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Cohn-Bendit : « la victoire de la gauche, ce n’est pas l’entrée au paradis, c’est l’entrée dans l’enfer de la réalité. »

Cohn-Bendit : « la victoire de la gauche, ce n’est pas l’entrée au paradis, c’est l’entrée dans l’enfer de la réalité. »

Le député européen EELV Daniel Cohn-Bendit assure mercredi que le président du MoDem, François Bayrou, doit faire un choix pour le 6 mai, sinon « il choisit la droite » et « prend le risque » d’une réélection de Nicolas Sarkozy. Dans une interview publiée mercredi par le Parisien Aujourd’hui en France, l’eurodéputé résume la stratégie du leader centriste à une formule « je ne suis ni vierge ni dévergondé ». Mais ajoute Daniel Cohn-Bendit, « ça ne marche pas. L’intérêt de la France, dont Bayrou parle tout le temps, c’est maintenant d’en finir avec la présidence de l’UMP. Sarkozy allant de plus en plus à droite, c’est au nom de l’intérêt national qu’il doit être battu ». « Si Bayrou ne choisit pas, il choisit la droite. Il prend le risque que Sarkozy soit réélu », estime-t-il. Le responsable écologiste croit que François Hollande va être élu le 6 mais, avertit-il, « la victoire de la gauche, ce n’est pas l’entrée au paradis, c’est l’entrée dans l’enfer de la réalité. Ce sera extrêmement dur ».

 

Révélation de Baroin : « la crise n’est pas terminée » , pourtant il y a une semaine, la crise était maitrisée, à qui se fier ?

Révélation de Baroin : « la crise n’est pas terminée » Fran , pourtant il y a une semaine, la crise était maitrisée, à qui se fier ?

 

Grande révélation de Baroin, qui est à la fiance  ce que MacDo est à la gastronomie, la crise n’est pas terminée ; surprise car il y a une semaine, il affairait que la crise était maitrisée. En plus ce qui ne va pas bien en France serait la faute à la crise mondiale ; autre révélation ; salauds d’étrangers ; pourquoi pas une loi pour interdire ce génocide financier dont nous sommes victimes ! Le  ministre de l’Economie, a estimé mercredi matin sur Europe 1 que l’instabilité actuelle des marchés européens est le signe que « la crise n’est jamais vraiment partie ».   »Le pic de la crise était derrière nous lorsque nous avons trouvé un programme pour la Grèce. Mais tous les pays sont endettés. Tous les pays doivent réduire leur déficit. Tous les pays ont des efforts à produire y compris la France. Ça fait quand même huit mois qu’on gère des crises matin, midi et soir. C’est une immense épreuve. On s’honore d’avoir trouvé des réponses sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy de solidarité et de consolidation budgétaire. On préfère mettre la crise derrière nous », a estimé le ministre de l’Economie sur Europe 1. Selon lui, François Hollande, le candidat socialiste, « a menti aux Français », « dans une parenthèse enchantée, pour expliquer que tout ce qui n’allait pas bien dans le pays était de la faute de Nicolas Sarkozy. Alors que tout ce qui ne va pas bien est lié à une crise mondiale », a ajouté François Baroin.

 

Règlements de comptes à l’UMP, après Juppé, Chantal Jouanno qui refuse la droitisation de son parti

Règlements de comptes à l’UMP, après Juppé, Chantal Jouanno qui refuse la droitisation de son parti

 

« Ces propos de Chantal Jouanno sont stupides et contre-productifs », a déclaré le Premier ministre selon des participants à la réunion à huis clos du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Ces propos ont été confirmés par son entourage. M. Fillon a dit qu’il ne pouvait « que souscrire » à la condamnation faite un peu plus tôt par le patron des députés UMP, Christian Jacob. Ce dernier a en effet jugé « absolument scandaleux » les propos de la sénatrice de Paris et ex-ministre Chantal Jouanno, dont il est pourtant proche. « Ca ne nous sert absolument pas. Dire que le problème de l’immigration n’existe pas quand on fait son marché dans le VIe arrondissement, c’est facile ! », a-t-il lancé. Les propos de Mme Jouanno ont été unanimement condamnés par les participants à la réunion du groupe UMP, qui a duré plus longtemps que d’ordinaire, deux jours après le premier tour de la présidentielle. C’était également la dernière réunion de l’ensemble des députés UMP avant le 6 mai. Il faut refuser de se placer dans une hypothèse de défaite et refuser toute question sur l’après », a souligné M. Fillon. Un peu plus tôt sur RTL, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a assuré pour sa part qu’il ne voterait « pas pour le Front national » en cas de duel entre le parti de Marine Le Pen et le PS aux élections législatives. Sans s’attirer de commentaire de la part de M. Fillon. Devant les députés UMP, le Premier ministre a redit qu’il ne fallait pas « faire de zigzag » dans la campagne de second tour. « On sait que les changements de pied entre les deux tours, c’est l’échec assuré ». « Les Français méprisent les girouettes et les opportunistes. Nous devons incarner trois valeurs: la réforme, la protection, la vérité. On a une ligne politique claire. Il faut riposter, rendre coup après coup. Nous sommes plus rassembleurs que la gauche, il faut avoir la rage de vaincre », a-t-il encore lancé. Après les félicitations adressées par M. Jacob à la gestion de la campagne de Nicolas Sarkozy par l’UMP et son secrétaire général, Jean-François Copé, les députés UMP ont unanimement approuvé avec des « applaudissements nourris », selon les participants. Un peu plus tôt dans la matinée, lors de la réunion du groupe UMP au Sénat, les oreilles de Mme Jouanno avaient déjà, en son absence, sifflé. « Un tweet ça va, deux tweets, bonjour les dégâts », a lancé le sénateur UMP de Paris, Pierre Charon, ennemi de Mme Jouanno. Une allusion à son tweet de la semaine dernière où elle disait qu’elle voterait Nicolas Sarkozy même si elle avait, comme Fadela Amara et Martin Hirsch, « des raisons personnelles d’être contre lui ». M. Charon a en outre souligné que « c’était la première fois depuis le début de la Ve République que le candidat de gauche arrive en tête au premier tour de la présidentielle dans la capitale ». Une façon de mettre en cause la gestion de la fédération UMP de Paris, présidée par Philippe Goujon, proche de M. Fillon. « Quand ça tangue, a également lancé l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il faut serrer les rangs autour de l’UMP et de son secrétaire général et ne pas parler d’éclatement de l’UMP ». Ce matin Sarkozy avait demandé à Juppé de se concentre et non de s’inquiéter de l’éclatement de l’UMP. Il est clair que l’éclatement de l’UMP n’est plus à écarter tellement les positions entre les libéraux et la droite ultra sont différentes. Sarkozy battu, ce sera le temps des règlements de compte soutenu par l’intérêt des députés à se faire réélire même contre les orientations de leur parti.

