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La police saisie en cas de publication des résultats avant 20h, du pipeau !

La police saisie en cas de publication des résultats avant 20h, du pipeau !

C’est la France, on interdit même ce qui est impossible. Formidable pays à la légalité virtuelle mais qui se gave de lois, de décrets, de circulaires, d’institutions et d’organismes inutiles. Le procureur de Paris a lancé un avertissement aujourd’hui concernant la publication des résultats avant 20 heures. Il a expliqué que la police serait systématiquement saisie en cas d’annonce anticipée.  La loi est-elle archaïque à l’heure des réseaux sociaux et de la circulation de l’information sur internet ? Le code électoral interdit en effet la publication des résultats avant la fermeture des derniers bureaux de vote pour ne pas « fausser la sincérité du scrutin ». Dans les grandes villes, les bureaux ferment à 20 heures. Sauf que depuis plusieurs élections, ces résultats sont disponibles bien avant l’heure légale sur des sites de médias étrangers, belges ou suisses notamment. Et cette année, des médias français, Libération en tête, se sont interrogés sur la possibilité de les publier dès 18h30. L’information risque également de circuler sur les réseaux sociaux, Twitter en tête. Les candidats se sont également exprimés sur le sujet. Ce matin Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il ne serait « pas choqué » par une publication des résultats du premier tour dès 18h30. François Hollande de son côté a expliqué qu’il fallait « être sévère » contre ceux qui publient les résultats avant 20 heures. Le candidat socialiste s’est en revanche déclaré « favorable » à ce qu’à l’avenir les bureaux de vote ferment partout à 19 heures.  « Je pense qu’il faut être sévère à l’égard de ceux qui publieraient avant l’heure des informations qui pourraient –non pas fausser le scrutin parce que je ne pense pas que ça ait des conséquences– mais rendre presque inutile le vote » Aujourd’hui le parquet de Paris a donc menacé d’engager des poursuites judiciaires en cas de diffusion d’estimation de résultats ou de sondage sortie des urnes. François Molins, le procureur, a expliqué « qu’un dispositif a été arrêté permettant au parquet de Paris, en cas de violation de cette interdiction, de saisir immédiatement pour enquête la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la direction régionale de police judiciaire ».  L’infraction est punie d’une amende maximale de 75.000 euros. De leurs côtés les médias étrangers affirment ne rien risquer, de même que les internautes. La RTBF l’affirme sur son site internet.

 

Hollande : Eric besson, un destin de traitre qui le suivra toute sa vie

Hollande : Eric besson, un destin de traitre qui le suivra toute sa vie

 

Hollande règle ses comptes avec Eric besson ancien responsable socialiste qui avait été un des plus critiques à l’égard de Sarkozy avant de le rejoindre. Le candidat socialiste à l’Elysée François Hollande a estimé mercredi que le « destin de traître » d’Eric Besson le suivrait toute sa vie. On ne peut pas dire que le regard d’Eric Besson soit d’une franchise absolue, c’est uen évidence. Il ne manque sans doute pas de qualités mais de convictions. Lors d’une rencontre avec des ouvriers dont l’usine doit fermer, François Hollande a évoqué le rôle qu’un ministre de l’Industrie devrait jouer lorsqu’un site est menacé, faisant une digression sur « la personne qui occupe le poste aujourd’hui ».  « Nous le laisserons à son destin. Triste destin! » a-t-il jugé sur le ton de la fausse pitié. « Vous savez, un destin de traître, ça vous suit toute votre vie. Vous portez l’étiquette jusqu’au bout! » a-t-il lancé, récoltant les rires moqueurs des ouvriers de Still Saxby.  Aujourd’hui ministre de l’Industrie, Eric Besson avait quitté le Parti socialiste pendant la campagne de 2007 puis rallié Nicolas Sarkozy qui lui avait ensuite offert un premier ministère, celui de l’Identité nationale, aujourd’hui disparu.  Ces derniers jours, plusieurs personnalités symboles de « l’ouverture » sarkozyste ont annoncé qu’elles voteraient François Hollande, notamment l’ancien président d’Emmaí¼s France Martin Hirsch, ex-Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, et l’ancienne présidente de l’association « Ni Putes ni soumises » Fadela Amara, ex-secrétaire d’Etat chargée de la Ville.

 

Jean-Luc Mélenchon : «le système va craquer», il n’est pas le seul à le penser mais il ya divergences sur les conséquences et les perspectives

Jean-Luc Mélenchon : «le système va craquer», il n’est pas le seul à le penser mais il ya divergences sur les conséquences et les perspectives

(Interview des Echos)

François Hollande s’est montré plus allant qu’auparavant sur un coup de pouce au SMIC rapide, qui pourrait mettre « rattraper » ce qui n’a été fait depuis cinq ans. Etes-vous satisfait de cette évolution ?

 

Après avoir pensé qu’il pourrait faire l’impasse sur le pouvoir d’achat, François Hollande s’aperçoit que ce n’est pas possible. La pression vient du terrain, pas de moi. En début de semaine, il voulait indexer le SMIC sur la croissance, ce qui revenait à l’augmenter de 2,70 euros par mois … Maintenant, il parle de rattrapage. Tant mieux. Mais ce n’est rien !

 

Vous ne vous dites pas : toujours cela de pris ?

François Hollande reste dans la logique d’un monde ouvert au libre-échange, qui consiste à présenter aux consommateurs des produits les moins chers possibles. Cette vision est condamnée parce qu’elle conduit à l’explosion des sociétés. Le centre du monde se déplace vers les pays qui produisent à bas coûts mais où les salaires augmentent vite. Notre vision à nous, c’est de partir d’une politique de la demande. On oriente la demande vers des produits jugés utiles dans le cadre de la planification écologique.

 

La France peut-elle mettre seule en œuvre une telle politique sans se soucier de l’Europe ?

Quand la gauche, en 1983, a fait le constat de l’échec de la politique de relance appliquée dans un seul pays, elle a cru qu’il lui suffirait de s’inscrire dans le cadre européen. Que plus on s’intégrait dans une zone politique, plus il serait possible de réguler par la loi ou la norme. Ce fut une colossale erreur d’analyse sur l’évolution du capitalisme. La gauche n’a pas compris alors que la pente naturelle du monde était à la dérégulation. La libéralisation n’est pas le fruit des marchés mais d’une décision politique. L’autre erreur fut de faire entrer dix pays d’un coup dans l’Union européenne. En acceptant cela, les progressistes ont capitulé devant la logique libérale

 

Comment imposez-vous votre vision à des pays européens qui ne la partagent pas ?

On ne discute pas entre gens de bonne compagnie. La politique, c’est un rapport entre puissances. Et la France, pour imposer sa vision, ne manque pas d’atouts. Au sein de l’Europe, nous sommes un pays hautement productif, le plus grand en territoire, bientôt le plus peuplé et disposant du deuxième plus vaste territoire maritime du monde.

