Archive pour le Tag 'presse'

Page 6 sur 8

Hollande : conférence de presse réussie !!! On rêve !

Hollande : conférence de presse réussie !!! On rêve ! 

La crise est loin d’être seulement politique, c’est une crise démocratique générale, une crise aussi économique et sociale, une crise surtout culturelle. Une preuve supplémentaire :  tous les médias ou presque considèrent que Hollande a réussi sa conférence de presse et qu’li incarne la fonction de Président. I faut évidemment avoir fréquenté de près ces mieux pour se rendre compte à quel point ces « élites médiatiques » sont elles aussi coupées des réalités économiques et sociétales ; Et pour cause, la plupart des éditorialistes ne rencontre que des personnalités patronales, politiques, administratives où se forgent la pensée unique  d’un moment. C’est Versailles avec sa cour, sa hiérarchie, se coteries, ses flatteries d’un jour. Rien n’a vraiment changé sauf le mot républicain accolé à l’ancienne monarchie. A un niveau plus ministériel par exemple, il faut entendre le concert déloges quand un ministre fait preuve de quelque  éloquence devant un parterre de courtisans (même patronaux). En général, il faut attendre des jours, voire des  semaines  avant que les experts ne sortent de leur sommeil pour analyser un peu sérieusement les propos. La presse traditionnelle s’écroule progressivement notamment la presse écrite, il y a vraiment des raisons !

 

Résumé

La cinquième conférence de presse de François Hollande a donc semble-t-il convaincu les éditorialistes ce vendredi 6 février, pour qui le chef de l’État a enfin « endossé le costume de président » et a su se positionner en tant que chef de guerre. « Avec les attentats de janvier, François Hollande a importé en France le costume de chef de guerre qui lui sied le mieux dans la panoplie présidentielle » estime Cécile Cornudet dans Les Échos.  Dans La Presse de la Manche, Jean Levallois note que « le chef de l’État (qui) a désormais revêtu l’habit de président de la République. » « Hier, il a parfaitement incarné son rôle, ajoutant à sa panoplie la livrée de diplomate international », juge Stéphane Albouy du Parisien, tandis que Michel Urvoy dans Ouest-France constate que « Le costume régalien, qui sied à tout président, lui va de mieux en mieux ». « Le nouvel hyperprésident pouvait-il afficher meilleur symbole de la stature que les événements de janvier lui ont sculptée ? » se demande Jean-Louis Hervois de La Charente libre en décidant de se rendre à Kiev puis à Moscou avec Angela Merkel pour tenter de dénouer la crise ukrainienne. Ce faisant, « François Hollande a projeté ce nouvel élan sur la scène européenne », estime Philippe Gélie du Figaro.  « François Hollande était dans une autre dimension », affirme Hervé Favre dans La Voix du Nord, « celle d’un président en service civique international, volontaire pour partir séance tenante en Ukraine et à Moscou avec Angela Merkel tenter de faire taire les armes. » Dans Le Républicain lorrain, Philippe Waucampt fait chorus : « le père de la nation troque donc l’habit de chef de guerre contre celui de diplomate de la dernière chance ».  Pour Bruno Dive dans Sud-Ouest « François Hollande avait déjà enfilé les habits du chef de guerre » mais depuis le 11 janvier, il a endossé « aux yeux de tous, le costume présidentiel, à la fois père de la Nation et chef des Armées ». Ce qui ne l’empêche pas de rappeler que « si l’unité nationale doit être un viatique dans la lutte implacable à mener contre le djihadisme, elle ne saurait servir de chloroforme pour étouffer les sujets qui fâchent. » Néanmoins, certains regrettent que ce costume de président n’ait pas été porté plus tôt, à l’instar de Dominique Jung (Les Dernières Nouvelles d’Alsace) : « Le président n’est plus ce gladiateur essoufflé qui parle en phrases hachées au fond de l’arène, mais le conducteur du char de l’État, ce qu’il aurait dû être dès sa prise de fonction ». « Il aura quand même fallu plus de deux ans et demi de rodage pour que François Hollande endosse l’habit présidentiel », déplore Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées) tout en reconnaissant qu’il « est à son meilleur lorsqu’il est chef de guerre », même si cette « fois c’est en ‘chef de paix’ qu’il a voulu apparaître ». De son côté, Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne) croit que François Hollande « espère dorénavant entretenir la flamme du 11 janvier.

 

Conférence de presse Hollande. Ce qu’il faut retenir : rien !

Conférence de presse Hollande. Ce qu’il faut retenir : rien !

Les grands médias ont bien du mal à dégager ce qu’il faut retenir de cette conférence de presse, la preuve c’est qu’elle ne figure même pas à la Une. Mis à part la visite surprise en Ukraine, il n’y a rien à retenir. Ah si ont dit certains commentateurs, la couleur du costume, plus foncé, la cravate plus droite, le ton plus martial et de conclure hâtivement :  Hollande incarne la fonction présidentielle. En réalité rein, strictement rien sur le fond. Ne parlons de l’ économie, bâclée en une phrase ou presque. « Je ne me représenterai pas sil n’y a pas inversion » ; ce  dont on se moque complètement car la question n’est pas l’avenir de Hollande mais celle de la croissance et de l’emploi. Sur le terrorisme des gadgets, un projet de loi (une de plus), une agence (pour placer les petits copains de l’ENA) aussi efficace sans doute que Pôle emploi, un service «  universel » dit civique et seulement pour les volontaires. Sur l’école : des ordinateurs comme si les gamins avaient besoin de s’initier à cette technologie qu’ils maitrisent tous très bien. La posture, oui, mais sur le fond le vide absolu ou l’illustration de ce qu’est devenu la politique.

 

Résumé

Le chef de l’État a surpris son monde en annonçant un voyage à Kiev (Ukraine) dès la fin de sa conférence de presse. Les deux dirigeants devraient y rencontrer le président Petro Porochenko, avant de se rendre vendredi à Moscou. Le chef de l’État tente d’éviter l’escalade. « On pourrait être prêts à armer les Ukrainiens, a-t-il expliqué. Mais il y a une autre option, qui n’est pas sure de réussir : celle de la démocratie ». Convaincu par le système du service civique, François Hollande a annoncé son extension. Le président de la République a évoqué  »un service universel pour les jeunes » et « une réserve citoyenne pour tous les Français », afin de renforcer « la démocratie participative ».   »Tout jeune qui en fera la demande pour faire un service civique, à partir du 1er juin. Aujourd’hui, il y a quatre fois plus de demandes que de services civiques proposés », précise-t-il. François Hollande veut « donner les moyens à la France de tenir son rang » car, selon lui,  »aucun pays faible ne peut être fort sur la scène internationale ». François Hollande a annoncé la création d’une « agence nationale de développement économique sur les territoires ». Cette nouvelle agence serait comparable à l’agence pour la rénovation urbaine mais « à l’échelle des territoires ».
Un comité interministériel se tiendra en mars et sera consacré au renforcement de la « mixité sociale ». Ce comité interministériel avait été annoncé par Manuel Valls le 22 janvier dernier. Le Président lui donne  »trois objectifs : le peuplement (…), l’accompagnement (…) et le développement ». La France applique actuellement en outre-mer un « service militaire adapté » qui permet aux jeunes de se réinsérer et apprendre des métiers dans des secteurs en besoin de recrutement. « Il montre des réussites exceptionnelles, a estimé François Hollande. Nous allons mener une expérimentation en métropole ». François Hollande a également aussi émis le souhait de voir les parlementaires faire une proposition par rapport au nombre de députés qui siègent à l’Assemblée nationale. Enfin Le président de la République prépare activement l’organisation de la conférence Paris Climat 2015 et ambitionne de faire de la France un grand pays d’écologie.

 

Conférence de presse Hollande : du bla-bla et création d’ une réserve d’indiens !

 

 

Résumons : mieux surveiller les déplacements, un comité interministériel sur la mixité sociale, une agence ( une de plus) pour le développement économique (de quoi placer quelques énarques), et un service civique « universel » mais pas obligatoire, autrement dit obligatoire sur la base du volontariat ! Bref la panoplie habituelle quand on décide de ne pas décider grand chose. On annonce une réunion, la mise en place d’une agence et une loi. C’est le résultat sans doute d’une réflexion très approfondie des services de com. de l’Elysée renforcés par la horde d’experts politiques. Bref de bobos, de tecnos, des oligarques complètement discrédités et qui ne rendent même pas compte des torts qu’ils portent à la démocratie en faisant semblant de décider. La plus ridicule parmi l’ensemble des mesures bidon sans doute ce service dit universel «  réserve citoyenne pour les Français », une réserve d’indiens ? Pour les plus pauvres, les plus indisciplinés, les plus inaptes à la démocratie ? Il croit attirer qui Hollande ? Alors que le trafic de drogue et autres braquages satisfait tellement facilement aux besoins des marginaux qu’il vise. Hollande est à coté de la plaque comme ses conseillers, ils n’ont rien compris, ils soignent un cancer avec un doliprane ! C’est la même incurie que dans le domaine économique ; des discours, peu d’ orientations finalement, des actions insignifiantes et aucun résultat.  Un vrai boulevard pour tous les démagogues (de gauche et de droite)  qui peuvent raconter n’importe quoi face à ce vide politique. Et la démocratie qui se réduit à des votes de protestation (pour ceux  minoritaires qui se déplacent r encore) . Une caricature de démocratie dans un système politique à bout de souffle.

Résumé du discours affligeant de Hollande :

-«  La première de nos responsabilités c’est d’être à la hauteur de la menace. Elle n’a pas disparu, elle a resurgi Nice. L’Etat doit agir avec la plus grande fermeté dans le respect du droit. De nouvelles mesures ont été prises très vite, des moyens dégagés et la vigilance est portée à son niveau maximal.

- Une loi sur le renseignement est en train d’être préparée, elle sera présentée en mars et sera votée avant l’été. Des mesures seront prises à l’échelle nationale et européenne pour surveiller les déplacements.

- Notre responsabilité est aussi de faire vivre la cohésion nationale. La laïcité c’est la séparation de l’Etat et des cultes, ce n’est pas leur ignorance. Ainsi le dialogue avec les cultes fait partie des devoirs de la République. Le gouvernement réunira un comité interministériel au mois de mars. Je lui insigne trois objectifs : le peuplement, la mixité sociale, la répartition de la population ; l’accompagnement pour que le tissu social soit renforcé ; le développement avec la création d’une agence nationale pour le développement de l’activité économique sur les territoires.

- Je propose un nouveau contrat civique avec la mise en place d’un service universel pour les jeunes, la création d’une réserve citoyenne pour tous les Français et le renforcement de la démocratie participative. »

PSG : Blanc enfin contesté par la presse

PSG : Blanc enfin contesté par la presse

 

La presse sportive comme le reste des grands médias est légitimiste ; jusque là elle n’avait jamais émis la moindre critique à légard de Blanc l’entraineur du PSG. Il aura fallu une déclaration du président du PSG pour la question de la compétence de Blanc soit enfin posée. Pourtant il y a un an que le PSG ne produit plus grand chose, que ses vedettes sont endormies que Blanc lui-même paraît perdu. Pour résumer mauvaise condition physique, pas d’engagement, milieu insuffisant, défense fébrile et attaque maladroite . Tout le  contraire de Marseille qui n’a pas les vedettes du PSG. En cause évidemment et depuis longtemps le niveau pour gérer cette équipe de stars (par ailleurs trop payées). Un Blanc limité sur le plan intellectuel, psychologique et même tactique, bref qui ‘a pas le niveau international.  En avril dernier, Laurent Blanc avait subi une première salve suite à l’élimination en quarts de finale face à Chelsea. Plus que le résultat et la déception de ne pas intégrer le dernier carré européen, c’est l’impression générale laissée par le coach parisien qui avait interpellé du côté de Doha. Un plan de jeu sans surprise, un coaching contesté (l’entrée de Marquinhos à la place de Lucas en fin de match) : les propriétaires du PSG n’avaient guère goûté cet échec et cette nouvelle sortie prématurée. Huit mois plus tard, le débat a été relancé au soir d’une prestation décevante face au FC Barcelone. Si Laurent Blanc a été prolongé jusqu’en 2016 et si Nasser Al-Khelaïfi a souvent souligné la qualité du travail de son entraîneur, on ne peut ignorer les dernières déclarations du président parisien. Déçu par la qualité de jeu proposé, par les intentions mais aussi par le coaching, le big boss du PSG a fait passer un message très clair. Presque un ultimatum : « J’espère que la situation sera différente en février et que ce sera la dernière défaite de la saison. » En clair, Laurent Blanc sera jugé fin février et mi-mars lors des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une élimination, même face au Real Madrid ou au Bayern Munich, sera considérée comme un échec et scellera le sort du technicien français. D’autant que Blanc ne pourra pas compter sur le soutien unanime d’un vestiaire qui doute de lui. Et encore moins sur celui des propriétaires à Doha qui ont visiblement déjà sondé quelques entraîneurs en Europe.

 

Hollande : prestation télé ratée pour la presse

Hollande :  prestation télé ratée pour la presse

Le vide absolue et le décalage entre les Français et Hollande, ce qui ressort d’après la presse de cette prestation télévisée par ailleurs peu suivie. Le face à face télévisé de François Hollande avec des Français, sans précédent depuis son élection à l’Elysée, n’a donc pas convaincu la presse, qui critique autant la forme que le fond de l’émission de TF1. « Encore raté ! » tranche Le Figaro de vendredi à la Une. « Il n’avait pas grand chose à dire, mais il l’a dit longuement », cingle Paul-Henri du Limbert dans le quotidien de droite, qui n’est pas le seul à émettre un jugement négatif. Thierry Borsa, dans Le Parisien, a vu « une démonstration inquiétante de la difficulté de François Hollande de trouver pour la seconde partie de son quinquennat l’élan, la volonté, la force de rassurer des Français qui, au lendemain de son intervention, ont toujours autant de raisons de douter ». Sur le fond du propos présidentiel, « François Hollande a affronté le vent contraire avec véhémence et annoncé – avec une certaine honnêteté – que les efforts demandés paieraient… dans dix ans », commente avec bienveillance Laurent Joffrin dans Libération, ajoutant toutefois : « Ce qui a manqué ? Parler à la gauche ». « En confirmant sa politique de rigueur, il entretient la déception à gauche sans apaiser l’incrédulité à droite », analyse Michel Urvoy dans Ouest-France. Sur la forme prise par le dialogue présidentiel avec quatre Français, Bruno Dive écrit dans Sud-Ouest que « l’émission d’hier a successivement transformé François Hollande en conseiller de Pôle Emploi, en guichetier d’aide aux entreprises, et finalement en député de base, un député dont la permanence aurait été le studio de TF1, et qui se voyait sommé de consoler, de rassurer, d’aider ses compatriotes dans la détresse ou le désarroi ». Ce qui fait dire à Nicolas Beytout dans L’Opinion, qu’ »on nous promettait un grand rendez-vous politique à la mi-temps du quinquennat, nous avons eu une consultation de sous-préfecture ». « Le contraste était saisissant entre l’ode présidentielle à une France qui bouge, qui invente, qui réussit, et la réalité de ces quatre Français pour qui la crise est bien concrète, quotidienne », commente Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées. « Au moins cette opération de communication, l’aura-t-elle rapproché de ses lointains administrés le temps d’une soirée. La proximité se substitue à la légitimité », tacle La Nouvelle République du Centre Ouest sous la plume de Denis Daumin. Raymond Couraud, de L’Alsace, constate que « le président a surtout tenu à être compatissant, histoire d’effacer l’anecdote ravageuse des +sans dents + ». « Le chef de l’Etat en a été vite réduit à assurer le service après-vente de sa politique et de ses pannes là où l’on attendait un visionnaire qui montre – enfin – le cap », renchérit Patrice Chabanet du Journal de la Haute-Marne. Ce que Jean-Louis Hervois résume d’une phrase assassine dans La Charente libre : « Personne ne sait où tout ça nous mène, pas même lui ».

 

Barrage de Sivens : un manque de décence d’après la presse

Barrage de Sivens : un manque de décence d’après la presse

 

 

Il y a pour le moins un manque de décence de la part du gouvernement qui a tardé à régir après le drame de Siens qui a occasionné la mort d’un manifestant. Ce que pense la presse. Trois jours après la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, la presse fustige en effet à la fois le trop long silence de l’exécutif et l’ »instrumentalisation » du drame par les Verts. Pour Cécile Cornudet dans Les Echos, le drame de Sivens témoigne d’ »une gauche bien malade » : « Un gouvernement perdant ses réflexes, des écologistes prêts à tout pour justifier a posteriori leur départ du gouvernement, la mort de Rémi Fraisse vient de jouer les révélateurs d’une gauche bien malade. Tout est sujet à polémiques, y compris la mort tragique d’un jeune homme de vingt et un ans ». Dans Le Républicain lorrainPhilippe Waucampt fait chorus. Au-delà de « l’embarras [...] si manifeste de l’Elysée et Matignon, l’éditorialiste dénonce l’attitude « des écolos d’EE-LV, dont on se demande s’ils ont un jour appartenu à la même majorité que les socialistes ». Même dénonciation de Dominique Quinio dans La Croix, qui juge qu’ »il est des manières de récupérer de tels événements qui frisent l’indécence ». De son côté La Voix du Nord s’en prend à l’attente de l’exécutif, sous la plume d’Hervé Favre :  »Aujourd’hui, à l’heure de l’information en continu sur les ondes et sur le Net, le silence officiel n’en est que plus assourdissant. »  Dans le Courrier Picard, Daniel Muraz va même jusqu’à remarquer que « tandis que le Président et son Premier ministre se déplacent aux obsèques du PDG de Total, ils ne semblent pas faire montre de la même compassion à l’égard du jeune Rémi Fraisse et de sa famille. » Une hypothèse est même avancée par Bruno Dive dans les colonnes de Sud-Ouest, qui trouve qu’en « ne s’exprimant qu’hier matin, après les vives protestations des Verts, ils (président et gouvernement) ont donné l’impression de réagir plus aux propos de Cécile Duflot qu’au décès de Rémi Fraisse ».

 

La révolte d’Aubry soutenue par la presse

La révolte d’Aubry soutenue par la presse

 

 

Finalement la presse soutient Aubry parce ses  lecteurs pensent la même chose : Hollande mène l’économie dans le mur. « Diatribe », « réquisitoire », « attaque en règle », « vengeance » : les éditorialistes n’ont pas de mot assez fort ce lundi pour qualifier la charge de Martine Aubry contre la politique du tandem Hollande-Valls, tout en soulignant la capacité de la maire de Lille à se poser « en recours ». »Aubry sort du bois? Plutôt une bonne nouvelle », estime Laurent Joffrin (Libération). « La voici chef de l’opposition intérieure à la gauche, levant l’étendard de la social-démocratie si longtemps vilipendée au PS. C’est plus clair. » De fait, « le véritable adversaire de Hollande a un visage » désormais, renchérit Stéphane Dupont (Les Echos).  « Les ‘frondeurs’ étaient peu nombreux et n’avaient pas de chef. Ils ont maintenant une figure de proue et leurs rangs pourraient vite grossir tant Martine Aubry dit tout haut ce que beaucoup d’élus socialistes pensent tout bas, sur le Cice, le travail le dimanche, les seuils sociaux, les économies budgétaires, la réforme fiscale ou l’assurance-chômage. »  Alors que Martine Aubry s’affiche en « rose vif », Yves Harté (Sud-Ouest) souligne qu’il « manquait aux frondeurs du Parti socialiste un solide porte-voix. Ils l’ont enfin. » Dans sa « diatribe contre l’exécutif », la maire de Lille « cogne là où ça fait bien mal : elle veut un État stratège. Tout le contraire du spectacle donné par la gauche, gesticulant dans les rapides depuis deux ans », relève Didier Rose (Les Dernières Nouvelles d’Alsace). « Ni les écologistes entièrement décrédibilisés, ni un Mélenchon lui-même lassé de ses ronchonnements n’incarnent une contre-proposition au tournant social-libéral de Hollande. Avec Aubry, les frondeurs du PS trouvent une voix forte et crédible. » « La vengeance de Martine », selon l’expression de Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain) passe par un réquisitoire « brutal dans le constat des insuffisances, frontal dans l’inventaire des atermoiements et des reniements, cruel dans le répertoire des impasses », écrit Denis Daumin (La Nouvelle République). « Maintenant la fronde, c’est elle. » « La dureté de ses attaques montre qu’elle est convaincue de l’échec à venir de la politique incarnée par l’axe Valls-Macron », analyse Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne). « A sa manière, elle se pose en recours, estimant sans doute qu’elle est la seule à même de ramener dans ses filets la gauche de la gauche et tous les déçus du hollandisme. » « La croisière socialiste ne va pas s’amuser car, après les frondeurs façon révoltés du Bounty, lassés par le capitaine de pédalo, voici à Lille la grande ch’timonière Martine Aubry », ironise Alain Dusart (L’Est républicain). Au fond, « Martine Aubry ne supporte pas qu’on puisse se résoudre à laisser le champ libre en 2017 à un duel entre la droite et l’extrême droite », conclut Jean-Louis Hervois (La Charente Libre). « Elle le dit sans ambages, on peut la comprendre. »

 

Conférence de presse Hollande, Ce qu’il faut retenir : rien !

Conférence de presse Hollande, Ce qu’il faut retenir : rien  

 

 

Rien, vraiment rien à retenir de cette conférence de presse Par ailleurs triste comme le président sans doute enfin convaincu que les résultats ne viendront pas et qu’il n’a aucune chance d’être candidat en 2017(ce qu’il a presque avoué). D’une certaine manière c’était assez pathétique de voir cet homme qui n’y croit plus vraiment annoncer son programme de contradictions «  la voix que j’ai tracée », en fait un chemin de traverses. C’est la première fois que Hollande ne faiat pas la moindre proposition à part le permis de conduire à prix cassé dans le cadre du service civique ! Sans doute par Valls avait déjà tout dit et rien dit. Le seule annonce c’est l’engagement militaire en Irak mais déjà prévue. On peut se demander si cette conférence était vraimenet nécessaire après déjà une intervention de Valls sans grande innovation. Observons cependant que Hollande s’est retiré sur la pointe des pieds de la situation intérieure puisqu’il a consacré environ la moitié de son allocution à l’international ; Celui qui se voulait président chef de gouvernement (exemple le gouvernement économique dont on ne parle plus !) se replie dans la fonction présidentielle permise par les institutions et laisse désormais Valls gérer l’intérieur. Du coup ce ne sont que des copier coller du discours de Valls

 

●  Pas de hausse d’impôts

«La France ne va pas lever d’impôts supplémentaires», a promis François Hollande. Qui exclut au passage toute augmentation de la TVA jusqu’en 2017. Il a par ailleurs déclaré que la baisse d’impôt sur le revenu annoncée par Manuel Valls ne se traduirait pas par une hausse pour les plus aisés (à vérifier !).

 

●  «Les résultats tardent à venir, ils viendront»

François Hollande a voulu à nouveau afficher sa confiance.«Les résultats, ils tardent à venir, je le sais, je le vois. Ils viendront si nous nous mobilisons tous», a-t-il assuré. «Le gouvernement doit faire tout ce qu’il peut, et je fais à ma place tout ce que je dois». Le président juge que son «cap», basé sur le pacte de responsabilité, «permettra d’avoir des résultats, j’espère avant 2017». Il exige qu’on attende la fin de son quinquennat pour faire son bilan.

●  Une négociation avec Berlin pour reporter à 2017 l’objectif des 3%

Tout en rappelant l’importance du couple franco-allemand, François Hollande a voulu afficher une certaine fermeté vis-à-vis de Berlin. «Nos amis allemands ont parfaitement raison de nous rappeler qu’il faut faire des réformes. Mais qu’on nous demande pas de faire en cinq ans ce que les Allemands ont fait en dix. Nous sommes très forts mais quand même…». «La France ne demande pas un traitement à part» mais «ne fera pas davantage parce que ça menacerait la croissance». François Hollande a annoncé qu’il allait engager la «négociation» avec Berlin pour faire accepter un report à 2017, au lieu de 2015, du retour du déficit public français au seuil de 3% du produit intérieur brut.

 

●  «Je suis président, je ne suis pas candidat»

Frappé par une impopularité record, François Hollande refuse de se prononcer sur une éventuelle candidature en 2017. «Mon sort personnel n’est pas mon objectif». «Je suis président, pas candidat, je serai président jusqu’au bout, je n’ai pas d’autre objectif, d’autre priorité, d’autre devoir que de faire tout, tout pour mon pays. Donc, l’idée de ma candidature n’est pas présente», a-t-il assuré.

 

●  Pas de commentaire sur le retour de Sarkozy

«Il ne m’appartient pas comme président de la République de commenter les éventuelles déclarations de candidatures à la présidence d’un parti et notamment d’un parti d’opposition», a répondu Hollande à une question sur le retour imminent de l’ancien président. «Ceux qui ont dirigé le pays hier et avant-hier ont parfaitement le droit de vouloir gouverner à nouveau demain et après-demain», a cependant ajouté Hollande. Un commentaire qui peut valoir aussi bien pour Nicolas Sarkozy que pour les anciens premiers ministres François Fillon et Alain Juppé.

 

●  L’avertissement aux frondeurs

«S’il n’y avait pas eu la confiance, alors le peuple aurait été appelé à renouveler l’Assemblée nationale», a assuré le chef de l’Etat. Un moyen pour François Hollande de mettre la pression sur les députés socialistes frondeurs, qui perdraient pour la plupart leur siège en cas d’élections législatives anticipées dues à une perte de majorité.

 

 

Hollande – Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale intérieure

Hollande - Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale interieure

 

Commencée  avec près de 10 minutes de retard (rituel de Mitterrand), la conférence  de Hollande a accordé une très large place aux affaires internationales ; à peu près la moitié du temps. Sans doute pour prendre un peu de « distance »  avec la situation interne où il s’est montré très défensif. Le propos de Hollande a débuté en dramatisant la situation infranationale. «  La sécurité du monde est menacée »  a-t-il déclaré en évoquant les menaces en Lybie, au Nigéria, en Somalie, en Irak ou en Syrie ; Hollande s’est félicité de la tenue de la conférence internationale à Paris contre le terrorisme. «  J’ai pris la décsion ce matin d’apporter un appui aérien en Irak » mais en Irak seulement (sous  entendu pas en Syrie). Le président de la république a souligné sa volonté de lutter à l’intérieur du territoire contre les filières terroristes ; Pour Hollande le second péril mondial  est  le virus Ebola. Un hôpital militaire français sera implanté en Guinée.  Hollande a aussi parlé de Gaza, de la Lybie, du Nigéria, de la Centre Afrique et de l’Ukraine. Il a tenu à souligner que la France était souvent engagée dans de nombreux conflits soutenue  politiquement par l’Europe  mais observant que cette dernière  est plus chiche pour en partager les coûts. Il a donc souhaité une politique de défense commune  Une Europe aujourd’hui contestée par certains car elle n’apparait pas comme une protection, le risque étant celui de l’enlisement dans la stagnation. « C’est à dire inflation, zéro, croissance zéro, horizon zéro ». Hollande a donc justifié les dérives des déficits compte tenu de l’environnement. Il a repris à  cet effet « la possibilité d’utiliser toute les flexibilité des traités européens »  (en clair abandonner l’objectif des 3%). Il a déclaré  que la France ne pouvait faire en deux ans et demi ce que l’Allemagne a réussi en dix (et dans un environnement économique plus favorable).  Pour autant,  il n’a pas été très précis sur  ce qu’il demande à l’Europe se limitant à espérer des politiques plus intégrées en matière d’énergie, de numérique et d’infrastructures.  Une nouveauté toutefois la proposition d’une Europe à plusieurs vitesses (La théorie des cercles). Après ce très long développement sur l’international, Hollande a traité des questions internes soulignant que la situation française était catastrophique à son arrivée mais  observant que  « les français attendent parfois (euphémisme) des résultats quine viennent pas ». Hollande a rappelé ses choix pour la compétitivité avec le pacte de responsabilité. Curieusement il a rappelé son discours  du Bourget «  deux et demi efforts et deux ans et demi de distribution ». Une  seule proposition très nouvelle : l’élargissement du service civique pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes (peut- être aussi pour diminuer le chômage). Le président a reconnu que la société était devenue défiante  les résultats tardant à venir. Il a terminé en évoquant (comme le Premier ministre devant l’assemblée nationale) les valeurs républicaines et les avancées  déjà réalisées. En conclusion, Hollande très bavard et volontariste sur les tensions internationales, s’est montré défensif sur la politique intérieure n’ayant  pas un seul instant parlé par exemple du  chômage et notamment la fameuse inversion visiblement disparue des radars du gouvernement.  En conclusion rien de très nouveau sinon l’engagement en Irak.

Hollande : va encore annoncer un nouveau pacte ?

Hollande : va encore annoncer  un  nouveau pacte ?

 

Hollande c’est une sorte de marchand de pactes, il y a eu le pacte de compétitivité, le pacte de croissance, le pacte budgétaire, ou encore le pacte de responsabilité. La sémantique vient suppléer l’absence de vision sur le fond. Hollande en manque de tout, de résultat, de stratégie, de popularité sera encore bien capable de nous inventer un nouveau pacte. Pourquoi pas un pacte de fiscalité puisque justement Valls vient de proclamer  en toute improvisation la suppresion de la première tranche pour l’IR. Une sorte d’annonce pour signifier que la fiscalité n’augmentera pas davantage que ce qu’elle doit augmenter en fonction des décisions  antérieures et sous réserve d’ajustement en cas de force majeure. On pourrait sophistiquer encore davantage l’annonce en sollicitant davantage la rhétorique «  énarchique », une rhétorique aux ressources insoupçonnables. Par exemple en déclarant que le pacte de fiscalité garantira  la maîtrise de l’évolution du niveau de prélèvements pour assurer la stabilité de la progression fiscale. Evidemment, on sollicitera les syndicats pour une vaste concertation qui durera des mois voire de années ; Bref un faux engagement mais qui pourrait être repris largement dans les médias. De toute manière, il faut qu’il annonce un truc. A cet égard on peut faire confiance aux services de com. qui vont vient souffler une idée géniale de dernière minute comme par exemple l’impôt sur les riches, la fameuse taxe à 75% taxe sur les hauts revenus qui s’est transformée en taxe sur les entreprises (taxe inventée la veille de son annonce !). Pour mémoire les derniers grande annonces et leurs bilan.

13 novembre 2012 

C’est l’annonce du pacte de compétitivité (CICE) qui en faiat a surtout profité aux entreprise de main d’œuvre française non soumise à la concurrence (la Poste par exemple !).L’annonce auusi de la création de la Banque publique d’investissement dont le premier responsable Juillet (copain de promo de Hollande) déclare qu’elle n’est pas là pour sauver les canards boiteux.  Annonce auusi d’un pacte de simplification administrative qui n’aboutit qu’à des mesurettes.  En outre, le chef de l’Etat réaffirme lors de cette première conférence qu’il séparera les activités des banques : d’un côté le crédit, de l’autre, les activités « spéculatives ». Là encore une réformette sous la pression des banques.

16 mai 2013         

Hollande confirme l’annonce d’inversion du chômage. Il veut encore changer l’Europe. Il  lance l’idée d’un gouvernement économique autour du président, au fait on n’en parle plus du tout !

14 janvier 2014         

. C’est le fameux pacte de responsabilité.  Huit mois plus tard, les négociations au sein des branches professionnelles patinent, et le plan d’économies censé financer (pour partie) le pacte de responsabilité n’a pas été digéré au sein de la majorité. Pour sa quatrième conférence de presse, François Hollande va surement nous concocter un nouveau truc auusi efficace que les précédents.

Presse : nouveau recul des ventes

Presse : nouveau recul des ventes

 

La presse recule encore, pas étonnant les grands médias offrent très peu d’originalité dans leurs infos et leurs analyses. Pire, comme la plupart des français pendant environ deux mois, les journalistes sont en vacances. (Cela vaut pour la presse, comme pour les radios, les télés ou les grands sites internet). D’une certaine manière, la presse souffre de la pensée unique et de l’info congelée en provenance des agences de presse, du gouvernement ou des grandes organisations. Il faut d’ailleurs noter un décalage d’analyse d’un jour ou deux entre la pensée ambiante et les sites indépendants. Des sites de plus en plus plus et analysés qui nourrissent ensuite la ligne éditoriale des grands médias, une petite révolution culturelle peu évoquée. !  .  Le chiffre d’affaires global de la presse écrite française (quotidiens et magazines) s’est replié de 5,3 % l’an dernier, s’établissant à 8,25 milliards d’euros. C’est la sixième année consécutive de baisse pour le secteur, installé «de façon durable dans une phase négative», note la DGMIC. Dans le détail, les ventes de diffusion (ventes au numéro et abonnements) ont baissé de 3,5 % et les recettes publicitaires ont chuté de 8,5 %. Au niveau de la diffusion, la baisse de la vente au numéro (kiosques et maisons de la presse) s’est accélérée entre 2012 et 2013, passant de -2 % à -6 %.  Le contexte général ainsi que la fermeture de points de vente expliquent cette aggravation. Quant aux abonnements, ils montrent pour la première fois depuis plusieurs années des signes de faiblesse, alors même que de nombreux éditeurs en ont fait souvent leur priorité commerciale. Alors que les recettes d’abonnements avaient progressé en 2012, elles ont légèrement reculé l’année dernière, sans doute sous l’effet d’une pression sur les prix, les éditeurs étant prêts à accorder de grosses remises pour conquérir des clients réguliers. Mais c’est sur le terrain publicitaire que la dégringolade a été la plus violente: les recettes liées à la vente d’encarts et aux petites annonces, en baisse de respectivement 8,2 % et 9,5 %, souffrent particulièrement de la mauvaise conjoncture. «Les annonceurs reportent voire annulent des campagnes, mais ils font surtout pression sur les prix», observe un éditeur de magazines. La presse gratuite d’annonce (PGM) est le segment le plus touché avec des ressources au global en recul de 23,6 % en 2013. À cela s’ajoute le phénomène de migration de l’achat d’espace du papier vers le numérique qui se poursuit, mais les recettes sur le Web sont encore loin de compenser les baisses de recettes tirées du papier. La forte dégradation des recettes publicitaires depuis 2008, parallèle à une érosion plus mesurée du chiffre d’affaires de diffusion, fait évoluer le modèle économique des éditeurs. Comme le rappelle la DGMIC, la part des ventes s’est fortement renforcée dans le chiffre d’affaires global: elle est passée de 52,5 % en 1990 à 64 % en 2013. Dans ces revenus, la part de la vente au numéro a reculé, de 36,7 % à 32,5 % du chiffre d’affaires global, tandis que la part des abonnements a doublé, passant de 15,8 % à 31,5 %. Le diagnostic de la DGMIC est sans appel. «L’organisation fonctionnelle de la presse est en désordre et le modèle économique qui la caractérise va devoir se transformer en profondeur», note la direction du ministère, pour qui «le secteur doit se préparer à des évolutions plus radicales encore». La DGMIC constate par ailleurs que les recettes numériques restent une source de revenus «mineure» pour la plupart des éditeurs. Elles ont tout juste franchi la barre en 2013 des 5 % du chiffre d’affaires des 300 plus grands acteurs de la presse en France.

 

Discours de Valls: « bravo l’artiste  » (La presse)

Discours de Valls: «  bravo l’artiste  »  (La presse)

Comme souvent la presse se montre bienveillante et même complaisante au lendemain d’une annonce gouvernementale puis les jours et les semaines suivantes décortique les discours. C’est le cas avec le discours de Valls dont on souligne surtout le ton de fermeté et le volontarisme verbal ; Il faut reconnaître que l’exercice n’était pas facile, il fallait donner des gages à l’ultra gauche, aux députés en colère, aux écolos et en même temps poursuivre la politique de Hollande. Pour l’ultra gauche et les écolos, il faudra se satisfaire de propos convenus ; En fait rien ou presque sur l’écologie et des mesures sociales cosmétiques (sans parler de la réduction de certaines prestations sociales). La presse en général fait surtout l’impasse sur le financement, une équation impossible. En effet il faut prendre en compte les 50 milliards de remboursements de la dette, les 50 milliards pour parvenir à l’équilibre budgétaire et les 50 milliards pur le financement des pactes. Autant dire que rien n’est vraiment réglé tellement les financements sont flous. Pourtant dans un premier temps la globalement salue l’artiste. « Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l’état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme… présidentiel » Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, Thierry Borsa salue le grand oral du nouveau Premier ministre.  Le satisfecit est à peu près général dans la presse. A l’exception notable du Figaro qui a trouvé Manuel Valls « sur le fond sinon sur la forme, contraint, emprunté, ligoté, en un mot, hollandisé » (Alexis Brézet). Et de l’Humanité qui déplore un « verbe haut » et une « addition vertigineuse » en termes de « nouveaux cadeaux au patronat » (Patrick Apel-Muller).  Les Echos salue un « Valls sans tabou ». L’éditorialiste du quotidien économique, Dominique Seux, a trouvé « un ton et du fond » au chef du gouvernement.   »Vérité, efficacité, apaisement furent des clés de son discours. Des mots que l’on voudrait prendre au mot », se prend à espérer Dominique Quinio dans La Croix.  C’est bien ce « talent pour donner de l’envie, transmettre de l’enthousiasme » qui a séduit David Guévart dans Le Courrier picard.  Jacques Camus (La Montagne/Centre France) devine aussi « chez Manuel Valls le souci de rassembler et de réconcilier, au-delà des clivages politiques ».   »Comme Matteo Renzi en Italie, qui distribue quelques douceurs salariales pour mieux opérer, le Premier ministre veut enjamber l’opposition et montrer à l’opinion que l’effort demandé ne sera pas vain », explique Michel Urvoy dans Ouest France.  Pour La Dépêche du Midi et Jean-Claude Souléry, « Manuel Valls a secoué nos pesanteurs, il a secoué tout à la fois la gauche, la droite et les Français ».  La comparaison est cruelle avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre sortant. « Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf, le discours de politique générale de Manuel Valls ne pouvait qu’être meilleur que les prestations de son prédécesseur », juge Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Pour Hubert Coudurier (Le Télégramme), Valls a tranché « avec l’ennui et la monotonie que dégageait son prédécesseur ».  Après cet examen de passage réussi pour Manuel Valls, « il lui reste maintenant à obtenir des résultats », conclut Therry Borsa dans Le Parisien.

 

Valls – Hollande : qui va bouffer qui ? pour la presse

Valls – Hollande : qui va bouffer qui ? pour la presse

 

 

Valls futur Rocard ou futur Sarkozy s’interroge la presse. « Le Président a tranché comme un chef », admet Eric Decouty dans Libération, tout en estimant qu’à « trois ans de la présidentielle, le chef de l’Etat n’aura pas d’autre joker. »   »Valls risque-t-il d’être rocardisé? » se demande Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) qui note que « c’est le prix à payer pour ne pas attendre l’échéance présidentielle de 2022. »   »François Hollande vient de tuer son meilleur ennemi », et « nous repasse le film de Mitterrand qui étouffe le populaire Rocard à partir de 1988″, pense Yann Marec du Midi Libre.   » Manuel Valls est un risque parce qu’il n’est pas certain qu’il réussisse à redresser le pays » avance Cécile Cornudet dans Les Echos, « le pire, c’est qu’il est aussi un risque s’il réussit trop bien », ajoute-t-elle.  Bruno Dive dans Sud-Ouest trouve aussi que le chef de l’Etat s’est « inspiré de son mentor socialiste, François Mitterrand », il estime également qu’il prend un vrai risque : « Ou Valls réussit et il devient un rival sérieux pour le président dans la perspective de 2017 ; ou il échoue et c’est le quinquennat qui part à vau l’eau ».   »En cas de réussite, le chef de l’État tirera les marrons du feu en 2017. En cas d’échec, il aura éliminé son principal concurrent à gauche, immolé comme son prédécesseur », pense aussi Raymond Couraud de L’Alsace.   »Valls se souvient que Mitterrand nomma, en 1988, son rival, Rocard, à Matignon pour +lever l’hypothèque Rocard+. Mais il se croit plus malin », affirme Christine Clerc dans Le Télégramme.   »Un bail à Matignon (…) n’est pas le plus sûr moyen de préparer 2017″, reconnaît Michel Urvoy de Ouest-France, tout en soulignant que « pour François Hollande, ce peut-être le moyen de mieux éroder la popularité d’un concurrent possible. »   »D’autres socialistes s’inquiètent surtout de la popularité arrogante de l’ancien ministre de l’Intérieur qui pourrait rapidement faire beaucoup d’ombre au président », trouve Christophe Hérigault (La Nouvelle République du Centre-ouest)  Un président qui a tranché dans le vif juge François Ernenwein dans La Croix : « A cette question brutale d’un changement de politique, François Hollande a donné une réponse nette » en nommant Manuel Valls.   »C’est un peu comme lorsqu’on appelle police secours. Il y avait urgence, il fallait frapper vite et fort. Ce sera Manuel Valls », commente Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi).  Dans L’Humanité, Patrick Apel-Muller regrette que l’arrivée de Valls « confirme que François Hollande est malentendant, voire sourd au pays » et prévient que « le choix de Manuel Valls rassure la droite, inquiète la gauche et froisse des écologistes qui auront attendu cet ultime épisode pour prendre leurs distances.  L’arrivée de Manuel Valls à Matignon rappelle un ancien Premier ministre à Paul-Henri du Limbert du Figaro, mais… pas Rocard.   »On pense à Mitterrand répondant à Chaban-Delmas après son discours sur la Nouvelle Société : +Quand je vous regarde, je ne doute pas de votre sincérité, mais quand je regarde votre majorité, je doute de votre réussite+ » avait-il dit.

 

 

Presse étrangère : le pire scénario pour Hollande

Presse étrangère : le pire scénario pour Hollande

Désaveu des politique, débâcle de la gauche, une France paralysée, un constat sévère mais lucide de la part de la presse étrangère.  Les mots changent, mais l’analyse est à peu près partout la même dans la presse étrangère après la claque subie par le Parti socialiste lors des élections municipales. François Hollande et le gouvernement ont subi « un revers électoral » (Bild Zeitung – Allemagne), « une sévère punition » (Corriere della Sera – Italie), une « déroute historique » (El Pais – Espagne), une « défaite » (La Tribune de Genève – Suisse). Et le pendant de cette défaite, expliquent de nombreux quotidiens, c’est la victoire de l’UMP qui gagne « au moins 140 villes » et du FN qui « obtient onze villes » (Guardian – Grande-Bretagne). Il y a un « tsunami Front national », détaille La Stampa (Italie). Ce second tour des élections municipales occupe donc une large place ce lundi matin sur les sites Internet des différents quotidiens. Et tous ou presque se posent – une fois le constat de la défaite posé – la question des solutions qui restent à François Hollande. Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne) les résultats de dimanche constituent le pire des scénarios pour le chef de l’État français « à l’autorité affaiblie ». « Il va devoir jouer la dernière carte  qu’il a : changer de gouvernement », détaille le FAZ. Un remaniement, c’est ce que voit aussi le Corriere della Sera qui indique que l’on assistera probablement « au retour de Ségolène Royal ». Mais de nombreux journaux s’intéressent aussi à une femme, Anne Hidalgo, qui a remporté le scrutin dans la capitale française, « la première femme à devenir maire de Paris » écrit ainsi le Guardian à sa Une. El Pais, de son côté consacre un long portrait à la candidate PS. « La socialiste Anne Hidalgo, ayant la double nationalité française et espagnole, devient la première maire de Paris de l’histoire. » Enfin, plusieurs quotidiens notent aussi le fort taux d’abstention lors de ce scrutin. Un « taux record » explique Le Soir (Belgique). Il démontre la fracture entre les Français et leurs politiques détaille le FAZ qui lance, un brin fataliste : « Depuis longtemps, les Français s’adonnent à l’auto contrition, ont peur de l’avenir et méprisent leurs politiciens. »

 

Après le coup pied au cul, Hollande doit tout remanier pour la presse

Après le coup pied au cul, Hollande doit tout remanier pour la presse

Claque, Défaite, débâcle, punition autant de termes utilisés par la presse pour qualifier la gifle à Hollande. En faiat un vrai coup de pied au cul ! Du coup pour cette presse c’est à peu près tout qui doit être remis en cause « Le premier tour avait été cruel pour François Hollande, le second est assassin. Amplifiée par une abstention galopante, la débâcle rose est quasi générale », commente Alexis Brézet dans Le Figaro.   »Après la gifle du 23 mars, la dérouillée du 30″, résume Sud-Ouest sous la plume de Bruno Dive, qui demande : « Et maintenant, quelles suites politiques à ces élections ouragan ? »  Après l’analyse du scrutin, les éditorialistes se projettent dans l’après-municipales autour de la question centrale du remaniement.   »Un remaniement ne devrait pas tarder, et l’on voit mal comment après une telle défaite Jean-Marc Ayrault pourrait rester à Matignon », assure Bruno Dive.   »L’ampleur de la claque condamne en effet un Jean-Marc Ayrault exténué », confirme Jacques Camus (La Montagne/Centre France).  Plus circonspect, Fabrice Rousselot, dans Libération, dégage « une seule certitude » du scrutin de dimanche : « la nouvelle équipe gouvernementale aura besoin de se montrer plus efficace et plus concrète dans son action, loin des couacs avec l’Elysée auxquels nous avons été habitués ».  Mais « un remaniement suffira-t-il à signifier le changement?? Sûrement pas », répond Dominique Quinio dans La Croix, ajoutant que « le devoir qui s’impose au gouvernement ? ce sur quoi Hollande sera au bout du compte jugé ?, c’est la lutte contre le chômage et les pauvretés ».   »Ce ne sont donc pas de simples jeux de chaises ministérielles qui restaureront une confiance s’étiolant depuis des lustres », fait valoir Marc Dejean de Presse Océan.  En effet, « plus que les hommes, c’est le projet qui est remis en cause. Un projet qu’il ne suffira pas de mieux expliquer », avertit Michel Urvoy dans Ouest France.  Même analyse dans L’Humanité, où Patrick Apel-Muller juge que « remanier aujourd’hui pour ne rien changer sera interprété comme un mépris. D’autres claques suivraient alors celle enregistrée aux municipales ». Pour l’éditorialiste communiste, « il est urgent de refouler le social-libéralisme ».  Les appels au « gauchissement de la ligne gouvernementale » laissent de marbre l’éditorialiste du quotidien économique Les Echos. « Ce serait commettre une lourde erreur car ce qui a manqué depuis deux ans, ce n’est pas plus de gauche, c’est plus de clarté », considère Nicolas Barré.   »Alors, changer d’hommes ou changer de cap ? Les Français ont sanctionné pêle-mêle une politique et une équipe », résume Matthieu Croissandeau dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.  Même si la plus grande incertitude entoure les intentions du chef de l’Etat, « ce message fort des Français doit être entendu sur le champ par le président lui-même », insiste Marcel Clairet dans La Presse de la Manche.  Le Journal de la Haute-Marne et Patrice Chabanet confirment que « François Hollande qui n’a pas vraiment la réputation de trancher dans le vif doit s’y résoudre rapidement ».  Pour Matthieu Croissandeau (Le Parisien), « Hollande va devoir changer, oui, en commençant par lui-même. Et changer pour de bon ! »

1...45678



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol