Archive pour le Tag 'prévoir'

Finances-Cryptomonnaies: Prévoir l’éclatement d’une bulle pour John Paulson

Cryptomonnaies: Prévoir l’éclatement d’une bulle pour John Paulson 

Le patron du hedge fund avait prédit l’effondrement du marché lors de la dernière grande crise financière prévoit aussi l’éclatement d’une bulle pour les cryptomonnaies.

 « Je ne recommanderais à personne d’investir sur les cryptomonnaies (cryptos), qui n’ont aucune valeur. C’est une bulle et leur valeur ne monte que parce qu’il y a une offre limitée. Une fois que l’exubérance disparaîtra ou la liquidité se tarira, elles convergeront vers zéro », a-t-il déclaré sur Bloomberg TV.

Ces critiques récurrentes sur l’absence de valeur fondamentale du bitcoin et des cryptos (pas de dividendes, volatilité , bulle…) sont surtout le fait des gestionnaires alternatifs investis sur les actions.

Cryptomonnaies: Prévoir l’éclatement d’une bulle pour John Paulson

Cryptomonnaies: Prévoir l’éclatement d’une bulle pour John Paulson 

Le patron du hedge fund avait prédit l’effondrement du marché Lors de la dernière grande crise financière prévoit aussi l’éclatement d’une bulle pour les cryptomonnaies.

 « Je ne recommanderais à personne d’investir sur les cryptomonnaies (cryptos), qui n’ont aucune valeur. C’est une bulle et leur valeur ne monte que parce qu’il y a une offre limitée. Une fois que l’exubérance disparaîtra ou la liquidité se tarira, elles convergeront vers zéro », a-t-il déclaré sur Bloomberg TV.

Ces critiques récurrentes sur l’absence de valeur fondamentale du bitcoin et des cryptos (pas de dividendes, volatilité , bulle…) sont surtout le fait des gestionnaires alternatifs investis sur les actions.

Passe sanitaire: forte manif à prévoir

Passe sanitaire: forte manif à prévoir 

237.000 anti-passe sanitaire  le week-end dernier, selon les chiffres officiels. Ils n’étaient que 114.000 trois semaines plus tôt.

Les services de renseignement prévoient une mobilisation oscillant entre 200.000 et 250.000 manifestants.  En fait la participation est largement alimentée par les anti passe mais aussi par les anti Macron. Après le 15 août, cette constatation pourrait bien s’installer dans la durée et finalement prendre le relais des gilets jaunes mais avec un caractère encore plus politique qui vise à mettre en cause le pouvoir non seulement vis-à-vis de la crise sanitaire mais des orientations en général.

On objectera que les actions sont pas encore massives cependant si le mouvement se perpétue dans les semaines à venir, ce qui est probable, le risque pour le pouvoir c’est que s’agrègent à cette contestation sanitaire et politique des revendications d’ordre social à la rentrée.

Record de CO2 à prévoir pour le futur (AIE)

Record de CO2 à prévoir pour le futur (AIE)

 

 

 

D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE)  les  émissions mondiales de CO2, source première du réchauffement, devraient atteindre un niveau jamais vu d’ici 2023. Elles devraient également continuer à croître par la suite, au vu de la trop faible part que les plans de relance liés au Covid consacrent aux énergies propres, a mis en garde l’agence ce mardi.

Les États ont débloqué des sommes sans précédent pour affronter la pandémie, mais à peine 2% sont allées à ce jour à la transition en faveur des énergies propres, a calculé l’AIE dans une analyse des plans de relance et de leur impact énergétique.

L’agence internationale de l’énergie qui surveille aussi les émissions de gaz à effet de serre issues de l’énergie (soit la majorité des émissions totales), rappelle qu( il faut abandonner tout nouveau projet d’exploration de combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon).

Une explosion des faillites à prévoir

  • Une explosion des faillites à prévoir

 

En moyenne pour reconnaître une vague de faillites en croissance de l’ordre de 5 % en 2021 étant entendu qu’il y aura beaucoup d’écart de cette moyenne. Aujourd’hui par exemple on prévoit qu’un minimum de 25 % d’entreprises de l’hôtel restauration tourisme pourrait être mis en faillite. Tout dépendra en faite de la durée des mesures restrictives. Si ces mesures devaient encore durer au-delà de l’été, les faillites dans ce secteur pourraient atteindre au moins 40 %.

 

Selon une note du cabinet Asteres commandée par les administrateurs et mandataires judiciaires, le nombre de faillites d’entreprises devrait fortement augmenter dans les mois à venir. La mise en place de nombreuses aides en 2020 et leur prolongement cette année ont largement contribué à amortir le choc de la crise sanitaire. Les liquidations judiciaires ont diminué de 37% en 2020.

Avec le chômage partiel, le fonds de solidarité et les prêts garantis, les annulations de charges et reports de cotisations, l’Etat s’est en quelque sorte substitué aux entreprises pour assurer les salaires des entreprises fermées administrativement et les charges fixes (loyers, factures…).

« Les aides ont eu des effets très importants. Même si les prévisions de croissance sont révisées à la hausse, le rattrapage économique devrait être partiel. Des entreprises devraient sortir du marché. Beaucoup sont endettées et se retrouvent avec des problèmes de liquidité ou en situation d’insolvabilité. Les faillites pourraient augmenter dans une proportion située entre 2,3% et 12,1% » a déclaré l’économiste Pierre Bentata lors d’un point presse ce mercredi 7 avril.

Elections départementales et régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

Elections départementales et  régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

 

 

La claque électorale monumentale aux élection départementales et régionales constitue le scénario le plus probable. En cause l’absence totale de présence d’un parti qui est en réalité n’a jamais existé et n’est pas implanté localement. Même les ténors  de la république en marche refusent de prendre le risque d’une défaite. Les ministres comme les autres principaux responsables trouvent des prétextes variés pour ne pas prendre part à la débâcle comme tête de liste. D’une part ils perdraient leur portefeuille ministériel et autre attribution, d’autre part ils fusilleraient –la carrière politique.

