Archive pour le Tag 'présidentielles'

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Des indignés dénoncent la mascarade électorale

Des indignés dénoncent la mascarade électorale

Protestation des indignés en France. Ils n’ont certes pas raison sur tout (trop de poncifs et de naïveté) mais cela témoigne d  ’une insatisfaction notamment en ce qui concerne la représentativité sociologique des candidats (hormis un ou deux) ° ; trop de fonctionnaires, trop de riches (y compris marine le Pen), trop de gens déconnectés des réalités économiques et sociales concrètes qui ne connaissent même pas le prix d’un pain ou du ticket de métro. Bref trop de politiciens qui considèrent la politique comme un métier et non comme une mission. Les indignés sont de retour à Paris. Quelque 300 militants, venus pour certains à pied de Toulouse, Bayonne, Marseille, Angers et Lille, se sont rassemblés samedi à Paris pour dénoncer une « mascarade électorale ». Au son des tambours, les « marches populaires », parties entre le 3 mars et le 7 avril, ont convergé jusqu’à Paris. A la veille du premier tour de la présidentielle, les militants demandent « une démocratie réelle », car « les candidats actuels ne nous représentent pas », a déploré Yannick, un militant de 27 ans venu en marchant de Bayonne. « Nos rêves ne rentrent pas dans leurs urnes », « ils ne nous représentent pas », pouvait-on lire sur des banderoles dans le centre de la capitale. « Parmi les candidats, il n’y a jamais le candidat que je voudrais. Et je ne suis pas le seul à penser ça », poursuit Yannick. « A nous de nous réorganiser, pour au moins au niveau local, avec des assemblées démocratiques, nous faire entendre et mettre en place des idées alternatives en matière d’environnement, de santé, d’éducation, d’alimentation », ajoute-t-il. Ce dernier avoue toutefois que même s’il n’est pas satisfait, il votera quand même, par procuration, « pour un candidat plutôt de gauche et plutôt proche des questions environnementales ». Rassemblés à la Fontaine des Innocents du quartier des Halles, les manifestants ont déploré, à l’instar d’Arthur, 26 ans que « dans le panel des candidats, il y ait des idées et des alternatives qu’on ne nous propose jamais, comme par exemple réduire le productivisme ». Selon lui, parmi les manifestants, « certains n’iront pas voter, d’autres voteront blanc ou nul, ou peut-être pour un candidat qui se dit anticapitaliste », ajoute-t-il en souriant. Les manifestants devaient ensuite se rendre au Champ-de-Mars, où ils espèrent pouvoir rester jusqu’au 12 mai. Date à laquelle une journée d’actions internationale de tous les « Indignés » est prévue, un an après le début du mouvement espagnol. Ils envisagent d’organiser d’ici là des assemblées populaires ou des actions symboliques contre des banques ou des supermarchés à Paris.

 

La campagne au tamis du « storytelling » ou décryptage du bla-bla politique

La campagne au tamis du « storytelling » ou décryptage du bla-bla politique

- Nicolas Sarkozy a été identifié par l’opinion comme un « bonimenteur » quand François Hollande a assumé « jusqu’à la fadeur extrême » les traits d’un anti-Sarkozy, estime Christian Salmon, qui a passé la campagne au crible du « storytelling » (art de raconter uen histoire à des fisn de communication). « Ce que n’a pas compris Nicolas Sarkozy, qui tente sans arrêt une nouvelle histoire -tour à tour protecteur puis agressif, qui va à droite puis qui va à gauche- c’est que sa parole même est décrédibilisée », a dit à Reuters ce chercheur au CNRS, importateur en France de ce concept. « De la même façon que l’inflation monétaire ruine la confiance dans la monnaie, l’inflation d’histoires a ruiné la crédibilité du narrateur », poursuit l’auteur de « Storytelling: la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits ». Cet essai, publié en 2007, visait à dévoiler l’impact des nouveaux usages du récit dans la communication. Le storytelling n’est pas pour autant une manipulation unilatérale utilisée aux dépens d’une foule crédule. « Un narrateur n’est jamais seul, il y a tous ceux qui l’écoutent mais il y a aussi les médias et les internautes qui, en postant des commentaires, des tweets, en rédigeant des blogs, interagissent avec les autres et parviennent parfois à voler la vedette au narrateur principal et réussissent à imposer un autre récit », explique Christian Salmon. « Dans des sociétés hypermédiatisées, la capacité à construire une identité politique, non pas avec des arguments rationnels mais en racontant des histoires, est devenue la clé de la conquête du pouvoir », poursuit-il. De ce point de vue, « Nicolas Sarkozy a offert une sorte de cas d’école du storytelling, de manière tâtonnante, zigzagante comme quelqu’un qui ferait l’apprentissage du pouvoir en essayant de maîtriser l’agenda médiatique, de fédérer les attentions jusqu’à développer une véritable atmosphère de série télévisée », poursuit-il. Dans son nouvel ouvrage publié le mois dernier et intitulé « De Sarkozy à Obama, ces histoires qui nous gouvernent », Christian Salmon propose d’ailleurs non sans une certaine ironie un découpage du quinquennat en sept « saisons » du sarkozysme. « La campagne aussi est une série télévisée et gare au candidat qui n’offre aucune possibilité de rebondissements, qui n’a aucune réserve de suspense, comme François Bayrou ou Eva Joly. » Le candidat du MoDem « est revenu en 2012 avec le même récit qu’en 2007, avec l’espoir que les événements sinon les électeurs lui donneraient raison », rélève-t-il. « En 2007, il avait deux atouts: la dénonciation des médias -assumée cette fois-ci par Jean-Luc Mélenchon- et la division du camp socialiste, ce qui n’est plus le cas en 2012 en raison de la possibilité crédible d’alternance ». Quant à la candidate écologiste, « elle a été déstabilisée d’entrée de jeu par son parti qui a négocié dans son dos en renonçant à des éléments de son programme et en l’obligeant à avaler la couleuvre d’un ralliement annoncé à Hollande au second tour. Elle a perdu toute la crédibilité que son parcours professionnel et son courage lui avait value ». Gare aussi au candidat qui ne joue pas son rôle comme la candidate du Front national, prévient Christian Salmon. « Plus bobo que Iago, Marine Le Pen, investie du rôle du méchant (…) a déçu parce qu’elle a refusé d’incarner l’image du mal en politique », dit- il. « Elle voulait être princesse, or seul le mal est intrigant, désirable comme le savait si bien son père, qui n’a jamais craint, lui, d’être diabolisé. » La candidate du FN « a fait tant d’efforts pour se dédiaboliser qu’elle est allée jusqu’à en oublier les fondamentaux anti-immigrés et sécuritaires de son électorat. Elle a semblé perdre sa substance, se consumer tout au long de la campagne, telle une Jeanne d’Arc sur le grill médiatique ». Le surgissement de Jean-Luc Mélenchon reste la grande surprise de cette campagne, note Christian Salmon. « Il a imposé une manière de faire de la politique à l’ancienne. Il a su capter et structurer une révolte qui s’est exprimée de manière spontanée par les militants de Puerta del Sol à Madrid et d’Occupy Wall Street à New York. « Tout en se livrant dans ses meetings à de longs développements pédagogiques sur la crise financière un peu comme un instituteur républicain, Mélenchon a mobilisé les figures de l’émancipation française de la Commune de Paris au Front populaire et jusqu’à Mai-68 dans un grand récit épique. « Mélenchon a fédéré des courants de la gauche institutionnelle et de la gauche extraparlementaire, une situation inédite dans la vie politique française. » Pour Christian Salmon, « François Hollande, porté par les vagues de sondages comme la seule alternative crédible à Nicolas Sarkozy, a assumé jusqu’à la fadeur extrême, les traits d’un anti-Sarkozy: normal, constant, cohérent, rassembleur ». « Il a un peu essayé avec le ‘Rêve français’ de nous vendre un petit récit de campagne, mais il a vite compris que le ressort de l’élection était ailleurs », note-t-il évoquant le titre du livre publié en août dernier par François Hollande. « En 2012, les Français ne votent pas pour élire un président mais pour le congédier. C’est un vote d’impeachment que les Français vont faire », estime Christian Salmon en référence à la procédure américaine qui permet de démettre un président. La France est un drôle de pays qui peut voter à contre-cycle, rappelle-t-il. « En 1981, les Français choisissaient Mitterrand en plein triomphe de la révolution néolibérale. En 2007, alors que les Américains, après deux mandats de Bush, élisaient Obama, les Français optaient pour Nicolas Sarkozy. » « Au-delà des traits caricaturaux de la personne, de ses maladresses, de son immaturité, c’est la raison profonde de l’extinction rapide du sarkozysme. C’est un président néolibéral à contre-cycle. Il n’a pas su réinventer une présidence des temps de crise. » L’épisode de la tuerie de Toulouse, le mois dernier, est de ce point de vue symptomatique, pour Christian Salmon. Pour lui, Nicolas Sarkozy n’a pas ménagé ses efforts pour se repositionner au centre de l’attention publique mais les électeurs ne lui en ont pas su gré. « Soit que la ficelle soit apparue trop grosse et que le nouveau rôle présidentiel, paternel et protecteur, ait été perçu comme une posture, une mise en scène par l’opinion, soit que l’hyper-mobilisation des audiences provoquée par cet événement n’ait ensuite entraîné une phase de décompression », dit-il. « C’est la première fois qu’en France les chaînes de télévision d’information continue font à ce point irruption dans la campagne », note Christian Salmon. « Avec Toulouse, l’attention a été mobilisée et de manière incroyablement efficace par ces chaînes qui ont battu des records d’audience et inventé au pied levé une sorte de téléréalité de la terreur. » Mais cette mobilisation des audiences provoque en retour des phases de décompression dont les politiques font les frais. « A trop vouloir stimuler les audiences, l’homme politique s’expose à une sorte d’effet feedback sous forme de déception, voire de désenchantement », analyse Christian Salmon. De ce point de vue, il souligne qu’il ne faut pas confondre la mobilisation électorale par les réseaux sociaux et une repolitisation de la société. « La forte participation à l’élection présidentielle de 2007 n’exprimait qu’un phénomène d’audimat liée à la personnalisation et non à la politisation des enjeux de l’élection. « Nicolas Sarkozy a été un formidable excitant politique sur fond de dépolitisation de la société, on a même pu dire qu’il hystérisait la vie politique. « Le contrôle de l’agenda médiatique apparaît ainsi comme une tentative désespérée de mobiliser des audiences qui se détournent inexorablement de la politique, tentative vouée à l’échec comme le montre, aux élections intermédiaires, la persistance d’une forte abstention. » D’autant que, rappelle Christian Salmon, la crise économique et financière a mis à nu l’impuissance des gouvernants. « C’est un phénomène qui a touché tous les responsables en Europe qui ont été congédiés par les électeurs ou contraints à la démission par les autorités financières. « Le discours de la plupart des candidats, discours de raison ou de rigueur, a ratifié cette impression d’impuissance politique face aux marchés souverains », dit-il.

Sur RTL, Sarkozy reconnaît « avoir manqué de solennité » ou de dignité ?

Sur RTL, Sarkozy reconnaît « avoir manqué de solennité » ou de dignité ?

Invité à répondre aux auditeurs de RTL vendredi matin, Nicolas Sarkozy a reconnu son « erreur » d’un manque de « solennité » en début de mandat ». C’est une « erreur dont je voudrais m’excuser ou sur laquelle je voudrais m’expliquer et que je ne re-commettrais pas », a-t-il ajouté. « Quand je suis devenu président de la République, j’étais dans la lancée du ministre. Or, pour être ministre il faut de la réactivité et l’énergie de la réactivité. Le président, c’est tout à fait différent. J’ai mis quelques semaines, voire quelques mois, à m’en rendre compte. Le président doit être à la fois proche et solennel », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Il n’y a aucune chance que je la re-commette puisque je connais le métier, la fonction plus exactement, maintenant », a assuré Nicolas Sarkozy. Sarko fait encore une approximation sémantique, il confond solennité qui a rapport au protocole et dignité qui a rapport au respect.

 

Les sondages pèsent sur les votes et les votes sur les sondages, faut-il supprimer les sondages ou les élections ?

Les sondages pèsent sur les votes et  les votes sur les sondages, faut-il supprimer les sondages ou les élections ?

 

Les sondages politiques influencent les intentions de vote des électeurs, selon une enquête réalisée par l’institut d’études marketing MediaMento, en collaboration avec des spécialistes des interactions sociales. Près d’un quart (24,9%) des personnes ayant participé à l’étude ont ainsi indiqué avoir changé de « candidat favori » dans leurs intentions de vote, selon les différents résultats de sondages qui leur étaient exposés. Inversement, on peut soutenir que les intentions de votes pèsent davantage sur les sondages. Conclusion on pourrait supprimer les sondages, pire pourquoi pas les votes qui pèsent sur les élections. Dure la démocratie.

 

Jean-Luc Mélenchon va porter plainte contre le journal gratuit Metro, en cause une photo avec Assad

Jean-Luc Mélenchon va porter plainte contre le journal gratuit Metro, en cause une photo avec Assad

Dans un communiqué, François Delapierre, le directeur de campagne  du candidat du Front de Gauche, « prise hors contexte, cette photo  participe d’une volonté de manipulation de l’électorat, à quelques heures du scrutin, et à un  moment où aucune rectification ou droit de réponse ne peut être publié. » Selon l’avocate  de Jean-Luc Mélenchon,  il considère que « la publication à quelques heures du scrutin d’une photo datant de 2001 non légendée et présentée comme une « information embarrassante » dans l’article attaché constitue une atteinte à son honneur d’une part et d’autre part une manoeuvre punie par le code électoral. » Jean-Luc Mélenchon va donc porter plainte contre le journal gratuit Metro qui a diffusé vendredi une photo de lui avec le dirigeant syrien Bachar al-Assad.  «D’une part, Metro n’est pas publié le samedi et d’autre part la fin de la campagne électorale officielle (à minuit, ndlr) lui aurait de toute façon interdit de donner la parole au candidat. Le dommage dans toute son ampleur, est donc irréparable», poursuit François Delapierre.   Interrogée par l’AFP, l’avocate de M. Mélenchon a précisé que «la plainte est en cours de rédaction, elle sera transmise au procureur de la République dans les heures qui viennent». C’est une «plainte pour diffamation, qui se fonde aussi sur le Code électoral qui punit la propagation de fausses nouvelles influençant le vote», a précisé Me Raquel Garrido.  «L’instruction de M. Mélenchon est claire et irréversible: il considère que la publication à quelques heures du scrutin d’une photo datant de 2001 non légendée et présentée comme une « information embarrassante » dans l’article attaché constitue une atteinte à son honneur d’une part et d’autre part une manoeuvre punie par le code électoral», a expliqué Me Garrido.«D’ailleurs Metro a compris son erreur et légendé la photo dans l’article en ligne. Mais en ce qui concerne le journal papier, le mal est fait et est irrémédiable», a-t-elle ajouté.

 

 

Sondage exclusif interdit : Sarkozy élu au premier tour d’après l’institut Hiphop, Paris Catch diffusé par Europe -1 et le JDT

Sondage  exclusif interdit : Sarkozy élu au premier tour d’après l’institut Hiphop, Paris Catch diffusé par Europe -1 et le JDT

 

On savait que les règles électorales seraient bafouées en matière d’estimations et de sondages. C’est le cas ce matin avec ce sondage exclusif  qui donne Sarkozy élu dès le premier tour. Ce sondage bénéficie de la même méthodologie que celle d’IPSOS-Fiducial-JDD diffusé par Europe1 et Paris –Match. (Bref les copains de Sarko). L’ enquête a été réalisée auprès d’internautes sur un échantillon très réduit. Et les résultats  redressés pour aller dans le sens espéré et sans précision de la marge d’erreur. En réalité, ce sondage à concerné 5 personnes non identifiées puisque répondant sous un pseudo auxquels la question suivante a été posée : « pensez vous que le président sera élu lors de l’élection ? » 85 % ont répondu oui. Bien sûr, on pourra contester la nature de la question mais le résultat est suffisamment massif pour enlever tout doute sur la tendance. On a juste ajouté «  au premier tour » dans l’interprétation des résultats car c’était en fait implicite. On ne peut pas reprocher à ce sondage son manque d’impartialité puisque depuis des semaines ’IPSOS-Fiducial-JDD diffusé par Europe1 et Paris –Match mettent en tête Sarko. Leur  enquête a été réalisée auprès d’internautes afin  d’encourager le fameux croisement des courbes et de redonner un peu de dynamique à un président usé. Il a fallu attendre vendredi pour que IPSOS –JDD mettent  à égalité les candidats, histoire de ne pas paraitre trop ridicule. Merveilleux ces institut de sondages qui selon ceux qui les commandent sont capables de faire apparaître des écarts de 5 points. Normal, puisque la marge d’erreur est toujours de 3 points et peut atteindre même 5 points ; sur le plan scientifique rien à dire. Selon la même méthode scientifique, une estimation des votes sera diffusée par l’institut Hiphop dès 18h01 dimanche. Compte tenu de l’interdiction, le sondage sera accessible sur un site chinois. Comme on le sait la justice a rappelé que les sondages ne devaient pas franchir la frontière avant 20 heures, heures  de fermeture des bureaux, une interdiction du même genre que celle du nuage de Tchernobyl qui lui aussi s’était arrêté à la frontière par peur des poursuites. Il faudra que le futur président remplace les minitels de la justice par des ordis car visiblement, comme Chirac, on confond mulot et souris au parquet.

 

Bayrou : Sarkozy et Hollande dos à dos dans leur incapacité à prévoir la tourmente

Bayrou : Sarkozy et Hollande dos à dos dans leur incapacité à prévoir la tourmente

Le candidat centriste François Bayrou a fustigé jeudi à Bordeaux la campagne électorale de ceux qu’il qualifie de démagogues, renvoyant dos à dos sans les nommer Nicolas Sarkozy et François Hollande. « La démocratie suppose une chose, c’est qu’on dise la vérité aux concitoyens », a-t-il lancé sous les applaudissements de plus de 2.000 personnes réunies au Parc des expositions de Bordeaux-Lac. Le président du MoDem a dénoncé « une race de politiques qui considèrent que la démocratie, ça consiste exclusivement à gagner les élections et que pour gagner les élections on a le droit de tout faire ». « Ca s’appelle les démagogues. Démocratie et démagogie sont strictement incompatibles », a-t-il ajouté. Situé à environ 10% dans les sondages, le centriste achève une campagne décevante pour lui, où il n’a pu trouver sa place derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui risquent de le reléguer, si les sondages ne se trompent pas, à la cinquième place du premier tour. Les ministres Alain Juppé et Valérie Pécresse lui ont fait un appel du pied en estimant qu’il ferait un bon Premier ministre de Nicolas Sarkozy, mais il a repoussé cette perspective en expliquant qu’il comptait toujours faire mentir les enquêtes d’opinion et accéder au second tour. Les spéculations vont bon train sur l’attitude qu’il adoptera en cas de défaite au premier. Pour le leader centriste, la démagogie explique le nombre important d’indécis à trois jours du premier tour. « Le peuple a compris que dans cette élection on ne lui proposait pas de choisir son destin, on lui racontait des histoires pour l’empêcher de choisir son destin. » Il a estimé que la France risquait une tourmente économique dans les prochains mois et déploré que Nicolas Sarkozy et François Hollande, selon lui, n’en parlent pas. L’ancien ministre de l’Education nationale a pris pour exemple le déficit du commerce extérieur, où la France est dans une situation particulièrement délicate, a-t-il remarqué. « Durant des années, on nous a bourré le mou, à tous sans exception », a-t-il lancé sous les acclamations, appelant à « reconstruire ce que pendant des années ils ont laissé détruire ». Déclarant implicitement qu’il n’en serait pas, il a ironisé sur les ralliements à François Hollande de plusieurs personnalités ayant occupé des postes dans des gouvernements de droite. « Ah si les girouettes produisaient de l’électricité quand elles tournent, les énergies renouvelables auraient fait un sacré pas en avant », a-t-il lancé.

Recyclage indigne des députés comme avocat !

Recyclage indigne des députés comme avocat !

 

A quelques jours du 1er tour de l’élection présidentielle mieux vaut préparer ses arrières. Un décret publié le 3 avril permet aux anciens ministres et parlementaires de devenir avocats sans avoir à passer par une formation.  De quoi entrainer de vives réactions de la part du parti socialiste et du barreau qui y voient une manière de recycler la classe politique.   »Si l’ouverture de la profession d’avocat peut être parfois une richesse, ce ne doit pas être l’occasion d’en brader la particularité ni d’en remettre en cause l’exigence de compétence et de déontologie », estime PS dans un communiqué. Et de promettre que ce décret sera abrogé en cas de victoire.  Le député PS François Loncle avait lui aussi dénoncé mardi, dans un communiqué, ce « scandaleux décret », estimant que « cette dérogation équivaut à un privilège éhonté ».  « Ce passe-droit est indigne et méprisable », car « non seulement il dégrade la belle profession d’avocat mais (il) accroît les risques de conflits d’intérêts et même de trafics d’influence », poursuivait-il.  François Loncle demande ainsi au Premier ministre, François Fillon, qui pourrait lui aussi porter la robe d’avocat, de « justifier la date de publication de ce décret à quelques semaines d’échéances électorales importantes ».  La profession est également mobilisée contre ce décret. « Le barreau n’est pas une maison de recyclage », s’indigne dans un communiqué Me Christian Charrière-Bournazel, président du Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les quelque 54.000 avocats du pays. Le CNB a annoncé son intention de contester le décret devant le Conseil d’Etat.  Des hommes et des femmes politiques – plusieurs sont avocats de profession comme Nicolas Sarkozy ou Arnaud Montebourg – sont de plus en plus nombreux depuis ces dernières années à prêter serment pour devenir avocat. Parmi ces derniers figurent Rachida Dati (UMP), ancienne garde des Sceaux, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, l’ancienne députée et candidate PS à l’Elysée Ségolène Royal, le ministre Frédéric Lefebvre (UMP) ou les députés Noël Mamère (EELV), Dominique Perben (UMP), Christophe Caresche (PS).

 

Français de l’étranger : encore une proposition électoraliste de Sarkozy à 700 millions

Français de l’étranger : encore une proposition électoraliste de Sarkozy à 700 millions

Nicolas Sarkozy promet dans une lettre aux Français de l’étranger diffusée jeudi, l’extension de la prise en charge des frais de scolarité aux élèves de collège. Actuellement, cette mesure est instituée pour les seuls élèves de lycée. « Je refuse catégoriquement de revenir à un système qui reposerait uniquement sur les bourses scolaires car ce système reviendrait à sacrifier l’éducation des enfants des classes moyennes, qui seraient toujours trop riches pour bénéficier des bourses et toujours trop pauvres pour pouvoir scolariser leurs enfants dans les lycées français », y plaide-t-il. « Je le mesure, l’accès à l’éducation française à l’étranger est encore difficile pour bon nombre d’entre vous et demeure pour beaucoup un sujet d’inquiétude », poursuit le président et candidat de l’UMP. Le président-candidat souligne que la première de ses « priorités a été et demeure l’accès à l’enseignement français ». Sauf que la proposition n’est pas nouvelle. La prise en charge des frais de scolarité était l’une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais la prise en charge des frais de scolarité imposés aux 110.000 Français de l’étranger a finalement été instituée pour les seuls élèves de lycée pour des raisons de coûts. Cette mesure a d’ailleurs été gelée en 2010 à la suite d’un rapport parlementaire qui dénonçait « son inéquité et son coût pour l’Etat ». Un rapport parlementaire publié en 2010 a en effet chiffré à 107 millions d’euros le coût de la mesure pour les seuls lycées français de l’étranger. Selon les trois députés à l’origine de ce rapport le coût devrait augmenter progressivement à 126 millions en 2011, 150 millions en 2012 et 177 millions en 2013. Si cette mesure « devait être étendue à l’ensemble des cycles scolaires, primaire et secondaire, le coût pour les finances publiques pourrait atteindre quelque 700 millions d’euros », indiquent les députés qui ont enquêté sur le sujet, cités par Le Monde. La France compte un total de 485 établissements scolaires à l’étranger, qui accueillent 300.000 élèves, dont 110.000 Français. Dans le même temps, un peu plus d’un million de Français de l’étranger, très exactement 1.075.746, se sont inscrits sur les listes électorales pour la présidentielle et les législatives, soit 30,9% de plus que lors de la présidentielle de 2007. Il y a cinq ans, ils avaient voté à 53,99% pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour, soit un peu moins d’un point de plus que son score national. Un sondage Opinionway pour Lepetitjournal.com et TV5 Monde publié fin mars le place en tête des intentions de vote au premier tour avec 37%, devant le candidat socialiste François Hollande qui est crédité de 27%. La même enquête lui attribuait 51% des suffrages exprimés contre 49% pour François Hollande au second tour.

 

Sarkozy se dit victime des médias !

Sarkozy se dit victime des médias !

Sarkozy qui alterne habilement se apparitions médiatiques de président et de candidat se dit cependant victime des médias en matière de temps de parole. Force est e constater que depuis 5 ans, on ne voit que lui et que c’est précisément cet exhibitionnisme qui lui vaut aujourd’hui d’être rejeté ; Les électeurs sont plutôt victime d’une overdose médiatique de Sarko. Nicolas Sarkozy a dénoncé jeudi, à trois jours du premier tour, la « conception extraordinaire de l’égalité à la française » qui régit l’organisation de la campagne présidentielle en la résumant par la formule « c’est neuf contre un ».   »La conception extraordinaire de l’égalité à la française, c’est neuf contre un et en plus il ne faut pas se plaindre », a déclaré M. Sarkozy lors d’une réunion publique dans le Val-de-Marne.   »Je passe à la télévision à des heures extraordinaires entre des personnes, que je ne connais pas d’ailleurs, qui viennent tous les cinq ans comme une forme de festival de Cannes (…) c’est une démocratie formelle qui étonne dans le monde entier et que même les Français regardent avec beaucoup de scepticisme », a-t-il poursuivi en faisant référence à l’égalité du temps de parole imposée aux médias audiovisuels pendant la campagne officielle.   »Quelle curieuse façon d’exprimer la démocratie (…) je me suis soumis à cette règle mais ce n’est pas ce qui m’empêchera de courir le plus vite possible l’épreuve » (de la présidentielle), a dit le président candidat.  Cinq semaines à ce rythme, neuf contre un, quand je pense qu’on a dit que c’est moi qui maîtrisais les médias… Qu’est-ce que ça serait si je ne les maîtrisais pas! », s’est exclamé Nicolas Sarkozy.   »C’est la règle, je l’accepte bien volontiers. Mais je veux remercier et saluer la lucidité du peuple français qui, partout sur le territoire, remplit nos salles comme jamais je ne l’ai vu, manifeste un enthousiasme comme jamais je ne l’ai entendu, qui refuse de baisser la tête, qui refuse de se décourager et qui va donner une leçon à tous ces gens comme jamais il n’en n’ont reçu une avant », a conclu le chef de l’Etat sous les hourras de ses partisans.

 

Sondage Présidentielle: Sarkozy s’écroule même au premier tour

Sondage Présidentielle: Sarkozy s’écroule même au premier tour

C’est cuit pour Sarkozy largement battu au second tour mais qui s’écroule même au premier avec  5 points de retard sur Hollande. François Hollande arrive nettement en tête du 1er tour de l’élection présidentielle avec 29% des intentions de vote (+2) contre 25,5% à son rival Nicolas Sarkozy (-1,5), selon un sondage Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Le Monde publié vendredi. Au second tour, François Hollande est donné vainqueur avec 56% des intentions de vote (égal) contre 44% à Nicolas Sarkozy (égal). Ces évolutions sont calculées par rapport à l’enquête du même institut effectuée les 13 et 14 avril.  Au premier tour, Marine Le Pen arrive à la troisième place avec 16% des intentions de vote (+0,5), devant Jean-Luc Mélenchon (14%, -0,5), alors que François Bayrou ne récolte que 10% des suffrages (égal).  Viennent ensuite Eva Joly (2%, -0,5), à égalité Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan (1,5%, +0,5) et Jacques Cheminade (0,5%, égal). Nathalie Arthaud réalisant un score inférieur à 0,5% (-1).  Au second tour, François Hollande engrange un excellent report des voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (80%) alors que Nicolas Sarkozy, de son côté, recueillerait 45% des voix des électeurs de Marine Le Pen.  Quant aux électeurs de François Bayrou, ils se répartissent quasi équitablement : 33% pour Hollande, 35% pour Sarkozy et 32% n’ayant pas exprimé d’intention de vote.  Sondage réalisé les 18 et 19 avril auprès d’un échantillon représentatif, interrogé par téléphone, de 1021 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

Marine Le Pen qualifiée « d’héritière milliardaire de fortune détournée » perd son procès en diffamation contre Eva Joly

Marine Le Pen qualifiée « d’héritière milliardaire de fortune détournée » perd son procès en diffamation contre Eva Joly

Tribunal correctionnel de Paris : Marine Le Pen, candidate du Front National, demandait la condamnation d’Eva Joly pour des propos tenus lors d’un meeting. La candidate d’Europe Ecologie-Les Verts avait qualifié Marine Le Pen d’ »héritière de son père, milliardaire par un détournement de succession ». Le tribunal a jugé qu’il n’y avait pas diffamation. L’avocat de la présidente du FN a annoncé son intention de faire appel.

 

La police saisie en cas de publication des résultats avant 20h, du pipeau !

La police saisie en cas de publication des résultats avant 20h, du pipeau !

C’est la France, on interdit même ce qui est impossible. Formidable pays à la légalité virtuelle mais qui se gave de lois, de décrets, de circulaires, d’institutions et d’organismes inutiles. Le procureur de Paris a lancé un avertissement aujourd’hui concernant la publication des résultats avant 20 heures. Il a expliqué que la police serait systématiquement saisie en cas d’annonce anticipée.  La loi est-elle archaïque à l’heure des réseaux sociaux et de la circulation de l’information sur internet ? Le code électoral interdit en effet la publication des résultats avant la fermeture des derniers bureaux de vote pour ne pas « fausser la sincérité du scrutin ». Dans les grandes villes, les bureaux ferment à 20 heures. Sauf que depuis plusieurs élections, ces résultats sont disponibles bien avant l’heure légale sur des sites de médias étrangers, belges ou suisses notamment. Et cette année, des médias français, Libération en tête, se sont interrogés sur la possibilité de les publier dès 18h30. L’information risque également de circuler sur les réseaux sociaux, Twitter en tête. Les candidats se sont également exprimés sur le sujet. Ce matin Nicolas Sarkozy a expliqué qu’il ne serait « pas choqué » par une publication des résultats du premier tour dès 18h30. François Hollande de son côté a expliqué qu’il fallait « être sévère » contre ceux qui publient les résultats avant 20 heures. Le candidat socialiste s’est en revanche déclaré « favorable » à ce qu’à l’avenir les bureaux de vote ferment partout à 19 heures.  « Je pense qu’il faut être sévère à l’égard de ceux qui publieraient avant l’heure des informations qui pourraient –non pas fausser le scrutin parce que je ne pense pas que ça ait des conséquences– mais rendre presque inutile le vote » Aujourd’hui le parquet de Paris a donc menacé d’engager des poursuites judiciaires en cas de diffusion d’estimation de résultats ou de sondage sortie des urnes. François Molins, le procureur, a expliqué « qu’un dispositif a été arrêté permettant au parquet de Paris, en cas de violation de cette interdiction, de saisir immédiatement pour enquête la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la direction régionale de police judiciaire ».  L’infraction est punie d’une amende maximale de 75.000 euros. De leurs côtés les médias étrangers affirment ne rien risquer, de même que les internautes. La RTBF l’affirme sur son site internet.

 

Hollande : Eric besson, un destin de traitre qui le suivra toute sa vie

Hollande : Eric besson, un destin de traitre qui le suivra toute sa vie

 

Hollande règle ses comptes avec Eric besson ancien responsable socialiste qui avait été un des plus critiques à l’égard de Sarkozy avant de le rejoindre. Le candidat socialiste à l’Elysée François Hollande a estimé mercredi que le « destin de traître » d’Eric Besson le suivrait toute sa vie. On ne peut pas dire que le regard d’Eric Besson soit d’une franchise absolue, c’est uen évidence. Il ne manque sans doute pas de qualités mais de convictions. Lors d’une rencontre avec des ouvriers dont l’usine doit fermer, François Hollande a évoqué le rôle qu’un ministre de l’Industrie devrait jouer lorsqu’un site est menacé, faisant une digression sur « la personne qui occupe le poste aujourd’hui ».  « Nous le laisserons à son destin. Triste destin! » a-t-il jugé sur le ton de la fausse pitié. « Vous savez, un destin de traître, ça vous suit toute votre vie. Vous portez l’étiquette jusqu’au bout! » a-t-il lancé, récoltant les rires moqueurs des ouvriers de Still Saxby.  Aujourd’hui ministre de l’Industrie, Eric Besson avait quitté le Parti socialiste pendant la campagne de 2007 puis rallié Nicolas Sarkozy qui lui avait ensuite offert un premier ministère, celui de l’Identité nationale, aujourd’hui disparu.  Ces derniers jours, plusieurs personnalités symboles de « l’ouverture » sarkozyste ont annoncé qu’elles voteraient François Hollande, notamment l’ancien président d’Emmaí¼s France Martin Hirsch, ex-Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, et l’ancienne présidente de l’association « Ni Putes ni soumises » Fadela Amara, ex-secrétaire d’Etat chargée de la Ville.

 

Jean-Luc Mélenchon : «le système va craquer», il n’est pas le seul à le penser mais il ya divergences sur les conséquences et les perspectives

Jean-Luc Mélenchon : «le système va craquer», il n’est pas le seul à le penser mais il ya divergences sur les conséquences et les perspectives

(Interview des Echos)

François Hollande s’est montré plus allant qu’auparavant sur un coup de pouce au SMIC rapide, qui pourrait mettre « rattraper » ce qui n’a été fait depuis cinq ans. Etes-vous satisfait de cette évolution ?

 

Après avoir pensé qu’il pourrait faire l’impasse sur le pouvoir d’achat, François Hollande s’aperçoit que ce n’est pas possible. La pression vient du terrain, pas de moi. En début de semaine, il voulait indexer le SMIC sur la croissance, ce qui revenait à l’augmenter de 2,70 euros par mois … Maintenant, il parle de rattrapage. Tant mieux. Mais ce n’est rien !

 

Vous ne vous dites pas : toujours cela de pris ?

François Hollande reste dans la logique d’un monde ouvert au libre-échange, qui consiste à présenter aux consommateurs des produits les moins chers possibles. Cette vision est condamnée parce qu’elle conduit à l’explosion des sociétés. Le centre du monde se déplace vers les pays qui produisent à bas coûts mais où les salaires augmentent vite. Notre vision à nous, c’est de partir d’une politique de la demande. On oriente la demande vers des produits jugés utiles dans le cadre de la planification écologique.

 

La France peut-elle mettre seule en œuvre une telle politique sans se soucier de l’Europe ?

Quand la gauche, en 1983, a fait le constat de l’échec de la politique de relance appliquée dans un seul pays, elle a cru qu’il lui suffirait de s’inscrire dans le cadre européen. Que plus on s’intégrait dans une zone politique, plus il serait possible de réguler par la loi ou la norme. Ce fut une colossale erreur d’analyse sur l’évolution du capitalisme. La gauche n’a pas compris alors que la pente naturelle du monde était à la dérégulation. La libéralisation n’est pas le fruit des marchés mais d’une décision politique. L’autre erreur fut de faire entrer dix pays d’un coup dans l’Union européenne. En acceptant cela, les progressistes ont capitulé devant la logique libérale

 

Comment imposez-vous votre vision à des pays européens qui ne la partagent pas ?

On ne discute pas entre gens de bonne compagnie. La politique, c’est un rapport entre puissances. Et la France, pour imposer sa vision, ne manque pas d’atouts. Au sein de l’Europe, nous sommes un pays hautement productif, le plus grand en territoire, bientôt le plus peuplé et disposant du deuxième plus vaste territoire maritime du monde.

L’Europe ne se fera pas sans nous et encore moins contre nous. Les Allemands, eux, ont intérêt à un euro surévalué car leur population vieillit. Ils se croient protégés par leurs excédents commerciaux. Mais leur suprématie en matière de biens intermédiaires sera bientôt battue en brèche par la Chine, le Brésil et tous les pays émergents. Eux aussi sont guettés par la récession. Et il ne leur suffira de rejeter de la zone euro les pays qu’ils qualifient de manière méprisante de « club med ». Les Allemands doivent comprendre que ce n’est pas la productivité qui est le problème de l’Europe, mais le cours de l’euro. Quant aux solutions concrètes, je réclame la mise en place de barrières douanières aux frontières de l’Europe.

 

Cela ne risque-t-il pas d’entraîner des représailles des autres pays ?

 

Mais bon sang, arrêtons de gémir devant la mondialisation ! L’Europe réalise 25 % du PIB mondial, la Chine 10 % seulement. Nous n’avons donc rien à craindre d’un recul du libre-échange. En revanche, nous mettrons en place des politiques de coopération. Y compris avec la Chine.

 

Et si l’Allemagne refuse cette restriction au libre-échange ?

Mais l’Allemagne acceptera ! Et pourquoi ce serait à eux de décider. Mettons-nous bien ça dans la tête. L’Allemagne est une puissance déclinante et la France une puissance ascendante. Il n’y a pas que l’Allemagne. Je sais bien qu’il y a des règles. Les règles interdisaient aussi que les gouvernements parlent avec les dirigeants de la Banque centrale européenne. Et bien quand il y a eu la crise, tout le monde a accepté de se mettre autour de la même table avec le gouverneur de la BCE.

 

Quelle serait la question posée dans le référendum que vous préconisez sur l’Europe ?

Sur le fond, la question est de savoir si les Français sont d’accord pour laisser l’Europe fonctionner sur ce mode ultralibéral. Est-ce qu’ils acceptent, oui ou non, la domination de la concurrence ? Si c’est « non », nos partenaires devront bien reconnaître et qu’il y a un problème et seront obligés de discuter. L’Union européenne n’appartient pas aux Allemands. Elle est à nous aussi. Sommes-nous une puissance ou ne sommes-nous rien ? Personnellement, je considère que nous sommes une puissance.

 

Cette vision est-elle compatible avec celle des socialistes ?

Toute notre divergence part de là. Elle remonte à 2005 lorsque le PS a fait le choix de dire « oui » au projet de Constitution européenne et quand les Français ont dit « non ». Face à un système européen qui ne peut pas tenir, trois attitudes sont possibles : défendre aveuglement les plans d’austérité en se disant que cela finira par fonctionner, sortir de l’Europe, réorganiser l’Europe sur de nouvelles bases.

Cette troisième attitude est la nôtre. Car c’est inéluctable, le système va craquer. Cela peut venir autant des mouvements sociaux que de la rapidité des mouvements spéculatifs. Va-t-il craquer à cause de la Grèce qui en est à son neuvième plan d’austérité et où la situation s’aggrave ? Est-ce que sera en Espagne où le fonds de stabilité ne permettra pas de faire face à la situation ? Est-ce que ce sera en Italie où le niveau de la dette publique est tel qu’il peut faire exploser le pare-feu mis en place ? Sur ce plan, que Nicolas Sarkozy ou François Hollande emporte l’élection ne fera aucune différence.

 

Dans ces conditions, comment pourriez-vous appeler à voter François Hollande au second tour ?

 

Pour une raison très simple. J’ai moi-même un projet politique. Mon intention est que nous soyons au pouvoir dans dix ans. J’ai besoin de la défaite de Nicolas Sarkozy pour continuer à avancer. Si Nicolas Sarkozy perd l’élection, la brèche est ouverte en Europe. Nicolas Sarkozy est une proie plus tendre pour la finance internationale que ne l’est François Hollande. En tant que leader, il est complètement démonétisé.

Nous avons donné, par la masse des meetings, le retour des drapeaux rouges, un signal à la finance qu’il y avait ici, en France, un os dur. La France est le cratère du volcan de l’Europe. Gare à qui s’en prend à elle car il y a une force de relève. Nous sommes le recours à gauche.

 

Vous proposez un retour à la retraite à 60 ans pour tous. Faudra-t-il avoir cotisé 40 ans ou plus ? Quel en sera le coût ?

J’ai dit que 40 ans de cotisations c’était déjà trop et j’en resterais là. Pour ce qui est du coût de la mesure, l’Institut Montaigne l’a estimé à 33 milliards d’euros. C’est 1,65 point du PIB. C’est entièrement finançable. Nous proposons de taxer les revenus financiers des entreprises qui rapporteraient 20 milliards d’euros. Ensuite, nous élargissons l’assiette des cotisations, soit 5 milliards, et nous déplafonnons les cotisations patronales, soit une recette de 6 milliards. Enfin, nous supprimons les aides fiscales pour l’épargne retraite par capitalisation, soit 2 milliards d’euros. Je vous garantis que le jour où l’on ferme le robinet de la défiscalisation, tout le monde reviendra à un régime de retraite par répartition.

 

Comment est-il possible de limiter l’écart des salaires dans les entreprises de 1 à 20 comme vous le proposez ?

Par un simple décret ! Ou par une loi s’il le faut ! L’idée c’est d’avoir un cercle vertueux dans l’entreprise : si le patron s’augmente, il augmente celui qui est en bas de l’échelle. Il s’agit d’éviter les hyper rémunérations au sommet et l’hyper paupérisation à la base. C’est une proposition qui émane de la Confédération européenne des syndicats.

 

Comment financerez-vous la dette si vous êtes élu le 6 mai ?

Je préviens tous ceux qui voudraient spéculer contre la dette française : ils le paieront cher. Le créancier a une force, mais l’emprunteur aussi. Il peut décider de stopper les remboursements. Si la France arrête de payer, l’économie mondiale tombe et nombre de banques aussi. Tout le monde se tient par la barbichette. J’invite tout le monde à être raisonnable.

Nous disposons à l’égard des banques d’un outil légal pour leur faire entendre raison : l’emprunt forcé. Nous sommes la France et nous allons dire que nous en avons ras le bol que la Banque centrale européenne refuse de prêter directement aux Etats alors qu’elle prête 1.000 milliards d’euros aux banques à 1%. C’est un scandale ! La BCE est devenue une banque de défaisance pour les actifs pourris de toutes les banques de la zone euro.

Où sont passés ces 1.000 milliards ? Ils n’ont pas été injectés dans l’économie, ils n’ont pas servi à financer l’économie que je sache. C’est inacceptable. Dans la métallurgie, l’UIMM en est réduite à financer des PME qui ne trouvent pas d’argent auprès des banques. Mais où va-t-on ?

 

La gauche du PS que vous animiez a-t-elle pesé entre 1997 et 2002 ?

Sous Lionel Jospin, c’est la gauche du PS qui a donné le tempo, avec 35 heures sans pertes de salaires et l’alliance rouge-rose-verte notamment. Nous avons eu une contribution utile. A la fin de la législature, le rapport de forces s’est dégradé. Le mouvement socialiste a fini par être contaminé par l’orientation blairiste social-libérale, à laquelle François Hollande est d’ailleurs très lié.

 

Et comment comptez-vous peser après le 6 mai si François Hollande l’emporte ?

 

Mais François Hollande a été très clair : il a dit qu’il ne négocierait pas sur son programme. Il est la Ve République incarné, c’est le fait du prince. C’est la première fois que l’on voit cela à gauche. Il déroulera son programme et il le fera évoluer si la tocade lui en prend.

Une chose est sûre, il ne bougera pas si le rapport de forces se détend. C’est pour cela qu’il n’y aura pas d’accointances entre lui et nous.

 

Qu’avez-vous en commun avec lui ?

On veut virer Sarkozy ! Cela fait un programme commun ! Je pense que François Hollande sera obligé d’en venir à mes méthodes, qu’il suffit d’attendre. La finance l’attaquera lui comme elle a attaqué Sarkozy. Il n’aura alors que deux solutions : résister ou capituler. Et je fais le pari qu’il fera le choix de résister. Et il ne fera pas avec les ectoplasmes qui l’entourent.

Je ne suis pas candidat pour être le Premier ministre de François Hollande mais pour conquérir le pouvoir, tout le pouvoir. Toutes ces dernières années, la pensée unique a triomphé, les points de vue différents ont été écartés, la démocratie a été bafouée. Mais au final c’est le peuple souverain qui tranche.

Il y a deux thèses différentes à gauche, pourquoi le nier ? J’en incarne une.

 

Vous écartez toute participation à un gouvernement de François Hollande. Vos alliés communistes sont beaucoup moins catégoriques.

Vous vous trompez. Marie-George Buffet et Pierre Laurent ont été très claires sur ce point. Et de toute façon les communistes vont voter sur cette question. Je prends le pari qu’ils voteront contre.

 

En cas de victoire de la gauche, comment comptez-vous vous articuler avec le mouvement social ?

On va continuer à accompagner un mouvement qui a une profondeur dans le pays. Je vais être aux côtés des invisibles, de la création, de la vie, de ceux qui refusent la cupidité comme seule moteur de la société.

J’ai des soutiens dans toutes les catégories sociales aujourd’hui. Je dirai ce que j’ai à dire. Et je vais vous faire une révélation : je dirai après l’élection ce que je disais avant.

 

Le Figaro : ça va bouger dans la direction qui s’est trop mouillée pour Sarkosy

Le Figaro : ça va bouger dans la direction qui s’est trop mouillée pour Sarkosy

Si François Hollande est élu président de la République, la question du maintien en poste d’Etienne Mougeotte à la direction des rédactions du ‘Figaro’ se posera, même si Serge Dassault souhaite le ménager. Du côté du groupe Dassault, où l’on dément catégoriquement tout contact entre avec l’équipe du candidat socialiste, Etienne Mougeotte a officiellement toute la confiance du propriétaire. Serge Dassault, lui a en effet rendu hommage, le 3avril, lors du conseil d’administration du groupe de presse. Cependant, des sources internes confirment qu’il est hors de question pour l’industriel d’adopter une politique d’opposition systématique en cas de victoire de François Hollande. Dassault est trop dépendant de la commande publique et de l’aide de l’Etat pour exporter ses avions. ‘On n’est pas dans le cas de 1981, où le groupe de presse de Robert Hersant pouvait se permettre d’adopter une position d’opposition systématique et en tirer profit en dopant ses ventes, souligne un bon connaisseur du dossier. Dassault est un groupe industriel avant d’être un groupe de presse.’ Or, Etienne Mougeotte apparaît trop ‘marqué’. Le directeur des rédactions a encore signé, jeudi 12avril, un éditorial dans lequel il prédisait ‘une charge des acteurs financiers internationaux contre notre pays’ en cas de victoire du candidat socialiste, reprenant ainsi les éléments de langage de l’Elysée. ‘L’équipe de direction donne l’impression du dernier carré enfermé dans un bunker en attendant que les chars russes arrivent’, s’amuse un journaliste. Le 13avril, la Société des journalistes (SDJ) du ‘Figaro’ a protesté, dans un communiqué interne, contre la ligne éditoriale du titre, regrettant que le journal soit devenu ‘un outil de propagande au service du candidat UMP’, Nicolas Sarkozy. Etienne Mougeotte a fait la sourde oreille.

 

Sarkozy : faire semblant de sauver les entreprises jusqu’au 7 mai

Sarkozy : faire semblant de sauver les entreprises jusqu’au 7 mai

 

De Florange à Petit-Couronne, le ballet des politiques au chevet des entreprises en difficulté a sans doute permis une mise en perspective du programme des uns et des autres mais n’offre que fort peu d’exemples d’interventions réussies. Le président-candidat s’est, bien sûr, jeté corps et âme dans ce marathon, soucieux de ne pas donner à voir une fin de quinquennat ternie par des vagues successives de plans de licenciements. Au lendemain de l’élection, le réveil social risque d’être  brutal pour le vainqueur de l’élection présidentielle.  ArcelorMittal, l’épine dans le pied. C’est LE dossier emblématique de la campagne. Et le défilé de candidats, de François Hollande à Philippe Poutou, n’y a rien fait : la situation à Florange ne sera pas débloquée avant la fin de l’élection. Le président élu le 6 mai prochain héritera de cet épineux dossier. « Quel que soit le candidat élu, on saura lui rappeler son engagement et ses propos tenus à Florange », souligne Frédéric Weber de la CFDT Florange. François Hollande s’est ainsi engagé à déposer une proposition de loi visant à empêcher la fermeture d’une usine rentable. Au cours de la campagne, le volontarisme de Nicolas Sarkozy au chevet de l’aciérie a fini par se retourner contre lui, marquant la rupture avec les « corps intermédiaires » de celui qui, en 2008, vantait « l’esprit de responsabilité des partenaires sociaux ». Lundi 2 avril, le chef de l’Etat a fini par qualifier les syndicalistes de la CFDT de « permanents » qui auraient « trahi la confiance des salariés ». Depuis octobre 2011, les sidérurgistes se battent contre la fermeture des deux derniers hauts-fourneaux de Lorraine. Les syndicalistes avaient promis de faire de Florange « le cauchemar du gouvernement » s’il n’y avait pas de redémarrage de l’activité. Promesse tenue : « la marche de l’acier » qui s’est achevée vendredi 6 avril au pied de la tour Eiffel a soulevé un vaste élan de sympathie dans la population. Alors que la direction assure qu’il s’agit seulement d’une mise en veille temporaire, les 2.500 salariés en CDI redoutent une « mise à mort » du site.  En quelques semaines, les 550 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne ont reçu la visite de tous les candidats à la présidentielle, à l’exception de Marine Le Pen. Il est vrai qu’elle n’avait pas été invitée par les syndicats qui ne la considèrent pas comme une élue « républicaine. » Petroplus a annoncé sa demande de mise en faillite mardi 24 janvier. La raffinerie a alors été placée en redressement judicaire pour six mois. Une intervention de Shell qui lui fournit du brut sur cette période est censée faire patienter les salariés. La date limite de dépôt des offres pour un éventuel repreneur a été repoussée au 30 avril. Ce répit permet de déplacer le débat au lendemain du plus gros de la bataille présidentielle. Afin de calmer la grogne sur le site, Eric Besson a signé un accord permettant de récupérer « une partie de la trésorerie et des stocks » de Petroplus. Au début du conflit, en janvier dernier, les salariés ont fait du stock de la raffinerie leur « trésor de guerre ». Selon le ministre de l’Industrie, 83 millions d’euros doivent ainsi alimenter un fonds social et permettre de garantir l’avenir des salariés.  Rennes, Mulhouse, Sochaux, les semaines non travaillées chez le constructeur Peugeot Citroën se succèdent. Une partie de l’activité de l’usine de Vesoul est suspendue au moins jusqu’au mois de septembre. Le secteur automobile souffre d’une forte chute des ventes, un repli qui dépasse 30% pour PSA et Renault. Un document interne révélé par la CGT en juin 2011 a mis le feu aux poudres : la direction y envisageait une possible fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, courant 2014. Gouvernement et direction de PSA ont bien tenté de calmer les esprits, les syndicats du site qui emploie 3.100 salariés se sont mobilisés pour placer le sujet au cœur de la campagne. La rencontre tripartite voulue par Nicolas Sarkozy doit avoir lieu mercredi 18 avril à Bercy, avec Eric Besson, ministre de l’Industrie, la direction de PSA et les syndicats. L’avenir du site d’Aulnay est au cœur des discussions. Le candidat-président a promis de « tout faire pour sauver cette usine ». L’occasion pour lui d’assurer la promotion de son projet d’allègement des charges sur les cotisations des entreprises. Nicolas Dupont-Aignan a aussi profité de sa rencontre avec des syndicalistes d’Aulnay pour défendre un « protectionnisme intelligent ». Nicolas Sarkozy s’est déplacé lundi 16 avril à la Fonderie du Poitou Aluminium dans la Vienne pour annoncer que le fabricant de culasses était « sauvé » avec la reprise par Saint Jean Industries. « Nous avons obtenu de Renault la garantie de commandes de culasses jusqu’en 2015. » L’occasion était trop belle pour le candidat-président qui peut ainsi se mettre en scène en sauveur de l’emploi: « Le tribunal va vraisemblablement donner la priorité à Saint Jean Industries et nous le soutenons », a-t-il déclaré aux 455 salariés de la fonderie. Même si seulement 392 d’entre eux seront repris par Saint Jean Industries. Même si, le repreneur en question était en fait le seul encore en lice. Lejaby était un symbole, celui de la lingerie « made in France » dont les ouvrières ont été reconverties dans la maroquinerie. Coup de pouce de Bernard Arnault, patron de LVMH à son ami président de la République ? Sofama, maroquinier auvergnat fournisseur de LVMH a repris l’atelier des Lejaby d’Yssingeaux en Haute-Loire et sauve 93 emplois. L’occasion de couper l’herbe sous le pied du socialiste Arnaud Montebourg qui avait été le premier à se rendre sur le site. Et le chef de l’Etat de se précipiter, mercredi 7 mars, à Yssingeaux : les ouvrières de Lejaby « sont un exemple et c’est sur cet exemple que je veux construire ma politique pour l’emploi. » Même si les ouvrières rappellent qu’elles ne lui doivent rien : « On s’est sauvées nous-mêmes ». Même si la reconversion n’est pas si simple. Même si les 150 ouvrières de l’autre atelier Lejaby, à Rilleux-la-Pape dans le Rhône n’ont pas bénéficié de la victoire remportée par leurs collègues et resteront sur le carreau. Le revirement d’EDF pour Photowatt Après Lejaby, les salariés de Photowatt de Bourgoin-Jallieu dans l’Isère ont rêvé d’une répétition du scénario. Début février, Sarkozy s’est empressé d’annoncer la proposition de reprise du pionnier du solaire en France par EDF, et tant pis si, en janvier, EDF excluait encore cette hypothèse. Reprise confirmée par le tribunal de commerce de Vienne, en Isère, lundi 27 février. EDF s’est engagée à reprendre 355 salariés et à en reclasser 70 autres dans l’une de ses deux filiales, EDF SA ou ERDF. Un soutien bienvenu du très attentif Henri Proglio qui a affirmé que cet investissement s’inscrit « sur le long terme. » Même si l’entreprise avait déjà supprimé une centaine d’emplois en janvier 2011. Même si, en raison de la concurrence chinoise, le carnet de commandes de Photowatt est à zéro.

 

Yade attaque Hirsch et Amara, « opportunistes », c’est une experte qui le dit

Yade attaque Hirsch et Amara, « opportunistes », c’est une experte qui le dit

Elle ne manque pas de culot Rama Yade ; elle qui près avoir soutenu Sarkozy, puis l’avoir dénigré et  quitté l’UMP ;  elle  est allé rejoindre Borloo en pensant que ce denier serait candidat. Puis s’est de nouveau rallié à Sarkozy. En matière de slalom politique c’est une professionnelle. Rama Yade est un peur produit du système politique français ; fonctionnaire au parlement, elle ne connaît rien de la vie économique réelle, n’a aucun passé militant mais peut parler sur tout avec un certain talent sur la forme mais sans beaucoup de pertinence et avec beaucoup d’approximations. Cela ne l’empêche pas de fustiger violemment le comportement « dégueulasse » de Martin Hirsch et Fadela Amara, qui ont annoncé leur soutien au candidat PS, les qualifiant d’ »opportunistes » et de « lâches » dans un entretien au Parisien à paraître jeudi. Interrogée sur les récents soutiens apportés par Martin Hirsch et Fadela Amara à François Hollande, l’ex-ambassadrice de l’Unesco s’insurge: « Quels opportunistes : c’est maintenant qu’ils se rappellent qu’ils ont été socialistes ? Si le PS était si formidable, pourquoi ces ralliés de la dernière heure n’ont-ils pas fait avec lui le RSA, la rénovation urbaine, le Grenelle de l’environnement… » « Ce qu’ils font est dégueulasse ! », et elle s’y connaît en matière de reniement et de retournement de veste.

 

Les déçus du Sarkosysme, même d’anciens ministres de droite soutiennent Hollande

Les déçus du Sarkosysme, même d’anciens ministres de droite  soutiennent Hollande

Deux ministres d’ouverture, une flopée de Villepinistes et même un ancien président de la République. A quatre jours du premier tour de la présidentielle, le vote François Hollande est devenu une option à droite pour tous les déçus du Sarkozysme.  Au nombre des derniers ralliements figure celui de Fadela Amara, pour qui le candidat socialiste est opportunément devenu l’homme « le plus intelligent à gauche ». Dans une interview à Libération, l’ex-secrétaire d’Etat de la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010 a ainsi annoncé qu’elle allait « voter pour François Hollande », « un ami ». Deux jours avant elle, Martin Hirsch, lui-aussi symbole de l’ouverture voulue en 2007 par Nicolas Sarkozy avait annoncé dans les colonnes du journal Le Monde son intention de voter pour le PS, assurant même être régulièrement consulté, depuis un an, par François Hollande. D’autres ex-ministres de droite ont également annoncé publiquement qu’ils voteraient pour François Hollande, contre Nicolas Sarkozy. Parmi eux, trois ex-ministres de Jacques Chirac, Corinne Lepage, Jean-Jacques Aillagon et Brigitte Girardin.  Cette dernière, ex-ministre de l’Outre-mer et proche de Dominique de Villepin, a assuré qu’elle voterait Hollande « dès le premier tour », pour « mettre fin à une politique qui, pendant cinq ans, a affaibli notre pays ». Dans la foulée, plusieurs Villepinistes, dont Azouz Begag, ancien membre du gouvernement de Villepin se sont déclarés, via le site Twitter, en faveur du candidat socialiste.

 

 

Chantal Jouanno assume ses critiques à l’égard de Sarkozy

Chantal Jouanno assume ses critiques à l’égard de Sarkozy

 

A quatre jours du premier tour, voilà une sortie qui ne devrait pas faire sourire le président sortant. Mardi soir, sur son compte Twitter, la sénatrice UMP et ex-ministre Chantal Jouanno l’assure : elle « votera » pour Nicolas Sarkozy, même si elle a « des raisons personnelles d’être contre lui », comme Fadela Amara et Martin Hirsch. Un tweet qui a de quoi surprendre, mais que l’ex-secrétaire d’Etat à l’Ecologie assume pleinement. Dans un entretien à 20minutes.fr mercredi, Chantal Jouanno explique le fond de sa pensée : « j’ai eu des oppositions violentes avec Nicolas Sarkozy, notamment sur la taxe carbone. Il m’avait alors trainée dans la boue. Ou du moins, désavouée violemment ». Les désaccords « les plus violents ont été sur les questions écologiques. Tout le monde le sait, c’est de notoriété public », poursuit-elle.

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