L’Europe ne se fera pas sans nous et encore moins contre nous. Les Allemands, eux, ont intérêt à un euro surévalué car leur population vieillit. Ils se croient protégés par leurs excédents commerciaux. Mais leur suprématie en matière de biens intermédiaires sera bientôt battue en brèche par la Chine, le Brésil et tous les pays émergents. Eux aussi sont guettés par la récession. Et il ne leur suffira de rejeter de la zone euro les pays qu’ils qualifient de manière méprisante de « club med ». Les Allemands doivent comprendre que ce n’est pas la productivité qui est le problème de l’Europe, mais le cours de l’euro. Quant aux solutions concrètes, je réclame la mise en place de barrières douanières aux frontières de l’Europe.

 

Cela ne risque-t-il pas d’entraîner des représailles des autres pays ?

 

Mais bon sang, arrêtons de gémir devant la mondialisation ! L’Europe réalise 25 % du PIB mondial, la Chine 10 % seulement. Nous n’avons donc rien à craindre d’un recul du libre-échange. En revanche, nous mettrons en place des politiques de coopération. Y compris avec la Chine.

 

Et si l’Allemagne refuse cette restriction au libre-échange ?

Mais l’Allemagne acceptera ! Et pourquoi ce serait à eux de décider. Mettons-nous bien ça dans la tête. L’Allemagne est une puissance déclinante et la France une puissance ascendante. Il n’y a pas que l’Allemagne. Je sais bien qu’il y a des règles. Les règles interdisaient aussi que les gouvernements parlent avec les dirigeants de la Banque centrale européenne. Et bien quand il y a eu la crise, tout le monde a accepté de se mettre autour de la même table avec le gouverneur de la BCE.

 

Quelle serait la question posée dans le référendum que vous préconisez sur l’Europe ?

Sur le fond, la question est de savoir si les Français sont d’accord pour laisser l’Europe fonctionner sur ce mode ultralibéral. Est-ce qu’ils acceptent, oui ou non, la domination de la concurrence ? Si c’est « non », nos partenaires devront bien reconnaître et qu’il y a un problème et seront obligés de discuter. L’Union européenne n’appartient pas aux Allemands. Elle est à nous aussi. Sommes-nous une puissance ou ne sommes-nous rien ? Personnellement, je considère que nous sommes une puissance.

 

Cette vision est-elle compatible avec celle des socialistes ?

Toute notre divergence part de là. Elle remonte à 2005 lorsque le PS a fait le choix de dire « oui » au projet de Constitution européenne et quand les Français ont dit « non ». Face à un système européen qui ne peut pas tenir, trois attitudes sont possibles : défendre aveuglement les plans d’austérité en se disant que cela finira par fonctionner, sortir de l’Europe, réorganiser l’Europe sur de nouvelles bases.

Cette troisième attitude est la nôtre. Car c’est inéluctable, le système va craquer. Cela peut venir autant des mouvements sociaux que de la rapidité des mouvements spéculatifs. Va-t-il craquer à cause de la Grèce qui en est à son neuvième plan d’austérité et où la situation s’aggrave ? Est-ce que sera en Espagne où le fonds de stabilité ne permettra pas de faire face à la situation ? Est-ce que ce sera en Italie où le niveau de la dette publique est tel qu’il peut faire exploser le pare-feu mis en place ? Sur ce plan, que Nicolas Sarkozy ou François Hollande emporte l’élection ne fera aucune différence.

 

Dans ces conditions, comment pourriez-vous appeler à voter François Hollande au second tour ?

 

Pour une raison très simple. J’ai moi-même un projet politique. Mon intention est que nous soyons au pouvoir dans dix ans. J’ai besoin de la défaite de Nicolas Sarkozy pour continuer à avancer. Si Nicolas Sarkozy perd l’élection, la brèche est ouverte en Europe. Nicolas Sarkozy est une proie plus tendre pour la finance internationale que ne l’est François Hollande. En tant que leader, il est complètement démonétisé.

Nous avons donné, par la masse des meetings, le retour des drapeaux rouges, un signal à la finance qu’il y avait ici, en France, un os dur. La France est le cratère du volcan de l’Europe. Gare à qui s’en prend à elle car il y a une force de relève. Nous sommes le recours à gauche.

 

Vous proposez un retour à la retraite à 60 ans pour tous. Faudra-t-il avoir cotisé 40 ans ou plus ? Quel en sera le coût ?

J’ai dit que 40 ans de cotisations c’était déjà trop et j’en resterais là. Pour ce qui est du coût de la mesure, l’Institut Montaigne l’a estimé à 33 milliards d’euros. C’est 1,65 point du PIB. C’est entièrement finançable. Nous proposons de taxer les revenus financiers des entreprises qui rapporteraient 20 milliards d’euros. Ensuite, nous élargissons l’assiette des cotisations, soit 5 milliards, et nous déplafonnons les cotisations patronales, soit une recette de 6 milliards. Enfin, nous supprimons les aides fiscales pour l’épargne retraite par capitalisation, soit 2 milliards d’euros. Je vous garantis que le jour où l’on ferme le robinet de la défiscalisation, tout le monde reviendra à un régime de retraite par répartition.

 

Comment est-il possible de limiter l’écart des salaires dans les entreprises de 1 à 20 comme vous le proposez ?

Par un simple décret ! Ou par une loi s’il le faut ! L’idée c’est d’avoir un cercle vertueux dans l’entreprise : si le patron s’augmente, il augmente celui qui est en bas de l’échelle. Il s’agit d’éviter les hyper rémunérations au sommet et l’hyper paupérisation à la base. C’est une proposition qui émane de la Confédération européenne des syndicats.

 

Comment financerez-vous la dette si vous êtes élu le 6 mai ?

Je préviens tous ceux qui voudraient spéculer contre la dette française : ils le paieront cher. Le créancier a une force, mais l’emprunteur aussi. Il peut décider de stopper les remboursements. Si la France arrête de payer, l’économie mondiale tombe et nombre de banques aussi. Tout le monde se tient par la barbichette. J’invite tout le monde à être raisonnable.

Nous disposons à l’égard des banques d’un outil légal pour leur faire entendre raison : l’emprunt forcé. Nous sommes la France et nous allons dire que nous en avons ras le bol que la Banque centrale européenne refuse de prêter directement aux Etats alors qu’elle prête 1.000 milliards d’euros aux banques à 1%. C’est un scandale ! La BCE est devenue une banque de défaisance pour les actifs pourris de toutes les banques de la zone euro.

Où sont passés ces 1.000 milliards ? Ils n’ont pas été injectés dans l’économie, ils n’ont pas servi à financer l’économie que je sache. C’est inacceptable. Dans la métallurgie, l’UIMM en est réduite à financer des PME qui ne trouvent pas d’argent auprès des banques. Mais où va-t-on ?

