Archive pour le Tag 'presse'

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Macron porte plainte contre la presse people ou l’art de faire parler 2 fois de lui

Macron porte plainte contre la presse people ou l’art de faire parler 2 fois de lui

 

Sans doute talentueux mais vraiment gonflé le jeune homme. Alors qu’il ne cesse de s’afficher partout avec son épouse, Macron décide d’attaquer la presse people pour atteinte à la vie privée. L’attaque contre France dimanche paraît un peu ridicule mais témoigne quand même du savoir-faire de Macron pour entretenir une forte présence médiatique. Pour tout dire il maîtrise l’art de faire parler deux fois de lui. Une fois en exposant une vie privée dont on n’a que faire, une seconde fois en attaquant en justice qui en parle de trop, mal ou de manière ambiguë ; mais ça fait le buzz. C’est Le Monde qui l’a révélé dans son édition du 21 septembre 2016. Emmanuel Macron et son épouse Brigitte portent plainte contre l’hebdomadaire France Dimanche. On pourrait se dire que l’ancien ministre de l’Économie ne manque pas d’air, après toutes les unes de presse people qu’on l’a vu faire depuis quelques mois (Paris-MatchVSD…). Mais là, on les comprend un petit peu. Sur la couverture du numéro de France Dimanche publié le 2 septembre, on pouvait voir une photo du couple, barrée du titre Emmanuel Macron, il divorce ! C’est seulement en feuilletant le magazine qu’on se rend compte que selon les informations exclusives de France DimancheEmmanuel Macron a certes divorcé, mais du gouvernement. Il a démissionné le 30 août dernier. Emmanuel Macron apparaît comme le meilleur candidat pour représenter la gauche à la présidentielle de 2017, selon un sondage Odoxa pour France 2 publié samedi. Avec 28%, l’ancien ministre de l’Economie arrive en tête de la liste des six personnalités testées, loin devant Jean-Luc Mélenchon (18%), talonné lui-même par Manuel Valls (17%). Viennent ensuite Arnaud Montebourg (13%) et Christiane Taubira (9%). 

Comme Sarko, Hortefeux, trop pressé, dépasse la vitesse limite

Comme Sarko, Hortefeux, trop pressé, dépasse la vitesse limite

Brice Hortefeux a sans doute pêché par imitation de son maître Sarkozy en se montant aussi pressé que lui ; du coup ; il a été contrôlé à 170 km/h. Heureusement pour lui grâce à ses relations d’ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a pu passer à travers les mailles de la répression (comme son patron !). Notons cependant qu’en matière de vitesse il n’y a plus de limites. En effet des physiciens du CNRS ont fait une découverte inattendue et totalement révolutionnaire. Ils affirment avoir mesuré des particules à une vitesse dépassant celle de la lumière, normalement considérée comme une limite infranchissable dans la théorie d’Einstein. Il ne semble pas cependant que Brice Hortefeux ait atteint  la lumière ! «Selon que vous serez puissant ou misérable…» Brice Hortefeux semble s’être inspiré de cette maxime (et sans passer par la case tribunal) pour échapper aux sanctions, le 1er mai, après avoir été contrôlé à 170 km/h au lieu de 110 par des douaniers à moto, selon une information parue dans le Canard enchaîné ce mercredi. Non seulement l’ancien ministre de l’Intérieur n’aurait pas perdu le moindre point après cet excès de vitesse qui aurait pu lui coûter jusqu’à 1500 € d’amende, une perte de six points, voire un retrait de permis, mais en plus, les douaniers auraient été convoqués le jour même par leur hiérarchie pour s’expliquer. Vers 10 heures du matin, le 1er mai, le député européen aurait roulé à trop vive allure sur l’autoroute A75 reliant Clermont-Ferrand à Béziers, à bord d’une Peugeot 508 banalisée. Le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes-Alpes devait se rendre aux fêtes champêtres de Champeix (Puy-de-Dôme) et il était en retard. Interrogé par l’hebdomadaire satirique, il reconnaît les faits sans mal : « J’allais incontestablement trop vite, j’étais en retard. J’ai voulu leur présenter mes papiers, mais l’un des deux était extrêmement agressif. Je l’ai donc signalé. On ne traite pas un administré de la sorte».  Ulcéré, Brice Hortefeux serait en effet allé jusqu’à rapporter la scène au préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes, Michel Delpuech, passé par la place Beauvau, comme le rappelle Le Canard. Une intervention qui aurait valu aux deux fonctionnaires à l’origine de son contrôle routier d’être convoqués par la Direction des douanes d’Auvergne. Contacté par Lyon Mag, le préfet conteste toute ingérence dans cette affaire : «Je démens de la manière la plus catégorique cette prétendue intervention de ma part. C’est par la presse que j’apprends ce soir cet excès de vitesse et Monsieur Brice Hortefeux ne m’a jamais contacté sur ce sujet», affirme-t-il. Quant à Brice Hortefeux, il s’en serait tiré avec une simple remontrance verbale. Joint également par nos confrères de La Montagne, l’intéressé précise : «Les deux douaniers n’ont pas relevé d’infraction, tout d’abord parce que ce n’est pas dans leurs compétences. L’un d’eux s’est exprimé de manière peu ordinaire, son expression était agressive et on peut imaginer comment il se serait comporté avec un autre citoyen…»

 

(Avec le Parisien)

Loi travail : mobilisation mitigée d’après la presse, pourquoi ?

Loi travail : mobilisation mitigée d’après la presse, pourquoi ?