 

Du coup on a sous-traité les risques de la défaite à des seconds couteaux complètement inconnus en général localement.  Par exemple, On ne devrait pas apercevoir l’ombre d’un ministre de plein exercice lancé contre un présidentiable de droite. Jean-Michel Blanquer a invoqué la crise sanitaire pour ne pas affronter Valérie Pécresse. Nouvelle égérie des macronistes, Gabriel Attal, n’a pas donné suite pour les mêmes raisons. Refus identiques d’Olivier Véran et d’Olivier Dussopt face à Laurent Wauquiez. Barbara Pompili n’a pas cédé aux sollicitations pour s’inviter dans le match Xavier Bertrand-RN.

 

Mais dans d’autres régions sans leaders nationaux, la plupart des représentants de la république en marche souffrent d’une insuffisance de popularité voir son même pratiquement inconnu. Dans ces conditions président de la République entrevoit aussi l’hypothèse d’une nouvelle raclée électorale, dans le prolongement de celle enregistrée aux élections municipales de mars et juin 2020. LREM n’avait réussi à s’imposer dans aucune grande ville. Selon les chiffres récemment publiés par le ministère de l’Intérieur, le parti avait même enregistré un score au niveau national. Les chiffres ont été tellement décevants que le ministère de l’intérieur a mis du temps à les publier et ce n’est que très récemment et sur insistance de l’opposition que des statistiques un peu précises ont émergée du ministère de l’intérieur

Economie française : prévoir une guérison plus structurelle

Economie française : prévoir une guérison plus structurelle

Matthieu Courtecuisse et Olivier Marchal dans l’Opinion évoque la problématique de remise sur pied structurel de l’économie française.

Matthieu Courtecuisse est président de Syntec Conseil et PDG de Sia Partner. Olivier Marchal est administrateur de Syntec Conseil et président de Bain & Company en France.

La crise du coronavirus a montré l’importance d’avoir en France des entreprises fortes et productives. Si la France veut redevenir durablement une terre de production, et pas seulement d’importation, il faut établir dès maintenant le bon diagnostic, puis envisager le bon remède. Après avoir interrogé 300 dirigeants ou décideurs d’entreprise avec l’Ifop, nous proposons quelques pistes.

Le diagnostic d’abord. La crise a frappé la France en février dernier alors que la situation s’améliorait enfin avec 10 000 emplois industriels créés en 2019 après deux décennies de désindustrialisation, le recul du déficit commercial et du chômage, grâce notamment à des réformes de compétitivité : trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés, allégement du Code du travail, transformation du CICE [crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi] en baisse de charges, réforme de l’apprentissage.

Les premiers résultats étaient bien là, et, s’ils n’étaient pas aussi importants qu’espérés, c’est parce que la France revient de trop loin. Rappelons qu’en dépit des réformes fiscales, le pays reste classé 141e sur 141 par la Banque Mondiale pour le poids de la fiscalité. Les entreprises françaises sont toujours privées chaque année de 61 % de leur résultat commercial par diverses taxes et cotisations, contre 40 % en moyenne pour leurs rivales européennes. Autant d’argent en moins pour investir, innover et créer des emplois en temps normal. En temps de crise, autant de réserves en moins pour résister et se relancer.

La crise liée à la Covid-19 n’invalidera pas les règles élémentaires de l’économie, au contraire : au-delà de la gestion de l’épidémie, on constate aujourd’hui que les pays qui redémarrent le plus vite et qui retrouveront rapidement leur richesse d’avant crise sont ceux qui affichent la meilleure compétitivité

Freins à la compétitivité. Le mal profond est donc clairement identifié, et la Covid ne l’a pas changé. Les dirigeants d’entreprise interrogés ce mois-ci par l’Ifop pour Syntec Conseil sont unanimes : ils placent toujours le coût de la main-d’œuvre et la fiscalité sur les entreprises en tête des freins à leur compétitivité, devant les contraintes réglementaires.

Le remède ensuite. A court terme, avec une récession de plus de 9 % en 2020 et une activité à l’arrêt dans certains secteurs, des mesures conjoncturelles de soutien sont indispensables pour ranimer l’économie. A cet égard, le plan de relance présenté par le gouvernement va globalement dans le bon sens et est bien perçu par les dirigeants en entreprise : une grande majorité d’entre eux le trouve satisfaisant.

Mais pour un rebond durable, il sera nécessaire de faire émerger une compétitivité nouvelle, et pour cela de continuer à traiter les faiblesses structurelles de notre économie.

La crise liée à la Covid-19 n’invalidera pas les règles élémentaires de l’économie, au contraire : au-delà de la gestion de l’épidémie, on constate aujourd’hui que les pays qui redémarrent le plus vite et qui retrouveront rapidement leur richesse d’avant crise sont ceux qui affichent la meilleure compétitivité. La récession cette année en Allemagne a été deux fois moins grave qu’en France, et nos voisins tablent sur un retour à l’équilibre budgétaire et à un taux de chômage à 5,5 % en 2022, sans compter les excédents commerciaux records.

A défaut de réforme en faveur de la compétitivité, le décrochage avec nos voisins risque de s’accentuer et de durer. Sans réforme, les discours sur les relocalisations resteront des incantations : ils ne seront pas suivis d’effets. Réciproquement, les délocalisations continueront, en particulier celles des emplois d’encadrement et de conception, en raison de charges sociales prohibitives pour ces salariés et des nouveaux horizons ouverts par le télétravail.

