Archive pour le Tag 'présidentielles'

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Bayrou à la Réunion : non aux carottes australiennes

Bayrou à la Réunion : non aux carottes australiennes

Il a souvent raison Bayrou, le seul candidat réaliste. Mais ça ne passe pas. Même à l Réunion, pourtant, il essaye. Dommage, c’est le seul candidat un peu sérieux mais la France préfère les démagogues. Vie chère, chômage, etc. Le candidat François Bayrou a entamé dimanche un déplacement de campagne à La Réunion par une première visite remarquée : le quartier populaire du « Chaudron », épicentre d’émeutes il y a six semaines, où aucun de ses concurrents à la présidentielle n’a mis les pieds. « J’avais reçu de nombreux messages me disant de ne pas y aller », a confié le candidat MoDem à l’issue de sa visite du quartier du Chaudron, visiblement ravi d’avoir damer le point à ses concurrents plus frileux. Il faut dire que le leader centriste est à La Réunion un peu comme chez lui avec en poisson pilote, la présidente MoDem du Conseil général, Nassimah Dindar. Dès son arrivée à l’aéroport Roland-Garros de Saint-Denis, le leader centriste a pu sentir la chaleur réunionnaise avec l’accueil d’une centaine de supporters enthousiastes avec sifflets, tambourins et banderoles proclamant: « La Réunion avec Bayrou » ou « Bayrou président ». Il s’est rendu au marché coloré du Chaudron où il a longuement déambulé entre les étals, dialoguant avec marchands et clients sur la vie chère et le chômage galopant qui a touché fin 2011 29,5% de la population active, dont 60% des jeunes de 15 à 24 ans. François Bayrou s’est voulu positif, évoquant les atouts naturels et touristiques de l’île et le « miracle de l’harmonie » du melting-pot réunionnais mais il a également dénoncé « l’inacceptable taux de chômage des jeunes ». « S’il y a une politique nouvelle à construire, ici comme en France, c’est de reconstruire des emplois chez nous », a-t-il lancé fidèle à son credo du « Produire en France ». « Sur ce marché, il y a des carottes importées d’Australie, vous ne pensez pas qu’il y a à La Réunion le climat, l’eau, la terre pour que l’on puisse produire pour la population réunionnaise », a-t-il dit. « Il faut penser différemment l’outre-mer, pas comme une charge, une obligation mais comme une clef de développement », a-t-il souligné, en estimant que l’île pourrait devenir « un paradis des énergies renouvelables », du tourisme et de l’agro-alimentaire. François Bayrou propose « une zone franche globale » pour soutenir la production, avec un allègement des charges pour chaque emploi créé

Dati, « miss Dior » attaque hollande sur les banlieues

Dati, « miss Dior » attaque hollande sur les banlieues

 

Surréaliste cette attaque de Dati à l’égard de Hollande sur les banlieues. La mondaine qui s’habille chez Dior, oublie d’assumer son mandat de députée européenne attaque sur les banlieues qu’elle e sûrement oublié depuis longtemps comme beaucoup de parvenus ; D’ailleurs elle ne vise pas un mandat dans ces banlieues mais à Paris chez les bobos.  L’eurodéputée UMP Rachida Dati qui par ailleurs  participe très peu aux débats européen a fustigé dimanche dans un communiqué le « mépris affiché » par François Hollande qui avait ironisé sur l’annonce d’un nouveau « plan Marshall » pour les banlieues en relevant que leurs habitants ne « savaient même pas qui était M. Marshall ». , le candidat socialiste, qui entamait un déplacement de 48 heures dans plusieurs banlieues françaises, avait expliqué que ces quartiers « n’attendent pas un plan Marshall – d’ailleurs elles ne savent même pas qui était M. Marshall – mais de la considération, du respect et des politiques durables ».   »Il faut un culot monstre, pour celui qui faisait partie du système PS déjà il y a 30 ans, pour revenir sur les lieux de leur lâcheté. Là où la gauche a cruellement abandonné leurs habitants, qu’ils ont toujours considérés comme des citoyens de seconde zone », a réagi l’ex-ministre.   »Quelle condescendance de traiter leurs habitants comme des électeurs de dernier ressort! Et quand malgré tout, ils souhaitent défendre les couleurs du PS aux législatives, on les y empêche en parachutant d’autres personnes considérant sans doute qu’ils ne connaissent pas l’existence de l’Assemblée nationale! », a-t-elle enchaîné.  L’attaque sur les parachutages vise en fait Fillon à Paris mais comme il ne faut pas trop déplaire à la majorité, on utilise le biais de l’adversaire pour dénoncer son propre camp.   »Comble du mépris, estimant qu’un +plan Marshall+ n’est pas nécessaire dans nos banlieues, François Hollande affirme que leurs habitants ne savent pas qui est M. Marshall », regrette Mme Dati.   »Ils vont à l’école, M. Hollande! Ils ont le même programme d’histoire que vos enfants, ne vous en déplaise ». Si seulement c’était vrai ! Ce discours de la mondaine Dati est évidemment de la pure démagogie. Certes la gauche n’a guère fait mieux que la droite pour les banlieues mais Dati a oublié  les banlieues depuis longtemps.  , cette parvenue qui comme Sarkozy a loupé la moitié de se examens, a même falsifié son CV pour entrer par la petite porte son entrer à l’école de la magistrature ne s’intéresse qu’à son arrière, son look, son vrai diplôme, la politique n’est pas une fin mais un moyen ; C’est l’exemple même du bling bling.

Le vote « utile Mélenchon » d’après Emmanuel Rivière de TNS-Sofres

Le vote « utile Mélenchon » d’après  Emmanuel Rivière de TNS-Sofres

Retour sur la semaine politique écoulée avec en premier lieu la campagne de Jean-Luc Mélenchon qui le place, selon certains sondages, à la troisième place. Analyse de cette dynamique.  Avec le politologue Emmanuel Rivière, directeur du département Stratégies d’opinion à l’institut TNS-Sofres. « Il y a un vote utile Mélenchon » prévient Emmanuel Rivière. Dans le sens où les gens ont besoin d’une traçabilité de leur vote et qu’ils voient à quoi cela va servir. Et en interrogeant les électeurs  possibles de Jean-Luc Mélenchon, « la moitié nous a dit j’adhère à ces idées et l’autre moitié c’est pour adresser un message à François Hollande. »  Est-ce que la percée du candidat du Front de gauche peut-elle inquiéter véritablement François Hollande ? Non pas réellement juge Emmanuel Rivière. « Le problème est de savoir, et l’UMP a mis l’accent dessus, quel poids le succès de Jean-Luc Mélenchon au premier tour aura sur le positionnement«  de François Hollande. Et à ce moment-là, comment les électeurs de François Bayrou vont-ils le prendre en considération « si François Hollande est trop tiré vers la gauche… »

