, Vie politique. Deux débats ont ponctué cette émission délibérément axée sur la personnalité de l’invité. Au cours du premier, le maire de Bordeaux a reproché à Agnès Verdier-Molinié, directrice du think-tank libéral iFrap, de préconiser pour la France «un remède de cheval qui tuera le malade». «Il faut être responsable», a-t-il fait valoir, en défendant sa proposition de faire 28 milliards de baisses d’impôts et de prélèvements obligatoires et de supprimer 250.000 postes de fonctionnaires. L’autre débat a opposé Alain Juppé à Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS. Finchelstein vient de publier Piège d’identité, où il défend le clivage gauche-droite notamment sur cette question. Le maire de Bordeaux a répété ce qu’il venait de publier sur son blog en réponse à Nicolas Sarkozy, avant de se rendre à TF1. Défendant sa conception de l’identité nationale, l’ancien chef de l’État l’avait directement visé, mercredi à Lille, en dénonçant ceux qui, à droite, cèdent à «la douce mélodie des “accommodements raisonnables”». Il avait réitéré le lendemain sur Europe 1 en affirmant que «l’identité heureuse dans un pays qui a 6 millions de chômeurs, malheureusement ça n’existe pas». «Oui, je refuse d’avoir l’identité malheureuse, frileuse, anxieuse, presque névrotique, écrit le maire de Bordeaux dans un long billet posté dimanche en milieu d’après-midi. Pour moi, identité ne rime pas avec exclusion ni refus de l’autre. Je veux faire rimer identité avec diversité et unité: respect de notre diversité, affirmation de notre unité. Naïveté, me dira-t-on… Ma longue expérience du terrain me protège de ce risque. Je sais bien que la France dont je rêve n’est pas la France d’aujourd’hui, pas toute la France d’aujourd’hui. Je vois la France qui doute, qui souffre, qui est en colère. Il faut apporter des réponses à ses légitimes attentes.» Mais des promesses qui ce caractérise surtout par une grande prudence même si«Au-delà de la fermeté dans les paroles, ce qui comptera, c’est la fermeté dans les actes, et là, Alain Juppé n’a pas à craindre la comparaison» Gilles Boyer, directeur de campagne d’Alain Juppé

Primaire: Nicolas Sarkozy battu par Juppé mais aussi Fillon et Lemaire

 Primaire: Nicolas Sarkozy battu par Juppé mais aussi Fillon et Lemaire

 

Peut-être le coup de grâce pour Nicolas Sarkozy puisqu’une enquête du 26 mai démontre que Nicolas Sarkozy serait battu au second tour des primaires de la droite non seulement par Juppé mais aussi par François Fillon et même Bruno Lemaire. Une enquête catastrophique pour l’ancien président de la république qui s’ajoute à celle très récente qui montré que plus de 70 % de la population ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy ce représente en 2017. Un nouveau sondage Opinionway montre que Nicolas Sarkozy n’est pas en bonne posture en vue de la primaire de la droite et du centre qui se déroulera en novembre. Le président de Les Républicains est très en retard sur son rival Alain Juppé dans tous les enquêtes d’opinion, mais un dernier sondage montre qu’il serait même battu par Bruno Le Maire et François Fillon, qui sont traditionnellement troisième et quatrième dans les sondages du premier tour. Une enquête Opinionway pour Marianne publié jeudi 26 mai, montre que l’ancien président de la République perdrait face à Alain Juppé par une marge conséquente (63%-37%), mais également par son ancien Premier ministre François Fillon (53%-47%) et Bruno Le Maire (54%-46%). Pour le premier tour, le maire de Bordeaux est toujours largement en tête des intentions de vote (des personnes certaines d’aller voter aux primaires) avec 39%, suivi par Nicolas Sarkozy (27%). François Fillon et Bruno Le Maire sont au coude à coude pour la troisième place avec 13% chacun.

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

Primaire républicains : le début du bidouillage ?

 

Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter par le bureau politique une modification des conditions de vote des Français de l’étranger. Du coup beaucoup s’interrogent  pour savoir si ce n’est pas le début du bidouillage du scrutin. Un bidouillage condamné par la plupart des candidats aux primaires, Sarkozy excepté bien sûr. Un changement de mode électoral également condamné par la Haute autorité chargée de l’organisation des primaires. Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur : celui de définir l’assiette de l’électorat et les conditions de vote. Des modalités qui pourraient influencer le résultat final. Ce n’est pas ce qui avait jusque-là été prévu. Mardi, lors d’un bureau politique, les Républicains ont voté un changement du mode de scrutin pour les Français de l’étranger lors de la primaire de la droite prévu en novembre. Alors que ces derniers – ils sont 1,2 million inscrits sur les listes consulaires – devaient initialement pouvoir voter de manière électronique, via Internet, il a finalement été décidé qu’ils devraient voter par courrier. Un choix défendu par Nicolas et entériné par 43 voix sur 47 présents. Mais cette option n’est pas approuvée par ses principaux rivaux. Ni Alain Juppé, ni François Fillon, ni Bruno Le Maire n’étaient d’ailleurs pas présents lors du bureau politique. Lors du vote de mardi, seuls les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Raffarin, Fabienne Keller et Olivier Chartier se sont prononcés contre, indique L’Opinion. Mercredi, dans un communiqué, François Fillon affirme que les Français de l’étranger doivent « avoir la possibilité de voter à la primaire dans des conditions qui respectent la spécificité de leur territoire de résidence ». « Je défendrai le droit des Français de l’étranger à s’exprimer dans cette consultation démocratique. Il en va de l’égalité entre tous les Français », poursuit l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Je veux que les Français de l’étranger puissent voter aussi facilement que les Français qui résident sur le territoire français », a pour sa part déclaré Bruno Le Maire sur France Info, jugeant « beaucoup plus simple » le vote par Internet. « On se prive de faire voter les Français installés à l’étranger. Je trouve que c’est dommage », a pour sa part déclaré au JDD Nadine Morano. « J’aimerais que le président des Républicains remette le sujet à l’ordre du jour officiellement, et qu’on ait un débat là-dessus », indique-t-elle. Saisie du problème, la Haute autorité de la primaire a rapidement réagi. « Cette position n’est pas celle qui lui avait été transmise jusqu’à présent et sur la base de laquelle elle a travaillé », écrit-elle dans un communiqué. Le guide de la primaire, publié la semaine dernière, indique d’ailleurs, dans son article 6, que le vote des Français de l’étranger sera électronique. « Attirant l’attention sur les difficultés propres à l’organisation du scrutin pour les 1,2 million de Français établis hors de France », la Haute autorité appelle à un nouveau vote du bureau politique sur les « propositions de modifications de la Charte de la primaire permettant un vote effectif des Français établis hors de France ».Mardi, lors du bureau politique, Nicolas Sarkozy avait pris la parole après les explications de Thierry Solère sur le choix du vote électronique pour les Français de l’étranger. « Tu vois, je reviens de la Somme. Je ne vois pas au nom de quoi un mec de la Somme devrait faire 40 kilomètres pour aller voter, alors qu’un golden boy de New York n’aurait qu’à appuyer sur un bouton », aurait déclaré dans la foulée le président des Républicains, relate L’Opinion.

 

(Avec JDD)

Primaire à gauche : Aubry ou Macron ?

Primaire à gauche : Aubry ou Macron ?

Dans le cadre d’une éventuelle primaire à gauche un sondage Elabe pour BFM montre que les Français accordent leur préférence à Macron mais les électeurs de gauche sollicitent de manière très nette Martine Aubry.  Emmanuel Macron, apparaît comme le meilleur candidat de la gauche. Ainsi, 46% des sondés pensent qu’il ferait un bon représentant, devant Nicolas Hulot, issu lui de la société civile, qui remporte 44% d’opinions favorables et Manuel Valls (42%). L’enquête confirme le désamour des Français vis-à-vis de François Hollande qui apparaît auprès de seulement 20% des sondés comme un bon candidat. Alors que le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, annonce souhaiter qu’un seul candidat socialiste se présente dans l’éventualité d’une primaire à gauche, pour les partisans du courant, ce devrait être Martine Aubry. La maire de Lille est plébiscitée à 71% par les partisans de la gauche. Nicolas Hulot, encore une fois en deuxième position, est, pour 58% des sondés un bon candidat pour la gauche, devant, encore lui, Manuel Valls (56%). Un sympathisant de gauche sur deux estime également qu’Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron seraient une bonne chance pour leur parti. Martine Aubry arrive également en tête du classement des meilleures chances pour la gauche en 2017 réalisé auprès des sympathisants du Parti socialiste avec 73% d’opinions favorables. Ses poursuivants reçoivent un meilleur accueil puisque Manuel Valls représente pour 70% d’entre eux un bon candidat. François Hollande est lui choisi à 61%, juste devant Emmanuel Macron (60%).  Si les Français espèrent l’organisation d’une primaire, il fait peu de doutes pour eux que malgré tout François Hollande sera candidat à la prochaine échéance présidentielle. 63% des sondés pensent que l’actuel président de la République se présentera à sa propre réélection. Cette hypothèse est partagée par l’ensemble des électeurs, quelle que soit leur sensibilité politique. Ainsi, 68% des sympathisants de la gauche, et 77% au Front de Gauche

Sondage primaire à gauche : 70 % des Français pour

Sondage primaire à gauche : 70 % des Français pour

C’est le paradoxe 70 % des Français sont partisans d’une primaire à gauche pour autant ils  n’y croient pas beaucoup puisqu’ils pensent  à hauteur de 63 % que Hollande se représentera même s’il a très peu de chances de l’emporter D’après un sondage Elabe pour BFMTV, 69% des Français se prononcent en faveur d’une primaire à gauche. Toutefois, aucun candidat potentiel ne remporte la majorité pour se présenter en 2017. Ils sont 12 – voire 13 – à droite et au centre à prétendre à l’investiture de leur camp pour représenter ses couleurs à la présidentielle de 2017. A gauche, après l’expérience concluante de 2011 et face à l’étendue de la grogne à gauche après le débat sur la déchéance de nationalité et sur la loi Travail, l’idée fait son chemin. En janvier dernier déjà, une quarantaine de personnalités, dont Daniel Cohn-Bendit et Thomas Piketty, appelaient à une primaire à gauche. L’hypothèse de ce scrutin est particulièrement bien accueillie par l’opinion. Dans un sondage Elabe pour BFMTV - L’Opinion en direct, près de 7 Français sur 10 se prononcent en faveur de la tenue d’une primaire à gauche en vue de la présidentielle de 2017. Un chiffre stable par rapport à une précédente enquête en janvier. Plus précisément, 25% des sondés se disent « tout à fait » favorables à cette idée, alors que seulement 11% sont « tout à fait » opposés.  Dans le détail, ce sont les partisans du Parti socialiste qui sont les plus enclins, à 81%, à une primaire, ainsi que ceux d’Europe Ecologie-les Verts à 80%. Globalement, 79% des sympathisants de la gauche se prononcent en faveur d’un scrutin pour désigner le candidat de 2017. L’adhésion à cette hypothèse progresse de 5 points par rapport à janvier, au Front de Gauche, pour atteindre 75%.

 

Primaire à droite cadenassée par Sarkozy

Primaire à  droite cadenassée par Sarkozy

 

En délicatesse dans les sondages, Sarkozy cadenasse de plus en plus les primaires. Objectif éviter  la candidature de certains qui pourraien t lui faire de l’ombre. Il faut reconnaître que la multiplicité des candidatures ne clarifie pas non plus la situation. L’enjeu pour Sarkozy c’est de réduire le parrainage et le vote des sélecteurs au seul champ des républicains écartant ainsi le plus possible une ouverture vers les électeurs du centre voire de la gauche. Bref du tripatouillage qui ne grandit pas le concept de primaire ouverte et qui confirme la mainmise du parti sur l’organisation de cette consultation. S’agissant des parrainages, le bureau politique du parti d’opposition s’est prononcé à une large majorité (76 voix pour, six contre, une abstention) pour une « précision » du règlement, qui ne disait rien de la couleur politique des « parrains ». Désormais, les parrains devront signer la Charte d’adhésion aux valeurs républicaines de la droite et du centre, à l’instar des futurs votants. Face à la difficulté de réunir les parrainages d’au moins vingt parlementaires de sa famille politique, Nathalie Kosciusko-Morizet avait évoqué la possibilité d’en glaner chez les centristes et les écologistes. Lors de la réunion, la députée de l’Essonne, qui s’estime la cible d’une cabale de Nicolas Sarkozy et de ses principaux rivaux, a dénoncé un « tripatouillage » rédhibitoire, selon elle, pour les électeurs. Elle a notamment reçu l’appui de Dominique Bussereau, un soutien d’Alain Juppé, qui a souligné la nécessité d’ »accueillir les déçus de la gauche », et d’Henri Guaino, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui a jugé peu « correct » de changer les règles du jeu en cours de route, ont dit des participants. Un candidat à la primaire doit être parrainé par au moins 250 élus répartis sur au moins 30 départements, dont au moins 20 parlementaires, et par au moins 2.500 adhérents sur au moins 15 départements.

