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Plan prévention santé : un inventaire à la Prévert

Plan prévention santé : un inventaire à la Prévert

 

Un petit plan prévention de 80 millions annuels pendant 5 ans dont des mesures qui sont loin d’être inutiles mais il y en aurait bien d’autres à prendre. Ce plan donc une impression d’auberge espagnole assez peu structuré et finalement d’assez vite fait. Exemple cet ajout sans doute de dernière minutes pour la prévention dans les Ehpad qui ne réponde pas à la double question du finalement et des effectifs (on aurait pu aborder la question du maintien de la santé des personnes âgées à domicile). A noter qu’on prudemment éviter d’aborder la question de l’alcool, question toujours un peu taboue en France. !.

Les  25 mesures

. Recommander la prise systématique de vitamine B9 (acide folique) aux femmes enceintes durant au moins les deux premiers mois de grossesse. Le but: éviter l’une des malformations néonatales les plus fréquentes, les anomalies de fermeture du tube neural (1 naissance pour 1.000), à l’origine de malformations de la moelle épinière.

. Augmenter « significativement » la taille du pictogramme « interdit aux femmes enceintes » sur les bouteilles d’alcool (vin compris), « en concertation avec l’ensemble des acteurs ». Mise en œuvre espérée en 2019.

. Créer d’ici fin 2018, un site internet d’information du public sur les produits chimiques contenus dans les produits de consommation courante.

. Etaler de 0 à 18 ans les vingt examens de santé de l’enfant pris en charge à 100%, aujourd’hui prévus entre 0 et 6 ans. But affiché: « prendre en compte les problématiques spécifiques de l’enfant puis de l’adolescent », notamment les risques auditifs liés à l’écoute de musique.
Egalement au programme, des actions de promotion de l’activité physique pour « réduire le surpoids et l’obésité chez les enfants ».

. Expérimenter « dans quelques régions à forte incidence d’infections sexuellement transmissibles (dont une région d’outre-mer) » un programme de prévention en santé sexuelle pour les moins de 25 ans. Il inclura la mise en place d’une carte donnant un accès gratuit à des préservatifs.

. Financer les « consultations jeunes consommateurs » pour les moins de 25 ans aux conduites addictives (tabac, alcool, cannabis, voire écrans) par la future amende pour usage de stupéfiants.

. Former 80% de la population aux gestes de premiers secours, selon des modalités à définir d’ici la fin de l’année.

. Rembourser progressivement les traitements anti-tabac comme n’importe quel médicament, à la place du forfait de 150 euros par an qui existe actuellement.

. Eliminer l’hépatite C à l’horizon 2025. Certains traitements vont bientôt être disponibles dans les pharmacies de ville, en plus des hôpitaux.

. Introduire un troisième programme national de dépistage organisé, celui du cancer du col de l’utérus, après le cancer du sein et le cancer colorectal.

. Permettre à davantage de professionnels de santé de vacciner, en plus des médecins, avec l’objectif de « généraliser dès 2019″ la vaccination en pharmacie contre la grippe.

. Etendre le logo Nutriscore aux cantines (y compris scolaires) à partir de 2020. Cet étiquetage à cinq couleurs est destiné à informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments.

. Réaliser, au moins une fois par an, un bilan de santé pour les personnes handicapées, pour « repérer les besoins de soins courants dont ceux en santé bucco-dentaires ».

. Mettre en place dès 2018 un plan de 15 millions d’euros annuels pour financer des programmes de prévention en Ehpad (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

 

 

Cour des comptes : un inventaire à la Prévert de la gestion des finances publiques .

Cour des  comptes : un inventaire à la Prévert de la gestion des finances publiques

 

 

 

