Archive pour le Tag 'prévision'

Prévision Croissance France 2019 : maintien à un bas niveau

Prévision Croissance France 2019 : maintien à  un bas niveau

 

LOFCE Sciences-Po confirme le maintien à un bas niveau de la croissance pour l’année en cours et 2019. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) tablait sur une croissance de 1,5% en France en 2019. Elle devrait finalement s’élever à 1,3% cette année et la prévision en 2019 est aussi de 1.3 (sans doute déjà un peu optimiste compte tenu de l’environnement international).  

Pour l’année en cours, la croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissements, comme l’a rappelé Julien Pouget. « L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Prévision de Budget 2020 : “un mini budget écologique

Prévision de Budget 2020 : “un mini budget écologique

La ministre de l’écologie s’est vantée d’une augmentation de 800 millions d’euros de crédits supplémentaires pour le budget 2020. Une augmentation à relativiser car à périmètre constant il n’y a pratiquement pas de hausse. Par ailleurs dans ce budget global de plus de 32 milliards, il y a à boire et à manger notamment des crédits affectés au transport dont certains participent de la transition écologique mais d’autres beaucoup moins ou pas du tout. Pour aboutir à ce calcul, le responsable des comptes publics a expliqué  »qu’il y avait des lignes ‘transports’ et des lignes ‘développement durable’ dans le budget sur l’Ecologie. Tous les projets de transport que nous mettons en place sont compatibles avec la transition écologique ».

Le gouvernement met en avant une hausse de 800 millions d’euros du budget de la transition écologique. A périmètre constant, l’augmentation n’est en réalité que de 120 millions, c’est-à-dire pratiquement rien par rapport à l’enveloppe globale de 32 milliards En dépit de ces efforts de communication, plusieurs ONG ont fait part de leur déception en regrettant le manque d’investissement dans la transition énergétique. Selon les experts de l’Institut for climate economics, les investissements publics et privés nécessaires à l’atteinte des objectifs climatiques de la France sont estimés entre 45 et 75 milliards d’euros par an. Or, seulement 31 milliards sont consacrés à cet objectif.

La Banque de France relève sa prévision de croissance pour 2017 : proche des 2%

La Banque de France relève sa prévision de croissance pour 2017 : proche des 2% 

 

La France va connaître la plus forte croissance depuis plusieurs années en approchant même les 2 %. En effet, la Banque de France a revu en hausse ses prévisions de croissance de l’économie française, à 0,6% sur le quatrième trimestre 2017 et à 1,9% sur l‘ensemble de l‘année écoulée, a annoncé mercredi soir le gouverneur de la banque centrale française, François Villeroy de Galhau. “Nous allons revoir à la hausse notre prévision de croissance sur le quatrième trimestre écoulé, le dernier trimestre de 2017, on va passer de 0,5% à 0,6%”, a-t-il déclaré sur LCI, à la veille de la publication de l‘enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France pour décembre. Cette enquête mensuelle auprès des chefs d‘entreprise est “très bonne”, en particulier dans l‘industrie, a-t-il précisé. “Nous attendons sur la croissance 2017 non plus 1,8%, qui est ce que nous visions jusqu’à présent, mais 1,9%”, a ajouté François Villeroy de Galhau, en soulignant que cela correspond à “la plus forte croissance depuis 2011 en France”. Les prévisions de la Banque de France rejoignent ainsi celles de l‘Insee, qui a également revu en hausse de 0,6% sa prévision pour le PIB du dernier trimestre dans sa dernière note de conjoncture en date du 19 décembre. L‘institut national de la statistique anticipe aussi une croissance de 1,9% sur l‘ensemble de l‘année 2017.

Ouragan: «limites de la prévision»

Ouragan: «limites de la prévision»

Dans interview au Figaro, Cyril Duchesne, météorologiste pour La Chaine Météo*, reconnaît les limites de la prévision pour les ouragans.

Comment expliquer que Maria soit devenu si violent, devenant rapidement un ouragan majeur de catégorie 5, alors qu’on attendait un phénomène moins intense?

 

Cyril DUCHESNE. – Il faut d’abord préciser que la prévision météo est fiable dans les régions tempérées, mais qu’elle l’est beaucoup moins dans les zones tropicales. Ces régions sont marquées par une grande instabilité atmosphérique qui rend plus difficile la prévision. Les réseaux de mesures météorologiques y sont par ailleurs moins denses. Par ailleurs, la prévision des phénomènes cycloniques est difficile, et notamment leur trajectoire.

Mais dans le cas de l’ouragan Maria, pourtant, nous avons vu une prévision de cyclone de catégorie 3 laisser la place à un ouragan majeur de catégorie 5. Cela s’explique par la difficulté de prévoir ce type de phénomène, mais aussi par le fait que nous n’avons pas toutes les données nécessaires pour anticiper. Maria constitue un record d’intensification. C’est inédit. On arrive alors aux limites de la prévision: comment prévoir qu’une tempête tropicale classique va devenir un ouragan majeur en 24 heures lorsque cela n’a jamais été observé?

 

Comment expliquer cette intensification inattendue?

 

On peut formuler des hypothèses, sans pouvoir exprimer de certitude. D’abord, les eaux particulièrement chaudes dans la région ont pu alimenter l’ouragan. Dans l’arc antillais, on a relevé des températures de 1°C au-dessus de la normale. Ensuite, on a observé un ralentissement de l’ouragan à son arrivée sur la République dominicaine. Cela contribue à renforcer le renforcer, en stationnant au-dessus des eaux les plus chaudes. Autre facteur potentiel: une convergence intertropicale très active, c’est-à-dire un air chaud et humide qui remonte à la fois de la Guyane vers les Antilles combiné à un autre air chaud venant de l’est, créant une concentration sur l’arc antillais. Enfin, il n’y a pas de cisaillement de vent important en altitude, à savoir des vents arrivant dans le sens contraire. Ces vents contraires, lorsqu’ils sont présents, peuvent bloquer en partie l’ouragan.

 

Comment peut-on caractériser la saison cyclonique en cours? Est-elle particulièrement intense?

La saison cyclonique court de juin à novembre, et c’est à la mi-septembre que l’on observe la fréquence maximale dans l’Atlantique. Nous sommes donc en plein dans cette période. Pour l’instant, en termes de fréquence, cette saison ne constitue pas un record: on a eu affaire à 13 phénomènes cycloniques. Le record remonte à 2005, année lors de laquelle on en avait recensé 28. Puis viennent 1933, avec 21 cyclones, et 1995, avec 19 cyclones. Toutefois, le nombre moyen pour une saison est de 12 cyclones. La saison 2017 sera donc au-dessus.

Ce qui peut apparaître hors-norme, en revanche, c’est le nombre d’ouragans majeurs. Harvey, Irma, Jose, Maria: nous sommes à quatre, ce qui est un record en si peu de temps. Les ouragans ne sont donc pas forcément plus nombreux, mais plus intenses. Une tendance qui pourrait s’expliquer par le réchauffement général de la température de l’eau, ainsi que par les effets d’El Niño, qui se font sentir dans les années qui suivent ce phénomène.

 

 

Peut-on prévoir dès aujourd’hui les prochains ouragans qui pourraient se former d’ici la fin de la saison?

Non, il est impossible de dire si un ouragan se formera dans quinze jours. La prévision est très limitée dans le temps, on ne voit un phénomène se former que deux ou trois jours avant. Actuellement, dans l’Atlantique, il semble cependant qu’une accalmie de quelques jours se profile. Pour l’instant, le NHC, le centre américain des ouragans, estime à 10% les risques de formation d’un phénomène cyclonique. Malheureusement, ces phénomènes peuvent se former très vite. Et le contexte général y reste très favorable, avec des eaux de l’Atlantique à une température élevée.

Croissance Allemagne : hausse de la prévision (FMI)

Croissance Allemagne : hausse de la prévision (FMI)

 

Toujours soutenue par les exportations (la balance commerciale devrait encore dégager un équilibre positif de l’ordre de 300 milliards en 2017 pour 50 milliards de déficits pour la France), l’Allemagne devrait connaître une légère augmentation de la croissance à 1.8% par rapport aux prévisions initiales de 1.6%d’après le FMI. Pour la France la Banque de France compte sur elle sur1, 6 %. »La dynamique de la croissance allemande est demeurée solide, soutenue par une demande intérieure robuste », a dit le FMI qui souligne la hausse de l’emploi, de la dépense publique et l’apport de la stimulation monétaire de la Banque centrale européenne. La croissance des exportations allemandes devrait progressivement accélérer, après le ralentissement de l’an dernier, et cela favorisera la hausse de l’investissement des entreprises et des importations, prévoit le FMI. La croissance des salaires est restée stable et l’inflation sous-jacente constante à environ 1% en dépit d’un taux de chômage à un plus bas record, d’un pourcentage de postes vacants élevé et d’une hausse du taux d’utilisation des capacités de production. L’important excédent des comptes courants s’est légèrement réduit à 8,3% du PIB en 2016 contre 8,6% en 2015, principalement sous l’effet de la dégradation de la balance des revenus et des services, a relevé le FMI.  » le FMI recommande d’utiliser les marges de manœuvre disponibles dans le cadre budgétaire pour augmenter encore l’investissement public dans les infrastructures, élargir l’offre de services à la petite enfance, encourager l’intégration des réfugiés et réduire les charges fiscales sur le travail. » Au vu du vieillissement rapide de la population, le FMI prône de faire passer l’âge effectif de départ en retraite à 67 ans, une décision qui réduirait l’effort d’épargne en vue de la retraite et favoriserait en conséquence une baisse de l’excédent courant.

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

Avec le résultat de l’activité au troisième trimestre plus 0,2 % pour le PIB,  il se confirme que la prévision gouvernementale concernant la croissance en 2016 est remise en cause. Si l’on se fie aux premières tendances d’octobre, la croissance du  PIB du dernier trimestre ne devrait pas dépasser 0, 3 % et au total la croissance française devrait être limitée à 1,2 % en 2016, ce que pronostiquent  d’ailleurs le FMI et le l’OCDE. Du coup les prévisions budgétaires sont évidemment aussi remises en cause. Notamment le déficit. Sur l’ensemble du trimestre, la production totale de biens et de services a augmenté de 0,4%, alors qu’elle avait reculé de 0,2% entre avril et juin, selon l’Insee. L’accélération est particulièrement nette dans le secteur des services (+0,6% après -0,2%), de la construction (+1,0% après +0,8%) et du raffinage (+13,7% après -12,8%), affecté au deuxième trimestre par les manifestations contre la loi Travail. La production s’est à l’inverse repliée pour les matériels de transport (-3,3% après +1,5%) et dans l’énergie (-2,7% après +0,7%), la production générale de biens s’étant pour sa part quasiment stabilisée (-0,1% après -0,7%). Cette dynamique générale s’explique par un rebond de l’investissement des ménages (+0,8% après +0,4%) et des exportations, qui ont grimpé de 0,6%, après +0,2% lors du trimestre précédent. À l’inverse, l’activité a été pénalisée par un nouveau recul de l’investissement des entreprises (-0,3%, comme au printemps). Les dépenses de consommation des ménages ont pour leur part continué de stagner, malgré un rebond modéré dans les services (+0,3% après -0,2%). «Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) est quasi stable: elle contribue à la croissance du PIB pour +0,1 point au troisième trimestre 2016, comme au trimestre précédent», souligne l’Insee. Pour le quatrième trimestre, l’Insee table sur une accélération de la croissance, qui devrait atteindre 0,4%. Un rebond qui sera toutefois trop faible pour compenser le trou d’air subi par l’économie française au printemps. La croissance ne devrait donc pas dépasser 1,2% en 2016 au lieu des 1.5% prévus par le gouvernement.

