Archive pour le Tag 'présidentielles'

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Hollande sur France Inter : pris au piège du FMI

Hollande sur France Inter : pris au piège du FMI

 

Hollande a très vite réagi au FMI qui conteste les prévisions économiques des candidats ; pas question de caler sa politique sur les projections du FMI ; Il a raison et il a tort. Raison, parce qu’on ne peut accepter une aussi faible croissance, croisance qui pourrait d’ailleurs être nulle, voire même en recul. Il a raison de vouloir compléter le pacte de stabilité par un volet de croissance. Par contre, il a tort de croire que l’économie peut se redresser très vite même en faisant preuve de volontarisme. Son programme, pas plus que ceux des autres candidats (Bayrou excepté qui n’est pas écouté) n’est adapté aux enjeux de la crise. La France est engluée dans l’Etatisme qui tue l’initiative et la compétitivité. Engluée dans la complexité administrative, les lois, les décrets, les circulaires, les administrations  bureaucratiques véritables responsables des délocalisations d’une part et du repli de certains demandeurs d’emploi vers le RSA et l’Assedic. Ce n’est pas avec son armée d’anciens fonctionnaires (futurs ministres et conseillers) qu’Hollande parviendra à moderniser le pays. Deux exemples, où figurent  dans le programme la simplification administrative, les moyens de faire sauter les verrous  qui bloquent la compétitivité ?  Les français ne sont pas dupes, ils sont près de 75% à n’accorder aucune crédibilité aux programmes des candidats. Ils voteront certes, non par adhésion mais par rejet de Sarkozy. On ne construit pas une politique sur le seul rejet. Alors que le Fonds monétaire international, dans ses prévisions trimestrielles publiées la veille, a assuré que la croissance de la France devrait être en 2013 plus faible qu’escompté, le député de Corrèze a assuré : « je ne veux pas caler ma politique sur celle de la projection du FMI ».   »Que dit le FMI aujourd’hui ? C’est que c’est l’Europe qui a le plus faible taux de croissance du monde, une récession en 2012, et que les mesures d’austérité, si elles sont confirmées, vont encore aggraver non seulement les conditions de la croissance, mais en plus ne pas permettre le rétablissement des comptes publics », a argumenté M. Hollande.   »Et vous me demandez si j’en rajouterais par rapport à l’austérité ? C’est non », s’est exclamé le député socialiste, en réaffirmant sa volonté de renégocier le traité européen.  Si effectivement c’est le candidat sortant qui est reconduit, vous aurez cette projection, vous aurez une croissance anémiée, parce que rien ne changera », a-t-il dit, ajoutant: « Je ne peux admettre qu’au nom de la réduction nécessaire des déficits, il soit appliqué des politiques qui aggravant les conditions de la croissance, ne permettent pas de réduire la dette ».  Comme on lui parlait de » baguette magique » pour une relance, il a tranché : « ça s’appelle quoi, la baguette magique ? Ca s’appelle un vote des Français qui me permettraient, si je suis demain appelé à la responsabilité du pays, d’emmener l’Europe ».  Selon le FMI, en 2013, la croissance resterait molle, à seulement 1%. C’est légèrement mieux que la moyenne de la zone euro (0,9%) mais moins bien que l’Allemagne (1,5%), première économie européenne et principal partenaire de la France.  Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tous deux bâti leur programme, ainsi que leur trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques, sur une hypothèse bien plus optimiste, de 1,7% de croissance en 2013. A compter de 2014, ils espèrent même un minimum de 2% par an.

 

100 sportifs de haut niveau pour Hollande à cause d’un quinquennat minable

100 sportifs de haut niveau pour Hollande à cause d’un quinquennat minable

 

A 100 jours des Jeux olympiques de Londres, 100 sportifs ou anciens sportifs de haut niveau affichent leur soutien à François Hollande afin de tourner la page d’un « quinquennat pitoyable ». La liste est publiée par l’équipe de campagne du candidat socialiste, à cinq jours du premier tour de la présidentielle.

Les sprinters Stéphane Caristan et Muriel Hurtis, l’ancien patron de l’OM Pape Diouf, le patineur Gwendal Peizerat, l’international de rugby Pascal Papé, l’entraîneur des Barjots Daniel Costantini, le marcheur Yohann Diniz ou encore les entraîneurs de rugby Jean-Claude Skrela et Pierre Villepreux : ils sont précisément 103 à signer cet appel  »100 jours avant les Jeux olympiques, 100 sportifs soutiennent François Hollande« .

A la manœuvre de ce groupe qui pèse lourd en médailles olympiques et paralympiques, la responsable du pôle sport de l’équipe de campagne du candidat socialiste, Valérie Founeyron, et le judoka Thierry Rey, père du petit-fils de l’ancien président Jacques Chirac. « C’est très important que François puisse devenir notre président. Très important pour le sport français et pour tous les Français », affirme le champion du monde et champion olympique.

Que les hauts salaires lèvent le doigt

Au micro de franceinfo.fr, Thierry Rey condamne « un quinquennat pitoyable et lamentable pour le sport, avec 0,15% du budget national consacré au sport, 3.000 postes de professeurs d’éducation physique en moins et cinq ministres en cinq ans […] Il faut changer tout cela et aller vers un homme qui aime le terrain, qui aime les gens, qui apporte des solutions et qui va vers l’avenir », conclut le judoka.

Dans cette liste des « 100″, en dehors du footballeur Vikash Dhorasoo l’on trouve assez peu de hauts salaires du sport. Footballeurs, tennismen, pilotes de F1 : les milliardaires du sport ne s’affichent pas derrière le candidat socialiste. La proposition de Hollande de taxer à 75% les très hauts revenus y est peut-être pour quelque chose. « S’ils ne sont pas sur la liste de soutien à François Hollande, on ne les trouve pas non plus dans le camp adverse », ironise Thierry Rey. « Ils ne doivent pas oublier que 8 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté », rappelle le judoka qui leur conseille de « faire apport de plus de solidarité nationale ».

