Archive pour le Tag 'présidentielles'

Page 11 sur 12

La « lettre au peuple français » de Sarkozy; Ah bon, il sait écrire !

La « lettre au peuple français » de Sarkozy; Ah bon,  il sait écrire !

 

 

 

Le président-candidat Nicolas Sarkozy a présenté ce jeudi une « lettre au peuple français » de 34 pages, tirée à plusieurs millions d’exemplaires et qui leur sera adressée « à partir d’aujourd’hui ».  On savait que le président  possédait  une sémantique approximative comme «  méprisance », une phraséologie  vulgaire (« casse-toi, pauvre-con »), un langage de bonimenteur «  je serai le président du peuple » mais jusque là, on se savait pas s’il savait écrire ; Lire, oui, les textes de Guaino, souvent bien léchés même si sur le fond la ligne laissait à désirer (et parfois à vomir). Par contre,  quand Sarkozy fait de l’improvisation, là c’est autre chose, on a la désagréable impression qu’il vient vous vendre un aspirateur miracle, une sorte d’attitude de camelot qui vend des enclumes à la sauvette. La grande question était de savoir s’il savait écrire. Sans doute puisqu’il a décidé d’écrire au français.  La lettre fait 34  pages, c’est pas un peu long pour un diplômé léger qui a redoublé sa sixième, loupe des examens et réussi sur le fil son examen d’avocat (10 sur 20°)  On aurait pu commencer par une lettre d’une demi page. D’après des sources anonymes, la brouillon de Sarkozy commence ainsi «  Bon alors puisque me posez pas la question, moi je vais y répondre, hein, c’est quoi l’avenir de la France, hein, parce moi je vais vous le dire, on est dans la mouise , et ça fait 5 ans que ça dure. Faut- changer tout, moi j’ai changé ; ça va mieux avec Carla maintenant le Fouquet’s c’est fini. On mange à la cantine de l’Elysée. Faut pas mentir comme Hollande, faut la dire la vérité, moi je suis  le candidat qui dit tout. Et je vous le dis, justement parce que ne vous posez toujours pas la question, je vais y répondre quand même, j’ai vu que les entreprises du CAC 40, elles payaient pas d’impôts.  C’est pas normal, moi je vous le dis ; faut que ça change !……. » Il s’est arrêté là et a remis sa copie à Guaino. Ce dernier est bien embêté, il ne souhaite pas affronter de face le président candidat, toujours un peu coléreux quand on le contrarie. Il adonc suggéré à Sarkozy d’adresser plutôt un SMS à tous les français ‘dans le style «  C bon, G Gchan lé pov vot pr moi »  Le président-candidat — qui veut frapper les esprits — prépare donc  une surprise. Il ne voulait ni d’un catalogue ni d’un programme « figé dans le marbre » comme François Hollande. Lundi, une ultime réunion d’arbitrage s’est tenue avec son équipe.  Il a été décidé qu’un document de 34  pages très politique, énonçant les valeurs cardinales de sa campagne, serait dévoilé. « Une sorte de lettre aux Français », glisse un proche du premier cercle, sur le modèle du texte qu’avait publié… François Mitterrand en 1988.. Il sera imprimé à « plusieurs millions d’exemplaires », selon son conseiller Franck Louvrier. Sarkozy a donc dévoilé  le tout lors d’une conférence de presse salle Equinoxe, dans le XVe arrondissement de Paris, quelques heures après son retour de la Réunion. En fait, il n’a écrit de sa main qu’une ligne et demi, c’est déjà beaucoup !

 

Marine Le Pen et la représentante de Sarkosy, NKM, huées à Sciences-Po

Marine Le Pen et la représentante de Sarkosy, NKM,  huées   à Sciences-Po

 

Les candidats à l’élection présidentielle étaient invités à venir débattre lors d’un forum Elle/SciencesPo. Ici, Nathalie Kosciusko-Morizet et Marine Le Pen / Copie d’écran Youtube Ils avaient tous rendez-vous pour parler aux femmes. Une majorité des candidats à l’élection présidentielle ont été reçus jeudi, toute la journée, lors d’un forum organisé par le magazine ELLE et l’institut d’Etudes Politiques, « Sciences Po ». Débats sur la place de la femme dans la société, propositions, éclairages autour de la campagne, mais également petites phrases et chahut : retour sur une journée de campagne sous le signe de la femme.Ecouter Armelle Levy Débats sur la place de la femme dans la société, propositions, éclairages autour de la campagne, mais également petites phrases et chahut : retour sur une journée de campagne sous le signe de la femme François Bayrou et les piscines François Bayrou a été le premier à monter sur l’estrade du forum organisé par le magazine ELLE/Sciences Po. Si le Net s’est emparé d’une petite phrase qui a fait mouche autour de femmes « qui pesaient plus de 100 kilos » et qui « aimaient nager ». Le candiidat MoDem à la présidentielle défendait ainsi l’idée de Martine Aubry, maire PS de Lille, qui avait mis en place des horaires aménagés pour les femmes, notamment en surpoids, dans les piscines de sa ville. Se sont ensuite succédés : François Hollande, qui s’est dit prêt à lancer un ministère des droits des femmes, Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, et Eva Joly. Mais c’est Marine Le Pen, en milieu d’après-midi qui a réveillé l’assemblée. La candidate du FN a brisé le consensus en réaffirmant son opposition aux « avortements multiples », pratiqués à ses yeux comme un moyen de contraception, ainsi qu’aux quotas de femmes en politique. La candidate du Front national s’était attirée des critiques pendant la campagne présidentielle en proposant de dérembourser les « avortements de confort », un terme qui lui a été vivement reproché par ses adversaires.  « Je ne suis pas pour remettre en cause les avortements, mais je dis qu’il y a des dérives et des abus qui remettent en cause ce droit: les femmes qui utilisent ce droit comme un moyen de contraception » en faisant « deux, trois, parfois quatre avortements », a dénoncé la candidate d’extrême droite. Une sentence accueillie par les huées du public d’un forum organisé par le magazine Elle à Sciences-Po et majoritairement composé de femmes.  A l’entrée de l’Institut d’Etudes Politiques, Marine Le Pen avait été accueillie par des étudiants qui tenaient des pancartes dénonçant les « amalgames » et les « stigmatisations » du FN.  Mais le grand absent n’est autre que le président de la République : Nicolas Sarkozy a annulé au dernier moment sa venue à un forum organisé par le magazine Elle à Sciences Po, se faisant remplacer au pied levé par sa porte-parole Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a dénoncé un « traquenard » alors qu’elle était conspuée par le public. Il a choisi de ne pas venir « parce qu’il a estimé que les conditions de sa sécurité n’étaient pas réunies », a expliqué la directrice de la rédaction de ELLE, Valérie Toranian. « Je le déplore », a-t-elle ajouté.

 

Parisot qui s’est fait passé un savon pour avoir déclaré son soutien à Sarkozy fait un pas vers Hollande

Parisot qui s’est fait passé un savon pour avoir déclaré son soutien à Sarkozy fait un pas vers Hollande

 

La présidente du MEDEF s’est fait passé un savon par certains adhérents qui n’ont pas apprécié qu’elle se prononce aussi clairement pour Sarkozy. La présidente des entreprises du CAC 40 avait oublié qu’elle quand même d’autres adhérents qui n’ont pas envie d’être matraqués par la gauche sur le plan fiscal. En outre beaucoup de patrons soutiennent l’idée de Hollande sur le dialogue social préférable aux décisions étatistes ; Un rappel utile puis Parisot fait un pas vers Hollande. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a salué jeudi l’importance donnée par François Hollande au dialogue social et jugé « étrange » la menace de Nicolas Sarkozy de passer en force. La patronne des patrons prend-t-elle ses distances avec Nicolas Sarkozy ? Laurence Parisot a beau jugé « extraordinaire » le bilan du président sortant et se montrer critique concernant le programme de François Hollande, elle sait trouver des qualités au candidat socialiste. La patronne du Medef a ainsi salué jeudi, sur France 2, l’importance donnée par François Hollande au dialogue social. Pourtant vilipendée par le PS pour son engagement supposé en faveur de Nicolas Sarkozy dans la campagne présidentielle, Laurence Parisot n’hésite pas, dans le même temps à exprimer quelques réserves s’agissant de la conception du dialogue sociale du président-candidat. « L’approche de François Hollande sur le paritarisme, sur la place et l’autonomie du dialogue social est une approche que nous trouvons tout à fait intéressante », reconnaît Laurence Parisot. La patronne des patrons ne se montre pas avare en compliments, jugeant « tout à fait sain » le « regard » et la « capacité » du socialiste « à considérer qu’il peut y avoir une autonomie, une responsabilisation accrue du dialogue social ». Les deux favoris dans la course à la présidentielle n’ont pas, il est vrai, l’intention d’aborder le dialogue social de la même façon. Le favori des sondages prévoit une grande négociation sociale s’il est élu le 6 mai, alors que Nicolas Sarkozy menace les partenaires sociaux de légiférer d’autorité sur les questions sociales. Interrogée sur les attaques de Nicolas Sarkozy contre les corps intermédiaires, Laurence Parisot les juge « assez étrange(s) », soulignant qu’  » il y a des succès issus de ce travail entre syndicats et patronat qui ont été ratifiés, approuvés et même encouragés par le gouvernement »,  La présidente du Medef rappelle au passage que la vocation de son organisation est « de travailler avec tout gouvernement, quel qu’il soit ». Enfin, si elle estime toujours que Nicolas Sarkozy a accompli « un boulot extraordinaire en intensité, en quantité et sur un certain nombre de choses extrêmement bénéfiques pour les entreprises », Laurence Parisot l’assure : elle ne s’engagera « pas sur l’avenir » et rappelle qu’il ne revient pas « à des organisations professionnelles (comme le Medef) d’être partisans. »

 

Nicolas Sarkozy : le projet politique du siècle, les retraités seront payés le 1Er au lieu du 8, le reste du réchauffé qui sent le brûlé !

Nicolas Sarkozy : le projet politique  du siècle, les retraités seront payés le 1Er au lieu du 8, le reste du réchauffé qui sent le brûlé !

 

Faute d’idées nouvelles et surtout de bilan, Sarkozy caresse les retraités (plus de 15 millions) ; Ils seront payés avec 7 jours d’avance. C’est la grande nouveauté du programme qui sent le réchauffé et même le brûlé.  Nicolas Sarkozy annonce donc  le versement des pensions de retraites le 1er du mois au lieu du 8 actuellement, dés le 1er juillet 2012. Ill s’adresse là aux 15,5 millions de retraités en France.  Sur le plan budgétaire, il promet de faire voter la « règle d’or » « dès l’été 2012″, en cas de réélection à la présidence de la République. Ill précise aussi que le retour à l’équilibre financier en 2016 nécessitera un effort de 53 milliards d’euros qui s’obtiendra pour « les trois quarts » grâce à une réduction des dépenses. « Le quart restant » se fera « par la hausse des recettes ». Nicolas Sarkozy confirme que sa lettre aux français est envoyée à partir d’aujourd’hui à plusieurs millions d’exemplaires. Il veut enfin demander le gel de sa contribution au budget de l’Union européenne s’il est réélu, ce qui représenterait selon lui une économie annuelle selon lui de 600 millions d’euros.  Au début de son intervention, Nicolas Sarkozy a commencé par agiter l’épouvantail de l’Espagne qui « après sept ans de gouvernement socialiste » est maintenant un « grand pays », « emporté dans une crise de confiance ».  Ensuite il a dénoncé « le matraquage fiscal promis aux familles et aux classes moyennes » par François Hollande en fustigeant « un festival de dépenses nouvelles ». Il assuré aussi que François Hollande risquait d’être « pris en otage » par Jean-Luc Mélenchon, ce qui risquerait d’abattre en « deux jours » cinq ans d’efforts des Français. Et puis, pour la dernière ligne droite de la campagne, Nicolas Sarkozy annonce un grand rassemblement de ses soutiens le dimanche 15 avril, le même jour que le meeting en plein air de François Hollande au château de Vincennes. 

Présidentielles-Programme Sarkozy : à défaut de programme, le permis de conduire ! De conduire la France ?

Présidentielles-Programme Sarkozy :  à défaut de programme, le permis de conduire ! De conduire la France ?