Dépenses publiques. Les sceptiques répondront que le gouvernement a les mains liées par un déficit abyssal, qu’un rétablissement de la compétitivité française est impossible. Ce serait oublier un grand enseignement de cette crise : chaque Français a pu constater qu’à dépenses publiques et niveaux d’impositions inférieurs, de nombreux pays bénéficiaient de meilleurs services publics et d’une organisation administrative plus efficace.

Dans les hôpitaux par exemple, le pourcentage de personnel administratif est de 34 % en France, contre 26 % en Allemagne, ce qui représente des milliards d’euros en moins pour s’équiper en matériel ou mieux payer les soignants, et des milliards de plus en taxes…

Pour quelle raison ? Certainement pas faute de dévouement et de professionnalisme des agents : soignants de l’hôpital public, policiers et autres font un travail exemplaire et sont applaudis des Français. Le problème est organisationnel : trop d’argent se perd dans le millefeuille administratif et social, trop peu arrive in fine sur le terrain. Dans les hôpitaux par exemple, le pourcentage de personnel administratif est de 34 % en France, contre 26 % en Allemagne, ce qui représente des milliards d’euros en moins pour s’équiper en matériel ou mieux payer les soignants, et des milliards de plus en taxes…

Idem dans l’éducation, où les personnels administratifs sont deux fois plus nombreux que chez nos voisins, pour des enseignants moins bien payés et des résultats moins bons. Les exemples de complexité administrative, de doublons de compétence, de gâchis, d’établissements publics et de dispositifs sociaux multipliés au gré des circonstances sont légion.

Les réformes structurelles sont donc possibles, à condition de revoir en profondeur les dépenses publiques. Les dirigeants en entreprise, en proie avec ces enjeux de « bonne gestion » au quotidien, ne s’y trompent pas : ils sont 85 % à se dire favorables à une revue des dépenses publiques une fois la crise de la Covid-19 terminée, et même 40 % à souhaiter une baisse drastique !

Pour produire de nouveau, se réindustrialiser, notre économie doit guérir : de la crise liée à la Covid-19, mais aussi et surtout du déficit structurel de compétitivité que le gouvernement avait commencé à traiter avec succès. Ce renouveau productif ne pourra advenir véritablement que si la sphère publique se réorganise et apprend à faire plus avec moins. C’est la condition nécessaire du rétablissement durable de la compétitivité. La bonne nouvelle est que tout le monde sait désormais cet objectif à notre portée !

Matthieu Courtecuisse est président de Syntec Conseil et PDG de Sia Partner. Olivier Marchal est administrateur de Syntec Conseil et président de Bain & Company en France.

 

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

Coronavirus : prévoir en France la même situation qu’en Angleterre (Anne-Claude Crémieux, professeure)

« On a, dans cette crise, parfois considéré que ce qui arrivait à nos voisins ne nous arriverait pas », rappelle Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris et membre de l’Académie de médecine. « Aujourd’hui il faut se rendre à la raison : ce qui arrive à l’Angleterre va nous arriver », alerte-t-elle ce mardi 12 janvier sur RTL.

L’infectiologue souligne que le problème n’est pas de savoir si cela va nous arriver, mais quand : « peut-être a-t-on un peu plus de temps qu’eux, et là il faut utiliser ce temps pour s’organiser, pour vacciner ». Pour savoir réellement combien de temps la France a devant elle pour faire face au variant britannique, il faut attendre qu’un « état des lieux précis » soit dévoilé dans les prochains jours.

En effet, la question fondamentale est de savoir « quel est le taux de pénétration du virus sur le territoire français », assure Anne-Claude Crémieux. « Soit nous sommes encore avec 1 à 2% de virus variant sur le territoire, on a un peu plus de temps, ça se compte en semaines. Soit on est déjà à 10 à 20% et il faut se préparer à vivre la situation anglaise dans les jours qui viennent« , prévient la professeure.

 

L’infectiologue rappelle que « ce variant se diffuse extrêmement rapidement, il est capable de mettre en tension extrême le système de santé, il faut donc à la fois imaginer que s’il est présent de façon importante sur le territoire on doit utiliser toutes les mesures de freinages qui sont à notre disposition et il faut accélérer la campagne vaccinale« .

Un variant « dangereux » de par sa propagation très rapide. « On sait qu’il est plus transmissible, aux environs de 50% plus transmissible que les souches antérieures. On sait qu’il n’est pas plus virulent, c’est-à-dire qu’il ne donne pas de formes plus sévères et ce qu’on attend de savoir de manière certaine, c’est qu’il n’a pas d’impact sur le vaccin », dit Anne-Claude Crémieux.

« Ce mutant va remplacer les souches qui sont actuellement circulantes », indique la professeure en maladies infectieuses, qui prévient que la Covid-19 peut encore varier : « au début on disait que ce virus mutait peu, finalement on vient d’apprendre qu’il était capable de muter et d’intégrer un grand nombre de mutations dans son génome. À terme, cela veut dire qu’il va continuer à muter et il faut se préparer à l’idée que les vaccins vont être obligés au fur et à mesure d’intégrer ces modifications ».

Economie-Tsunami de faillites à prévoir

Economie-Tsunami de faillites à prévoir

 

L’ Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) craint une augmentation de faillites de 80 % dans les prochains mois. En cause, une baisse de l’activité et une forte détérioration des résultats des entreprises. L’OFCE souligne que l’aide aux entreprises et relativement insuffisantes par rapport aux enjeux. Pour l’instant pour l’essentiel,  ces aides surtout constituées de possibilités de prêts mais qu’il faudra bien rembourser un jour l’autre. Le plan de 100 milliards du gouvernement est donc à relativiser d’autant plus que proportionnellement il est inférieur à celui décidé dans d’autres pays.