Nicolas Sarkozy, futur remplaçant de Bernard Thibault à la CGT, annonce un «grand rassemblement» le 1er mai

Nicolas Sarkozy, futur remplaçant de Bernard Thibault à la CGT, annonce un «grand rassemblement» le 1er mai

Cette fois la reconversion est en cours pour Sarkozy qui organise le grand rassemblement du Premier mai traditionnellement réservé aux syndicats pour honorer la fête du travail. Avec son sens habituel de la nuance et de la distinction, Sarkozy explique qu’il y a les vrais travailleurs et les autres ; donc les syndicats organiseraient un rassemblement de chômeurs et lui celui des vrais travailleurs. Il semblerait bien que Sarkozy ait l’intention de se reclasser dans des fonctions syndicales après son probable échec aux présidentielles. Finalement ça tombe bien puisque la CGT a des difficultés à se mettre d’accord sur un nom pour succéder à Bernard Thibault, pour quoi pas Sarkozy ? Il parle haut et fort, est désormais du coté du peuple, peut dire tout et son contraire sans état d’âme. Son repositionnement du coté de ceux qui souffrent pourrait même le conduire au têt de SUD. Pas question de laisser ses détracteurs occuper seuls la scène à quelques jours du second tour. Nicolas Sarkozy a annoncé ce lundi matin, devant son QG de campagne, la tenue d’un « grand rassemblement » le 1er mai, jour de la Fête du travail. Autour de la valeur du « vrai travail ». « Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille », a-t-il expliqué. Sarkozy semble bien décidé à se passer de tous les corps intermédiaires ( y compris dans son propre camp par exemple Juppé appelé à « se concentrer »). D’ailleurs pourquoi ne pas cumuler les fonctions les fonctions de président de la république, de leader de la CGT ou encore par exemple de présentateur du JT à TFI (ça se fait encore dans certains pays africains). Le 25 décembre, il pourrait aussi remplacer le père Noël mais là il y a une forte concurrence dans les autres fomations politiques.

 

Sarkozy, toujours élégant et pédagogue : « Juppé doit se concentrer » !!

Sarkozy, toujours élégant et pédagogue : « Juppé doit se concentrer » !!

 

Nicolas Sarkozy ne peut s’empêcher de cogner, c’est ainsi qu’il conçoit la démocratie, bien sûr sur l’opposition, normal mais sur les syndicats qu’il veut doubler le 1er Mai et même dans son camp. Sans doute sur le plus compétent et le plus responsable : Juppé.  a rappelé à l’ordre mardi son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, l’invitant à se concentrer sur le deuxième tour de la présidentielle plutôt que sur l’avenir de l’UMP. Intervenant lundi sur RTL, Alain Juppé avait déclaré que l’espoir était « fort » dans le camp du président candidat sur ses chances de victoire le 6 mai pour ajouter toutefois que, en cas de défaite, ils seraient « un certain nombre à tout faire pour que l’UMP garde sa cohésion ». Interrogé sur ces déclarations, Nicolas Sarkozy, qui intervenait lors de l’émission Les Quatre Vérités sur France 2, a déclaré : « On est exactement dans ce qui n’intéresse nullement les Français. » « Il ferait mieux de se concentrer sur le deuxième tour », a-t-il ajouté à propos d’Alain Juppé. « Il faut se battre et je regarde ce deuxième tour avec confiance mais ce qui compte, ce n’est pas l’avenir de Nicolas Sarkozy, encore moins l’avenir de l’UMP, ce qui compte c’est l’avenir du pays, où voulons-nous aller nous les Français », a-t-il encore dit.

Présidentielles : à défaut de 3 débats bientôt un loft présidentiel sur TFI

Présidentielles : à défaut de 3 débats bientôt  un loft présidentiel sur TFI

 

De toute évidence Sarkozy veut maintenant en découdre en multipliant les débats, 2 puis 3 peut être 4 la semaine prochaine et 5 la semaine suivante. Alors pourquoi pas ne pas organiser un « loft » avec les présidentiables filmés 24 heures sur 24. Et retransmis sur TF1, la chaine culturelle. Pour mettre un peu de sel et de sentiment  dans les relations entre deux hommes,  on pourrait aussi enfermer dans ce loft Morano et Ségolène. Amour, jalousie, haine assurés. Avec vote des téléspectateurs tous les soirs. Table ronde de psycho-politologues pour analyser le comportement de chacun ; création de situation extrêmes pour pimenter les réactions de chacun. La V èeme république  a besoin de renouvèlement, il faut oser la démocratie. On veut des débats encore plus de débats et surtout du spectacle, du cirque, de la comédie,  à défaut évidemment de programme adaptés pour résoudre les questions de dette, de croissance et de chômage.

La presse allemande : les électeurs français veulent se débarrasser de Sarkozy

La presse allemande : les électeurs français veulent se débarrasser de Sarkozy

 

La presse allemande n’est pas tendre pour Sarkozy, elle lui impute même la montée du front national.  La presse allemande consacre ce lundi à l’élection présidentielle française, c’est que ce premier tour a confirmé le rejet de Nicolas Sarkozy. Le Financial Times Deutschland résume ainsi « le message des électeurs français » : « se débarrasser de Nicolas Sarkozy – indépendamment de ce qui vient à sa place » et parle d’un « échec cuisant » pour le président sortant. Les Nürnberger Nachrichten affirment eux que le second tour sera dans ce cadre « un vote pour le moindre mal ». Quant au Rheinische Post de Düsseldorf, il évoque « une lourde gifle » pour l’actuel occupant de l’Elysée. Autre point qui a retenu l’attention des éditorialistes allemands : la montée de Marine le Pen. « Au lieu de la grande surprise promise par Nicolas Sarkozy, on en a eu une bien mauvaise avec le score de la candidate FN « , affirme le Rheinische Post. Pour le Landeszeitung de Lunebourg, non loin de Hambourg, le président sortant n’est du reste pas étranger à ce phénomène.  » En introduisant les sujets de l’immigration et de la sécurité au cœur du débat, il a conduit des électeurs à se jeter dans les bras  » du FN, conclut l’éditorialiste du quotidien régional.Le Tagespiegel de Berlin souligne qu’un tiers des voix sont allés « aux candidats anti-système ». Les grands partis, affirment l’éditorialiste, sont désormais sous « la pression des extrêmes ». second tour cependant,  » tout est ouvert « , conclut le Financial Times Deutschland. Der Neue Tag, à Weiden (Bavière), affirme également qu’il n’est « pas acquis que le rejet de Sarkozy suffise au deuxième tour ». Et le Rheinische Post affirme que  » les cartes sont désormais rebattues « .Pour le Badische Tagblatt de Baden-Baden, « le plus détesté des présidents ne va pas au second tour sans aucune chance de gagner ». Voeu pieu ? Le quotidien Neue Osnabrücker Zeitung, il attaque vivement François Hollande pour ses projets de « croissance par l’argent public et de retour à la retraite à 60 ans ». « Le danger est immense », souligne-t-il en parlant d’un vote le 6 mai qui sera « déterminant pour l’Europe ».

Sarkozy : la grosse ficelle du troisième débat annonce une campagne encore plus affligeante

Sarkozy : la grosse ficelle du troisième débat annonce une campagne encore plus affligeante

 

Il est malin le candidat président. Il sait qu’il a toutes les chances de perdre. Alors on va fragiliser Hollande en lui proposant des débats inacceptables ; la semaine dernière, Sarko proposait deux débats, maintenant c’est trois. Qui dit mieux, pour quoi pas 4, 5 ou 15 ; Un par jour. Pour dire la vérité bien sûr, sans faux fuyant. Sarko se fait une idée assez personnelle de la politique, pour lui c’est un match de catch, il faut cogner. Au besoin on change les règles au cours de la partie. Si les trois débats ne suffisent pas, pourquoi ne pas faire aussi une novelle élection dans un mois si Hollande l’emporte le 6 mai ; on pourrait même envisager de faire des élections présidentielles tous les mois jusqu’au moment où Sarko l’emportera. Sarko confond le contexte politique présidentiel avec la foire à la brocante ou le marché ; c’est le plus fort en gueule qui gagne, celui qui sait placer des aspirateurs dont il ne connaît pas le fonctionnent  ou pire des enclumes à la sauvette. C’est tout ce que l’entourage du président a trouvé de nouveau pour sauver la France, un troisième débat. La dictature de la com. ; est sans doute le pire ennemi des politiques quand la forme, les coups tordus et la malhonnêteté prenne le pas sur le fond. Il y a même fort à prévoir que cette question des 3 débats va être au centre de la campagne, une manière d’oublier la dette, la récession, le chômage et la perte de compétitivité de l’économie.  La première partie de la campagne n’était déjà pas brillante, cette fois on risque de dépasser les sommets de l’indigence.

Sanctions pour publication des sondages et estimations : rétablissement de la peine de mort

Sanctions pour publication des sondages et estimations :  rétablissement de la peine de mort

 

 Le parquet de Paris va sévir et durement contre les crimes de lèse information. Le procureur de Paris avait prévenu, il y aura des poursuites. On parle même de rétablir la peine de mort. Toutefois, les règles pourraient changer à l’avenir, la fermeture des bureaux de vote pourrait avoir lieu à la même heure ; en outre le service minitel venant officiellement à expiration le 30 juin 2012, il est question de doter le paquet de Paris d’un PC d’occasion pour rajeunir sa vision de l’information. En effet Tout au long de la journée, les internautes, eux, s’en sont donné à cœur joie sur les réseaux sociaux Facebook et surtout Twitter, où le compte @2012resultats a divulgué en direct les estimations des résultats, dont certaines correspondaient aux chiffres donnés aux rédactions mais qu’il était interdit de rendre publics…Du coup, il va falloir inculper tous les contrevenants, des centaines de milliers ; comme te taux d’occupation des prion est déjà excessif, on envisage de rétablir la peine de mort pour punir les coupables. Pour les prochaines élections, d’autres réformes sont à l’étude, comme l’interdiction pure et simple de publier les résultats. Le président serait alors tiré au sort. Rien n’est décidé car ces transformations posent de redoutables problèmes constitutionnels. Les instituts de sondages avaient pourtant pris leurs précautions, comme TNS Sofres, qui a fait signer une décharge aux journalistes. Les internautes se sont aussi défoulés sur Twitter en publiant des phrases codées accompagnées du mot clef #RadioLondres (« Les talonnettes ne sont plus à la mode », « Le prix du flan a drôlement augmenté en Guadeloupe, mais les Rolex sont en solde »). Hier soir, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant l’AFP, deux médias et un journaliste belges, un média suisse et un site néo-zélandais.La journée électorale s’est déroulée dans une atmosphère de joyeux tohu-bohu hier sur Internet. La Commission des sondages avait pourtant prévenu : toute infraction à la loi interdisant la publication des résultats d’élections, partiels ou définitifs, avant 20 heures serait signalée au parquet de Paris. Elle avait pointé du doigt tous les médias, y compris étrangers, qui, diffusant sur le territoire, devaient tomber sous le coup de la loi française. Mais l’interdiction a été violée avec la plus grande insolence par des sites Internet étrangers. Dès la fin de matinée, le site de « La Tribune de Genève » et « 20 Minutes » en Suisse divulguaient les résultats en outre-mer, où les votes se sont déroulés samedi. En soirée, plusieurs médias étrangers dont la RTBF et « Le Soir » ont donné leurs estimations avant 20 heures, révélant que François Hollande était largement en tête. Dès lors, l’AFP s’est engouffrée dans la brèche en publiant à 18 h 52 les estimations de plusieurs instituts de sondages. Avec ce message : « Plusieurs médias étrangers ayant diffusé des estimations basées sur les premiers dépouillements des bureaux de vote qui ont fermé à 18 heures, l’AFP met à la disposition de ses clients les informations sur les estimations qui sont en sa possession. La diffusion de ces informations auprès du grand public est de la seule responsabilité des clients. L’AFP ne diffusera aucune information sur les estimations auprès du grand public via ses services Internet avant 20 heures. » La plupart des clients sont restés sages. Les sites Atlantico et Slate ont toutefois publié les résultats quelques minutes avant 20 heures.

Des règles électorales obsolètes? Pas seulement, c’est la démocratie qui est obsolète

Des règles électorales obsolètes? Pas seulement, c’est la démocratie qui est obsolète

On s’attarde maintenant sur des détails, parrainage, temps de parole, sondages etc. sans s’apercevoir que ce ne sont pas des broutilles méthodologiques qui sont en cause mais la démocratie elle même. Dou le désamour des français vis-à-vis des programmes considérés à plus de 60% comme inadaptés à la crise. Tout est évidemment à revoir, la sociologie des candidats, leurs programmes, la gouvernance, la démocratie participative, les institutions.  Nicolas Sarkozy a promis de « mettre à plat » et de « moderniser » les textes régissant l’égalité du temps de parole et de parrainage des candidats à la présidentielle. C’était « la dernière élection avec ces règles », promet-il dans un entretien au Figaro paru vendredi. On peut s’étonner par exemple qu’un ancien Premier ministre ou qu’une ancienne ministre n’ait pu se présenter quand un extraterrestre comme Cheminade a été autorisé à la faire. Ce qui est en cause fondamentalement c’est le mode de reproduction de notre classe politique qui constitue en fait une sorte de caste qui vit de la politique et reproduit les mêmes modèles culturels. D’un certain point de vue cette campagne a été caricaturale, peu de vrai débat sur la dette, peu de prise en compte de la dimension infranationale notamment des pays en voie de développement, la culture absente. C’est la France plon-plon. On taxe les riches on donne aux pauvres, on ferme le frontières, on imprime nous même une vraie monnaie de singe française. Le riches sont parties depuis longtemps et ne paieront pas davantage avec l’armée de fiscalistes dont ils disposent, en outre ce n’est pas à la dimension des problèmes même si c’est une cruciale question de justice sociale. On ferme les frontières, OK, on le vend à qui les produits français comme l’Air Bus. Sitôt que la France d’abord puis l’Europe a voulu mettre une taxe carbone, on a vite fait machine arrière car les pays acheteurs menaçaient d’annuler leur commande. Le pompon, on retourne aux assignats, on imprime nous mêmes notre propre monnaie, ce qu’on a fait pendant des dizaines d’années et qui se traduisait régulièrement par une dévaluation, de l’inflation et de la perte de pouvoir d’achat. On rase gratis demain, personne n’y croît ; on ne va pas voter pour candidat mais contre Sarkozy qui a tout fait pour cela. Demain, on fera comme d’habitude, on fera ce qu’on peut, plus ou moins bien avec une bureaucratie  qui détient  en fait le pouvoir et un pouvoir politique qui gesticule.

 

Des indignés dénoncent la mascarade électorale

Des indignés dénoncent la mascarade électorale

Protestation des indignés en France. Ils n’ont certes pas raison sur tout (trop de poncifs et de naïveté) mais cela témoigne d  ’une insatisfaction notamment en ce qui concerne la représentativité sociologique des candidats (hormis un ou deux) ° ; trop de fonctionnaires, trop de riches (y compris marine le Pen), trop de gens déconnectés des réalités économiques et sociales concrètes qui ne connaissent même pas le prix d’un pain ou du ticket de métro. Bref trop de politiciens qui considèrent la politique comme un métier et non comme une mission. Les indignés sont de retour à Paris. Quelque 300 militants, venus pour certains à pied de Toulouse, Bayonne, Marseille, Angers et Lille, se sont rassemblés samedi à Paris pour dénoncer une « mascarade électorale ». Au son des tambours, les « marches populaires », parties entre le 3 mars et le 7 avril, ont convergé jusqu’à Paris. A la veille du premier tour de la présidentielle, les militants demandent « une démocratie réelle », car « les candidats actuels ne nous représentent pas », a déploré Yannick, un militant de 27 ans venu en marchant de Bayonne. « Nos rêves ne rentrent pas dans leurs urnes », « ils ne nous représentent pas », pouvait-on lire sur des banderoles dans le centre de la capitale. « Parmi les candidats, il n’y a jamais le candidat que je voudrais. Et je ne suis pas le seul à penser ça », poursuit Yannick. « A nous de nous réorganiser, pour au moins au niveau local, avec des assemblées démocratiques, nous faire entendre et mettre en place des idées alternatives en matière d’environnement, de santé, d’éducation, d’alimentation », ajoute-t-il. Ce dernier avoue toutefois que même s’il n’est pas satisfait, il votera quand même, par procuration, « pour un candidat plutôt de gauche et plutôt proche des questions environnementales ». Rassemblés à la Fontaine des Innocents du quartier des Halles, les manifestants ont déploré, à l’instar d’Arthur, 26 ans que « dans le panel des candidats, il y ait des idées et des alternatives qu’on ne nous propose jamais, comme par exemple réduire le productivisme ». Selon lui, parmi les manifestants, « certains n’iront pas voter, d’autres voteront blanc ou nul, ou peut-être pour un candidat qui se dit anticapitaliste », ajoute-t-il en souriant. Les manifestants devaient ensuite se rendre au Champ-de-Mars, où ils espèrent pouvoir rester jusqu’au 12 mai. Date à laquelle une journée d’actions internationale de tous les « Indignés » est prévue, un an après le début du mouvement espagnol. Ils envisagent d’organiser d’ici là des assemblées populaires ou des actions symboliques contre des banques ou des supermarchés à Paris.