En manque d propositions crédibles, Sarkozy va faire un programme surprise avec notamment la réforme du permis de conduire.  Une bonne initiative s’il s’agit du permis de conduire la France. Pas sûr qu’il l’obtienne. Lors d’une conférence de presse convoquée à 15H00 (13H00 GMT), quelques heures après son retour de l’île de la Réunion, le président-candidat, toujours devancé dans les intentions de vote de second tour par François Hollande, rendra public un plan annoncé comme « global et cohérent » sous la forme d’un document d’une quinzaine de pages imprimé à des centaines de milliers d’exemplaires.  Selon son entourage, celui-ci pourrait inclure des dispositions visant à faciliter et baisser le coût d’obtention du permis de conduire.  L’idée derrière cette mesure est que « le permis est devenu aujourd’hui un objet de discrimination », or pour « résoudre la question de l’emploi » il faut notamment « résoudre la question de la mobilité », explique-t-on de même source.  D’autres « initiatives » pour l’instant tenues secrètes devraient également figurer au programme du président-candidat, ajoute son équipe, qui promet des « surprises ».  Pour le reste, le document reprendra les mesures que le candidat sortant a déjà dévoilées au compte-gouttes.  Le cadre économique de son discours (TVA sociale, fin des 35 heures) a été présenté dès janvier lors d’un plan d’urgence de lutte contre la crise. Et sa volonté de réformer la formation professionnelle et de réduire l’immigration, si besoin par référendum, dévoilée dans la foulée au Figaro Magazine.  Depuis le 15 février, Nicolas Sarkozy a alimenté ces grands chapitres en multipliant les idées sur l’éducation, l’Europe ou l’emploi. Ou pour s’adapter au projet de ses rivaux, comme il l’a fait en répondant à la proposition inattendue de François Hollande d’imposer à 75% les super-riches, en dégainant un projet de taxation des exilés fiscaux.  Concernant le financement, Nicolas Sarkozy a renvoyé au calendrier de réduction des déficits adressé par la France à Bruxelles. Retour à l’équilibre budgétaire en 2016 par un effort de 115 milliards d’euros réparti en 75 milliards de dépenses en moins et 40 milliards de recettes en plus, dont 32 milliards déjà votés.

 

Programmes présidentiels : faire comme en Espagne, ne rien promettre sinon attention à la gueule de bois

Programmes présidentiels : faire comme en Espagne, ne rien promettre sinon attention à la gueule de bois

 

Comme l’indique le NouvelObs, son exemple fait rêver certains candidats à la présidentielle. Mariano Rajoy, le nouveau président conservateur du gouvernement espagnol, a réussi le tour de force de remporter les élections… sans faire de promesses, sans aligner de propositions, sans publier de programme ! De l’autre côté des Pyrénées, on appelle cela le « marianisme ». Hélas, cette absence de démagogie et ce manque d’ambition ne s’expliquent que par la crise noire dans laquelle s’enfonce le pays. Le « programme » de l’Espagne, comme ceux de la Grèce et de l’Italie avant elle, est désormais dicté par les agences de notations, la Banque centrale européenne, le FMI et l’Union européenne. La France qui votera dans trois semaines échappera-t-elle à cet engrenage de la rigueur imposé de l’extérieur ? Ce devrait être le thème principal de la campagne. Ce n’est pour l’heure qu’une menace diffuse. Hollande, Sarkozy, Mélenchon, Bayrou, Le Pen, Joly, Poutou, Arthaud, Dupont-Aignan ou Cheminade… Les dix candidats multiplient les propositions pour faire avancer – ou reculer ! – le pays.  »La France dans le déni », titrait « The Economist » la semaine dernière, en faisant figurer François Hollande et Nicolas Sarkozy en couverture, dans un pastiche suggestif du « Déjeuner sur l’herbe » d’Edouard Manet. Dans le viseur du magazine libéral : la taxation à 75% de la part des revenus supérieurs à 1 million d’euros préconisée par le socialiste et les promesses tous azimuts du président sortant qui a abandonné toute référence au « modèle allemand » de son avant-campagne. La dette, la réduction des déficits, l’équilibre des comptes… Il n’y a plus guère que François Bayrou qui en parle… tout en déclinant dans les sondages. Jean-Luc Mélenchon, le candidat qui propose le projet le plus généreux, lui, est devenu le troisième homme dans la course à l’Elysée. Est-ce à dire que les électeurs français sont toujours friands de promesses irréalisables et de lendemains qui chantent ? Une partie d’entre eux sans doute. François Hollande, le premier candidat à la magistrature suprême à présenter un projet en 60 propositions chiffrées, s’efforce de maintenir l’équilibre entre un redressement nécessaire des comptes publics et une non moins indispensable relance de la croissance. De son inoxydable plaquette, hélas, seules les propositions de recréer 60 000 postes dans l’éducation et de taxer les super riches occupent le devant de la scène. Très occupé à faire oublier son bilan, Nicolas Sarkozy a reculé au maximum le dévoilement de son propre projet. Immigration, éducation, marché du travail… Il comporte des mesures clivantes propres à monopoliser l’attention jusqu’au premier tour. Mais cette stratégie qui combine « effet d’attente » et « effet d’annonce » est périlleux. Les électeurs risquent fort de voir la ficelle ! D’autant que le président sortant accuse un lourd passif de promesses non tenues, contradictoires, voire illisibles. A la longue, nombre de citoyens se sont laissé convaincre que les promesses électorales n’engagent que ceux qui les lisent. Et pourtant. Si la crise économique, sociale et morale est bien celle que l’on constate, il faudra que le prochain président prenne les mesures qui s’imposent.

Sarkozy insulté et qualifié de « pauvre con » à La Réunion

Sarkozy insulté et qualifié de « pauvre con » à La Réunion

Retour de bâtons pour celui qui a souvent dérapé et qui n’en finit pas d’insulter les corps intermédiaires, les chômeurs, l’opposition. Un débat à sa hauteur, dans le caniveau. »On va te faire la mort dans les urnes », lui a lancé un homme à sa sortie de l’avion. « On va te faire la mort dans les urnes ». L’arrivée, mercredi matin, de Nicolas Sarkozy à La Réunion pour une courte visite électorale a été chahutée. Un homme l’a ainsi interpellé à sa sortie de l’avion : « Pauvre con ! Pauvre con va ! On va te faire la mort dans les urnes ! ». Réponse du président-candidat : un laconique « merci »… La scène s’est déroulée au moment où le président-candidat s’apprêtait à monter en voiture et serrait les mains des militants UMP sur place. En s’approchant des barrières, le jeune homme l’a alors invectivé. Nicolas Sarkozy n’a pas réagi et a poursuivi son bain de foule, continuant de lancer des « merci, merci » en saisissant les mains se tendant vers lui. Peu de temps auparavant, le jeune homme, âgé de 23 ans selon une source policière, avait été pris à partie par une militante UMP qui l’avait frappé alors qu’il insultait Nicolas Sarkozy.  Ce jeune homme a par la suite été interpellé par l’équipe de sécurité de Nicolas Sarkozy et « remis à la police aux frontières », a précisé le directeur de cabinet du préfet de La Réunion, Benoit Huber. Selon lui, il appartient désormais au procureur de la République de décider des suites éventuelles de l’incident.