France : nouvelle baise de la prévision de la croissance en 2016

France : nouvelle baise de la prévision de la croissance en 2016

 

Au départ on avait prévu 1,5 puis la croissance a été révisée à  1,4 % % désormais la banque centrale européenne n’attend plus que 1,3 % et l’OCDE 1,2 %.  La croissance française se situera cette année « un peu en-dessous » de la moyenne de la zone euro, que la Banque centrale européenne vient de revoir à 1,4%, a déclaré mardi François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la BCE. « Il y a une tendance générale dans le monde et dans toute l’Europe à un tassement de la croissance, qui marque le pas à un niveau qui est un peu plus proche de l’an dernier », a-t-il dit sur France Inter. « Nous ne publions pas de nouvelles estimations pour la France. Mais pour l’ensemble de la zone euro, nous (la BCE) avons revu la croissance à la baisse à 1,4%. La France sera un peu en-dessous », a-t-il ajouté. Le ministre des Finances Michel Sapin a réaffirmé à plusieurs reprises ces derniers temps l’objectif du gouvernement d’une croissance de 1,5% de l’économie française en 2016. La Commission européenne et le Fonds monétaire international n’attendent plus que 1,3% pour la France cette année et l’OCDE 1,2%.

Prévision Croissance France 2015 : en baisse (Banque de France)

Prévision Croissance France 2015 : en baisse (Banque de France)

 

 

La Banque de France a abaissé mercredi sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour le premier trimestre en France, à +0,3% contre +0,4% annoncés auparavant. La Banque de France se base sur son enquête mensuelle auprès des entreprises, qui fait notamment état en février d’une pause dans la production et les livraisons dans le secteur de l’industrie. Il faut aussi ajouter les mauvais résultats en février dans les services.   En effet  L’Indice final Markit de l’Activité de Services en France retombe sur un plus bas de 15 mois en février, à 49,2. L’indice, qui était ressorti à 50,3 en janvier et à 49,8 en première lecture, était attendu à 49,8 par le consensus. Parallèlement, l’Indice final Markit Composite de l’Activité Globale, mesurant l’activité combinée du secteur des services et de l’industrie manufacturière, se replie de 50,2 en janvier à 49,3, sur un plancher de 13 mois. Jack Kennedy, Senior Economist à Markit, commente les derniers résultats de l’enquête : « Le secteur des services, secteur dominant de l’économie française, enregistre des performances décevantes en février, la diminution du volume des nouvelles affaires ayant entraîné une baisse de l’activité au cours du mois. L’incertitude régnant sur le climat économique, par ailleurs fragile, continue d’assombrir les perspectives du secteur, les entreprises et les consommateurs se montrant très prudents en matière de dépenses. Le PIB français devrait donc de nouveau ne réaliser qu’une croissance modeste au premier trimestre 2016, tandis que la faiblesse actuelle de l’Indice de l’Emploi ne laisse guère espérer d’amélioration tangible du marché du travail ».