Comme chaque année, la Cour des Comptes sort son rapport général sur la gestion des finances publiques (seule une partie de ce rapport est publique, on se demande pourquoi !). Un rapport qui n’apporte pas grand chose de nouveau et qui traite de sujets assez disparates. De ce point de vue, les rapports sectoriels de la Cour des Comptes sont beaucoup plus intéressants que le rapport général. La Cour des Comptes insiste sur le dérapage possible des finances publiques et comme d’habitude met en évidence que les recettes sont sans doute surestimées (comme la croissance) , qu’à l’ inverse les dépenses sont sous-estimées. Du coup,  la Cour des Comptes confirme que la France ne respectera pas les critères budgétaires, ce qui ne constitue pas vraiment un scoop. On aborde ensuite en vrac l’échec du contrat de génération qui devait concerner 100 000 intéressés potentiels alors qu’on n’en comptera à peine 50 000 d’ici 2017. La Cour des Comptes évoque aussi la question du coût de l’entretien du parc nucléaire et l’impasse financière dans laquelle se trouve EDF. Une analyse très partielle qui n’aborde pas la question de l’enfouissement des déchets du nucléaire et du renouvellement à terme du parc, soit un enjeu de l’ordre de 300 milliards en incluant la modernisation du parc actuel. La Cour des Comptes constate aussi qu’il reste des efforts à faire en matière de lutte contre la fraude fiscale. Bizarrement, on s’attaque aussi au fonctionnement de la Poste et des postiers alors que ces derniers ont sans doute une productivité très au-dessus des salariés des autres entreprises du secteur public. Autres sujets traités, la fraude dans les services de transport en Île-de-France, la question du recyclage des déchets et du tri, le coût du logiciel de gestion des salaires des militaires, les dépenses des théâtres nationaux, l’institut du cheval français et une piste de ski !  Si la Cour des Comptes veut rendre utile son rapport elle aurait sans doute intérêt à resserrer un peu les thématiques traitées. Dernière question, non traitée celle-là, celle du coût  de la Cour des Comptes : 200 millions, une paille ! Là aussi on pourrait s’interroger pour savoir s’il ne serait pas plus efficaces de recourir à des audits privés tant pour des motifs de coût  que pour des raisons de compétence. (La Cour des Comptes est essentiellement composée d’anciens élèves de l’ENA).

La Cour des comptes : un diagnostic global mais aussi un inventaire à la Prévert

La Cour des comptes : un diagnostic global mais aussi un inventaire à la Prévert

 

