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Bayrou, Premier Ministre de la droite ou de la gauche ?

Bayrou, Premier Ministre de la droite ou de la gauche ?

Tout dépendra des scores du premier tour ; Bayrou pourrait en tirer profit, comme Premier ministre ou dans un poste ministériel prestigieux, comme les finances par exemple. Il n’est plus le troisième homme des sondages depuis maintenant plusieurs semaines, mais est sans doute l’un des candidats les plus courtisés par les favoris. Le camp Sarkozy, qui a besoin d’une réserve de voix pour le second tour, est particulièrement actif depuis quelques jours. Mais François Bayrou a pour l’instant exclu de se prononcer en faveur de l’un ou de l’autre. Et pour cause : le candidat du MoDem considère qu’il est toujours capable d’atteindre le second tour. « Nous ne sommes nullement décidés et je ne suis nullement décidé à préparer une manœuvre dans le cas du deuxième tour Sarkozy-Hollande. Je suis là, nous sommes là pour empêcher le deuxième tour Sarkozy-Hollande », a t-il lancé en meeting à Tours vendredi soir.

Appels du pied répétés de Nicolas Sarkozy
  
Dans un entretien à « 20 minutes », Nicolas Sarkozy a souligné vendredi « une proximité » entre François Bayrou et lui « sur l’équilibre des finances publiques ». « François Bayrou considère que la réduction des déficits, c’est une priorité. Vous me dites : ‘est-ce que je suis d’accord ?’ Oui. La meilleure preuve, c’est que nous la mettons en oeuvre », a déclaré le président-candidat.
  
Dans ce même entretien, le chef de l’Etat s’est également dit ouvert à la reconnaissance du vote blanc, une autre des propositions du candidat centriste.
  
La veille, Nicolas Sarkozy avait promis sur France 2 de proposer aux Français « un grand rassemblement de l’unité nationale ». Une démarche chère à François Bayrou qui prône lui aussi le dépassement des chapelles gauche-droite mais autour d’un projet clairement identifié et avec une traduction parlementaire symbolisée par l’introduction de la proportionnelle.
  
Nicolas Sarkozy n’a pas exclu quant à lui de présider, s’il était réélu, avec un Premier ministre qui ne serait pas « de sa couleur politique ». Plus direct, Alain Juppé a assuré que le leader centriste pourrait « sûrement » être le prochain chef de gouvernement, dans ce cas.

Quant à Valérie Pécresse, elle a réaffirmé vendredi que François Bayrou ferait « un très bon Premier ministre » de Nicolas Sarkozy, après avoir déjà dit fin mars que « tout était possible » sur ce sujet.
  
De quelle côté penche la balance ?

Face à cette danse du ventre, François Bayrou veut garder son cap, « central », sans donner publiquement d’indication sur une éventuelle inclinaison après le premier tour.

« Si je m’inscrivais dans l’hypothèse de second tour, cela voudrait dire que j’accepte cette fatalité dans laquelle on cherche à nous enfermer. Je dirais au peuple français : résignez-vous, vous n’avez que deux bulletins et il faut choisir entre les deux », expliquait-il vendredi matin sur France 2.
  
Dans son entourage où des transfuges de centre-droit, comme Jean Arthuis, côtoient des hommes de gauche, comme Jean-Luc Bennahmias, on s’interroge sur la décision du leader centriste à l’entre-deux tours s’il n’est pas qualifié.

En juillet 2011, François Bayrou avait indiqué à la presse qu’il se prononcerait au second tour. « Nous aurons un choix clair », avait-il dit. « Lorsque j’observe les programmes de Sarkozy et de Hollande, je pense qu’il y a sans doute plus de convergences du côté de Sarkozy que du côté de Hollande », a estimé vendredi Jean Arthuis sur i-Télé.
  
François Bayrou a récemment confié avoir longuement discuté, avant la campagne, avec François Hollande avec lequel il se disait alors « compatible », « en harmonie » mais avoir été déçu depuis la primaire socialiste par ses promesses électorales « irréalistes ».
  
Aujourd’hui, quatre électeurs de M. Bayrou sur dix se reporteraient sur François Hollande au second tour, selon plusieurs études. Mais les reports vers Nicolas Sarkozy se sont redressés dernièrement.
  
Un casse-tête pour le leader centriste qui a récemment confié à des journalistes qu’il se sentait plus proche humainement du candidat PS et programmatiquement de celui de l’UMP.

 

Sondages interdits sur internet : tu rigoles ?

Sondages interdits sur internet : tu rigoles ?

Sondages autorisés pour les élites mais pas pour les internautes la veille et le jour du scrutin. D’abord une fumisterie car personne n’est en capacité d’interdire l’info sur le net ; Ensuite, des menaces pour rien comme d’habitude des lois, des sanctions qui ne pourront pas être appliquées parce que inapplicables. C’est la France.Mattias Guyomar, le Secrétaire Général de la Commission des sondages, a révélé vendredi sur Europe 1 qu’un dispositif pour lutter contre ces indiscrétions va être mis en place. La publication, mais aussi le commentaire, de sondages d’opinion (intentions de vote ou thèmes de campagne), de sondages réalisés à la sortie des urnes, ainsi que les estimations établies à partir de résultats partiels sont strictement interdits la veille et le jour du scrutin, jusqu’à la fermeture du dernier bureau de vote en France métropolitaine – soit du vendredi minuit au dimanche, 20 heures. La loi prévoit une amende de 75.000 euros en cas d’infraction. Mattias Guyomar, le Secrétaire Général de la Commission des sondages, a rappelé vendredi sur Europe 1 que la loi s’applique uniquement en France. Mais si des médias étrangers diffusaient des estimations et que ces informations étaient reçues en France, l’infraction à la loi serait caractérisée et les médias pourraient être poursuivis. « La loi s’applique à tout ce qui vaut diffusion en France, donc un site internet étranger consulté en France tombe sous le coup de loi », a-t-il martelé. Comme en 2007, des médias étrangers – notamment belges et suisses – assurent qu’ils diffuseront dès 18 heures dimanche les premières estimations. Des sondages pourraient également être mis en ligne, dès le samedi. « Samedi 21, toutes les élites parisiennes vont recevoir des résultats de sondages qui sont interdits. Je vous garantis que ces sondages seront sur Twitter et sur Facebook dès midi, alors que c’est interdit », a prévenu le blogueur Guy Birenbaum. Pour tenter d’enrayer la diffusion de sondages pendant la période d’interdiction, la Commission des sondages va donc mettre en place « un dispositif de surveillance », a annoncé Mattias Guyomar. « Le dispositif sera rattaché à la Commission nationale de contrôle de la campagne. Plusieurs personnes travailleront à temps plein et feront des recherches par mot-clé, pour constater les infractions », a-t-il précisé à Europe1.fr. La Commission vérifiera si les éléments qui fuitent « reposent sur une rumeur » ou s’il s’agit d’un vrai sondage « mais que les chiffres sont erronés ». « On interviendra pour dire de ne pas en tenir compte. On mettra des cartons jaunes ou rouges », a prévenu Mattias Guyomar. Les avertissements seront mis en ligne sur le site de la Commission des sondages, mais Mattias Guyomar n’exclut pas « des dépêches à l’AFP ou des points presse » pour détailler ces avis. Enfin, si des infractions sont constatées, il pourra y avoir « une saisine du parquet », a conclu le Secrétaire général de la Commission des sondages. A l’inverse, si la Commission s’aperçoit, après vérification, que des chiffres publiés sur internet sont exacts, elle ne communiquera pas dessus. « Attention, on ne pourra pas vérifier tout ce qui sort. Il ne faudra pas tenir compte de notre silence : silence ne vaut pas quitus », prévient Mattias Guyomar.

 

Sondages présidentielles : Hollande en hausse, Sarkozy en baisse

Sondages présidentielles : Hollande en hausse, Sarkozy en baisse

François Hollande progresse dans quatre sondages d’intentions de vote publiés jeudi, alors que Nicolas Sarkozy connaît un recul, les deux candidats se tenant roue dans roue à dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, un peu sous les 30%. Ces quatre études donnent le candidat socialiste largement vainqueur au second tour si celui-ci avait lieu dimanche, par 54% (institut OpinionWay), 55% (LH2), 56% (BVA) ou même 57% (CSA), soit une progression de un à deux points par rapport à fin mars ou début avril. Parallèlement, la bataille s’annonce serrée pour la troisième place entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. L’institut CSA voit le candidat du Front de gauche progresser à 17% d’intentions de vote (+2) mais les trois autres enquêtes le font reculer à 13% des suffrages. La présidente du Front national est créditée de 14 à 16%. François Bayrou est, lui, systématiquement relegué à la 5e place de la course au premier tour, entre 10 et 11%. Donné légèrement derrière Nicolas Sarkozy dans la plupart des sondages récents, François Hollande interrompt une tendance à la baisse constatée pendant tout le mois de mars, pour repartir de l’avant. Le candidat du PS gagne 1 point dans deux sondages, 0,5 dans le troisième et en perd 2 dans le dernier. Mais dans le même temps, le président sortant et candidat de l’UMP reflue de 0,5 point dans deux d’entre eux, d’un point dans le troisième, et dégringole même de 4 points dans le 4e (CSA). Compte tenu des marges d’erreur, l’avance de trois points de M. Hollande dans le sondage BVA (30% contre 27%) est insuffisante « pour garantir avec une absolue certitude sa prééminence aujourd’hui, et encore moins pour spéculer sur son avance au soir du 22 avril », selon Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion. Quant à Nicolas Sarkozy, il « voit sa dynamique s’essouffler », estime Adelaïde Zulfikarpasic, de LH2. « Le partage du temps de parole, l’impact très limité de la présentation de son programme de candidat, et aussi l’effet Mélenchon qui attire la curiosité loin du candidat soutenu par l’UMP, tout cela nuit à la campagne de Nicolas Sarkozy », renchérit Jérôme Sainte-Marie (CSA). Comme CSA, BVA et LH2 attribuent le redressement de François Hollande à l’annonce des mesures qu’il prendrait pendant la première année de son quinquennat s’il était élu, ce que M. Zulfikarpasic appelle « les retombées concrètes sur la vie quotidienne des Français ». Les instituts notent que François Hollande progresse sur sa gauche, gagnant des soutiens chez ceux qui étaient passés chez Jean-Luc Mélenchon. En progrès constant depuis le début de l’année, et surtout depuis mars, le leader du Front de gauche voit sa marche en avant stoppée selon trois des quatre enquêtes. Et ce alors même que la semaine passée a été marquée par son meeting en plein air place du Capitole et que sa campagne est toujours jugée la meilleure de tous les candidats, selon plusieurs études. La baisse de Nicolas Sarkozy profite à Marine Le Pen, qui avait fait les frais au mois de mars de la lente hausse du président candidat. Entre ces deux candidats toutefois, les mouvements sont moins forts et moins nets.  La candidate de l’extrême droite progresse nettement selon BVA et CSA (+2) mais faiblement chez LH2 (+0,5), tandis qu’elle est stable pour OpinionWay. Elle « semble retrouver une certaine dynamique », commente prudemment M. Sliman. Mais avec 1 à 3 points de plus (correspondant aux marges d’erreur des sondages) que M. Mélenchon, Mme Le Pen reste sous la menace de son adversaire irréductible. « Ce match symbolique promet donc d’être très serré », ajoute BVA. Par ailleurs, le rapport de force droite-gauche reste extrêmement favorable à celle-ci (entre 44% et 46% contre moins de 30% à la droite parlementaire). Cette équation explique la domination de François Hollande dans les sondages d’intention de vote pour le second tour. D’autant, selon M. Sliman, que les reports de voix du FN sur M. Sarkozy (un sur deux) sont stables.

Pour Hollande : « Les marchés ne feront pas la loi en France «mais si, ils la font déjà et ce n’est qu’un début

Pour  Hollande : « Les marchés ne feront pas la loi en France «mais si, ils la font déjà et ce n’est qu’un début

 

Dans la Tribune Hollande déclare que les marchés ne feront pas la loi ; hélas, il la font déjà et la feront encore tant qu’on aura besoin deux pour payer nos dépenses. Quant à ce que dit Hollande sur la BCE, c’est un peu court, pour le reste c’est surtout du constat.

Après une relative accalmie, les taux d’intérêt ont commencé à remonter. Ne craignez-vous pas que, dès le 7 mai, les marchés attaquent la France pour imposer des mesures de rigueur ?

Les marchés n’ont pas attendu l’élection présidentielle française pour mettre la pression sur la zone euro. Les turbulences sur les dettes souveraines ont commencé avec la crise grecque, il y a trois ans, et se sont intensifiées cet été jusqu’à l’hiver. Les derniers mois ont été particulièrement éprouvants, y compris pour notre pays qui a été dégradé par une agence de notation, et mis sous surveillance avec perspective négative par une autre. Les autorités européennes ont répondu à cette crise de défiance en renforçant le Fonds européen de stabilité financière doté de 440 milliards d’euros.  La Banque centrale européenne a joué son rôle en prêtant plus de 1000 milliards d’euros à 1% aux banques. Mais la fragilité de la construction monétaire européenne perdure et il faudra du temps pour sortir d’une telle crise. Je veux rappeler que ceux qui sont responsables de cette faiblesse, ce sont d’abord les gouvernements des pays concernés et donc pour la France, suivez mon regard… C’est l’état dans lequel le président sortant a mis notre pays qui est la cause de l’inquiétude des marchés. Et son bilan est édifiant. Plus de 600 milliards d’euros de dette supplémentaires au passif du quinquennat. C’est une source de fragilité pour la France.

Dans cette crise, tous les gouvernements en place ont été sanctionnés. Chaque fois, les nouvelles équipes au pouvoir ont répondu à la pression des marchés par des politiques d’austérité. Est-ce que ce sera le cas pour vous ?

Je propose un programme de gouvernement en deux temps. D’abord, les réformes de structure, pour rétablir les équilibres et la croissance. Ensuite la redistribution des fruits à la mesure des résultats. Je ne varierai pas de ce cap. Les premiers jours, les premiers mois du prochain quinquennat seront décisifs. C’est dès le début que nous devons donner la visibilité et de la lisibilité aux acteurs économiques. Mais je le dis clairement : les marchés financiers ne feront pas la loi en France et je veux rétablir notre souveraineté nationale aujourd’hui aliénée aux marchés et aux agences de notation. La France est un grand pays et a les ressources pour se relever et surmonter la crise en gérant sérieusement ses finances.  J’ai indiqué à nos partenaires européens, et donc à l’ensemble des acteurs, que si je suis élu président de la République, j’engagerai le rétablissement de nos comptes pour permettre le retour à l’équilibre de nos finances en 2017, en annulant notre déficit public cette année-là. J’ai dans le même temps clairement affiché ma volonté de renégocier le Traité budgétaire signé en novembre dernier, non pas sur le volet discipline, qui est nécessaire, mais sur le volet croissance qui fait à l’évidence défaut.  À ceux qui voudraient faire croire que mon élection aggraverait les choses, je veux rappeler que la crédibilité du désendettement reposera d’abord sur la reprise économique. Même le Financial Times le reconnaît dans un éditorial dans lequel il donne raison à mon appel à une relance concertée en Europe. Les agences de notation insistent aussi sur ce point : s’il n’y a pas plus de croissance d’ici à 2013, les objectifs de réduction des déficits ne seront pas atteints et la France ne sera pas la seule en cause.

 

Philippe Poutou : « On est pour bosser le moins possible «Super ! Mais c’est déjà bien parti en France et c’est pour cela qu’on est dans la mouise

Philippe Poutou : « On est pour bosser le moins possible «Super !  Mais c’est déjà bien parti en France et c’est pour cela qu’on est dans la mouise

Sympa ce candidat qui s’est lâché hier sur France 2, au moins on comprend ce qu’il dit ; C’est simple et sans doute sincère mai évidemment surréaliste, un tout petit peu plus que ce que disent les autres candidats dont les français pensent à 61% que les propositions ne sont pas adaptées à la crise. . « Bosser le moins possible », son objectif, mais c’est déjà ce qui se passe en France. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l’élection présidentielle a répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie mercredi à 7h50 sur RTL. Philippe Poutou a plaidé pour une réduction radicale du temps de travail en France avec pour objectif ultime de « bosser le moins possible » et de « gagner le plus possible ». « On nous dit que les 35 heures c’est du luxe, eh bien nous, on pense qu’il faut réduire », a-t-il déclaré. Celui qui est ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort, en Gironde, veut « aller vers les 32 heures et aller au-delà ». Avant de poursuivre : « Si on pouvait ne pas travailler du tout, on ne serait pas contre, parce qu’on n’est pas non plus des forcenés à dire ‘il faut bosser’ parce que ça fait bien de dire ça ».

 La chronique du 11 avril 2012 Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Philippe Poutou.

Philippe Poutou : Bonjour

Parmi les mesures d’urgence – c’est votre formule – que vous préconisez, figurent l’interdiction des licenciements, l’expropriation des banques, le retour de la retraite à 60 ans, tout peut être fait en même temps ?
  
Eh bien, on verra mais ça suppose évidemment un rapport de force qui soit complètement différent et une mobilisation de la population pour imposer cette politique-là. Ca ne peut pas se faire tout seul ; ça ne peut pas venir d’en-haut. Ca veut dire un affrontement avec le Capital, ça veut dire donc un rapport de force, une bataille ; et on espère bien, oui, dans la période qui vient pouvoir reconstruire cette riposte unitaire dont on aura besoin pour imposer une politique vraiment de Gauche qui réponde aux besoins des gens.
 
Donc, en fait, il  faut sortir du baratin, et bien comprendre que la crise c’est le résultat du fonctionnement capitaliste et que donc, si on veut s’en sortir, c’est rompre avec cette politique qui est menée depuis des années. Donc, il faut stopper le chômage. Eh bien, stopper le chômage ? C’est interdire les licenciements, c’est aussi simple que ça.

Je ne citais pas ces propositions au hasard, Philippe Poutou : interdiction des licenciements, expropriation des banques et retour de la retraite à 60 ans. Elles sont absolument identiques à celles que propose Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière. Et si elles vous paraissent, à vous et à elle, aussi importantes, on se demande pourquoi vous n’unissez pas vos forces ? Et on se demande pourquoi vous vous présentez tous les deux, et divisez ainsi votre poids politique par deux ? Ca, on a du mal à comprendre !

Nous aussi, d’une part, on ne comprend pas tout. Il y a des divisions aujourd’hui qu’on pense qui pourraient être supprimées. On avait proposé d’aborder la discussion sur une éventuelle campagne unitaire avec Mélenchon, enfin le Front de Gauche, et puis Lutte Ouvrière, à l’époque, à la sortie du mouvement des retraites. On voulait faire un prolongement de cette lutte-là en essayant de trouver un candidat issu du mouvement social. Voilà. Ca n’a pas été possible de part et d’autre ; donc, du coup, nous on est le dernier candidat à s’être affiché puisque c’est en juin qu’on a présenté notre candidat. Donc voilà. On a constaté que ce n’était pas possible de faire ensemble. Donc, on est présenté séparément.

Ceci dit, il y a des points de convergence dans le programme ; il y a aussi des points de divergence ; et par rapport à Lutte Ouvrière, il y a aussi la question du nucléaire et ce n’est pas un détail. Nous, on est pour sortir du nucléaire, en disant : on est pour mettre en place une politique écologiste radicale », et ça n’est pas du tout le cas de Lutte Ouvrière ; donc, il y a aussi des divergences.

Mais ce n’est pas le nucléaire qui vous divise au point de ne pas vous retrouver tous les deux ?!

Non, non, mais c’est quand même un des aspects qui fait qu’on n’est pas ensemble. Nous ce qu’on a envie de discuter c’est la question de la période qui vient, de la riposte ; et c’est vrai que là, par contre, on n’est pas d’accord donc, parce qu’il faut qu’on soit un parti anticapitaliste large, complètement indépendant du PS et c’est vrai qu’après, il y a des désaccords de stratégie ou de perspectives politiques à court terme, entre Lutte Ouvrière et le Front de Gauche ; et ce qu’explique aujourd’hui ; on va dire il y a trois stratégies ou trois perspectives différentes à la gauche de la Gauche.

Parmi les mesures que vous proposez, je cite précisément votre programme, vous parlez d’une « réduction massive du temps de travail ». C’est quoi « massive » ?

Là, c’est 35 heures ; alors, à l’heure où on nous dit que les 35 heures, c’est du luxe, eh bien  nous, on pense qu’il faut réduire. Alors 32 heures ? Aller vers les 32 heures et aller au-delà parce que l’idée… Là aussi, c’est l’idée toute simple,

Au-delà, c’est-à-dire ?

C’est que tant qu’il y a du chômage, eh bien 30 heures… Et puis, s’il faut moins. Parce que nous, on est pour bosser le moins possible et gagner le plus possible.

Pourquoi ne pas travailler du tout ?

Si on pouvait ne pas travailler…

Finalement, on pourrait ne pas travailler et être payé ?

Si on pouvait ne pas travailler du tout, on serait pas contre parce qu’on n’est pas non plus des forcenés à dire : il faut bosser parce que ça fait bien de dire ça. Non, si on peut… Le problème c’est qu’il y a du chômage et de la précarité, donc il faut répartir le travail entre tous et tant qu’il y a du  chômage, il faut diminuer le temps de travail. C’est comme ça que ça devrait pouvoir marcher et c’est vrai qu’on se revendique un peu de certaines idées du mouvement ouvrier, notamment il y avait Lafargue qui avait écrit un bouquin qui s’appelait « le droit à la paresse ».

Eh bien oui, c’était de dire que plus il y avait de richesses techniques et scientifiques, plus il y avait la capacité de produire des choses ; plus il y avait une logique aussi derrière, c’était eh bien de diminuer le temps de travail, et voilà de s’émanciper un peu de tout ça au fur et à mesure. Donc, on pense qu’une société riche de ça pourrait le permettre.

 

Présidentielles : les propositions des candidats ne sont pas adaptées à la crise pour 61% des français

Présidentielles  : les propositions des candidats ne sont pas adaptées à la crise pour 61% des français

 

Ce n’est pas une surprise, une simple confirmation, la campagne ne répond pas aux questions fondamentales de la crise notamment sur le chômage et la dette. Dans un sondage exclusif pour « La Croix », plus de six Français sur dix jugent que les propositions des candidats ne sont pas adaptées à la crise que traverse le pays.  La crise économique s’est invitée en toile de fond quasi permanente de cette campagne présidentielle. Pourtant, à l’issue de mois de débat et à quelques jours du premier tour, les électeurs semblent toujours aussi dubitatifs sur la capacité des candidats à proposer des solutions à même de redresser la situation. Selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour   La Croix,  61 % des Français estiment ainsi que les réponses des candidats ne sont pas « adaptées à la crise que traverse le pays »,  39 % pensant le contraire. « Ce score n’est certes pas totalement catastrophique alors qu’on a beaucoup critiqué le déroulement de la campagne, mais il montre tout de même une nette déception. Les candidats n’ont cessé durant la campagne de brandir le thème de la crise pour appuyer leurs propositions ou critiquer celles des autres, sans visiblement parvenir à convaincre »,  analyse Julien Goarant, directeur d’études à OpinionWay. D’ailleurs, même chez ceux qui affichent une certaine satisfaction sur les réponses des candidats à la crise, l’intensité de l’approbation demeure faible. Seule une infime partie des électeurs (4 %) juge « tout à fait »  satisfaisantes les propositions des candidats. À l’inverse, ils sont 14 % à les juger « pas du tout »  adaptées. Dans le détail, ce sont les électeurs sans attache partisane et les sympathisants écologistes qui se révèlent les plus critiques, affichant respectivement 82 % et 77 % de désapprobation. Les premiers « sont dans une attitude de rejet global de la campagne, qui se manifeste dans toutes nos études »,  note Julien Goarant. Quant aux seconds, ils s’irritent de voir que les thématiques et les solutions qu’ils proposent ont été reléguées à l’arrière-plan par la crise économique. En revanche, les électeurs proches des deux plus grands partis portent un regard nettement plus bienveillant sur leur champion respectif et sa capacité à répondre aux défis s’il venait à être élu. C’est vrai à l’UMP, où les sympathisants se divisent en deux moitiés à peu près équivalentes (49 % jugeant les réponses adaptées, 51 % étant d’un avis contraire). Cela s’avère plus marqué encore au PS, l’électorat socialiste étant la seule catégorie à se montrer majoritairement satisfaite (56 % contre 44) des réponses proposées pour faire face à la crise.

Présidentielle : Sarkozy veut parler de culture sur TF1: Au secours !

Présidentielle : Sarkozy veut parler de culture sur TF1: Au secours !

Sarkozy qui n’a jamais lu beaucoup de livres pendant sa vie  même scolaires puisqu’il a loupé la moitié de ses examens, redoublé sa sixième et réussit un petit 10 sur 20 à son examen d’avocat  veut s’exprimer sur la culture. Depuis sa sortie de l’école, il n’en a pas lu beaucoup non plus, trop agité, pas moyen de rester plu de 15 minutes sur une chaise. On risque de tutoyer le sublime ; qu’on se assure, il sera briffé ; il est capable de vendre des aspirateurs dont il ne connaît pas le fonctionnemenet.et  à la sauvette en plus. Alors la culture ! C’est une question de dynamisme, de volonté, comme le reste. Livres, films ou musique : Nicolas Sarkozy apprécierait d’aborder des sujets moins politiques durant l’entre-deux tours. Selon les informations d’Europe 1, le président-candidat accepterait l’idée proposée par Michel Field d’organiser un numéro spécial de son émission Au Field de la nuit sur TF1. Sans débattre, les deux candidats finalistes disposeraient chacun de 20 minutes à une demi-heure pour parler littérature ou cinéma. Problème : l’organisation d’une telle émission ne fait pas l’unanimité dans l’équipe de François Hollande. D’abord, le candidat du PS refuse d’évoquer les débats du second tour. Il est partagé entre ceux de ses conseillers qui voient une aubaine de parler d’autre chose que de politique, et ceux qui s’inquiètent de donner du temps de parole supplémentaire à Nicolas Sarkozy.

 

Europe 1 : à la télé Sarkozy « s’est ouvert le bas de l’œil gauche avec son index » et hier c’était Hollande qui avait « agité sa main droite » ! Ça c’est de l’analyse politique !