Déchéance de nationalité : Macron met la pédale douce en prévision de 2017

Déchéance de nationalité : Macron  met la pédale douce en prévision de 2017

Une information qui n’a pas encore attiré l’attention sur les manœuvres en cours à gauche en vue de la désignation du candidat pour 2017. Il est pour le moins curieux qu’au moment où l’assemblée nationale votait la question de la déchéance de nationalité, Macron, lui, mettait la pédale douce sur la question de la déchéance de nationalité ,  histoire de se rabibocher avec une gauche qui jusque-là en a fait sa tête de Turc. Invité de la Fondation France-Israël, le ministre de l’Économie a déploré que l’on ait «prêté trop d’importance à ce débat». L’enjeu pour Macron,  c’est de se distinguer de Valls avec lequel il sera en concurrence pour le cas où Hollande ne se représenterait pas. Une hypothèse de plus en plus plausible quand les sondages font apparaître que 75 % des Français ne souhaitent pas la réélection de François Hollande et que ce dernier n’obtiendrait que de l’ordre de 18 % en 2017 très loin derrière Juppé et Marine Le Pen. Dans cette hypothèse,  une primaire à gauche s’imposerait ;  or pour l’instant, Macron devance de très peu Valls dans les sondages. Macron doit donc se démarquer, ce qu’il a déjà fait dans le domaine économique et ce qu’il commence à faire maintenant dans le domaine sociétal qui n’est pourtant pas son champ de compétence. Mais à gauche beaucoup parient  déjà sur le retrait de François Hollande, et Macron commence à placer ses pions avec comme objectif central de se distinguer de Valls. Quitte d’ailleurs à s’essuyer les pieds sur ses convictions.  «J’ai, à titre personnel, un inconfort philosophique avec la place (que ce débat) a pris, parce que je pense qu’on ne traite pas le mal en l’expulsant de la communauté nationale. Le mal est partout. Déchoir de la nationalité est une solution dans un certain cas, et je vais y revenir, mais à la fin des fins, la responsabilité des gouvernants c’est de prévenir et de punir implacablement le mal et les actes terroristes. C’est cela notre devoir dans la communauté nationale», a encore martelé Emmanuel Macron. Une prise de position qui va à l’encontre de celle défendue par l’exécutif. Elle rappelle par ailleurs celle de l’ex-ministre de la Justice, Christiane Taubira, dont l’opposition à la mesure l’a contrainte à démissionner de manière fracassante la semaine dernière.

 

Hollande : retour en banlieue en prévision des élections

Hollande : retour en banlieue en prévision des élections

 

Classique avant lez élections la gauche reparle des banlieues. On va même créer un comité interministériel consacré au renforcement de la mixité social. Une nouvelle structure auusi inefficace que toues les autres car ces comités ne servent à rien dans la mesure où les problèmes peuvent être traités en conseil des ministres. Le Président est donc  bientôt de retour en banlieue. François Hollande se rendra à la Courneuve mardi 20 octobre. Ce déplacement revêt une valeur symbolique. Il intervient quelques jours avant le dixième anniversaire des émeutes qui ont secoué les banlieues de l’Hexagone pendant plus d’une semaine au mois de novembre 2005 après la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique alors qu’ils cherchaient à échapper à un contrôle de police à Clichy-sous-Bois.   Le chef de l’État mettra ce déplacement à profit pour rappeler les engagements qu’il a pris en faveur des quartiers défavorisés lors de sa conférence de presse du 5 février dernier, lors de laquelle il avait notamment promis de faire « que chacun de ses enfants puisse réussir sa vie et ne pas se sentir discriminé ou mis de côté parce qu’il vit dans un quartier ». Dans cette perspective, François Hollande avait annoncé la formation d’un comité interministériel consacré au renforcement de la mixité social, la création d’une Agence nationale pour le développement économique sur les territoires et souhaité que la loi de Solidarité et de renouvellement urbain soit strictement appliquée. Il s’était également engagé à augmenter le montant des aides et associer les militants de quartiers dans les conseils citoyens prévus dans les futurs contrats de ville.

Croissance »-La reprise enfin » : prévision ou incantation ?

 

 

 

Fini le French bashing l’heure est au discours optimiste. Le gouvernement, les grands médias, les lobbies tous chante : « La reprise est là, tout va bien madame la marquise». Et toujours avec les mêmes arguments, la baisse du pétrole, de taux historiquement bas, la faible inflation et la baisse de l’euro. Un détail quand même la baisse de l‘euro mécaniquement va faire montrer certains prix  (10% environ d’ans le high-tech) aussi le prix du carburant  d’une  manière générale tout e qui est importé ( la plupart du temps libellé en dollar). A l’inverse, c’est vrai la baisse de l’euro favorise la compétitivité de exportation. Problème toutefois, la balance commerciale française et structurellement déséquilibrée ( contrairement à l’Allemagne). L’OFCE rejoint donc le concert des optimistes.  Selon l’Observatoire, tous les éléments sont là pour favoriser la croissance : la chute des prix du pétrole, la politique volontariste de la BCE, via le quantitative easing, le ralentissement de la consolidation budgétaire en France – qui a refusé de faire davantage d’économies budgétaires comme le souhaiterait la Commission européenne – , la montée en charge du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et la mise en place du pacte de responsabilité.  En bons keynésiens, les économistes de l’OFCE estiment que ces facteurs vont permettre de favoriser la demande et ainsi de relancer l’économie. Ils considèrent même que « les principaux freins qui ont pesé sur l’activité française ces quatre dernières années (austérité budgétaire sur-calibrée, euro fort, prix du pétrole élevés, etc.) devraient être levés en 2015 et 2016, libérant ainsi une croissance jusque-là étouffée ». De fait, pour l’OFCE, le « choc budgétaire » a fait perdre 5,2 points de PIB à la France entre 2011 et 2014. Et les prélèvements obligatoires ont augmenté de 70 milliards d’euros entre 2011 et 2013, soit 932 euros par ménage. Mais 2015 et surtout 2016 devraient donc être nettement plus favorables. La seule baisse du pétrole devrait représenter un « effet d’aubaine » de 20 milliards d’euros, soit environ un point de PIB, qui profitera aux ménages et aux entreprises. Mais attention, pour qu’il en soit ainsi, l’OFCE s’est basé sur l’hypothèse d’un baril à 55 dollars en 2015 et à 62 dollars en 2016. Si cette hypothèse se vérifie, la baisse constatée de 20 dollars du coût du baril aurait un impact significatif sur le PIB estimé à 0,3 point en 2015 et à 0,4 point en 2016. Sur le taux de change euro/dollar, l’hypothèse retenue par l’OFCE est basée sur un euro à 1,05 dollar en 2015, puis à 0,95 dollar en 2016. Si le prix du pétrole remontait à 100 dollars le baril alors le PIB progresserait de 1,1% en 2015 puis de 2% en 2016. Et si, autre scénario encore plus noir, parallèlement, l’euro remontait à 1,25 dollar, alors le PIB ne progressait plus que de 0,9% cette année et de 1,6% en 2016. Mais si l’on revient aux hypothèses favorables retenues par l’OFCE, la France devait connaître une progression du PIB de 1,4% en 2015 (après 0,4% en 2014) avec une accélération du rythme de croissance au cours de l’année, on arriverait alors à un rythme de progression du PIB égal à 2% en glissement annuel. Le second semestre 2015 marquerait alors le tournant de la reprise avec la hausse du taux d’investissement des entreprises et, enfin, le début (très timide) de la décrue du taux de chômage qui s’établirait à 9,8% à la fin de l’année contre 10% fin 2014. L’OFCE estime que 205.000 emplois pourraient être créés cette année, dont 178.000 dans le secteur marchand. Alors qu’en 2014, ce même secteur avait perdu 37.000 postes. In fine, le nombre des demandeurs d’emploi diminuerait de… 54.000.  Pour l’OFCE, 2016 sera la vraie année de la reprise avec une croissance de 2,1%, une hausse de l’investissement productif de 4% et la création de près de 220.000 postes dans le secteur marchand permettant une nouvelle diminution du nombre des chômeurs de 70.000. Le taux de chômage redescendrait à 9,5%. Dans un tel contexte porteur, le déficit public baisserait significativement pour s’établir à 3,1% en 2016. Soit très proche de l’objectif de 3% que la France doit atteindre en 2017. Mais comme le G 20 , l’OFCE estime que cette reprise demeure fragile et insiste beaucoup sur le fait que tout ce cercle vertueux ne s’enclenchera pas si l’ environnement macro économique international change. Dernière interrogation: le problème de la confiance ; là malheureusement le gouvernement ne donne guère de lisibilité à l’avenir et cette confiance est largement plombée par l’impopularité de Hollande.