 

Sarkozy frappe un grand coup, il va faire une lettre aux français : Ah bon, il sait écrire !

Sarkozy frappe un grand coup, il va faire une lettre aux français : Ah bon,  il sait écrire !

 

On savait que le président  possédait  une sémantique approximative comme «  méprisance », une phraséologie  vulgaire (« casse-toi, pauvre-con »), un langage de bonimenteur «  je serai le président du peuple » mais jusque là, on se savait pas s’il savait écrire ; Lire, oui, les textes de Guaino, souvent bien léchés même si sur le fond la ligne laissait à désirer (et parfois à vomir). Par contre,  quand Sarkozy fait de l’improvisation, là c’est autre chose, on a la désagréable impression qu’il vient vous vendre un aspirateur miracle, une sorte d’attitude de camelot qui vend des enclumes à la sauvette. La grande question était de savoir s’il savait écrire. Sans doute puisqu’il a décidé d’écrire au français.  La lettre doit faire 16 pages, c’est pas un peu long pour un diplômé léger qui a redoublé sa sixième, loupe des examens et réussi sur le fil son examen d’avocat (10 sur 20°)  On aurait pu commencer par une lettre d’une demi page. D’après des sources anonymes, la brouillon de Sarkozy commence ainsi «  Bon alors puisque me posez pas la question, moi je vais y répondre, hein, c’est quoi l’avenir de la France, hein, parce moi je vais vous le dire, on est dans la merde, et ça fait 5 ans que ça dure. Faut- changer tout, moi j’ai changé ; ça va mieux avec Carla maintenant le Fouquet’s c’et fini. On mange à la cantine de l’Elysée. Faut pas mentir comme Hollande, faut la dire la vérité, moi je suis  le candidat qui dit tout. Et je vous le dis, justement parce que ne vous posez toujours pas la question, je vais y répondre quand même, j’ai vu que les entreprises du CAC 40, elles payaient pas d’impôts.  C’est pas normal, moi je vous le dis ; faut que ça change !……. » Il s’est arrêté là et a remis sa copie à Guaino. Ce dernier est bien embêté, il ne souhaite pas affronter de face le président candidat, toujours un peu coléreux quand on le contrarie. Il adonc suggéré à Sarkozy d’adresser plutôt un SMS à tous les français ‘dans le style «  C bon, G Gchan lé pov vot pr moi »  Le président-candidat — qui veut frapper les esprits — prépare donc  une surprise. Il ne voulait ni d’un catalogue ni d’un programme « figé dans le marbre » comme François Hollande. Lundi, une ultime réunion d’arbitrage s’est tenue avec son équipe.  Il a été décidé qu’un document de 16 pages très politique, énonçant les valeurs cardinales de sa campagne, serait dévoilé. « Une sorte de lettre aux Français », glisse un proche du premier cercle, sur le modèle du texte qu’avait publié… François Mitterrand en 1988. Le projet devrait s’ouvrir sur le rappel des drames de Toulouse et Montauban, avant de décliner les sujets régaliens, jugés porteurs. Il sera imprimé à « plusieurs millions d’exemplaires », selon son conseiller Franck Louvrier. Sarkozy dévoilera le tout lors d’une conférence de presse salle Equinoxe, dans le XVe arrondissement de Paris, quelques heures après son retour de la Réunion. Un deuxième fascicule recensant 30 à 40 propositions devrait être présenté dans la foulée, ainsi que des annexes détaillant le bouclage financier (115 Mds€ d’efforts en cinq ans). Plusieurs conseillers y ont travaillé depuis des jours : la « plume » Henri Guaino, le « cerveau » de la campagne Emmanuelle Mignon, les jeunes Sébastien Proto et Jean-Baptiste de Froment. Mais tous répètent que le candidat ne s’interdit pas de faire de nouvelles promesses après, « y compris entre les deux tours ! »

Les premières mesures de Hollande à l’Elysée

Les premières mesures de Hollande à l’Elysée

 

Elaboré par l’équipe de campagne sous la houlette de l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, le document basé sur les « 60 engagements » pris dès janvier par le candidat socialiste est diffusé avant un grand meeting prévu en fin de journée à Rennes. Les Français « veulent des décisions rapides et précises », a-t-il dit sur RTL. « Nous allons agir vite et en cohérence », a-t-il ajouté, promettant des mesures à la fois pour l’emploi, le pouvoir d’achat et la maîtrise des finances publiques. Cet agenda détaillé consultable sur le site francoishollande.fr paraît à la veille de la présentation du projet du principal adversaire du député PS, le président sortant Nicolas Sarkozy. Les mesures urgentes annoncées entre le second tour de scrutin, le 6 mai, et la fin de la session ordinaire du Parlement, le 29 juin, seront prises pour la plupart par décret. Sont ainsi citées la réduction de 30% des rémunérations des ministres et du chef de l’Etat et la signature d’une « charte de déontologie » plafonnant les effectifs des ministères. Autre mesures immédiates de celui qui se présente comme un « candidat de gouvernement » : l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire, effective dès septembre 2012 et le blocage pour trois mois des prix du carburant. Un décret pris « après concertation des partenaires sociaux » prévoit la création d’une caution solidaire pour permettre aux jeunes d’accéder à la location.

 

 

France 2 : débat présidentiel par paquet de 5 : un beau cirque en perspective !

France 2 : débat présidentiel par paquet de 5 : un beau cirque en perspective !

 Impossible évidemment de faire un débat à 10 à la télé à moins de tomber dans le cirque ; Du coup, France 2 fait preuve d’uen grande imagination et va faire des débats par paquet de 5. . Cela ne devrait pas être triste quand même ; Cheminade-Sarkozy, quel régal ! ou Poutou- Hollande ! Ce sera nécessairement lamentable mais c’est la traduction d’uen démocratie française malade qui ne sait même pas sélectionner 2 ou 3 candidats et qui permet à des candidats à 2 ou 3%, voire moins d’occuper la scène médiatique. Du coup le fantaisiste de droite Cheminade qui a comparé Obama à Hitler va faire son show. ! France 2 a annoncé mardi qu’elle inviterait les dix candidats à la présidentielle en deux groupes de cinq dans son émission politique « Des Paroles et des Actes », répondant ainsi partiellement à l’appel du dirigeant centriste François Bayrou. Les dix candidats à la présidentielle s’exprimeront séparément pendant 20 minutes lors d’un « grand oral » les 10 et 12 avril ou les 11 et 12 avril, précise la chaîne publique dans un communiqué. « Le candidat socialiste à l’Elysée François Hollande, et le chef de l’Etat sortant, candidat à sa réélection, Nicolas Sarkozy, participeront chacun à un débat différent », ajoute la chaîne publique. France 2 projette d’organiser par la suite une spéciale « Mots croisés » avec les candidats ou leurs représentants mais les modalités de l’émission ne sont pas encore arrêtées. François Bayrou, dont le pari d’accéder au second tour de la présidentielle semble compromis, avait auparavant mis en accusation les médias français et « exigé » de France 2 qu’elle organise un débat entre les dix candidats à l’Elysée sous peine de saisir le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ou le Conseil d’Etat. Déjà en 2007, le « troisième homme » (18,57%) d’alors avait accusé les médias, notamment la chaîne privée TF1, « d’imposer un deuxième tour tout fait auquel les Français ne sont pas ralliés du tout ». Le candidat centriste a usé des mêmes arguments lundi soir lors d’un meeting à Dijon (Côte-d’Or) avant de durcir le trait mardi. « Cela fait des mois et des mois qu’on nous balade en nous présentant un deuxième tour tout fait », a-t-il lancé à Dijon.

Gonflée la Président du MEDEF, elle accuse la CGT de soutenir la gauche mais, elle, soutient Sarkozy

Gonflée la Président du MEDEF, elle accuse la CGT de soutenir la gauche mais, elle, soutient Sarkozy

 

La présidente du MEDEF se mouille un peu trop en accusant la CGT de faire de la politique «  ce n’est pas le rôle des syndicats ; Elle, par contre soutient Sarkozy «  on a beaucoup transformé la France » ensemble bien entendu. La présidente du MEDEF qui n’est pas la présidente des entreprises françaises mais des entreprises type CAC 40 ne tient pas le même discours que la CGPME plus proche des PME et qui penche  pour Hollande.  Parisot en fait un peu trop en ce moment y compris en s’opposant à la taxation des hauts revenus. Sympathique, encore jeune, elle demeure cependant aussi rétrograde que le patronat du début du siècle dernier en défendant l’indéfendable. Pas sûr que les patrons adhérant au Medef mais qui n’appartiennent pas au cercle du CAC 40 apprécient  un engagement qui pourrait comporter quelques retours de bâtons.

Nicolas Sarkozy : le mépris des syndicats

Nicolas Sarkozy : le mépris des syndicats

Les syndicats synonymes, selon lui, d’immobilisme, de prébendes, de passe-droits, même si, opportunément, Nicolas Sarkozy fait la différence entre syndicats. Il y en aurait à ses yeux de bons et de mauvais. Par exemple, il cajole la puissante organisation agricole FNSEA ou les syndicats de médecins, cœurs de cible de son électorat. En revanche, la CFDT et la CGT (cette dernière se prononçant clairement pour un changement de Président), il ne les supporte plus. « Que ces centrales se mêlent de ce qui les regarde » martèle Nicolas Sarkozy : « Les syndicats sont la pour défendre l’intérêt des syndiqués, pas pour se mêler de la campagne électorale ». Le candidat de l’UMP met en cause notamment la CFDT de Florange, une délégation était venue à Paris pour manifester devant son QG. « Ils ont trahi la confiance des salariés » a-t-il dit à la presse locale hier. Edouard Martin, le numéro un du syndicat chez Arcelor-Mittal, est tombé des nues en lisant cette interview : « C’est un dossier qui l’emmerde ; depuis 2008, l’affaire Gandrange, il s’est complètement planté [...] pour l’instant, il a aucune solution à nos problèmes ».   Alors, clairement, cette opération anti-syndicats vise à battre le rappel de l’électorat de droite et au-delà. Le candidat autoproclamé du peuple, de la majorité silencieuse face aux aristocraties de toute sorte qui bloqueraient le pays. Guillaume Peltier est le porte-parole de la campagne de l’UMP : « Les syndicats ne représentent pas l’écrasante majorité des français ; ils représentent trop souvent une minorité de salariés qui sont attachés çà leurs privilèges ».  A gauche, on dénonce le mépris de Nicolas Sarkozy envers les corps intermédiaires et on pointe le risque d’un recul du dialogue social, comme la députée socialiste de Moselle, Aurélie Filippetti : « C’est 150 ans de conquête sociale qui sont tout d’un coup mis à bas ; c’est une conception de la droite la plus réactionnaire ; on se croirait revenu au temps des maitres des forges ».

 

Jean-Luc Mélenchon : son succès fait flamber le coût de sa campagne

Jean-Luc Mélenchon : son succès fait flamber le coût de sa campagne

 

Plus de 120.000 personnes revendiquées à Paris et 23.000 à Lille : porté par des sondages qui lui donnent jusqu’à 14,5% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est obligé d’accroître le budget de ses meetings pour faire face à un afflux imprévu de sympathisants. « A Lille, on a changé trois fois de salle », confiait récemment le candidat du Front de gauche à d’anciens salariés de la compagnie maritime SeaFrance, placée en liquidation judiciaire en janvier. « A la Bastille, j’ai retiré un quart d’heure de mon discours à cause du monde », ajoutait-il, évoquant des militants serrés « comme des harengs ». A Vierzon (Cher), dans le Centre, où Jean-Luc Mélenchon tient meeting ce mardi sur la protection sociale et la santé, plus de 6.000 personnes sont attendues dans le hall du Parc des expositions, qui peut accueillir 4.500 personnes maximum. « Il y a quelques semaines encore, nous pensions accueillir 2.000 personnes, et là nous triplons la mise. Ça oblige forcément à tout recalibrer », dit Pierre Houques, coordinateur régional du Parti de gauche. Le Front de gauche a pris une option sur une autre salle d’un millier de places et se laisse la possibilité d’investir les espaces qui bordent le Parc des expositions pour accueillir jusqu’à 10.000 personnes supplémentaires. À la fédération communiste d’Orléans, située à une centaine de kilomètres de Vierzon, le téléphone sonne sans arrêt. « C’est complet de chez complet », dit Claudine Dubois, chargée de la logistique pour ce meeting régional. Depuis le rassemblement de la Bastille, le 18 mars à Paris, l’équipe de Jean-Luc Mélenchon installe systématiquement des écrans dans les parkings, à l’extérieur des salles. Dans les meetings les plus bondés, elle rediffuse le discours du candidat 10 minutes après son intervention. Même si le Front de gauche a décidé de conserver les mêmes prestataires de service pour toute la campagne afin d’amortir les coûts, ces adaptations ont un prix, explique Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de gauche en charge des meetings. Sur un budget d’environ 70.000 euros maximum par meeting, le Front de gauche doit en ce moment dépenser de 20 à 40% de plus selon les événements, souligne-t-il. Mais « de toute façon, les meetings en plein air, surtout si cela se fait en journée comme à Bastille un dimanche ou les plages du Prado (à Marseille) un samedi, ça demande d’autres moyens que dans une salle fermée », dit-il. Des moyens qui compensent l’économie de la salle. « Il faut des écrans à LED visibles en plein jour, des moyens de sonorisation de plus forte puissance, etc. », explique-t-il. L’équipe du candidat, assuré de passer la barre des 5% synonyme de remboursement des frais de campagne, va contracter un prêt d’environ un million d’euros dans la semaine, a annoncé mardi le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le budget de campagne du Front de gauche passera ainsi de 2,5 à 3,5 millions d’euros. De quoi assurer trois grands rassemblements en plein air d’ici le 22 avril. A Toulouse jeudi, le candidat du Front de gauche tiendra meeting place du Capitole. Puis le 14 avril, ce sera « plage au peuple », assure son directeur de campagne François Delapierre, qui maintient le meeting prévu sur les plages du Prado à Marseille, malgré le refus de la mairie UMP. Et le soir du premier tour, c’est place Stalingrad, à Paris, que le candidat attendra les résultats, a-t-il annoncé.

 

Synthèse sondages Présidentielles : Sarkozy-Hollande au coude à coude au premier tout mais Hollande l’emporte largement au second progresse au 1 er tour, Hollande l’emporte toujours au second avec 10 points d’avance

Synthèse sondages Présidentielles : Sarkozy-Hollande au coude à coude au premier tout mais Hollande l’emporte largement au second progresse au 1 er tour, Hollande l’emporte toujours au second avec 10 points d’avance

Pour le premier tour de la présidentielle, Ipsos donne deux points d’avance Nicolas Sarkozy sur son rival François Hollande, qui l’emporterait au second tour avec 55 % des voix. Même tendance pour Harris Interactive et BVA. Quasi-unanimité pour les sondeurs à 19 jours de l’ouverture du scrutin présidentiel : si Nicolas Sarkozy et François Hollande sont au coude à coude au premier tour, le candidat socialiste l’emporte largement au second avec une dizaine de points d’écart.  Selon l’institut de sondage Ipsos, Nicolas Sarkozy qui progresse de deux points à 29,5% par rapport au précédent sondage arrive tête dans les intentions de vote au 1er tour, devant François Hollande avec 27,5% (-0,5 point). Selon cette enquête réalisée pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, le candidat socialiste serait élu au second tour avec 55% (+1 point) des voix, contre 45% (-1 point) pour le candidat de l’UMP. Autre enseignement de ce sondage (1), Jean-Luc Mélenchon, qui gagne 1,5 point à 14,5% des voix, devancerait au 1er tour Marine Le Pen à 14% (en recul de 2 points) et François Bayrou qui perd 1,5 point à 10%. A gauche, Eva Joly (stable à 2%), Nathalie Arthaud (+0,5 point à 1%) et Philippe Poutou (stable à 0,5%) restent pratiquement au même niveau. Même photographie à droite : le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan se maintient 1% et Jacques Cheminade recueille toujours moins de 0,5% des intentions de vote. Un peu plus des deux-tiers des personnes interrogées (64 %) disent que leur choix est définitif. Selon une enquête Harris Interactive pour VSD et LCP (2), également publiée mardi, Nicolas Sarkozy, en gagnant en une semaine un point d’intentions de vote au premier tour à 29%, creuse l’écart avec François Hollande, en baisse d’un point à 26%, tandis que Jean-Luc Mélenchon, derrière Marine Le Pen (16%, stable,) progresse d’un point à 14%, . Le président candidat recueillait 28% des intentions de vote lors de la précédente enquête Harris Interactive réalisée du 15 au 19 mars, alors que le candidat socialiste en totalisait 27%, soit un écart d’un point en sa faveur. Cet écart, dans la nouvelle enquête réalisée du 29 mars au 2 avril, est désormais de 3 points. Dans la nouvelle enquête Harris Interactive, François Bayrou (10%) perd un point et se trouve 4 points derrière le candidat du Front de gauche. Eva Joly (3%), Nicolas Dupont-Aignan (1%), Nathalie Arthaud (0,5%) et Philippe Poutou (0,5%) sont inchangés. Jacques Cheminade est crédité de moins de 0,5% (inchangé). Au second tour, toujours pour Harris Interactive, François Hollande (53%, -1) devance toujours Nicolas Sarkozy (47%, +1). Une autre étude, réalisée cette fois par BVA pour le Parisien-Aujourd’hui en France (3), donne François Hollande et Nicolas Sarkozy au coude à coude au 1er tour avec respectivement 28 et 27% des intentions de vote . Ils devancent largement Marine le Pen (15%) et Jean-Luc Mélenchon (14%). Comme dans l’enquête Ipsos, BVA indique qu’au second tour François Hollande l’emporte nettement face à Nicolas Sarkozy, avec 56% contre 44%. Le président candidat « est en baisse de 2 points en deux semaines, et en hausse de 3 points en un mois », note BVA.  Au premier tour, le candidat PS, avec 28%, recule de 1,5% par rapport à un sondage BVA réalisé les 21 et 22 mars, et de 5 points par rapport à celui du début du mois de mars. Le président-candidat UMP, avec 27%, perd un point par rapport à l’enquête du 21 et 22 mars, mais en gagne 2 par rapport à début mars.