2017 : Juppé (41%) nettement devant Sarkozy (23%) pour la primaire

2017 : Juppé (41%) nettement devant  Sarkozy (23%) pour la primaire

Alain Juppé (41%) creuse l’écart avec Nicolas Sarkozy (23%) dans les intentions de vote pour le premier tour de la primaire présidentielle de la droite et du centre, selon un sondage Elabe pour BFM TV et L’Opinion publié mercredi. Dans l’hypothèse, aujourd’hui la plus vraisemblable, d’un second tour entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, le maire de Bordeaux l’emporterait aux primaires  avec 64% contre 36% à l’ancien président. Pour le premier tour, Bruno Le Maire se classe en troisième position avec 13% des intentions de vote devant François Fillon (11%). Viennent ensuite Nathalie Kosciusko-Morizet (4%), Nadine Morano (3%), Jean-François Copé (3%), Hervé Mariton (1%), Frédéric Lefebvre (0,5%) et Jean-Frédéric Poisson (0,5%). L’enquête a été réalisée par internet du 16 février au 16 mars auprès d’un échantillon de 5.001 personnes âgées de 18 ans et plus, à partir duquel a été extrait un sous-échantillon de 513 personnes inscrites sur les listes électorales et se disant certaines d’aller voter au premier tour de la primaire. Elabe estime à environ 4,4 millions d’électeurs le potentiel de participation au premier tour de la primaire, qui aura lieu le 20 novembre.

Primaire Les Républicains : Bruno Le Maire devant Sarkozy

Primaire Les Républicains : Bruno Le Maire devant Sarkozy

Après l’annonce officielle de sa candidature à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle de 2017, le député de l’Eure, Bruno Le Maire, décolle dans les sondages. Dans un baromètre Ifop pour Paris-Match, publié le mardi 8 mars 2016, celui qui se présente comme le candidat du renouveau affiche 47% de bonnes opinions auprès des Français. Il gagne 4 points auprès des Français et près de 13 points auprès des sympathisants de droite, par rapport au dernier baromètre de février 2016. Une percée d’autant plus remarquable que ses principaux rivaux dégringolent. Alain Juppé, chouchou des Français et des sympathisants de droite, reste en tête avec 64% de bonnes opinions, mais perd six points. François Fillon perd quant à lui 3 points et attire 49% de bonnes opinions. Bruno Le Maire se paye donc le luxe de figurer dans le trio de tête des hommes forts de la droite, devant Nicolas Sarkozy, dont il a été le ministre de l’Agriculture. L’ancien président de la République ne compte que 32% d’opinions positives.

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Et encore une candidate aux primaires de la droite avec NKM au programme un peu ésotérique puisqu’elle se veut candidate des rêves des Français et de la respiration. Moins dogmatique que  d’autres, a quand même du mal à donner une crédibilité populaire à sa personnalité de grande bourgeoise cultivée.  »Oui, je suis candidate. Nous avons complètement changé de monde. Il faut changer la politique aussi », a déclaré la députée Les Républicains. « Je suis candidate pour donner à chaque Français la maîtrise de sa vie […] pour permettre à chacun d’aller vers ses objectifs et ses rêves », a-t-elle expliqué, évoquant un « besoin de respiration ». Interrogée sur ses différences avec les autres candidats, celle qui dit vouloir « porter une conception complètement différente du pouvoir » a indiqué ne pas avoir « tellement envie de parler des autres ». « Ils le font tellement eux-mêmes », a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui publie aussi un livre intitulé Nous avons changé de monde (Albin Michel). Pour pouvoir participer à la primaire qui se tiendra en novembre, l’ancienne ministre de l’Ecologie devra récolter les parrainages nécessaires, dont 20 de parlementaires. Mardi soir, elle s’est dite confiante. Cette étape est faite « pour éviter les candidatures fantaisistes, pas pour écarter une sensibilité politique », a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet, en affirmant que les « parlementaires sont libres ». Pour afficher sa différence, cette dernière a rappelé sa position contre le « ni-ni » [ni PS, ni FN, NDLR] lors des dernières élections. « Cette sensibilité-là existe. Personne d’autre ne la représenterait sinon […] On peut ne pas être d’accord,  mais pas nier qu’elle existe », a-t-elle encore argumenté.

Primaire Les Républicains : « un concours de beauté ?

Primaire Les Républicains : « un concours de beauté ?

L’idée de primaire participe sans doute d’une avancée de la démocratie même si ces candidatures sont cadenassées par les partis politiques ce qui n’est pas tout à fait conforme à l’esprit même de la Ve République. A droite les candidatures se multiplient pour atteindre maintenant une dizaine de candidats. Le choix risque de se faire surtout sur l’apparence des candidats dans la mesure où ces derniers partagent à peu près les mêmes les orientations libérales Morano exceptées qui auraient davantage sa place au Front National. Du coup les primaires de droite risquent de ressembler à un concours de beauté ou notamment le critère de jeunesse est mis en avant. Faute de différence significative entre les candidats au risque donc d’assister à des règlements de compte. Ce que craint notamment Thierry Soler préside du comité d’orientation de cette primaire. Jean-Francois Copé, François Fillon, Alain Juppé, Frédéric Lefebvre, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet… Au 10 mars, neuf élus se sont déclarés candidats à la primaire de la droite et du centre. Une longue liste à laquelle s’ajoutera vraisemblablement le nom de Nicolas Sarkozy et peut-être celui de Michèle Alliot-Marie. Invité de RTL, Thierry Solère, président du comité d’organisation de cette primaire, estime toutefois que cette liste devrait se réduire à « cinq ou six candidats » d’ici le 20 novembre, date du premier tour. En charge de cette primaire, Thierry Solère doit également veiller à ce que ce scrutin ne mette pas à feu et à sang le parti Les Républicains. C’est pourtant ce que laissent présager certaines petites attaques déjà lancées ici et là, comme Nicolas Sarkozy qui insiste sur l’âge de son rival Alain Juppé, lequel n’hésite pas à faire référence à Paul Bismuth, l’alias de l’ancien chef de l’État dans l’affaire des écoutes téléphoniques. Un code de bonne conduite va donc être mis en place. « Si on édite des règles, il faut des sanctions et les faire appliquer. Tout le monde comprend bien que ce sera une compétition dans la même famille politique et qu’il faut éviter les coups bas. Les Français veulent un débat d’idées », conclut Thierry Solère.

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Primaire : NKM « candidate des rêves et de la respiration »

Et encore une candidate aux primaires de la droite avec NKM au programme un peu ésotérique puisqu’elle se veut candidate des rêves des Français et de la respiration. Moins dogmatique que  d’autres, a quand même du mal à donner une crédibilité populaire à sa personnalité de grande bourgeoise cultivée.  »Oui, je suis candidate. Nous avons complètement changé de monde. Il faut changer la politique aussi », a déclaré la députée Les Républicains. « Je suis candidate pour donner à chaque Français la maîtrise de sa vie […] pour permettre à chacun d’aller vers ses objectifs et ses rêves », a-t-elle expliqué, évoquant un « besoin de respiration ». Interrogée sur ses différences avec les autres candidats, celle qui dit vouloir « porter une conception complètement différente du pouvoir » a indiqué ne pas avoir « tellement envie de parler des autres ». « Ils le font tellement eux-mêmes », a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui publie aussi un livre intitulé Nous avons changé de monde (Albin Michel). Pour pouvoir participer à la primaire qui se tiendra en novembre, l’ancienne ministre de l’Ecologie devra récolter les parrainages nécessaires, dont 20 de parlementaires. Mardi soir, elle s’est dite confiante. Cette étape est faite « pour éviter les candidatures fantaisistes, pas pour écarter une sensibilité politique », a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet, en affirmant que les « parlementaires sont libres ». Pour afficher sa différence, cette dernière a rappelé sa position contre le « ni-ni » [ni PS, ni FN, NDLR] lors des dernières élections. « Cette sensibilité-là existe. Personne d’autre ne la représenterait sinon […] On peut ne pas être d’accord,  mais pas nier qu’elle existe », a-t-elle encore argumenté.

Primaire à droite : Lemaire candidat, un non-événement ridicule

 

Finalement l’annonce par Bruno Lemaire de sa candidature à la primaire de la droite constitue un non-événement d’ailleurs peu repris par les médias. Première raison,  les primaires de la droite commence à fatiguer l’opinion publique c’est le huitième ou neuvième candidat annoncé. Seconde raison, Bruno Lemaire en dépit de sa jeunesse relative n’apporte rien de vraiment nouveau. Ni sur le fond, ni sur la forme. Il a bien du mal à se distinguer des autres candidats partageant l’essentiel des orientations des principales têtes d’affiche des républicains comme Juppé, Fillon ou Sarkozy. Sur la forme,  la présentation de cette candidature a touché un peu au ridicule. Volontairement théâtralisé la déclaration de Bruno Lemaire, pourtant  intelligent, raisonnait comme une mauvaise pièce de théâtre. Sur le fond, Bruno Lemaire a beaucoup de mal à se distinguer et sur la forme il a le charisme d’une planche à repasser. Bref Bruno Lemaire a du mal à trouver son créneau. Au-delà de cette candidature se pose plus en plus la question de l’intérêt d’une primaire cadenassée par les partis politiques et qui ne correspondent pas à l’esprit de la Ve République. La plupart des candidats à cette primaire ne sont là que pour faire évaluer leurs rapports de force et préempter un futur portefeuille de ministre. Enfin le mécanisme des primaires ne correspond pas à la culture de la droite cela d’autant plus que les différents candidats sont à peu près d’accord sur l’essentiel est que la différence se fera sur des détails et sur le look. Bruno Le Maire a officialisé mardi soir sa candidature à la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017, avec l’ambition de bousculer le scénario annoncé d’un duel entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. A 46 ans, l’ancien ministre et député de l’Eure (Les Républicains) entend incarner une offre politique nouvelle face aux figures de « l’ancien régime », une pique adressée à ses principaux adversaires à la primaire de novembre.  Il a choisi de confirmer ses ambitions, en chemise blanche et col ouvert, sans cravate, au milieu de sympathisants réunis au coeur de la « France discrète » qu’il affectionne, loin de la « technocratie » parisienne dont il est pourtant issu. « Ma décision est simple, elle est forte, elle est inébranlable : oui je suis candidat pour devenir le prochain président de la République française », a-t-il déclaré lors d’un discours à Vesoul, en Haute-Saône. Selon une enquête Ifop-Fiducial pour iTELE, Paris Match et Sud Radio publiée mardi, Bruno Le Maire n’arriverait qu’en troisième position au premier tour de la présidentielle avec 17% des suffrages, derrière Marine Le Pen (Front national, 28%) et François Hollande (18%), s’il était le candidat LR.