Bayrou à Sarkozy : leçon de démocratie

Bayrou à Sarkozy : leçon de démocratie

François Bayrou a ironisé dimanche sur les réserves de Nicolas Sarkozy concernant un éventuel financement intégral des campagnes pour Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen. « Je pense que Nicolas Sarkozy n’a pas réfléchi une minute avant de prononcer cette phrase car sa déclaration ne tient pas debout. Prétendre qu’en démocratie, il faudrait exclure du financement public les opinions avec lesquelles on est en désaccord, c’est tout de même fort de café », a réagi le candidat du MoDem en déplacement à La Réunion. « Alors je lui rappelle que ce principe qu’il semble contester, cela s’appelle la démocratie. La démocratie, cela consiste à accepter que s’expriment des opinions même quand on est en désaccord avec elle », a-t-il asséné. Interrogé dans Le Journal du Dimanche sur le projet de référendum sur la moralisation de la vie publique proposé par François Bayrou, Nicolas Sarkozy explique y être favorable sur le principe, mais que tout dépendait de la question. « Ainsi », explique-t-il, « je suis réservé sur le financement intégral des campagnes par le contribuable (l’une des propositions proposée au référendum par le leader centriste, ndlr). On va demander de l’argent pour que M. Besancenot puisse insulter la société, pour que M. Mélenchon puisse accabler les institutions, pour que Mme Le Pen puisse défendre ses idées? C’est cela la moralisation? Ce serait plutôt une déresponsabilisation. Les lois sont précises. La limitation des dépenses est aujourd’hui drastique, par rapport au passé. Rien ne passe dans le filtre, tout est vérifié », a fait valoir le président-candidat UMP.

 

Nicolas Sarkozy «sent monter la vague» de rejet ?

Nicolas Sarkozy «sent monter la vague» de rejet ?

 Alors que les sondages l’annoncent systématiquement perdant au second tour, le candidat UMP, qui brigue son deuxième mandat, affiche un optimisme sans faille. «Je sens la vague monter», confie-t-il, au terme d’une semaine décisive dans laquelle il a présenté son programme. «Vous avez déjà vu un candidat perdre six points et gagner l’élection ?», glisse-t-il en visant François Hollande.  Dans cette interview, Nicolas Sarkozy enfile les gants de boxe contre son rival socialiste. A l’approche du premier tour, son ton se durcit contre celui qui reste le favori dans la course à l’Elysée. Comme il l’a déjà fait cette semaine, il fustige «cette gauche caviar, si loin du peuple», à laquelle il reproche de lui donner des leçons de morale sur l’immigration, alors qu’elle habite à Saint-Germain-des-Près, quartier emblématique de l’intelligentsia parisienne.  Si Nicolas Sarkozy ne fait pas de grandes annonces, il officialise son projet de réforme du permis de conduire. Une proposition qui était dans les cartons de son équipe de campagne depuis plusieurs jours. Là aussi, le combat fait rage puisque François Hollande a également fait des annonces hier soir sur la même thématique à Aulnay-sous-Bois. « Jamais les candidats du premier tour n’ont eu à débattre les uns contre les autres ». Nicolas Sarkozy refuse d’affronter avant le 22 avril prochain, ses dix adversaires politiques. Alors que l’émission de France 2 proposera mercredi et jeudi ces débats, le président-candidat ne se prêtera pas à ce jeu. « On ne peut pas participer à la finale quand on a pas gagné la demi-finale, c’est la règle du sport », analyse-t-il. Par contre, il est prêt à accepter deux débats entre les deux tours avec l’autre finaliste.  « Le marronnier de la vie politique c’est de dire que la campagne n’intéresse pas ». De nombreux observateurs de la vie politique analysent une campagne qui manque de ferveur et craignent une forte abstention alors que le premier tour tombe en pleine période de vacances scolaires. Nicolas Sarkozy n’est pas de cet avis. « La mobilisation est plus forte que je l’avais connu lors de la précédente campagne. Je sens monter la vague », la vague de rejet sans doute, parce il faut bien convenir qu’il n’est pas crédible en accusant la gauche d’être du coté des riches qu’il a gavé pendant 5 ans. Plus c’est gros, plus ça passe. Mais justement, les propos du bonimenteur ne passent plus.

 

Marine Le Pen veut interdire les supermarchés

Marine Le Pen veut interdire les supermarchés

Dernière idée en date de la présidente du Front national pour relancer l’emploi : protéger le commerce de proximité en interdisant les grandes surfaces dans les villes de moins de 30.000 habitants. Une proposition jugée « démagogique » par la Fédération du commerce et de la distribution.  C’est dans un entretien au quotidien régional Le Progrès, paru ce jour, que Marine Le Pen a lancé sa croisade anti-grandes surfaces. À la question : « Que proposez-vous pour relancer l’emploi ? », la présidente du FN répond : « Interdire la présence de la grande distribution dans toutes les villes de moins de 30.000 habitants. » Des enseignes qu’elle accuse de « tuer le petit commerce ». Et de mettre en avant une mesure italienne des années 1970, quand les commerçants se sont regroupés en une association, Confcomercio, pour imposer ces restrictions. « Les résultats ont été excellents en termes d’emploi. » Des propos aussitôt jugés « démagogiques et électoralistes » par la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Selon un sondage Ifop publié mi-mars pr la mutuelle Médicis, les petits commerçants se sentent en effet « abandonnés par les pouvoirs publics ». Ils ne seraient plus que 37% à souhaiter donner leur voix à Nicolas Sarkozy, soit 7 points de moins qu’en 2007. Dans un communiqué, la FCD souligne que « les enseignes de la distribution répondent à des besoins, avec des formats divers et adaptés (hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité) sur tout le territoire ». Avançant que la grande distribution, forte de « 750.000 emplois », « en recrute chaque année 100.000, dont la moitié sont des jeunes peu qualifiés ».  Deux études de l’Insee, parus dans la décennie 2000, ne dressent  pas non plus le tableau noir brossé par Marine Le Pen. En 2007, l’institut de statistiques notait ainsi que « le nombre de commerces traditionnels baisse moins rapidement depuis dix ans. il augmente même dans certaines activités. » Une autre étude, portant sur l’emploi dans le commerce de détail alimentaire, montre que, tandis que les supermarchés regroupent de plus en plus de salariés, le petit commerce n’en pâtit pas : le nombre d’emplois y est resté est resté stable depuis 25 ans.

 

Les partis politiques grecs retrouvent du crédit, en cause la sévérité de la purge européenne

Les partis politiques grecs retrouvent du crédit, en cause la sévérité de la purge européenne

 

Les partis très décriés avant le règlement ( très priviosire) de la crise financière grecque retrouve du crédit. En faiat on sa’arçoit que la purge imposée par l’Europe ne sortira pas la Grèce de ses difficultés. La cote des deux principaux partis de gouvernement grecs se redresse donc à l’approche des élections législatives qui devraient avoir lieu le 6 mai, selon un sondage de l’institut Alco pour l’hebdomadaire Proto Thema. Crédités à eux deux de 26% des intentions de vote en février, le Parti socialiste (Pasok) et les conservateurs de la Nouvelle démocratie et en recueillent désormais 40%, selon cette enquête.

 

Comment Sarkozy finance ses appartements ? Avec des prêts fictifs ?

Comment Sarkozy finance ses appartements ? Avec des prêts fictifs ?

 

 

L’Assemblée nationale n’a pas pu prêter 3 millions de francs en 1997 à Nicolas Sarkozy pour l’acquisition d’un spacieux duplex sur l’île de la Jatte à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), comme l’a encore tacitement confirmé le candidat-président jeudi lors de la présentation de son programme de candidat à la présidentielle.  Interrogé par Mediapart.fr qui enquête depuis mars sur le financement de cet appartement revendu depuis, Bernard Accoyer, le président UMP du palais Bourbon, a assuré que les plafonds des prêts immobiliers accordés aux députés ont toujours été beaucoup plus bas.  Le montant maximum des prêts accordés à chaque député «s’élevait en dernier lieu à 288 147 euros, éventuellement majoré de compléments familiaux», indique l’élu de Haute-Savoie par courriel. «Transposée en 1997, cette règle signifie en clair que les prêts (…) ne pouvaient pas dépasser 1,2 million de francs», en déduit le site d’information en ligne, qui ajoute qu’il existait des «compléments familiaux» qui dans le cas de Nicolas Sarkozy «ont pu atteindre 500 000 francs maximum». En 2007, Nicolas Sarkozy avait détaillé l’achat de ce 7 pièces, avec jardin privatif sur la Seine, à «l’Express»  : les 5 400 000 francs de l’appartement avaient été financés avec 270 000 francs en dépôt de garantie, 1,6 million de francs empruntés à la Société générale, et plus de 3 millions auprès de l’Assemblée nationale. En revoyant le prêt du palais Bourbon à la baisse, «c’est un trou de quasiment 2 millions de francs qu’il reste à combler pour atteindre la valeur de l’appartement indiquée sur l’acte de vente», note Mediapart, d’autant que Bernard Accoyer «mentionne un prêt unique», ce que «des sources à la questure» ont confirmé. Dans ce cas, reste à savoir d’où ces deux millions proviennent.  La candidate écologiste Eva Joly avait soulevé le 30 mars la question du financement de l’appartement : «Voulons-nous réellement donner un deuxième mandat à un homme qui a donné des explications fausses sur son patrimoine en 2007, qui n’explique pas comment il a acquis son appartement de l’île de la Jatte ?», s’était interrogée l’ancienne juge d’instruction.

 

Mélenchon arrêté pour terrorisme ?

Mélenchon arrêté pour terrorisme ?

 

Après le flop de l’arrestation d’une dizaine d’islamistes sous l’œil bienveillant des caméras, il faut s’attendre à  tout. La patronne du MEDEF a qualifié Mélenchon » « d’héritier de la terreur » ; Si on gratte un peu, il y aurait peut-être des raisons pour Guéant d’arrêter ce terroriste qui ne cesse de grimper dans les sondages ; Mélenchon n’est pas musulman, encore moins terroriste, mais il agace tout le monde à gauche comme à droite. Il faut se méfier de ces indignés qu’il ne cesse  de rassembler, on passe vite du statut d’indigné à celui de révolutionnaire ; est-il seulement un vrai français bien de chez nous ce Mélenchon  ?  Pas sûr, la famille de sa mère est espagnole et en plus il est né au Maroc. De quoi l’inculper en plein meeting, pas de terrorisme, non mais de délit de lucidité. Le pire. On peut être en désaccord sur les propositions un peu populistes de Mélenchon mais son constat de la situation est souvent juste. Une petite perquisition au domicile devrait permettre de trouver un couteau de cuisine potentiellement dangereux pour assassiner une vieille dame qui participe aux meetings  de l’UMP. L’opération est montable, il suffit de solliciter l’ingénierie policière et politicienne de Guéant. Un peu gros, bien sûr, mais jusqu’au deuxième tour, il faut s’attendre à tous les coups fourrés, Sarkozy sait qu’en cas de défaite  les juges d’instruction l’attendent. Compte tenu de ce qu’il a dit des juges, il ne pourra bénéficier de la mansuétude dont a profité Chirac. Ce couteau de cuisine, il existe, d’après les services de police spécialisés, il y en aurait même une douzaine. De quoi équiper tout un réseau… de cuisiniers.

