Archive pour le Tag 'présidentielles'

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Présidentielle: quel chiffrage

Présidentielle: quel chiffrage

Le chiffrage n’est pas une science exacte. Car les propositions sont souvent floues et les hypothèses macroéconomiques retenues peuvent être très variables. Comment évaluer la taxe sur le chiffre d’affaires des grands groupes lancée par Nicolas Sarkozy quand le président candidat n’en a précisé ni l’assiette ni le taux ? L’Institut Montaigne, qui a passé à la Moulinette le projet fiscal de François Hollande, a pointé ses imprécisions et souligné qu’il surestimait les recettes de 15%. « Le but est de contraindre les politiques à être le plus précis possible dans leurs propositions, explique Eudoxe Denis, directeur des études de l’Institut de l’entreprise. S’ils contestent nos résultats, ils doivent détailler leur méthodologie, défendre leurs hypothèses. C’est ainsi que le débat avance. »    Cette comptabilité des programmes a ses détracteurs. « Le chiffrage biaise le débat, répond Eric Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision du très keynésien Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Cette démarche aboutit à afficher uniquement le coût d’une mesure, pas son apport, positif ou négatif, sur l’ensemble de l’économie. La principale vertu d’un programme serait de ne pas coûter cher? C’est la prime au plus rigoriste. » « C’est faux, rétorque Olivier Ferrand, président de Terra Nova. Le message qu’on lance aux politiques, c’est : « Dépensez autant que vous voulez, mais dites-nous comment vous financez ces dépenses. »"    Neutres, ces experts? Ils le disent tous, même si leur coeur penche d’un côté ou de l’autre. « Nous ne roulons pour personne, assure Eric Heyer. Nous pouvons donner l’impression de critiquer la droite, mais c’est parce qu’elle est au pouvoir depuis dix ans. Et je ne me suis jamais privé de dire que les contrats de génération de François Hollande n’aboutiraient qu’à des effets d’aubaine. » « Nous voulons évidemment faire avancer nos idées, confie Michel Didier, à la tête de COE-Rexecode, un institut libéral, proche du patronat. Mais je suis très prudent quand on passe du débat scientifique au débat politique. »    Pourtant, tous se font régulièrement instrumentaliser. Ainsi, le 15 mars, Le Figaro titrait sur les « promesses non financées » de François Hollande. Le quotidien affichait à sa Une un calcul de l’Institut de l’entreprise, qui évaluait entre 3,9 et 6,5 milliards d’euros le coût des dernières annonces du candidat PS. Au début de janvier, COE-Rexecode affirmait, étude à l’appui, que les Français étaient parmi les salariés qui travaillent le moins en Europe. La majorité en avait profité pour remettre le débat sur les 35 heures au coeur de la campagne. En revanche, l’Elysée a peu apprécié, à la fin de février, une note critique de l’OFCE sur la « TVA sociale », disponible ici.   Si les politiques vont trop loin, les experts se rebiffent. A la fin de janvier, Eva Joly a assuré que son programme avait été évalué par l’OFCE et qu’il avait passé l’examen avec brio. Manque de chance, l’OFCE n’était même pas au courant. Menacés de poursuites, les écologistes ont dû faire machine arrière.

 

Dette et marchés : clash Sarkozy-Hollande

Dette et marchés :  clash Sarkozy-Hollande

Nicolas Sarkozy a raillé lundi la volonté de son rival PS François Hollande d’empêcher l’introduction d’un contrat à terme sur la dette de la France et estimé que « la meilleure façon de répondre à ça, c’est de rembourser ses dettes et de réduire ses déficits ». « Ca va impressionner, l’intervention de M. Hollande ! », a ironisé M. Sarkozy sur France 2. « Vous savez quelle est la meilleure façon de répondre à ça ? C’est de rembourser ses dettes et de réduire ses déficits », a-t-il ajouté. « Le problème est très simple. Quand on a une dette, il faut qu’il y ait des gens qui la financent. Donc vous vous adressez à un certain nombre de prêteurs dans le monde entier pour leur dire aidez-moi à financer la dette », a poursuivi le président candidat de l’UMP. « A la minute où je vous parle, la France emprunte à moins de 3%. L’Espagne, qui est un grand pays, un pays immense, à la même minute emprunte à un taux qui est le double », a rappelé Nicolas Sarkozy, « la question n’est pas d’en vouloir à tel ou tel produit, la question est de rembourser ses dettes et de diminuer son déficit. C’est ça qui va permettre à la France de garder sa souveraineté et de retrouver la maîtrise de son destin ». François Hollande a souhaité la semaine dernière que les autorités allemandes « annulent » l’introduction d’un contrat à terme sur la dette de la France, qui doit être lancé lundi par une société allemande. Ce contrat n’est « pas une agression contre la France, mais une spéculation encouragée au détriment des pays qui peuvent être concernés », a-t-il jugé. Agiter, comme le fait Nicolas Sarkozy, la peur des marchés en cas de victoire de la gauche à la présidentielle est ‘grave’, a pour sa part déclaré lundi le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages à moins d’une semaine du premier tour. Le président sortant et son entourage ont multiplié les mises en garde contre une victoire de François Hollande, qui déclencherait selon eux une attaque financière de la France. ‘C’est grave de prononcer de tels mots’, a dit François Hollande sur France Info. ‘Nous sommes en campagne électorale, des arguments peuvent être échangés, mais il y a l’intérêt de la France d’abord.’ ‘Même sortant, on doit d’abord penser à la France, et appeler la spéculation comme une forme de menace sur le vote des Français est à la fois indécent sur le plan des principes -pourquoi aller chercher le renfort de la spéculation ? -et inutile sur le plan électoral.’ ‘Je ne veux pas que la peur puisse être utilisée comme un moyen de chantage. Les Français méritent mieux que la peur, ils méritent l’espoir’, a poursuivi François Hollande. ‘Nous remettrons nos finances publiques en ordre mais nous le ferons aussi avec un esprit de justice, ca changera tout, et un esprit de relance de la croissance.’

 

François Bayrou : « Sarkozy et Hollande des menteurs ! »

François Bayrou : « Sarkozy et Hollande des menteurs ! »

A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, François Bayrou s’est présenté dimanche à Marseille comme le candidat du « parti de la vérité » contre ceux du mensonge, ciblant précisément Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le candidat du Modem a de nouveau renvoyé dos-à-dos le candidat socialiste et deux candidats qui font la course en tête dans les sondages, exhortant les Français à ne pas « s’abandonner aux chimères », le 22 avril. « Ils mentent car Nicolas Sarkozy ne veut pas que l’on regarde son programme de près et François Hollande a choisi de multiplier les promesses intenables », a dit le leader François Bayrou, dimanche à Marseille : « Ils mentent car Nicolas Sarkozy ne veut pas que l’on regarde son programme de près et François Hollande a choisi de multiplier les promesses intenables » François Bayrou a longuement stigmatisé les « mensonges » de ses adversaires de l’UMP et du Parti socialiste, raillant par exemple la promesse de Nicolas Sarkozy de ne pas « créer de nouveaux impôts » ou celle de François Hollande qui « veut « faire plier les marchés ». « Tous les truqueurs qui s’adressent à vous aujourd’hui, renvoyez-les chez eux », a-t-il dit.  A l’inverse, François Bayrou s’est engagé à dire aux Français « la vérité à temps et à contretemps ». « Je ne serai jamais du côté des démagogues », a-t-il scandé à la tribune, précisant qu’il ne serait jamais du côté de ceux qui disent des « balivernes aux citoyens » pour gagner des points dans le sondages.  Lors d’un week-end placé sous le signe des grands meetings en plein air, le candidat centriste a opté pour un ancien silo à grains du port de Marseille récemment reconverti en salle de spectacles de 2.000 places, aux trois quarts remplie pour sa venue.  « Il est déjà arrivé dans l’histoire que plus nombreuses que sont les foules, plus gros sont les mensonges et plus graves sont les désillusions », a affirmé François Bayrou, moquant « ces meetings qui se veulent monumentaux » simplement « pour donner des images impressionnantes ».  Conscient toutefois que les électeurs du centre sont l’objet de convoitises, notamment dans la perspective du second tour de l’élection, le candidat centriste a pris soin de ne pas résumer le scrutin « à une « affaire de partis et d’étiquettes ».  « Je n’ai pas d’ennemi en fonction des frontières politiques », a-t-il conclu