Les décalages fiscaux voire les annulations dans certains secteurs sont loin de compenser les pertes d’exploitation. Selon ces économistes, la réponse de l’État français à la crise provoquée par l’épidémie est pour l’instant trop modeste, comparée à celle de ses voisins, et trop centrée sur les ménages. «Il reste plus de 50 milliards de pertes dans le bilan des entreprises, a ainsi commenté Xavier Timbeau, le directeur de l’OFCE, en marge de la présentation des perspectives économiques 2020-2021 de l’institut. Si ces pertes ne sont pas traitées d’une façon ou d’une autre, cela aura des conséquences persistantes sur l’économie française car les entreprises continueront à licencier, peu investir….»

Selon l’OFCE, le choc s’élève à 51 milliards pour les groupes hexagonaux, quand il est limité à 3 milliards de livres au Royaume-Uni, 19 milliards d’euros en Espagne, 32 milliards en Italie et 43 milliards en Allemagne.

Tsunami de faillites à prévoir

.Tsunami de faillites à prévoir

 

L’ Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) craint une augmentation de faillites de 80 % dans les prochains mois. En cause, une baisse de l’activité et une forte détérioration des résultats des entreprises. L’OFCE souligne que l’aide aux entreprises et relativement insuffisantes par rapport aux enjeux. Pour l’instant pour l’essentiel,  ces aides surtout constituées de possibilités de prêts mais qu’il faudra bien rembourser un jour l’autre. Le plan de 100 milliards du gouvernement est donc à relativiser d’autant plus que proportionnellement il est inférieur à celui décidé dans d’autres pays.

Les décalages fiscaux voire les annulations dans certains secteurs sont loin de compenser les pertes d’exploitation. Selon ces économistes, la réponse de l’État français à la crise provoquée par l’épidémie est pour l’instant trop modeste, comparée à celle de ses voisins, et trop centrée sur les ménages. «Il reste plus de 50 milliards de pertes dans le bilan des entreprises, a ainsi commenté Xavier Timbeau, le directeur de l’OFCE, en marge de la présentation des perspectives économiques 2020-2021 de l’institut. Si ces pertes ne sont pas traitées d’une façon ou d’une autre, cela aura des conséquences persistantes sur l’économie française car les entreprises continueront à licencier, peu investir….»

Selon l’OFCE, le choc s’élève à 51 milliards pour les groupes hexagonaux, quand il est limité à 3 milliards de livres au Royaume-Uni, 19 milliards d’euros en Espagne, 32 milliards en Italie et 43 milliards en Allemagne.

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

Gestion prévisionnelle : doit-on ne plus prévoir le risque ?

 

Dans ce nouveau contexte de pandémie de Covid-19, acceptons de renoncer à savoir ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, affirment quatre dirigeants d’entreprises du think tank Entreprise et progrès dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

La pandémie nous a appris quelque chose : en dépit des sommes colossales que nos entreprises consacrent à vouloir le maîtriser, elles ne savent plus prédire le risque. Elles échouent à réconcilier la rigidité des méthodes de gestion du risque et l’agilité indispensable pour être en capacité d’absorber les chocs imprévus. La planification traditionnelle, linéaire, ne fonctionne plus. Alors, posons la question : dans un monde marqué par la fréquence, l’imprévisibilité et la force des chocs extérieurs, doit-on encore prévoir le risque ?

Dans le nouveau contexte, acceptons de renoncer à « savoir » ce qui va se produire. Organisons plutôt la résilience, cette capacité non pas à cerner les risques à l’avance mais à réagir vite et bien, cette nouvelle qualité qui nous permettra d’adopter des comportements adaptés à un environnement changeant.

Nos entreprises doivent nécessairement installer un corpus minimum de procédures centralisées et homogènes, mais doivent tout autant imposer l’autonomie de décision nourrie de l’intelligence des situations. Cette double piste est la clé du succès, voire de la survie, de nos entreprises.

Elles devront inventer une nouvelle diversité, authentiquement opérationnelle, pour faire émerger des talents internes d’un nouveau genre, capables de poser des diagnostics et d’apporter des réponses complexes. Les femmes et les hommes de l’entreprise réclameront et devront se voir octroyer un droit renforcé à l’initiative. C’est vital. Car oui, pour se protéger du risque, l’entreprise doit encourager la prise de risque.

Il existe des spécialistes. Ce sont les militaires. Eux savent que planification stratégique et discipline stricte sont les préalables indispensables à une prise de décision rapide, autonome, pertinente

Comment faire ? Avec quels outils ? Pour remplacer la prévision traditionnelle, probabiliste, du risque, nous avons besoin de collaborations innovantes pour explorer les différents mondes dans lesquels nous risquons de nous retrouver. Il est temps de prendre nos distances avec les calculs statistiques de fréquence et de gravité pour redécouvrir la puissance du « scénario planning », et commencer à prendre conscience des options stratégiques dont on ignore absolument tout aujourd’hui. Les scénarios doivent décrire des mondes différents et pas seulement des résultats différents dans le même monde. L’impensable, et pas seulement l’inattendu.

 

Séparatisme islamique : prévoir de forts affrontements

Séparatisme islamique : prévoir de forts affrontements

Dans le journal l’opinion, Thibault de Montbrial , avocat des questions de sécurité prévoit un affrontement à propos du séparatisme islamique. (Interview  dans l’opinion)

: « Nous allons assister à une bagarre. Une partie du pays va s’opposer à cette guerre déclarée à l’islamisme »

 

Thibault de Montbrial

 « Le séparatisme islamiste » : l’adversaire est cette fois désigné par le président de la République ?

Enfin ! Ce positionnement d’Emmanuel Macron sur l’islamisme, nous l’avons attendu. L’ennemi, c’est en effet l’islamisme avec sa traduction violente – le jihadisme – mais aussi sa traduction politique – l’islam politique. Le terrorisme a produit un tel effet de sidération sur nos sociétés qu’on en a, ces dernières années, presque oublié que nous sommes également vulnérables à l’islam politique. Or, à une minorité déjà tombée dans la violence s’ajoute désormais une part plus importante de la communauté musulmane pour laquelle l’islam politique prime. Selon un récent sondage IFOP, trois jeunes musulmans sur quatre font passer leur religion avant les lois de la République.

Trois ans du quinquennat ont été perdus ?

Dès le début de son mandat, Emmanuel Macron avait une vision très claire de la déstabilisation qui résultait du terrorisme islamique. Un bon travail a été fait sur le sujet. En revanche, sur l’islam politique, sa position a d’abord été beaucoup plus ambiguë. Sa lecture du monde passait par un prisme économique et social. En gros, du moment qu’il y avait des jobs pour tout le monde, il n’y avait pas de problème. Or, cette approche ne recouvre pas la réalité. Des gens qui théorisent l’islam politique sont souvent des personnes éduquées, très bien insérées dans la société, qui exercent leur influence sur la frange de la communauté musulmane tentée par le séparatisme.

Vous écrivez que depuis quarante ans, « le chantage au racisme » a empêché les politiques d’agir. C’est ce chantage auquel le président a décidé de ne pas céder ?

Son discours vendredi dernier aux Mureaux le prouve. Il a été pensé et écrit par des gens, y compris le Président, qui ont mesuré la gravité de la situation. A l’inverse, une partie de la communauté musulmane et de la gauche s’est perdue sur ces questions. En tranchant vraiment, Emmanuel Macron se met en danger politiquement mais, aujourd’hui, il a choisi son camp.

Un projet de loi, en décembre, doit transformer la parole en actes. Parmi les nombreux chantiers ouverts – des mesures qui touchent l’école, les associations, les imams – quels sont ceux prioritaires ?

Pour casser la dynamique de l’islamisme, ils le sont tous ! Il faut parvenir à casser la capacité d’endoctrinement à la source du séparatisme.

L’une des mesures les plus emblématiques – l’interdiction de l’école à domicile sauf raisons de santé – est critiquée. Est-elle utile ?

On ne peut pas toujours faire semblant d’ignorer les notes des services de renseignement qui alertent sur les conséquences de la non-scolarisation. A un moment, il faut choisir : veut-on nourrir l’islamisme et ses moyens de fertilisation que sont les écoles clandestines, les Elco (enseignement en langue et culture d’origine) et les prêches fondamentalistes ? Veut-on que le milieu associatif soit un vivier pour l’islam politique ? En Ile-de-France, Valérie Pécresse a décidé de conditionner les subventions versées par la Région à un contrôle des associations. Il faut bien commencer un jour.

Imaginons que la scolarisation obligatoire dans un établissement soit sanctionnée un jour par le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme. Ne risquerait-on pas un effet boomerang ? Un formidable argument pour l’islam politique ?

J’appelle les corps intermédiaires, les préfets, les juges, à ne pas faire preuve de naïveté, à ne pas faire une interprétation « hors sol » de nos lois. Car les islamistes, eux, pratiquent, « le judo des valeurs ». Ils savent parfaitement utiliser la force de leur adversaire pour la retourner contre lui. Le droit est une arme qu’ils maîtrisent parfaitement. C’est la phrase du théologien des Frères musulmans, Al Qarâdawî : « Avec vos lois démocratiques, nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques, nous vous dominerons ».

Nous allons assister à une bagarre. Une partie du pays va s’opposer à cette guerre déclarée à l’islamisme. Comment ne pas le voir quand Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon ou Esther Benbassa participent en 2019 à cette funeste marche organisée par le Collectif contre l’islamophobie en France ?

Emmanuel Macron ne va-t-il pas être taxé de vouloir, une fois de plus, priver la droite d’oxygène ?

On ne peut pas toujours instruire le procès d’une politique qui ne serait engagée que sur la base d’intérêts électoralistes. A chacun d’assumer sa cohérence politique. Cette loi doit être massivement votée.

L’immigration non maîtrisée est à la racine du mal car elle permet à l’islamisme d’avancer ses pions. L’islamisme est la conséquence directe d’un long laxisme en la matière

L’immigration non maîtrisée est aussi, selon vous, un facteur de déstabilisation majeur. Estimez-vous donc que c’est le « pilier » manquant du plan contre le séparatisme ?

Absolument, car l’immigration clandestine vient alimenter les terreaux potentiels de l’islamisme. L’immense majorité des clandestins viennent de pays musulmans. En France, le risque qu’ils soient repris en main par l’islam radical est réel. J’assume totalement de dire que l’immigration non maîtrisée est à la racine du mal car elle permet à l’islamisme d’avancer ses pions. L’islamisme est la conséquence directe d’un long laxisme en la matière. Une partie importante de la communauté musulmane n’a qu’une envie, c’est de s’intégrer. Mais il n’y a aucune raison de garder chez nous des immigrés illégaux qui bafouent la loi et déséquilibrent les comptes sociaux. A un moment, il faut oser l’autorité.

L’immigration, c’est l’angle d’attaque du Rassemblement national contre le plan Macron.

Cela ne m’empêchera pas d’affirmer que l’immigration est l’autre grand chantier auquel s’attaquer si l’on veut lutter contre l’islamisme. Une fois encore, au lieu de se réjouir d’une avancée politique majeure, indispensable, le RN reste dans la critique systématique.

Le renvoi des clandestins dans leur pays d’origine reste la pierre d’achoppement de la lutte contre l’immigration illégale. Que proposez-vous ?