Globalement la mobilisation de jeudi contre la loi paraît assez mitigée d’après la presse. Certes les manifestants ont été plus nombreux que le 9 mars mais ces dernières manifestations ont concerné  peu de participants. Cette fois ce serait une participation de 400 000 selon la police et de 1,2 millions selon les syndicats. Des manifestations importantes mais qui ne sont cependant pas parvenus à mobiliser la grande foule. En cause d’abord des mots d’ordre assez disparates, ce qui s’explique par le fait que fonctionnaires et agents du secteur public et nationalisé qui composaient le gros de la troupe des protestataires ne sont pas concernés directement par la loi travail. Même chez les jeunes la protestation est mitigée. En cause le fait que si les Français sont toujours contre la loi travail par contre ils approuvent certaines dispositions comme le référendum d’entreprise ou l’aménagement des conditions de travail en fonction du plan de charge. Deux dispositions particulièrement critiquées par les contestataires. Il faut aussi dire que le gouvernement a nettement rééquilibré les garanties accordées d’une part aux employeurs d’autre part aux salariés. Dernier élément le fait que les protestataires représentent la gauche de la gauche donc seulement une partie la population. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont donc  manifesté jeudi en France contre le projet de réforme du Code du travail, une troisième journée de mobilisation lors de laquelle les opposants au texte ont affiché leur détermination face à un gouvernement inflexible. La CGT, qui continue de réclamer le retrait du projet de loi remanié avec Force ouvrière et des organisations de jeunesse comme l’Unef, a annoncé deux nouvelles journées d’action les 5 et 9 avril après avoir salué « un véritable succès ». Alors que la contestation avait marqué le pas le 24 mars, le jour de la présentation du texte en conseil des ministres, les cortèges de salariés, étudiants et lycéens ont nettement grossi jeudi, malgré la pluie. L’objectif pour la CGT et FO était de faire mieux que le 9 mars, considéré jusqu’ici comme le point d’orgue du mouvement : 224.000 manifestants selon la police, 400.000 à un demi-million selon les organisateurs.  La CGT fait état de 1,2 million de manifestants jeudi dans tout le pays, le ministère de l’Intérieur en a recensé quelque 400.000 dont 26.000 à 28.000 à Paris, dans 233 défilés et rassemblements. Dix mille personnes selon la police, 30.000 selon les organisateurs ont défilé à Bordeaux, 6.500 à 10.000 personnes à Rennes, 20.000 à 100.000 à Toulouse, 15.000 à 30.000 à Lyon. A Marseille, les syndicats ont revendiqué 120.000 manifestants, tandis que la police en a compté 11.200. (Un écart très marseillais !)

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

BCE: la presse allemande condamne Draghi au nom des épargnants allemands

 

 

 

C’est presque unanimement que la presse allemande condamne les mesures de politique accommodante prise par le président de la BCE ;  une condamnation qui concerne surtout la baisse de rémunération pour l’épargne et indirectement la baisse de l’euro que cela va entraîner. Comme d’habitude,  l’Allemagne défend le principe d’une monnaie forte et combat la dévaluation compétitive. La presse allemande a la dent dure avec la Banque Centrale Européenne au lendemain de l’annonce par l’institution d’un paquet de mesures aussi amples qu’inédites en vue de combattre la faible inflation en zone euro. Le quotidien économique « Handelsblatt » fait ce vendredi sa Une en montrant un Mario Draghi allumant un cigare avec un billet de 100 euros en flamme, le tout sous-titré « Whatever it takes. Le jeu dangereux de Mario Draghi avec l’argent des épargnants allemands ». Un titre du reste montré la veille dans les pages du journal, à la manière d’un « teaser », comme si la réunion de jeudi n’avait rien changé au constat qui prévalait avant … Ce qui est neuf et inquiétant, note en revanche l’éditorialiste, est que « le marché a perdu la confiance en Mario Draghi, le magicien des marchés ». Le journal en veut pour preuve qu’après le cours feu d’artifice en bourse de jeudi, à la suite de l’avalanche de mesures annoncées par la BCE, les places financières ont cédé à la désillusion . Le verdict : « Draghi et ses troupes ont creusé eux-mêmes un trou d’où ils peuvent à peine sortir. Et ils creusent maintenant encore plus profond ». Mais en chemin vers un objectif d’inflation de 2% devenu « illusoire » à atteindre, la BCE va provoquer « des dégâts collatéraux énormes » avec à la clé diverses bulles financières, des banques encore plus fragilisées, et l’expropriation des épargnants. La BCE est ainsi en bonne voie pour « perdre la confiance », y compris chez ses plus fervents partisans durant la crise financière. « Le président de la BCE Mario Draghi a choisi lui-même la mauvaise voie », renchérit le quotidien de centre-gauche « Süddeutsche Zeitung ». « Il déprécie l’argent sans générer de la croissance. Au lieu de cela, il exproprie les épargnants de facto et se prive d’armes contre une véritable crise qui pourrait bientôt survenir à travers le monde. Boursicoteurs et politiciens se sont habitués à l’argent pas cher comme à une drogue, laquelle doit résoudre leurs problèmes. Au lieu de cela, nous devrions tous en ressentir les effets secondaires. Le président de la BCE a mis le feu à tout son arsenal l. Avec quel argent va-t-il soutenir l’Europe si une nouvelle grosse dépression à la 2008 devait se reproduire ? Mario Draghi est en route pour ruiner l’avenir de l’Europe », s’emporte le journal bavarois. Le quotidien conservateur « Frankfurter Allgemeine Zeitung » souligne de son côté que « pour Draghi il n’y a pas de limite, du fait que la BCE déclare elle-même que tout ce qu’elle fait est du ressort de son mandat. Cela est dangereux pour un organe indépendant de la politique comme une banque centrale. Néanmoins, la Cour européenne de justice, en conflit avec la Cour constitutionnelle allemande à propos de l’achat d’obligations d’État par la puissante institution européenne, lui a délivré un laissez-passer – bien que la BCE ne soit soumise à aucun contrôle démocratique, en dehors du fait que ce sont les chefs d’Etats et de gouvernements qui désignent ses administrateurs », note le journal francfortois. Taux de refinancement amené à zéro, taux sur les dépôts enfoncé en territoire négatif, rachats d’actifs en quantité toujours plus importante…

Plan d’urgence emploi : trop faible et trop tardif (la presse)