 

Un auditeur de France Inter à Sarkozy : « Qu’il dégage ! »

Un auditeur de France Inter à Sarkozy : « Qu’il dégage ! »

Comme un vent polaire dans le studio. A trois reprises, ce mardi 17 avril, Nicolas Sarkozy a été apostrophé vigoureusement par des auditeurs aux questions incisives. Réactions du chef de l’État, manifestement courroucé : « Franchement « dégage », ce n’est pas tout à fait dans la ligne éditoriale de France Inter.« . Il aurait peut-être préféré é« casse –toi, pauvre con  »

 

Sarkozy propose à nouveau un référendum bidon sur la formation avec une question du type « voulez-vous gagner des millions ? »

Sarkozy propose à nouveau un référendum bidon sur la formation avec une question du type «  voulez-vous gagner des millions ? »

 

Encore une proposition de referendum, il y avait longtemps ! Sur la formation permanente avec une première question » êtes vous d’accord pour qu’il y ait un droit à la formation, Il oublie sans doute que ce droit existe déjà ; ensuite on est sûr rééquilibrer les résultats de l’autre question qui veut contraindre les chômeurs à accepter le premier emploi venu. Tout bénef ! malin Nicolas Sarkozy qui a affirmé mardi que, s’il était réélu, il proposerait aux Français, « avant fin 2012″, un référendum avec « deux questions » sur la formation professionnelle des chômeurs, en cas d’absence d’accord avec les partenaires sociaux. « Avant la fin de l’année 2012, je conduirai cette réforme » pour proposer « une formation qualifiante » aux chômeurs, qui seront « payés pendant cette formation » et à l’issue de laquelle ils devront « accepter l’emploi qui correspond à la formation reçue » et qu’ils ne pourront « pas refuser », a déclaré le président-candidat, qui était invité à s’exprimer devant la Fédération française du bâtiment, à Paris. « Si les partenaires sociaux considèrent que c’est trop risqué (…) alors je me tournerai vers le peuple français et je lui poserai deux questions par référendum », a-t-il précisé. « Première question: êtes-vous d’accord pour qu’il y ait un droit à la formation professionnelle, quel que soit l’âge? Deuxième question: êtes-vous d’accord pour qu’après qu’on vous ait formé, on soit obligé d’accepter l’offre d’emploi qui correspond à cette formation? » a-t-il dit.

 

Sarkozy découvre tardivement des « brebis galeuses » parmi les patrons

Sarkozy découvre tardivement  des « brebis galeuses » parmi les patrons

La campagne un peu gnant-gnant et populiste a cependant du bon, elle permet à Sarkozy de s’apercevoir quelles grandes entreprises du CAC ne payent pas d’impôts et pire qu’il aya des brebis galeuse chez certains patrons ; Quelle lucidité. Invité à s’exprimer devant la Fédération française du bâtiment, à Paris, le président-candidat a notamment fait allusion au groupe Montupet, ancien actionnaire principal de la Fonderie du Poitou Aluminium, qui avait proposé une baisse de 25% des salaires à ses employés pour conserver l’entreprise.   »Il faut qu’on ait le courage de clairement se séparer des quelques brebis galeuses qui abaissent les idées qui sont les nôtres par des comportements qui, pour être extrêmement minoritaires, n’en sont pas moins extrêmement choquants », a affirmé M. Sarkozy.   »A la Fonderie du Poitou, ceux qui étaient les actionnaires ont proposé aux salariés -honte à eux- 25% de réduction de salaires. C’est un scandale. Humainement, qui accepterait ça? Quand des gens se comportent si mal, ils portent atteinte à l’entreprise et aux entrepreneurs dans toute la France », a-t-il assené. Ce sont des « prédateurs » au comportement « inadmissible », a-t-il insisté.  Je suis du côté de ceux qui ont refusé. C’est pas des méthodes. Où est l’humanité, où est l’humanisme, où est le respect, la communauté entrepreneuriale, où est la richesse de l’entreprise qui est la richesse des hommes? C’est très minoritaire, c’est vrai, mais ça fait mal », a-t-il ajouté.   »Ayant clairement posé les limites, je ferai pour mon deuxième quinquennat, si vous me faites confiance, les accords compétitivité-emploi », a-t-il réaffirmé.  Selon M. Sarkozy, « il faut laisser les salariés et chefs d’entreprises discuter salaires, emploi, aménagement du temps de travail, carnets de commandes ».   »Je suis prêt à aller jusqu’à ce que l’accord de l’entreprise soit plus fort que la loi et plus fort que le contrat individuel », a-t-il dit, sous les applaudissements de son auditoire.  Le président candidat s’est rendu lundi à la Fonderie du Poitou Aluminium, à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne), où il a annoncé que ce fabricant de culasses pour automobiles, en redressement judiciaire, allait être repris par l’équipementier Saint Jean Industries, grâce au soutien notamment de Renault et de l’Etat.

 

Sarkozy et Hollande ensemble au 1er tour, devant Le Pen et Mélenchon

Sarkozy et Hollande ensemble  au 1er tour, devant Le Pen et Mélenchon

Egalité pour les deux favoris au premier tour de l’élection présidentielle dans le dernier sondage Ipsos-Logica Business Consulting pour France Info, France Télévisions, Le Point, Le Monde, France 24, Public Sénat et La Chaîne Parlementaire. Marine Le Pen est 3ème, devant Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. François Hollande accroît l’écart face à Nicolas Sarkozy au second tour.  L’avant-dernière livraison de notre enquête avant le premier tour montre un recul de deux points de Nicolas Sarkozy et de 1,5 points de François Hollande. Les deux rivaux se retrouvent à 27% d’intentions de vote. Le candidat socialiste obtient son score le plus bas depuis onze mois (il avait atteint un pic de 35% en octobre) et parallèlement son adversaire UMP retombe après avoir connu plus d’un mois d’embellie où il a même devancé François Hollande pendant deux vagues.  Marine Le Pen reste en troisième position avec un score de 15,5% de voix (+0,5 points). La candidate du Front national devance d’un point son adversaire du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon qui reste stable à 14,5%. François Bayrou se redresse de 0,5 points pour retrouver le pallier psychologique des 10%. La candidate EELV Eva Joly gagne un point à 2,5%.  Derrière elle, trois candidats sont à 1% d’intentions de vote. Il s’agit de Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République). Enfin, Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) apparait pour la première fois dans le sondage avec 0,5%. Le candidat socialiste retrouve au second tour un score qu’il avait abandonné depuis plus d’un mois. Il battrait Nicolas Sarkozy avec 56% contre 44% des suffrages. Il y a trois semaines, il battait son rival UMP avec un score de 54% contre 46%.