Le diagnostic global sur les comptes publics sont pertinents à savoir déficits accrus et perspectives d’économies très hypothétiques. En clair le gouvernement ne tiendra pas ses engagements ni pour 2013, ni pour 2014. Par contre les exemples de gâchis de la cour relève de l’inventaire à la Prévert. Il  serait plus utile d’effectuer un véritable rapport sur les champs cités au lieu de se contenter de citer des exemples qui par ailleurs sont un peu réducteurs et ou caricaturaux. Ce ne sont pas avec ces exemples qu’on pourra trouver les 60 à70 milliards d’économies d’ici 2017 d’autant que dans certains cas il s’agit de dépenses. La cour dénonce   »l’insuffisance des contrôles sanitaires » sur l’alimentation et l’absence de sanctions à la hauteur des manquements. »Au total, l’absence de contrôle à un niveau significatif et l’absence de sanctions suffisantes mettent en lumière des anomalies graves » conclut la Cour dans son rapport annuel, en déplorant un « encadrement insuffisant des autocontrôles des professionnels ».  L’institution pointe les contrôles réalisés par le ministère de l’Agriculture « peu nombreux et les non-conformités rarement sanctionnées » aussi bien dans le domaine des végétaux que dans celui des productions animales y compris dans les abattoirs. Elle revient au passage sur la gestion de la crise des lasagnes au cheval et de la fraude au sein de l’entreprise Spanghero, pour noter que bien qu’elle ait réclamé les rapports d’inspection effectués entre 2008 et 2012 « seuls quatre rapports ont été produits ». Soit un manquant. La Cour déplore aussi la baisse du nombre de contrôles sanitaires dans les 506.000 établissements relevant de la compétence de la DGAL, la Direction général de l’alimentation, abattoirs compris. Les contrôles ont baissé de 17% entre 2009 et 2012 et « 7% de ces établissements n’ont pas fait l’objet d’un contrôle entre 2009 et 2012″. Et là où il y a eu contrôle et constat de manquement, « les non-conformités, nombreuses » ont été « rarement sanctionnées ». Appelés à disparaître à compter de la rentrée 2014 au profit des « internats de la réussite », les « internats d’excellence » sont également dans le collimateur de la Cour des comptes. La juridiction financière a jugé la politique de relance des internats publics « chaotique », mettant en cause des objectifs pédagogiques ou d’insertion sociale pas clairement définis pour ces structures, créant la confusion dans les établissements. « Entre 2008 et 2012, aucun arbitrage interministériel n’a ainsi permis de trancher pour le mode de sélection des élèves entre des critères d’ordre pédagogique ou social, ou liés à la politique de la ville », a-t-elle souligné. Lancés en 2008 par le gouvernement Sarkozy, les 44 internats d’excellence présents sur le territoire seront rebaptisés « internats de la réussite » à partir de la rentrée 2014, la nouvelle dénomination voulant marquer un changement d’orientation. Vincent Peillon prévoit en effet de faciliter l’accès aux candidats de l’éducation prioritaire et des quartiers de la politique de la ville, quel que soit leur niveau scolaire. 6.000 nouvelles places seront créées grâce à un budget de 150 millions d’euros supplémentaire dans le cadre des investissements d’avenir. C’est une piste que pourrait envisager le gouvernement pour dégager une partie des fameux 50 milliards d’euros d’économies qu’il doit réaliser à horizon 2017. La Cour des comptes propose de supprimer la Chancellerie des universités de Paris. Comprenant 60 agents et disposant d’un budget annuel de fonctionnement de 14 millions d’euros, la Chancellerie de Paris a pour principale mission la gestion du patrimoine, estimé à 123 millions d’euros par France Domaine en 2011, provenant de l’ancienne université de Paris et notamment un parc immobilier de 15.544 m2 à Paris, dont les deux tiers sont destinés à l’habitation. Selon la Cour, la Chancellerie pratique des loyers à des niveaux inférieurs à ceux du marché, notamment auprès d’une dizaine de locataires ayant un lien avec les ministères chargés de l’éducation nationale ou de l’enseignement supérieur. Le rapport pointe l’incapacité de l’établissement « à administrer efficacement les biens immobiliers qui lui étaient confiés » et les « nombreuses carences » de sa gestion, « malgré des améliorations ponctuelles ». Les magistrats de la rue Cambon demandent également une « réforme indispensable » du Centre national de documentation pédagogique. La structure qui fournit des supports aux enseignants pour les aider dans leur tâche, est devenu « obsolète » et son organisation « inefficiente et inefficace », affirme la Cour. Le CNDP, associé à des centres régionaux de documentation, dépend du ministère de l’Education et a pour mission d’aider les enseignants en leur fournissant des supports pédagogiques en tous genres, hormis livres scolaires.  La Cour estime que sa production éditoriale, régie par 31 comités éditoriaux, était peu connue des enseignants, « mal adaptée » à leurs besoins, et souvent surdimensionnée dans sa distribution. Par ailleurs, à la fin 2012, seulement 12% de ces productions étaient de nature numérique. La juridiction financière critique aussi vivement « la complexité institutionnelle inutile et onéreuse » du CNDP et de son réseau dont le budget s’élevait l’an dernier à 137 millions d’euros avec 1.886 emplois équivalent plein temps. L’institution note également la chute brutale du nombre de radars automatiques en état de fonctionnement. Une baisse engendrée après un changement « du prestataire chargé de leur maintenance », entraînant une moindre sanction des infractions, selon elle.  Le taux de disponibilité des radars, c’est-à-dire la proportion de radars en état de fonctionner par rapport au nombre d’équipements en service, s’élevait à 94,7% en février. Mais « il a baissé jusqu’à 80,3% en juin 2013″, souligne la Cour des comptes, qui réclame « un redressement sans tarder ». Les magistrats dénoncent aussi le « manque de transparence » et les « dérives » des Safer. Selon la Cour, les 26 sociétés pour l’aménagement foncier et rural qui sont au cœur de l’aménagement et de l’activité agricoles, mènent aujourd’hui de manière très indépendante des activités diversifiées et peu contrôlées par les pouvoirs publics » qui nécessitent « un recadrage » et « un recentrage » sur leur métier de base, dont l’installation des jeunes agriculteurs. La Cour, qui leur avait demandé de s’ouvrir en 1995, constate enfin que « la gestion des Safer reste très contrôlée par le monde agricole notamment le syndicat majoritaire, la FNSEA », et que « les membres agriculteurs subissent beaucoup de pression, en particulier pour des parcelles convoitées ». La Cour des comptes épingle également dans son rapport la gestion de la prise de participation publique dans la société Manurhin, exemple selon elle d’une opération de soutien public « mal conduite » par l’État. Selon le rapport, les diligences et les vérifications professionnelles d’usage ont été « effectuées dans l’urgence », avant l’investissement de la Sofired et Giat Industries.  Cela a permis à Delta Defence, « bien que minoritaire, avec 34 % du capital social », de prendre le contrôle de l’entreprise à leur détriment. Ce n’est finalement qu’en octobre que les deux actionnaires publics ont obtenu une majorité pour destituer le directoire qui était entre les mains de Delta Defence. Le résultat, selon la Cour, de l’engagement dans « des conditions ambiguës et contestables » de l’État dans cette opération. Déjà épinglés en 2010, les petits privilèges de la SNCF sont une nouvelle fois dans le collimateur de la Cour des comptes. La juridiction financière pointe dans son rapport 2014 les « facilités de circulation » de l’entreprise, gratuité ou tarifs préférentiels accordés à ses personnels et à leurs proches qui « pose problème au regard de l’égalité d’accès au service public ferroviaire ».