Un rappel d’abord : selon le rapport de la Cour des comptes de 2015, seuls 15 % des immigrés n’obtenant pas un titre de séjour sont renvoyés chez eux. Notamment parce que les pays d’origine ne veulent pas récupérer leurs ressortissants. Il existe deux leviers pour agir : que la France conditionne le volume de visas et l’aide financière à ces pays à leur bonne volonté en la matière. Mais je suis aussi pour la méthode australienne : un blocus maritime en Méditerranée pour empêcher les bateaux de passer. Et des zones d’attente dans les pays d’arrivée (Grèce, Italie, Espagne, etc.) où, une fois leur demande examinée, les déboutés de l’asile seraient immédiatement reconduits chez eux. Je propose également que les étrangers condamnés en France exécutent leur peine dans leur pays d’origine, quitte à ce que la France finance en partie ce dispositif. Cela libérerait environ 20 % des places de prison.

Après les attentats de masse projetés depuis l’étranger, comme en 2015, les attaques conçues en France par des individus « autonomes », comme l’assassinat du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, vous annoncez une troisième phase du terrorisme. Qu’est-ce que ce « terrorisme endogène structuré » ?

Nous avons aujourd’hui sur notre sol quelques centaines de gens qui ont combattu en Syrie et qui ont « le goût du sang dans la bouche » comme disent les militaires. Ils n’ont pas modéré leurs ardeurs anti-occidentales et ont la capacité de recruter dans le vivier des radicalisés et de structurer des réseaux. Les services les surveillent mais un attentat monté ici est inéluctable. Deux attaques de ce type ont déjà été déjouées : l’une visait l’Elysée et Beauvau, l’autre avait été fomentée dans la région de Brest.

La récente attaque contre les anciens locaux de Charlie Hebdo ne correspond pas à ce schéma.

Mais elle réunit tous les chapitres de mon livre ! Un « mineur » de 25 ans, venant du Pakistan, pays dit « sûr », la justice qui refuse de contrôler son âge par un test osseux et une agression avec une arme en juin qui lui vaut un simple rappel à la loi. Sans parler de la satisfaction de sa famille au Pakistan qui, ces derniers jours, se répand sur les réseaux sociaux…

La radicalisation de Mickaël Harpon, l’auteur de l’attaque à la préfecture de police de Paris il y a un an, était repérée de longue date par ses collègues qui, pourtant n’ont pas tiré la sonnette d’alarme, selon les informations du Parisien. Est-ce révélateur ?

L’infiltration dans les services publics existe, démontrée par un récent rapport parlementaire. Le filtrage en amont des individus radicalisés fonctionne cependant à peu près. Le vrai problème, ce sont les profils comme Harpon, qui basculent dans l’islam radical alors qu’ils sont déjà dans la place.

Comment jugez-vous les premiers mois d’Éric Dupond-Moretti à la Chancellerie ?

Avec le tandem Darmanin-Castex, nous assistons à un retour d’un discours d’autorité bienvenu après le désastreux couple Castaner-Belloubet. Mais Éric Dupond-Moretti, avec ses propos sur la prison, sa résignation face à la criminalité, sa vision d’avocat de la défense, c’est le « en même temps » d’Emmanuel Macron. En revanche, pour bousculer le conformisme de la justice, il peut être intéressant.

 

Assurance : hausses de tarifs à prévoir

Assurance : hausses de tarifs à prévoir

Une baisse de la rentabilité des assurances liées à une diminution de la rentrée des primes aussi certaines indemnisations ( quand les contrats le prévoient ) devraient conduire à terme à une augmentation du coût des assurances dès 2021 « 

 

« Au total, les résultats du secteur de l’assurance seront cette année fortement affectés mais il est difficile d’apprécier aujourd’hui dans quelle proportion sachant que tous les effets de cette crise sur la sinistralité comme sur l’activité n’apparaîtront que progressivement au cours des prochains mois », a encore souligné M. Delas, représentant de la profession.

par la couverture des pertes d’exploitation sans dommages, notamment dans des secteurs particulièrement touchés tels que la restauration.

« De nombreux clients qui croyaient de bonne foi qu’ils étaient couverts par le contrat qu’ils avaient souscrit ont découvert que ce n’était peut-être pas le cas. [...] Lorsque la rédaction du contrat ne permet pas de conclure avec certitude à une absence de garantie, seul le juge peut trancher et lever le doute. L’ACPR n’a en effet pas autorité pour dire le droit en matière de contrat », a affirmé M. Delas.

Autre conséquence de la crise, les ratios de solvabilité des assureurs se sont dégradés, de l’ordre de 20 à 30 points au 31 mars dernier. Mais de façon générale, le secteur est suffisamment solide et bien capitalisé pour faire face à tous ses engagements et résister même dans les scénarios les plus défavorables.

 

En 2019, la collecte nette en assurance-vie s’est stabilisée à un niveau élevé, tandis qu’en assurance non vie, l’activité s’est développée à un bon rythme avec des primes qui progressent de près de 4%. La sinistralité s’est par contre légèrement dégradée, a fait savoir M. Delas.

 

Économie : vague de défaillances à prévoir (AFP)

Économie : vague de défaillances   à prévoir (AFP) 

Une vague de défaillance à prévoir annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

Économie : vague de défaillances à prévoir (AFP)

Économie : vague de défaillances   à prévoir (AFP) 

Une vague de défaillance à prévoir annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

 » Explosion des faillites à prévoir »

 » Explosion des faillites à prévoir » 

ce qu’annonce une étude de l’AFP même si les banques européennes ont toutes mis de côté des réserves de capital supplémentaires en vue de parer aux éventuels défauts de paiements de leurs clients.

Ce « coût du risque » a ainsi flambé entre janvier et mars, amputant lourdement leurs bénéfices voire entraînant des pertes à l’image de celles de la banque italienne Unicredit, plombée par 1,2 milliard d’euros de provisions.

Pour évaluer le niveau du coût du risque, chaque établissement « a choisi son scénario avec des hypothèses différentes », fondées sur de nombreux facteurs tels que les estimations de produit net bancaire et l’évolution des prix du pétrole, explique Mme Quoirez.

Jusqu’ici les provisions réalisées sont essentiellement « collectives » c’est-à-dire qu’elles concernent une certaine catégorie d’entreprises, par exemple les PME, ou des secteurs considérés comme sensibles, poursuit l’analyste.

Les montants annoncés ou prévus par certaines banques sont vertigineux: la britannique Barclays a mis de côté 2,1 milliards de livres (environ 2,4 milliards d’euros), selon ses projections d’impact de la pandémie de Covid-19.

L’espagnole Santander, première banque de la zone euro par sa valeur de marché, a provisionné 1,6 milliard d’euros tandis que la française Société Générale, en perte trimestrielle pour la première fois depuis 2012, prévoit cette année des provisions de 3,5 milliards d’euros selon « le scénario de base Covid » à environ 5 milliards en cas d’ »arrêt prolongé ».

« Une explosion des taux de défaut sur les prêts » est à prévoir, avertit Eric Dor, directeur de recherche à l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG).

« Partout on essaie de contenir au maximum les dégâts, mais on ne va pas pouvoir éviter tôt ou tard une explosion des faillites ».

Brexit: grave désaccord à prévoir

Brexit: grave désaccord à prévoir

Il est probable que le premier round  des négociations sur le futur accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne va faire apparaître un très profond désaccord entre les parties. En effet côté britannique, on s’apprête à balayer l’accord de transition pourtant signé par Boris Johnson notamment à propos de l’épineuse question irlandaise. En gros pour schématiser, Boris Johnson ne voudrait plus entendre parler de contrôle douanier entre le Royaume-Uni et l’Irlande. Autant dire qu’il veut un accès direct et sans condition au marché de l’Union européenne.

Mêmes inquiétudes sur les règles du jeu équitables inscrites noir sur blanc dans la déclaration politique comme base de tout accord commercial. Londres n’en finit pas de répéter que les Britanniques n’ont pas choisi le Brexit pour être contraints au final de se conformer à des règles imposées par l’Union européenne.

Tout en affirmant qu’il n’était pas question pour lui de perdre son «calme», Michel Barnier a mis en garde Londres mardi. «Tout ce qui a été décidé avec les Britanniques doit être respecté», a-t-il souligné, appelant au «respect» et à «la bonne foi» de part et d’autre dans les négociations à venir. Il a aussi profité de cette tribune pour rappeler à Boris Johnson les priorités des Européens. «Le parquet est indissociable (…) L’accord commercial sera soumis à la pêche et aux règles du jeu équitables ou il l’y aura pas d’accord du tout», a mis en garde le Français.

Dans le mandat de négociation, les Vingt-Sept appellent de leurs voeux un accord de libre échange sans tarif, sans quota et sans dumping. Le Royaume-Uni devra donc resté aligné sur les normes européennes en matière d’environnement, de droit du travail et d’aides d’Etat. Et l’UE se réserve le droit d’appliquer des tarifs si les Britanniques venaient à s’éloigner de manière trop importante des standards européens.

En effet, les Européens estiment qu’il n’est pas possible d’offrir aux Britanniques un accord calqué sur celui qui a été passé avec le Canada pour lequel plaide Londres. En cause, la proximité géographique entre le Royaume-Uni et l’UE. «La distance entre Calais et Douvres, c’est 34 kilomètres», a rappelé Michel Barnier en invitant les Britanniques à «ne pas faire machine arrière au moment où il faut aller de l’avant».

Municipales Paris : un échec cuisant à prévoir pour la république en marche

Municipales Paris : un échec cuisant à prévoir pour la république en marche

 

Inutile de tourner autour du pot avec l’affaire Griveaux la république en marche  va connaître un échec cuisant aux municipales  de Paris. Griveaux n’a jamais réussi vraiment sa campagne et  n’a d’ailleurs pas percé en plafonnant autour de 14%  des voix. Pour se  singulariser , il  a sorti de son chapeau quelques propositions tordues comme le transfert de la Gare de l’Est en banlieue ou encore l’octroi  de 100 000 € au candidat à l’accession à la propriété à Paris. Il est vrai qu’en face de lui ou plus exactement à côté de lui, il y avait un candidat très déterminé récemment exclu de la république en marche à savoir Villani.

L’addition des voix des deux intéressés aurait permis à la république en marche d’être en tête dans les intentions de vote. Sans doute autant par inconscience que par incompétence politique,  la république en marche va donc sans doute désigner second couteau pour remplacer Griveaux;  un second couteau car les premiers sont en train tout de se défiler pour éviter d’avoir à hériter de la défaite qui était annoncée pour Griveaux. Ainsi la très médiatique Chiappa a refusé, d’autres ministres aussi comme Buzyn. Édouard Philippe lui a choisi de ne pas prendre trop de risques politiques en se réfugiant dans son ancienne circonscription municipale du Havre.

Bref,  la plupart fuient devant le danger démontrant par ailleurs la véritable inconsistance de nombre de responsables de la république en marche. Par entêtement y compris du président de la république, on va choisir un second couteau qui n’a strictement aucune chance alors que  le recentrage sur Villani donnait la possibilité à la république en marche d’emporter les suffrages à Paris. Une curieuse politique, inefficace, incohérente et très surprenante.

 

Marchés- CAC 40 : yo-yo à prévoir sur tendance baissière

Marchés- CAC 40 : yo-yo à prévoir sur tendance baissière

Ça va tanguer sur les marchés, il y aura des variations importantes mais sur une  tendance baissière provenant d’une part des attentes insuffisamment satisfaites en matière de baisse d’intérêt par la Fed mais aussi en raison du tassement économique mondial. Après la décision de Trump  de frapper 300 milliards nouveaux d’importation chinoise, on s’attend évidemment à un nouveau ralentissement des échanges internationaux. Du coup, l’indice phare de la Bourse de Paris a chuté de 2,5% à 5.418,25 points vendredi après moins d’une heure de cotation et 3.57% en fin de séance. Les indices vont remonter cette semaine mais aussi redescendre en raison des trop nombreuses incertitudes. Une sorte de yo-yo qui va durer en raison des interrogations concernant la croissance bien sûr dont le commerce international. Sans parler des risques de conflits notamment avec l’Iran. Mais le dossier le plus instable restera celui des échanges avec la Chine.

 

Récemment Trump  s’est pourtant félicité de l’avancée des négociations commerciales avec la Chine mais hier il a brutalement décidé de surtaxe de  10 % sur les 300 milliards de dollars d’importations chinoises jusque-là épargnées. La vérité c’est que les discussions progressent mais de manière particulièrement lente. Pékin ne lâche qu’au compte-gouttes dans tous les domaines. Au plan économique, c’est une stratégie d’envahissement progressive aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe ou en Afrique. La Chine investit partout dans l’industrie, dans les services et dans l’agriculture. Elle investit aussi dans les infrastructures en Italie par exemple mais aussi en France. Au plan politique et idéologique, le président Xi Jinping agit de plus en plus comme un dictateur nationaliste. Il a réussi à devenir comme Mao président  à vie. Comme Mao, il est en train de resiniser la Chine par exemple en débaptisant le nom de rue, en accentuant la répression à Hong Kong, en interdisant la religion chrétienne ou musulmane. Sans parler du scandale des camps de réinsertion pour les nombreux dissidents. Trump  n’a pas d’état d’âme vis-à-vis de la Chine, il sait que seule la force peut l’emporter sur des régimes de dictature insensible aux arguments de l’Occident.

Avec ces nouvelles taxes, ce sont près de la quasi-totalité des importations chinoises qui se retrouvent concernées, après les 25% de taxes imposés déjà sur 250 milliards de produits. Mais cette fois, les droits de douane supplémentaires concernent des biens de consommation courante, tels que l’électroménager et les produits agroalimentaires, laissant ainsi présager une hausse des prix dans les mois à venir.

 

Pour autant, Donald Trump a aussi déclaré  que les négociations commerciales entre les deux pays reprendraient comme convenu à Washington en septembre, ajoutant « pressentir que le futur entre les deux pays sera radieux ».

Donald Trump a également assuré qu’il pourrait augmenter «bien plus encore» les tarifs douaniers si Pékin n’acceptait pas les exigences américaines. Il a notamment évoqué la possibilité d’aller «bien au-delà de 25%».

CAC 40 : yo-yo à prévoir sur tendance baissière

CAC 40 : yo-yo à prévoir sur tendance baissière

Ça va tanguer sur les marchés, il y aura des variations importantes mais sur uen tendance baissière provenant d’une part des attentes insuffisamment satisfaites en matière de baisse d’intérêt par la Fed mais aussi en raison du tassement économique mondial. Après la décision de Trump  de frapper 300 milliards nouveaux d’importation chinoise, on s’attend évidemment à un nouveau ralentissement des échanges internationaux. Du coup L’indice phare de la Bourse de Paris a chuté de 2,5% à 5.418,25 points vendredi après moins d’une heure de cotation et 3.57% en fin de séance. Les indices vont remonter la semaine prochaine mais aussi redescendre en raison des trop nombreuses incertitudes. Une sorte de yo-yo qui va durer notamment en raison des incertitudes.  Concernant la croissance bien sûr dont le commerce international. Sans parler des risques de conflits notamment avec l’Iran. Mais le dossier le plus instable restera celui des échanges avec la Chine.

 

Récemment Trump  s’est pourtant félicité de l’avancée des négociations commerciales avec la Chine mais hier il a brutalement décidé de surtaxe de  10 % sur les 300 milliards de dollars d’importations chinoises jusque-là épargnées. La vérité c’est que les discussions progressent mais de manière particulièrement lente. Pékin ne lâche qu’au compte-gouttes dans tous les domaines. Au plan économique, c’est une stratégie d’envahissement progressive aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe ou en Afrique. La Chine investit partout dans l’industrie, dans les services et dans l’agriculture. Elle investit aussi dans les infrastructures en Italie par exemple mais aussi en France. Au plan politique et idéologique, le président Xi Jinping agit de plus en plus comme un dictateur nationaliste. Il a réussi à devenir comme Mao président  à vie. Comme Mao, il est en train de resiniser la Chine par exemple en débaptisant le nom de rue, en accentuant la répression à Hong Kong, en interdisant la religion chrétienne ou musulmane. Sans parler du scandale des camps de réinsertion pour les nombreux dissidents. Trump  n’a pas d’état d’âme vis-à-vis de la Chine, il sait que seule la force peut l’emporter sur des régimes de dictature insensible aux arguments de l’Occident.

Avec ces nouvelles taxes, ce sont près de la quasi-totalité des importations chinoises qui se retrouvent concernées, après les 25% de taxes imposés déjà sur 250 milliards de produits. Mais cette fois, les droits de douane supplémentaires concernent des biens de consommation courante, tels que l’électroménager et les produits agroalimentaires, laissant ainsi présager une hausse des prix dans les mois à venir.

 

Pour autant, Donald Trump a aussi déclaré  que les négociations commerciales entre les deux pays reprendraient comme convenu à Washington en septembre, ajoutant « pressentir que le futur entre les deux pays sera radieux ».

. Donald Trump a également assuré qu’il pourrait augmenter «bien plus encore» les tarifs douaniers si Pékin n’acceptait pas les exigences américaines. Il a notamment évoqué la possibilité d’aller «bien au-delà de 25%».

 

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