Plan d’urgence emploi : trop faible  et trop tardif (la presse)

 

C’est globalement l’avis  de la presse après les annonces de François Hollande concernant son plan d’urgence sur l’emploi. Un plan qui se réduit à quelques mesures dont beaucoup ne sont pas inutiles mais un plan trop partiel et qui manque par ailleurs d’ambition. On peut par ailleurs s’étonner que ce plan soit si tardif alors que la problématique du chômage est posée depuis bien longtemps  (depuis environ 40 ans !). Ce plan s’inscrit dans la stratégie molle de François Hollande qui n’a pas voulu renverser la table et engager des réformes structurelles radicales proposées notamment par le ministre de l’économie Macron lequel a d’ailleurs été écarté pour la présentation de ce plan au profit de la ministre du travail considéré comme moins libérale. Ces mesures ne sont pas inutiles mais elles apparaissent trop partielles et même trop floues (hormis la prime de 2000 € à l’embauche mais dont la pertinence est discutable en raison de son effet d’aubaine). En outre ces différentes dispositions ne sont pas planifiées avec précision. Elles pourront difficilement créer le choc de confiance qui pourrait relacer la demande et inciter les entreprises à embaucher de manière significative . .

·         Un milliard pour la formation de 500.000 chômeurs

« L’Etat dégagera un milliard d’euros pour mobiliser tous les acteurs. Pôle Emploi déploiera de nouvelles formations, l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) et d’autres organismes seront mobilisés pour cette mission et les partenaires sociaux apporteront leur propre contribution et définiront les formations liées branche par branche, région par région aux besoins des entreprises ».

·         Le CICE transformé en baisse définitive de charges

François Hollande veut transformer le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en « baisse définitive de charges sociales » au-delà de 2017.  »Ma volonté, et je l’ai annoncé dès 2014, c’est de transformer aussi vite que possible le CICE en baisse définitive des cotisations sociales ». « Le pacte de responsabilité a produit des résultats significatifs mais encore insuffisants », a-t-il par ailleurs jugé, estimant qu’il fallait en « faire l’évaluation ».

·         De nouveaux assouplissements du temps de travail

La future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a annoncé François Hollande. Les accords d’entreprises pourront « fixer les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d’heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l’année ». Il a précisé que ces accords pourraient « s’imposer au contrat de travail », quand ils sont « conclus dans l’intérêt de l’emploi ».

·         Une prime à l’embauche de 2.000 euros pour les PME

François Hollande a promis aux entreprises de moins de 250 salariés une prime immédiate de 2.000 euros par an pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de 6 mois de salariés payés jusqu’à 1,3 fois le Smic.  »Toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera un jeune ou un demandeur d’emploi, c’est-à-dire un salarié, payé entre 1 et 1,3 fois le Smic en CDI ou en CDD de 6 mois et plus se verra verser une prime de 2.000 euros par an ».

·         50.000 contrats de professionnalisation

François Hollande a annoncé une augmentation des contrats de professionnalisation, qui devraient passer à 50.000 bénéficiaires, contre 8.000 actuellement. Le contrat de professionnalisation est un contrat de formation en alternance, associant formation pratique en relation avec la qualification recherchée, et formation théorique dans un organisme de formation externe ou interne à votre entreprise.

·         Etendre les compétences des régions

François Hollande s’est dit « prêt à modifier la loi si nécessaire » pour « étendre les compétences des régions » sur la formation et l’apprentissage, au cœur de son plan d’urgence pour l’emploi.  »Je sais que les présidents des régions souhaitent faire des propositions, voire expérimenter de nouveaux dispositifs (…) Le gouvernement est prêt à faciliter toutes les expérimentations possibles, et même à modifier la loi si c’est nécessaire pour étendre les compétences de ces grandes collectivités », a déclaré le chef de l’Etat, rappelant que les régions disposaient de « compétences importantes » en matière de formation et d’apprentissage.

·         Le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement

François Hollande a confirmé que les indemnités prud’homales de licenciement seraient plafonnées. La mesure faisait partie de la Loi Macron, mais elle avait été retoquée en août par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement s’était toutefois engager à rapidement la remettre sur la table.

(Avec AFP)

Régionales : le Front national vainqueur, pour la presse étrangère

Régionales : le  Front national vainqueur, pour la presse étrangère

 

Pour la presse étrangère il n’y a pas vraiment de vainqueur à l’issue du second tour des élections régionales. S’il y en avait un ce serait le Front National. Une presse qui constate la montée inexorable du front national, la droitisation de la société française et qui n’exclut plus qu’un jour Marine Le Pen prenne la direction du pays en 2017 tard. Certes on reconnaît le caractère xénophobe du front national mais en même temps on s’interroge sur les facteurs explicatifs économiques qui favorisent la progression du parti extrémiste. Et de ce point de vue la politique économique et sociale des différents gouvernements est pointée du doigt par les observateurs étrangers. Certes, Le Soir lance un « ouf ! » en guise de soulagement. Mais la défaite du FN est néanmoins, « une victoire qui ne dit pas son nom, qui avance masquée ». Car « l’évidence est là », le parti frontiste « connaît une montée inexorable », explique le quotidien. « Le FN, qui se nourrit de peur pour baver de la haine – haine de la différence, haine de l’autre, haine de l’Europe, etc. -, n’a pas dit son dernier mot (…) », prévient le quotidien belge. Le parti de Marine Le Pen bouleverse désormais l’échiquier politique, et redistribue les cartes, laisse entendre The Independant : « Malgré son incapacité à remporter le scrutin, le parti de Marine Le Pen s’est néanmoins imposé au cours de ces deux tours comme une force politique en constante progression qui menace de reléguer le centre-droit (ndlr : les Républicains pour le journal britannique) dans une position de simple parti d’opposition…parmi d’autres ». Le Soir lance un avertissement sur l’ascension des frontistes. Dans l’Hexagone et ailleurs. »Nos sociétés doivent d’urgence s’ébrouer et rassurer. Car la France n’est évidemment pas seule concernée », écrit le journal.   »Le tous contre le FN a fonctionné », titre El Mundo ce lundi matin. Mais le quotidien espagnol se garde bien de crier victoire. Car, bien que le Front national ne gagne aucune région, il consolide sa position et représente « l’une des trois principales forces politiques en France« . Le quotidien avance que la formation de Marine Le Pen se présentera aux élections présidentielles de 2017 comme la victime d’un « vaste complot des deux principaux partis de droite et de gauche ». De l’autre côté de la Manche, Le Guardian estime que le FN a bien été contenu pendant ce scrutin. Mais cette situation n’est que « temporaire car le parti connaît une progression continue ». Pas de cri de joie, pour le quotidien britannique. C’est un scrutin…sans vainqueur, écrit-il. « Les partis de l’establishment ont jusqu’à la dernière minute essayé de déjouer ce qu’ils considèrent comme un parti raciste, xénophobe, islamophobe et très dangereux. » Mais ils ne se sont pas « penchés sérieusement sur les raisons qui ont fait que les électeurs se sont détournés des partis de gouvernement pour affluer vers le FN ». Le Guardian estime que le vote frontiste est désormais appréhendé « comme protestataire mais aussi comme une alternative » par ses électeurs « Front national en France : une élection sans vainqueur » titre ce lundi matin l’édition en ligne de Der Spiegel. « Si le Front National pourrait être arrêté à ce scrutin régional, cela s’explique davantage par le fonctionnement du système électoral que par une volonté du peuple français », écrivait dimanche soir -alors que tous les résultats n’étaient pas encore connus-le quotidien allemand. « Les régions refusent le Front national », écrivait hier soir Le Temps : « Aucune région française ne sera dirigée par le Front national. Bien que porté par une dynamique électorale sans précédent, et crédité dimanche à 21h30 de 28,8% des voix au niveau national à l’issue du second tour, le parti de Marine Le Pen échoue aux portes des treize grandes collectivités territoriales redécoupées en décembre 2014″. « Même majoritaire avec sept régions, le grand perdant de cette élection demeure sans aucun doute Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains devait non seulement faire « barrage » au Front national, mais remporter une large majorité. Il n’aura fait ni l’un ni l’autre ».

 

(Avec Reuters et AFP)

La presse allemande critique la BCE et la politique de relance

La presse  allemande critique la BCE et la politique de relance

 

Les critiques allemandes ne cessent de s’accumuler contre la politique de la BCE. Des critiques qui ont été payantes puisqu’elles ont empêché Mario Draghi  de lancer une nouvelle phase dans sa politique monétaire accommodante (QE2). Lors de la dernière réunion de la BCE les orthodoxes avec en tête l’Allemagne se sont en effet opposé au lancement d’une phase encore plus importante du rachat d’actifs. D’où les annonces très mitigées de Mario Draghi  qui ont largement déçu les investisseurs. Ce qui est en cause en effet c’est la politique de relance en zone euro dont ne veulent pas les orthodoxes, l’Allemagne considérant que la planche à billets nuit à l’intérêt des épargnants de son pays .  La Bundesbank et les milieux économiques allemands n’ont pu empêcher le lancement du premier QE et toutes les requêtes juridiques allemandes ont partiellement ou entièrement échoué pour le moment. Mais les critiques et les protestations contre ce programme demeurent le discours dominant outre-Rhin. Alors que les annonces du 3 décembre de Mario Draghi ont largement déçu les marchés, les communiqués de presse des banques privées et publiques allemandes n’ont cessé de fustiger une nouvelle utilisation de la « presse à billets » qui « ruine » les épargnants allemands. La critique de la politique de la BCE doit donc utiliser d’autres formes. Il est, à cet égard, intéressant de noter que la critique allemande prend comme centre la BCE et non les banques centrales nationales offensive contre la BCE est menée plus directement par Wolfgang Schäuble, le ministère fédéral allemand des Finances et concerne aussi  de l’union bancaire, autrement dit la garantie européenne des dépôts jusqu’à 100.000 euros. Aujourd’hui, cette garantie existe, mais elle est assurée par les Etats. Or, certains Etats n’ont pas les moyens de cette garantie, alors que le nouveau mécanisme de résolution des crises bancaires qui sera lancé le 1er janvier prévoit la participation des déposants. Mais Berlin exige pour cela un changement de traité et une réduction des risques dans les bilans des banques. Autrement dit, Wolfgang Schäuble entend renvoyer ce troisième pilier aux calendes grecques. La BCE insiste, elle, beaucoup sur cette garantie. Mardi 8 décembre, Wolfgang Schäuble a très sèchement recadré l’institution de Francfort, en lui demandant de se limiter à son travail de surveillance des banques et de politique monétaire.

Attaque de Marine le Pen contre la presse et la Voix du Nord

Attaque de Marine le Pen contre la presse et la Voix du Nord

 

 

D’une certaine manière l’attaque de Marine Le Pen contre la Voix du Nord  d’une et d’une façon plus générale contre la presse est révélatrice de la conception qu’a le front national des libertés. La voix du Nord  a en effet écrit  à l’article sur les contradictions du programme du FN et sur les conséquences de ces propositions contradictoires pour la région. Un propos qu’on peut effectivement contester dans notre cadre démocratique. Pour autant menacer de supprimer des contributions financières publiques au journal relève d’une conception bien peu démocratique. En effet toute la presse écrite, voir certains médias télévisuels, bénéficie du soutien financier public. Pour le FN la contrepartie devrait être pour ces médias de ne pas prendre de position politique. Une conception étriquée pour ne pas dire totalitaire du rapport de l’information au pouvoir politique. « Pourquoi une victoire du FN nous inquiète« , titrait   la Voix du Nord ce lundi matin. « La région a-t-elle vraiment besoin du Front national« , s’interrogeait  de son côté Nord Eclair. Les deux quotidiens régionaux consacrent tous les deux une double page au FN. Un dossier très critique, jugé « scandaleux » par Marine Le Pen qui dénonce ce qu’elle appelle « les subventions » de la région socialiste au groupe de presse. Un million et demi d’euros par an assure la candidate. « Ce sont des subventions régionales en plus des aides de l’Etat. C’est un moyen de tenir la presse qui, à un moment donné, renvoie l’ascenseur. C’est ridicule de voir un journal devenir ainsi un tract du Parti socialiste« , s’énerve la candidate FN. C’est faux, répond de son côté la Voix du Nord qui pointe dans son dossier les contre-vérités de Marine Le Pen.