 

Conférence Hollande : inventaire à la Prévert

Conférence Hollande : inventaire à la Prévert

Europe : « La crise financière est derrière nous, pas la récession »

François Hollande est revenu sur sa rencontre avec le collège des commissaires européens mercredi à Bruxelles. Réaffirmant le caractère « indispensable du couple franco-allemand », le président de la République a affirmé que la crise financière « était derrière nous ».

Selon lui, la « vraie menace » est désormais la récession. Le délai de deux ans accordé à la France pour revenir à 3% de déficit public doit être vu comme une chance. Selon François Hollande, cela souligne « le bien fondé de ma démarche entamée depuis mon élection pour faire bouger les lignes ».

François Hollande s’est également dit prêt à lancer une « offensive européenne » pour faire sortir l’Europe de sa « langueur ». Il entend notamment instaurer un gouvernement économique autour d’un « président nommé pour une durée longue ». Il entend également axer la politique européenne à destination des jeunes, instaurer une transition énergétique mais aussi lancer une nouvelle étape d’intégration avec une capacité budgétaire attribuée à la Zone euro.

Enfin, le président s’est dit prêt à réaliser une union politique et se donne deux ans pour y parvenir. « C’est une affaire d’urgence européenne », a expliqué François Hollande.

Interrogé sur les relations qu’il entretient avec Angela Merkel, François Hollande affirme que si les deux leaders n’ont pas la même sensibilité politique, ils partagent la même sensibilité, celle « d’entrainer les autres pays » en Europe. C’est pour cela que « le premier acte, c’est de trouver le compromis entre la France et l’Allemagne« . 

Économie : « L’an I a été consacré à la remise en forme de notre économie« 

Revirement de discours chez le président de la République ? Après avoir accusé les précédents gouvernements d’être responsables du chômage, François Hollande a affirmé qu’il ne cherchait pas à se défausser sur ses prédécesseurs. Le chef de l’exécutif est revenu sur l’ensemble des mesures prises pour redresser la France qui est en situation difficile « depuis cinq ans« . Il assure que la dépense publique de l’Etat sera stable en 2013, et reculera en 2014.

François Hollande a évoqué, une nouvelle fois, le pacte de compétitivité, « qui permet de dire enfin que nous avons amorcé le processus pour renforcer notre industrie« . Le président a également évoqué la Banque publique d’investissement, ainsi que la réforme sur la sécurisation de l’emploi, adoptée mardi définitivement par le Parlement. « Réforme que l’on jugeait impossible à faire, elle est là« , assure François Hollande 

Emploi : « La courbe du chômage peut s’inverser d’ici la fin de l’année« 

Une nouvelle fois, François Hollande a réaffirmé son objectif d’inverser la courbe du chômage : « Sur le plan psychologique, celui des anticipations et de la confiance, c’est très important« , explique-t-il pour justifier le fait que cet objectif soit maintenu à la fin d’année 2013.

Pour ce faire, il entend amplifier toutes les mesures déjà mises en œuvre : les emplois d’avenir, qui pourront être élargis au secteur privé ; les contrats de génération, qui, de leur côté, pourront être mobilisés en cas de création d’entreprise.

Le crédit emploi-compétitivité et l’accord sur la sécurisation de l’emploi devraient aussi contribuer à atteindre cet objectif, selon François Hollande, « pour que l’on évite les plans sociaux« .

Croissance : « C’est en voyant loin que l’on change la perception du présent« 

Comme il l’a déjà affirmé mercredi, François Hollande s’attend à une croissance nulle en 2013. « Est-ce que ce sera 0,1% comme le dit le ministre de l’Economie ou -0,1% ?« , nuance-t-il. La question est celle de la correction de trajectoire, selon François Hollande. 

Il faut promouvoir un modèle fondé sur la performance économique, selon le président de la République, qui se place dans la lignée de ses prédécesseurs : « Le rôle du chef de l’Etat c’est de fixer ce que sera le pays. Chaque fois que l’Etat a agi ainsi, il y a eu de grandes réussites« , a-t-il déclaré.

Numérique, transition énergétique, santé et infrastructures de transport seront les pôles qui recevront les crédits des 10 milliards que François Hollande a demandé à Jean-Marc Ayrault de mobiliser. Parmi les solutions évoquées, la cession de participations publiques dans des entreprises, déjà évoquée par le Premier ministre, a été évoquée par François Hollande. 

Sur le retard en termes de compétitivité, François Hollande a comparé la situation française à celle de l’Allemagne : »l’Allemagne a un excédent de 160 milliards, la France a 160 milliards de déficit« . 

Fiscalité : « La taxe à 75% dans la prochaine loi de finances« 

Le président de la République a été interrogé sur la fusion, évoquée lors de sa campagne présidentielle, entre l’impôt sur le revenu et la Cotisation sociale généralisée. « Il y aura des mesures prises pour rapprocher les assiettes. Chaque fois que nous supprimons les niches fiscales, nous rapprochons l’impôt sur le revenu et la CSG« , assure-t-il. Ce projet sera inclus dans le projet de réforme du financement de la protection sociale. 

François Hollande assure en outre que la fameuse taxation à 75%, dans sa forme revue et corrigée – affectant les entreprises, pour deux ans seulement – sera incluse dans la prochaine loi de finances.

Concernant les impôts : « Nous avons demandé beaucoup aux Français en 2013, l’idéal serait de ne pas augmenter un taux de prélèvement sur les ménages dans l’année 2014 » François Hollande a également expliqué qu’après la prochaine haisse de la TVA,« nous en resterons là ».

Par ailleurs, le président de la République a expliqué, concernant les allocations familiales, qu’il faudra trouver « deux milliards d’euros d’ici deux ans », cela se fera par « une modulation des prestations familiales ».

Aide aux entreprises : « Réformer l’assurance-vie »

Pour aider à l’investissement, le président de la République propose de réformer l’épargne des Français. François Hollande entend ainsi réformer l’assurance-vie, mettre en place un plan d’épargne en action pour les PME mais également réformer l’imposition des plus-values mobilières. « Il faut, explique François Hollande, donner confiance aux Français dans leur avenir »

Université : « Être mieux reconnus au plan international« 

François Hollande est revenu sur la proposition de donner des cours en langue anglaise à l’Université. Mais, assure-t-il, les examens se passeront en Français, « pour que nul ne s’inquiète« .

Jeunesse : « Ce que je fais, c’est d’abord pour les jeunes« 

Le président assure que la plupart des mesures du gouvernement sont dirigées vers la jeunesse. Non seulement à travers les mesures directement adressées à la jeunesse : les hausses d’effectifs dans l’Education nationale, les mesures contre le décrochage scolaire. Mais pas seulement : il rattache l’ensemble des mesures à la jeunesse : « Quand je fais une réforme des retraites, c’est pour les jeunes. Quand on parle d’exception culturelle, c’est pour les jeunes« . 

Choc de simplification : « Le silence de l’administration vaudra autorisation« 

C’est plus d’emploi, mais c’est aussi plus de croissance. Ca ne demande d’efforts qu’à ceux qui sont dans les administrations, assure-t-il, donnant comme exemple la multiplication par trois du nombre de textes. Deux lois qui permettront au gouvernement de légiférer par ordonnances, dans deux domaines : le logement d’une part ; et les relations entre les administrations et les entreprises d’autre part. Objectif de cette dernière : « accélérer les procédures« .

« Le silence de l’administration vaudra désormais autorisation et non plus rejet » assure en outre François Hollande : autrement dit, cela signifie que pour les particuliers, une fois le délai laissé à l’administration dépassé, l’absence de réponse vaudra pour une autorisation. Un projet de loi, présenté au mois de septembre, précisera quels domaines administratifs seront concernés par ce nouveau principe.

Formation professionnelle : « Une réforme avant la fin de l’année« 

François Hollande promet une réforme pour augmenter le nombre de personnes ayant accès à la formation professionnelle – une sur cinq, selon lui, actuellement. Cette réforme sera, selon lui, mise en place dès la conférence sociale à venir au mois de juin, afin qu’elle soit votée avant la fin de l’année. 

Retraites : « On devra travailler un peu plus longtemps« 

François Hollande a expliqué, concernant les retraites, que « dès lors que l’espérance de vie s’allonge, on devra travailler un peu plus longtemps ». Selon lui, la réforme de 2010 n’a pas permis de rétablir l’équilibre. Le déficit s’élève à 15 milliards d’euros et devrait avoisiner les 20 milliards en 2020. « C’est insoutenable », a expliqué François Hollande. « J’ai à régler cette question », a expliqué François Hollande.

Patrimoine gouvernement : inventaire à la Prévert

Patrimoine gouvernement : inventaire à la Prévert

• Le plus riche : Laurent Fabius. Chez les millionnaires du gouvernement, c’est Laurent Fabius qui arrive en tête, avec une fortune estimée à 6,04 millions d’euros. Le célèbre collectionneur d’art possède notamment trois biens immobiliers d’environ 4 millions d’euros et 1,2 millions d’euros de participation dans la maison d’enchères Piasa. Cela n’empêche pas le ministre des Affaires étrangères d’avoir un compte HSBC déficitaire de 30.716 euros…

• La plus « modeste » : Yamina Benguigui. La ministre déléguée à la francophonie est la plus « modeste » du gouvernement avec un patrimoine estimé à 90.200 euros. Elle fait partie des quatre ministres (avec Vallaud-Belkacem, Batho et Escoffier) à ne pas être propriétaire immobilier. La réalisatrice se démarque aussi par son PEA (80 euros) et ses cinq comptes bancaires sur lesquels sont placés 199 euros. En revanche, Yamina Benguigui possède 39,62% (estimées au total à 75.000 euros) de la SAS Elemiah, spécialisée dans la production de programmes télévisés. Elle est suivie de très près par Fleur Pellerin, dont le patrimoine est estimé à 91.100 euros.

• La plus « écureuil » : Michèle Delaunay. Deuxième du classement des patrimoines de ministres, Michèle Delaunay compte surtout une grosse épargne, avec 887.000 euros répartis sur… 23 comptes ! Dans le détail, elle en possède douze au Crédit agricole, six à la Société générale et cinq à la BNP. Et si trois d’entre eux sont bien fournis – au-dessus de 100.000 euros – 11 d’entre eux comptent moins de 500 euros.

• Le plus boursicoteur : Fabius et Delaunay. Sans surprise, les plus riches sont aussi ceux qui ont le plus d’argent en bourse. Avec 1,28 million d’euros d’actions, Laurent Fabius remporte la palme, devant, donc, Michèle Delaunay et ses dix placements d’un montant total d’1,1 million. Seize ministres possèdent également une ou plusieurs assurances-vie.

• Les plus « bagnoles » : Kader Arif et George Pau-Langevin. Les deux ministres délégués s’imposent sur le nombre. Car sur la valeur, on se rend compte que les ministres ne sont pas très collectionneurs en matière d’auto. Kader Arif possède trois voitures (une Renault Clio, une Renault Twingo et une Suzuki Splash) et un scooter Sym estimés au total à environ 17.000 euros. George Pau-Langevin, elle, possède une Renault Mégane, une Renault Clio et une Citroën C1. Dans l’ensemble, les ministres sont raccord avec les Français « moyens ». Voiture la plus vendue encore en 2012, la Renault Clio est aussi la plus représentée chez les ministres. Six d’entre eux la possèdent, devant la 407 Peugeot (cinq ministres) et la Renault Mégane (quatre ministres).

• Les plus décalés : Ayrault, Taubira et Lebranchu. La déclaration de patrimoine donne lieu à des confessions surprenantes. Après Eva Joly et ses kayak, les ministres se sont aussi laissés aller à des confessions légères. On apprend ainsi que Jean-Marc Ayrault possède un Combi Volkswagen, que Christiane Taubira a dépensé 900 euros pour trois vélos, et que Stéphane Le Foll est l’heureux propriétaire d’une moto BMW 650 GS estimée à 300 euros. De son côté, Marylise Lebranchu confie posséder un bateau Bénéteau, acquis en 2010 contre 2.000 euros… Surprenant quand on voit sur le site de la marque qu’aucun bateau n’est vendu en-dessous de 20.000 euros

 




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