1er tour de la présidentielle: attention aux surprises

1er tour de la présidentielle: attention aux surprises

Donné vainqueur au second tour par une marge significative (54-46 ou 53-47), le candidat socialiste reste aujourd’hui le favori du scrutin, mais a reculé dans les intentions de vote, selon la plupart des sondages, pour se situer désormais à 27-28% au 1er tour.   En face, le candidat de l’UMP a grignoté petit à petit son retard pour osciller aujourd’hui autour de 28-29%, proche de son score du 22 avril 2007 (31,2%), sans toutefois opérer une percée.   »La dynamique est plutôt du côté de Nicolas Sarkozy » qui bénéficie, il est vrai, du fait qu’il est « plus que jamais le candidat unique de la droite » – le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ne tenant qu’une place marginale -, alors que François Hollande est concurrencé à gauche par quatre autres candidatures, fait remarquer Emmanuel Rivière (TNS Sofres).  Le PS affiche la sérénité. « Je ne suis pas du tout inquiet », a affirmé mercredi Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, en rappelant qu’au 1er tour en 2007, le total des voix de droite s’élevait à 34,5%.  L’optimisme renaît à droite. « Chaque jour prouve » que le président-candidat « est bien le moteur de cette campagne », selon François Fillon.   »L’objectif », a déclaré le Premier ministre, est de « virer largement en tête au 1er tour pour l’emporter » au second, misant sur l’effet psychologique d’un président menant à mi-course alors qu’il est donné largement battu depuis des mois.  Selon Emmanuel Rivière, on ne peut encore écarter l’hypothèse d’une finale inattendue au soir du 22 avril. « Un duel trop certain, trop annoncé, a pour caractéristique de produire des effets qui peuvent fragilier ce scénario », met-il en garde.  On ne peut exclure que François Hollande tombe sous les 25% d’intentions de vote dans les quinze jours, ni que Marine Le Pen fasse le 22 avril un score bien plus haut que celui qui lui est prêté actuellement (entre 13 et 15%), estime-t-il.  La candidate du Front national « est à un niveau élevé, dans l’absolu. Cela crée une incertitude, avec un électorat FN insaisissable » qui peut jouer les trouble-fête si l’abstention est élevée, poursuit l’expert. Un électeur sur quatre est tenté de s’abstenir, d’après une enquête BVA.   »Objectivement, je ne vois pas comment elle peut passer en dessous des 15-17% », dit hors micro un ministre UMP.  De même, pour Brice Teinturier (Ipsos), « le vote n’est pas cristallisé, la photo est encore très floue ». L’institut a repéré « des mouvements importants » entre candidats dans l’électorat de droite (FN inclus) comme dans l’électorat de gauche, et aussi dans l’électorat de François Bayrou soit vers la gauche, soit vers la droite.  Une certitude en revanche: pour l’instant, « la dynamique en faveur de Mélenchon n’a pas l’air de se démentir » car « on ne voit pas de tassement », observe M. Teinturier. Crédité en moyenne de 14% des voix, le candidat du Front de gauche surfe sur « un mouvement de fond », qui est « la résurgence sous une forme institutionnelle du mouvement des indignés », commente M. Rivière.  La poussée Mélenchon conduit François Hollande à mettre en garde contre « la dispersion à gauche » et à agiter « le spectre du 21 avril 2002″ dans un électorat encore traumatisé par cet épisode.  Autre donnée, soulignée par Brice Teinturier et qui ressort de toutes les enquêtes: le niveau élevé de la gauche, grâce à la poussée de Jean-Luc Mélenchon, due en partie seulement à des électeurs pris sur le PS.  Le total des voix de gauche s’élève à 45,5% dans le dernier sondage Ipsos, soit un gain de 3,5 points en un mois, celui de la droite à 30,5%, avec une extrême droite à 14% et un centre (François Bayrou) à 10%.  Pour le second tour, le défi pour Nicolas Sarkozy est là. Quand François Hollande peut compter, par antisarkozysme, sur d’excellent reports de voix de tous les candidats de gauche (autour de 80%), et de 40% de celui de François Bayrou, le président sortant ne rallierait sur son nom que la moitié de l’électorat de Marine Le Pen et un tiers de celui du candidat centriste. Les reports en sa faveur dans ces deux gisements progressent toutefois.  A en croire les sondages, M. Bayrou n’est pas parvenu à relancer sa campagne avec son grand meeting parisien il y a deux semaines. Au contraire, il a reculé de deux à trois points, souffrant de la polarisation Sarkozy-Hollande. Eva Joly, elle, ne recule pas, mais stagne à un niveau très bas, autour de 2%.

 

A Ouest-France, les « mensonges » de Sarkozy

A Ouest-France, les « mensonges » de Sarkozy

 

A plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a fustigé les « permanents de la CGT » du quotidien Ouest-France, qui auraient « censuré » l’une de ses interviews. Les syndicalistes dénoncent, eux, un « véritable acharnement ». 

Nicolas Sarkozy en fait-il trop à l’égard de la CGT Ouest-France? Après ses sorties aux meetings de Nantes, Elancourt et Nîmes, le chef de l’Etat en a remis une couche ce matin sur RTL: « L’autre jour j’étais à Nantes, je donnais un entretien à Ouest-France et quelques permanents de la CGT qui n’étaient pas contents que je donne un entretien au journal Ouest-France, vous savez ce qu’ils ont fait? C’est vraiment la démocratie ça, pas le syndicalisme dans ce qu’il y a de ce qu’il y a de plus beau et de plus noble! Ils ont empêché le journal de sortir. » 

Pour les délégués syndicaux, trop, c’est trop! Ils dénoncent « un véritable acharnement » et veulent mettre un terme à ces « mensonges ». Leur version diffère, il est vrai, en tous points de celle du président-candidat.  

Tout d’abord, la grève du 26 mars n’avait « absolument rien à voir » avec l’interview donnée par Nicolas Sarkozy au journal. « Pour témoigner notre solidarité avec les salariés de Paris-Normandie (en redressement judiciaire, ndlr), nous avons fait grève pendant une heure les lundis 19 et 26 mars, ce qui a eu pour effet de regrouper certaines éditions. En tout, sur 770 000 exemplaires, 710 000 sont tout de même sortis », assure Marc Jarnoux, délégué CGT à Ouest-France.  

« L’interview de François Hollande a subi le même sort »

Au passage, il tient à préciser que « l’interview de François Hollande, une semaine avant, avait connu le même sort ». Et se défend de toute action politique: « Si Mélenchon était venu, nous aurions fait la même chose. »  

D’ailleurs, les « lundis Paris-Normandie » ont vocation à durer, et d’autres actions de ce type sont envisagées. Des assemblées générales seront organisées dans l’ensemble des titres de la presse quotidienne régionale. En tout cas, le divorce semble bel et bien consommé entre Nicolas Sarkozy et la CGT.  

 

 

Sarkozy attaque l’institut « Théodule » ; il raison, il faut supprimer tous les instituts économiques

Sarkozy attaque l’institut « Théodule » ; il raison, il faut supprimer tous les instituts économiques

Fâché avec la sémantique ( «  la méprisance »), fâché avec le calcul (non il n’est pas le président des riches) , fâché maintenant avec l’Institut des politiques publiques ; il a raison cet institut qu’il a nommé « Théodule » devrait être supprimé comme tous les organismes et corps intermédiaires ; Une bonne dictature , ; il n’y a que ça de vrai ; au moins pas besoin d’élection. Interrogé par RTL sur cette étude de l’Institut des politiques publiques (rattaché à l’Ecole d’économie de Paris) selon laquelle les baisses d’impôts se sont centrées sur les hauts patrimoines, le président sortant a répondu: « Je le conteste formellement ».   »Ce n’est pas parce qu’un organisme Théodule dont personne ne connaît l’intérêt, ni l’importance, ni la crédibilité dit quelque chose, qu’un journaliste fait un titre, que c’est une vérité », a-t-il dit, ajoutant: « Un mensonge répété ne fait pas une vérité ».  Selon cette étude publiée lundi, « les gagnants du quinquennat sont avant tout les contribuables ayant de hauts patrimoines mais de faibles revenus et les perdants les contribuables ayant de faibles patrimoines, mais de hauts revenus ».  Les prélèvements obligatoires ont augmenté avec la crise. Si les prélèvements obligatoires ont augmenté, comment peut-on dire qu’on a fait des cadeaux aux plus aisés ? », a demandé Nicolas Sarkozy.   »Sur cette affaire de riches: les mêmes qui disent qu’il ne faut pas stigmatiser l’étranger en situation irrégulière, qu’il ne faut pas stigmatiser le délinquant (…), en revanche celui qui travaille, paie ses cotisations, paie ses impôts, ne demande rien à la société, celui-là on peut lui taper dessus à bras raccourcis matin, midi et soir », a dit Nicolas Sarkozy.   »On veut lui supprimer le quotient familial, ça ce n’est pas gênant et on fixe même la barre entre les riches et les pauvres à 4.000 euros pour un couple; il y a une différence entre M. Hollande et moi: il veut moins de riches, moi je veux moins de pauvres », a-t-il dit.   »Ce que Nicolas Sarkozy a mis en place en matière d’injustice fiscale est historique », a répondu Bruno Le Roux, porte-parole du candidat PS, dans un communiqué.   »Nicolas Sarkozy a élaboré un dispositif où l’ensemble des classes moyennes et populaires ont dû compenser l’ampleur des privilèges fiscaux accordés aux plus favorisés », a ajouté le député.   »Nicolas Sarkozy a beau contester l’ensemble des études qui lui seront présentées, les chiffres démentent formellement ses contre-vérités et les Français ne sont absolument pas dupes lorsqu’ils l’entendent nier la réalité de son propre bilan », selon M. Le Roux.