 

Pas d’inquiétudes de Wall Street en cas de victoire de Hollande

Pas d’inquiétudes de Wall Street en cas de victoire de Hollande

 

Le Premier ministre français François Fillon a affirmé à deux reprises récemment que la France serait « la proie des marchés » en cas de succès de M. Hollande, stigmatisant le « laxisme budgétaire » du programme socialiste.  Alors que « le consensus à Wall Street est que (le président sortant Nicolas Sarkozy) n’a plus vraiment de chances de l’emporter, au vu des sondages », selon Peter Cecchini, stratège de la maison de courtage Cantor Fitzgerald, rares sont les analystes anticipant un effondrement du marché en cas de victoire de M. Hollande.  Pour M. Cecchini, qui confiait encore fin mars ses craintes qu’une victoire éventuelle de François Hollande « fasse trembler » les marchés, Wall Street a aujourd’hui moins peur du candidat socialiste, mais la grande inconnue reste l’impact de cette élection sur la situation économique et politique en zone euro.  Actuellement, Wall Street ne perçoit l’Europe qu’à travers le prisme de la crise de la dette souveraine », indique Chris Low, de FTN Financial. Et si M. Hollande peut éventuellement éveiller des craintes, « c’est parce que la France est absolument essentielle à toute réforme budgétaire » en Europe et que tout changement à sa tête est une source d’instabilité potentielle, souligne-t-il.  L’intention affichée par le candidat socialiste de « renégocier le pacte de stabilité budgétaire européenne ou de faire jouer un rôle plus actif à la Banque centrale européenne (BCE) dans le but de soulager la crise dans la zone euro, tout cela fait peur, ce qui pourrait s’avérer négatif pour l’euro », fait valoir Ray Attrill, cambiste chez BNP Paribas Americas.   »Mais la demande en bons du Trésor français est restée relativement forte ces deux derniers mois. Il n’existe donc pas vraiment de signe tangible sur le marché prouvant que les investisseurs » s’alarment de l’issue de l’élection française, ajoute-t-il.  Au final, davantage que la perspective de l’élection d’un socialiste à la tête de la France, « Wall Street déteste l’incertitude », souligne Peter Cecchini. « Qu’on l’apprécie ou non, les gens savent qui est (Nicolas) Sarkozy, ses positions, ses opinions, et je pense qu’un personnage moins connu effraie ».  C’est pourquoi, selon Gregori Volokhine, stratège du cabinet de gestion Meeschaert New York, la relative indifférence de Wall Street à l’égard du scrutin risque de se dissiper à l’issue du premier tour, le 22 avril.  Une brève période de flottement entre les deux tours, au cours de laquelle les anxiétés sur l’avenir du pacte de stabilité budgétaire en zone euro pourraient revenir au premier plan, serait en effet susceptible d’avoir une influence baissière sur les places boursières et l’euro.  L’attention va alors revenir sur « la situation politique en France car les marchés (…) qui n’ont aucune pitié en ce moment pour toute faiblesse au niveau économique (…) vont profiter de la période d’incertitude » qui prévaudra nécessairement entre les deux tours pour spéculer, explique M. Volokhine.  Au-delà de ces réactions instantanées, peu de mouvements sont à attendre à plus long terme, selon les analystes, pour qui le nouveau candidat élu ne disposera de toute façon que d’une marge d’action limitée pour changer de cap.   »Les discours prononcés pendant la campagne, perçus comme étant hostiles à l’euro, hostiles à l’austérité budgétaire, vont disparaître très rapidement après l’élection car les circonstances dicteront à la gauche jusqu’où elle peut aller, et cela risque de ne pas être très loin », observe David Gilmore, économiste chez Foreign Exchange Analytics.

 

Dupont-Aignan : « vous êtes des éditorialistes de bazar sur Canal Plus »

Dupont-Aignan :  « vous êtes des éditorialistes  de bazar sur Canal Plus »

Le candidat de Debout la République à l’Elysée Nicolas Dupont-Aignan s’en est pris vendredi aux « éditorialistes de bazar » lors du « Grand journal » de Canal+, espérant « s’en débarrasser un jour », ce qui a provoqué les réactions indignées des animateurs de l’émission. « Je sais pourquoi les Français ne lisent plus les journaux: ils vont sur internet, parce que tous ces éditorialistes de bazar qui pondent toujours les mêmes articles, qui sont tellement coupés des réalités, qui gagnent un argent fou, ils croient connaître les Français mais ils ne (les) connaissent pas et on va s’en débarrasser un jour », lance le candidat souverainiste. « Vous vous mélenchonisez », ironise l’animatrice Ariane Massenet. « Je ne me mélenchonise pas », réplique le candidat. « Allez voir les Français qui souffrent! Venez avec moi sur le terrain! ».
Réplique immédiate de Michel Denisot, aux manettes du Grand journal: « Mais on ne vit pas dans la lune! » S’en suit un dialogue confus, Nicolas Dupont-Aignan appelant à de nombreuses reprises les animateurs du Grand journal à donner le montant de leur salaire, ce qu’ils refusent, Michel Denisot expliquant que cela « ne regarde pas » le candidat.

 

Le JDD lâche Sarkozy, président sortant le plus impopulaire d’après son baromètre

Le JDD lâche  Sarkozy, président sortant le plus impopulaire d’après son baromètre

Le JDD, avec Paris Match, Europe 1, n’a pas ménagé sa peine pour soutenir Sarkozy avec son baromètre quotidien bidonné. Aujourd’hui il lâche Sarkozy et tente un rétablissement auprès de l’opinion. Changement de ton donc au JDD. « Les intentions de vote étaient déjà mauvaises. Sans vraiment de surprise, la cote de popularité du président de la République n’a pas progressé au cours du mois dernier. Elle avait cru de trois points en mars. Avec 36%, le chef de l’Etat termine son quinquennat avec le plus faible taux des Présidents sortants. Avant lui, Charles de Gaulle obtenait en novembre 1965 54% de taux de satisfaction, Valérie Giscard d’Estaing 40% en avril 1981, François Mitterrand 54% en avril 1988 et Jacques Chirac 47% en avril 2002. François Mitterrand comme Jacques Chirac ont bénéficié de la cohabitation pour améliorer leur image auprès des Français. Avant la cohabitation, les deux hommes battaient eux aussi des records d’impopularité : en mai 1986 le Président socialiste n’avait que 39% de satisfaits et l’ancien maire de Paris ne recueillait en avril 1997 que 31% de bonnes opinions. La seule comparaison possible est celle de Valéry Giscard d’Estaing. « Si la popularité de Giscard et Sarkozy sont proches dans notre baromètre, estime Frédéric Dabi, directeur du département Opinions de l’Ifop, le pourcentage de mécontents est nettement plus fort (46% pour Giscard contre 64% pour l’actuel Président). Cela explique en creux pourquoi le deuxième tour de l’élection présidentielle prend une dimension de référendum anti-Sarkozy. » Frédéric Dabi rappelle au passage que l’ancien Président était dans une situation moins compliquée à la veille du premier tour en 1981. « Il n’était pas donné battu dans tous les sondages du second tour. A l’époque c’était beaucoup plus serré. Le croisement des courbes s’est vraiment passé dans l’entre deux tours. » Si Nicolas Sarkozy achève son mandat avec le record d’impopularité, son Premier ministre François Fillon va quitter Matignon avec une insolente popularité : 51% ce mois (+1). Seul Michel Rocard a fait mieux. Le futur candidat aux législatives à Paris sera resté pendant 41 mois sur 60 au total au dessus de la barre symbolique des 50%. Une situation inédite supplémentaire pour ce couple exécutif décidément inclassable. »

Sarkozy, le dernier meeting : « du Mélenchon lepénisé »

Sarkozy, le dernier meeting : « du Mélenchon lepénisé »

 

Sarkozy compatit surtout sur ce dernier meeting pour sauver sa place ; Mélenchon lui a coupé par avance son effet. Sarkozy ne pourra réunir autant de monde. Le meeting de la dernière chance? A une semaine du premier tour et deux mois pile après son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy joue gros. Il compte sur la « vague populaire » de la Concorde pour enrayer le ressac dans les sondages, qui le donnent tous battu, et relancer sa campagne, engluée. « Les sondages, on s’en moque! » répète-t-il, promettant des « surprises ».  Dans ce domaine on peut s’attendre à tout et son contraire, Sarkozy est capable de faire du Mélenchon lepénisé ; A la tribune, le président-candidat lancera un appel à la mobilisation à la « majorité silencieuse ». Le thème de son discours, écrit par sa plume Henri Guaino : la Nation rassemblée. Il veut parler valeurs, identité, frontières, mondialisation. Et de la crise face aux difficultés de l’Espagne, « qui ont fait monter l’angoisse d’un cran », selon un proche. Son bras droit à l’Elysée, Xavier Musca, est entré dans une colère noire en découvrant que l’équipe du QG lui avait fait dire que la crise était terminée…Ces jours-ci, ses stratèges, divisés en deux camps, se sont violemment heurtés. Les partisans d’un recentrage, dont Henri Guaino ou Jean-Louis Borloo, le poussaient à ne « pas trop en faire » sur la sécurité et l’immigration, le pressant de s’adresser à l’électorat modéré. C’était sans compter sur l’influence des tenants de la ligne « dure », dont Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon ou le jeune Guillaume Peltier, trio méchamment surnommé… « la secte ». Pour ceux-ci, Sarkozy dévisse face à Hollande depuis qu’il parle d’Education, de blocage des loyers, de permis de conduire et adresse des clins d’œil à l’électorat centriste. « C’est une erreur majeure de jouer le second tour avant le premier. Qu’ils appellent Lionel Jospin! » Vendredi soir, lors d’un dîner à l’Elysée, Sarkozy a tranché : retour aux fondamentaux. « Il n’y a jamais eu de recentrage. Je n’ai pas changé », a-t-il acté. Aujourd’hui, c’est aux catégories populaires, à ceux qui ont voté non à la Constitution européenne et que la mondialisation inquiète qu’il veut s’adresser. « Lucide » mais pas « défaitiste », selon son entourage, il est persuadé qu’il est pénalisé par l’égalité du temps de parole et compte sur le duel du second tour pour bouleverser la donne. « Les boussoles sondagières sont en train de perdre le nord, tout est possible », veut croire Peltier.

Sur TF1 bientôt : The «voice » présidentiel

Sur TF1 bientôt : The  «voice » présidentiel

 

TF1 en recherche d’audience a gagné le gros lot de l’audimat avec the « Voice »’ qui rompt avec la téléréalité, les « chansonneux » français et met au centre le vrai  talent. Du coup, il serait envisagé d’organiser  the  « voice » présidentiel. Visiblement, les paroles programmatiques, n’ont pas séduit un ’électorat qui demeure – militants exceptés- dans une  posture de dénonciation et de rejet de Sarkozy ; si  les mots ne comptent plus alors restent les voix. Celle de Mélenchon, du Marchais avec la philosophie en plus, qui apporte force et et  truculence, Sarkozy et Hollande sont aussi deux bons candidats chanteurs, le chant des promesses. Marine le Pen, la voix du populisme répugnant. L’extrême gauche a aussi quelques bons interprètes, Poutou dans un registre inédit, celui du naturel révolutionnaire, Artaud dans le même registre mais plus convenu. Dupont Aignan qui essayer de faire entendre sa petite voix de l’énarque déçu; Vient en queue de peloton, Bayrou qui bénéficie sans doute du meilleure parolier mais dont la voix d’huissier et le look de notaire ennuient.  Enfin, le plus inattendu, Cheminade, une voix venue d’ailleurs, de la galaxie, en passant par l’ENA et le café du commerce. La musique est universelle, elle peut permettre d’unir ce qui aujourd’hui est épars et contradictoire. Sans discussion « the voice » est plus sexy que ces longs monologues des candidats.

 

Mélenchon le phénomène de la campagne fait un carton à Marseille

Mélenchon le phénomène de la campagne fait un carton à Marseille

Impossible maintenant pour les deux principaux candidats de faire aussi bien que Mélenchon en matière de réunion publique. C’est le phénomène de la campagne qui par ailleurs n’a guère enthousiasmé. Après les succès de la Bastille à Paris et du Capitole à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon, désormais entre 13 et 17% dans les sondages, a fait « plage au peuple » à Marseille samedi, se livrant à une ode à la Méditerranée et au « métissage », une « chance » pour la France.  A huit jours du premier tour, le candidat du Front de gauche, détournant son slogan « place au peuple », a investi la plage du Prado sous un grand soleil. Des dizaines de milliers de personnes s’y sont pressées sous une marée de drapeaux rouges et tricolores pour ce troisième meeting en plein air en moins d’un mois.  Faisant une ode à la Méditerranée, M. Mélenchon, dans un discours fleuve d’1h20 conclu comme d’habitude par L’Internationale et la Marseillaise, a estimé que la « chance » de la France était « le métissage », après avoir salué son auditoire « émouvant, grand et beau », le poing levé et tout sourire.  Sous des « youyous », le potentiel troisième homme de la présidentielle a rendu hommage aux « Arabes et Berbères » par qui sont venus en Europe « les mathématiques ou la médecine » au temps où « l’obscurantisme jetait à terre l’esprit humain ».  Refusant « l’idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations », il a dit sa pensée aux Maghrébins « qui ont libéré le sol de la patrie des nazis ». « Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos soeurs » et il n’y a « pas d’avenir pour la France sans » eux, a dit le natif de Tanger (Maroc), dans un discours personnel et lyrique, régulièrement interrompu par les « tous ensemble! ».  Et de s’en prendre à Nicolas Sarkozy qui lors de ses visites à Marseille « parle exclusivement de la sécurité qu’il n’est pas capable d’assurer », et aux « partis extrémistes de la haine qui montrent du doigt au nom de sa religion », « foutez-nous la paix! ».  Pour celui qui se dit en « guerre » contre le FN, cette présidentielle doit permettre d’ »expédier à terre le pouvoir de la droite » et d’infliger une « défaite de la droite extrême ». Et de citer Jean Ferrat: « Au printemps, de quoi rêvais-tu? »  Avant lui, Pierre Laurent (PCF) avait comparé « le vent de la Méditerranée » qui souffle sur Marseille à « la déferlante populaire » du FG: « Quand il se lève personne ne peut lui résister ». Clémentine Autain a souligné que « le vote utile nous casse les urnes! ».  M. Mélenchon en a aussi profité pour ironiser sur Nicolas Sarkozy et François Hollande qui « l’imitent » désormais avec des meetings en plein air dimanche à Paris, dénonçant par avance une plus grande couverture médiatique de « l’attroupement de la Concorde et du rassemblement du bois » de Vincennes par rapport à sa journée marseillaise.  Dimanche, l’expert en méga-rassemblement sera, lui, à Pau pour un grand pique-nique. Mais pour celui qui continue de rêver à un second tour face à François Hollande (il manquera peut-être « 15 jours » de campagne pour que Nicolas Sarkozy « dévisse » assez, estime son entourage), l’histoire ne s’arrêtera pas au premier tour.  Dans l’entre-deux tours, l’eurodéputé pour qui « l’insurrection citoyenne est commencée », s’est aussi dit disponible si les syndicats le veulent, à participer à un « 1er Mai stupéfiant d’unité et de puissance ».  Car si la gauche l’emporte le 6 mai, « la victoire électorale sera suivie d’une mobilisation populaire », comme en 1936, pense-t-il, jugeant que « la logique veut que la finance attaque la France ». Et pour l’ex-PS, le FG « va continuer et avant 10 ans, il sera au pouvoir », a-t-il dit à des journalistes vendredi.  Alors, pas question d’entrer dans un gouvernement socialiste. Au Front de gauche, « personne n’ira », assure celui qui n’exclut plus d’être candidat aux législatives.

Bettencourt-Sarkozy : ragots, mépris ou scandale ?

Bettencourt-Sarkozy : ragots, mépris ou scandale ?

Mercredi soir sur France 2, Eva Joly a une nouvelle fois lancé de sérieuses accusations contre Nicolas Sarkozy. Selon la candidate écologiste, il existe des « présomptions concordantes et précises » contre le chef de l’Etat dans les affaires Bettencourt et Karachi, ajoutant que c’était « une anomalie de pouvoir solliciter un second mandat » quand on est « cerné » comme lui « par des affaires judiciaires ».   De lourdes accusations que l’intéressé a balayées, jeudi sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes. « Sur les ragots, sur la médisance, sur la méchanceté, sur la volonté de détruire et de démolir, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant », a lancé le président-candidat. « Quand vous vous faites l’écho de ce qu’elle a dit, vous apportez des éléments, vous lui demandez des faits et à ce moment, je m’expliquerai! » a-t-il ajouté.   Excédé à l’idée de rendre des comptes, il a donc refusé d’évoquer le fond de l’affaire et a préféré réserver son temps de parole pour discréditer l’ancienne juge d’instruction: « Quand on pense que cette dame, qui viole tous les principes du droit, qui porte des accusations scandaleuses sans aucune preuve, était magistrate, ça fait frémir! ».   Mais s’agit-il vraiment de « ragots » comme le suggère Nicolas Sarkozy? Eva Joly affirme que des preuves sont « sur la table ». Notamment à propos de sa participation à la création de la société luxembourgeoise Heine utilisée pour rémunérer des intermédiaires dans la vente de sous-marins Agosta en 1994 au Pakistan. Le nom de Nicolas Sarkozy est en effet cité à plusieurs reprises dans un rapport de la police luxembourgeoise qui a enquêté sur cette société offshore. « La création de la société Heine s’est faite avec l’accord de Nicolas Sarkozy », peut-on lire dans ce rapport. Vendredi, invité sur i>Télé, Nicolas Sarkozy a cependant nié être de près ou de loin à l’origine de la création de cette société. Il a d’ailleurs construit sa ligne de défense autour de l’idée qu’il était opposé à la vente de ces sous-marins au Pakistan, convaincu que les Pakistanais ne paieraient jamais.   Concernant l’affaire Bettencourt, l’étau se resserre encore davantage autour de Nicolas Sarkozy. Début avril, L’Express révèle que l’agenda de Liliane Bettencourt mentionne une rencontre, le 24 février 2007 entre son mari et celui qui allait être élu président de la République quelques semaines plus tard. Dans un premier temps, l’Elysée a formellement démenti l’existence de cette entrevue. Mais depuis, Nicolas Sarkozy se montre moins catégorique et préfère botter en touche. « Je ne sais pas si j’ai rencontré André Bettencourt le 24 février 2007″, s’est-il contenté de déclarer ce vendredi, toujours sur i>Télé.   Eva Joly évoque également des témoignages qui accréditent la thèse d’un financement de la campagne de 2007 avec des fonds provenant des Bettencourt. Sans doute, parle-t-elle de celui de Claire Thibout, l’ex-comptable, mais également de celui de Dominique Gauthier, l’ancien chauffeur du couple. Celui-ci assure que l’ex-gouvernante du couple, Nicole Berger, décédée depuis, lui a rapporté une visite de Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt pour réclamer de l’argent. « Mme Berger m’a dit que M. Sarkozy était venu pour un rendez-vous voir Monsieur et Madame très rapidement, que c’était pour demander des sous », a-t-il indiqué au juge Gentil, le 8 mars dernier lors de son interrogatoire.    Depuis le dépaysement de l’affaire Bettencourt à Bordeaux, le juge Gentil constitue, malgré les dénégations de Nicolas Sarkozy, un faisceau d’indices concordants. Il cherche en particulier à vérifier où ont atterri les 800 000 euros retirés en deux fois d’un compte suisse de la milliardaire au cours du premier semestre 2007.   Le premier retrait de 400 000 euros coïncide curieusement avec un rendez-vous entre Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, actuellement en détention, et Eric Woerth, trésorier de l’UMP à l’époque. Tandis que le second retrait intervient lui à une date mentionnée dans le carnet de François-Marie Banier où il rapporte une conversation avec Liliane Bettencourt qui lui aurait dit: « Patrice de Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui. »   Malgré tous ces éléments, Nicolas Sarkozy a donc opposé son « mépris le plus cinglant » aux accusations lancées par la candidate écologiste. En meeting à Grenoble au même moment, Eva Joly persiste et signe: « Il ne peut pas se cacher derrière le mépris qu’il a pour moi. Cela ne suffit pas. Il va falloir qu’il s’explique sur la dizaine de témoins qui ont des témoignages concordants », a-t-elle réagi sous les cris de militants scandant: « Sarkozy en taule! ».   « La présomption d’innocence n’empêche pas les faits d’exister. Ce que je dis haut et fort c’est que dans une campagne, dans n’importe quel autre pays avec ce qu’il y a sur la table, il faudrait s’expliquer, il ne résisterait pas 24 heures. C’est la situation en France qui est parfaitement anormale », a-t-elle conclu. 

Bayrou, Premier Ministre de la droite ou de la gauche ?

Bayrou, Premier Ministre de la droite ou de la gauche ?

Tout dépendra des scores du premier tour ; Bayrou pourrait en tirer profit, comme Premier ministre ou dans un poste ministériel prestigieux, comme les finances par exemple. Il n’est plus le troisième homme des sondages depuis maintenant plusieurs semaines, mais est sans doute l’un des candidats les plus courtisés par les favoris. Le camp Sarkozy, qui a besoin d’une réserve de voix pour le second tour, est particulièrement actif depuis quelques jours. Mais François Bayrou a pour l’instant exclu de se prononcer en faveur de l’un ou de l’autre. Et pour cause : le candidat du MoDem considère qu’il est toujours capable d’atteindre le second tour. « Nous ne sommes nullement décidés et je ne suis nullement décidé à préparer une manœuvre dans le cas du deuxième tour Sarkozy-Hollande. Je suis là, nous sommes là pour empêcher le deuxième tour Sarkozy-Hollande », a t-il lancé en meeting à Tours vendredi soir.

Appels du pied répétés de Nicolas Sarkozy
  
Dans un entretien à « 20 minutes », Nicolas Sarkozy a souligné vendredi « une proximité » entre François Bayrou et lui « sur l’équilibre des finances publiques ». « François Bayrou considère que la réduction des déficits, c’est une priorité. Vous me dites : ‘est-ce que je suis d’accord ?’ Oui. La meilleure preuve, c’est que nous la mettons en oeuvre », a déclaré le président-candidat.
  
Dans ce même entretien, le chef de l’Etat s’est également dit ouvert à la reconnaissance du vote blanc, une autre des propositions du candidat centriste.
  
La veille, Nicolas Sarkozy avait promis sur France 2 de proposer aux Français « un grand rassemblement de l’unité nationale ». Une démarche chère à François Bayrou qui prône lui aussi le dépassement des chapelles gauche-droite mais autour d’un projet clairement identifié et avec une traduction parlementaire symbolisée par l’introduction de la proportionnelle.
  
Nicolas Sarkozy n’a pas exclu quant à lui de présider, s’il était réélu, avec un Premier ministre qui ne serait pas « de sa couleur politique ». Plus direct, Alain Juppé a assuré que le leader centriste pourrait « sûrement » être le prochain chef de gouvernement, dans ce cas.

Quant à Valérie Pécresse, elle a réaffirmé vendredi que François Bayrou ferait « un très bon Premier ministre » de Nicolas Sarkozy, après avoir déjà dit fin mars que « tout était possible » sur ce sujet.
  
De quelle côté penche la balance ?

Face à cette danse du ventre, François Bayrou veut garder son cap, « central », sans donner publiquement d’indication sur une éventuelle inclinaison après le premier tour.

« Si je m’inscrivais dans l’hypothèse de second tour, cela voudrait dire que j’accepte cette fatalité dans laquelle on cherche à nous enfermer. Je dirais au peuple français : résignez-vous, vous n’avez que deux bulletins et il faut choisir entre les deux », expliquait-il vendredi matin sur France 2.
  
Dans son entourage où des transfuges de centre-droit, comme Jean Arthuis, côtoient des hommes de gauche, comme Jean-Luc Bennahmias, on s’interroge sur la décision du leader centriste à l’entre-deux tours s’il n’est pas qualifié.

En juillet 2011, François Bayrou avait indiqué à la presse qu’il se prononcerait au second tour. « Nous aurons un choix clair », avait-il dit. « Lorsque j’observe les programmes de Sarkozy et de Hollande, je pense qu’il y a sans doute plus de convergences du côté de Sarkozy que du côté de Hollande », a estimé vendredi Jean Arthuis sur i-Télé.
  
François Bayrou a récemment confié avoir longuement discuté, avant la campagne, avec François Hollande avec lequel il se disait alors « compatible », « en harmonie » mais avoir été déçu depuis la primaire socialiste par ses promesses électorales « irréalistes ».
  
Aujourd’hui, quatre électeurs de M. Bayrou sur dix se reporteraient sur François Hollande au second tour, selon plusieurs études. Mais les reports vers Nicolas Sarkozy se sont redressés dernièrement.
  
Un casse-tête pour le leader centriste qui a récemment confié à des journalistes qu’il se sentait plus proche humainement du candidat PS et programmatiquement de celui de l’UMP.

 

Sondages interdits sur internet : tu rigoles ?

Sondages interdits sur internet : tu rigoles ?

Sondages autorisés pour les élites mais pas pour les internautes la veille et le jour du scrutin. D’abord une fumisterie car personne n’est en capacité d’interdire l’info sur le net ; Ensuite, des menaces pour rien comme d’habitude des lois, des sanctions qui ne pourront pas être appliquées parce que inapplicables. C’est la France.Mattias Guyomar, le Secrétaire Général de la Commission des sondages, a révélé vendredi sur Europe 1 qu’un dispositif pour lutter contre ces indiscrétions va être mis en place. La publication, mais aussi le commentaire, de sondages d’opinion (intentions de vote ou thèmes de campagne), de sondages réalisés à la sortie des urnes, ainsi que les estimations établies à partir de résultats partiels sont strictement interdits la veille et le jour du scrutin, jusqu’à la fermeture du dernier bureau de vote en France métropolitaine – soit du vendredi minuit au dimanche, 20 heures. La loi prévoit une amende de 75.000 euros en cas d’infraction. Mattias Guyomar, le Secrétaire Général de la Commission des sondages, a rappelé vendredi sur Europe 1 que la loi s’applique uniquement en France. Mais si des médias étrangers diffusaient des estimations et que ces informations étaient reçues en France, l’infraction à la loi serait caractérisée et les médias pourraient être poursuivis. « La loi s’applique à tout ce qui vaut diffusion en France, donc un site internet étranger consulté en France tombe sous le coup de loi », a-t-il martelé. Comme en 2007, des médias étrangers – notamment belges et suisses – assurent qu’ils diffuseront dès 18 heures dimanche les premières estimations. Des sondages pourraient également être mis en ligne, dès le samedi. « Samedi 21, toutes les élites parisiennes vont recevoir des résultats de sondages qui sont interdits. Je vous garantis que ces sondages seront sur Twitter et sur Facebook dès midi, alors que c’est interdit », a prévenu le blogueur Guy Birenbaum. Pour tenter d’enrayer la diffusion de sondages pendant la période d’interdiction, la Commission des sondages va donc mettre en place « un dispositif de surveillance », a annoncé Mattias Guyomar. « Le dispositif sera rattaché à la Commission nationale de contrôle de la campagne. Plusieurs personnes travailleront à temps plein et feront des recherches par mot-clé, pour constater les infractions », a-t-il précisé à Europe1.fr. La Commission vérifiera si les éléments qui fuitent « reposent sur une rumeur » ou s’il s’agit d’un vrai sondage « mais que les chiffres sont erronés ». « On interviendra pour dire de ne pas en tenir compte. On mettra des cartons jaunes ou rouges », a prévenu Mattias Guyomar. Les avertissements seront mis en ligne sur le site de la Commission des sondages, mais Mattias Guyomar n’exclut pas « des dépêches à l’AFP ou des points presse » pour détailler ces avis. Enfin, si des infractions sont constatées, il pourra y avoir « une saisine du parquet », a conclu le Secrétaire général de la Commission des sondages. A l’inverse, si la Commission s’aperçoit, après vérification, que des chiffres publiés sur internet sont exacts, elle ne communiquera pas dessus. « Attention, on ne pourra pas vérifier tout ce qui sort. Il ne faudra pas tenir compte de notre silence : silence ne vaut pas quitus », prévient Mattias Guyomar.

 

Sondages présidentielles : Hollande en hausse, Sarkozy en baisse

Sondages présidentielles : Hollande en hausse, Sarkozy en baisse

François Hollande progresse dans quatre sondages d’intentions de vote publiés jeudi, alors que Nicolas Sarkozy connaît un recul, les deux candidats se tenant roue dans roue à dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, un peu sous les 30%. Ces quatre études donnent le candidat socialiste largement vainqueur au second tour si celui-ci avait lieu dimanche, par 54% (institut OpinionWay), 55% (LH2), 56% (BVA) ou même 57% (CSA), soit une progression de un à deux points par rapport à fin mars ou début avril. Parallèlement, la bataille s’annonce serrée pour la troisième place entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. L’institut CSA voit le candidat du Front de gauche progresser à 17% d’intentions de vote (+2) mais les trois autres enquêtes le font reculer à 13% des suffrages. La présidente du Front national est créditée de 14 à 16%. François Bayrou est, lui, systématiquement relegué à la 5e place de la course au premier tour, entre 10 et 11%. Donné légèrement derrière Nicolas Sarkozy dans la plupart des sondages récents, François Hollande interrompt une tendance à la baisse constatée pendant tout le mois de mars, pour repartir de l’avant. Le candidat du PS gagne 1 point dans deux sondages, 0,5 dans le troisième et en perd 2 dans le dernier. Mais dans le même temps, le président sortant et candidat de l’UMP reflue de 0,5 point dans deux d’entre eux, d’un point dans le troisième, et dégringole même de 4 points dans le 4e (CSA). Compte tenu des marges d’erreur, l’avance de trois points de M. Hollande dans le sondage BVA (30% contre 27%) est insuffisante « pour garantir avec une absolue certitude sa prééminence aujourd’hui, et encore moins pour spéculer sur son avance au soir du 22 avril », selon Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion. Quant à Nicolas Sarkozy, il « voit sa dynamique s’essouffler », estime Adelaïde Zulfikarpasic, de LH2. « Le partage du temps de parole, l’impact très limité de la présentation de son programme de candidat, et aussi l’effet Mélenchon qui attire la curiosité loin du candidat soutenu par l’UMP, tout cela nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy », renchérit Jérôme Sainte-Marie (CSA). Comme CSA, BVA et LH2 attribuent le redressement de François Hollande à l’annonce des mesures qu’il prendrait pendant la première année de son quinquennat s’il était élu, ce que M. Zulfikarpasic appelle « les retombées concrètes sur la vie quotidienne des Français ». Les instituts notent que François Hollande progresse sur sa gauche, gagnant des soutiens chez ceux qui étaient passés chez Jean-Luc Mélenchon. En progrès constant depuis le début de l’année, et surtout depuis mars, le leader du Front de gauche voit sa marche en avant stoppée selon trois des quatre enquêtes. Et ce alors même que la semaine passée a été marquée par son meeting en plein air place du Capitole et que sa campagne est toujours jugée la meilleure de tous les candidats, selon plusieurs études. La baisse de Nicolas Sarkozy profite à Marine Le Pen, qui avait fait les frais au mois de mars de la lente hausse du président candidat. Entre ces deux candidats toutefois, les mouvements sont moins forts et moins nets.  La candidate de l’extrême droite progresse nettement selon BVA et CSA (+2) mais faiblement chez LH2 (+0,5), tandis qu’elle est stable pour OpinionWay. Elle « semble retrouver une certaine dynamique », commente prudemment M. Sliman. Mais avec 1 à 3 points de plus (correspondant aux marges d’erreur des sondages) que M. Mélenchon, Mme Le Pen reste sous la menace de son adversaire irréductible. « Ce match symbolique promet donc d’être très serré », ajoute BVA. Par ailleurs, le rapport de force droite-gauche reste extrêmement favorable à celle-ci (entre 44% et 46% contre moins de 30% à la droite parlementaire). Cette équation explique la domination de François Hollande dans les sondages d’intention de vote pour le second tour. D’autant, selon M. Sliman, que les reports de voix du FN sur M. Sarkozy (un sur deux) sont stables.

Pour Hollande : « Les marchés ne feront pas la loi en France «mais si, ils la font déjà et ce n’est qu’un début

Pour  Hollande : « Les marchés ne feront pas la loi en France «mais si, ils la font déjà et ce n’est qu’un début

 

Dans la Tribune Hollande déclare que les marchés ne feront pas la loi ; hélas, il la font déjà et la feront encore tant qu’on aura besoin deux pour payer nos dépenses. Quant à ce que dit Hollande sur la BCE, c’est un peu court, pour le reste c’est surtout du constat.

Après une relative accalmie, les taux d’intérêt ont commencé à remonter. Ne craignez-vous pas que, dès le 7 mai, les marchés attaquent la France pour imposer des mesures de rigueur ?

Les marchés n’ont pas attendu l’élection présidentielle française pour mettre la pression sur la zone euro. Les turbulences sur les dettes souveraines ont commencé avec la crise grecque, il y a trois ans, et se sont intensifiées cet été jusqu’à l’hiver. Les derniers mois ont été particulièrement éprouvants, y compris pour notre pays qui a été dégradé par une agence de notation, et mis sous surveillance avec perspective négative par une autre. Les autorités européennes ont répondu à cette crise de défiance en renforçant le Fonds européen de stabilité financière doté de 440 milliards d’euros.  La Banque centrale européenne a joué son rôle en prêtant plus de 1000 milliards d’euros à 1% aux banques. Mais la fragilité de la construction monétaire européenne perdure et il faudra du temps pour sortir d’une telle crise. Je veux rappeler que ceux qui sont responsables de cette faiblesse, ce sont d’abord les gouvernements des pays concernés et donc pour la France, suivez mon regard… C’est l’état dans lequel le président sortant a mis notre pays qui est la cause de l’inquiétude des marchés. Et son bilan est édifiant. Plus de 600 milliards d’euros de dette supplémentaires au passif du quinquennat. C’est une source de fragilité pour la France.

Dans cette crise, tous les gouvernements en place ont été sanctionnés. Chaque fois, les nouvelles équipes au pouvoir ont répondu à la pression des marchés par des politiques d’austérité. Est-ce que ce sera le cas pour vous ?

Je propose un programme de gouvernement en deux temps. D’abord, les réformes de structure, pour rétablir les équilibres et la croissance. Ensuite la redistribution des fruits à la mesure des résultats. Je ne varierai pas de ce cap. Les premiers jours, les premiers mois du prochain quinquennat seront décisifs. C’est dès le début que nous devons donner la visibilité et de la lisibilité aux acteurs économiques. Mais je le dis clairement : les marchés financiers ne feront pas la loi en France et je veux rétablir notre souveraineté nationale aujourd’hui aliénée aux marchés et aux agences de notation. La France est un grand pays et a les ressources pour se relever et surmonter la crise en gérant sérieusement ses finances.  J’ai indiqué à nos partenaires européens, et donc à l’ensemble des acteurs, que si je suis élu président de la République, j’engagerai le rétablissement de nos comptes pour permettre le retour à l’équilibre de nos finances en 2017, en annulant notre déficit public cette année-là. J’ai dans le même temps clairement affiché ma volonté de renégocier le Traité budgétaire signé en novembre dernier, non pas sur le volet discipline, qui est nécessaire, mais sur le volet croissance qui fait à l’évidence défaut.  À ceux qui voudraient faire croire que mon élection aggraverait les choses, je veux rappeler que la crédibilité du désendettement reposera d’abord sur la reprise économique. Même le Financial Times le reconnaît dans un éditorial dans lequel il donne raison à mon appel à une relance concertée en Europe. Les agences de notation insistent aussi sur ce point : s’il n’y a pas plus de croissance d’ici à 2013, les objectifs de réduction des déficits ne seront pas atteints et la France ne sera pas la seule en cause.

 

Philippe Poutou : « On est pour bosser le moins possible «Super ! Mais c’est déjà bien parti en France et c’est pour cela qu’on est dans la mouise

Philippe Poutou : « On est pour bosser le moins possible «Super !  Mais c’est déjà bien parti en France et c’est pour cela qu’on est dans la mouise

Sympa ce candidat qui s’est lâché hier sur France 2, au moins on comprend ce qu’il dit ; C’est simple et sans doute sincère mai évidemment surréaliste, un tout petit peu plus que ce que disent les autres candidats dont les français pensent à 61% que les propositions ne sont pas adaptées à la crise. . « Bosser le moins possible », son objectif, mais c’est déjà ce qui se passe en France. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle a répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie mercredi à 7h50 sur RTL. Philippe Poutou a plaidé pour une réduction radicale du temps de travail en France avec pour objectif ultime de « bosser le moins possible » et de « gagner le plus possible ». « On nous dit que les 35 heures c’est du luxe, eh bien nous, on pense qu’il faut réduire », a-t-il déclaré. Celui qui est ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort, en Gironde, veut « aller vers les 32 heures et aller au-delà ». Avant de poursuivre : « Si on pouvait ne pas travailler du tout, on ne serait pas contre, parce qu’on n’est pas non plus des forcenés à dire ‘il faut bosser’ parce que ça fait bien de dire ça ».

 La chronique du 11 avril 2012 Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Philippe Poutou.

Philippe Poutou : Bonjour

Parmi les mesures d’urgence – c’est votre formule – que vous préconisez, figurent l’interdiction des licenciements, l’expropriation des banques, le retour de la retraite à 60 ans, tout peut être fait en même temps ?
  
Eh bien, on verra mais ça suppose évidemment un rapport de force qui soit complètement différent et une mobilisation de la population pour imposer cette politique-là. Ca ne peut pas se faire tout seul ; ça ne peut pas venir d’en-haut. Ca veut dire un affrontement avec le Capital, ça veut dire donc un rapport de force, une bataille ; et on espère bien, oui, dans la période qui vient pouvoir reconstruire cette riposte unitaire dont on aura besoin pour imposer une politique vraiment de Gauche qui réponde aux besoins des gens.
 
Donc, en fait, il  faut sortir du baratin, et bien comprendre que la crise c’est le résultat du fonctionnement capitaliste et que donc, si on veut s’en sortir, c’est rompre avec cette politique qui est menée depuis des années. Donc, il faut stopper le chômage. Eh bien, stopper le chômage ? C’est interdire les licenciements, c’est aussi simple que ça.

Je ne citais pas ces propositions au hasard, Philippe Poutou : interdiction des licenciements, expropriation des banques et retour de la retraite à 60 ans. Elles sont absolument identiques à celles que propose Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière. Et si elles vous paraissent, à vous et à elle, aussi importantes, on se demande pourquoi vous n’unissez pas vos forces ? Et on se demande pourquoi vous vous présentez tous les deux, et divisez ainsi votre poids politique par deux ? Ca, on a du mal à comprendre !

Nous aussi, d’une part, on ne comprend pas tout. Il y a des divisions aujourd’hui qu’on pense qui pourraient être supprimées. On avait proposé d’aborder la discussion sur une éventuelle campagne unitaire avec Mélenchon, enfin le Front de Gauche, et puis Lutte Ouvrière, à l’époque, à la sortie du mouvement des retraites. On voulait faire un prolongement de cette lutte-là en essayant de trouver un candidat issu du mouvement social. Voilà. Ca n’a pas été possible de part et d’autre ; donc, du coup, nous on est le dernier candidat à s’être affiché puisque c’est en juin qu’on a présenté notre candidat. Donc voilà. On a constaté que ce n’était pas possible de faire ensemble. Donc, on est présenté séparément.

Ceci dit, il y a des points de convergence dans le programme ; il y a aussi des points de divergence ; et par rapport à Lutte Ouvrière, il y a aussi la question du nucléaire et ce n’est pas un détail. Nous, on est pour sortir du nucléaire, en disant : on est pour mettre en place une politique écologiste radicale », et ça n’est pas du tout le cas de Lutte Ouvrière ; donc, il y a aussi des divergences.

Mais ce n’est pas le nucléaire qui vous divise au point de ne pas vous retrouver tous les deux ?!

Non, non, mais c’est quand même un des aspects qui fait qu’on n’est pas ensemble. Nous ce qu’on a envie de discuter c’est la question de la période qui vient, de la riposte ; et c’est vrai que là, par contre, on n’est pas d’accord donc, parce qu’il faut qu’on soit un parti anticapitaliste large, complètement indépendant du PS et c’est vrai qu’après, il y a des désaccords de stratégie ou de perspectives politiques à court terme, entre Lutte Ouvrière et le Front de Gauche ; et ce qu’explique aujourd’hui ; on va dire il y a trois stratégies ou trois perspectives différentes à la gauche de la Gauche.

Parmi les mesures que vous proposez, je cite précisément votre programme, vous parlez d’une « réduction massive du temps de travail ». C’est quoi « massive » ?

Là, c’est 35 heures ; alors, à l’heure où on nous dit que les 35 heures, c’est du luxe, eh bien  nous, on pense qu’il faut réduire. Alors 32 heures ? Aller vers les 32 heures et aller au-delà parce que l’idée… Là aussi, c’est l’idée toute simple,

Au-delà, c’est-à-dire ?

C’est que tant qu’il y a du chômage, eh bien 30 heures… Et puis, s’il faut moins. Parce que nous, on est pour bosser le moins possible et gagner le plus possible.

Pourquoi ne pas travailler du tout ?

Si on pouvait ne pas travailler…

Finalement, on pourrait ne pas travailler et être payé ?

Si on pouvait ne pas travailler du tout, on serait pas contre parce qu’on n’est pas non plus des forcenés à dire : il faut bosser parce que ça fait bien de dire ça. Non, si on peut… Le problème c’est qu’il y a du chômage et de la précarité, donc il faut répartir le travail entre tous et tant qu’il y a du  chômage, il faut diminuer le temps de travail. C’est comme ça que ça devrait pouvoir marcher et c’est vrai qu’on se revendique un peu de certaines idées du mouvement ouvrier, notamment il y avait Lafargue qui avait écrit un bouquin qui s’appelait « le droit à la paresse ».

Eh bien oui, c’était de dire que plus il y avait de richesses techniques et scientifiques, plus il y avait la capacité de produire des choses ; plus il y avait une logique aussi derrière, c’était eh bien de diminuer le temps de travail, et voilà de s’émanciper un peu de tout ça au fur et à mesure. Donc, on pense qu’une société riche de ça pourrait le permettre.

 

Présidentielles : les propositions des candidats ne sont pas adaptées à la crise pour 61% des français

Présidentielles  : les propositions des candidats ne sont pas adaptées à la crise pour 61% des français

 

Ce n’est pas une surprise, une simple confirmation, la campagne ne répond pas aux questions fondamentales de la crise notamment sur le chômage et la dette. Dans un sondage exclusif pour « La Croix », plus de six Français sur dix jugent que les propositions des candidats ne sont pas adaptées à la crise que traverse le pays.  La crise économique s’est invitée en toile de fond quasi permanente de cette campagne présidentielle. Pourtant, à l’issue de mois de débat et à quelques jours du premier tour, les électeurs semblent toujours aussi dubitatifs sur la capacité des candidats à proposer des solutions à même de redresser la situation. Selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour   La Croix,  61 % des Français estiment ainsi que les réponses des candidats ne sont pas « adaptées à la crise que traverse le pays »,  39 % pensant le contraire. « Ce score n’est certes pas totalement catastrophique alors qu’on a beaucoup critiqué le déroulement de la campagne, mais il montre tout de même une nette déception. Les candidats n’ont cessé durant la campagne de brandir le thème de la crise pour appuyer leurs propositions ou critiquer celles des autres, sans visiblement parvenir à convaincre »,  analyse Julien Goarant, directeur d’études à OpinionWay. D’ailleurs, même chez ceux qui affichent une certaine satisfaction sur les réponses des candidats à la crise, l’intensité de l’approbation demeure faible. Seule une infime partie des électeurs (4 %) juge « tout à fait »  satisfaisantes les propositions des candidats. À l’inverse, ils sont 14 % à les juger « pas du tout »  adaptées. Dans le détail, ce sont les électeurs sans attache partisane et les sympathisants écologistes qui se révèlent les plus critiques, affichant respectivement 82 % et 77 % de désapprobation. Les premiers « sont dans une attitude de rejet global de la campagne, qui se manifeste dans toutes nos études »,  note Julien Goarant. Quant aux seconds, ils s’irritent de voir que les thématiques et les solutions qu’ils proposent ont été reléguées à l’arrière-plan par la crise économique. En revanche, les électeurs proches des deux plus grands partis portent un regard nettement plus bienveillant sur leur champion respectif et sa capacité à répondre aux défis s’il venait à être élu. C’est vrai à l’UMP, où les sympathisants se divisent en deux moitiés à peu près équivalentes (49 % jugeant les réponses adaptées, 51 % étant d’un avis contraire). Cela s’avère plus marqué encore au PS, l’électorat socialiste étant la seule catégorie à se montrer majoritairement satisfaite (56 % contre 44) des réponses proposées pour faire face à la crise.

Présidentielle : Sarkozy veut parler de culture sur TF1: Au secours !

Présidentielle : Sarkozy veut parler de culture sur TF1: Au secours !

Sarkozy qui n’a jamais lu beaucoup de livres pendant sa vie  même scolaires puisqu’il a loupé la moitié de ses examens, redoublé sa sixième et réussit un petit 10 sur 20 à son examen d’avocat  veut s’exprimer sur la culture. Depuis sa sortie de l’école, il n’en a pas lu beaucoup non plus, trop agité, pas moyen de rester plu de 15 minutes sur une chaise. On risque de tutoyer le sublime ; qu’on se assure, il sera briffé ; il est capable de vendre des aspirateurs dont il ne connaît pas le fonctionnemenet.et  à la sauvette en plus. Alors la culture ! C’est une question de dynamisme, de volonté, comme le reste. Livres, films ou musique : Nicolas Sarkozy apprécierait d’aborder des sujets moins politiques durant l’entre-deux tours. Selon les informations d’Europe 1, le président-candidat accepterait l’idée proposée par Michel Field d’organiser un numéro spécial de son émission Au Field de la nuit sur TF1. Sans débattre, les deux candidats finalistes disposeraient chacun de 20 minutes à une demi-heure pour parler littérature ou cinéma. Problème : l’organisation d’une telle émission ne fait pas l’unanimité dans l’équipe de François Hollande. D’abord, le candidat du PS refuse d’évoquer les débats du second tour. Il est partagé entre ceux de ses conseillers qui voient une aubaine de parler d’autre chose que de politique, et ceux qui s’inquiètent de donner du temps de parole supplémentaire à Nicolas Sarkozy.

 

Europe 1 : à la télé Sarkozy « s’est ouvert le bas de l’œil gauche avec son index » et hier c’était Hollande qui avait « agité sa main droite » ! Ça c’est de l’analyse politique !

Europe 1 : à la télé Sarkozy «  s’est ouvert le bas de l’œil gauche avec son index » et hier c’était Hollande qui avait « agité sa main droite » ! Ça c’est de l’analyse politique !

 

Au-delà des mots, Stephen Bunard, synergologue et spécialiste de la communication a scruté les gestes de ces présidentiables. Pour Europe1.fr, il livre son analyse et décode le langage « non verbal » des prétendants. « Comme à son habitude, le président candidat a rapidement fait des mouvements en avant avec son épaule gauche. C’est un mouvement volontaire de ‘patron’. Quand il sort son épaule, il se présente un peu ‘en manager’. » « Un petit geste qui l’a trahi ? Quand Nicolas Sarkozy a évoqué « cette majorité silencieuse » qu’il compte réunir à la Concorde, lors d’un meeting dimanche, il s’est ouvert le bas de l’œil gauche avec son index. Cela trahit sa hâte d’en découdre… Là, c’est la bête politique qui parlait : il était au taquet.» hier c’était Hollande « qui avait bougé sa main droite. » ; un autre synergologue qui tient rester dans l’anonymat a observé, lui, que les candidats avaient bougé les pieds pour se rendre à la table des journalistes. (Traduction pour les profanes, ils ont marché), signe évident mais inconscient qu’avec  l’alternance du pied droit puis du pied gauche, leur pensée politique n’a pas encore trouvé la ligne de crête entre efficacité économique et justice sociale. Faut pas s’étonner après cela qu’Europe1  qui a été pionnière en matière d’infos, pionnière en matière de musique auprès des ados, il y a quelques décades, soit dégringolée ; surtout en fait quand sa lige éditoriale est la copie conforme du JDD son allié pour défendre Sarkozy.

Pas de chaos en France avec Hollande à l’Elysée, d’après les économistes étrangers

Pas de chaos en France avec Hollande à l’Elysée, d’après les économistes étrangers

Finalement les experts étrangers ne sont pas trop inquiets de la possible victoire de la gauche en France, mieux ils adhèrent de plus en plus à la nécessité d’un plan de relance de la croissance. Un désaveu pour Sarkozy mais aussi pour Merkel. Une victoire de François Hollande au scrutin présidentiel pourrait causer des soubresauts sur les marchés, sans pour autant enfoncer l’euro dans le chaos comme le prédit la droite, estiment des économistes étrangers, dont certains saluent son initiative pour la croissance.  Alors que la crise de la dette s’est rappelée au bon souvenir des candidats, le camp du président UMP sortant Nicolas Sarkozy agite le spectre d’attaques spéculatives en cas d’arrivée du socialiste à l’Elysée.  En cause, la volonté de M. Hollande de « renégocier » le pacte budgétaire européen pour y ajouter un volet en faveur de la croissance et son intention d’atteindre l’équilibre des finances publiques en 2017, un an plus tard que promis par le gouvernement sortant.  Parmi les économistes étrangers qui observent la campagne électorale française, certains s’attendent à quelques turbulences si le candidat socialiste est élu.  Robert Halver, analyste chez Baader Bank à Francfort, prévoit ainsi une « baisse » de la Bourse de Paris et « éventuellement une fuite des investisseurs vers des marchés considérés comme plus stables ». Mais « cela ne durera que quelques semaines », précise-t-il aussitôt à l’AFP.  De même, Jörg Krämer, chef économiste de la Commerzbank, juge qu’une victoire du socialiste figure « parmi les éléments qui pourraient déclencher une nouvelle phase d’incertitudes ».  Ce n’est pas le désendettement qui inquiète les économistes. La plupart relèvent que M. Hollande a globalement fait siens les engagements de la France, hormis les analystes de Forex.com qui craignent qu’il fasse voler en éclats les règles budgétaires européennes.  La surveillance de ses partenaires interdirait d’ailleurs à Paris de sortir des rails de l’austérité, expliquent les analystes de Citigroup.  Ce qui préoccupe certains observateurs, c’est surtout la « renégociation » du traité européen promise par M. Hollande. « Ce serait potentiellement perturbateur », prévient Deutsche Bank, tandis que M. Krämer redoute un bras de fer avec la chancelière allemande Angela Merkel.   »Cela rend plus difficile la définition d’une vision commune de l’avenir de la zone euro par la France et l’Allemagne », dit cet économiste à l’AFP. « Or sans une telle vision, la crise de la dette ne peut être résolue », ajoute-t-il.  En réalité, la plupart des économistes doutent de la volonté du socialiste d’aller au « clash » avec Berlin. M. Krämer lui-même a noté que le candidat ne parlait plus de « renégocier » mais plutôt de « compléter » le traité.   »Il n’a d’autre choix que de s’entendre avec Angela Merkel », glisse M. Halver.   »Il ne rejette pas purement et simplement le pacte budgétaire mais veut l’amender avec des clauses sur la croissance », renchérissent les analystes de Citigroup. Selon eux, un compromis possible serait l’adoption d’un « protocole » ouvrant par exemple la porte, à terme, à des euro-obligations, mais « sans caractère contraignant ».  Outre ces « eurobonds » pour investir dans les infrastructures ou les énergies nouvelles, M. Hollande plaide pour une implication accrue de la Banque centrale européenne (BCE) dans la résolution de la crise, une « mobilisation exceptionnelle des fonds structurels » et des prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI).  Un tel projet séduit plusieurs économistes.   »Compléter le pacte budgétaire avec une initiative significative pour la croissance serait probablement positif », estiment les analystes de Deutsche Bank. Le Financial Times a appelé de ses voeux « une agenda de croissance pour la zone euro », jugeant « encourageant » l’appel du socialiste français.  Le chef économiste d’Unicredit, Erik Nielsen, espère même que de cette initiative naisse un « nouvel et meilleur équilibre », avec l’Italie de Mario Monti, favorable à des mesures pour la croissance, invitée à rejoindre le directoire franco-allemand.  Depuis des décennies, affirme-t-il, les alternances politiques en Europe n’ont pas fait dérailler la construction européenne, et « il est peu probable que cela change, quel que soit le résultat de la présidentielle française ».

Face à la montée de Hollande Sarkozy agite le spectre du chaos

Face  à la montée de Hollande Sarkozy agite le spectre du chaos

Après plusieurs semaines de tassement dans les sondages, le candidat socialiste, régulièrement donné derrière le président sortant au soir du 1er tour de scrutin le 22 avril, est reparti de l’avant.  Trois instituts de sondage sur quatre le donnent vainqueur devant Nicolas Sarkozy au premier tour avec 27% à 30% des intentions de vote. Mais surtout l’ensemble des études d’opinion le montrent large vainqueur au soir du 6 mai avec 55% à 57% des intentions de vote, soit 10% à 12% d’avance sur le chef de l’Etat.  Ces bons sondages pour le candidat socialiste interviennent alors que le camp du président sortant prédit un cataclysme pour l’économie française en cas de victoire du socialiste le 6 mai.   »Turbulences redoutables », attaques « spéculatives » contre l’euro: les ténors de la droite ont procédé à un tir de barrages contre le socialiste.  Si demain il y a une crise de confiance (…) qui paiera ? Ce sera le peuple de France », a insisté M. Sarkozy, accusant son adversaire de « nier la réalité » et lui conseillant de « rembourser » les dettes pour pourvoir se permettre d’ignorer les marchés.   »Il dit qu’il n’y a pas de problèmes de dépenses publiques dans notre pays. Il dit (…) on va embaucher 61.000 fonctionnaires de plus. Moi je dis, si les Français me font confiance, on continuera à réduire nos dépenses et le nombre de fonctionnaires », a plaidé le chef de l’Etat.  François Hollande avait un peu plus tôt accusé le président candidat de ne pas avoir su résister au « mur de l’argent », une terminologie propre à séduire les électeurs du candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon dont M. Hollande aura besoin pour l’emporter au second tour.   »Le mur d’argent, il a frappé le candidat sortant. Ce mur qu’il n’a pas su abattre puisqu’il a cédé à chaque étape. Il a fait une politique d’austérité sans avoir les bénéfices que les marchés lui promettaient », a-t-il déclaré.   »Pour l’instant, je ne sais pas si les marchés s’affolent, mais la droite, elle, oui, elle s’affole », a-t-il ironisé.  Le candidat socialiste a rappelé que le quinquennat de M. Sarkozy avait été marqué par la hausse de la dette publique, le creusement du déficit commercial et la perte de la note maximale triple A chez une des agences de notation.   »Ce que je veux, c’est que nous montrions, la France mais aussi l’Europe, une capacité commune à dominer la finance », a-t-il souligné, s’étonnant que la droite, à coup de déclarations alarmistes sur son programme, puisse encourager la spéculation.  Il avait rappelé mercredi soir, lors d’une émission télévisée, sa volonté de renégocier le traité budgétaire européen « pour le compléter, l’améliorer sur le dispositif de croissance ».  M. Hollande a ainsi suggéré que l’Europe puisse emprunter pour « engager des travaux immédiats sur les infrastructures, sur le développement des énergies nouvelles, sur un certain nombre de projets industriels ».  Interrogée lors de la même émission, la candidate écologiste Eva Joly a soulevé de son côté le dossier des « affaires » menaçant selon elle d’impliquer Nicolas Sarkozy, un sujet peu présent dans la campagne.  L’ancienne juge anticorruption a affirmé qu’il existait des « présomptions concordantes et précises » contre Nicolas Sarkozy dans deux dossiers judiciaires liés à la milliardaire Liliane Bettencourt et les dessous financiers d’un contrat d’armement avec le Pakistan à la fin des années 1990.  C’est « une anomalie de pouvoir solliciter un deuxième mandat alors que vous êtes cerné par des affaires judiciaires », a-t-elle affirmé.  Interrogé jeudi soir, Nicolas Sarkozy a opposé « le mépris le plus cinglant » à ces accusations.   »Sur les ragots, sur la médisance, sur la méchanceté, sur la volonté de détruire et de démolir, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant », a-t-il lancé.   »Je n’ai pas à répondre à Mme Joly! Mme Joly, c’est qui? C’est l’alliée de François Hollande, c’est bien ça? » a-t-il lancé.

 

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