Après le choc, la presse est aussi dans l’incantation

Après le choc, la presse est aussi dans l’incantation

 

Quand on prend connaissance de la presse ce week-end on mesure bien l’état de choc dans lequel se trouve le pays y compris ses leaders d’opinion. Pour résumer c’est surtout l’incantation qui est privilégiée. Mais peu de développement sur les facteurs explicatifs encore moins sur la stratégie à entreprendre. On n’en reste aux mêmes slogans que ceux employés par Hollande et son gouvernement « lutter contre le terrorisme avec les valeurs républicaines » une belle formule mais qui ne signifie pas grand-chose sans contenu plus concret et plus opérationnel. La question centrale de troupes au sol en Syrie comme en Irak est éludée. De même que les moyens de neutralisation des terroristes potentiels présents en France. Comme le gouvernement nombre de journalistes affirment  souvent que désormais la France est en état  de guerre mais sans en tirer les conséquences en termes d’organisation policière, juridique et militaire tant en France qu’à l’extérieur. Certes la problématique est complexe, les ripostes possibles ne sont pas sans danger pour autant aucune stratégie réellement crédible ne pourra être défini si l’on s’en tient seulement à constater l’état de guerre sans prendre les moyens pour la conduire. Après le choc causé par les pires attentats jamais commis en France, la colère et la volonté de faire bloc mais aussi de « rendre coup pour coup » sont au cœur des analyses de la presse dominicale. A l’unisson des autres titres, le quotidien sportif L’Equipe est « en deuil ».  »Le chagrin et la colère » ont saisi Le Figaro qui, comme Libération, paraît exceptionnellement, deux jours après les actions kamikazes revendiquées par le groupe Etat islamique, qui ont ensanglanté Paris et fait 129 morts. « Je suis Paris » titre justement Libé, reprenant un slogan qui fait florès sur les réseaux sociaux, à l’instar du « Je suis Charlie » qui avait été scandé après les attentats de janvier.  »Résistons », clame Le Parisien/Aujourd’hui en France dans un numéro spécial.  »La France est en guerre. En guerre contre un terrorisme totalitaire, aveugle, terriblement meurtrier », insiste le directeur du Monde Jérôme Fenoglio dans son éditorial.  »Cette guerre, maintenant chacun l’a compris, ne fait que commencer », prévient Alexis Brézet du Figaro. Laurent Joffrin de Libération livre « la conclusion (qui) s’impose avec son terrible réalisme: les Français doivent désormais vivre avec le terrorisme ». Mais « nous ne remporterons aucune victoire durable sur le terrorisme en laissant place au rejet de l’autre », avertit Guillaume Goubert dans l’éditorial diffusé sur le site internet du quotidien catholique La Croix. Le mot d’ordre d’unité est relayé par toute la presse. C’est « la République face à la barbarie » qui se dresse ainsi à la Une du Journal du dimanche. Pour Dominique Jung des Dernières Nouvelles d’Alsace, « le vrai enjeu est l’affirmation des valeurs républicaines ». « On nous fait la guerre. Unis, nous saurons faire face à cette inacceptable folie », renchérit Jean Levallois de la Presse de la Manche.  »Je ne sais pas si ‘nous sommes en guerre’, comme le clament les médias. Je sais, en revanche, qu’il nous faut réapprendre à penser la guerre sans paniquer », confie l’écrivain et journaliste Jean-Claude Guillebaud dans son billet dominical paru dans Sud-Ouest. L’heure est à l’unité mais aussi à la riposte, insistent de nombreux éditorialistes aux accents martiaux.  »Notre démocratie ne peut être sauvée qu’avec les armes de la République », fait valoir Jean-Claude Souléry de La Dépêche du midi. Certes, « refusons toujours la haine. Restons civilisés », martèle David Guévart de Nord Littoral. « Mais acceptons aussi qu’il n’y aura pas de solution qui ne ressemble à une éradication du mal. » Car « le temps est venu de rendre coup pour coup, d’être impitoyable face à nos ennemis, de l’intérieur comme de l’extérieur », assure Raymond Couraud dans L’Alsace. « Même si le prix à payer pour contrer cet ennemi doit s’ériger en riposte musclée, la France a le devoir d’entrer en résistance », affirme Philippe Palat dans les colonnes du Midi libre. »Contre la brutalité, il n’est qu’un principe : la force. Contre la sauvagerie, qu’une loi : l’efficacité. (…) Pour gagner la guerre, il faut la mener », conclut Alexis Brezet dans Le Figaro.-

 

Conférence de Presse : des annonces attendues

Conférence de Presse : des annonces attendues

 

Il ne faut sans doute pas s’attendre à beaucoup d’annonces surprise lors de la conférence de presse de Hollande. Les principaux points abordés concerneront la question des migrants de la Syrie,  de la fiscalité et du code de travail. Concernant des migrants Hollande va réaffirmer vraisemblablement les propositions soutenues par la France et l’Allemagne pour une répartition contraignante des flux autrement dits l’instauration de quotas que par ailleurs Hollande contestée il y encore quelques mois. Il en profitera pour reposer la problématique de lutte contre le terrorisme et contre l’État islamique en Syrie. Ce devrait être l’amorce d’un changement de stratégie de la France quant à son engagement aérien en Syrie. Un engagement jusque-là qui était limité à l’Irak pour ne pas alimenter de confusion avec un soutien du dictateur Bachar El-Assad en Syrie. Hollande va aussi traiter largement des problèmes de politique intérieure et souligner la baisse des impôts déjà annoncés.  Selon des sources gouvernementales, la baisse de l’ordre de deux milliards d’euros concernerait l’impôt sur le revenu et ciblerait les Français aux revenus modestes et moyens, pour atténuer l’impact du « choc fiscal » du début du quinquennat.  L’un des outils disponibles est de reculer le seuil d’entrée dans la première tranche imposable, qui fixe à 9.690 euros le montant des revenus annuels à partir duquel les ménages sont imposables — à 14% jusqu’à 26.764 euros.  Autres hypothèses : un travail sur la décote ou bien une réduction d’impôt forfaitaire, comme cela a été fait en 2014. Concernant le domaine social Hollande devrait se montrer très prudent vis-à-vis de la réforme du code du travail et des 35 heures en insistant sans doute sur la nécessité de la concertation entre partenaires sociaux. On voit mal en effet le gouvernement prendre  des décisions unilatérales dans ce domaine avant les élections régionales qui s’annoncent plus que délicates pour la majorité en place.

Museler la presse (Balkany )

Museler la presse (Balkany )

Il a raison Balkany, il faut museler la presse. Sans elle, il n’y aurait certainement pas eu autant d’affaires sulfureuses le concernant et il ne serait pas interdit de sortie du territoire. Balkany ne fait pas dans la dentelle, ce n’est pas son genre. C’est donc bille en tête qu’il attaque tous les médias. Les médias publics qu’il propose de privatiser mais aussi la presse en général trop critique vis-à-vis des responsables politiques. Pour cela il propose notamment de frapper la presse au portefeuille en supprimant des aides et avantages fiscaux. Des propositions forcément un peu ubuesque et même pathétique quand ton connaît le comportement de Balkany ayant entraîné nombre de procédures judiciaires dont la plupart en cours. Profitant du dernier jour de la session extraordinaire au Parlement, le député Les Républicains des Hauts-de-Seine a déposé une première loi vise à la « privatisation de l’audiovisuel public« , à l’exception de « Arte France, France Média Monde, TV5Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (INA)« . »Alors que notre pays est dans une situation économique difficile, qu’il nous faut réaliser des économies budgétaires drastiques et que les Français croulent sous les impôts et les taxes, on peut s’interroger sur la pertinence de conserver, au regard des montants engagés chaque année, les groupes généralistes du secteur audiovisuel public: France Télévisions et Radio France », soutient le maire de Levallois-Perret, qui critique aussi « le manque d’objectivité et la partialité évidente de certains programmes diffusés sur ces chaînes publiques». Dans une deuxième proposition de loi, Patrick Balkany demande « la suppression des aides à la presse écrite« , justifiée aussi par « l’état de nos finances publiques » et le fait que la presse serait « un secteur sous perfusion d’argent public qui peine à se réorganiser et à opérer sa transition numérique« . »Ces mêmes journaux qui, régulièrement, dénoncent la gabegie financière de l’État, nous prédisent une banqueroute prochaine si les politiques ne se ressaisissent pas, fustigent la mauvaise gestion financière des collectivités locales, là encore trop dépensière. Cette presse semble oublier - ou tout du moins feint d’oublier − qu’elle coûte aux Français, qu’ils soient ou non lecteurs, plusieurs centaines de millions d’euros chaque année« , tacle le député, qui juge sur la base d’un rapport de 2013 de la Cour des comptes ces aides inefficientes. Dans un troisième texte, Patrick Balkany demande la « suppression de l’avantage fiscal dont bénéficient les journalistes dans le calcul de leur impôt sur le revenu« , y voyant un « privilège qui ne se justifie plus aujourd’hui, continue de perdurer, créant ainsi des situations inégalitaires qu’il faut corriger. »Cet avantage baptisé « allocation pour frais d’emploi », permet aux journalistes de déduire chaque année 7 650 euros de leur revenu imposable. Le député, qui s’est souvent opposé ces dernières années aux médias qui ont relaté ses démêlés avec la justice.

 

Loi santé : le gouvernement dans l’impasse ( la Presse)

Loi santé : le  gouvernement dans l’impasse ( la Presse)

Après le fiasco politique  de la loi Macron, ce pourraiat être celui de la loi santé. Un nouveau discrédit pour le gouvernement et surtout pour la psychorigide Marisol Touraine dont la tonalité mielleuse de l’ENA ne parvient pas à cacher le dogmatisme viscéral. La ministre s’est complètement embourbée dans ce dossier. Impressionnée par la mobilisation des médecins contre le projet de loi santé, notant la fermeté de la ministre Marisol Touraine, la presse de ce lundi évoque un « malaise profond » et s’inquiète d’un conflit dans l’impasse.  »Démonstration de force des médecins à Paris » (Le Figaro), « forte mobilisation des professionnels » (Les Echos), « Touraine ferme face aux médecins » (Le Parisien). La manifestation, qui a réuni ce dimanche entre 19.000 et 50.000 blouses blanches dans la capitale, est largement relatée ce lundi. La leçon tirée dans L’Opinion par Luc de Barochez est qu’ »aucune réforme ne pourra se faire contre les professionnels concernés, puisque ce sont eux qui seront chargés de l’appliquer ».  »En fuyant le dialogue, Marisol Touraine s’est discréditée », ajoute l’éditorialiste du titre libéral qui appelle les députés à « remettre la concertation et l’écoute au premier plan ». « La communauté médicale, sous pression depuis des années, espérait être associée au dialogue. Encore faut-il vouloir dialoguer », nuance cependant La Montagne/Centre France, sous la plume de Bernard Stephan. Alors que le rejet du tiers payant généralisé cristallise l’opposition des médecins, le secrétaire général de la CFDT prend dans Les Echos la défense du projet de loi. « Le tiers payant est une avancée. Les médecins doivent arrêter de faire croire qu’ils n’en veulent pas pour le bien-être de leurs patients », assène Laurent Berger.   »Dans l’ensemble, la démarche des professionnels de santé est soutenue par les électeurs de l’opposition. Alors qu’elle est majoritairement critiquée par ceux de la majorité, écolos compris », constate Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain. « On peut donc parier que les aménagements promis par Marisol Touraine se feront à la marge. Car son texte constitue l’un des rares éléments fédérateurs dans son camp. » Analyse partagée par Laurent Bodin dans L’Alsace : « Le projet de loi Santé, en effet, fait l’unanimité à gauche (…) C’est désormais si rare que c’en devient un événement politique ! Mais cela ne suffira pas à sortir de l’impasse. »  »Le gouvernement sans les toubibs n’y arrivera pas. Et vice-versa. Chacun tient l’autre par la barbichette, et si l’on peut être inquiet, c’est de ce petit jeu destructeur plus que de la capacité du pays à trouver une solution », s’alarme Didier Rose des Dernières Nouvelles d’Alsace. Pour Pierre Cavret de Ouest France, « la France paie là des décennies d’errance, d’erreurs politiques et de collages de rustines successifs ». Au-delà de la mobilisation contre le projet de loi santé, Sud Ouest décrit « un malaise plus profond ».  »Il ne faudrait pas que chez les généralistes, qui sont le premier niveau du fameux ‘parcours de santé’, la crainte des lourdeurs administratives décourage pour de bon les vocations », avertit Christophe Lucet dans le quotidien de Bordeaux. Les manifestants, rencontrés par Mathilde Golla pour Le Figaro, ne disent pas autre chose : « ‘J’étais généraliste’, indique une pancarte brandie par Agnès, installée à Lyon ».

 

FN : affolement improductif de Valls d’après la presse

FN : affolement improductif de Valls d’après la presse

 

La presse n’est pas tendre pour Valls et son cri d’alarme un peu à coté de la plaque et tardif concernant le FN. Et toute évidence le PS va prendre uen déculottée historique aux départementales et Valls sera largement  impacté ( d’autant que sa cote de popularité plonge déjà actuellement ). Valls se trompe de discours. Il va même jusqu’craindre élection de Marine Lepen en 2017. Or les Français sont peu mobilisés par ce genre de dialectique politicienne. Ce qui leur importe ce ne sont pas les départementales, ni 2017 mais la question du chômage, de la croissance, du pouvoir d’achat, de la fiscalité et autres inégalités. Bref ce sont les résultats du gouvernement .   »Le Premier ministre veut mobiliser l’électorat de gauche. Sauf qu’on convainc moyennement les abstentionnistes de gauche en martelant que la ligne du gouvernement ne changera pas », prévient d’emblée, Laure Bretton, dans Libération. Même constat pour Maud Vergnol, de L’Humanité : « on comprend que le locataire de Matignon soit angoissé par la déculottée électorale qui guette le PS. Comment pourrait-il en être autrement quand il s’acharne à trahir les intérêts populaires ? ». « A pousser des incantations et à crier au loup, on ne règle rien », signale Philippe Palat, du Midi Libre.  « Ce n’est pas en brandissant la menace d’un raz-de-marée bleu marine que les socialistes empêcheront les électeurs de leur tourner le dos », assure pour sa part, Yves Thréard du Figaro. Rémy Godeau, pour L’Opinion, enfonce le clou : « comment ne pas voir que cette dramatisation tardive est vouée à l’échec ? Le choc des mots n’opère plus. Les incantations sonnent creux. » « Cette dramatisation est sans effets », confirme Denis Daumin, de la Nouvelle République du Centre, « les Français se sont lassés des airs de pipeaux qu’on leur joue depuis trop longtemps. » « C’est l’absence de résultats du gouvernement, à laquelle on ajoutera le délitement de l’opposition, qui trace la voie à Marine Le Pen », dénonce Christophe Bonnefoy, du Journal de la Haute-Marne. Et donc pour Stéphane Siret, dans Paris-Normandie, « placer le FN au centre du débat ne règle rien. La preuve  : jamais le parti n’a été si haut ». Et préconise-t-il : « plutôt que de parier, sur la peur, la vraie solution serait d’emprunter le chemin du retour de la confiance avec des solutions durables au chômage. » « Car Les discours à fort relent idéologique n’y suffiront pas », juge Yves Thréard (Le Figaro). D’autant que le Premier ministre « ressort une recette usée en désignant le FN comme le mal absolu », relève Dominique Garraud, de la Charente Libre. Si « Manuel Valls « a raison de sonner le tocsin », estime Michel Urvoy, dans Ouest-France, « avec un simple chiffon rouge, il risque de le conforter », prévient-il. « La peur n’évite pas le danger. Et le danger, il est réel », s’inquiète Mickaël Tassart, dans le Courrier Picard. « Manuel Valls sait bien qu’il ne remédiera pas d’ici une semaine aux divers motifs de cette désaffection, du moins veut-il tenter de placer chacun devant ses responsabilités », conclut Jean-Michel Helvig, dans La République des Pyrénées.