 

Fillon : si, il y a des idées dans cette campagne ; Ah bon lesquelles et où ça ?

Fillon : si,  il y a des idées dans cette campagne ; Ah bon lesquelles et où ça ?

 

Non il n’a pas grand-chose sur l’école, le rôle de l ‘Etat, la régulation, la culture,  la valeur travail, la démographie, l’Europe, la dette, la politique industrielle, la planification stratégique, la fiscalité compétitive, l’insertion professionnelle, la gestion paritaire  etc. Des taxes, oui, des institutions, oui, des lois, oui. Bref de l’étatisme pur et dur qui a plombé la compétitivité, le chômes et es équilibres financiers. »Je récuse cette rumeur selon laquelle cette campagne serait enlisée, inintéressante, sans idées », a lancé M. Fillon.  Selon lui, cette rumeur « qui enfle depuis Paris » est une « manoeuvre de ceux qui n’ont rien à dire: soit parce qu’ils misent sur une alternance médiocre fondée sur le rejet du président et de la majorité; soit parce qu’ils sont captivés par ces populistes qu’on nous présente comme les prétendus animateurs de cette campagne ».   »Je combats ce relativisme qui fait le jeu du candidat socialiste qui surfe sur le vague », a poursuivi M. Fillon, sans jamais évoquer au cours de son discours le programme de Nicolas Sarkozy, présenté le même jour.  M. Fillon a plutôt mis en garde contre « ce scepticisme qui fait le jeu de l’abstention ». Et comme M. Sarkozy lors de sa conférence de presse, il a pilonné le candidat socialiste.   »M. Hollande, l’élection que vous espériez jouée d’avance, en réalité elle est juste en train de commencer! Et l’affrontement est de plus en plus clair: il est entre un candidat qui manie la politique de l’édredon et un président qui assume la politique », a-t-il ainsi fustigé.  M. Fillon a aussi relevé que la France avait « besoin d’un chef d’Etat, pas d’un homme plastique » et raillé le calendrier, présenté mercredi par M. Hollande, d’un éventuel début de quinquennat socialiste. « En réalité, il n’y a rien de nouveau dans ses propositions, mais bien la confirmation d’un programme poussiéreux qui ne répond absolument pas aux défis majeurs que doit relever la France », a dénoncé M. Fillon.  Le Premier ministre a également souligné que l’objectif de M. Hollande d’un retour des comptes à l’équilibre en 2017, et non en 2016 comme la majorité, alourdirait la dette de 35 milliards d’euros en un an. « Autant dire que c’est la mesure la plus chère de toute cette campagne présidentielle! » a-t-il ironisé.  Enfin, M. Fillon a appelé à défendre « l’unité nationale », « notre bien le plus précieux », qui s’incarne selon lui dans l’Etat, l’école, ainsi que la famille, « cette cellule fondamentale qui détermine notre organisation sociale ».  Très applaudi par les militants vendéens, M. Fillon a estimé que la famille devait à ce titre « être protégée dans son statut. La famille, c’est un homme et une femme, des enfants ».   »Il y a de l’amour partout, tous les comportements sont respectables mais nous avons le devoir de différencier les choses, de protéger la famille », a enchaîné M. Fillon, qui avait déjà dit son opposition au mariage homosexuel.

 

Présidentielles « Sarkozy, la lettre et le néant »

Présidentielles « Sarkozy, la lettre et le néant »

 

N. Sarkozy a présenté hier son projet, qui reprend ses annonces depuis son entrée en campagne. Il a aussi rendu publique sa « Lettre au peuple français », diffusée dans les boîtes aux lettres à partir d’aujourd’hui. Un document creux et peu convaincant…

 

Hervé Gattegno | RMC.fr | 06/04/2012

 

 

Il faut bien dire que c’est un drôle d’objet que cette lettre : 35 pages au ton assez scolaire, peu inspiré. Admettons que c’est bien N. Sarkozy qui est l’auteur du texte (d’ailleurs la première phrase est écrite à la main) : l’impression qui s’en dégage, c’est l’inutilité. C’est une énumération d’idées consensuelles, un peu creuses. On cherche désespérément le détail des 115 milliards d’économies qu’il promet (comme F. Hollande, d’ailleurs) – où ? comment ? Il y a même quelque chose de factice. Comme s’il avait absolument fallu mettre ces propositions sur le papier pour donner une cohérence d’ensemble à tout ce que N. Sarkozy a annoncé depuis qu’il est en campagne. Et pour montrer que le Sarkozy de 2012 n’est plus celui de 2007 : on est passé du président qui parle et qui agit au président qui réfléchit et qui écrit. C’est du marketing.

 

Beaucoup d’observateurs relèvent que c’est la réplique de la « Lettre à tous les Français », écrite par F. Mitterrand en 1988…

C’est tout à fait exact. D’ailleurs, on sait que N. Sarkozy a étudié de près la campagne de 1988. Il a observé le calendrier de Mitterrand, sa stratégie. Il est évident aussi qu’il a travaillé son image pour la mitterrandiser, en affichant  un goût insoupçonné pour la culture, une passion pour le cinéma d’auteur qui est  aussi dévorante que récente… Pas un sage (il ne faut pas pousser) mais un homme assagi. Mitterrand passait pour un écrivain – c’était très exagéré ; en fait, il a surtout publié des livres d’entretiens. N. Sarkozy, lui, se contenterait d’une réputation de président sachant écrire, voire d’homme de lettres puisqu’il en envoie. Le problème, c’est que tout ça paraît trop mis en scène pour être efficace. Trop tardif pour être authentique. Le slogan de Mitterrand en 1988, c’était « la France unie ». N. Sarkozy, lui, donne l’impression de s’être désuni.

 

Pourtant, il a remonté une partie de son retard sur F. Hollande … Est-ce que ce n’est pas la preuve que sa stratégie est payante ?

Je n’en suis pas certain. Il a effectivement une stratégie idéologique, qui passe par la reconquête de l’électorat populaire sur le thème de la « protection ». Mais c’est la mise en œuvre qui pose problème : elle manque de constance, il y a plus de coups que de cap. Après la séquence de Toulouse – qu’il a très bien gérée – on supposait que N. Sarkozy allait rester jusqu’au bout dans la posture présidentielle, en mettant la hauteur et la gravité de la fonction au service de sa campagne. Mais il s’est remis à attaquer, à dire des vacheries sur F. Hollande dans les meetings, à critiquer les syndicats. C’est comme s’il enfilait un tee-shirt de l’UMP par-dessus son costume sombre de président. Ce n’est ni très commode, ni très élégant. Et c’est contradictoire avec la posture du candidat profond et raisonné, celui qui écrit. Il tient la plume mais il ne sait pas tenir sa langue…

 

Il va aussi tenir un grand meeting sur la place de la Concorde, le 15 avril. Ça peut être un moment décisif de la campagne ?

Ses partisans l’espèrent. Si l’UMP a gardé le savoir faire du RPR, il y aura des dizaines de milliers de personnes et ce sera psychologiquement utile juste avant le 1er tour. Dans la légende gaullienne, ça évoque aussi la contre-manifestation de mai 68 qui avait sauvé le régime. Sauf que cette fois, c’est seulement le candidat qui est en danger.

Sarkozy demande aux Français leur vote pour éviter une crise à l’espagnole ! Et Hollande pour éviter une situation à la grecque ?

Sarkozy demande aux Français leur vote pour éviter une crise à l’espagnole ! Et Hollande pour éviter une situation à la grecque ?

« La situation que connaissent aujourd’hui nos amis espagnols après celle qu’ont connue nos amis grecs nous rappelle à des réalités », a déclaré le candidat de la droite.   »Après sept ans de gouvernement socialiste regardez la situation de l’Espagne: l’incapacité à être au rendez-vous des engagements pris, la crise de confiance dans laquelle ce grand pays, l’Espagne, est aujourd’hui emporté », a-t-il ajouté, pour justifier la poursuite des politiques économique et financière très rigoureuses qu’il propose.  Il a cité comme exemple à ne pas suivre la « hausse faramineuse des taux d’intérêt » de la dette espagnole et la « nécessité de baisser les retraites et de diminuer les salaires ».  Le candidat sortant a ainsi opposé son programme « au festival de dépenses nouvelles » non financées de son principal adversaire, le socialiste François Hollande. Celui-ci le devance toujours largement dans les sondages pour la victoire finale au second tour, alors que les deux hommes sont au coude-à-coude dans les enquêtes concernant le premier tour.  Nicolas Sarkozy va publier à plusieurs millions d’exemplaires une liste de ses principales propositions ainsi qu’une « lettre au peuple français » de 34 pages, a-t-il dit.  François Hollande, de son côté, avait présenté fin janvier ses 60 engagements pour la France. Il a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy, avec son programme, offrait « l’austérité comme seule perspective ». « C’est la prolongation des erreurs et des échecs (…) C’est son bilan en pire », a-t-il affirmé.  Le président sortant a également indiqué qu’il ferait voter « dès l’été 2012″, s’il est réélu, la « règle d’or » budgétaire dont le principe a été décidé au niveau européen. Il s’agit de l’inscription dans la Constitution de l’objectif de retour à l’équilibre des finances publiques.  Jusqu’à présent, les socialistes s’y opposent et empêchent ainsi le gouvernement d’obtenir la majorité des 3/5 des parlementaires nécessaire à l’adoption d’un tel texte.  Il a ajouté qu’il demanderait également le gel de la contribution française au budget de l’UE, soit une économie de 600 millions d’euros par an.  L’objectif est de parvenir à un équilibre des finances publiques d’ici à 2016. Nicolas Sarkozy a prévenu cette semaine que cet effort de désendettement promis aux partenaires européens se chiffrait au total à 115 milliards d’euros: 75 milliards d’économies et 40 milliards de nouvelles recettes.  Nicolas Sarkozy réoriente ainsi sa campagne sur le terrain économique après avoir concentré le tir sur l’immigration, dont il souhaite la baisse, et sur la sécurité, après l’émotion suscitée par les tueries du jeune jihadiste Mohamed Merah.  De son côté, le candidat socialiste avait détaillé mercredi soir lors d’un meeting à Rennes (ouest) les mesures qu’il prendrait lors de sa première année de mandat, s’il est élu, avec pour mot d’ordre: « le changement commencera tout de suite ».  Un changement qui prendrait la forme de 35 mesures concrètes: blocage du prix des carburants, modification de la réforme des retraites, baisse du salaire du président et des ministres, réforme fiscale avec tranche à 75% pour les revenus dépassant 1 million d’euros annuels.  Nicolas Sarkozy a aussi essayé d’éloigner de François Hollande l’électorat modéré, en affirmant qu’il risquait d’être « pris en otage » entre les deux tours par le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, qui réalise une percée spectaculaire.  Dans le dernier sondage de l’institut CSA, ce dernier s’installe à la 3e place avec 15% (+2,5), derrière les deux favoris, Sarkozy (30%) et Hollande (29%).

Bayrou héritier de Barre, Delors, Mendès, Rocard, ce n’est pas faux mais la France n’aime pas la vérité et les gestionnaires ! Elle préfère les bonimenteurs (Mitterrand, Chirac, Sarkozy)

Bayrou héritier de Barre, Delors, Mendès, Rocard, ce n’est pas faux mais la France n’aime pas la vérité et les  gestionnaires ! Elle préfère les bonimenteurs (Mitterrand, Chirac, Sarkozy)

 

Bayrou se dit héritier de Barre, Delors, Mendès, Rocard, c’est pas faux mais la France n’aime pas la vérité et les  gestionnaires ! Barre, Delors, Rocard, Mendès ont tous été fusillés politiquement. « Il n’y a que par la vérité qu’on peut trouver le chemin du redressement. Je dis cela comme héritier d’une grande famille politique française, comme Raymond Barre le disait, comme Mendès France le disait, comme René Monory le disait … s’ils avaient gouverné la France…Je mets dans cette grande famille les Rocard, les Delors, les Giscard d’Estaing… », a-t-il lancé, en référence aux figures de la gauche sociale-démocrate et de la droite démocrate-chrétienne, toutes attachées à l’Europe.   »C’est la même famille politique, ceux qui voulaient dire la vérité au pays et construire à partir la vérité », a-t-il ajouté. « Je sais que cette famille elle existe, elle gouvernera la France. Quand elle sera réunie, le pays se portera mieux », a-t-il encore assuré.  Il a par ailleurs déploré « une campagne qui élude toutes les questions qui se posent aux Français » parlant de « sujets de diversion » émaillant la campagne alors que la question de l’emploi devrait être « centrale ».  Est-ce qu’en France on peut recréer de l’emploi? », a-t-il lancé. « Nous avons baissé les bras dans tous les secteurs d’activité pour des raisons que j’ignore », a-t-il martelé.  La sénatrice du Loir-et-Cher et proche du candidat, Jacqueline Gourault, avait, en introduction de ce meeting dans une petite salle du centre ville de Poitiers, appelé à voter pour « le candidat de la vérité ».