Pour une primaire à gauche (Jean-Christophe Cambadélis)

Pour une  primaire à gauche (Jean-Christophe Cambadélis)

Pour la première fois Jean-Christophe Cambadélis se prononce nettement pour l’organisation d’une primaire rassemblant toute la gauche. Un changement de position pour tenir compte d’une part de la possibilité d’un retrait de François Hollande, aussi de la nécessité d’isoler Mélenchon dans ses contradictions.. On sait en effet que Mélenchon n’acceptera jamais de se confronter à Hollande par peur d’avoir ensuite à se désister en sa faveur si l’actuel président de la république devait gagner les primaires. Mélenchon acceptera sans doute pas plus de rentrer dans une logique des primaires s’il s’agit d’un autre candidat du parti socialiste. Du coup la primaire avec Hollande paraît très hypothétique. Mais elle sera vraisemblable si Hollande, laminé dans des sondages catastrophiques, finit  par renoncer à se présenter en 2017. D’une certaine façon Jean-Christophe Cambadélis joue donc sur plusieurs tableaux et ménage l’avenir. Par avance, il fait porter à Mélenchon la responsabilité de la défaite de la gauche L’organisation d’une primaire « rassemblant toute la gauche » s’impose pour remporter l’élection présidentielle de 2017, a déclaré jeudi le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.   »Elle doit permettre de définir un candidat unique de la gauche, c’est le seul moyen de gagner la présidentielle », a-t-il ajouté. « S’il y a émiettement à gauche, eh bien nous serons éliminés au premier tour ».  En 2012, à la dernière élection présidentielle, la gauche était partie en ordre dispersée mais François Hollande avait remporté une primaire à laquelle seuls des socialistes et le président du parti radical de gauche avaient concouru. Mais la perspective d’une possible accession du Front national au second tour en 2017 a poussé ces derniers mois les dirigeants de gauche à réfléchir à un moyen d’éviter un trop grand nombre de candidatures. « S’il y a une primaire de toute la gauche, elle s’imposera à toute la gauche », a dit Jean-Christophe Cambadélis. « Elle s’imposera a tout le monde, donc au président de la République », qu’il juge être le « candidat le plus crédible. » « Mais pour l’instant, il n’y a pas une primaire de toute la gauche parce que ce qu’on nous propose c’est une primaire d’une partie de la gauche contre une autre partie de la gauche », a-t-il ajouté, faisant allusion notamment à Jean-Luc Mélenchon. « Le problème n’est pas la primaire c’est son

Hulot candidat à la primaire à gauche ?

 

Hulot candidat à la primaire à gauche ?

 

La primaire à gauche n’est pas encore d’actualité mais déjà on commence à se préoccuper des candidats possibles pour la sélection des présidentielles de 2017. Cette primaire à gauche aujourd’hui apparaît peu probable car le PS  considère que le candidat naturel de la gauche pour 2017 est François Hollande. Toutefois l’organisation d’une primaire à gauche n’est pas impossible dans la mesure où François Hollande pourrait déclarer forfait au dernier moment tellement il est impopulaire. Il patauge aujourd’hui autour de 20 % dans les sondages de popularité ; si sa cote ne remonte pas il est à peu près sur d’être éliminé au premier tour des présidentielles. François Hollande ne prendra peut-être pas le risque d’une défaite infamante et laisserait alors le champ libre à d’autres candidats. En outre les sympathisants de gauche sont à 80 % favorables à cette primaire sans doute précisément pour éliminer Hollande. Mais quel autre candidat à gauche , personne au PS ne fait vraiment l’unanimité, pire les sympathisants de gauche préféreraient Nicolas Hulot qui n’appartient même pas au parti socialiste.  Les sympathisants de gauche sont cependant divisés sur les personnalités dont ils souhaitent qu’elles jouent un rôle important à l’avenir. Selon l’enquête Ifop-JDD, Nicolas Hulot apparaît comme celui qui aurait la plus grande capacité à rassembler. L’écologiste est choisi par 61% de ces sympathisants (50% des Français). Il devance Martine Aubry (59% à gauche, mais seulement 37% sur l’ensemble des sondés) et Manuel Valls (54% des sympathisants), qui est en tête chez les seuls sympathisants PS (72%).