 

 

Loi Macron : « camouflet »pour la presse

Loi Macron : « camouflet »pour  la presse

Cette fois la presse ne set pas laissée prendre par l’opération de séduction qui avait marché pour la conférence de presse de Hollande. Pas étonnant, la presse était contredite quelques jours après avec la parution de sondages qui constatait de nouveau plongeon de Hollande et Valls. Globalement l’appréciation est sévère : camouflet, triste spectacle, manque de professionnalisme, improvisation et finalement utilisation de larme fatale le 49-pourtant condamnée par Hollande et Valls ( quand ils étaient dans l’opposition !).  Le recours à l’article 49-3 pour faire passer en force la loi Macron signe l’implosion de la majorité estime la presse ce mercredi 18 février, parlant d’un « camouflet » pour François Hollande. Là où La Croix constate sobrement que « la loi Macron fait tanguer la majorité », la manchette du Parisien/Aujourd’hui en France est sans ambages : « Hier, 16H25, la majorité explose ». « Autant qu’à Emmanuel Macron ou à Manuel Valls, c’est à François Hollande que la gauche de la gauche et les frondeurs du PS ont adressé hier un camouflet », écrit Thierry Borsa. Pour Le Figaro, « la majorité se fracasse sur la loi Macron ». L’éditorialiste du quotidien conservateur, Paul-Henri du Limbert, « retiendra surtout de ce 17 février une vérité simple que l’on pressentait depuis plusieurs mois : Manuel Valls n’a plus de majorité ». « 49-3 Manu militari », s’amuse Libération dont le directeur Laurent Joffrin juge que « François Hollande et Manuel Valls ont sorti l’arme fatale, cet article 49-3 qui est la béquille des gouvernements minoritaires ». Manuel Valls est bel et bien « privé de majorité pour réformer », tranche L’Opinion, où Nicolas Beytout se désole du « spectacle pitoyable que vient de donner la majorité présidentielle – mais faut-il encore l’appeler ainsi ? » Le quotidien économique, Les Echos évoque « le tournant du 49-3″ et « un moment de crise aiguë entre l’exécutif et sa majorité », selon les termes de Cécile Cornudet. « Après le camouflet des députés, le coup de force de Valls », dénonce L’Humanité. Pour le quotidien communiste, « le recours au 49-3 signe un échec cuisant pour un exécutif rêvant de conversion libérale ». Dans le quotidien régional Ouest France, Michel Urvoy souligne qu’ »aujourd’hui, aucune force politique ne peut gouverner seule. Sauf à s’allier avec le diable » – comprendre le Front national -, « il faudra sans doute inventer d’autres majorités ». Le Journal de la Haute-Marne, sous la plume de Patrice Chabanet, pose « la question de la survie du Premier ministre » qui « risque d’essuyer deux revers majeurs en moins de deux mois : une majorité introuvable pour la loi Macron et, très probablement, une lourde défaite aux élections départementales de mars prochain ». C’est ce qui fait dire à Raymond Couraud de L’Alsace que le 49-3 « a permis de sauver un texte en charpie, mais il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus ». « Il fracture la majorité et installe le Premier ministre dans la position de réformateur coupé de ses bases » qui « veut avancer. Mais ça risque de devenir de plus en plus dur », ajoute Didier Rose dans Les Dernières nouvelles d’Alsace. « Le débat est ‘suspendu’ a dit hier Manuel Valls en sortant le 49-3. La volonté d’aller plus loin dans les réformes aussi ? », s’interroge en conclusion Hervé Favre dans La Voix du Nord.

 

Presse : ça va mal

Presse :  ça va mal

 

Il ya eu un petit sursaut après les attentats en 2015 ( qui ne durera certainement pas) mais pour 2014 c’est la déprime. En cause évidemment le fait qu’il n’ya pas grand chose à lire dans les médias ; tous formatés  à peu près de la même manière, sans grande originalité et surtout bourrés de banalités. On se contente essentiellement des dépêches d’agences, du gouvernement, des grandes institutions et  des entreprises. Reprises sans approfondissement avec des photos pour meubler. Du coup la santé financière devient précaire, on réduit encore le nombre de journalistes et en même temps la qualité de l’info. Une presse qu’on peut lire à la rigueur dans la salle d’attente du dentiste ou du généraliste mais qui ne mérite pas d’être achetée. IL y a quelques exceptions mais rares. Avec les chaines d’infos en continu, surtout avec internet,  il conviendrait de changer de modèle tant sur le plan éditorial qu’économique Par ailleurs les journaux télé subissent la même érosion. C’est partout la même soupe, le journal aux infos congelés, formatés, la banalisation des lieux communs, des propos du café du commerce avec ici ou là,  pour tenter de remonter le niveau  , l’avis de expert autoproclamé ou un cacique de l’oligarchie, et ses poncif ou qui étale son ignorance. Heureusement, il y a internet même si c’est un peu l’auberge espagnole et qu’il faut fouiller. On peut aussi se nourrir du  regard de lecteurs qui sont aussi souvent   des producteurs d’infos, la langue de bois en moins.  les ventes de la presse people ont baissé de 4,8 % en 2014, contre -9,6 % en 2013. Les magazines télé également souffrent moins qu’avant, avec une baisse de 4,8 % contre -5,4 % l’année précédente. La presse féminine, quant à elle, stabilise son érosion des ventes (-4,3 % contre -4,6 %). A contrario, les news magazines ne parviennent pas à renverser la tendance: après une baisse de 3,2 % en 2013, leur diffusion payée a encore diminué de 5,4 % cette année. La situation des news est très contrastée. Leader du secteur avec 460 000 exemplaires, L’Obs a perdu 7,58 % en volume en un an. Ce sont les ventes en kiosque qui ont le plus souffert (- 19 %). Toutefois, le titre se reprend légèrement depuis l’arrivée de sa nouvelle formule en octobre. La maquette, rajeunie, et le pari des longs formats n’ont néanmoins pas occasionné le «boom» attendu sur les achats au numéro. L’Express (405 000 exemplaires) et Le Point (383 000) suivent, en légère baisse (respectivement -3,56 % et -3,94 %). Marianne, de son côté, ne parvient pas à enrayer sa chute, engendrée par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Ses ventes ont dégringolé de 20,66 % en un an, à 155.500 exemplaires par semaine. L’hebdomadaire en vendait 100.000 de plus en 2011… À l’inverse, la conjoncture politique profite largement àvValeurs actuelles, qui gagne 16 %. Le magazine s’écoule en moyenne à 110.000 exemplaires, contre 85.000 avant la dernière élection présidentielle.

 

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