Pétrole: baisse prévision de la demande mondiale

Pétrole: baisse  prévision de la  demande mondiale

En données arrondies, l’AIE continue à tabler sur une demande de 90,6 millions de barils par jour cette année, soit une croissance modeste de 785.000 barils par jour ou 0,9% par rapport à 2012, précise-t-elle dans son nouveau rapport mensuel sur le marché pétrolier.  Le léger ajustement est dû à une révision des données concernant la consommation pétrolière russe en 2012 et 2013, détaille l’agence énergétique des pays développés. Même si la variation est mineure, c’est la quatrième fois depuis le début de l’année que l’AIE diminue sa prévision pour la demande pétrolière mondiale, alors qu’elle tablait encore en janvier sur 90,8 millions de barils par jour.  Pour le reste, les prévisions de l’AIE restent globalement inchangées. « Les conditions macroéconomiques ternes restent le principal facteur pour la prévision de la demande pétrolière », indique l’AIE.  En clair et comme elle l’avait déjà annoncé précédemment, la crise économique persistante en Europe et le fléchissement en cours de la croissance chinoise vont freiner cette année la progression de la consommation pétrolière.  Côté production, l’AIE estime que l’offre pétrolière mondiale s’est établie à 91,2 millions de barils par jour en mai, soit 90.000 barils de moins qu’en avril en raison de la maintenance d’installations au Canada, mais 180.000 de plus qu’il y a un an.  La production de l’Opep, cartel qui regroupe 12 pays producteurs de brut dont l’Arabie saoudite, a elle-même progressé de 135.000 barils à 30,89 millions, son niveau le plus élevé depuis fin 2012, sur fond de hausse des productions saoudienne, iranienne, émiratie et koweïtienne, en partie contrebalancée par une activité réduite en Irak, Libye et Nigéria, en raison notamment des conflits ou troubles qui sévissent dans ces trois pays.

 

OCDE : prévision pour 2060 ; plus facile que de prévoir en 2020

OCDE : prévision pour 2060 ; plus facile que de prévoir en 2020

L’OCDE prévoit l’avenir économie en 2060 alors qu’on n’est pas même capable de dire ce qui se passera en 2020 voire en 2015. La fuie en avant  habituel des experts en prospective. Plus facile de parler de 2060 que de 204 ou 2014. Personne n’a vu venu venir il y a 50 ans les grands événements qui ont modifié le monde : la chute du mur de Berlin, l’émergence des pays en voie de développement, la révolution informatique, internet, l’internationalisation de l’économie etc. Prévoir en 2060 relève de l’analyse dans le marc de café.  Les Etats-Unis perdront leur place de première puissance mondiale, dépassés par la Chine en 2016 puis par l’Inde, selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) publié vendredi.  Dans son rapport sur la croissance mondiale à l’horizon 2060, l’OCDE table sur une croissance de l’économie mondiale de 3% par an en moyenne, avec des différences marquées entre les économies de marché émergentes et celles des pays avancés.   »L’équilibre de la puissance économique va fortement basculer au cours des 50 prochaines années », selon l’organisation regroupant les pays les plus riches de la planète.   »Les Etats-Unis devraient céder leur place de première économie du monde à la Chine, dès 2016″, précise l’organisation.  Puis le PIB de l’Inde devrait à son tour dépasser celui des Etats-Unis « sur le long terme ».   »La crise économique que nous avons vécu pendant les cinq dernières années finira par être surmontée, mais le monde de nos enfants et petits-enfants sera peut-être nettement différent du nôtre », estime le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, cité dans l’étude.  Du fait de leurs forts taux de croissance, le PIB total de la Chine et de l’Inde dépassera celui des sept plus grandes économies mondiales (le G7) d’ici 2025. Il sera 1,5 fois plus important d’ici 2060, alors qu’en 2010, il ne comptait que pour moins de la moitié du PIB du G7″, relate notamment l’OCDE.  Les économiques vieillissantes, comme le Japon et celles de la zone euro, devraient, quant à elles, progressivement céder du terrain face aux pays dont la population est plus jeune, tels que l’Indonésie et le Brésil.  En Europe, la France devrait notamment voir son taux de croissance monter à 2% d’ici 2030 puis retomber à 1,4% entre 2030 et 2060.  Selon ce même rapport, la croissance française dépasserait celle de l’Allemagne qui atteindra 1,3% d’ici 2030 et 1% entre 2030 et 2060.  De manière générale, « l’écart existant actuellement entre le niveau de vie des marchés émergents et celui des économies avancées devrait se rétrécir en 2060, » souligne encore l’OCDE.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol