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Présidentielles: François Bayrou pour Hollande

Présidentielles: François Bayrou pour Hollande

Le président du MoDem s’est exprimé à l’issue d’une journée marathon de concertation, comité stratégique dans la matinée et conseil national dans l’aporès-midi.  Au lendemain du 1er tour, il avait annoncé qu’il prendrait « ses responsabilités », laissant entendre qu’il donnerait une indication claire à ses quelque 3,3 millions d’électeurs.  François Bayrou a justifié son choix au nom des valeurs humanistes que le centre défend depuis toujours et qui lui semblent aujourd’hui en contradiction avec les prises de position de M. Sarkozy.   »Après un bon score au premier tour, il s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs », a-t-il expliqué en dénonçant son « obsession de l’immigration et des frontières », contraires notamment à l’idéal européen des centristes.  Cette ligne « est violente ». Elle est « en contradiction avec nos valeurs, mais aussi celle du gaullisme autant que celles de la droite républicaine et sociale », a-t-il souligné  Sur François Hollande, François Bayrou n’a pas caché ses divergences sur son programme économique qu’il avait qualifié « d’insoutenable » durant la campagne du 1er tour.   »Mais je pense que devant cette crise inéluctable, il n’y aura qu’une attitude possible: une unité nationale (…) pour permettre au pays de se ressaisir », a-t-il expliqué, ajoutant que cette unité « ne se réalisera jamais si chacun reste dans la logique des camps anciens ».   »Je ne suis pas un homme de gauche. Je suis un homme du centre et j’entends le rester », a-t-il souligné, en se disant « certain qu’il faudra le jour venu associer une partie de la droite républicaine à l’oeuvre de redressement de la France ».   »Il appartiendra maintenant à François Hollande, s’il est élu, de réfléchir à la situation et de prendre en compte cette nécessité pour le pays », a-t-il affirmé en prévenant le candidat socialiste que, s’il en restait « à la gauche classique », il serait alors un opposant vigilant et constructif pour « empêcher les erreurs annoncées ».   »C’est la dernière étape de la preuve de notre indépendance. Cela va créer un séisme susceptible de faire bouger les lignes », s’est félicité l’eurodéputé MoDem Robert Rochefort en se disant convaincu que François Hollande sera contraint « au réalisme économique ».   »Nous sommes comptables de la reconstruction du pays. La crise qui est devant nous est suffisamment importante pour qu’on aille vers le plus grand rassemblement possible », a approuvé l’eurodéputé Jean-Luc Bennahmias.  La décision de M. Bayrou résulte d’une longue maturation de son parti issu de l’ex-UDF, engagée en juillet 2009 à Marseille lors des ateliers d’été du courant « L’Espoir à gauche » du socialiste Vincent Peillon.  Une photo symbolique avait alors réuni le député PS aux côtés de Marielle de Sarnez (MoDem), Robert Hue (PCF), Jean-Luc Bennahmias (MoDem) et Daniel Cohn-Bendit (EELV).  Mais la main tendue du MoDem, confirmée par François Bayrou lors des Universités d’été du parti en septembre de cette année-là, n’avait pas alors été saisie par le PS englué dans ses luttes de courants.  Jeudi matin, Hollande avait eu des mots agréables pour Bayrou, « une personnalité » pour laquelle il aura toujours de la « considération ».

 

débat télé presidentielles:Hollande jugé plus sympa et plus convaincant que Sarkozy, d’après un sondage

Hollande jugé plus sympa et plus convaincant que Sarkozy

François Hollande a été jugé plus sincère et plus sérieux, plus rassurant que son rival de droite, lors du débat présidentiel de mercredi soir. De son côté, Sarkozy est perçu comme plus crédible et plus dynamique. Le jour d’après. François Hollande a été jugé plus convaincant (45%) que Nicolas Sarkozy (41%) lors de leur débat de l’entre-deux-tours, selon un sondage de l’institut LH2 pour Yahoo, publié jeudi.

Débat Sarkozy – Hollande : les vrais chiffres économiques plutôt en faveur de Hollande

Débat Sarkozy – Hollande : les vrais chiffres économiques plutôt en faveur de Hollande

 

Nicolas Sarkozy : « Vous me permettrez de revenir sur les chiffres que vous avez donnés, Monsieur Hollande. Ils sont faux et je vous en donne la preuve. »

La bataille de chiffres autour de la hausse du chômage depuis 2007 est un classique de la campagne et a déjà été largement décryptée, ce qui n’a pas empêché les deux candidats d’y revenir longuement mercredi soir.

Le chef de l’Etat a tort quand il affirme que les chiffres de François Hollande sont faux : le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A (n’ayant pas travaillé dans le mois), correspondant aux chiffres mensuels du chômage à chaque fois largement commentés, a bien progressé de plus de 700.000 depuis mai 2007, et de plus d’un million pour l’ensemble des inscrits (catégories A, B, C).

Les données sur le nombre de chômeurs et le taux de chômage au sens du BIT avancées par Nicolas Sarkozy sont en revanche exactes (« Le chômage a augmenté de 422.000, c’est-à-dire une augmentation de 18,7 % ») et permettent de fait les comparaisons internationales. Elles n’ont pas été contestées par François Hollande, qui a en revanche martelé l’engagement du chef de l’Etat en 2007 de ramener le taux de chômage au sens du BIT à 5 %, alors qu’il atteignait 9,4 % fin 2011.

Commerce extérieur :

François Hollande : « Quand Lionel Jospin a quitté la responsabilité du pays en 2002, les comptes extérieurs de la France étaient équilibrés. »

Nicolas Sarkozy : « Monsieur Jospin a bénéficié d’une période de croissance extraordinaire, tant mieux pour lui. Mais le commerce extérieur en 2000 et en 2001 était en déficit. »

Les deux candidats ont raison ! En 2002, le commerce extérieur présentait un très léger excédent (600 millions), après avoir été déficitaire en 2000 et 2001 ( de 5 à 10 milliards).

Croissance :

Nicolas Sarkozy : « Y-a-t-il un pays d’Europe et de l’OCDE qui ait fait mieux en termes de croissance que la France depuis 2009 ? Il n’y en a pas. Seule la France n’a pas connu un trimestre négatif. »

François Hollande : « Les Etats-Unis ont fait mieux que nous en termes de croissance, l’Allemagne a fait mieux en termes de croissance. »

Selon l’OCDE, après quatre trimestres de recul du PIB (on parle de récession à partir de deux trimestres consécutifs de baisse), la croissance française a en effet repris à partir du deuxième trimestre 2009. Mais l’Allemagne a fait de même. Et la croissance a été positive dans de nombreux pays à compter du… troisième trimestre 2009 (Etats-Unis, Royaume-Uni, et en moyenne dans le groupe des vingt-cinq pays européens de l’OCDE). En revanche, le PIB du dernier trimestre 2011 a reculé dans de nombreux pays, mais pas en France.

En croissance cumulée, un indicateur plus pertinent, sur la période 2009-2011, comme sur la période 2007-2011, la croissance cumulée a bien été plus importante en Allemagne qu’en France. Elle a aussi été plus importante aux Etats-Unis qu’en France sur la période 2009-2011, et très légèrement plus importante sur 2007-2011.

Dette :

François Hollande : « Parlons de la dette publique. Elle a augmenté de 600 milliards d’euros depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. »

Nicolas Sarkozy : « Depuis 2007, la dette a augmenté -non pas de 600 milliards -mais de 500 milliards. »

La dette a augmenté de quelque 500 milliards d’euros sur la période 2007-2011, conformément à la déclaration de Nicolas Sarkzoy. En ajoutant l’année 2012, qui de fait incombera au bilan du chef de l’Etat, on se situerait autour de 600 milliards. Mais dans ce cas il conviendrait de « retirer » l’année 2007, qui incombe à Jacques Chirac (le déficit était beaucoup plus faible : 2,7 % de PIB, moins de 50 milliards).

TIPP :

Nicolas Sarkozy : « Deux centimes de moins sur le litre d’essence, c’est un milliard d’euros de déficit en plus. »

François Hollande : « Sur la TIPP flottante, vous dites que ça va coûter à l’Etat. Non. Ca ne coûtera pas à l’Etat puisque l’Etat reçoit par la TVA une recette supplémentaire. Je veux redistribuer ce que l’Etat récupère sur ces taxes. »

La TIPP ayant rapporté 23,9 milliards d’euros en 2010 (14,2 milliards à l’Etat, 6 milliards aux départements et 3,7 milliards aux régions), l’Institut Montaigne chiffre, sur cette base, le coût d’une baisse de la TIPP à 480 millions d’euros par centime d’euro sur un litre de carburant. Mais le PS a indiqué qu’il n’entendait pas mécaniquement diminuer ainsi la TIPP : l’idée est de « chiffrer d’abord le surplus de recettes de TVA indu » (la TVA sur l’essence rapporte davantage quand le prix du brut augmente), puis de restituer ce montant aux automobilistes.

Cela n’avait pas été le cas sous le gouvernement Jospin : l’Etat avait alors renoncé à 2,7 milliards d’euros de recettes sur une vingtaine de mois, pour une baisse des prix à la pompe n’ayant jamais excédé 2,2 centimes d’euro par litre. Les recettes de TVA, elles, n’avaient augmenté « que » de 1,4 milliard sur cette période, pour une perte nette de 1,3 milliard d’euros.

La TIPP flottante que mettrait en oeuvre François Hollande ne coûterait donc rien à l’Etat, mais elle se traduirait par une très faible baisse des prix à la pompe. Voire pas de baisse du tout si aucun surcroît de TVA n’était constaté, ce qui peut être le cas en cas de chute de la consommation.

Le soutien aux élèves en difficulté :

François Hollande : « Les RASED, c’est-à-dire les réseaux qui servent aux enfants les plus en difficulté, ont été rayés de la carte ».

Nicolas Sarkozy : « Vous dites que j’ai supprimé les RASED. Faux, archi-faux. Mais je considère que les RASED, c’est pour les cas les plus graves. »

Les enseignants RASED étaient 15.000 en 2007, leur nombre a été ramené à 10.000 pour la rentrée 2012.

Immigration  :

François Hollande : « Le nombre de personnes rentrant sur notre territoire en situation légale est de 200.000 par an. 200.000 par an. C’était 150.000 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Donc vous avez accepté pendant dix ans que rentrent sur nos territoires, pour des raisons légales, 200.000 immigrés supplémentaires ».

Nicolas Sarkozy : « Bon, nous ne sommes pas d’accord sur les chiffres (…) Le flux migratoire annuel a atteint son maximum historique la dernière année du gouvernement de Lionel Jospin avec 215.000 titres de séjour. 215.000 -qui faisaient suite à une régularisation générale de 80.000 personnes en situation illégale. Le flux migratoire annuel aujourd’hui est de 180.000. Je conteste donc formellement vos chiffres. »

En 2001, dernière année d’exercice plein pour le gouvernement Jospin, le nombre d’admission au séjour a atteint le chiffre de 182.694 en comptabilisant les ressortissants de tous les pays étrangers à la France (et 205.708 en 2002). Mais si l’on ne prend en compte que les ressortissants des pays tiers à l’Union européenne, de manière à pouvoir les comparer aux 188.387 admissions pour les immigrés hors UE en 2010, ce chiffre baisse à 140.142 entrées sur le territoire en 2001. En 2002, il était de 162.964. En 2008, un an après l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, il s’élevait à 183.893.

 

Débat présidentielles : Hollande a nettement affirmé sa posture présidentielle

Débat présidentielles : Hollande a nettement affirmé sa posture présidentielle

 

Il ne fallait pas attendre de changement fondamental dans le rapport de forces ; le débat a cependant été d’un très bon niveau (pour ce genre d’exercice qui comporte évidemment ses limites), sans doute l’un des meilleurs depuis 1974. On s’attendait quand même à ce que Sarkozy déstabilise Hollande. Ce ne fût pas le cas. Au contraire c’est davantage Sarkozy qui est apparu en position défensive, surpris certainement par la pugnacité de Hollande, sa connaissance des dossiers (et des chiffres) et sa posture présidentielle. Ce qu’on retiendra au final c’est que Hollande a affirmé cette posture ; droit dans ses bottes et sur sa chaise, Hollande s’est positionné comme le favori ; En face, Sarkozy, un peu recroquevillé sur son fauteuil a essayé de défendre son bilan mais il a quand même donné l’impression de pas y croire vraiment. Autant dans ses derniers meetings Sarkozy est apparu dynamique et conquérant, autant là il a semblé acculé et presque résigné, en tout cas en dessous de ses prestations habituelles ; Hollande a gagné ses galons de présidentiable et face pourtant à un Sarkozy considéré comme un animal médiatique. Une vraie performance qui sera sans doute actée rapidement dans les sondages sur ce débat.

Débat Sarkozy- Hollande : trop de chiffres ou pas assez ?

Débat Sarkozy- Hollande : trop de chiffres ou pas assez ?

 

Curieuses les réactions des journalistes politiques qui ont en général considéré qu’il y avait trop de chiffres. Normal, ces journalistes spécialisés sont plus sensibles au verbe qu’aux ratios. Pour autant, peut-on affirmer qu’il y avait trop de statistiques, Sûrement pas. Ce débat de 2H50 a porté pendant 1h30 sur les questions économiques, la grande préoccupation des français. Il était donc normal d’argumenter avec des éléments quantitatifs. Exercice démocratique donc aussi exercice pédagogique ; On aurait plutôt manque d’indications chiffrées sur les raisons de la perte de compétitivité française. A ce propos,  finalement assez peu de propositions et d’explications sur le coût de l’Etatisme qui plombe la compétitivité, sur la politique industrielle, sur la dette ou encore sur la dérive des comptes sociaux.

Hollande-Sarkozy: duel d’une grande tension mais Sarkosy s’est cassé les dents sur un Flanby

Hollande-Sarkozy: duel d’une grande tension  mais Sarkosy s’est cassé les dents sur un Flanby

DECRYPTAGE – Qui de Hollande ou de Sarkozy a pris l’ascendant sur l’autre ? Qui a gagné le match ?

Le duel télévisé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy a tourné, mercredi soir, à l’affrontement avec un candidat socialiste offensif et un président sortant s’efforçant de « maîtriser son impulsivité ». Qui dans ce duel direct et frontal a su tirer son épingle du jeu ? Qui a gagné le match ? Europe1.fr a posé la question à deux politologues, Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop et Arnaud Mercier, chercheur en communication politique au CNRS et à l’université de Metz.

>> Question charisme

« Dans un débat très tendu – on n’en avait pas vu de la sorte depuis 1988 – deux boxeurs se faisaient face : « un attaquant » Nicolas Sarkozy et « un contreur » François Hollande », analyse d’abord Frédéric Dabi, notant que le combat entre les deux challengers a été frontal. »Vu sa position défavorable dans les sondages, Nicolas Sarkozy a pris des risques et attaqué frontalement François Hollande », qui ne s’en est pas laissé conter, précise-t-il.

Mais dans ce duel d’une intensité inattendue, « François Hollande s’est montré tout particulièrement assuré dans sa tirade sur le ‘Moi, président de la République’, ["Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur", "Moi, président de la République, etc."]« , estime, pour sa part, Arnaud Mercier.

« Cette anaphore a été un point fort du débat et il est assez étonnant que Nicolas Sarkozy n’ait pas essayé d’interrompre Hollande dans sa dynamique, qu’il ne soit pas intervenu pour casser son effet », explique-t-il encore. « Notamment parce qu’il connaît très bien les ressorts de cette figure de style. Dans ces discours et sa plume Henri Guaino usent et abusent de cette figure de style ».
= Léger avantage Hollande

>> Sur la forme

« François Hollande lors de sa prise de parole regardait Nicolas Sarkozy dans les yeux. C’était très clair, très net », note Arnaud Mercier. En revanche, selon l’universitaire, « Nicolas Sarkozy regardait de biais les journalistes. Il était d’oblique, presque en retrait. Comme si le candidat socialiste dominait par le regard. »
= Avantage Hollande

>> Concernant la clarté sur les débats de fond

« Comme en 1981, les deux candidats avaient des programmes très différents. Il y avait de vraies divergences entre eux« , indique d’abord Arnaud Mercier qui estime que, « dans chaque camp, UMP et PS, les sympathisants pourront penser que leur poulain a fait le job, a bien exposé sa vision des choses. »

« Au final, ce débat était un condensé de la campagne, Nicolas Sarkozy se montrant très assuré sur le passage sur l’immigration, François Hollande prenant l’avantage sur sa vision de la France et de la justice sociale », renchérit Frédéric Dabi. « Du côté de la stratégie, Nicolas Sarkozy avait pour ambition de rappeler que son challenger était une girouette, tandis que François Hollande partait du postulat – partagé par les Français dans les enquêtes d’opinion – que le bilan des cinq dernières années est mauvais », ajoute le sondeur.

D’ailleurs, « en pilonnant le bilan de son adversaire, François Hollande a mis Nicolas Sarkozy dans une position où il ne pouvait défendre que son quinquennant passé… son passif. Il n’a quasimement pas pu parler de son nouveau projet », conclut Arnaud Mercier.
= Match nul

>> Le bilan

« On peut dire qu’aucun des deux challengers n’a mis l’autre K.O. Ni François Hollande, ni Nicolas Sarkozy n’a pris un ascendant clair », estime Frédéric Dabi, tandis qu’Arnaud Mercier juge que « François Hollande était un peu au-dessus de son adversaire. Ce résultat est, d’ailleurs, largement dû à une erreur de communication du camp Sarkozy. L’entourage du président-sortant n’a eu de cesse de rappeler que le candidat PS ne saurait pas se défendre, qu’il avait un côté « mou », « flanby ». Dès lors que François Hollande résistait, ne s’effondrait pas, il déjouait leurs pronostics. Il avait gagné ».

« Or, mercredi soir, François Hollande a fait plus que résister. Il s’est montré très pugnace. Comme le résumait un des meilleurs tweets de la soirée : ‘on peut se casser les dents sur un flanby’ ! », ajoute, avec ironie, l’universitaire. « A noter que François Hollande a pu paraître un peu agressif en interrompant trop régulièrement son adversaire », tempère-t-il.
= Match à l’avantage (léger) de Hollande

 

 

BVA-Sondage présidentielles : Hollande encore en tête mais en baisse

BVA-Sondage présidentielles :  Hollande encore  en tête mais en baisse

Intentions de vote : Hollande toujours devant avec 53,5% contre 46,5%, mais l’écart se resserre (+1 point pour Sarkozy). Les reports FN sont toujours insuffisants, tandis que ceux du MoDem ne progressent pas autant qu’ils le pourraient en faveur de Nicolas Sarkozy. Avec 53,5% des intentions de vote en faveur de François Hollande contre 46,5% en faveur de Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste dispose toujours d’une avance confortable au matin du grand duel télévisé entre les deux finalistes. La situation s’améliore tout de même sensiblement pour Nicolas Sarkozy par rapport à notre dernière mesure effectuée les 24 et 25 avril. Le Président gagne un point dans notre enquête pour retrouver, presque, son meilleur niveau observé au soir du premier tour (53% contre 47%). Néanmoins, ses gains sont encore insuffisants et surtout bien moindre que ceux qu’il aurait pu obtenir en retenant une autre stratégie d’entre-deux tours. En effet, ses reports FN, même s’ils se sont améliorés depuis la semaine dernière (57%, +10 pts) pour retrouver leurs niveaux du 22 avril au soir, sont toujours trop faibles, tandis que ses reports MoDem qui pourraient/devraient s’améliorer restent équivalents à ceux dont dispose François Hollande (36% chacun). Or, les 9% d’électeurs qui ont voté Bayrou le 22 avril dernier penchent sensiblement plus à droite qu’à gauche : ceux d’entre eux qui ont fait un choix au second tour en 2007 ont davantage opté pour Sarkozy que pour Royal. Ils pourraient donc être plus nombreux à se convertir à un vote Sarkozy le 6 mai, à condition que l’option « droitière » choisie soit ? un peu ? mise en veilleuse. L’avance de François Hollande reste donc très conséquente, malgré une tendance défavorable. Attention tout de même : mathématiquement, les « jeux ne sont pas encore faits ». Si l’on tient compte de tous les électeurs et pas uniquement de ceux acceptant de faire un choix entre les deux finalistes, la part des inscrits optant pour Hollande n’atteint pas encore les 50%. Celle-ci atteint à peine les 48,5% contre 42,5% qui, à l’inverse, ont choisi Sarkozy. Il reste donc encore près d’un Français sur dix à convaincre pour chacun des candidats.  Sur ce point, la participation au scrutin et l’impact du duel de mercredi pourront être décisifs. La participation devrait être sensiblement plus forte qu’au premier tour, notre fourchette d’abstention se situant entre 16% et 20%.  Notre indicateur d’abstention avait donné une assez bonne indication de la participation le 22 avril dernier en indiquant une fourchette de 20% à 24% d’abstention. Ce même indicateur donnerait une abstention comprise entre 16% et 20% pour le second tour, c’est-à-dire encore en hausse par rapport à un premier tour présenté comme une bonne surprise citoyenne. Evidemment, selon que le niveau d’abstention se situera en haut de cette fourchette, (20% comme le 22 avril) ou au contraire au plus bas de celle-ci (16%), les nouveaux électeurs venus uniquement pour ce second tour seront plus ou moins décisifs sur le scrutin.  Nicolas Sarkozy, outsider de cette finale en appelle logiquement à eux dans ses discours. Pourtant, ils pencheraient nettement plus vers François Hollande : près de quatre sur dix se déclareraient prêts à voter pour lui au second tour ; autant envisagent de s’abstenir et deux sur dix envisageraient de voter Sarkozy. Réciproquement, parmi les électeurs du premier tour se déclarant tentés par l’abstention, ceux qui ont voté Bayrou ou Marine Le Pen sont nettement plus nombreux (respectivement 22% et 28%) que ceux qui ont voté Mélenchon (9%). En remontant un peu plus loin dans le temps, ceux qui avaient voté Sarkozy au second tour en 2007 sont nettement plus nombreux à envisager cette fois de s’abstenir que ceux qui avaient voté Royal (22% contre 14%). Cependant, si au niveau politique ces différentiels de participation ne jouent guère en faveur de Nicolas Sarkozy, tel n’est pas le cas au niveau sociologique et surtout générationnel : Les 65 ans et plus s’apprêtent de nouveau à voter massivement en faveur du Président sortant (58% de ceux exprimant un choix) sans laisser la moindre place au doute ou à l’abstention. Dans le détail, 55% déclarent qu’ils voteront Sarkozy, contre 40% pour Hollande et 5% qui envisagent de s’abstenir. Toutes les autres tranches d’âge (en dehors des 18-24 ans) qui penchent nettement vers Hollande (de 53% à 57% parmi les 25-64 ans), laissent une plus grande part à l’abstention : les 25-64 ans sont ainsi entre 47% et 49% à se préparer à voter Hollande, contre 38% à 42% à voter Sarkozy ; 10% à 13% envisageant de s’abstenir. Les Français aux plus bas revenus, sont nettement plus nombreux que les Français aux plus hauts revenus (32% contre 17%), à envisager de s’abstenir. Or, s’ils vont bien voter, les premiers comptent très majoritairement (64% contre 36%) voter Hollande, alors que les seconds penchent sensiblement plus (52% contre 48%) vers Sarkozy. Un électeur sur dix (11%) n’exclut pas de modifier son choix de vote en fonction du débat. Les électeurs de Bayrou sont deux fois plus nombreux que ceux de Le Pen (20% contre 10%) à l’envisager. Depuis 1974 et le premier d’entre eux, il n’a jamais été prouvé qu’un débat d’entre-deux tours a pu modifier un rapport de force politique. En l’espèce, l’avance de Hollande est telle qu’un tel renversement apparaîtrait encore plus incroyable. D’ailleurs, une très large majorité de Français (89%) déclare qu’elle ne modifiera pas son choix de vote en fonction de ce débat.Toutefois, la part de ceux qui n’excluent pas totalement de le faire – 11% – est suffisante pour ressusciter un peu de suspens. Après tout, 11 points c’est nettement plus que l’écart qui sépare aujourd’hui l’outsider du favori. Théoriquement, il suffirait même à Nicolas Sarkozy de récupérer le tiers de ces indécis pour rattraper son rival. La tâche est toutefois immense. Elle l’est d’autant plus que la stratégie de droitisation ne lui permet pas de cibler les électeurs qui se déclarent les plus capables de modifier leur choix : alors que les électeurs qui ont voté Marine Le Pen au premier tour ne sont que 10% à envisager de pouvoir modifier leur choix, ceux qui ont voté Bayrou sont deux fois plus nombreux. Or, les premiers penchent déjà naturellement nettement plus vers Sarkozy (57% contre 21% à Hollande) que les seconds (36% chacun). Le potentiel de gains pour le Président est donc plus important sur son centre que sur sa droite. Ce sondage réalisé avant le débat Hollande-Sarkozy sera sans doute corrigé à l’avantage de Hollande après une prestation télévisée plutôt à l’avantage du socialiste.

 

Débat présidentielles : pour la presse avantage à Hollande

Débat présidentielles : pour la presse avantage à Hollande

Dans L’Est Républicain, Rémi Godeau estime que « ce rendez-vous qualifié de crucial, ne devrait pas provoquer de séisme électoral ».  Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain) a assisté à « un beau combat qui ne modifiera pas vraiment le rapport des forces dimanche », et note que « François Hollande, dans le comportement et l’attitude, a été le plus présidentiel des deux, jouant en quelque sorte le coucou du nid sarkozien ».  François Hollande « avait pour objet de montrer qu’il était capable d’avoir une stature présidentielle ; il a sur ce terrain marqué des points », affirme Patrick Pépin dans Nord Eclair.  Nicolas Demorand de Libération fait partie de ceux estimant que « la dynamique propre du débat aura permis d’éviter la juxtaposition des langues de bois, le choc des slogans creux. Et, à ce jeu-là, François Hollande a marqué bien des points ».  Si le débat ne change rien, Daniel Ruiz (La Montagne) pense que « s’il est un point sur lequel les lignes ont sans doute bougé, c’est sur l’image d’un François Hollande +taille patron+ ».   »Sur la forme, cela ressemblait fort à un match nul, Hollande ayant un vrai talent dialecticien. Sur le fond, c’est une autre affaire. Au total, cela ressemblait néanmoins à un dialogue de sourds ayant peu de chances de faire bouger les lignes », observe Hubert Coudurier du Télégramme.   »Aucun des deux candidats ne s’est effondré et chacun est resté dans son positionnement idéologique », constate de son côté Patrice Chabanet (Journal de la Haute-Marne).  Francis Brochet du Progrès a vu « un débat de crise, entre deux candidats de haut niveau. »  Dans Ouest-France, Michel Urvoy pense « ce débat aura pour principal effet d’ancrer les convaincus dans leur certitude ».  Certains tels Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi) jugent que « François Hollande l’a emporté ». « En jouant la défensive – ce qui n’est pas son fort – le candidat sortant semblait déjà sorti. On verra dimanche. Mais, hier soir, il a perdu », conclut-il.  Seul Le Figaro sous la plume de Paul-Henri du Limbert croit encore la victoire du candidat-président : « tous les dirigeants qui, en Europe, depuis 2008, ont dû affronter un scrutin majeur se sont retrouvés dans cette position. Et tous ont perdu. Mais ils n’avaient pas face à eux François Hollande, son langage daté et sa gauche disparate. »  François Martin du Midi Libre sait comment « les Français, sans doute confortés dans leurs convictions, trancheront à leur manière le débat ». « Dimanche. Dans les urnes. »

Débat Hollande et Sarkozy : agressif et techno

Débat Hollande et Sarkozy : agressif et techno

Ce débat d’entre-deux-tours, très attendu, s’est soldé par plutôt « un match nul », selon le politologue Emmanuel Rivière (TNS-Sofres) interrogé par l’AFP. François Hollande n’a cessé de renvoyer à son bilan Nicolas Sarkozy , qui a qualifié son rival PS de « petit calomniateur ». A quatre jours du vote de dimanche, les deux finalistes se sont montrés pugnaces sur tous les sujets abordés, reprenant souvent des arguments maintes fois entendus dans leurs meetings ou leurs passages dans les médias. M. Hollande a fait une des rares annonces d’un débat souvent tendu et parfois technique en se disant prêt à aller, s’il est élu, jusqu’au référendum sur le droit de vote des étrangers non communautaires aux municipales. Entre un Nicolas Sarkozy combatif et un François Hollande désireux de cultiver une image d’homme d’Etat capable de trancher voire d’être tranchant, la confrontation a atteint son paroxysme après plus de deux heures d’échanges rugueux sur le « style » de présidence.  Vous avez nommé vos proches partout », a accusé M. Hollande. « Ca, c’est un mensonge, c’est une calomnie, vous êtes un petit calomniateur », a rétorqué M. Sarkozy. Dans la foulée, le candidat UMP a souligné ne pas avoir « de leçons » à recevoir « d’un parti qui a voulu se rassembler derrière Dominique Strauss-Kahn ». En ouverture, sans le moindre round d’observation, François Hollande, premier par tirage au sort à s’exprimer, avait attaqué d’emblée le président sortant . « Si vous avez le sentiment que pendant cinq ans, vous avez rassemblé tous les Français, vous ne les avez pas divisés (…), vous n’avez pas montré celui-ci du doigt, alors je vous donnerai quitus. Mais je sais que les Français ont eu ce sentiment », a-t-il asséné. Face à lui, Nicolas Sarkozy a reproché à son rival de ne pas avoir condamné les attaques verbales à son endroit: « Quand on m’a comparé à Franco, à Pétain, à Laval, pourquoi pas à Hitler, vous n’avez pas dit un mot », a lancé M. Sarkozy. « Ce n’est pas vrai », a nié son rival: « Vous aurez du mal à passer pour une victime ». Après ces propos liminaires, les deux hommes sont entrés dans le vif des questions économiques, premier thème imposé, avec chacun une stratégie: attaque du bilan, pour François Hollande, et illustration du réformisme malgré la crise, pour Nicolas Sarkozy. Le candidat PS a reproché à M. Sarkozy de ne pas avoir tenu sa promesse de ramener le chômage à 5%, avant de parler des déficits. « Cette dette publique est née à la fois de vos largesses fiscales pour les plus favorisés et en même temps de cette incapacité qui a été la vôtre de maîtriser la dépense publique », a lancé François Hollande. « Vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres », a contre-attaqué Nicolas Sarkozy, accusant son rival de « folie dépensière ».Sur l’Europe, François Hollande a rappelé son projet de renégocier le nouveau traité européen, pour plus de croissance, et a reproché à son rival de n’avoir rien obtenu de l’Allemagne dans la gestion de la crise. « Je ne peux mettre cela que sur l’incompétence, pas sur la mauvaise foi », s’est défendu M. Sarkozy. « M. Hollande connaît mal l’Europe », a dit le président élu en 2007 à son rival qui craint « une résurgence de la crise » et une « austérité généralisée ». Sur l’Europe et à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a accusé son rival de mentir. Au chapitre de l’immigration, M. Hollande s’est engagé à ne pas tolérer la viande halal dans les cantines des écoles, ni à accepter des horaires de piscine différents entre hommes et femmes. Sur la question de Fessenheim, seule centrale nucléaire que François Hollande veut fermer, Nicolas Sarkozy a jugé que « c’est une folie de fermer une centrale de 30 ans d’âge ». « C’est très tendu. Le thème du mensonge, on n’avait pas eu ça depuis 1988 entre François Mitterrand et Jacques Chirac », a commenté pour l’AFP le politologue Frédéric Dabi (Ifop). « Il n’y pas eu de round d’observation », a-t-il dit, ajoutant: « Nicolas Sarkozy prend des risques ». « De façon un peu professorale, Nicolas Sarkozy délégitime les capacités de François Hollande à endosser la fonction », selon M. Dabi. Le chef de l’Etat a notamment essayé de mettre son rival en difficulté sur l’attitude de l’opposition à l’Assemblée: « Pourquoi avez-vous voté contre le grand emprunt? Pourquoi avez-vous voté contre la suppression de la taxe professionnelle? Vous avez voté non à tout, vous avez essayé de démolir tout ».

 

Hollande Sarkozy : un débat qui ne change pas le rapport de forces

Hollande Sarkozy : un débat qui ne change pas le rapport de forces

 

Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont livré un âpre combat lors du débat télévisé de l’entre-deux-tours pour tenter de rallier à leur cause les indécis, le candidat socialiste rendant coup pour coup au président sortant. Nicolas Sarkozy, qui avait survolé le débat de 2007 contre Ségolène Royal, fort de son avance dans les sondages qui lui permettait de rester en défense pour pousser son adversaire à la faute, était dans l’obligation d’attaquer pour refaire son retard face à un François Hollande donné gagnant le 6 mai. Mais à aucun moment ce dernier n’a paru en difficulté mercredi soir dans cette joute qui, selon les politologues, ne peut modifier le rapport de forces qu’à la marge. L’écart dans les sondages entre les deux hommes est d’au moins six points.  » Je pense que François Hollande ne n’est pas laissé impressionner ni dominer » , a déclaré Jérôme Fourquet, de l’institut de sondages Ifop. « Ce débat ne devrait pas modifier les équilibres et comme François Hollande est en position de favori, c’est à lui que cela devrait profiter. » Le candidat socialiste a conclu le débat en dressant le tableau de ce que serait sa présidence sous le tryptique du redressement, de la justice et du rassemblement. « Voilà le choix qui est posé pour dimanche : continuer avec vous, Nicolas Sarkozy, ou changer. Il n’y a pas de peur à installer, que les Français n’aient pas peur », a-t-il dit. A l’issue de 144 minutes de débat, Nicolas Sarkozy a surtout lancé un appel aux électeurs de Marine Le Pen, du centriste François Bayrou ainsi qu’aux indécis dont il aura besoin dimanche, avant d’insister sur son expérience des crises. « Nous sommes dans un monde dangereux, un monde difficile, où il faut savoir prendre des décisions, tenir un cap et assumer ses responsabilités », a-t-il souligné.