 

La campagne au tamis du « storytelling » ou décryptage du bla-bla politique

La campagne au tamis du « storytelling » ou décryptage du bla-bla politique

- Nicolas Sarkozy a été identifié par l’opinion comme un « bonimenteur » quand François Hollande a assumé « jusqu’à la fadeur extrême » les traits d’un anti-Sarkozy, estime Christian Salmon, qui a passé la campagne au crible du « storytelling » (art de raconter uen histoire à des fisn de communication). « Ce que n’a pas compris Nicolas Sarkozy, qui tente sans arrêt une nouvelle histoire -tour à tour protecteur puis agressif, qui va à droite puis qui va à gauche- c’est que sa parole même est décrédibilisée », a dit à Reuters ce chercheur au CNRS, importateur en France de ce concept. « De la même façon que l’inflation monétaire ruine la confiance dans la monnaie, l’inflation d’histoires a ruiné la crédibilité du narrateur », poursuit l’auteur de « Storytelling: la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits ». Cet essai, publié en 2007, visait à dévoiler l’impact des nouveaux usages du récit dans la communication. Le storytelling n’est pas pour autant une manipulation unilatérale utilisée aux dépens d’une foule crédule. « Un narrateur n’est jamais seul, il y a tous ceux qui l’écoutent mais il y a aussi les médias et les internautes qui, en postant des commentaires, des tweets, en rédigeant des blogs, interagissent avec les autres et parviennent parfois à voler la vedette au narrateur principal et réussissent à imposer un autre récit », explique Christian Salmon. « Dans des sociétés hypermédiatisées, la capacité à construire une identité politique, non pas avec des arguments rationnels mais en racontant des histoires, est devenue la clé de la conquête du pouvoir », poursuit-il. De ce point de vue, « Nicolas Sarkozy a offert une sorte de cas d’école du storytelling, de manière tâtonnante, zigzagante comme quelqu’un qui ferait l’apprentissage du pouvoir en essayant de maîtriser l’agenda médiatique, de fédérer les attentions jusqu’à développer une véritable atmosphère de série télévisée », poursuit-il. Dans son nouvel ouvrage publié le mois dernier et intitulé « De Sarkozy à Obama, ces histoires qui nous gouvernent », Christian Salmon propose d’ailleurs non sans une certaine ironie un découpage du quinquennat en sept « saisons » du sarkozysme. « La campagne aussi est une série télévisée et gare au candidat qui n’offre aucune possibilité de rebondissements, qui n’a aucune réserve de suspense, comme François Bayrou ou Eva Joly. » Le candidat du MoDem « est revenu en 2012 avec le même récit qu’en 2007, avec l’espoir que les événements sinon les électeurs lui donneraient raison », rélève-t-il. « En 2007, il avait deux atouts: la dénonciation des médias -assumée cette fois-ci par Jean-Luc Mélenchon- et la division du camp socialiste, ce qui n’est plus le cas en 2012 en raison de la possibilité crédible d’alternance ». Quant à la candidate écologiste, « elle a été déstabilisée d’entrée de jeu par son parti qui a négocié dans son dos en renonçant à des éléments de son programme et en l’obligeant à avaler la couleuvre d’un ralliement annoncé à Hollande au second tour. Elle a perdu toute la crédibilité que son parcours professionnel et son courage lui avait value ». Gare aussi au candidat qui ne joue pas son rôle comme la candidate du Front national, prévient Christian Salmon. « Plus bobo que Iago, Marine Le Pen, investie du rôle du méchant (…) a déçu parce qu’elle a refusé d’incarner l’image du mal en politique », dit- il. « Elle voulait être princesse, or seul le mal est intrigant, désirable comme le savait si bien son père, qui n’a jamais craint, lui, d’être diabolisé. » La candidate du FN « a fait tant d’efforts pour se dédiaboliser qu’elle est allée jusqu’à en oublier les fondamentaux anti-immigrés et sécuritaires de son électorat. Elle a semblé perdre sa substance, se consumer tout au long de la campagne, telle une Jeanne d’Arc sur le grill médiatique ». Le surgissement de Jean-Luc Mélenchon reste la grande surprise de cette campagne, note Christian Salmon. « Il a imposé une manière de faire de la politique à l’ancienne. Il a su capter et structurer une révolte qui s’est exprimée de manière spontanée par les militants de Puerta del Sol à Madrid et d’Occupy Wall Street à New York. « Tout en se livrant dans ses meetings à de longs développements pédagogiques sur la crise financière un peu comme un instituteur républicain, Mélenchon a mobilisé les figures de l’émancipation française de la Commune de Paris au Front populaire et jusqu’à Mai-68 dans un grand récit épique. « Mélenchon a fédéré des courants de la gauche institutionnelle et de la gauche extraparlementaire, une situation inédite dans la vie politique française. » Pour Christian Salmon, « François Hollande, porté par les vagues de sondages comme la seule alternative crédible à Nicolas Sarkozy, a assumé jusqu’à la fadeur extrême, les traits d’un anti-Sarkozy: normal, constant, cohérent, rassembleur ». « Il a un peu essayé avec le ‘Rêve français’ de nous vendre un petit récit de campagne, mais il a vite compris que le ressort de l’élection était ailleurs », note-t-il évoquant le titre du livre publié en août dernier par François Hollande. « En 2012, les Français ne votent pas pour élire un président mais pour le congédier. C’est un vote d’impeachment que les Français vont faire », estime Christian Salmon en référence à la procédure américaine qui permet de démettre un président. La France est un drôle de pays qui peut voter à contre-cycle, rappelle-t-il. « En 1981, les Français choisissaient Mitterrand en plein triomphe de la révolution néolibérale. En 2007, alors que les Américains, après deux mandats de Bush, élisaient Obama, les Français optaient pour Nicolas Sarkozy. » « Au-delà des traits caricaturaux de la personne, de ses maladresses, de son immaturité, c’est la raison profonde de l’extinction rapide du sarkozysme. C’est un président néolibéral à contre-cycle. Il n’a pas su réinventer une présidence des temps de crise. » L’épisode de la tuerie de Toulouse, le mois dernier, est de ce point de vue symptomatique, pour Christian Salmon. Pour lui, Nicolas Sarkozy n’a pas ménagé ses efforts pour se repositionner au centre de l’attention publique mais les électeurs ne lui en ont pas su gré. « Soit que la ficelle soit apparue trop grosse et que le nouveau rôle présidentiel, paternel et protecteur, ait été perçu comme une posture, une mise en scène par l’opinion, soit que l’hyper-mobilisation des audiences provoquée par cet événement n’ait ensuite entraîné une phase de décompression », dit-il. « C’est la première fois qu’en France les chaînes de télévision d’information continue font à ce point irruption dans la campagne », note Christian Salmon. « Avec Toulouse, l’attention a été mobilisée et de manière incroyablement efficace par ces chaînes qui ont battu des records d’audience et inventé au pied levé une sorte de téléréalité de la terreur. » Mais cette mobilisation des audiences provoque en retour des phases de décompression dont les politiques font les frais. « A trop vouloir stimuler les audiences, l’homme politique s’expose à une sorte d’effet feedback sous forme de déception, voire de désenchantement », analyse Christian Salmon. De ce point de vue, il souligne qu’il ne faut pas confondre la mobilisation électorale par les réseaux sociaux et une repolitisation de la société. « La forte participation à l’élection présidentielle de 2007 n’exprimait qu’un phénomène d’audimat liée à la personnalisation et non à la politisation des enjeux de l’élection. « Nicolas Sarkozy a été un formidable excitant politique sur fond de dépolitisation de la société, on a même pu dire qu’il hystérisait la vie politique. « Le contrôle de l’agenda médiatique apparaît ainsi comme une tentative désespérée de mobiliser des audiences qui se détournent inexorablement de la politique, tentative vouée à l’échec comme le montre, aux élections intermédiaires, la persistance d’une forte abstention. » D’autant que, rappelle Christian Salmon, la crise économique et financière a mis à nu l’impuissance des gouvernants. « C’est un phénomène qui a touché tous les responsables en Europe qui ont été congédiés par les électeurs ou contraints à la démission par les autorités financières. « Le discours de la plupart des candidats, discours de raison ou de rigueur, a ratifié cette impression d’impuissance politique face aux marchés souverains », dit-il.

Sur RTL, Sarkozy reconnaît « avoir manqué de solennité » ou de dignité ?

Sur RTL, Sarkozy reconnaît « avoir manqué de solennité » ou de dignité ?

Invité à répondre aux auditeurs de RTL vendredi matin, Nicolas Sarkozy a reconnu son « erreur » d’un manque de « solennité » en début de mandat ». C’est une « erreur dont je voudrais m’excuser ou sur laquelle je voudrais m’expliquer et que je ne re-commettrais pas », a-t-il ajouté. « Quand je suis devenu président de la République, j’étais dans la lancée du ministre. Or, pour être ministre il faut de la réactivité et l’énergie de la réactivité. Le président, c’est tout à fait différent. J’ai mis quelques semaines, voire quelques mois, à m’en rendre compte. Le président doit être à la fois proche et solennel », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Il n’y a aucune chance que je la re-commette puisque je connais le métier, la fonction plus exactement, maintenant », a assuré Nicolas Sarkozy. Sarko fait encore une approximation sémantique, il confond solennité qui a rapport au protocole et dignité qui a rapport au respect.

 

Les sondages pèsent sur les votes et les votes sur les sondages, faut-il supprimer les sondages ou les élections ?

Les sondages pèsent sur les votes et  les votes sur les sondages, faut-il supprimer les sondages ou les élections ?

 

Les sondages politiques influencent les intentions de vote des électeurs, selon une enquête réalisée par l’institut d’études marketing MediaMento, en collaboration avec des spécialistes des interactions sociales. Près d’un quart (24,9%) des personnes ayant participé à l’étude ont ainsi indiqué avoir changé de « candidat favori » dans leurs intentions de vote, selon les différents résultats de sondages qui leur étaient exposés. Inversement, on peut soutenir que les intentions de votes pèsent davantage sur les sondages. Conclusion on pourrait supprimer les sondages, pire pourquoi pas les votes qui pèsent sur les élections. Dure la démocratie.

 

Jean-Luc Mélenchon va porter plainte contre le journal gratuit Metro, en cause une photo avec Assad

Jean-Luc Mélenchon va porter plainte contre le journal gratuit Metro, en cause une photo avec Assad

Dans un communiqué, François Delapierre, le directeur de campagne  du candidat du Front de Gauche, « prise hors contexte, cette photo  participe d’une volonté de manipulation de l’électorat, à quelques heures du scrutin, et à un  moment où aucune rectification ou droit de réponse ne peut être publié. » Selon l’avocate  de Jean-Luc Mélenchon,  il considère que « la publication à quelques heures du scrutin d’une photo datant de 2001 non légendée et présentée comme une « information embarrassante » dans l’article attaché constitue une atteinte à son honneur d’une part et d’autre part une manoeuvre punie par le code électoral. » Jean-Luc Mélenchon va donc porter plainte contre le journal gratuit Metro qui a diffusé vendredi une photo de lui avec le dirigeant syrien Bachar al-Assad.  «D’une part, Metro n’est pas publié le samedi et d’autre part la fin de la campagne électorale officielle (à minuit, ndlr) lui aurait de toute façon interdit de donner la parole au candidat. Le dommage dans toute son ampleur, est donc irréparable», poursuit François Delapierre.   Interrogée par l’AFP, l’avocate de M. Mélenchon a précisé que «la plainte est en cours de rédaction, elle sera transmise au procureur de la République dans les heures qui viennent». C’est une «plainte pour diffamation, qui se fonde aussi sur le Code électoral qui punit la propagation de fausses nouvelles influençant le vote», a précisé Me Raquel Garrido.  «L’instruction de M. Mélenchon est claire et irréversible: il considère que la publication à quelques heures du scrutin d’une photo datant de 2001 non légendée et présentée comme une « information embarrassante » dans l’article attaché constitue une atteinte à son honneur d’une part et d’autre part une manoeuvre punie par le code électoral», a expliqué Me Garrido.«D’ailleurs Metro a compris son erreur et légendé la photo dans l’article en ligne. Mais en ce qui concerne le journal papier, le mal est fait et est irrémédiable», a-t-elle ajouté.