Présidentielles : Le clan Chirac, sauf Bernadette, pour Hollande

 

Présidentielles : Le clan Chirac, sauf Bernadette, pour Hollande

 

A l’exception notable de Bernadette Chirac qui ne ménage pas sa peine pour soutenir Nicolas Sarkozy, le clan Chirac penche nettement en faveur pour François Hollande, révèle mardi Le Parisien. Ainsi, alors que l’ancien président de la République a fait savoir qu’il ne s’exprimerait pas sur la question, sa fille Claude, son gendre Frédéric Salat-Baroux, son ex-gendre Thierry Rey et son conseiller Hugues Renson ont indiqué qu’ils voteraient pour le candidat socialiste. Les deux derniers étaient même présents au meeting de François Hollande à Vincennes.

Présidentielles, encore 30% d’indécis

Présidentielles, encore 30% d’indécis

Le dernier sondage Ifop Fiducial pour Europe 1/Paris-Match/Public Sénat place François Hollande de nouveau en tête du 1er tour, mais un tiers des Français n’ont pas encore fait leur choix. ( à noter que ce sondage a longtemps mis Sarkosy en têt contrairemenet à la plupart des autres sondages) ; « Dans une logique d’extrapolation, 30% ça fait beaucoup d’électeurs », reconnaît Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, mardi, au micro d’Europe 1. En effet, si François Hollande est donné vainqueur du 1er tour avec 28% des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy qui en réunit 27%, quelque 30% des électeurs ne se sont pas encore décidés. Et les sondages ne prennent pas en compte ces hésitants. Or ceux-ci pourraient bien faire basculer le résultat des urnes. Cependant, Frédéric Dabi relativise : le taux d’indécis est bien moins élevé que pour les précédents scrutins présidentiels. Il avoisinait les 40% en 2007 et il flirtait avec les 46% en 2002. Le résultat des urnes au soir du 22 avril ne devrait donc, cette année, pas trop s’éloigner des sondages actuels. Derrière le cas des indécis, se cache la question de l’abstention. En effet, 10 à 15% des Français indécis choisiront leur candidat le jour-même, mais combien ne voteront pas du tout ?

 

Sarkozy et Hollande : instrumentalisation des agences de notation, la campagne dérape

Sarkozy et Hollande : instrumentalisation des agences de notation, la campagne dérape  

Nicolas Sarkozy et français Fillon, les premiers ont déclaré que la France serait menacé par les marchés en cas de victoire de la gauche ; de son coté hollande a indique que l’agence Moody’s dégraderait la France rapidement. De toute évidence, la campagne dérape ; Sarkozy a sommé lundi son adversaire socialiste de ne pas chercher à « gagner des voix » au détriment de l’intérêt de la France et a de nouveau prédit, contre tous les sondages, une « vague » en sa faveur à l’élection présidentielle. François Hollande a déclaré dans le Journal du Dimanche qu’il s’attendait à une décision de l’agence Moody’s sur la note souveraine de la France, ce que cette agence a démenti lundi. « Je vois que M. Hollande (…) a indiqué qu’il savait que les agences de notation allaient dégrader la France », a répliqué le chef de l’Etat, candidat à un second mandat, lors d’un meeting à Poitiers. « L’agence de notation vient de répondre en indiquant qu’il n’était pas question de dégrader la France. » « Je comprends que M. Hollande veuille gagner des voix mais je lui demande de ne pas gagner des voix sur l’intérêt général de la France parce que la France est plus importante que nous (…), parce que la France, elle se respecte », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy, dont les sondages sur les intentions de vote prédisent la défaite au second tour, le 6 mai, n’a de cesse ces derniers temps de prédire à la France une situation à la grecque ou à l’espagnole si François Hollande est élu. Le candidat socialiste a pour sa part rappelé dans le Journal du dimanche que l’agence Standard & Poor’s avait déjà dégradé la note de la France de AAA à AA+ le 13 janvier. « Une autre agence (Moody’s) l’a mise sous surveillance négative », a-t-il ajouté. « Cette dernière rendra une décision le 12 mai. Elle ne sera pas une conséquence du vote du 6 mai par les Français. J’en préviens, d’ores et déjà, nos concitoyens pour qu’il n’y ait pas de confusion. » Moody’s a fait savoir lundi qu’elle n’avait pas de « raison particulière » d’agir ou de communiquer sur la note souveraine de la France le 12 mai. Au lendemain de leurs meetings jumeaux en plein air et à six jours du premier tour, le président sortant a de nouveau lancé un appel à l’aide à la « majorité silencieuse » pour gagner.  

 

Présidentielles: Hirsch pour Hollande

Présidentielles: Hirsch pour  Hollande

En 2007, nommé Haut-commissaire aux solidarités actives dans le gouvernement Fillon, il avait été un des symboles de l’ouverture voulue par Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, Martin Hirsch est de retour au bercail et annonce, dans les colonnes du Monde, qu’il soutient désormais François Hollande. « J’ai l’intention de voter pour François Hollande, qui a bien voulu me demander régulièrement mon avis depuis un an sur les questions de jeunesse, de pauvreté (…), autant de sujets-clés à mes yeux », confie ainsi le père du symbolique RSA.  Désormais président de l’Agence du service civique, Martin Hirsch se défend d’un quelconque opportunisme : « Je n’attends strictement aucune récompense de mon choix », jure-t-il. Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a, à plusieurs reprises, estimé que le système du Revenu de solidarité active, RSA, n’était pas satisfaisant, souhaitant notamment durcir les conditions d’accès et les contrôles pour l’obtenir. « Ce qui serait opportun, c’est d’achever un RSA encore incomplet, en l’améliorant », a simplement répondu Martin Hirsch dans cette interview.