 

Sarkozy : « Hollande va défiler derrière les drapeaux rouges de la CGT » encore un mensonge et un coup tordu

Sarkozy : « Hollande va défiler derrière les drapeaux rouges de la CGT » encore un mensonge et un coup tordu

 

. « Candidat du peuple », comme il se présente, Nicolas Sarkozy s’empare pour la première fois du symbole du 1er Mai. « Il ne veut pas que la fête des travailleurs se réduise au défilé annuel des permanents des syndicats, qui ne défendent pas les intérêts de tous les travailleurs », décrypte un conseiller de l’Elysée. En conflit ouvert avec les « corps intermédiaires », au premier rang desquels la CGT de Bernard Thibault qui appelle à le faire battre, le président les accuse de « privatiser » cette journée. Plutôt que le Champ-de-Mars, difficile à remplir et coûteux à remettre en état en cas de pluie, son équipe a préféré le Trocadéro. Selon l’UMP, 51000 personnes étaient inscrites samedi. « François Hollande défilera derrière les drapeaux rouges de la CGT, avec ceux qui divisent la France, et moi je parlerai devant une marée de drapeaux tricolores », a tonné hier Sarkozy. Un petit mensonge : le socialiste, qui se recueillera à Nevers (Nièvre) sur la tombe de Pierre Bérégovoy, ne participera à aucun cortège syndical. Le candidat socialiste doit en effet célébrer la mémoire de l’ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, qui s’est suicidé le 1er mai 1993.

Nicolas Sarkozy en guerre avec les syndicats mais aussi avec la littérature

Nicolas Sarkozy en guerre avec les syndicats mais aussi avec la littérature

Guerre avec les syndicats, les corps intermédiaires mais aussi avec la littérature.  Sarkozy avait sans doute confondu Roland Barthes avec fabien Barthez, le gardien de but du foot.  Toujours est-il qu’en matière de confusion, Nicolas Sarkozy a encore suscité les sarcasmes de ses détracteurs, lundi 30 avril, en évoquant au cours d’un meeting à Avignon un certain « Stéphane Camus », au lieu d’Albert Camus. Le président-candidat disait son « plaisir » de se trouver dans le Vaucluse, à l’entame de sa toute dernière semaine de campagne, et son regret de ne pas être « né sur les bords de la Méditerranée ». Aussitôt, le lapsus a déclenché sur les réseaux sociaux des dizaines de détournements humoristiques, l’occurrence « Stéphane Camus » figurant même parmi les plus mentionnées  Stéphane Camus, c’était pas celui qui voulait donner le droit de vote à L’Etranger ?  Il y a quelques mois, Le Monde relevait que « Nicolas Sarkozy est un habitué » de ce genre de petite bévue littéraire. Le 28 septembre 2011, le chef de l’Etat prononçait ainsi, devant un parterre d’intellectuels, Roland « Barthesse » pour évoquer le sémiologue Roland Barthes. En 2009, il avait aussi évoqué au cours d’un déplacement en avion les « Roujon-Macquart » d’Emile Zola, au lieu des Rougon-Macquart.  La petite histoire n’est pas sans rappeler, aussi, le célèbre lapsus du secrétaire d’Etat au Tourisme, Frédéric Lefebvre, qui avait expliqué très sérieusement, en avril 2011, que son livre préféré était « Zadig & Voltaire », confondant la marque de vêtements avec le conte philosophique Zadig écrit par Voltaire en 1747. Une séquence qui avait alors fait le tour de la toile en quelques heures, suscitant, là aussi, l’ironie des internautes.

Copé : «Le débat va obliger Hollande à sortir de sa planque», le débat prend de la hauteur ! que fait la brigade antigang ?

Copé : «Le débat va obliger Hollande à sortir de sa planque», le débat prend de la hauteur ! que fait la brigade antigang ?

 

Il fallait s’y attendre, la fin de la campagne ne fait pas dans la dentelle. Le caniveau est tout proche, encore quelques jours et on va y nager. Interrogé sur le débat de l’entre-deux-tours, le secrétaire général de l’UMP déclare sur Europe 1 que le débat   va obliger Hollande à sortir de sa planque» : le candidat PS «va devoir répondre à des questions pour oui ou par non et non pas à être sans arrêt comme une aiguille à dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre». Pour Nicolas Sarkozy, estime Jean-François Copé, «ça va être simplement de répondre du point de vue de la vérité». «Il est le seul capable de tenir la destinée de notre pays dans cette période de crise que connaît l’Europe», conclut-il.

Les chambres de commerce : pour une politique industrielle et la simplification administrative

Les chambres de commerce : pour une politique industrielle et la simplification administrative

Les CCI sont discrètes mais jouent un rôle économique majeur dans le soutien à l’économie locale. Elles font des propositions au futur président notamment pour la relance de la politique industrielle et la simplification administrative qui (avec la fiscalité) tue la compétitivité.  Les chambres de commerce et d’industrie souhaitent travailler avec le nouveau président et le nouveau gouvernement sur les grands dossiers économiques: les PME, l’industrie, le développement international des entreprises, la formation et l’apprentissage. «Nous sommes une force de proposition. Nous ne sommes pas dans la revendication», explique Jacques Pfister, premier vice-président de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI) et président de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille Provence en présentant les 22 propositions du réseau des chambres de commerce et d’industrie. Signe de cette volonté de changer et d’affirmer leur volonté de jouer les premiers rôles dans les grands débats économiques, les chambres de commerce et d’industrie adoptent un nouveau logo, «CCI de France». «Il n’existe pas beaucoup de réseaux de chefs d’entreprise aussi impliqués dans l’économie des territoires et aussi proche des territoires. Nous sommes une Datar du privé», poursuit Jacques Pfister, en allusion à la Direction de l’aménagement du territoire. Les chambres de commerce sont actives dans de nombreux domaines. «Elles sont des machines à faire du développement économique, à former des jeunes, à gérer des infrastructures», résume Pierre-Antoine Gailly, deuxième vice-président de l’ACFCI et président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris. Elles forment des apprentis. Elles accueillent des étudiants dans leurs écoles de commerce. Elles gèrent des aéroports ou des ports. Elles accompagnent les PME à l’international. Elles aident les créateurs d’entreprise. Elles s’occupent d’emploi. «La chambre de commerce de Marseille Provence accompagne 1000 bénéficiaires du RSA par an depuis quatre ans», souligne Jacques Pfister. Soucieuses de participer à la relance de l’économie, les chambres de commerce plaident pour que la France se dote d’une véritable ambition industrielle. Elles souhaitent faire de 2013 l’année de l’industrie. Elles proposent de créer un guichet des financements industriels en région pour aider les chefs d’entreprise à trouver des financements. Le lancement d’un plan d’urgence pour permettre aux PME de conquérir de nouveaux marchés est demandé afin de stopper la baisse du nombre de sociétés exportatrices qui ne sont pas plus nombreuses en 2011 qu’en 1995. Les grands groupes seront obligés de travailler avec «une quote-part de PME et PMI françaises dans le cadre de leurs contrats accompagnés à l’étranger». Constatant que la France est suradministrée et que les compétences des collectivités territoriales et de l’État se chevauchent, les chambres de commerce et d’industrie plaident pour une simplification du millefeuille territorial, un renforcement du rôle des métropoles et une meilleure utilisation des ports ou des aéroports. «Il est possible de créer 1% de PIB de plus si nous réfléchissons sur les métropoles et d’apporter 1% de PIB de plus en nous focalisant sur les ports du Marseille et du Havre», affirme Jacques Pfister.

 

Présidentielles télé 2 mai : débat ou match de boxe ? Ce qu’en pensent Hollande et Sarkozy

Présidentielles télé 2 mai : débat ou match de boxe ? Ce qu’en pensent Hollande et Sarkozy

 

Le ton est donné, le 2 mais ce sera davantage un match de boxe qu’un débat sur les programmes. Dans le JDD, Sarkozy attaque la personnalité de Hollande « il va falloir qu’il soit franc, ce qu’il déteste » « il a un coach » ; deux petites ^phrases qui démontrent que Sarkozy attaque d’entrée sur la personnalité ; il ne peut pas s’en empêcher ; « Il a un coach » et lui, il n’a pas une armée, comme Hollande, de conseillers en communication ? Pour la franchise, Sarkozy n’est pas le mieux placé, voir ses mensonges sr le vrai travail, sa visite à Fukushima et bien d’autres ‘ sans parler du financement de sa campagne de 2007 par Kadhafi etc. Ces attaques n’’apportent strictement rien. C’est même indigne d’un homme d’Etat. François Hollande, de son coté, voit dans le face-à-face télévisé du 2 mai une nouvelle occasion de « convaincre » les Français, tandis que Nicolas Sarkozy ira au rendez-vous avec « sérénité » et « sans coach », expliquent-ils au JDD.Le JDD la même question aux deux finalistes de la présidentielle: « Qu’attendez-vous du débat? » du 2 mai. « Pour le préparer, j’ai travaillé sur mes propositions – pour leur donner la plus grande force possible – et j’ai étudié les contradictions ou les incohérences du projet du candidat sortant », explique François Hollande, le candidat PS. « Mais surtout », ajoute-t-il, « au-delà du duel attendu, c’est vers les Français que je veux me tourner. Ce sont eux que je veux convaincre. Pas Nicolas Sarkozy ! Je veux montrer aux Français qu’une nouvelle présidence est nécessaire, dans sa forme, dans ses résultats, et dans ses finalités, notamment en matière de justice sociale », ajoute-t-il. Le député de Corrèze, favori des sondages, fait remarquer que ce rendez-vous cathodique de l’entre-deux-tours « peut réserver des moments forts », mais que « rarement un débat a changé le sens d’un scrutin ». Pour sa part, Nicolas Sarkozy déclare que les Français attendent du débat une « confrontation » qui « les éclaire sur deux projets et deux personnalités ». « J’irai à ce débat avec ma sérénité, ma détermination, sans coach puisqu’il semble que M. Hollande en ait un », poursuit le candidat de l’UMP. « J’irai sans avoir préparé des formules parce que les Français ont droit à autre chose qu’à des phrases toutes faites, mais sans contenu », ajoute-t-il. Interrogé sur le même sujet dans le Parisien dimanche, le président-candidat lance à nouveau une pique à son adversaire. « Le débat doit être républicain, clair. Il va falloir que François Hollande fasse ce qu’il déteste », dit-il. C’est-à-dire? « Etre franc », répond Nicolas Sarkozy. Visiblement Sarkozy n’a pas compris grand-chose à la nature même du débat démocratique, pour lui tout est combat, invective, outrance ; bref on éviter difficilement une confrontation type Guignol de « Canal. + ».

Mediapart : la campagne de Sarkozy en 2007 a été financée par Kadhafi

Mediapart :  la campagne de Sarkozy en 2007 a été financée par Kadhafi

Le site français d’information Mediapart a publié samedi un document signé d’un ex-dignitaire libyen affirmant que le régime de Mouammar Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de « 50 millions d’euros » la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.  Dans ce document en arabe, Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, fait état d’un « accord de principe » pour « appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros ».  Le 12 mars, M. Sarkozy avait qualifié de « grotesque » un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi.  Dans cette note, entourée d’un cadre vert, rédigée en arabe et traduite par Mediapart, M. Koussa confirme un « accord de principe » au sujet des « instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros ».  M. Koussa a été ministre des Affaires étrangères de Mouammar Kadhafi, avant sa défection et son départ en Europe. Il ajoute que cet accord est consécutif au « procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine ».  Ami proche de Nicolas Sarkozy, M. Hortefeux a été ministre de 2007 à 2011, notamment à l’Intérieur.  L’avocate de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, citée par Mediapart, a affirmé que son client « n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document » mais qu’ »il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent ».

 

De Villepin : « La droite m’effraie mais la gauche m’inquiète »

De Villepin : « La droite m’effraie mais la gauche m’inquiète »

Silencieux depuis plusieurs semaines, Dominique de Villepin a publié une tribune sur le site du Monde. L’ancien Premier ministre se dit « effrayé » par la droite et « inquiété » par la gauche. Dans son texte il dresse le portrait au vitriol de la campagne de Nicolas Sarkozy.  Dans son texte publié sur lemonde.fr, Dominique de Villepin décrit une campagne de premier tour indigente et de second indigne. L’ancien Premier ministre lance aussi une violente charge contre Nicolas Sarkozy, sans jamais le citer. Il estime ainsi que « l’instrumentalisation de faits divers, l’improvisation de bien des propositions, le débauchage sans vergogne de voix extrémistes tiennent aujourd’hui lieu de débat. Les lignes rouges républicaines sont franchies une à une ».  L’ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac, qui affirme ne pas avoir pu se présenter faute d’avoir obtenu les 500 signatures, condamne également la stratégie de droitisation du candidat UMP à la présidentielle : «Une concession en entraînera toujours une autre. Un gage à l’extrémisme toujours un plus grand encore. Une digue rompue en fera céder une autre. Halte au feu ! ». François Hollande ne trouve pas non plus grâce à ses yeux. Il estime notamment que les programmes de la gauche et de la droite ne sont pas à même « d’apporter les réponses nécessaires à une crise exceptionnelle ». « Mon rôle n’est pas de dire pour qui voter. Les citoyens ne sont ni des moutons ni des enfants turbulents », conclut Dominique de Villepin.

 

Sarkho envisage sa défaite

Sarkozy, « la règle est de laisser sa place »

Invité dans les locaux du quotidien L’Equipe, le président sortant parlait sport quand il a fait le parallèle avec le monde la politique. C’est au moment d’évoquer l’Américain Bob Beamon, recordman du monde du saut en longueur de 1986 à 1991, que Nicolas Sarkozy s’est laissé à aller à cette pensée. « Je pense que les records sont faits pour être battus. Et donc, par conséquent, on ne peut pas être triste que quelqu’un d’autre prenne votre place parce que de toute manière, c’est la règle« , a confié le président sortant. C’est la seconde fois de la campagne qu’il évoque sa défaite.

Présidentielles : une campagne trash caractérisée par la critique et hors sujet

Présidentielles : une campagne trash caractérisée par la critique et hors sujet

Cette campagne n’aura pas atteint des sommets et vue de l’étranger, elle paraît assez décalée par rapports aux enjeux ; sur le fond, des thèmes centraux n’ont peu ou mal été abordés, la dette, le rôle de l’Etat, la régulation, le fonctionnement de l’Europe, l’international hors Europe, la compétitivité,  la sociologie politique (place des femmes, des jeunes, des acteurs économiques etc.), la négociation entre les partenaires sociaux et surtout l’emploi. Pourquoi ? Sans doute parce que les marges de manœuvre au plan financier sont étroites, que le champ des réformes est trop grand et trop complexe , que la plupart des grands candidats n’ont strictement aucune expérience de l’économie réelle,  ( comme les entourages des prétendants qui sont des fonctionnaires) et qu’enfin la récession est là, Inévitable en 2012 au moins et que la seconde partie de 2012 risque d’être très douloureuse. Seul Bayrou s’est essayé à l’exercice mais n’a pas été au bout de son propos ; On promet des hausses de revenus là où faudrait ne s’engager que sur une limitation de leur baisse. Même chose pour le chômage. Eviter la casse, les plans massifs de licenciements après les élections, des objectifs déjà majeurs ; Pour la relance, indispensable bien sûr car l’austérité conduit l’Europe dans le mur, si effectivement Merkel l’accepte, les effets ne se feront pas sentir avant 201. 60 à 70% des français estiment d‘ailleurs que les propositions ne sont pas adaptées aux questions centrales. Ce sera donc un vote d’opposition au premier comme au premier tour. On ne vote pas pour celui qu’on souhaite mais contre celui qu’on ne veut pas. D’ailleurs l’essentiel de cette campagne a surtout été consacrée à la critique de l’autre et ça continue au second tour. C’est une campagne de démolition de la part de Sarkozy ; une campagne trash : invectives, injures, mensonges. Davantage un match de boxe qu’une confrontation sereine et responsable (dernier round à la télé). Du grand guignol à certains moments. Il fallait s’y attendre l’agressivité est ce qui caractérise Sarkozy, tous en ont été victimes, ses adversaires bien sûr mais aussi son entourage. Sarkozy n’a qu’un seul adversaire lui-même, il est son pire ennemi, ses outrances, son égocentrisme surdimensionné, son caractère versatile,  sa violence même ont détruit sa posture présidentielle. Hollande sera-t-il pour autant à la hauteur ? C’est une autre question qui dépendra notamment de la qualité de son entourage ; s’il se laisse phagocyter par les fonctionnaires, le changement maintenant demandera quelques semaines !

Sondages présidentielles : Hollande progresse

Sondages présidentielles : Hollande progresse

A neuf jours du second tour de la présidentielle, l’avance de François Hollande sur Nicolas Sarkozy s’accentue dans la plupart des sondages publiés jeudi et vendredi. Il obtient entre 55% et 54% des intentions de vote, contre 45% et 46% pour le candidat UMP. Le débat de l’entre-deux tours peut-il encore inverser la tendance ? Une enquête TNS Sofres (1) qui s’est intéressée à l’impact de ce moment phare de la campagne révèle en tout cas l’incertitude des Français : 30% voient Nicolas Sarkozy en sortir vainqueur contre 28% pour François Hollande.  11% répondent «aucun des deux», 5% «les deux» et 26% ne s’expriment pas.   François Hollande a renforcé son avance sur Nicolas Sarkozy au cours de la semaine écoulée en gagnant un point d’intentions de vote au second tour, à 55% contre 45% (-1) pour son adversaire UMP, selon l’enquête en continu Ifop-Fiducial pour Paris-Match. (2) Juste avant le premier tour, le candidat PS était crédité de 54% contre 46% pour son rival UMP. 81% des personnes sont «sures de leur choix», alors que 19% peuvent «encore changer d’avis», ajoute l’Ifop. 85% des soutiens de Jean-Luc Mélenchon au premier tour déclarent choisir François Hollande pour le 6 mai (+3 en une semaine). Le candidat PS capte un électeur de Marine Le Pen sur cinq, et une part toujours importante de cet électorat (près d’un tiers) déclare avoir l’intention de s’abstenir. L’électorat de François Bayrou se porte moins sur lui  ce vendredi qu’en début de semaine (33% contre 44% lundi), et semble de plus en plus tenté par l’abstention (de 21% à 36%). Nicolas Sarkozy recueille , lui, le soutien de 45% des électeurs de Marine Le Pen, contre 42% en début de semaine. En revanche, la part d’électeurs centristes se reportant vers Nicolas Sarkozy, stable en début de semaine, a chuté vendredi (31% contre une moyenne de 35% les jours précédents).  François Hollande accroît son avance sur Nicolas Sarkozy en vue du second tour de la présidentielle, recueillant 55% des intentions de vote (+1 point) contre 45% pour le président (-1), selon un sondage Harris Interactive (3) pour VSD et La Chaîne parlementaire publié vendredi. Au soir du premier tour, le 22 avril, 54% des personnes interrogées avaient l’intention de voter François Hollande au second tour, et 46% Nicolas Sarkozy, selon une précédente étude du même institut. Le candidat PS bénéficierait désormais du report de 92% des voix s’étant portées sur Jean-Luc Mélenchon (+9 points), de 41% des électeurs de François Bayrou (+3) et de 21% de ceux de Marine Le Pen (+4). A l’inverse, 48% des électeurs de Marine Le Pen (+4 points), 36% de ceux de François Bayrou (+4) et 2% de ceux de Jean-Luc Mélenchon (inchangé) voteraient pour le candidat UMP.  François Hollande recueille 54,5% d’intentions de vote au second tour contre 45,5% à Nicolas Sarkozy, soit un écart de 9 points contre 6 points le 22 avril, selon un sondage réalisé les 24 et 25 avril par BVA pour Orange, la presse régionale et RTL publié vendredi. Par rapport à une précédente enquête réalisée le 22 avril par BVA pour Le Parisien où il était à 53%, le candidat socialiste gagne 1,5 point. Nicolas Sarkozy, qui était à 47%, en cède autant. Un sondage plus ancien, réalisé les 16 et 17 avril avant le premier tour pour Orange, la presse régionale et RTL, créditait François Hollande de 56% des intentions de vote et Nicolas Sarkozy de 44%. 11% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intention de vote dans le nouveau sondage. Au total, 48% des électeurs des candidats éliminés au premier tour ont l’intention de voter pour François Hollande, 33% pour Nicolas Sarkozy et 19% ne se prononcent pas. Dans le détail, François Hollande devrait bénéficier du report de 89% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de 38% de ceux de François Bayrou, de 26% de ceux de Marine Le Pen (contre 19% le 22 avril). 47% des électeurs de Marine Le Pen (en baisse de 10 points par rapport au 22 avril), 41% de ceux de François Bayrou et 5% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ont l’intention de voter pour le président-candidat. 27% des électeurs de Marine Le Pen, 21% de ceux de François Bayrou et 6% de ceux de Jean-Luc Mélenchon ne se prononcent pas. Dans le sondage CSA (4) réalisé le 24 et 25 avril et publié jeudi, François Hollande recueille 54% d’intentions de vote au second tour de la présidentielle contre 46% à Nicolas Sarkozy, qui réduit l’écart. Le candidat socialiste était crédité de 56% et le président candidat de 44% dans l’enquête précédente de CSA réalisée au soir du 1er tour le 22 avril et publiée dans la foulée.

 

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