 

 

Sondage exclusif interdit : Sarkozy élu au premier tour d’après l’institut Hiphop, Paris Catch diffusé par Europe -1 et le JDT

Sondage  exclusif interdit : Sarkozy élu au premier tour d’après l’institut Hiphop, Paris Catch diffusé par Europe -1 et le JDT

 

On savait que les règles électorales seraient bafouées en matière d’estimations et de sondages. C’est le cas ce matin avec ce sondage exclusif  qui donne Sarkozy élu dès le premier tour. Ce sondage bénéficie de la même méthodologie que celle d’IPSOS-Fiducial-JDD diffusé par Europe1 et Paris –Match. (Bref les copains de Sarko). L’ enquête a été réalisée auprès d’internautes sur un échantillon très réduit. Et les résultats  redressés pour aller dans le sens espéré et sans précision de la marge d’erreur. En réalité, ce sondage à concerné 5 personnes non identifiées puisque répondant sous un pseudo auxquels la question suivante a été posée : « pensez vous que le président sera élu lors de l’élection ? » 85 % ont répondu oui. Bien sûr, on pourra contester la nature de la question mais le résultat est suffisamment massif pour enlever tout doute sur la tendance. On a juste ajouté «  au premier tour » dans l’interprétation des résultats car c’était en fait implicite. On ne peut pas reprocher à ce sondage son manque d’impartialité puisque depuis des semaines ’IPSOS-Fiducial-JDD diffusé par Europe1 et Paris –Match mettent en tête Sarko. Leur  enquête a été réalisée auprès d’internautes afin  d’encourager le fameux croisement des courbes et de redonner un peu de dynamique à un président usé. Il a fallu attendre vendredi pour que IPSOS –JDD mettent  à égalité les candidats, histoire de ne pas paraitre trop ridicule. Merveilleux ces institut de sondages qui selon ceux qui les commandent sont capables de faire apparaître des écarts de 5 points. Normal, puisque la marge d’erreur est toujours de 3 points et peut atteindre même 5 points ; sur le plan scientifique rien à dire. Selon la même méthode scientifique, une estimation des votes sera diffusée par l’institut Hiphop dès 18h01 dimanche. Compte tenu de l’interdiction, le sondage sera accessible sur un site chinois. Comme on le sait la justice a rappelé que les sondages ne devaient pas franchir la frontière avant 20 heures, heures  de fermeture des bureaux, une interdiction du même genre que celle du nuage de Tchernobyl qui lui aussi s’était arrêté à la frontière par peur des poursuites. Il faudra que le futur président remplace les minitels de la justice par des ordis car visiblement, comme Chirac, on confond mulot et souris au parquet.

 

Bayrou : Sarkozy et Hollande dos à dos dans leur incapacité à prévoir la tourmente

Bayrou : Sarkozy et Hollande dos à dos dans leur incapacité à prévoir la tourmente

Le candidat centriste François Bayrou a fustigé jeudi à Bordeaux la campagne électorale de ceux qu’il qualifie de démagogues, renvoyant dos à dos sans les nommer Nicolas Sarkozy et François Hollande. « La démocratie suppose une chose, c’est qu’on dise la vérité aux concitoyens », a-t-il lancé sous les applaudissements de plus de 2.000 personnes réunies au Parc des expositions de Bordeaux-Lac. Le président du MoDem a dénoncé « une race de politiques qui considèrent que la démocratie, ça consiste exclusivement à gagner les élections et que pour gagner les élections on a le droit de tout faire ». « Ca s’appelle les démagogues. Démocratie et démagogie sont strictement incompatibles », a-t-il ajouté. Situé à environ 10% dans les sondages, le centriste achève une campagne décevante pour lui, où il n’a pu trouver sa place derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui risquent de le reléguer, si les sondages ne se trompent pas, à la cinquième place du premier tour. Les ministres Alain Juppé et Valérie Pécresse lui ont fait un appel du pied en estimant qu’il ferait un bon Premier ministre de Nicolas Sarkozy, mais il a repoussé cette perspective en expliquant qu’il comptait toujours faire mentir les enquêtes d’opinion et accéder au second tour. Les spéculations vont bon train sur l’attitude qu’il adoptera en cas de défaite au premier. Pour le leader centriste, la démagogie explique le nombre important d’indécis à trois jours du premier tour. « Le peuple a compris que dans cette élection on ne lui proposait pas de choisir son destin, on lui racontait des histoires pour l’empêcher de choisir son destin. » Il a estimé que la France risquait une tourmente économique dans les prochains mois et déploré que Nicolas Sarkozy et François Hollande, selon lui, n’en parlent pas. L’ancien ministre de l’Education nationale a pris pour exemple le déficit du commerce extérieur, où la France est dans une situation particulièrement délicate, a-t-il remarqué. « Durant des années, on nous a bourré le mou, à tous sans exception », a-t-il lancé sous les acclamations, appelant à « reconstruire ce que pendant des années ils ont laissé détruire ». Déclarant implicitement qu’il n’en serait pas, il a ironisé sur les ralliements à François Hollande de plusieurs personnalités ayant occupé des postes dans des gouvernements de droite. « Ah si les girouettes produisaient de l’électricité quand elles tournent, les énergies renouvelables auraient fait un sacré pas en avant », a-t-il lancé.

Recyclage indigne des députés comme avocat !

Recyclage indigne des députés comme avocat !

 

A quelques jours du 1er tour de l’élection présidentielle mieux vaut préparer ses arrières. Un décret publié le 3 avril permet aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans avoir à passer par une formation.  De quoi entrainer de vives réactions de la part du parti socialiste et du barreau qui y voient une manière de recycler la classe politique.   »Si l’ouverture de la profession d’avocat peut être parfois une richesse, ce ne doit pas être l’occasion d’en brader la particularité ni d’en remettre en cause l’exigence de compétence et de déontologie », estime PS dans un communiqué. Et de promettre que ce décret sera abrogé en cas de victoire.  Le député PS François Loncle avait lui aussi dénoncé mardi, dans un communiqué, ce « scandaleux décret », estimant que « cette dérogation équivaut à un privilège éhonté ».  « Ce passe-droit est indigne et méprisable », car « non seulement il dégrade la belle profession d’avocat mais (il) accroît les risques de conflits d’intérêts et même de trafics d’influence », poursuivait-il.  François Loncle demande ainsi au Premier ministre, François Fillon, qui pourrait lui aussi porter la robe d’avocat, de « justifier la date de publication de ce décret à quelques semaines d’échéances électorales importantes ».  La profession est également mobilisée contre ce décret. « Le barreau n’est pas une maison de recyclage », s’indigne dans un communiqué Me Christian Charrière-Bournazel, président du Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les quelque 54.000 avocats du pays. Le CNB a annoncé son intention de contester le décret devant le Conseil d’Etat.  Des hommes et des femmes politiques – plusieurs sont avocats de profession comme Nicolas Sarkozy ou Arnaud Montebourg – sont de plus en plus nombreux depuis ces dernières années à prêter serment pour devenir avocat. Parmi ces derniers figurent Rachida Dati (UMP), ancienne garde des Sceaux, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, l’ancienne députée et candidate PS à l’Elysée Ségolène Royal, le ministre Frédéric Lefebvre (UMP) ou les députés Noël Mamère (EELV), Dominique Perben (UMP), Christophe Caresche (PS).

 

Français de l’étranger : encore une proposition électoraliste de Sarkozy à 700 millions

Français de l’étranger : encore une proposition électoraliste de Sarkozy à 700 millions

Nicolas Sarkozy promet dans une lettre aux Français de l’étranger diffusée jeudi, l’extension de la prise en charge des frais de scolarité aux élèves de collège. Actuellement, cette mesure est instituée pour les seuls élèves de lycée. « Je refuse catégoriquement de revenir à un système qui reposerait uniquement sur les bourses scolaires car ce système reviendrait à sacrifier l’éducation des enfants des classes moyennes, qui seraient toujours trop riches pour bénéficier des bourses et toujours trop pauvres pour pouvoir scolariser leurs enfants dans les lycées français », y plaide-t-il. « Je le mesure, l’accès à l’éducation française à l’étranger est encore difficile pour bon nombre d’entre vous et demeure pour beaucoup un sujet d’inquiétude », poursuit le président et candidat de l’UMP. Le président-candidat souligne que la première de ses « priorités a été et demeure l’accès à l’enseignement français ». Sauf que la proposition n’est pas nouvelle. La prise en charge des frais de scolarité était l’une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais la prise en charge des frais de scolarité imposés aux 110.000 Français de l’étranger a finalement été instituée pour les seuls élèves de lycée pour des raisons de coûts. Cette mesure a d’ailleurs été gelée en 2010 à la suite d’un rapport parlementaire qui dénonçait « son inéquité et son coût pour l’Etat ». Un rapport parlementaire publié en 2010 a en effet chiffré à 107 millions d’euros le coût de la mesure pour les seuls lycées français de l’étranger. Selon les trois députés à l’origine de ce rapport le coût devrait augmenter progressivement à 126 millions en 2011, 150 millions en 2012 et 177 millions en 2013. Si cette mesure « devait être étendue à l’ensemble des cycles scolaires, primaire et secondaire, le coût pour les finances publiques pourrait atteindre quelque 700 millions d’euros », indiquent les députés qui ont enquêté sur le sujet, cités par Le Monde. La France compte un total de 485 établissements scolaires à l’étranger, qui accueillent 300.000 élèves, dont 110.000 Français. Dans le même temps, un peu plus d’un million de Français de l’étranger, très exactement 1.075.746, se sont inscrits sur les listes électorales pour la présidentielle et les législatives, soit 30,9% de plus que lors de la présidentielle de 2007. Il y a cinq ans, ils avaient voté à 53,99% pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour, soit un peu moins d’un point de plus que son score national. Un sondage Opinionway pour Lepetitjournal.com et TV5 Monde publié fin mars le place en tête des intentions de vote au premier tour avec 37%, devant le candidat socialiste François Hollande qui est crédité de 27%. La même enquête lui attribuait 51% des suffrages exprimés contre 49% pour François Hollande au second tour.

 

Sarkozy se dit victime des médias !

Sarkozy se dit victime des médias !

Sarkozy qui alterne habilement se apparitions médiatiques de président et de candidat se dit cependant victime des médias en matière de temps de parole. Force est e constater que depuis 5 ans, on ne voit que lui et que c’est précisément cet exhibitionnisme qui lui vaut aujourd’hui d’être rejeté ; Les électeurs sont plutôt victime d’une overdose médiatique de Sarko. Nicolas Sarkozy a dénoncé jeudi, à trois jours du premier tour, la « conception extraordinaire de l’égalité à la française » qui régit l’organisation de la campagne présidentielle en la résumant par la formule « c’est neuf contre un ».   »La conception extraordinaire de l’égalité à la française, c’est neuf contre un et en plus il ne faut pas se plaindre », a déclaré M. Sarkozy lors d’une réunion publique dans le Val-de-Marne.   »Je passe à la télévision à des heures extraordinaires entre des personnes, que je ne connais pas d’ailleurs, qui viennent tous les cinq ans comme une forme de festival de Cannes (…) c’est une démocratie formelle qui étonne dans le monde entier et que même les Français regardent avec beaucoup de scepticisme », a-t-il poursuivi en faisant référence à l’égalité du temps de parole imposée aux médias audiovisuels pendant la campagne officielle.   »Quelle curieuse façon d’exprimer la démocratie (…) je me suis soumis à cette règle mais ce n’est pas ce qui m’empêchera de courir le plus vite possible l’épreuve » (de la présidentielle), a dit le président candidat.  Cinq semaines à ce rythme, neuf contre un, quand je pense qu’on a dit que c’est moi qui maîtrisais les médias… Qu’est-ce que ça serait si je ne les maîtrisais pas! », s’est exclamé Nicolas Sarkozy.   »C’est la règle, je l’accepte bien volontiers. Mais je veux remercier et saluer la lucidité du peuple français qui, partout sur le territoire, remplit nos salles comme jamais je ne l’ai vu, manifeste un enthousiasme comme jamais je ne l’ai entendu, qui refuse de baisser la tête, qui refuse de se décourager et qui va donner une leçon à tous ces gens comme jamais il n’en n’ont reçu une avant », a conclu le chef de l’Etat sous les hourras de ses partisans.

 

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