 

La gauche du PS que vous animiez a-t-elle pesé entre 1997 et 2002 ?

Sous Lionel Jospin, c’est la gauche du PS qui a donné le tempo, avec 35 heures sans pertes de salaires et l’alliance rouge-rose-verte notamment. Nous avons eu une contribution utile. A la fin de la législature, le rapport de forces s’est dégradé. Le mouvement socialiste a fini par être contaminé par l’orientation blairiste social-libérale, à laquelle François Hollande est d’ailleurs très lié.

 

Et comment comptez-vous peser après le 6 mai si François Hollande l’emporte ?

 

Mais François Hollande a été très clair : il a dit qu’il ne négocierait pas sur son programme. Il est la Ve République incarné, c’est le fait du prince. C’est la première fois que l’on voit cela à gauche. Il déroulera son programme et il le fera évoluer si la tocade lui en prend.

Une chose est sûre, il ne bougera pas si le rapport de forces se détend. C’est pour cela qu’il n’y aura pas d’accointances entre lui et nous.

 

Qu’avez-vous en commun avec lui ?

On veut virer Sarkozy ! Cela fait un programme commun ! Je pense que François Hollande sera obligé d’en venir à mes méthodes, qu’il suffit d’attendre. La finance l’attaquera lui comme elle a attaqué Sarkozy. Il n’aura alors que deux solutions : résister ou capituler. Et je fais le pari qu’il fera le choix de résister. Et il ne fera pas avec les ectoplasmes qui l’entourent.

Je ne suis pas candidat pour être le Premier ministre de François Hollande mais pour conquérir le pouvoir, tout le pouvoir. Toutes ces dernières années, la pensée unique a triomphé, les points de vue différents ont été écartés, la démocratie a été bafouée. Mais au final c’est le peuple souverain qui tranche.

Il y a deux thèses différentes à gauche, pourquoi le nier ? J’en incarne une.

 

Vous écartez toute participation à un gouvernement de François Hollande. Vos alliés communistes sont beaucoup moins catégoriques.

Vous vous trompez. Marie-George Buffet et Pierre Laurent ont été très claires sur ce point. Et de toute façon les communistes vont voter sur cette question. Je prends le pari qu’ils voteront contre.

 

En cas de victoire de la gauche, comment comptez-vous vous articuler avec le mouvement social ?

On va continuer à accompagner un mouvement qui a une profondeur dans le pays. Je vais être aux côtés des invisibles, de la création, de la vie, de ceux qui refusent la cupidité comme seule moteur de la société.

J’ai des soutiens dans toutes les catégories sociales aujourd’hui. Je dirai ce que j’ai à dire. Et je vais vous faire une révélation : je dirai après l’élection ce que je disais avant.

 

Le Figaro : ça va bouger dans la direction qui s’est trop mouillée pour Sarkosy

Le Figaro : ça va bouger dans la direction qui s’est trop mouillée pour Sarkosy

Si François Hollande est élu président de la République, la question du maintien en poste d’Etienne Mougeotte à la direction des rédactions du ‘Figaro’ se posera, même si Serge Dassault souhaite le ménager. Du côté du groupe Dassault, où l’on dément catégoriquement tout contact entre avec l’équipe du candidat socialiste, Etienne Mougeotte a officiellement toute la confiance du propriétaire. Serge Dassault, lui a en effet rendu hommage, le 3avril, lors du conseil d’administration du groupe de presse. Cependant, des sources internes confirment qu’il est hors de question pour l’industriel d’adopter une politique d’opposition systématique en cas de victoire de François Hollande. Dassault est trop dépendant de la commande publique et de l’aide de l’Etat pour exporter ses avions. ‘On n’est pas dans le cas de 1981, où le groupe de presse de Robert Hersant pouvait se permettre d’adopter une position d’opposition systématique et en tirer profit en dopant ses ventes, souligne un bon connaisseur du dossier. Dassault est un groupe industriel avant d’être un groupe de presse.’ Or, Etienne Mougeotte apparaît trop ‘marqué’. Le directeur des rédactions a encore signé, jeudi 12avril, un éditorial dans lequel il prédisait ‘une charge des acteurs financiers internationaux contre notre pays’ en cas de victoire du candidat socialiste, reprenant ainsi les éléments de langage de l’Elysée. ‘L’équipe de direction donne l’impression du dernier carré enfermé dans un bunker en attendant que les chars russes arrivent’, s’amuse un journaliste. Le 13avril, la Société des journalistes (SDJ) du ‘Figaro’ a protesté, dans un communiqué interne, contre la ligne éditoriale du titre, regrettant que le journal soit devenu ‘un outil de propagande au service du candidat UMP’, Nicolas Sarkozy. Etienne Mougeotte a fait la sourde oreille.

 

Sarkozy : faire semblant de sauver les entreprises jusqu’au 7 mai

Sarkozy : faire semblant de sauver les entreprises jusqu’au 7 mai

 

De Florange à Petit-Couronne, le ballet des politiques au chevet des entreprises en difficulté a sans doute permis une mise en perspective du programme des uns et des autres mais n’offre que fort peu d’exemples d’interventions réussies. Le président-candidat s’est, bien sûr, jeté corps et âme dans ce marathon, soucieux de ne pas donner à voir une fin de quinquennat ternie par des vagues successives de plans de licenciements. Au lendemain de l’élection, le réveil social risque d’être  brutal pour le vainqueur de l’élection présidentielle.  ArcelorMittal, l’épine dans le pied. C’est LE dossier emblématique de la campagne. Et le défilé de candidats, de François Hollande à Philippe Poutou, n’y a rien fait : la situation à Florange ne sera pas débloquée avant la fin de l’élection. Le président élu le 6 mai prochain héritera de cet épineux dossier. « Quel que soit le candidat élu, on saura lui rappeler son engagement et ses propos tenus à Florange », souligne Frédéric Weber de la CFDT Florange. François Hollande s’est ainsi engagé à déposer une proposition de loi visant à empêcher la fermeture d’une usine rentable. Au cours de la campagne, le volontarisme de Nicolas Sarkozy au chevet de l’aciérie a fini par se retourner contre lui, marquant la rupture avec les « corps intermédiaires » de celui qui, en 2008, vantait « l’esprit de responsabilité des partenaires sociaux ». Lundi 2 avril, le chef de l’Etat a fini par qualifier les syndicalistes de la CFDT de « permanents » qui auraient « trahi la confiance des salariés ». Depuis octobre 2011, les sidérurgistes se battent contre la fermeture des deux derniers hauts-fourneaux de Lorraine. Les syndicalistes avaient promis de faire de Florange « le cauchemar du gouvernement » s’il n’y avait pas de redémarrage de l’activité. Promesse tenue : « la marche de l’acier » qui s’est achevée vendredi 6 avril au pied de la tour Eiffel a soulevé un vaste élan de sympathie dans la population. Alors que la direction assure qu’il s’agit seulement d’une mise en veille temporaire, les 2.500 salariés en CDI redoutent une « mise à mort » du site.  En quelques semaines, les 550 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne ont reçu la visite de tous les candidats à la présidentielle, à l’exception de Marine Le Pen. Il est vrai qu’elle n’avait pas été invitée par les syndicats qui ne la considèrent pas comme une élue « républicaine. » Petroplus a annoncé sa demande de mise en faillite mardi 24 janvier. La raffinerie a alors été placée en redressement judicaire pour six mois. Une intervention de Shell qui lui fournit du brut sur cette période est censée faire patienter les salariés. La date limite de dépôt des offres pour un éventuel repreneur a été repoussée au 30 avril. Ce répit permet de déplacer le débat au lendemain du plus gros de la bataille présidentielle. Afin de calmer la grogne sur le site, Eric Besson a signé un accord permettant de récupérer « une partie de la trésorerie et des stocks » de Petroplus. Au début du conflit, en janvier dernier, les salariés ont fait du stock de la raffinerie leur « trésor de guerre ». Selon le ministre de l’Industrie, 83 millions d’euros doivent ainsi alimenter un fonds social et permettre de garantir l’avenir des salariés.  Rennes, Mulhouse, Sochaux, les semaines non travaillées chez le constructeur Peugeot Citroën se succèdent. Une partie de l’activité de l’usine de Vesoul est suspendue au moins jusqu’au mois de septembre. Le secteur automobile souffre d’une forte chute des ventes, un repli qui dépasse 30% pour PSA et Renault. Un document interne révélé par la CGT en juin 2011 a mis le feu aux poudres : la direction y envisageait une possible fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, courant 2014. Gouvernement et direction de PSA ont bien tenté de calmer les esprits, les syndicats du site qui emploie 3.100 salariés se sont mobilisés pour placer le sujet au cœur de la campagne. La rencontre tripartite voulue par Nicolas Sarkozy doit avoir lieu mercredi 18 avril à Bercy, avec Eric Besson, ministre de l’Industrie, la direction de PSA et les syndicats. L’avenir du site d’Aulnay est au cœur des discussions. Le candidat-président a promis de « tout faire pour sauver cette usine ». L’occasion pour lui d’assurer la promotion de son projet d’allègement des charges sur les cotisations des entreprises. Nicolas Dupont-Aignan a aussi profité de sa rencontre avec des syndicalistes d’Aulnay pour défendre un « protectionnisme intelligent ». Nicolas Sarkozy s’est déplacé lundi 16 avril à la Fonderie du Poitou Aluminium dans la Vienne pour annoncer que le fabricant de culasses était « sauvé » avec la reprise par Saint Jean Industries. « Nous avons obtenu de Renault la garantie de commandes de culasses jusqu’en 2015. » L’occasion était trop belle pour le candidat-président qui peut ainsi se mettre en scène en sauveur de l’emploi: « Le tribunal va vraisemblablement donner la priorité à Saint Jean Industries et nous le soutenons », a-t-il déclaré aux 455 salariés de la fonderie. Même si seulement 392 d’entre eux seront repris par Saint Jean Industries. Même si, le repreneur en question était en fait le seul encore en lice. Lejaby était un symbole, celui de la lingerie « made in France » dont les ouvrières ont été reconverties dans la maroquinerie. Coup de pouce de Bernard Arnault, patron de LVMH à son ami président de la République ? Sofama, maroquinier auvergnat fournisseur de LVMH a repris l’atelier des Lejaby d’Yssingeaux en Haute-Loire et sauve 93 emplois. L’occasion de couper l’herbe sous le pied du socialiste Arnaud Montebourg qui avait été le premier à se rendre sur le site. Et le chef de l’Etat de se précipiter, mercredi 7 mars, à Yssingeaux : les ouvrières de Lejaby « sont un exemple et c’est sur cet exemple que je veux construire ma politique pour l’emploi. » Même si les ouvrières rappellent qu’elles ne lui doivent rien : « On s’est sauvées nous-mêmes ». Même si la reconversion n’est pas si simple. Même si les 150 ouvrières de l’autre atelier Lejaby, à Rilleux-la-Pape dans le Rhône n’ont pas bénéficié de la victoire remportée par leurs collègues et resteront sur le carreau. Le revirement d’EDF pour Photowatt Après Lejaby, les salariés de Photowatt de Bourgoin-Jallieu dans l’Isère ont rêvé d’une répétition du scénario. Début février, Sarkozy s’est empressé d’annoncer la proposition de reprise du pionnier du solaire en France par EDF, et tant pis si, en janvier, EDF excluait encore cette hypothèse. Reprise confirmée par le tribunal de commerce de Vienne, en Isère, lundi 27 février. EDF s’est engagée à reprendre 355 salariés et à en reclasser 70 autres dans l’une de ses deux filiales, EDF SA ou ERDF. Un soutien bienvenu du très attentif Henri Proglio qui a affirmé que cet investissement s’inscrit « sur le long terme. » Même si l’entreprise avait déjà supprimé une centaine d’emplois en janvier 2011. Même si, en raison de la concurrence chinoise, le carnet de commandes de Photowatt est à zéro.

 

Yade attaque Hirsch et Amara, « opportunistes », c’est une experte qui le dit

Yade attaque Hirsch et Amara, « opportunistes », c’est une experte qui le dit

Elle ne manque pas de culot Rama Yade ; elle qui près avoir soutenu Sarkozy, puis l’avoir dénigré et  quitté l’UMP ;  elle  est allé rejoindre Borloo en pensant que ce denier serait candidat. Puis s’est de nouveau rallié à Sarkozy. En matière de slalom politique c’est une professionnelle. Rama Yade est un peur produit du système politique français ; fonctionnaire au parlement, elle ne connaît rien de la vie économique réelle, n’a aucun passé militant mais peut parler sur tout avec un certain talent sur la forme mais sans beaucoup de pertinence et avec beaucoup d’approximations. Cela ne l’empêche pas de fustiger violemment le comportement « dégueulasse » de Martin Hirsch et Fadela Amara, qui ont annoncé leur soutien au candidat PS, les qualifiant d’ »opportunistes » et de « lâches » dans un entretien au Parisien à paraître jeudi. Interrogée sur les récents soutiens apportés par Martin Hirsch et Fadela Amara à François Hollande, l’ex-ambassadrice de l’Unesco s’insurge: « Quels opportunistes : c’est maintenant qu’ils se rappellent qu’ils ont été socialistes ? Si le PS était si formidable, pourquoi ces ralliés de la dernière heure n’ont-ils pas fait avec lui le RSA, la rénovation urbaine, le Grenelle de l’environnement… » « Ce qu’ils font est dégueulasse ! », et elle s’y connaît en matière de reniement et de retournement de veste.

 

Les déçus du Sarkosysme, même d’anciens ministres de droite soutiennent Hollande

Les déçus du Sarkosysme, même d’anciens ministres de droite  soutiennent Hollande

Deux ministres d’ouverture, une flopée de Villepinistes et même un ancien président de la République. A quatre jours du premier tour de la présidentielle, le vote François Hollande est devenu une option à droite pour tous les déçus du Sarkozysme.  Au nombre des derniers ralliements figure celui de Fadela Amara, pour qui le candidat socialiste est opportunément devenu l’homme « le plus intelligent à gauche ». Dans une interview à Libération, l’ex-secrétaire d’Etat de la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010 a ainsi annoncé qu’elle allait « voter pour François Hollande », « un ami ». Deux jours avant elle, Martin Hirsch, lui-aussi symbole de l’ouverture voulue en 2007 par Nicolas Sarkozy avait annoncé dans les colonnes du journal Le Monde son intention de voter pour le PS, assurant même être régulièrement consulté, depuis un an, par François Hollande. D’autres ex-ministres de droite ont également annoncé publiquement qu’ils voteraient pour François Hollande, contre Nicolas Sarkozy. Parmi eux, trois ex-ministres de Jacques Chirac, Corinne Lepage, Jean-Jacques Aillagon et Brigitte Girardin.  Cette dernière, ex-ministre de l’Outre-mer et proche de Dominique de Villepin, a assuré qu’elle voterait Hollande « dès le premier tour », pour « mettre fin à une politique qui, pendant cinq ans, a affaibli notre pays ». Dans la foulée, plusieurs Villepinistes, dont Azouz Begag, ancien membre du gouvernement de Villepin se sont déclarés, via le site Twitter, en faveur du candidat socialiste.

 

 

Chantal Jouanno assume ses critiques à l’égard de Sarkozy

Chantal Jouanno assume ses critiques à l’égard de Sarkozy

 

A quatre jours du premier tour, voilà une sortie qui ne devrait pas faire sourire le président sortant. Mardi soir, sur son compte Twitter, la sénatrice UMP et ex-ministre Chantal Jouanno l’assure : elle « votera » pour Nicolas Sarkozy, même si elle a « des raisons personnelles d’être contre lui », comme Fadela Amara et Martin Hirsch. Un tweet qui a de quoi surprendre, mais que l’ex-secrétaire d’Etat à l’Ecologie assume pleinement. Dans un entretien à 20minutes.fr mercredi, Chantal Jouanno explique le fond de sa pensée : « j’ai eu des oppositions violentes avec Nicolas Sarkozy, notamment sur la taxe carbone. Il m’avait alors trainée dans la boue. Ou du moins, désavouée violemment ». Les désaccords « les plus violents ont été sur les questions écologiques. Tout le monde le sait, c’est de notoriété public », poursuit-elle.

Hollande sur France Inter : pris au piège du FMI

Hollande sur France Inter : pris au piège du FMI

 

Hollande a très vite réagi au FMI qui conteste les prévisions économiques des candidats ; pas question de caler sa politique sur les projections du FMI ; Il a raison et il a tort. Raison, parce qu’on ne peut accepter une aussi faible croissance, croisance qui pourrait d’ailleurs être nulle, voire même en recul. Il a raison de vouloir compléter le pacte de stabilité par un volet de croissance. Par contre, il a tort de croire que l’économie peut se redresser très vite même en faisant preuve de volontarisme. Son programme, pas plus que ceux des autres candidats (Bayrou excepté qui n’est pas écouté) n’est adapté aux enjeux de la crise. La France est engluée dans l’Etatisme qui tue l’initiative et la compétitivité. Engluée dans la complexité administrative, les lois, les décrets, les circulaires, les administrations  bureaucratiques véritables responsables des délocalisations d’une part et du repli de certains demandeurs d’emploi vers le RSA et l’Assedic. Ce n’est pas avec son armée d’anciens fonctionnaires (futurs ministres et conseillers) qu’Hollande parviendra à moderniser le pays. Deux exemples, où figurent  dans le programme la simplification administrative, les moyens de faire sauter les verrous  qui bloquent la compétitivité ?  Les français ne sont pas dupes, ils sont près de 75% à n’accorder aucune crédibilité aux programmes des candidats. Ils voteront certes, non par adhésion mais par rejet de Sarkozy. On ne construit pas une politique sur le seul rejet. Alors que le Fonds monétaire international, dans ses prévisions trimestrielles publiées la veille, a assuré que la croissance de la France devrait être en 2013 plus faible qu’escompté, le député de Corrèze a assuré : « je ne veux pas caler ma politique sur celle de la projection du FMI ».   »Que dit le FMI aujourd’hui ? C’est que c’est l’Europe qui a le plus faible taux de croissance du monde, une récession en 2012, et que les mesures d’austérité, si elles sont confirmées, vont encore aggraver non seulement les conditions de la croissance, mais en plus ne pas permettre le rétablissement des comptes publics », a argumenté M. Hollande.   »Et vous me demandez si j’en rajouterais par rapport à l’austérité ? C’est non », s’est exclamé le député socialiste, en réaffirmant sa volonté de renégocier le traité européen.  Si effectivement c’est le candidat sortant qui est reconduit, vous aurez cette projection, vous aurez une croissance anémiée, parce que rien ne changera », a-t-il dit, ajoutant: « Je ne peux admettre qu’au nom de la réduction nécessaire des déficits, il soit appliqué des politiques qui aggravant les conditions de la croissance, ne permettent pas de réduire la dette ».  Comme on lui parlait de » baguette magique » pour une relance, il a tranché : « ça s’appelle quoi, la baguette magique ? Ca s’appelle un vote des Français qui me permettraient, si je suis demain appelé à la responsabilité du pays, d’emmener l’Europe ».  Selon le FMI, en 2013, la croissance resterait molle, à seulement 1%. C’est légèrement mieux que la moyenne de la zone euro (0,9%) mais moins bien que l’Allemagne (1,5%), première économie européenne et principal partenaire de la France.  Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tous deux bâti leur programme, ainsi que leur trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques, sur une hypothèse bien plus optimiste, de 1,7% de croissance en 2013. A compter de 2014, ils espèrent même un minimum de 2% par an.

 

100 sportifs de haut niveau pour Hollande à cause d’un quinquennat minable

100 sportifs de haut niveau pour Hollande à cause d’un quinquennat minable

 

A 100 jours des Jeux olympiques de Londres, 100 sportifs ou anciens sportifs de haut niveau affichent leur soutien à François Hollande afin de tourner la page d’un « quinquennat pitoyable ». La liste est publiée par l’équipe de campagne du candidat socialiste, à cinq jours du premier tour de la présidentielle.

Les sprinters Stéphane Caristan et Muriel Hurtis, l’ancien patron de l’OM Pape Diouf, le patineur Gwendal Peizerat, l’international de rugby Pascal Papé, l’entraîneur des Barjots Daniel Costantini, le marcheur Yohann Diniz ou encore les entraîneurs de rugby Jean-Claude Skrela et Pierre Villepreux : ils sont précisément 103 à signer cet appel  »100 jours avant les Jeux olympiques, 100 sportifs soutiennent François Hollande« .

A la manœuvre de ce groupe qui pèse lourd en médailles olympiques et paralympiques, la responsable du pôle sport de l’équipe de campagne du candidat socialiste, Valérie Founeyron, et le judoka Thierry Rey, père du petit-fils de l’ancien président Jacques Chirac. « C’est très important que François puisse devenir notre président. Très important pour le sport français et pour tous les Français », affirme le champion du monde et champion olympique.

Que les hauts salaires lèvent le doigt

Au micro de franceinfo.fr, Thierry Rey condamne « un quinquennat pitoyable et lamentable pour le sport, avec 0,15% du budget national consacré au sport, 3.000 postes de professeurs d’éducation physique en moins et cinq ministres en cinq ans […] Il faut changer tout cela et aller vers un homme qui aime le terrain, qui aime les gens, qui apporte des solutions et qui va vers l’avenir », conclut le judoka.

Dans cette liste des « 100″, en dehors du footballeur Vikash Dhorasoo l’on trouve assez peu de hauts salaires du sport. Footballeurs, tennismen, pilotes de F1 : les milliardaires du sport ne s’affichent pas derrière le candidat socialiste. La proposition de Hollande de taxer à 75% les très hauts revenus y est peut-être pour quelque chose. « S’ils ne sont pas sur la liste de soutien à François Hollande, on ne les trouve pas non plus dans le camp adverse », ironise Thierry Rey. « Ils ne doivent pas oublier que 8 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté », rappelle le judoka qui leur conseille de « faire apport de plus de solidarité nationale ».

 

Un auditeur de France Inter à Sarkozy : « Qu’il dégage ! »

Un auditeur de France Inter à Sarkozy : « Qu’il dégage ! »

Comme un vent polaire dans le studio. A trois reprises, ce mardi 17 avril, Nicolas Sarkozy a été apostrophé vigoureusement par des auditeurs aux questions incisives. Réactions du chef de l’État, manifestement courroucé : « Franchement « dégage », ce n’est pas tout à fait dans la ligne éditoriale de France Inter.« . Il aurait peut-être préféré é« casse –toi, pauvre con  »

 

Sarkozy propose à nouveau un référendum bidon sur la formation avec une question du type « voulez-vous gagner des millions ? »

Sarkozy propose à nouveau un référendum bidon sur la formation avec une question du type «  voulez-vous gagner des millions ? »

 

Encore une proposition de referendum, il y avait longtemps ! Sur la formation permanente avec une première question » êtes vous d’accord pour qu’il y ait un droit à la formation, Il oublie sans doute que ce droit existe déjà ; ensuite on est sûr rééquilibrer les résultats de l’autre question qui veut contraindre les chômeurs à accepter le premier emploi venu. Tout bénef ! malin Nicolas Sarkozy qui a affirmé mardi que, s’il était réélu, il proposerait aux Français, « avant fin 2012″, un référendum avec « deux questions » sur la formation professionnelle des chômeurs, en cas d’absence d’accord avec les partenaires sociaux. « Avant la fin de l’année 2012, je conduirai cette réforme » pour proposer « une formation qualifiante » aux chômeurs, qui seront « payés pendant cette formation » et à l’issue de laquelle ils devront « accepter l’emploi qui correspond à la formation reçue » et qu’ils ne pourront « pas refuser », a déclaré le président-candidat, qui était invité à s’exprimer devant la Fédération française du bâtiment, à Paris. « Si les partenaires sociaux considèrent que c’est trop risqué (…) alors je me tournerai vers le peuple français et je lui poserai deux questions par référendum », a-t-il précisé. « Première question: êtes-vous d’accord pour qu’il y ait un droit à la formation professionnelle, quel que soit l’âge? Deuxième question: êtes-vous d’accord pour qu’après qu’on vous ait formé, on soit obligé d’accepter l’offre d’emploi qui correspond à cette formation? » a-t-il dit.

 

Sarkozy découvre tardivement des « brebis galeuses » parmi les patrons

Sarkozy découvre tardivement  des « brebis galeuses » parmi les patrons

La campagne un peu gnant-gnant et populiste a cependant du bon, elle permet à Sarkozy de s’apercevoir quelles grandes entreprises du CAC ne payent pas d’impôts et pire qu’il aya des brebis galeuse chez certains patrons ; Quelle lucidité. Invité à s’exprimer devant la Fédération française du bâtiment, à Paris, le président-candidat a notamment fait allusion au groupe Montupet, ancien actionnaire principal de la Fonderie du Poitou Aluminium, qui avait proposé une baisse de 25% des salaires à ses employés pour conserver l’entreprise.   »Il faut qu’on ait le courage de clairement se séparer des quelques brebis galeuses qui abaissent les idées qui sont les nôtres par des comportements qui, pour être extrêmement minoritaires, n’en sont pas moins extrêmement choquants », a affirmé M. Sarkozy.   »A la Fonderie du Poitou, ceux qui étaient les actionnaires ont proposé aux salariés -honte à eux- 25% de réduction de salaires. C’est un scandale. Humainement, qui accepterait ça? Quand des gens se comportent si mal, ils portent atteinte à l’entreprise et aux entrepreneurs dans toute la France », a-t-il assené. Ce sont des « prédateurs » au comportement « inadmissible », a-t-il insisté.  Je suis du côté de ceux qui ont refusé. C’est pas des méthodes. Où est l’humanité, où est l’humanisme, où est le respect, la communauté entrepreneuriale, où est la richesse de l’entreprise qui est la richesse des hommes? C’est très minoritaire, c’est vrai, mais ça fait mal », a-t-il ajouté.   »Ayant clairement posé les limites, je ferai pour mon deuxième quinquennat, si vous me faites confiance, les accords compétitivité-emploi », a-t-il réaffirmé.  Selon M. Sarkozy, « il faut laisser les salariés et chefs d’entreprises discuter salaires, emploi, aménagement du temps de travail, carnets de commandes ».   »Je suis prêt à aller jusqu’à ce que l’accord de l’entreprise soit plus fort que la loi et plus fort que le contrat individuel », a-t-il dit, sous les applaudissements de son auditoire.  Le président candidat s’est rendu lundi à la Fonderie du Poitou Aluminium, à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), où il a annoncé que ce fabricant de culasses pour automobiles, en redressement judiciaire, allait être repris par l’équipementier Saint Jean Industries, grâce au soutien notamment de Renault et de l’Etat.

 

Sarkozy et Hollande ensemble au 1er tour, devant Le Pen et Mélenchon

Sarkozy et Hollande ensemble  au 1er tour, devant Le Pen et Mélenchon

Egalité pour les deux favoris au premier tour de l’élection présidentielle dans le dernier sondage Ipsos-Logica Business Consulting pour France Info, France Télévisions, Le Point, Le Monde, France 24, Public Sénat et La Chaîne Parlementaire. Marine Le Pen est 3ème, devant Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. François Hollande accroît l’écart face à Nicolas Sarkozy au second tour.  L’avant-dernière livraison de notre enquête avant le premier tour montre un recul de deux points de Nicolas Sarkozy et de 1,5 points de François Hollande. Les deux rivaux se retrouvent à 27% d’intentions de vote. Le candidat socialiste obtient son score le plus bas depuis onze mois (il avait atteint un pic de 35% en octobre) et parallèlement son adversaire UMP retombe après avoir connu plus d’un mois d’embellie où il a même devancé François Hollande pendant deux vagues.  Marine Le Pen reste en troisième position avec un score de 15,5% de voix (+0,5 points). La candidate du Front national devance d’un point son adversaire du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon qui reste stable à 14,5%. François Bayrou se redresse de 0,5 points pour retrouver le pallier psychologique des 10%. La candidate EELV Eva Joly gagne un point à 2,5%.  Derrière elle, trois candidats sont à 1% d’intentions de vote. Il s’agit de Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République). Enfin, Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) apparait pour la première fois dans le sondage avec 0,5%. Le candidat socialiste retrouve au second tour un score qu’il avait abandonné depuis plus d’un mois. Il battrait Nicolas Sarkozy avec 56% contre 44% des suffrages. Il y a trois semaines, il battait son rival UMP avec un score de 54% contre 46%.

Présidentielles : Le clan Chirac, sauf Bernadette, pour Hollande

 

Présidentielles : Le clan Chirac, sauf Bernadette, pour Hollande

 

A l’exception notable de Bernadette Chirac qui ne ménage pas sa peine pour soutenir Nicolas Sarkozy, le clan Chirac penche nettement en faveur pour François Hollande, révèle mardi Le Parisien. Ainsi, alors que l’ancien président de la République a fait savoir qu’il ne s’exprimerait pas sur la question, sa fille Claude, son gendre Frédéric Salat-Baroux, son ex-gendre Thierry Rey et son conseiller Hugues Renson ont indiqué qu’ils voteraient pour le candidat socialiste. Les deux derniers étaient même présents au meeting de François Hollande à Vincennes.

Présidentielles, encore 30% d’indécis

Présidentielles, encore 30% d’indécis

Le dernier sondage Ifop Fiducial pour Europe 1/Paris-Match/Public Sénat place François Hollande de nouveau en tête du 1er tour, mais un tiers des Français n’ont pas encore fait leur choix. ( à noter que ce sondage a longtemps mis Sarkosy en têt contrairemenet à la plupart des autres sondages) ; « Dans une logique d’extrapolation, 30% ça fait beaucoup d’électeurs », reconnaît Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, mardi, au micro d’Europe 1. En effet, si François Hollande est donné vainqueur du 1er tour avec 28% des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy qui en réunit 27%, quelque 30% des électeurs ne se sont pas encore décidés. Et les sondages ne prennent pas en compte ces hésitants. Or ceux-ci pourraient bien faire basculer le résultat des urnes. Cependant, Frédéric Dabi relativise : le taux d’indécis est bien moins élevé que pour les précédents scrutins présidentiels. Il avoisinait les 40% en 2007 et il flirtait avec les 46% en 2002. Le résultat des urnes au soir du 22 avril ne devrait donc, cette année, pas trop s’éloigner des sondages actuels. Derrière le cas des indécis, se cache la question de l’abstention. En effet, 10 à 15% des Français indécis choisiront leur candidat le jour-même, mais combien ne voteront pas du tout ?

 

Sarkozy et Hollande : instrumentalisation des agences de notation, la campagne dérape

Sarkozy et Hollande : instrumentalisation des agences de notation, la campagne dérape  

Nicolas Sarkozy et français Fillon, les premiers ont déclaré que la France serait menacé par les marchés en cas de victoire de la gauche ; de son coté hollande a indique que l’agence Moody’s dégraderait la France rapidement. De toute évidence, la campagne dérape ; Sarkozy a sommé lundi son adversaire socialiste de ne pas chercher à « gagner des voix » au détriment de l’intérêt de la France et a de nouveau prédit, contre tous les sondages, une « vague » en sa faveur à l’élection présidentielle. François Hollande a déclaré dans le Journal du Dimanche qu’il s’attendait à une décision de l’agence Moody’s sur la note souveraine de la France, ce que cette agence a démenti lundi. « Je vois que M. Hollande (…) a indiqué qu’il savait que les agences de notation allaient dégrader la France », a répliqué le chef de l’Etat, candidat à un second mandat, lors d’un meeting à Poitiers. « L’agence de notation vient de répondre en indiquant qu’il n’était pas question de dégrader la France. » « Je comprends que M. Hollande veuille gagner des voix mais je lui demande de ne pas gagner des voix sur l’intérêt général de la France parce que la France est plus importante que nous (…), parce que la France, elle se respecte », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy, dont les sondages sur les intentions de vote prédisent la défaite au second tour, le 6 mai, n’a de cesse ces derniers temps de prédire à la France une situation à la grecque ou à l’espagnole si François Hollande est élu. Le candidat socialiste a pour sa part rappelé dans le Journal du dimanche que l’agence Standard & Poor’s avait déjà dégradé la note de la France de AAA à AA+ le 13 janvier. « Une autre agence (Moody’s) l’a mise sous surveillance négative », a-t-il ajouté. « Cette dernière rendra une décision le 12 mai. Elle ne sera pas une conséquence du vote du 6 mai par les Français. J’en préviens, d’ores et déjà, nos concitoyens pour qu’il n’y ait pas de confusion. » Moody’s a fait savoir lundi qu’elle n’avait pas de « raison particulière » d’agir ou de communiquer sur la note souveraine de la France le 12 mai. Au lendemain de leurs meetings jumeaux en plein air et à six jours du premier tour, le président sortant a de nouveau lancé un appel à l’aide à la « majorité silencieuse » pour gagner.  