 

Mélenchon à Toulouse: encore un tabac, une ascension qui pourrait bousculer la campagne

Mélenchon à Toulouse: encore un tabac, une ascension qui pourrait bousculer la campagne

L4′étape de Toulouse ne constitue qu’un moment de plus dans une ascension qu’ils jugent inéluctable, disent les partisans du FG, alors que ses responsables annoncent une affluence totale de 70.000 personnes. Environ 110 autobus ont été mobilisés.  Pour la police, plus de 20.000 personnes étaient rassemblées sur la place du Capitole elle-même, et il était difficile de décompter les partisans dans les rues avoisinantes, remplies par la foule.  A un peu plus de deux semaines du premier tour de la présidentielle, certains se prennent même à rêver de représenter la gauche au second tour.   »Notre campagne est meilleure, y’a pas photo », dit ainsi Cyril Inion, 32 ans, venu des Alpes de Haute-Provence, qui milite pour la première fois de sa vie dans un parti, en l’occurrence le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. « Sur les réseaux sociaux on les éclate tous, on est cyberactifs et hyperactifs sur le terrain ».  Au moment où les sondages créditent Jean-Luc Mélenchon de 13 à 15% des intentions de vote, « il ne faut pas s’interdire de penser à la victoire », renchérit Nadine Verdier, institutrice retraitée de 60 ans venue du Tarn. Même si, reconnaît-elle, « peut-être que pour cette échéance-ci ce sera trop juste ».  Alors que feront ces militants au second tour si le FG n’est pas en tête?  Guido Poncelet, 26 ans, dit qu’il votera pour le candidat socialiste « en serrant les dents », faisant écho à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF qui assure que le FG ne « reculera pas devant ses responsabilités », battre le président sortant.  Mais d’autres, à l’instar de Jo Salla, qui a abandonné le PS pour le FG après 40 ans de militantisme, attendront de François Hollande qu’il « gauchise son programme » avant de lui donner leur voix.  le candidat du second tour me convainque qu’il est décidé à régler les problèmes. Si Hollande n’annonce pas de mesures dans ce sens, j’aurai du mal à voter pour lui ».  Mais quel que soit le résultat de la présidentielle, les militants sont sûrs d’une chose: la « dynamique de retour à la vraie gauche est engagée », qui devra d’abord se traduire par la conquête de sièges de députés lors des législatives puis, sur le terrain, par « la poursuite de la révolution citoyenne », explique Guido Poncelet.   »Le paysage politique ne sera plus jamais le même, c’est une vraie vague », dit François Lemaréchal, ingénieur en environnement de la région de Montpellier.

Bayrou qui n’a « rien compris » aux chiffres de Sarkozy, le renvoie au CM2 alors que Sarkozy a déjà redoublé sa sixième

Bayrou qui  n’a « rien compris » aux chiffres de Sarkozy, le renvoie au CM2 alors que Sarkozy a déjà redoublé sa sixième

Dur, l’ancien enseignant Bayrou qui lui sait compter (le seul sans doute dans cette campagne même si on peut discuter de ses propositions). Il renvoie Sarkozy en CM2 alors que le candidat président a déjà redoublé sa sixième. « Je n’ai rien compris aux chiffres qu’il a donnés », a-t-il affirmé lors d’un meeting devant un millier de personnes à Poitiers.   »Il (Nicolas Sarkozy, ndlr) a dit: +on a un déficit de 103 milliards, auquel j’ai ajouté 12 milliards de dépenses nouvelles, cela fait 115 milliards. Il faut donc qu’on trouve 53 milliards+ ».   »En tant que défenseur du calcul mental dans la politique française, je dis au président de la République que s’il a un déficit de 115 milliards, il ne lui suffira pas de trouver 53 milliards (…) il va manquer dans cette affaire plus de 60 milliards », a-t-il poursuivi. « Je ne sais pas qui a écrit ces chiffres mais je prétends que ces chiffres sont à la portée du cours moyen deuxième année », a-t-il lancé.   »Il manque quelques lignes à l’opération que Nicolas Sarkozy a subrepticement, comme les joueurs de bonneteau, présentée devant les Français », a-t-il ajouté.  Je dis une chose simple, supprimer le déficit, cela veut dire que nous allons équilibrer 103 milliards de dépenses qui nous accablent, qui augmentent la dette tous les ans », a-t-il expliqué.   »Nous allons retrouver cet équilibre en deux ans et il ne manquera pas 60 milliards à l’addition finale! », a-t-il encore ajouté.

 

TNT-Sofres : Sarkozy en tête des souhaits de victoire ou la fumisterie d’un sondage financé par le ministère de l’intérieur

TNT-Sofres : Sarkozy en tête des souhaits de victoire ou la fumisterie d’un sondage financé par le ministère de l’intérieur

 

Curieux ce sondage SOFRES-TNT qui met en tête Sarkozy pour la première fois dans les souhaits des français. Il ne s’agit pas de leurs demander pour qui  ils voudraient voter mais ce qu’ils souhaiteraient. Et là la différence est de plus de 10 points. Ces sondages sont de la fumisterie (un seul exemple la marge d’erreur est au minimum de 3% et souvent de 5) °. Ils sont d’abord destinés à plaire à celui qui les commande et les payen (À gauche comme à droite) ; Ensuite à faire du buzz pour obtenir d’autres commandes.

‘Extrait sur le site de TRelec  « A propos de l’étude :

Cette enquête a été réalisée par TNS Sofres Enquête TNS Sofres réalisée par téléphone pour TriÉlec, financée par le Ministère de l’intérieur, le Centre Emile Durkheim – Sciences Po Bordeaux, PACTE – Sciences Po Grenoble et le Centre d’Études Européennes – Sciences Po Paris. Echantillon national de 1 008  personnes, représentatif de l’ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales. » ; On comprend que si le ministère de intérieur finance des études, les résultats soient favorables à Sarkozy.

Tous les sondages sont faux, Tout au plus ils donnent une tendance – à erreur constante. Les Français seraient  donc aussi nombreux à souhaiter une victoire de Nicolas Sarkozy que celle de François Hollande, selon les résultats d’un sondage TNS Sofres pour le projet Trielec (1). Le candidat sortant arrive en tête des souhaits de victoire, avec 26% de personnes interrogées (+ 5 points), déclarant spontanément qu’au fond d’elles-mêmes, elles aimeraient que Nicolas Sarkozy soit élu.  Une première pour ce baromètre, réalisé au profit de plusieurs centres d’études politiques, qui doit toutefois être pris avec prudence en raison de la marge d’erreur de 2,5 points. Les enquêtes d’autres instituts ont toutes donné l’avantage à François Hollande depuis des mois, mais l’écart s’est réduit depuis deux ou trois semaines. Le candidat UMP progresse aussi sur le pronostic de qualification, 84% (+18) des Français l’imaginent désormais au second tour. François Hollande est quant à lui stable à 79% (+1). D’autre part, en termes de jugement sur les propositions des candidats, l’écart se resserre nettement entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Ils sont 45% à trouver «convaincantes» les propositions du candidat PS (contre 42% d’un avis contraire), et 41% à penser de même concernant Nicolas Sarkozy (mais 47% les jugent «pas convaincantes»). Dans ce domaine, c’est François Bayrou qui a l’avantage, 41% jugeant ses propositions convaincantes contre 35% d’avis opposé.  Enfin, 27% des personnes interrogées disent ne pas s’intéresser à l’élection présidentielle (- 3). 58% ne sont pas d’accord avec l’idée que la campagne aborde les vrais problèmes des Français.  Deux autres sondages, publiés mercredi et jeudi, montrent une baisse des intentions de vote au premier tour pour François Bayrou, un score relativement stable pour Nicolas Sarkozy et donnent le candidat socialiste victorieux au second tour.  «La première victime des appels au vote utile adressés par l’équipe de François Hollande est le vote en faveur de François Bayrou (…). Désormais en 5e position, le candidat centriste voit nombre de ses électeurs potentiels aller au secours du vote anti-Sarkozy le plus puissant», commente Jérôme Sainte-Marie, de l’institut CSA. Dans l’enquête OpinionWay-Fiducial pour LCI et Le Figaro (2) rendue publique jeudi, Nicolas Sarkozy (28,5%) creuse l’écart avec François Hollande (26%). La semaine précédente, les deux rivaux était respectivement à 28% et 27%. Au second tour, le candidat PS l’emporterait avec 53% des voix, en baisse d’un point, contre 47% à Nicolas Sarkozy. 21% n’expriment pas d’intention de vote contre 19% il y a une semaine. En troisième position, Marine Le Pen perd un point à 16% et Jean-Luc Mélenchon se rapproche d’elle en montant de trois points à 14%. François Bayrou cède lui un point à 11%, et rétrograde de la 4ème à la 5ème place. Eva Joly est inchangée à 2%. Philippe Poutou, +0,5 point, et Nicolas Dupont-Aignan, stable, est à 1%. Nathalie Arthaud (0,5%) et Jacques Cheminade (0%) perdent 0,5%. 9% n’expriment pas d’intention de vote. En ce qui concerne les reports de voix entre les deux tours, François Hollande bénéficierait des voix de 70% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (4% pour Nicolas Sarkozy) et de 85% des électeurs d’Eva Joly (5% pour le président sortant). 36% des électeurs de Marine Le Pen voteraient Nicolas Sarkozy, 18% François Hollande et 46% n’expriment pas d’intention de vote. S’ils sont partagés, les électeurs de François Bayrou sont plus nombreux, pour la première fois, à pencher pour Nicolas Sarkozy (37%) que pour François Hollande (34%) tandis que 29% n’expriment pas d’intention de vote. Dans l’enquête CSA pour BFM/RMC/20 minutes/CSC (3), l’écart entre les deux favoris se resserre au premier tour : Nicolas Sarkozy est stable avec 30% des intentions de vote, mais François Hollande gagne 3 points par rapport à la semaine dernière, à 29%. Au second tour, le socialiste l’emporterait largement face au président sortant avec 54% (+1) contre 46% (-1).  Au premier tour, Jean-Luc Mélenchon s’installe à la 3e place avec 15% (+2,5) devant Marine Le Pen à 13% (-2) et François Bayrou avec 10% (-2,5). Viennent ensuite Eva Joly (1,5%, -1), puis à 0,5% chacun Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, et Nicolas Dupont-Aignan, dont les scores sont inchangés. Jacques Cheminade est inférieur à 0,5% (=). Au second tour, l’anti-sarkozysme continue d’être le principal ressort du vote pro-Hollande. 59% (-5) de ceux qui ont l’intention de voter Hollande le feraient «avant tout» parce qu’ils «ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy soit président de la République», et 40% (+6) voteraient en sa faveur par adhésion. Chez les électeurs de Nicolas Sarkozy, l’adhésion au candidat est plus forte : 46% (-1) voteraient pour lui d’abord parce qu’ils souhaitent sa victoire et 53% (+1) parce qu’ils ne souhaitent pas que François Hollande soit président.

Bruel, Debbouze, de gauche mais on veut garder nos sous pour nous ! C’est beau le socialisme version show-biz

 

 

Bruel, Debbouze, de gauche mais on veut garder nos sous pour nous ! C’est beau le socialisme version show-biz

Formidables ces artistes y compris de gauche qui finissent par confondre le talent et le génie. Sympa nos petits chanteurs, nos petits comédiens, mais faudrait pas confondre show-biz et intellectuels. Au non de quelle pensée philosophique s’expriment-ils ? La leur, simplement pour garder leurs sous. De gauche, oui mais contre l’impôt à 75% au dessus d’un million d’euros. Bruel : «Je suis très content de participer à une solidarité, très content de reverser une grande partie de ce que je gagne. Là, ça atteint des proportions où ça devient limite confiscatoire et spoliateur», affirme l’interprète de «Casser la voix» et «Place des grands hommes».   «Les gens qui ont de l’argent sont aussi des gens qui génèrent du travail, de l’emploi, qui génèrent des richesses et qui font tourner aussi une économie», continue-t-il. «Ce n’est pas honteux de faire fortune, ce n’est pas honteux à partir du moment où on redistribue, et on redistribue beaucoup, parce que ne serait-ce que 50% de ce que vous gagnez c’est déjà énorme», a fait valoir Patrick Bruel. Dans l’hebdomadaire Les Inrockuptibles, le comédien Jamel Debbouze qualifie pour sa part de «ridicule» cette proposition du candidat socialiste tout en appelant cependant à voter François Hollande, «directement au premier tour». Quel merveilleux pays où ces artistes qui possèdent effectivement un petit talent se posent en victime du système. Alors qu’ils savent très bien que des milliers et des dizaines d’autres artistes ne gagnent pas le SMIC, alors qu’ils savent très bien que c’est la chance, les circonstances, les médias qui leur a permis d’en faire des vedettes. De là à en faire des intellos qui veulent peser sur la vie politique, il y a un pas que la décence interdit de franchir.

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