Le président qui fait tout veut supprimer un fonctionnaire sur deux dans les collectivités locales et faire un referendum. Ce n’est pas de sa compétence mais il s’en moque

Le président qui fait tout veut supprimer un fonctionnaire sur deux dans les collectivités locales et faire un referendum. Ce n’est pas de sa compétence mais il s’en moque 

Après une première pique de Valérie Pécresse la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a, mardi, clairement épinglé la gestion des collectivités locales à qui il promet une diète dès l’élection passée. Dans une interview diffusée sur le site du magazine Acteurs publics, le président-candidat a ainsi souhaité que le principe du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux appliqué à la fonction publique s’étende aux « grosses collectivités territoriales ».

« C’est un enjeu très important : depuis 2007, les collectivités territoriales ont créé 100.000 emplois, alors que l’État en supprimait 160.000″, a-t-il martelé avant d’insister : « Il existe désormais dans le pays un grand consensus » pour que les collectivités locales s’engagent dans un « processus d’économies, sur leurs dépenses de personnel comme de fonctionnement, comme l’État l’a fait depuis 2007″.

Un référendum sur la gestion des collectivités ?

Le président-candidat a ensuite précisé qu’une modulation des dotations de l’Etat aux collectivités en fonction de leur attitude budgétaire était à l’heure actuelle une « possibilité ».

Dans les colonnes du journal Le Monde, daté de samedi, la ministre du Budget Valérie Pécresse avait déjà prévenu que Nicolas Sarkozy convoquerait – s’il est réélu – un référendum en cas de désaccord avec les collectivités locales sur leur contribution à la réduction du déficit public. « Nous devrons passer un pacte de gestion économe avec les collectivités territoriales les plus importantes. Si l’on n’y parvient pas, il faudra poser la question aux Français », avait-elle alors insisté.

Le président-candidat n’a pas encore chiffré « cet effort » qu’il attend des collectivités locales. Mais, en décembre dernier, l’UMP estimait dans son programme que ces collectivités devraient économiser « 2 milliards d’euros par an sur cinq ans ».

Est-ce réaliste ? « Les collectivités locales représentent 22% des dépenses publiques et il est tout à fait plausible qu’elles aient donc à contribuer à l’effort national », répond à Europe1.fr l’économiste Jérôme Bruno. « En 1998, leurs frais de personnels étaient de 28 milliards. Aujourd’hui, ce chiffre s’élève à 50 milliards. On peut donc en déduire que les collectivités locales ont trop embauché et qu’il est normal qu’un effort leur soit demandé de ce côté-là ».

Mais « le problème, c’est que les collectivités locales n’ont déjà plus un rond », analyse toutefois Philippe Waechter, économiste chez Natixis Asset Management.

« Elles n’ont déjà plus les moyens de faire face à leurs missions considérablement élargies ces dernières années. Comment dès lors feront-elles pour générer cet effort supplémentaire ? Elles augmenteront les impôts », prédit-t-il.

 

Sarkozy accueilli par des brassards noirs à La Réunion

Sarkozy accueilli par des brassards noirs à La Réunion

Pas de colliers de fleurs pour Nicolas Sarkozy lors de son déplacement à La Réunion le 4 avril : une intersyndicale prévoit d’accueillir le Président-candidat à la couleur de brassards noirs, « symbole du deuil, symbole de la politique menée depuis cinq ans« .

 

 

« C’est le Président et son bilan que nous recevons »

Trois syndicats proposent de se rassembler devant la préfecture de Saint-Denis à La Réunion pour la venue de Nicolas Sarkozy le 4 avril. La Fédération syndicale unitaire (FSU), le Syndicat alternatif des instituteurs et professeurs des écoles et la Confédération générale des travailleurs de La Réunion demandent à chacun de porter un brassard noir « pour dénoncer les dégâts causés dans les services publics ».
Ce n’est pas le candidat que nous recevons, c’est le Président avec son bilan.
La FSU de la Réunion explique au Lab ses motivations :
Nicolas Sarkozy doit savoir, au cas où il serait réélu, qu’une grande partie de la population n’est pas d’accord avec ses mesures. Mercredi nous allons marquer le deuil : le deuil des suppressions de postes, de la misère sociale, du chômage, d’une politique qui n’aide pas les plus démunis … Rien n’a été positif en 5 ans.
A cause des dispositifs de sécurité, l’intersyndicale craint de ne pouvoir manifester. Nicolas Sarkozy devrait de toutes façons se rendre à l’opposé de la préfecture,  dans la ville de Saint-Pierre.

CGPME alliée de Hollande, le MEDEF allié de Sarkozy, finalement la logique économique, l’économie réelle contre le seul profit

CGPME alliée de Hollande, le MEDEF allié de Sarkozy, finalement la logique économique, l’économie réelle contre le seul profit

Mme Parisot a choisi son camp, celui de la conservation des privilèges pour les plus fortunés. Mais je ne confonds pas Mme Parisot avec l’ensemble des entreprises. » En répondant, hier à l’issue d’une invitation de la CGPME, au soutien affiché de la présidente du Medef à Nicolas Sarkozy, François Hollande s’est posé en allié objectif de la CGPME pour défendre les PME et s’afficher comme un acteur responsable pour le prochain quinquennat s’il est élu. « Notre rôle n’est évidemment pas -encore que cette évidence ne semble pas partagée par tous -de prendre parti pour ou contre tel ou tel », avait lancé en préambule du débat le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, revendiquant, dans une pique à l’adresse de Nicolas Sarkozy, son rôle de « corps intermédiaire ».  Sur le fond, François Hollande a cherché à rassurer les petits patrons, désamorçant notamment le débat sur la taxation à 75 % des revenus. « Je sais bien qu’au moment de la transmission il peut y avoir une plus-value de cession qui devra être traitée comme un revenu exceptionnel », a indiqué le candidat socialiste. Concrètement, cela signifie qu’une plus-value serait lissée sur plusieurs années, selon la méthode déjà existante « du quotient ». « Le capitalisme familial reste plus protecteur que le capitalisme financier, je veillerai à ce que ce soit préservé », a ajouté François Hollande, qui a listé quelques mesures spécifiques pour les PME : taux d’impôt sur les sociétés différencié, préservation des exonérations sur les heures supplémentaires, exonérations de cotisations plus importantes pour les contrats de génération, création d’un médiateur de la commande publique pour faire croître la part des PME, etc.  Engagée dans un bras de fer avec le Medef sur la défense des PME et, au-delà, sur la pérennité de sa propre organisation (Laurence Parisot a proposé à la CGPME un « rapprochement »), la CGPME -qui a déjà reçu Eva Joly et invite ce matin Marine Le Pen, avant Nicolas Sarkozy le 10 avril -se positionne comme le patronat de proximité. « Sans la CGPME, qui représenterait le commerce de proximité confronté à la grande distribution capitalistique, les sous-traitants face aux grands donneurs d’ordre, les PME face aux banques ? », a questionné Jean-François Roubaud. En se rapprochant de l’Usgeres, qui fédère l’économie sociale, il a fait aussi le pari que la gauche lui accorderait une oreille plus attentive qu’au Medef.