 

Présidentielles: Hirsch pour Hollande

Présidentielles: Hirsch pour  Hollande

En 2007, nommé Haut-commissaire aux solidarités actives dans le gouvernement Fillon, il avait été un des symboles de l’ouverture voulue par Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, Martin Hirsch est de retour au bercail et annonce, dans les colonnes du Monde, qu’il soutient désormais François Hollande. « J’ai l’intention de voter pour François Hollande, qui a bien voulu me demander régulièrement mon avis depuis un an sur les questions de jeunesse, de pauvreté (…), autant de sujets-clés à mes yeux », confie ainsi le père du symbolique RSA.  Désormais président de l’Agence du service civique, Martin Hirsch se défend d’un quelconque opportunisme : « Je n’attends strictement aucune récompense de mon choix », jure-t-il. Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a, à plusieurs reprises, estimé que le système du Revenu de solidarité active, RSA, n’était pas satisfaisant, souhaitant notamment durcir les conditions d’accès et les contrôles pour l’obtenir. « Ce qui serait opportun, c’est d’achever un RSA encore incomplet, en l’améliorant », a simplement répondu Martin Hirsch dans cette interview.

 

Présidentielle: quel chiffrage

Présidentielle: quel chiffrage

Le chiffrage n’est pas une science exacte. Car les propositions sont souvent floues et les hypothèses macroéconomiques retenues peuvent être très variables. Comment évaluer la taxe sur le chiffre d’affaires des grands groupes lancée par Nicolas Sarkozy quand le président candidat n’en a précisé ni l’assiette ni le taux ? L’Institut Montaigne, qui a passé à la Moulinette le projet fiscal de François Hollande, a pointé ses imprécisions et souligné qu’il surestimait les recettes de 15%. « Le but est de contraindre les politiques à être le plus précis possible dans leurs propositions, explique Eudoxe Denis, directeur des études de l’Institut de l’entreprise. S’ils contestent nos résultats, ils doivent détailler leur méthodologie, défendre leurs hypothèses. C’est ainsi que le débat avance. »    Cette comptabilité des programmes a ses détracteurs. « Le chiffrage biaise le débat, répond Eric Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision du très keynésien Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Cette démarche aboutit à afficher uniquement le coût d’une mesure, pas son apport, positif ou négatif, sur l’ensemble de l’économie. La principale vertu d’un programme serait de ne pas coûter cher? C’est la prime au plus rigoriste. » « C’est faux, rétorque Olivier Ferrand, président de Terra Nova. Le message qu’on lance aux politiques, c’est : « Dépensez autant que vous voulez, mais dites-nous comment vous financez ces dépenses. »"    Neutres, ces experts? Ils le disent tous, même si leur coeur penche d’un côté ou de l’autre. « Nous ne roulons pour personne, assure Eric Heyer. Nous pouvons donner l’impression de critiquer la droite, mais c’est parce qu’elle est au pouvoir depuis dix ans. Et je ne me suis jamais privé de dire que les contrats de génération de François Hollande n’aboutiraient qu’à des effets d’aubaine. » « Nous voulons évidemment faire avancer nos idées, confie Michel Didier, à la tête de COE-Rexecode, un institut libéral, proche du patronat. Mais je suis très prudent quand on passe du débat scientifique au débat politique. »    Pourtant, tous se font régulièrement instrumentaliser. Ainsi, le 15 mars, Le Figaro titrait sur les « promesses non financées » de François Hollande. Le quotidien affichait à sa Une un calcul de l’Institut de l’entreprise, qui évaluait entre 3,9 et 6,5 milliards d’euros le coût des dernières annonces du candidat PS. Au début de janvier, COE-Rexecode affirmait, étude à l’appui, que les Français étaient parmi les salariés qui travaillent le moins en Europe. La majorité en avait profité pour remettre le débat sur les 35 heures au coeur de la campagne. En revanche, l’Elysée a peu apprécié, à la fin de février, une note critique de l’OFCE sur la « TVA sociale », disponible ici.   Si les politiques vont trop loin, les experts se rebiffent. A la fin de janvier, Eva Joly a assuré que son programme avait été évalué par l’OFCE et qu’il avait passé l’examen avec brio. Manque de chance, l’OFCE n’était même pas au courant. Menacés de poursuites, les écologistes ont dû faire machine arrière.

 

Dette et marchés : clash Sarkozy-Hollande

Dette et marchés :  clash Sarkozy-Hollande

Nicolas Sarkozy a raillé lundi la volonté de son rival PS François Hollande d’empêcher l’introduction d’un contrat à terme sur la dette de la France et estimé que « la meilleure façon de répondre à ça, c’est de rembourser ses dettes et de réduire ses déficits ». « Ca va impressionner, l’intervention de M. Hollande ! », a ironisé M. Sarkozy sur France 2. « Vous savez quelle est la meilleure façon de répondre à ça ? C’est de rembourser ses dettes et de réduire ses déficits », a-t-il ajouté. « Le problème est très simple. Quand on a une dette, il faut qu’il y ait des gens qui la financent. Donc vous vous adressez à un certain nombre de prêteurs dans le monde entier pour leur dire aidez-moi à financer la dette », a poursuivi le président candidat de l’UMP. « A la minute où je vous parle, la France emprunte à moins de 3%. L’Espagne, qui est un grand pays, un pays immense, à la même minute emprunte à un taux qui est le double », a rappelé Nicolas Sarkozy, « la question n’est pas d’en vouloir à tel ou tel produit, la question est de rembourser ses dettes et de diminuer son déficit. C’est ça qui va permettre à la France de garder sa souveraineté et de retrouver la maîtrise de son destin ». François Hollande a souhaité la semaine dernière que les autorités allemandes « annulent » l’introduction d’un contrat à terme sur la dette de la France, qui doit être lancé lundi par une société allemande. Ce contrat n’est « pas une agression contre la France, mais une spéculation encouragée au détriment des pays qui peuvent être concernés », a-t-il jugé. Agiter, comme le fait Nicolas Sarkozy, la peur des marchés en cas de victoire de la gauche à la présidentielle est ‘grave’, a pour sa part déclaré lundi le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages à moins d’une semaine du premier tour. Le président sortant et son entourage ont multiplié les mises en garde contre une victoire de François Hollande, qui déclencherait selon eux une attaque financière de la France. ‘C’est grave de prononcer de tels mots’, a dit François Hollande sur France Info. ‘Nous sommes en campagne électorale, des arguments peuvent être échangés, mais il y a l’intérêt de la France d’abord.’ ‘Même sortant, on doit d’abord penser à la France, et appeler la spéculation comme une forme de menace sur le vote des Français est à la fois indécent sur le plan des principes -pourquoi aller chercher le renfort de la spéculation ? -et inutile sur le plan électoral.’ ‘Je ne veux pas que la peur puisse être utilisée comme un moyen de chantage. Les Français méritent mieux que la peur, ils méritent l’espoir’, a poursuivi François Hollande. ‘Nous remettrons nos finances publiques en ordre mais nous le ferons aussi avec un esprit de justice, ca changera tout, et un esprit de relance de la croissance.’

 

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