Europe 1 : à la télé Sarkozy «  s’est ouvert le bas de l’œil gauche avec son index » et hier c’était Hollande qui avait « agité sa main droite » ! Ça c’est de l’analyse politique !

 

Au-delà des mots, Stephen Bunard, synergologue et spécialiste de la communication a scruté les gestes de ces présidentiables. Pour Europe1.fr, il livre son analyse et décode le langage « non verbal » des prétendants. « Comme à son habitude, le président candidat a rapidement fait des mouvements en avant avec son épaule gauche. C’est un mouvement volontaire de ‘patron’. Quand il sort son épaule, il se présente un peu ‘en manager’. » « Un petit geste qui l’a trahi ? Quand Nicolas Sarkozy a évoqué « cette majorité silencieuse » qu’il compte réunir à la Concorde, lors d’un meeting dimanche, il s’est ouvert le bas de l’œil gauche avec son index. Cela trahit sa hâte d’en découdre… Là, c’est la bête politique qui parlait : il était au taquet.» hier c’était Hollande « qui avait bougé sa main droite. » ; un autre synergologue qui tient rester dans l’anonymat a observé, lui, que les candidats avaient bougé les pieds pour se rendre à la table des journalistes. (Traduction pour les profanes, ils ont marché), signe évident mais inconscient qu’avec  l’alternance du pied droit puis du pied gauche, leur pensée politique n’a pas encore trouvé la ligne de crête entre efficacité économique et justice sociale. Faut pas s’étonner après cela qu’Europe1  qui a été pionnière en matière d’infos, pionnière en matière de musique auprès des ados, il y a quelques décades, soit dégringolée ; surtout en fait quand sa lige éditoriale est la copie conforme du JDD son allié pour défendre Sarkozy.

Pas de chaos en France avec Hollande à l’Elysée, d’après les économistes étrangers

Pas de chaos en France avec Hollande à l’Elysée, d’après les économistes étrangers

Finalement les experts étrangers ne sont pas trop inquiets de la possible victoire de la gauche en France, mieux ils adhèrent de plus en plus à la nécessité d’un plan de relance de la croissance. Un désaveu pour Sarkozy mais aussi pour Merkel. Une victoire de François Hollande au scrutin présidentiel pourrait causer des soubresauts sur les marchés, sans pour autant enfoncer l’euro dans le chaos comme le prédit la droite, estiment des économistes étrangers, dont certains saluent son initiative pour la croissance.  Alors que la crise de la dette s’est rappelée au bon souvenir des candidats, le camp du président UMP sortant Nicolas Sarkozy agite le spectre d’attaques spéculatives en cas d’arrivée du socialiste à l’Elysée.  En cause, la volonté de M. Hollande de « renégocier » le pacte budgétaire européen pour y ajouter un volet en faveur de la croissance et son intention d’atteindre l’équilibre des finances publiques en 2017, un an plus tard que promis par le gouvernement sortant.  Parmi les économistes étrangers qui observent la campagne électorale française, certains s’attendent à quelques turbulences si le candidat socialiste est élu.  Robert Halver, analyste chez Baader Bank à Francfort, prévoit ainsi une « baisse » de la Bourse de Paris et « éventuellement une fuite des investisseurs vers des marchés considérés comme plus stables ». Mais « cela ne durera que quelques semaines », précise-t-il aussitôt à l’AFP.  De même, Jörg Krämer, chef économiste de la Commerzbank, juge qu’une victoire du socialiste figure « parmi les éléments qui pourraient déclencher une nouvelle phase d’incertitudes ».  Ce n’est pas le désendettement qui inquiète les économistes. La plupart relèvent que M. Hollande a globalement fait siens les engagements de la France, hormis les analystes de Forex.com qui craignent qu’il fasse voler en éclats les règles budgétaires européennes.  La surveillance de ses partenaires interdirait d’ailleurs à Paris de sortir des rails de l’austérité, expliquent les analystes de Citigroup.  Ce qui préoccupe certains observateurs, c’est surtout la « renégociation » du traité européen promise par M. Hollande. « Ce serait potentiellement perturbateur », prévient Deutsche Bank, tandis que M. Krämer redoute un bras de fer avec la chancelière allemande Angela Merkel.   »Cela rend plus difficile la définition d’une vision commune de l’avenir de la zone euro par la France et l’Allemagne », dit cet économiste à l’AFP. « Or sans une telle vision, la crise de la dette ne peut être résolue », ajoute-t-il.  En réalité, la plupart des économistes doutent de la volonté du socialiste d’aller au « clash » avec Berlin. M. Krämer lui-même a noté que le candidat ne parlait plus de « renégocier » mais plutôt de « compléter » le traité.   »Il n’a d’autre choix que de s’entendre avec Angela Merkel », glisse M. Halver.   »Il ne rejette pas purement et simplement le pacte budgétaire mais veut l’amender avec des clauses sur la croissance », renchérissent les analystes de Citigroup. Selon eux, un compromis possible serait l’adoption d’un « protocole » ouvrant par exemple la porte, à terme, à des euro-obligations, mais « sans caractère contraignant ».  Outre ces « eurobonds » pour investir dans les infrastructures ou les énergies nouvelles, M. Hollande plaide pour une implication accrue de la Banque centrale européenne (BCE) dans la résolution de la crise, une « mobilisation exceptionnelle des fonds structurels » et des prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI).  Un tel projet séduit plusieurs économistes.   »Compléter le pacte budgétaire avec une initiative significative pour la croissance serait probablement positif », estiment les analystes de Deutsche Bank. Le Financial Times a appelé de ses voeux « une agenda de croissance pour la zone euro », jugeant « encourageant » l’appel du socialiste français.  Le chef économiste d’Unicredit, Erik Nielsen, espère même que de cette initiative naisse un « nouvel et meilleur équilibre », avec l’Italie de Mario Monti, favorable à des mesures pour la croissance, invitée à rejoindre le directoire franco-allemand.  Depuis des décennies, affirme-t-il, les alternances politiques en Europe n’ont pas fait dérailler la construction européenne, et « il est peu probable que cela change, quel que soit le résultat de la présidentielle française ».

Face à la montée de Hollande Sarkozy agite le spectre du chaos

Face  à la montée de Hollande Sarkozy agite le spectre du chaos

Après plusieurs semaines de tassement dans les sondages, le candidat socialiste, régulièrement donné derrière le président sortant au soir du 1er tour de scrutin le 22 avril, est reparti de l’avant.  Trois instituts de sondage sur quatre le donnent vainqueur devant Nicolas Sarkozy au premier tour avec 27% à 30% des intentions de vote. Mais surtout l’ensemble des études d’opinion le montrent large vainqueur au soir du 6 mai avec 55% à 57% des intentions de vote, soit 10% à 12% d’avance sur le chef de l’Etat.  Ces bons sondages pour le candidat socialiste interviennent alors que le camp du président sortant prédit un cataclysme pour l’économie française en cas de victoire du socialiste le 6 mai.   »Turbulences redoutables », attaques « spéculatives » contre l’euro: les ténors de la droite ont procédé à un tir de barrages contre le socialiste.  Si demain il y a une crise de confiance (…) qui paiera ? Ce sera le peuple de France », a insisté M. Sarkozy, accusant son adversaire de « nier la réalité » et lui conseillant de « rembourser » les dettes pour pourvoir se permettre d’ignorer les marchés.   »Il dit qu’il n’y a pas de problèmes de dépenses publiques dans notre pays. Il dit (…) on va embaucher 61.000 fonctionnaires de plus. Moi je dis, si les Français me font confiance, on continuera à réduire nos dépenses et le nombre de fonctionnaires », a plaidé le chef de l’Etat.  François Hollande avait un peu plus tôt accusé le président candidat de ne pas avoir su résister au « mur de l’argent », une terminologie propre à séduire les électeurs du candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon dont M. Hollande aura besoin pour l’emporter au second tour.   »Le mur d’argent, il a frappé le candidat sortant. Ce mur qu’il n’a pas su abattre puisqu’il a cédé à chaque étape. Il a fait une politique d’austérité sans avoir les bénéfices que les marchés lui promettaient », a-t-il déclaré.   »Pour l’instant, je ne sais pas si les marchés s’affolent, mais la droite, elle, oui, elle s’affole », a-t-il ironisé.  Le candidat socialiste a rappelé que le quinquennat de M. Sarkozy avait été marqué par la hausse de la dette publique, le creusement du déficit commercial et la perte de la note maximale triple A chez une des agences de notation.   »Ce que je veux, c’est que nous montrions, la France mais aussi l’Europe, une capacité commune à dominer la finance », a-t-il souligné, s’étonnant que la droite, à coup de déclarations alarmistes sur son programme, puisse encourager la spéculation.  Il avait rappelé mercredi soir, lors d’une émission télévisée, sa volonté de renégocier le traité budgétaire européen « pour le compléter, l’améliorer sur le dispositif de croissance ».  M. Hollande a ainsi suggéré que l’Europe puisse emprunter pour « engager des travaux immédiats sur les infrastructures, sur le développement des énergies nouvelles, sur un certain nombre de projets industriels ».  Interrogée lors de la même émission, la candidate écologiste Eva Joly a soulevé de son côté le dossier des « affaires » menaçant selon elle d’impliquer Nicolas Sarkozy, un sujet peu présent dans la campagne.  L’ancienne juge anticorruption a affirmé qu’il existait des « présomptions concordantes et précises » contre Nicolas Sarkozy dans deux dossiers judiciaires liés à la milliardaire Liliane Bettencourt et les dessous financiers d’un contrat d’armement avec le Pakistan à la fin des années 1990.  C’est « une anomalie de pouvoir solliciter un deuxième mandat alors que vous êtes cerné par des affaires judiciaires », a-t-elle affirmé.  Interrogé jeudi soir, Nicolas Sarkozy a opposé « le mépris le plus cinglant » à ces accusations.   »Sur les ragots, sur la médisance, sur la méchanceté, sur la volonté de détruire et de démolir, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant », a-t-il lancé.   »Je n’ai pas à répondre à Mme Joly! Mme Joly, c’est qui? C’est l’alliée de François Hollande, c’est bien ça? » a-t-il lancé.

 

Hollande fait le break avec Sarkozy, selon BVA

Hollande fait le break avec  Sarkozy, selon BVA

En dépit des efforts de L’IFOP- Paris Match-JDD-Europe 1 qui annonce depuis des semaines la remontée de Sarkozy, ce dernier ne décolle pas, même au premier tour. D’après BVA, François Hollande accroît son avance en tête des intentions de vote au premier tour, avec 30% (+ 0,5 point) contre 27% à Nicolas Sarkozy, en baisse de 1 point, Marine Le Pen repassant devant Jean-Luc Mélenchon, selon un sondage BVA pour Orange, la presse régionale et RTL devant être publié vendredi.  Au second tour aussi, le candidat socialiste creuse l’écart et l’emporterait avec 56% (+2) contre 44% (-2) au président sortant.  Ces évolutions sont calculées par rapport à l’enquête de BVA pour les mêmes commanditaires faite les 21 et 22 mars. Cet institut a publié un sondage d’intentions de vote fin mars, mais en utilisant une autre méthodologie.  Au premier tour, Jean-Luc Mélenchon, qui progressait régulièrement jusqu’ici, recule de 1 point, avec 13% d’intentions de vote. Il est devancé par Marine Le Pen, qui connaît la plus forte progression (+2) parmi tous les candidats, atteignant 15%.  François Bayrou continue de céder du terrain (11%, -1).  Loin derrière, Eva Joly reste stable à 2%. Les quatre autres candidats (Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade) obtiendraient chacun 0,5% des voix.  Le rapport des forces s’établit à 46% pour la gauche, 28% pour la droite parlementaire, 15% pour l’extrême droite et 11% pour le centre.  Au second tour, un électeur de Mme Le Pen sur deux (51%) se reporterait sur Nicolas Sarkozy. Mais ce ne serait le cas que de 29% des électeurs de François Bayrou, 44% de ceux-ci choisissant M. Hollande, les autres ne se prononçant pas.  4% des personnes interrogées n’ont pas émis d’intention de vote pour le 1er tour, et 14% pour le second.  Sondage réalisé du 11 au 12 avril auprès d’un échantillon représentatif (recruté par téléphone et interrogé par internet) de 885 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).  Marge d’erreur située entre 1,4 et 3,3 point, allant croissant avec le pourcentage d’intentions de vote attribué à chaque candidat.

 

Mélenchon, candidat du changement pour 60% des Français, d’après BVA

Mélenchon, candidat du changement pour 60% des Français, d’après BVA

 

A dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est le candidat qui incarne le plus le changement tandis que François Hollande apparaît comme le mieux à même d’apporter une réponse aux problèmes des Français, selon un sondage BVA pour Le Parisien publié jeudi. Confortant son statut de possible « troisième homme » de l’élection, le candidat du Front de gauche détrône son rival socialiste et devient le candidat incarnant le plus le changement. Jean-Luc Mélenchon (60%) devance de sept points le député de Corrèze (53%), qui a fait du changement son slogan de campagne. François Hollande apparaît en revanche comme le candidat le mieux à même d’apporter des réponses aux problèmes des Français (52%), loin devant Jean-Luc Mélenchon et le candidat centriste François Bayrou (45%). Selon cette même enquête, 51% des personnes interrogées estiment que Nicolas Sarkozy, qui brigue un second mandat, est le candidat qui a le plus la stature de président, mais l’écart se réduit avec le candidat socialiste (47%) et le président du MoDem François Bayrou (37%).

 

Rencontre avec François Hollande : Laurence Parisot attendra

Rencontre avec  François Hollande : Laurence Parisot attendra

François Hollande n’a pas fixé de rendez-vous pour une rencontre avec Laurence Parisot. « François Hollande avait prévu de rencontrer tous les partenaires sociaux. Il a déjà vu les organisations syndicales et a répondu à une invitation de la CGPME. Mais, compte tenu des propos très engagés de Mme Parisot en faveur de Nicolas Sarkozy, un rendez-vous n’a pas été pas fixé », a indiqué hier Claude Bartolone à l’AFP. François Hollande a rencontré en janvier les leaders de l’ensemble des organisations. Pas très adroite Laurence Parisot pour avoir soutenu autant Sarkozy. Quand on est responsable d’une organisation, on défend d’abord les mandants.  Elle s’est donc fait remonter les bretelles par ceux du MEDEF qui n’appartiennent au cercle du CAC 40. Autant éviter de se faire trop matraquer fiscalement par Hollande. Autant aussi éviter trop d’étatisme dans la régulation économique et sociale. Pour équilibre sa position, Laurence Parisot a demande un rendez-vous à Hollande, réponse : elle attendra.

Présidentielles : débat télé des 5, ce qu’en retient Europe 1, surréaliste ; exemple « Hollande a agité sa main droite »

Présidentielles : débat télé des 5, ce qu’en retient Europe 1, surréaliste ; exemple « Hollande a agité sa main droite »

 

Surréaliste les commentaires d’Europe 1 (et d’autres sur le débat tél des 5), on parle surtout de la forme, le fond tout le monde sen moque et ou incompétent. Exemple de commentaire sur Hollande :Stephen Bunard, synergologue et spécialiste de la communication a scruté les gestes de ces présidentiables. Pour Europe1.fr, il livre son analyse et décode le langage « non verbal » du président.   »Le candidat socialiste a énormément agité sa main droite, le côté de la maîtrise et de la raison : François Hollande a donc avant tout argumenté. Il a essayé de convaincre. En comparaison, sa main gauche, celle de la spontanéité et de l’émotion a, elle, quasiment été absente lors de son intervention. »"Y a-t-il une attitude qui l’a trahi ? Peut-être bien, quand il a évoqué la nécessité d’un rassemblement de la gauche pour le second tour de la présidentielle : ses lèvres se sont alors rassemblées en bouche d’huître : il était clairement en retrait. Il y avait à ce moment une gêne indéniable. » Idem pour les autres candidats. Finalement, c’est la campagne à la française. La com., la com., la com. ; pitoyable.

 

 

 

Sarkozy veut détourner le vent de panique électorale sur la spéculation si la gauche gagne, bel exemple de patriotisme

Sarkozy veut détourner le vent de panique électorale sur la spéculation si la gauche gagne, bel exemple de patriotisme

Au moment où les marchés européens montrent de nouveaux signes d’affolement, Nicolas Sarkozy et son camp ont choisi d’agiter le spectre d’attaques spéculatives contre l’euro en cas de victoire de François Hollande, pour attirer centristes et indécis.  Avec le vent de panique qui a soufflé sur les bourses européennes mardi, plombées notamment par les difficultés de l’Espagne, la crise des dettes européennes se réinvite dans la campagne électorale, à onze jours du premier tour. Elle fournit au président-candidat, toujours donné battu au second tour, un nouvel angle d’attaque contre son adversaire socialiste.  François Fillon, qui avait décrit dès 2007 une France en état de « faillite », a sonné la charge mardi soir lors d’un meeting à Versailles.   »Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l’élection si par malheur notre candidat ne l’emportait pas ! », a-t-il lancé devant un millier de militants.  Evoquant un risque de « déclassement » de la France, le Premier ministre a prédit de nouvelles attaques spéculatives, « à la minute » où M. Hollande serait élu le 6 mai. En cause, la volonté du candidat PS de renégocier le traité européen et son objectif de retour à l’équilibre en 2017, un an plus tard que celui formulé par M. Sarkozy.  Le président-candidat lui-même a agité mercredi cette menace d’une « crise de confiance massive » en cas de victoire du socialiste, adressant du même coup, après un début de campagne droitier, un clin d’oeil aux électeurs centristes courtisés dans l’optique du second tour.   »Si on recommence à embaucher des fonctionnaires, on recommence à dépenser, on met en cause la réforme des retraites, ce n’est pas un risque que les taux d’intérêt vont remonter, c’est une certitude », a-t-il affirmé sur France Info.   Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a repris l’argument sur Radio Classique, mercredi, en prédisant « un risque majeur d’implosion de notre système économique si on devait par malheur appliquer le programme de François Hollande ».  Avant un entre-deux tours où la question de la crédibilité des programmes et des candidats sera centrale, les socialistes ont contre-attaqué mardi dans la soirée, dès les premières attaques de M. Fillon.  Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, a jugé « inadmissibles » les déclarations du chef du gouvernement, l’accusant de jouer « contre les intérêts de la France ».   »Qui est au pouvoir aujourd’hui, c’est la droite ou c’est la gauche ? Il me semble que c’est Nicolas Sarkozy qui est président de la République pour quelques jours encore », a de son côté rétorqué M. Hollande mercredi sur France Inter.   Selon le candidat socialiste, « si aujourd’hui il y a des tumultes sur le marché, ce n’est pas parce que des sondages annoncent qu’éventuellement je pourrais l’emporter au second tour (…) C’est bien parce qu’il y a un doute sur la zone euro, en particulier sur certains pays, et je ne veux pas que ce soit le nôtre ».  Outre les socialistes, la candidate FN, Marine Le Pen est, elle aussi, montée au créneau pour fustiger le « chantage » de François Fillon. « Les marchés financiers pourraient donc sanctionner le peuple français en fonction de (son) choix ? Mais quel aveu de la part du Premier ministre ! » a-t-elle ironisé.

Joly (EELV): rappelle qui est Marine Le Pen

Joly (EELV): rappelle qui est Marine Le Pen

La candidate EELV à l’Elysée Eva Joly, interrogée mercredi par i-TELE sur les plaintes annoncées contre elle par le FN, a déclaré qu’il était de son « devoir » de « rappeler qui est Marine Le Pen ».   »Je pense que c’est mon devoir de rappeler qui est Marine Le Pen, d’où elle vient et ce qu’elle porte », a déclaré l’ex-juge d’instruction. « Je pense que c’est une femme qui ment lorsqu’elle dit que c’est la candidate du peuple. Il est important que quelqu’un dise que ce n’est pas vrai, qu’elle vit dans un château et je rappelle l’origine de ce château ».  Jean-Marie Le Pen a annoncé une plainte contre l’eurodéputée qui, dit-il, l’a accusé d’avoir extorqué l’héritage Lambert.  Marine Le Pen « est l’héritière de son père milliardaire par un détournement de succession par exemple », avait dit Mme Joly lundi.  Quant à une autre accusation – avoir torturé en Algérie – portée par Mme Joly contre le fondateur du FN, elle a déclaré : « Il avait annoncé qu’il me poursuivrait en diffamation, il ne l’a jamais fait ».

 

Fillon: la spéculation financière va reprendre dès le 7 mai: pas très patriotique !

Fillon: la spéculation financière va reprendre dès le  7 mai:  pas très patriotique !

Pas très optimiste Fillon sur la zone euro. Il prévoit que la spéculation va reprendre dès le 7 mai ; Pronostique ou souhait ? En tout cas pas très patriotique car personne n’a intérêt à la crise financière ».  Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l’élection si par malheur notre candidat ne l’emportait pas! », a déclaré Fillon.   »Nous venons depuis plusieurs mois de nous mobiliser pour stopper une immense spéculation », a rappelé M. Fillon. « Nous avons réussi à stopper cette spéculation car nous avons pris les mesures nécessaires », a souligné M. Fillon, citant les « barrières financières » pour éviter l’effondrement de la Grèce et l’engagement de retour à l’équilibre des finances en 2016.   »Si jamais demain, au lendemain du 6 mai, la France remettait en cause cet engagement, si la France disait +non, je prendrai une année de plus ou je le ferai que s’il y a de la croissance+, à cette minute-là la spéculation contre la monnaie européenne reprendrait de plus belle, sauf qu’il n’aurait plus personne pour l’empêcher », a expliqué M. Fillon.  François Hollande mise sur un retour à l’équilibre des finances en 2017, Nicolas Sarkozy tablant lui sur 2016.  Mme Pécresse, porte-parole du gouvernement, a pour sa part ironisé sur l’opposition qui a, selon elle, « essayé de nourrir la campagne avec un seul carburant, l’antisarkozysme ». « Mais le carburant vient à manquer, la voiture a des ratés, et les gens se posent la question de la crédibilité (…) du gabarit comme dit Mme (Bernadette) Chirac », a-t-elle poursuivi.  Mme Pécresse s’est dite « inquiète » des « ambiguïtés » du programme socialiste. « Le plus grave, c’est de se dire que c’est Jean-Luc Mélenchon, le soir du premier tour, qui va tenir la plume de leur projet commun », a-t-elle dit.

 

D’après l’institut de sondage CSA (groupe Bolloré !), la candidate du Front National Marine Le Pen séduit de plus en plus de jeunes. Que fait la police ?

D’après  l’institut de sondage CSA (groupe Bolloré !), la candidate du Front National Marine Le Pen séduit de plus en plus de jeunes. Que fait la police ?

 En ce moment les instituts de sondage proches du pouvoir actuel ont tendance à trop fumer la moquette ; après Ipsos qui mettait nettement tête Sarkozy mais qui s’est repris sans doute par peur du ridicule, c’est maintenant l’institut CSA qui déraille.  Pour CSA les 18-24 ans seraient de plus en plus nombreux à être séduits par la candidate du Front National. Quand on voit la tête des participants à ses meetings on a de la peine à le croire, il y a davantage d’utilisateurs de  déambulatoires que de rappeurs. Elle arriverait même en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, devant François Hollande. Le candidat socialiste arrive deuxième des intentions de vote des 18-24 ans devant Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. Surtout, Marine Le Pen est la candidate qui a le plus progressé dans les intentions de vote des jeunes. A l’inverse, le candidat socialiste apparaît comme le grand perdant de ces derniers mois chez les jeunes. Voilà, l’intention est lâchée, ll faut affaiblir Hollande ; CSA (Bolloré, ami du président) met le paquet. On se demande comment sont effectués ces sondages bidonnés et qui donnent les résultats que souhaitent ceux qui les financent ou qui  les dirigent. Donc marine séduit les jeunes et Mélenchon les vieux, Sarkozy les électeurs pauvres et intègres et Hollande les culs de jatte. Sondage scientifique effectué sur un échantillon représentatif (méthodes des quotas ) de 5 militants de l’UMP.

 

Allemagne : Hollande « le judoka » et Sarkozy « le boxeur »

Allemagne : Hollande « le judoka » et Sarkozy « le boxeur »

Eux-même s’apprêtent à tourner la page Merkel pour entamer un nouveau chapitre. Quel regard les Allemands portent-ils sur la campagne électorale française ?. « Der Boxer », c’est Nicolas Sarkozy. « Der judoka », François Hollande : c’est ainsi que le Berliner Zeitung décrivait la tactique des deux favoris de la campagne présidentielle française.  Si la presse allemande suit la campagne française de près, « l’homme de la rue » se passionne moins qu’en 2007, peut-être parce que le suspense est moins grand : les sondages donnant Sarkozy battu au second tour dans tous les cas de figure. Pour les éditorialistes allemands, des cinq années de Sarkozysme, les Allemands garderont surtout quelques clichés « bling-bling ».  Quant à François Hollande, sa politique sociale (retour de la retraite à 60 ans) et fiscale laisse planer quelques craintes.  Une victoire socialiste en France serait cependant un signe encourageant pour les socio-démocrate allemands même si, pour eux, le socialisme à la française est resté ancré dans les années 1970.

 

Hollande : demander l’avis des gens, pourquoi pas ?

Hollande : demander l’avis des gens, pourquoi pas ?

 

François Hollande, candidat socialiste à l’Elysée, a affirmé mardi sur i-Télé que s’il devait y avoir une réforme « importante » du mode de scrutin avec introduction de proportionnelle, un référendum serait « peut-être une solution ». « Il y a deux sujets qui méritent un référendum: lorsqu’il y a un changement profond des institutions et lorsqu’il y a transfert de souveraineté », rappelle François Hollande. « Après il peut y avoir une question qui surgit et justifie (un référendum) mais je ne suis pas pour la répétition de référendums », ajoute-t-il. Alors qu’on lui demande s’il juge qu’introduire de la proportionnelle mériterait un référendum, il répond: « La proportionnelle ne figure pas dans la Constitution. S’il devait y avoir une réforme plus importante – j’ai entendu des candidats parler de moralisation de la vie politique avec des textes très importants qui pourraient être adoptés -, ça peut être une solution ». Demander l’avis des gens, on y avait pas pensé avant, ce n’est pas idiot dans uen démocratie.

 

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