 

Présidentielle: quel chiffrage

Présidentielle: quel chiffrage

Le chiffrage n’est pas une science exacte. Car les propositions sont souvent floues et les hypothèses macroéconomiques retenues peuvent être très variables. Comment évaluer la taxe sur le chiffre d’affaires des grands groupes lancée par Nicolas Sarkozy quand le président candidat n’en a précisé ni l’assiette ni le taux ? L’Institut Montaigne, qui a passé à la Moulinette le projet fiscal de François Hollande, a pointé ses imprécisions et souligné qu’il surestimait les recettes de 15%. « Le but est de contraindre les politiques à être le plus précis possible dans leurs propositions, explique Eudoxe Denis, directeur des études de l’Institut de l’entreprise. S’ils contestent nos résultats, ils doivent détailler leur méthodologie, défendre leurs hypothèses. C’est ainsi que le débat avance. »    Cette comptabilité des programmes a ses détracteurs. « Le chiffrage biaise le débat, répond Eric Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision du très keynésien Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Cette démarche aboutit à afficher uniquement le coût d’une mesure, pas son apport, positif ou négatif, sur l’ensemble de l’économie. La principale vertu d’un programme serait de ne pas coûter cher? C’est la prime au plus rigoriste. » « C’est faux, rétorque Olivier Ferrand, président de Terra Nova. Le message qu’on lance aux politiques, c’est : « Dépensez autant que vous voulez, mais dites-nous comment vous financez ces dépenses. »"    Neutres, ces experts? Ils le disent tous, même si leur coeur penche d’un côté ou de l’autre. « Nous ne roulons pour personne, assure Eric Heyer. Nous pouvons donner l’impression de critiquer la droite, mais c’est parce qu’elle est au pouvoir depuis dix ans. Et je ne me suis jamais privé de dire que les contrats de génération de François Hollande n’aboutiraient qu’à des effets d’aubaine. » « Nous voulons évidemment faire avancer nos idées, confie Michel Didier, à la tête de COE-Rexecode, un institut libéral, proche du patronat. Mais je suis très prudent quand on passe du débat scientifique au débat politique. »    Pourtant, tous se font régulièrement instrumentaliser. Ainsi, le 15 mars, Le Figaro titrait sur les « promesses non financées » de François Hollande. Le quotidien affichait à sa Une un calcul de l’Institut de l’entreprise, qui évaluait entre 3,9 et 6,5 milliards d’euros le coût des dernières annonces du candidat PS. Au début de janvier, COE-Rexecode affirmait, étude à l’appui, que les Français étaient parmi les salariés qui travaillent le moins en Europe. La majorité en avait profité pour remettre le débat sur les 35 heures au coeur de la campagne. En revanche, l’Elysée a peu apprécié, à la fin de février, une note critique de l’OFCE sur la « TVA sociale », disponible ici.   Si les politiques vont trop loin, les experts se rebiffent. A la fin de janvier, Eva Joly a assuré que son programme avait été évalué par l’OFCE et qu’il avait passé l’examen avec brio. Manque de chance, l’OFCE n’était même pas au courant. Menacés de poursuites, les écologistes ont dû faire machine arrière.

 

Dette et marchés : clash Sarkozy-Hollande

Dette et marchés :  clash Sarkozy-Hollande

Nicolas Sarkozy a raillé lundi la volonté de son rival PS François Hollande d’empêcher l’introduction d’un contrat à terme sur la dette de la France et estimé que « la meilleure façon de répondre à ça, c’est de rembourser ses dettes et de réduire ses déficits ». « Ca va impressionner, l’intervention de M. Hollande ! », a ironisé M. Sarkozy sur France 2. « Vous savez quelle est la meilleure façon de répondre à ça ? C’est de rembourser ses dettes et de réduire ses déficits », a-t-il ajouté. « Le problème est très simple. Quand on a une dette, il faut qu’il y ait des gens qui la financent. Donc vous vous adressez à un certain nombre de prêteurs dans le monde entier pour leur dire aidez-moi à financer la dette », a poursuivi le président candidat de l’UMP. « A la minute où je vous parle, la France emprunte à moins de 3%. L’Espagne, qui est un grand pays, un pays immense, à la même minute emprunte à un taux qui est le double », a rappelé Nicolas Sarkozy, « la question n’est pas d’en vouloir à tel ou tel produit, la question est de rembourser ses dettes et de diminuer son déficit. C’est ça qui va permettre à la France de garder sa souveraineté et de retrouver la maîtrise de son destin ». François Hollande a souhaité la semaine dernière que les autorités allemandes « annulent » l’introduction d’un contrat à terme sur la dette de la France, qui doit être lancé lundi par une société allemande. Ce contrat n’est « pas une agression contre la France, mais une spéculation encouragée au détriment des pays qui peuvent être concernés », a-t-il jugé. Agiter, comme le fait Nicolas Sarkozy, la peur des marchés en cas de victoire de la gauche à la présidentielle est ‘grave’, a pour sa part déclaré lundi le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages à moins d’une semaine du premier tour. Le président sortant et son entourage ont multiplié les mises en garde contre une victoire de François Hollande, qui déclencherait selon eux une attaque financière de la France. ‘C’est grave de prononcer de tels mots’, a dit François Hollande sur France Info. ‘Nous sommes en campagne électorale, des arguments peuvent être échangés, mais il y a l’intérêt de la France d’abord.’ ‘Même sortant, on doit d’abord penser à la France, et appeler la spéculation comme une forme de menace sur le vote des Français est à la fois indécent sur le plan des principes -pourquoi aller chercher le renfort de la spéculation ? -et inutile sur le plan électoral.’ ‘Je ne veux pas que la peur puisse être utilisée comme un moyen de chantage. Les Français méritent mieux que la peur, ils méritent l’espoir’, a poursuivi François Hollande. ‘Nous remettrons nos finances publiques en ordre mais nous le ferons aussi avec un esprit de justice, ca changera tout, et un esprit de relance de la croissance.’