2017 : près de 80 % des sympathisants de gauche pour une primaire

 

2017 : près de 80 % des sympathisants de gauche pour une primaire

L’éventualité d’une primaire à gauche dans la perspective de l’élection de 2017 prend de l’ampleur avec le soutien de 78% des sympathisants de gauche. Une primaire justifiée par le rejet de la candidature de François Hollande qui ne reçoit à gauche que 10 % de soutien. Plus François Hollande et l’PS s’entêtent  à vouloir éviter une primaire à gauche et plus les sympathisants la réclament. À la question « êtes-vous favorable ou opposé à l’organisation d’une primaire », 28% des sympathisants de gauche se disent « tout à fait favorables », 50% « plutôt favorables », contre 15% de « plutôt opposés » et 6% de « tout à fait opposés », selon un sondage Elabe pour BFM TV.  Dans le détail, les sympathisants socialistes sont les plus ouverts à cette élection (81%) juste devant les militants d’Europe Ecologie-Les Verts (79%). Du côté du Front de Gauche, les adhérents sont un peu plus réservés avec 70% d’approbation alors que leur porte-voix, Jean-Luc Mélenchon refuse fermement de s’opposer à François Hollande.  »Je ne veux pas être dans une primaire car si François Hollande gagne la primaire, je ne respecterai pas le résultat et n’appellerai pas à voter pour lui », a-t-il clamé au micro RTL ce jeudi 14 novembre. À droite et au centre, 78% des sympathisants sont favorables à une telle primaire à gauche, tout comme 53% des sympathisants frontistes et 62% des sondés n’exprimant aucune préférence partisane.  Et si l’actuel président de la République apparaît en pôle position pour se présenter à un second mandat, les électeurs ne sont pas du même avis. Si une telle primaire devait avoir lieu, « le meilleur candidat de la gauche à l’élection présidentielle » serait pour les sympathisants de gauche Manuel Valls. L’actuel Premier ministre reçoit 29% des intentions de vote, devant Martine Aubry (22%) et François Hollande (19%). Derrière, Emmanuel Macron (15%), Arnaud Montebourg (8%), Jean-Luc Mélenchon (4%) et Cécile Duflot (1%) complètent le classement. Sur l’ensemble de l’échiquier politique, Manuel Valls conserve sa première position (29%) alors qu’Emmanuel Macron le talonne (28%). Martine Aubry (13%) et Arnaud Montebourg (11%) suivent et devancent même François Hollande qui ne reçoit que 10% des intentions de vote, devant Jean-Luc Mélenchon (4%) et Cécile Duflot (1%).

La vieille gauche pour l’organisation d’une primaire

 

La vieille gauche pour l’organisation d’une primaire

 

C’est évidemment la vieille gauche gardienne du dogme des valeurs républicaines jamais mises en œuvre qui se réveille en réclamant l’organisation d’une primaire à gauche en vue de l’élection présidentielle de 2017. Ce réveil de la vieille gauche est surtout provoqué par l’opposition farouche à la mesure de déchéance de nationalité. La proposition est clairement une manifestation contre la politique conduite par Hollande et Valls. Certes il est bien difficile de trouver des excuses au fiasco de la politique menée par le président de la république dont la légitimité pour 2017 est très largement contestée par une très grande partie de l’opinion publique. Pour autant ce n’est certainement pas de la part de cette gauche archaïque constitué essentiellement de bobos et d’indignées permanents qu’il faut attendre le renouveau espéré du logiciel idéologique et politique du parti socialiste. Dans une tribune publiée dans le journal Libération, lundi 11 janvier, ces  socialistes de salon ont lancé un appel à l’organisation d’une primaire à gauche en vue de l’élection présidentielle de 2017. En théorie, un tel scrutin est prévu dans les statuts du Parti socialiste, y compris pour un président sortant. Mais en pratique, elle est plus qu’incertaine.  Selon plusieurs sources, François Hollande n’a pas envie de se frotter à une compétition interne. Il se garde bien de tout commentaire public mais ses proches s’en chargent pour lui. « Quand on a un président sortant, c’est le candidat naturel. Ça ouvrirait des débats polémiques, les Français attendent de François Hollande qu’il travaille pour la France, pas qu’il bataille ou qu’il ferraille avec des écologistes ou des socialistes pour se faire désigner », lance ainsi Didier Guillaume, le chef de file des sénateurs socialistes, interrogé par RTL. « Encore un mauvais coup d’Aubry », ironise un autre socialiste avec des propos qui ne manquent pas de rappeler que la primaire avait été intégrée dans les statuts du temps où la maire de Lille était à la tête du parti.

Des intellos pour une primaire à gauche et virer Hollande

Des intellos pour une primaire à gauche et virer Hollande

 

En clair l’appel d’un certain nombre d’intellos de gauche pour une primaire a surtout pour objectif de virer Hollande de la course en 2017. La plupart en effet sont en désaccord avec les orientations du président actuel tant sur le plan économique que sur le plan sociétal (la déchéance de nationalité par exemple). De toute manière l’opinion  publique elle-même ne souhaite pas que Hollande se représente et sauf événement imprévu Hollande n’a aucune chance de se qualifier au second tour de 2017. Pour l’instant la question de la candidature est taboue au PS mais si la tendance des sondages ne se modifie pas elle se posera nécessairement au cours de l’année 2016. Cette  de primaire n’est pas nécessairement anachronique dans la mesure où il est  biens difficiles aujourd’hui de savoir quel est la véritable orientation du PS tellement l’écart est grand entre les positions des frondeurs et la ligne libérale que portent  Macron et Valls. L’économiste Thomas Piketty, le sociologue Michel Wieviorka, Daniel Cohn-Bendit ou encore l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot… Une trentaine d’intellectuels et de politiques lancent un appel pour l’organisation d’une primaire à gauche en vue de la présidentielle de 2017, à paraître lundi dans le journal Libération.  « Nous refusons la passivité face à l’abstention, au vote Front national et à la droitisation de la société », écrivent en préambule les auteurs de cet appel relayé par Libé, plaidant pour « une grande primaire des gauches et des écologistes ». « Notre primaire est la condition sine qua non pour qu’un candidat représente ces forces à l’élection présidentielle en incarnant le projet positif dont la France a besoin pour sortir de l’impasse. » Pour que l’élection de 2017 « contribue vraiment à la sortie de la crise politique et ouvre enfin de nouvelles perspectives économiques, sociales, environnementales et démocratiques, il faut qu’aient été débattus et mis en lumière des choix et des alternatives claires sur les enjeux majeurs », ajoutent les signataires, parmi lesquels figurent également le démographe Hervé Le Bras, l’écrivaine Marie Desplechin ou encore le cinéaste Romain Goupil. Invité de France Info dimanche soir, l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot a estimé qu’il fallait « reconstruire une légitimité démocratique pour un candidat de gauche ». Résultat, selon lui : « Si François Hollande décide de continuer (en 2017), il faudra qu’il se relégitime » en participant à la primaire.

Primaire à droite : l’intox des sondages

Primaire à droite : l’intox des sondages

Dans plusieurs sondages pour les primaires à droite, Juppé apparaît nettement tête ;  brutalement BVA sort un sondage ou Sarkozy prend le dessus. La  réalité c’est que la plupart des sondages sont très approximatifs. Très discutables sur le plan méthodologique car on ne connait pas l’électorat, donc impossible d’élaborer un échantillon pertinent. Au delà des aspects méthodologiques se posent des questions politiques et déontologiques. Car ces sondages sont aussi destinés à influencer l’opinion publique. Ainsi ce titre suite au récent sondage BVA « Sarkozy inverse la tendance et l’emporte sur Juppé »avec ce commentaire : » Nicolas Sarkozy , grand favori dans un sondage BVA publiée lundi dans la presse régionale ».  L’ancien chef de l’Etat arriverait  en tête du premier tour (38% d’intentions de vote) devant son concurrent Alain Juppé (31%). Une inversion des courbes qui se confirme au second tour : Sarkozy l’emporterait avec 52% des suffrages sur l’ancien Premier ministre (48%). » Au premier tour, les deux principaux challengers maintiennent leur position : Bruno Le Maire est troisième (11%) suivi par François Fillon (8%). Nadine Morano créé la surprise en cumulant 5% d’intentions de vote, devant Xavier Bertrand (2%), Nathalie Kosciusko-Morizet (2%), Hervé Mariton (2%) et Jean-François Copé (1%). A noter que les marges de progression peuvent encore évoluer. En effet, alors que le scrutin n’aura lieu que les 20 et 26 novembre 2016, ils sont encore 14% à n’avoir pas encore fait leur choix au premier tour. Mais en plus des biais déjà indiqué, BVA n’insiste pas beaucoup sur le fait que Sarkozy serait en tâte des primaires à conditions que des électeurs FN participent au vote sinon ce serait Juppé qui serait en tête. Conclusion des sondages à manier avec des pincettes car les propriétaires des organismes de sondage sont loin d’être neutres.

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