Sarkozy, prometteur pour Hollande, manipulateur pour Chérèque, bonimenteur pour beaucoup ; le candidat a au moins réussi à dégager une très large majorité contre lui

Sarkozy, prometteur pour Hollande, manipulateur pour Chérèque, bonimenteur pour beaucoup ; le candidat a au moins réussi à dégager une très large majorité contre lui

Sur quoi sera jugé Sarkozy, son bilan bien sûr, son programme sans doute mais surtout sur son style de gouvernance et sa personnalité. Cette élection sera de toute manière uen échec pour la France. Sarkozy sera battu non par une grande d’adhésion au programme de Hollande mais par rejet du président  qu’une majorité de français ne supporte plus. Du coup face à la crise, il n’est pas certain que la France adhère au consensus nécessaire pour réformer le pays et pour parler de manière un peu caricaturale pour éviter le sort de la Grèce. Jamais sans doute dans histoire de la république un président aura généré autant de rejet. On le savait Sarkozy est son pire ennemi ; Une espèce d’enfant gâté et mal élevé,  sans culture, sans éducation, violent,  méprisant, grossier, vulgaire  surtout menteur. Une sorte de profil de camelot, candidat des riches hier, aujourd’hui candidat du peuple. Bref un manque total de hauteur pour assumer uen fonction particulièrement complexe dans la période. Sarkozy a trop humilié, son propre entourage, l’opposition, les corps intermédiaires, les chefs d’Etat étrangers (à commencer par Merkel), les défavorisés traités de paresseux etc. Il paiera  sans doute ces outrances non seulement politiquement mais également pénalement où les juges l’attendent sur des dossiers très scabreux pour ne pas dire davantage.  François Hollande qui était samedi à Mayotte pour une courte visite en ce premier anniversaire de la départementalisation. A critiqué avec virulence Nicolas Sarkozy « le grand prometteur ». Il a ensuite continuer à fustiger son principal concurrent dans la course à l’Elysée lors d’un meeting au centre de Mamoudzou devant 3.000 personnes : « Vous avez connu un grand prometteur avec de petits actes, de petits résultats ». « Je préférais venir devant vous plutôt que d’adresser un entretien à la presse comme le candidat sortant », en référence à l’interview du chef de l’Etat publiée la veille de l’arrivée du candidat socialiste. Dans cet entretien, Nicolas Sarkozy s’y est dit « favorable » à l’indexation des salaires de fonctionnaires de Mayotte sur celui des autres départements, une revendication très forte des Mahorais et au cœur des conflits sociaux en cours. « Ce qui me surprend c’est que le candidat sortant ait été obligé » de se prononcer « au moment même où j’arrivais, c’est pour cela que mon déplacement a été utile », a ironisé François Hollande, dénonçant un candidat entré « dans une phase où chaque jour il produit de la promesse ». Quelques heures plus tard sur l’île de La Réunion, François Hollande a réitéré ses attaques contre son principal rival lors d’un meeting au Parc des expositions à Saint-Denis. « Son imagination est sans limite, ses capacités d’improvisation insoupçonnées. Il vous promet de grands pâturages », a lancé le député de Corrèze, devant quelque 5 à 6.000 personnes. « Il va dire aux Réunionnais ‘Aidez moi’. Eh bien oui, Réunionnais, aidez-le à partir! Il est temps Réunionnais, aidez-vous à préparer votre avenir différemment, aidez-vous à changer! », a demandé François Hollande en allusion aux leitmotiv de M. Sarkozy en fin de ses meetings.

Sarkozy en tête au premier tour selon IPSOS

 

Sarkozy en tête au premier tour selon IPSOS

 

Nicolas Sarkozy (29,5%, +2 pts) est donné en tête dans les intentions de vote au 1er tour de l’élection présidentielle devant François Hollande (27,5%, -0,5 point), selon un sondage Ipsos publié mardi. Selon cette enquête réalisée pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, le candidat socialiste serait élu au second tour avec 55% (+1 pt) des voix, contre 45% (-1 pt) pour le candidat de l’UMP. Au 1er tour, Jean-Luc Mélenchon gagne 1,5 pt à 14,5% des voix suivi de Marine Le Pen (14%, -2pts) et François Bayrou (10%, -1,5 pts). A gauche, Eva Joly (2%, =), Nathalie Arthaud (1%, +0,5 pt) et Philippe Poutou (0,5%, =) restent pratiquement au même niveau, tandis qu’à droite, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est inchangé à 1% et Jacques Cheminade toujours à moins de 0,5% des intentions de vote.

Affaire Bettencourt : une « boule puante » pour Sarkosy qui avoue

Affaire Bettencourt : une « boule puante » pour Sarkosy qui avoue

 

Nicolas Sarkozy s’est défendu mardi de tout financement électoral illégal de sa campagne présidentielle de 2007 en affirmant que ses comptes n’avaient été « contestés par personne », qualifiant sur Canal + cette affaire de « boule puante ». Réagissant aux informations de L’Express, le président candidat de l’UMP a indiqué qu’il était « bien sûr » possible qu’il ait rencontré en février 2007 André Bettencourt, qui a longtemps été sénateur, mais n’y a vu aucun « problème ».

1...89101112



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol