Archive pour le Tag 'presse'

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Plan social au Figaro, une crise symbolique de la presse

Plan social au Figaro, une crise symbolique de la presse

Les mouvements sociaux au Figaro sont rares pourtant cette fois cela concerne un plan social de presque 100 personnes. Après les autres grands titres nationaux, le Figaro plonge. En cause, la multiplication des médias et une politique éditorialiste trop insipide et souvent caricaturale qui demeure cependant l’un des meilleurs en matière d’information économique.  Le Figaro vit donc aussi cette crise de la presse qui a concerné tous les titres.une crise de la paresse et l’amateurisme. Résumons, à part quelques articles,  les journaux (écrits, télévisés ou même des grands médias d’internet) sont composés pour l’essentiel des communiqués des agences, des entreprises, des groupes de pression et du gouvernement. Peu de réelles investigations, d’approfondissement ou d’analyse ; Une sorte de « fast info » qui balance une dépêche de l’AFP quitte à dire le contraire le lendemain dans une autre dépêche de l’AFP. Bref de la  « fast-information » ».C’est aussi ce qu’on appelle la crise ! Du jamais vu donc ou presque ! Depuis 16h30  jeudi 20 décembre 2012, Le Figaro est en grève. Une demi-heure plus tôt, une assemblée générale avait été convoquée à l’appel des syndicats pour discuter du plan de départs volontaires de « 70 à 90 personnes » (environ 10% des effectifs) annoncé un peu plus tôt par la direction. Environ deux cents salariés ont assisté à cette réunion, qui s’est tenue dans le vaste open space du pôle news du Figaro.fr. Au micro, Patrick Bele, service étranger et délégué SNJ. « Ce plan social est en total contradiction avec le discours d’Alexis Brézet, le nouveau directeur des rédactions, explique-t-il à Télérama. Il y a trois semaines, il est venu nous présenter un plan de développement ambitieux, axé sur le numérique et le bi-média. Et là patatras ! C’est comme si la direction générale avait décidé de saboter le plan de relance. » « Pour ce projet, ils ont même dit qu’ils voulaient recruter, se montrant très volontaristes sur les moyens, ajoute Laurent Mardelay, du SNJ CGT. Les comptes du groupe devraient d’ailleurs être positifs en 2012. »  Si la totalité de l’assemblée s’est prononcée pour le retrait du plan de départs, le vote sur la grève, réalisé à main levée, donne lieu à différentes interprétations. Pour certains, une majorité aurait voté en sa faveur, même « des rédacteurs en chef du Figaro Magazine ! », fait visiblement exceptionnel dans la maison. Moins d’une dizaine se serait prononcée contre. Pour d’autres, une cinquantaine de votant se serait prononcée pour, et quelques-uns contre. Mais une grande majorité se serait abstenue. « C’est une vision assez spéciale de la démocratie », grince un salarié. Certains sont retournés travailler. Mais pas le secrétariat de rédaction, qui, à 19h, bloquait encore la copie, menaçant la sortie du journal du lendemain. Un peu plus tôt, Alexis Brézet avait envoyé un message à l’ensemble du journal. Il en appelait au « sens des responsabilités », incitait « les grévistes à se déclarer » et qualifiait « d’acte grave » et « d’extrémité » l’éventuelle blocage de la parution.

Conférence presse Hollande : un grand oral type ENA mais pas de réenchantement

Conférence presse Hollande : un grand oral type ENA mais pas de réenchantement

 

On ne demande pas à un énarque de connaître les dossiers mais d’être brillant sur la forme. Ce qu’a fait Hollande, très à l ‘aise dans la maîtrise de l’exercice mais confus sur le fond. Bref, une sorte de commercial prêt à répondre à tout et surtout à rien. En fait , un discours de préfet dont l’objectif est d’endormir l’auditoire avec quelques fiches bien documentées mais qui ne fait qu’effleurer les questions de fond. La seule question fondamentale, celle de l’emploi a amené une réponse décevante, « oui le chômage va encore se dégrader ». Lucide sans doute mais pas très mobilisateur, On est loin du réenchantement promis ; On discerne mal la pertinence de l’analyse et encore moins la vision. La dialectique comme dernier recours pour masquer l’indigence du projet «  le cap : la reconquête de l’avenir » », un slogan du type «  le changement c’est maintenant », vide de sens. En fait Hollande a tenté de s’expliquer sur son virage économique en essayant de jouer à l’expert avec quelques chiffres. Une conférence destinée aux spécialistes qui n’aura guère convaincu, ni les économistes, ni les français moyens. Pas de choc donc, pas d’annonce, pas de nouvelles perspectives, juste une tentative de justification. Avec beaucoup d’inexactitudes, de contradictions et des banalités à la pelle. Une sorte de discussion de café du commerce mais haut de gamme, type café de Flore, surréaliste  forcément , comme la plupart des propos de l’énarchie.  Pas de quoi redonner le moral à une nation qui précisément souffre essentiellement  d’un manque d’espérance et d’envie.

Conférence de presse Hollande : explication laborieuse du virage économique

Conférence de presse Hollande : explication laborieuse du virage économique

 

Une conférence de presse essentiellement consacrée à l’économie (sauf sur le rapport Jospin). En fait, une explication laborieuse du changement de cap. D’abord sur l’Europe, un recours à la dialectique : «  un  pacte complété donc renégocié » ; Le candidat avait bien parlé durant sa campagne de renégociation. Or le pacte budgétaire n’a nullement été renégocié. Il a été adopté en l’état (et discrètement au parlement  pour éviter un referendum) ; le pacte de croissance,  le « complément » de 120 milliards, évidemment très insuffisant était déjà prévu par l’Europe. Changement de cap donc sur l’Europe où l’austérité imposée par l’Allemagne prend le pas sur la croissance. Ce qui d’ailleurs est dénoncé par le FMI et nombre d’économistes. Changement de cap sur  le budget puisque dans le budget 2013 la fiscalité augmentera de 2O milliards (10 pour les ménages et 10 pour les entreprises). Alors qu’après le rapport Gallois on va alléger cette fiscalité de 20 milliards à partir de 2014 et accroitre la fiscalité sur les ménages  notamment via la TVA. Contrairement à ce qu’affirme Hollande la question du désendettement n’est nullement réglée. Elle dépend des économies qui seront réellement effectuées mais aussi des rentrées fiscales ; lesquelles sont le produit de la croissance. Or cette croissance est négative pour la fin de 2012. Nous serons en récession pour les 6 derniers mois de l’année. Pour 2013, le FMI et  la commission européenne ne croient pas  aux prévisions de croissance gouvernementales et au retour aux 3% pour le déficit budgétaire. Le virage est net, il est insuffisant et dangereux. L’objectif est utopique et trop lointain. « Des résultats sur l’emploi dans 5 ans » ? . Dans 5 ans c’est une échéance électorale pas une échéance économique. C’est dans les deux ans que va se jouer l’avenir. Dans deux ans, on risque d’enregistrer 1  millions de chômeurs supplémentaires. Finalemenet hollande n’a rien annoncé de nouveau, il a tenté de justifier, le flou, les hésitations, les changements de politique. Une conférence de presse en forme de séance de rattrapage sur l’impopularité du chef de l’Etat et du gouvernement. Notons que sur le financement de la protection sociale (gravement mise en danger avec la récession), Hollande botte en touche et renvoie à la négociation sur «  la sécurisation des parcours professionnelles ». Belle expression mais vide de sens. On sait que les partenaires ne parviendront pas à un accord sur l’essentiel qui tourne autour de la productivité, de la CSG et de la flexibilité.  Comme d’habitude, pendant un jour ou deux, les médias complaisants vont accorder du crédit à cette déclaration, se bornant à énumérer les éléments du discours. Viendra le temps de l’analyse. On va alors s’apercevoir que si Hollande a peut-être mérité le prix de la gentillesse, il lui reste à obtenir celui de l’autorité et de la cohérence.

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