 

François Bayrou : « Sarkozy et Hollande des menteurs ! »

François Bayrou : « Sarkozy et Hollande des menteurs ! »

A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, François Bayrou s’est présenté dimanche à Marseille comme le candidat du « parti de la vérité » contre ceux du mensonge, ciblant précisément Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le candidat du Modem a de nouveau renvoyé dos-à-dos le candidat socialiste et deux candidats qui font la course en tête dans les sondages, exhortant les Français à ne pas « s’abandonner aux chimères », le 22 avril. « Ils mentent car Nicolas Sarkozy ne veut pas que l’on regarde son programme de près et François Hollande a choisi de multiplier les promesses intenables », a dit le leader François Bayrou, dimanche à Marseille : « Ils mentent car Nicolas Sarkozy ne veut pas que l’on regarde son programme de près et François Hollande a choisi de multiplier les promesses intenables » François Bayrou a longuement stigmatisé les « mensonges » de ses adversaires de l’UMP et du Parti socialiste, raillant par exemple la promesse de Nicolas Sarkozy de ne pas « créer de nouveaux impôts » ou celle de François Hollande qui « veut « faire plier les marchés ». « Tous les truqueurs qui s’adressent à vous aujourd’hui, renvoyez-les chez eux », a-t-il dit.  A l’inverse, François Bayrou s’est engagé à dire aux Français « la vérité à temps et à contretemps ». « Je ne serai jamais du côté des démagogues », a-t-il scandé à la tribune, précisant qu’il ne serait jamais du côté de ceux qui disent des « balivernes aux citoyens » pour gagner des points dans le sondages.  Lors d’un week-end placé sous le signe des grands meetings en plein air, le candidat centriste a opté pour un ancien silo à grains du port de Marseille récemment reconverti en salle de spectacles de 2.000 places, aux trois quarts remplie pour sa venue.  « Il est déjà arrivé dans l’histoire que plus nombreuses que sont les foules, plus gros sont les mensonges et plus graves sont les désillusions », a affirmé François Bayrou, moquant « ces meetings qui se veulent monumentaux » simplement « pour donner des images impressionnantes ».  Conscient toutefois que les électeurs du centre sont l’objet de convoitises, notamment dans la perspective du second tour de l’élection, le candidat centriste a pris soin de ne pas résumer le scrutin « à une « affaire de partis et d’étiquettes ».  « Je n’ai pas d’ennemi en fonction des frontières politiques », a-t-il conclu

 

Pas d’inquiétudes de Wall Street en cas de victoire de Hollande

Pas d’inquiétudes de Wall Street en cas de victoire de Hollande

 

Le Premier ministre français François Fillon a affirmé à deux reprises récemment que la France serait « la proie des marchés » en cas de succès de M. Hollande, stigmatisant le « laxisme budgétaire » du programme socialiste.  Alors que « le consensus à Wall Street est que (le président sortant Nicolas Sarkozy) n’a plus vraiment de chances de l’emporter, au vu des sondages », selon Peter Cecchini, stratège de la maison de courtage Cantor Fitzgerald, rares sont les analystes anticipant un effondrement du marché en cas de victoire de M. Hollande.  Pour M. Cecchini, qui confiait encore fin mars ses craintes qu’une victoire éventuelle de François Hollande « fasse trembler » les marchés, Wall Street a aujourd’hui moins peur du candidat socialiste, mais la grande inconnue reste l’impact de cette élection sur la situation économique et politique en zone euro.  Actuellement, Wall Street ne perçoit l’Europe qu’à travers le prisme de la crise de la dette souveraine », indique Chris Low, de FTN Financial. Et si M. Hollande peut éventuellement éveiller des craintes, « c’est parce que la France est absolument essentielle à toute réforme budgétaire » en Europe et que tout changement à sa tête est une source d’instabilité potentielle, souligne-t-il.  L’intention affichée par le candidat socialiste de « renégocier le pacte de stabilité budgétaire européenne ou de faire jouer un rôle plus actif à la Banque centrale européenne (BCE) dans le but de soulager la crise dans la zone euro, tout cela fait peur, ce qui pourrait s’avérer négatif pour l’euro », fait valoir Ray Attrill, cambiste chez BNP Paribas Americas.   »Mais la demande en bons du Trésor français est restée relativement forte ces deux derniers mois. Il n’existe donc pas vraiment de signe tangible sur le marché prouvant que les investisseurs » s’alarment de l’issue de l’élection française, ajoute-t-il.  Au final, davantage que la perspective de l’élection d’un socialiste à la tête de la France, « Wall Street déteste l’incertitude », souligne Peter Cecchini. « Qu’on l’apprécie ou non, les gens savent qui est (Nicolas) Sarkozy, ses positions, ses opinions, et je pense qu’un personnage moins connu effraie ».  C’est pourquoi, selon Gregori Volokhine, stratège du cabinet de gestion Meeschaert New York, la relative indifférence de Wall Street à l’égard du scrutin risque de se dissiper à l’issue du premier tour, le 22 avril.  Une brève période de flottement entre les deux tours, au cours de laquelle les anxiétés sur l’avenir du pacte de stabilité budgétaire en zone euro pourraient revenir au premier plan, serait en effet susceptible d’avoir une influence baissière sur les places boursières et l’euro.  L’attention va alors revenir sur « la situation politique en France car les marchés (…) qui n’ont aucune pitié en ce moment pour toute faiblesse au niveau économique (…) vont profiter de la période d’incertitude » qui prévaudra nécessairement entre les deux tours pour spéculer, explique M. Volokhine.  Au-delà de ces réactions instantanées, peu de mouvements sont à attendre à plus long terme, selon les analystes, pour qui le nouveau candidat élu ne disposera de toute façon que d’une marge d’action limitée pour changer de cap.   »Les discours prononcés pendant la campagne, perçus comme étant hostiles à l’euro, hostiles à l’austérité budgétaire, vont disparaître très rapidement après l’élection car les circonstances dicteront à la gauche jusqu’où elle peut aller, et cela risque de ne pas être très loin », observe David Gilmore, économiste chez Foreign Exchange Analytics.

 

Dupont-Aignan : « vous êtes des éditorialistes de bazar sur Canal Plus »

Dupont-Aignan :  « vous êtes des éditorialistes  de bazar sur Canal Plus »

Le candidat de Debout la République à l’Elysée Nicolas Dupont-Aignan s’en est pris vendredi aux « éditorialistes de bazar » lors du « Grand journal » de Canal+, espérant « s’en débarrasser un jour », ce qui a provoqué les réactions indignées des animateurs de l’émission. « Je sais pourquoi les Français ne lisent plus les journaux: ils vont sur internet, parce que tous ces éditorialistes de bazar qui pondent toujours les mêmes articles, qui sont tellement coupés des réalités, qui gagnent un argent fou, ils croient connaître les Français mais ils ne (les) connaissent pas et on va s’en débarrasser un jour », lance le candidat souverainiste. « Vous vous mélenchonisez », ironise l’animatrice Ariane Massenet. « Je ne me mélenchonise pas », réplique le candidat. « Allez voir les Français qui souffrent! Venez avec moi sur le terrain! ».
Réplique immédiate de Michel Denisot, aux manettes du Grand journal: « Mais on ne vit pas dans la lune! » S’en suit un dialogue confus, Nicolas Dupont-Aignan appelant à de nombreuses reprises les animateurs du Grand journal à donner le montant de leur salaire, ce qu’ils refusent, Michel Denisot expliquant que cela « ne regarde pas » le candidat.

 

Le JDD lâche Sarkozy, président sortant le plus impopulaire d’après son baromètre

Le JDD lâche  Sarkozy, président sortant le plus impopulaire d’après son baromètre

Le JDD, avec Paris Match, Europe 1, n’a pas ménagé sa peine pour soutenir Sarkozy avec son baromètre quotidien bidonné. Aujourd’hui il lâche Sarkozy et tente un rétablissement auprès de l’opinion. Changement de ton donc au JDD. « Les intentions de vote étaient déjà mauvaises. Sans vraiment de surprise, la cote de popularité du président de la République n’a pas progressé au cours du mois dernier. Elle avait cru de trois points en mars. Avec 36%, le chef de l’Etat termine son quinquennat avec le plus faible taux des Présidents sortants. Avant lui, Charles de Gaulle obtenait en novembre 1965 54% de taux de satisfaction, Valérie Giscard d’Estaing 40% en avril 1981, François Mitterrand 54% en avril 1988 et Jacques Chirac 47% en avril 2002. François Mitterrand comme Jacques Chirac ont bénéficié de la cohabitation pour améliorer leur image auprès des Français. Avant la cohabitation, les deux hommes battaient eux aussi des records d’impopularité : en mai 1986 le Président socialiste n’avait que 39% de satisfaits et l’ancien maire de Paris ne recueillait en avril 1997 que 31% de bonnes opinions. La seule comparaison possible est celle de Valéry Giscard d’Estaing. « Si la popularité de Giscard et Sarkozy sont proches dans notre baromètre, estime Frédéric Dabi, directeur du département Opinions de l’Ifop, le pourcentage de mécontents est nettement plus fort (46% pour Giscard contre 64% pour l’actuel Président). Cela explique en creux pourquoi le deuxième tour de l’élection présidentielle prend une dimension de référendum anti-Sarkozy. » Frédéric Dabi rappelle au passage que l’ancien Président était dans une situation moins compliquée à la veille du premier tour en 1981. « Il n’était pas donné battu dans tous les sondages du second tour. A l’époque c’était beaucoup plus serré. Le croisement des courbes s’est vraiment passé dans l’entre deux tours. » Si Nicolas Sarkozy achève son mandat avec le record d’impopularité, son Premier ministre François Fillon va quitter Matignon avec une insolente popularité : 51% ce mois (+1). Seul Michel Rocard a fait mieux. Le futur candidat aux législatives à Paris sera resté pendant 41 mois sur 60 au total au dessus de la barre symbolique des 50%. Une situation inédite supplémentaire pour ce couple exécutif décidément inclassable. »

Sarkozy, le dernier meeting : « du Mélenchon lepénisé »

Sarkozy, le dernier meeting : « du Mélenchon lepénisé »

 

Sarkozy compatit surtout sur ce dernier meeting pour sauver sa place ; Mélenchon lui a coupé par avance son effet. Sarkozy ne pourra réunir autant de monde. Le meeting de la dernière chance? A une semaine du premier tour et deux mois pile après son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy joue gros. Il compte sur la « vague populaire » de la Concorde pour enrayer le ressac dans les sondages, qui le donnent tous battu, et relancer sa campagne, engluée. « Les sondages, on s’en moque! » répète-t-il, promettant des « surprises ».  Dans ce domaine on peut s’attendre à tout et son contraire, Sarkozy est capable de faire du Mélenchon lepénisé ; A la tribune, le président-candidat lancera un appel à la mobilisation à la « majorité silencieuse ». Le thème de son discours, écrit par sa plume Henri Guaino : la Nation rassemblée. Il veut parler valeurs, identité, frontières, mondialisation. Et de la crise face aux difficultés de l’Espagne, « qui ont fait monter l’angoisse d’un cran », selon un proche. Son bras droit à l’Elysée, Xavier Musca, est entré dans une colère noire en découvrant que l’équipe du QG lui avait fait dire que la crise était terminée…Ces jours-ci, ses stratèges, divisés en deux camps, se sont violemment heurtés. Les partisans d’un recentrage, dont Henri Guaino ou Jean-Louis Borloo, le poussaient à ne « pas trop en faire » sur la sécurité et l’immigration, le pressant de s’adresser à l’électorat modéré. C’était sans compter sur l’influence des tenants de la ligne « dure », dont Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon ou le jeune Guillaume Peltier, trio méchamment surnommé… « la secte ». Pour ceux-ci, Sarkozy dévisse face à Hollande depuis qu’il parle d’Education, de blocage des loyers, de permis de conduire et adresse des clins d’œil à l’électorat centriste. « C’est une erreur majeure de jouer le second tour avant le premier. Qu’ils appellent Lionel Jospin! » Vendredi soir, lors d’un dîner à l’Elysée, Sarkozy a tranché : retour aux fondamentaux. « Il n’y a jamais eu de recentrage. Je n’ai pas changé », a-t-il acté. Aujourd’hui, c’est aux catégories populaires, à ceux qui ont voté non à la Constitution européenne et que la mondialisation inquiète qu’il veut s’adresser. « Lucide » mais pas « défaitiste », selon son entourage, il est persuadé qu’il est pénalisé par l’égalité du temps de parole et compte sur le duel du second tour pour bouleverser la donne. « Les boussoles sondagières sont en train de perdre le nord, tout est possible », veut croire Peltier.

Sur TF1 bientôt : The «voice » présidentiel

Sur TF1 bientôt : The  «voice » présidentiel

 

TF1 en recherche d’audience a gagné le gros lot de l’audimat avec the « Voice »’ qui rompt avec la téléréalité, les « chansonneux » français et met au centre le vrai  talent. Du coup, il serait envisagé d’organiser  the  « voice » présidentiel. Visiblement, les paroles programmatiques, n’ont pas séduit un ’électorat qui demeure – militants exceptés- dans une  posture de dénonciation et de rejet de Sarkozy ; si  les mots ne comptent plus alors restent les voix. Celle de Mélenchon, du Marchais avec la philosophie en plus, qui apporte force et et  truculence, Sarkozy et Hollande sont aussi deux bons candidats chanteurs, le chant des promesses. Marine le Pen, la voix du populisme répugnant. L’extrême gauche a aussi quelques bons interprètes, Poutou dans un registre inédit, celui du naturel révolutionnaire, Artaud dans le même registre mais plus convenu. Dupont Aignan qui essayer de faire entendre sa petite voix de l’énarque déçu; Vient en queue de peloton, Bayrou qui bénéficie sans doute du meilleure parolier mais dont la voix d’huissier et le look de notaire ennuient.  Enfin, le plus inattendu, Cheminade, une voix venue d’ailleurs, de la galaxie, en passant par l’ENA et le café du commerce. La musique est universelle, elle peut permettre d’unir ce qui aujourd’hui est épars et contradictoire. Sans discussion « the voice » est plus sexy que ces longs monologues des candidats.

 

Mélenchon le phénomène de la campagne fait un carton à Marseille

Mélenchon le phénomène de la campagne fait un carton à Marseille

Impossible maintenant pour les deux principaux candidats de faire aussi bien que Mélenchon en matière de réunion publique. C’est le phénomène de la campagne qui par ailleurs n’a guère enthousiasmé. Après les succès de la Bastille à Paris et du Capitole à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon, désormais entre 13 et 17% dans les sondages, a fait « plage au peuple » à Marseille samedi, se livrant à une ode à la Méditerranée et au « métissage », une « chance » pour la France.  A huit jours du premier tour, le candidat du Front de gauche, détournant son slogan « place au peuple », a investi la plage du Prado sous un grand soleil. Des dizaines de milliers de personnes s’y sont pressées sous une marée de drapeaux rouges et tricolores pour ce troisième meeting en plein air en moins d’un mois.  Faisant une ode à la Méditerranée, M. Mélenchon, dans un discours fleuve d’1h20 conclu comme d’habitude par L’Internationale et la Marseillaise, a estimé que la « chance » de la France était « le métissage », après avoir salué son auditoire « émouvant, grand et beau », le poing levé et tout sourire.  Sous des « youyous », le potentiel troisième homme de la présidentielle a rendu hommage aux « Arabes et Berbères » par qui sont venus en Europe « les mathématiques ou la médecine » au temps où « l’obscurantisme jetait à terre l’esprit humain ».  Refusant « l’idée morbide et paranoïaque du choc des civilisations », il a dit sa pensée aux Maghrébins « qui ont libéré le sol de la patrie des nazis ». « Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos soeurs » et il n’y a « pas d’avenir pour la France sans » eux, a dit le natif de Tanger (Maroc), dans un discours personnel et lyrique, régulièrement interrompu par les « tous ensemble! ».  Et de s’en prendre à Nicolas Sarkozy qui lors de ses visites à Marseille « parle exclusivement de la sécurité qu’il n’est pas capable d’assurer », et aux « partis extrémistes de la haine qui montrent du doigt au nom de sa religion », « foutez-nous la paix! ».  Pour celui qui se dit en « guerre » contre le FN, cette présidentielle doit permettre d’ »expédier à terre le pouvoir de la droite » et d’infliger une « défaite de la droite extrême ». Et de citer Jean Ferrat: « Au printemps, de quoi rêvais-tu? »  Avant lui, Pierre Laurent (PCF) avait comparé « le vent de la Méditerranée » qui souffle sur Marseille à « la déferlante populaire » du FG: « Quand il se lève personne ne peut lui résister ». Clémentine Autain a souligné que « le vote utile nous casse les urnes! ».  M. Mélenchon en a aussi profité pour ironiser sur Nicolas Sarkozy et François Hollande qui « l’imitent » désormais avec des meetings en plein air dimanche à Paris, dénonçant par avance une plus grande couverture médiatique de « l’attroupement de la Concorde et du rassemblement du bois » de Vincennes par rapport à sa journée marseillaise.  Dimanche, l’expert en méga-rassemblement sera, lui, à Pau pour un grand pique-nique. Mais pour celui qui continue de rêver à un second tour face à François Hollande (il manquera peut-être « 15 jours » de campagne pour que Nicolas Sarkozy « dévisse » assez, estime son entourage), l’histoire ne s’arrêtera pas au premier tour.  Dans l’entre-deux tours, l’eurodéputé pour qui « l’insurrection citoyenne est commencée », s’est aussi dit disponible si les syndicats le veulent, à participer à un « 1er Mai stupéfiant d’unité et de puissance ».  Car si la gauche l’emporte le 6 mai, « la victoire électorale sera suivie d’une mobilisation populaire », comme en 1936, pense-t-il, jugeant que « la logique veut que la finance attaque la France ». Et pour l’ex-PS, le FG « va continuer et avant 10 ans, il sera au pouvoir », a-t-il dit à des journalistes vendredi.  Alors, pas question d’entrer dans un gouvernement socialiste. Au Front de gauche, « personne n’ira », assure celui qui n’exclut plus d’être candidat aux législatives.

Bettencourt-Sarkozy : ragots, mépris ou scandale ?

Bettencourt-Sarkozy : ragots, mépris ou scandale ?

Mercredi soir sur France 2, Eva Joly a une nouvelle fois lancé de sérieuses accusations contre Nicolas Sarkozy. Selon la candidate écologiste, il existe des « présomptions concordantes et précises » contre le chef de l’Etat dans les affaires Bettencourt et Karachi, ajoutant que c’était « une anomalie de pouvoir solliciter un second mandat » quand on est « cerné » comme lui « par des affaires judiciaires ».   De lourdes accusations que l’intéressé a balayées, jeudi sur le plateau de l’émission Des paroles et des actes. « Sur les ragots, sur la médisance, sur la méchanceté, sur la volonté de détruire et de démolir, permettez-moi de vous opposer le mépris le plus cinglant », a lancé le président-candidat. « Quand vous vous faites l’écho de ce qu’elle a dit, vous apportez des éléments, vous lui demandez des faits et à ce moment, je m’expliquerai! » a-t-il ajouté.   Excédé à l’idée de rendre des comptes, il a donc refusé d’évoquer le fond de l’affaire et a préféré réserver son temps de parole pour discréditer l’ancienne juge d’instruction: « Quand on pense que cette dame, qui viole tous les principes du droit, qui porte des accusations scandaleuses sans aucune preuve, était magistrate, ça fait frémir! ».   Mais s’agit-il vraiment de « ragots » comme le suggère Nicolas Sarkozy? Eva Joly affirme que des preuves sont « sur la table ». Notamment à propos de sa participation à la création de la société luxembourgeoise Heine utilisée pour rémunérer des intermédiaires dans la vente de sous-marins Agosta en 1994 au Pakistan. Le nom de Nicolas Sarkozy est en effet cité à plusieurs reprises dans un rapport de la police luxembourgeoise qui a enquêté sur cette société offshore. « La création de la société Heine s’est faite avec l’accord de Nicolas Sarkozy », peut-on lire dans ce rapport. Vendredi, invité sur i>Télé, Nicolas Sarkozy a cependant nié être de près ou de loin à l’origine de la création de cette société. Il a d’ailleurs construit sa ligne de défense autour de l’idée qu’il était opposé à la vente de ces sous-marins au Pakistan, convaincu que les Pakistanais ne paieraient jamais.   Concernant l’affaire Bettencourt, l’étau se resserre encore davantage autour de Nicolas Sarkozy. Début avril, L’Express révèle que l’agenda de Liliane Bettencourt mentionne une rencontre, le 24 février 2007 entre son mari et celui qui allait être élu président de la République quelques semaines plus tard. Dans un premier temps, l’Elysée a formellement démenti l’existence de cette entrevue. Mais depuis, Nicolas Sarkozy se montre moins catégorique et préfère botter en touche. « Je ne sais pas si j’ai rencontré André Bettencourt le 24 février 2007″, s’est-il contenté de déclarer ce vendredi, toujours sur i>Télé.   Eva Joly évoque également des témoignages qui accréditent la thèse d’un financement de la campagne de 2007 avec des fonds provenant des Bettencourt. Sans doute, parle-t-elle de celui de Claire Thibout, l’ex-comptable, mais également de celui de Dominique Gauthier, l’ancien chauffeur du couple. Celui-ci assure que l’ex-gouvernante du couple, Nicole Berger, décédée depuis, lui a rapporté une visite de Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt pour réclamer de l’argent. « Mme Berger m’a dit que M. Sarkozy était venu pour un rendez-vous voir Monsieur et Madame très rapidement, que c’était pour demander des sous », a-t-il indiqué au juge Gentil, le 8 mars dernier lors de son interrogatoire.    Depuis le dépaysement de l’affaire Bettencourt à Bordeaux, le juge Gentil constitue, malgré les dénégations de Nicolas Sarkozy, un faisceau d’indices concordants. Il cherche en particulier à vérifier où ont atterri les 800 000 euros retirés en deux fois d’un compte suisse de la milliardaire au cours du premier semestre 2007.   Le premier retrait de 400 000 euros coïncide curieusement avec un rendez-vous entre Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, actuellement en détention, et Eric Woerth, trésorier de l’UMP à l’époque. Tandis que le second retrait intervient lui à une date mentionnée dans le carnet de François-Marie Banier où il rapporte une conversation avec Liliane Bettencourt qui lui aurait dit: « Patrice de Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui. »   Malgré tous ces éléments, Nicolas Sarkozy a donc opposé son « mépris le plus cinglant » aux accusations lancées par la candidate écologiste. En meeting à Grenoble au même moment, Eva Joly persiste et signe: « Il ne peut pas se cacher derrière le mépris qu’il a pour moi. Cela ne suffit pas. Il va falloir qu’il s’explique sur la dizaine de témoins qui ont des témoignages concordants », a-t-elle réagi sous les cris de militants scandant: « Sarkozy en taule! ».   « La présomption d’innocence n’empêche pas les faits d’exister. Ce que je dis haut et fort c’est que dans une campagne, dans n’importe quel autre pays avec ce qu’il y a sur la table, il faudrait s’expliquer, il ne résisterait pas 24 heures. C’est la situation en France qui est parfaitement anormale », a-t-elle conclu. 

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