Archive pour le Tag 'présidentielles'

Présidentielles US : Biden devant Trump ?

Présidentielles  US : Biden devant Trump ?

 

 

 Selon le dernier sondage Reuters/Ipsos, , 39% des personnes inscrites sur les listes électorales disent avoir l’intention de voter pour le président démocrate sortant, contre 38% pour son rival républicain. La marge d’erreur est de 1,8%. Autant dire qu’on ne peut guère en tirer de conclusions quant aux futurs résultats. 

 

En cas de course à trois, le candidat indépendant Robert F. Kennedy Jr recueille 15% d’intentions de vote chez les électeurs inscrits, contre 17% lors d’un précédent sondage en janvier.

S’il ne se présentait pas, 50% des électeurs inscrits ont dit vouloir voter pour Joe Biden et 48% pour Donald Trump, les 2% restants ne souhaitant pas se prononcer.

Une des inconnues du scrutin est le vote des républicains modérés qui ont voté en faveur de Nikki Haley lors des primaires de leur parti : à l’heure actuelle, seuls 37% d’entre eux se disent prêts à voter pour Donald Trump, 16% pour Joe Biden et les autres pour un autre candidat ou pas du tout.

 

Trains intercités….. victime du TGV ?

 

 

Pendant trop longtemps, on a privilégié le TGV au détriment des Intercités et des trains du quotidien.  Conséquence du succès du TGV, les autres lignes classiques n’ont pas bénéficié des investissements de modernisation nécessaire. Exemple la ligne Paris Clermont-Ferrand.

À décharge de la SNCF une situation financière très difficile et une image assez désuète avant le lancement du TGV. Le lancement du TGV dans les années 80 a redonné une image moderniste à la SNCF et au train. Progressivement un véritable réseau à grande vitesse a été réalisé surtout sur la base de desserte en provenance et à destination de Paris.

Un vrai succès commercial technique mais forcément qui s’est un peu fait au détriment des autres types de desserte. La question du financement et de l’endettement n’ayant jamais vraiment été résolue. Même dans la derrière période on a laissé un héritage notamment à RFF une partie de cet endettement qui plombe la compétitivité de l’entreprise mais aussi le coût des péages.

La question du train en France n’a jamais été vraiment réglée contrairement à ce qui s’est produit en Allemagne où l’État a passé un coup d’éponge totale sur l’endettement et a exigé ensuite des efforts considérables de qualité et de compétitivité à l’entreprise nationale.

En France on traite les questions par rondelles de saucisson. Un jour le TGV, un autre les trains inter cités, un autre les trains de nuit, un autre les trains de banlieue enfin un autre les trains régionaux.

On objectera que dans tous les domaines il y a quand même des progrès de réaliser mais ils ne sont pas au rythme nécessaire ni à l’ampleur souhaitable face aux enjeux économiques, sociaux, environnementaux et sociétaux.

Il serait temps de définir une perspective claire pour le train par exemple pour 2040 car les investissements ferroviaires étend très lourd doivent être planifié dans le temps.

C’était l’incident de trop. Le vendredi 19 janvier, les 700 passagers montés dans l’Intercités Paris-Clermont-Ferrand à 19h57 devaient arriver dans la capitale auvergnate à 22h31. Au lieu de cela, ils ont passé une nuit de galère dans le train pour arriver à destination à 6h. Sans chauffage ni lumière. La locomotive était tombée en panne à Nogent-sur-Vernisson (Loiret). À peine ont-ils eu droit à la distribution de couvertures de survie assurée par La Croix-Rouge. De quoi renforcer l’image de ligne maudite pour le Paris-Clermont : trains annulés, supprimés ou retard, les 1,8 million de passagers annuels qui prennent l’Intercités sur ce trajet n’en finissent pas d’accumuler les mésaventures.

«Je ne suis pas fier de ce service. Si on avait investi sur ces lignes il y a dix ou quinze ans, on n’aurait pas ce genre de problème», reconnaissait mercredi matin Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF auditionné à l’Assemblée nationale. Mais, à l’époque, il n’y en avait que pour le tout TGV. Pour mettre Strasbourg…

 

Présidentielles Russie: l’opposant Navalny expédié dans l’arctique russe

Présidentielles Russie: l’opposant Navalny expédié dans l’arctique russe


Sans doute possible, c’est en raison des élections résidentielles que Poutine éloigne encore un peu plus jusque dans l’Arctique russe l’opposant Navalny condamné à 19 ans de prison. Un établissement pénitentiaire aux pires conditions dans un environnement évidemment difficile à vivre.

Il ne s’agit pas seulement d’une nouvelle violation évidente des droits de l’homme puisque cette détention menace gravement la santé de l’intéressé. Cela traduit en réalité la pathologie du dictateur Poutine qui a même peur de son ombre alors qu’ évidemment le résultat est déjà connu avec un score qui sera proche de 90 % compte tenu du tripatouillage politique habituel.E t cela d’autant plus qu’il n’y a aucun opposant puisque les éventuels candidats un peu crédibles sont soit interdits, soit internés, soit empoisonnés.

La France a dénoncé lundi soir le transfèrement de l’opposant russe Alexeï Navalny dans une colonie pénitentiaire située dans l’Arctique russe, y voyant une nouvelle violation des droits humains.

«La France rappelle que la Russie est, au titre du droit international, entièrement responsable de la santé de ses détenus», a également ajouté la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Paris appelle enfin à libérer tous les prisonniers politiques, «immédiatement et sans condition, et à cesser toute persécution judiciaire à leur encontre».

Les États-Unis ont également affirmé lundi être «profondément inquiets» des «conditions de détention» de l’opposant russe Alexeï Navalny. «Nous nous réjouissons des informations selon lesquelles Alexeï Navalny a été localisé», a déclaré un porte-parole du département d’État. «Cependant, nous restons profondément inquiets du sort de Alexeï Navalny et de ses conditions de détention injustes», a-t-il indiqué dans un communiqué.

Charismatique militant anticorruption et ennemi numéro un de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny purge une peine de 19 ans de prison pour «extrémisme». Washington a une nouvelle fois exigé la «libération immédiate» du quadragénaire, exhortant Moscou à mettre fin à la «répression croissante des voix indépendantes en Russie» et au «ciblage pernicieux» d’Alexeï Navalny.

Poutine candidat -déjà élu -aux présidentielles en 2024 !

Poutine candidat -déjà élu- aux présidentielles en 2024 !

À la « surprise presque générale », Poutine est donc candidat–évidemment déjà élu- aux présidentielles russes en 2024. Déjà élu parce qu’évidemment il n’y aura pas de candidat d’opposition crédible, la plupart ayant été tués ou mis en prison. Ensuite, parce que les résultats dans cette dictature sont déjà proclamés avant même le dépouillement. On pourrait suggérer à la Russie et à Poutine en particulier d’éviter cette procédure bureaucratique que constituent les élections en Russie afin d’économiser les moyens d’un pays en moyenne condamné à la misère et à l’oppression.

Vladimir Poutine pourra donc rester au pouvoir jusqu’en 2030 au moins. Avec une cote de popularité de 80% en Russie, l’élection n’est qu’une formalité pour Vladimir Poutine s’il se présente : avec le soutien de l’Etat, des médias d’Etat et la quasi-absence de dissidence au sein de l’opinion publique, le dirigeant est certain de l’emporter.

Le président russe, qui a fêté son 71e anniversaire le 7 octobre, est au pouvoir depuis qu’il a été nommé Premier ministre en 1999 par Boris Eltsine. Il est à ce jour le dirigeant russe à la longévité la plus longue depuis Josef Staline. Le Kremlin a rejeté les informations selon lesquelles Vladimir Poutine était souffrant, les qualifiant de désinformation diffusée par l’Occident.

Sondage présidentielles

Sondage présidentielles

Selon un sondage Ifop-Fiducial, la candidate du RN du Rassemblement national (RN) est en tête avec de 31 % à 33 % des intentions de vote, gonflant d’au moins 7,5 points son score du 10 avril 2022. Édouard Philippe atteindrait 25 % d’intentions. Gabriel Attal,le ministre de 34 ans est crédité de 19 % des suffrages, le plaçant comme le deuxième meilleur candidat du camp présidentiel. Il devancerait ainsi deux poids lourds du gouvernement, qui ne cachent pas leurs appétits: le patron de Bercy, Bruno Le Maire (18 %) et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin (16 %).

Laurent Wauquiez ferait seulement 4,78 % de Valérie Pécresse . Éric Zemmour, qui avait obtenu 7,07 % des voix lors du dernier scrutin. Le président de Reconquête! réussirait quant à lui à conserver son socle électoral en décrochant 6 % à 7,5 % des intentions de vote.

Jean-Luc Mélenchon plonge avec au mieux 15 % des voix. Enlisé dans les polémiques depuis l’irruption de la guerre entre Israël et le Hamas, Jean-Luc Mélenchon perd jusqu’à 5 points d’intentions de vote par rapport à mars 2023. «Il est en décalage avec une majorité du peuple de gauche qui ne comprend plus son discours», explique Frédéric Dabi.

François Ruffin, n’obtient que 7 % des intentions de vote. Perçu comme un potentiel héritier de Jean-Luc Mélenchon, il serait même dépassé d’une courte tête par le communiste Fabien Roussel (7,5 %). Le patron du PCF, qui a pris ses distances avec la Nupes, parviendrait ainsi à tripler son score de la dernière présidentielle (2,28 %). Ni l’écologiste Marine Tondelier (1,6 % à 2%) ni le socialiste Olivier Faure (4 % à 6 %) ne bousculeraient le rapport de force dans les urnes.

Un sondage évidemment à relativiser pour 2027 mais qui donne la température de la popularité actuelle des candidats potentiels pour les prochaines élections présidentielles. À noter surtout l’éclatement de la gauche et son écroulement notamment celui de Mélenchon.

Sondage présidentielles : Le Pen ferait 55% et Macron seulement 45%

Sondage présidentielles : Le Pen ferait 55% et Macron seulement 45%

Résultat sans doute de la colère des Français vis-à-vis de Macron, la tabou Front National tombe et disparaît aussi le réflexe républicain anti RN. Selon une nouvelle enquête « L’Opinion en direct » menée par l’institut Elabe pour BFMTV sur les Français et le climat politique, si le second tour de la présidentielle de 2022 avait lieu à nouveau aujourd’hui, Marine Le Pen devancerait Emmanuel Macron.

La candidate du Rassemblement national gagnerait près de huit points par rapport à 2022 grâce à un report quasi-parfait de ses électeurs et grâce aux voix de près d’un électeur sur cinq de 2022 d’Éric Zemmour, de Valérie Pécresse, de Nicolas Dupont-Aignan ainsi que d’un abstentionniste sur cinq.

Elle progresserait dans toutes les catégories de population, notamment auprès des retraités et des habitants des grandes agglomérations, qui lui sont traditionnellement moins favorables.

Emmanuel Macron se placerait bien derrière avec 23% des voix, soit près de cinq points de moins qu’en 2022 (27,85%). Selon l’institut Elabe, cette élection virtuelle se déroulerait effectivement dans un contexte défavorable au chef de l’État en matière d’opinion, sur fond de réforme des retraites.

Jean-Luc Mélenchon serait à 18,5%, soit près de 3,5 points de moins que son score de 2022 (21,95%). Suivraient ensuite Éric Zemmour (7%), Yannick Jadot (5%), Fabien Roussel (4%) et Valérie Pécresse (3,5%).

Le nouveau sondage Elabe « L’Opinion en direct » mesure également les intentions de vote en cas d’élections législatives, en se basant sur la même offre politique qu’en 2022. Cette projection en sièges est établie à partir du rapport de force actuel mesuré dans l’intention de vote, du résultat aux élections précédentes et de l’histoire politique de chacune des circonscriptions.

Au premier tour, la Nupes serait au même niveau qu’en 2022 avec 25,5% des voix. L’alliance des partis de gauche serait au coude-à-coude avec le Rassemblement national qui obtiendrait lui 24,5%. Les deux forces se placeraient ainsi devant Ensemble, la groupe de la majorité présidentielle (21,5%), en baisse de quatre points par rapport à 2022).

Retraites: pour Le Pen, Macron est « de plus en plus seul » et Borne « sort pulvérisée » de la séquence
Une projection en sièges de l’Assemblée nationale est déduite de ce rapport de force. Ainsi, la Nupes obtiendrait entre 150 et 180 sièges et le RN entre 150 et 170, devant Ensemble avec 130 et 155 sièges.

Bref une Assemblée nationale ingérable car on voit mal d’accord entre les trois grandes composantes du pays.

Présidentielles Brésil : Lula vainqueur

Présidentielles Brésil : Lula vainqueur

L’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a remporté dimanche l’élection présidentielle au Brésil, en battant le président sortant Jair Bolsonaro. Favori du scrutin depuis plusieurs mois, Lula s’impose finalement par une maigre marge, 50,83% contre 49,17% pour son opposant conservateur, selon les résultats officiels quasi définitifs. Il revient au pouvoir, après avoir dirigé le Brésil entre 2003 et 2010. Lula aura suivi un parcours très tourmenté. En effet après avoir été syndicaliste, il a été porté à la tête du pays en 2003. Ensuite il a connu le déshonneur de la justice et la prison pour des motifs largement politiciens. Sa renaissance relève du miracle mais provient largement de la gestion catastrophique et quasi dictatoriale du pays par l’ancien président Bolsonaro.

Le nouveau président aura cependant fort à faire compte tenu de la situation particulièrement difficile de l’économie. Comme en témoigne l’analyse du bilan du mandat qui s’achève et des enjeux économiques par Gabriel Giménez Roche, enseignant-chercheur, professeur associé d’économie à Neoma Business School sur RFI .

RFI : Quel est le bilan économique du président sortant Jair Bolsonaro ?

Gabriel Giménez Roche : On peut réduire son bilan à un mot : stagnation. En fait, il a promis beaucoup des choses, des réformes, des privatisations, des baisses d’impôts et des réformes structurelles, surtout, pour essayer d’attirer les investisseurs et de dynamiser l’économie. Cependant, on en a vu très peu.

En ce qui concerne les privatisations et les baisse d’impôts, on n’a pratiquement rien vu. Administrativement, il a plutôt mené des réformes cosmétiques. Il a un peu accéléré les processus, par exemple, d’ouverture ou de clôture d’entreprises. Néanmoins, on n’a pas vu plus que ça. Il y a eu des ajustements aussi au niveau des programmes sociaux. Par exemple, ce que l’on appelait avant la « Bolsa Família », c’est-à-dire l’allocation familiale, maintenant, ils appellent ça « Auxílio Brasil », « Aide Brésil ». Mais c’est toujours un programme de la même nature qu’avant, c’est simplement un changement du nom. Le programme est doté d’un peu plus d’argent. Il y a d’ailleurs beaucoup d’accusations de récupération électorale, mais ça, c’est à débattre.

En tout cas, structurellement, il n’y a pas eu de changement. Et c’est l’un des grands problèmes au Brésil. Gouvernement après gouvernement, peu importe la couleur, ces gouvernements ne font pas de réformes structurelles. Donc, souvent, ils bénéficient ou alors ils subissent la conjoncture, surtout la conjoncture internationale.

À la Une le Brésil: le dernier débat entre les candidats avant la présidentielle n’a pas convaincu https://t.co/2hYZ3W5c0H pic.twitter.com/lLoEatzH4M

Plus de 33 millions de personnes souffrent de la faim au Brésil, un chiffre en hausse de 73% par rapport à 2020, selon le Réseau brésilien de recherche sur la sécurité alimentaire. Est-ce à imputer à la crise économique mondiale ou à la gestion de Jair Bolsonaro ?

Un peu les deux. D’une part, c’est vrai que la crise tombe au milieu de son mandat, donc on ne sait pas s’il aurait fait des réformes ou pas après 2019. Mais on a vu comment il a géré la crise de la Covid-19, avec beaucoup de fanfaronnades, et cela n’a pas aidé. Cela a fait fuir certains investisseurs qui auraient pu aller au Brésil. Je crois quand même qu’on peut en partie mettre en cause sa gestion de la pandémie. Beaucoup de business ont fermé, il n’y a pas eu beaucoup de soutien à l’économie.

Il ne faut pas oublier non plus que le Brésil, c’est un pays exportateur de matières premières, que ce soit des produits agricoles ou des minerais, et la demande a beaucoup baissé pendant la Covid. Même si la demande a repris, il y a le problème des chaînes de valeur de la logistique qui s’est un peu dégradée. Donc, en fait, c’est une combinaison des deux.

Quels seront les enjeux économiques pour le futur président ?

Le Brésil n’est pas du tout confronté à la même conjoncture que lors des mandats de Lula par exemple. Il y avait alors un super cycle de matières premières, avec beaucoup de demandes pour ces matières que le Brésil exportait, et il y avait une certaine stabilité géopolitique mondiale. Donc, on n’aura pas ce contexte-là, on aura un monde avec plusieurs pays qui vont souffrir de l’inflation et auront des problèmes énergétiques. Par conséquent, la demande mondiale sera un peu déprimée, les taux d’intérêt seront plus élevés.

Le Brésil, c’est un pays qui, depuis au moins 2015, enregistre un taux de 14% de chômage. On parle d’une inflation qui augmente de 7%, voire plus maintenant avec le problème lié au conflit en Ukraine ; un endettement de l’État par rapport au PIB qui dépasse déjà allègrement les 100%. Le pays aura donc plus de difficultés à trouver du capital pas cher à l’étranger. Il n’y a pas vraiment un super cycle des matières premières : même si la demande est là, les chaînes logistiques ne sont pas encore complètement remises. Il y a un souci aussi, car le Brésil dépend beaucoup de la Chine, en termes d’importations, surtout des biens industriels, et la Chine a aussi ses propres problèmes au niveau industriel.

Donc, cela va être très compliqué, même s’il y a beaucoup de gens qui parient sur un retour de Lula. Ils oublient que Lula, en termes de réformes structurelles, n’a rien fait non plus à l’époque. Il a bénéficié, disons, d’une période de bonheur conjoncturel. Et cette conjoncture, elle ne sera pas présente. Donc, peu importe le président, même s’il est volontariste en termes de réformes, il sera quand même confronté à une conjoncture beaucoup plus difficile.

Présidentielles : rendez-vous manqué de la démocratie ?

Présidentielles : rendez-vous manqué de la démocratie ?

L’ Odissée ,groupe de réflexions sur la démocratie ,livre son analyse des Présidentielles dans la « Tribune »

Avec 58,5% des suffrages exprimés, le Président sortant remporte l’élection présidentielle 2022. Mais, pour la première fois, l’élu n’est pas le premier choix de l’ensemble du corps électoral. En effet, il se classe derrière Personne (36,59 contre 37,49%). Aussi, s’il détient la légitimité juridique, le chef de l’État n’est plus sacré. Affaibli par une légitimité éthique incomplète, son mode de gouvernance devra être réorganisé.

Le 24 avril 2022, au second tour des élections présidentielles, 18,78 millions de citoyens ont voté pour Emmanuel Macron, contre 13,29 millions pour Marine Le Pen, tandis que 16,67 millions se sont abstenus. Comment interpréter ces chiffres au regard du corps électoral global ?

La population française en progression

La population française est passée de 66,8 millions en 2017 à 67,8 millions en 2022.

Le pourcentage d’inscrits en progression

Les personnes inscrites sur les listes électorales françaises étaient 45,68 millions en 2017, contre 48,52 millions en 2022. Notons cette progression pour relativiser celle de l’abstention. Car le taux réel d’abstention devrait être calculé par rapport à une proportion stable d’inscrits, alors qu’elle est mouvante.

Le corps électoral potentiel en progression

La quantité de personnes dotées du droit de vote ne fait pas l’objet de publication officielle précise. Il est néanmoins possible de l’évaluer, puisque l’on trouve que les 45,68 millions d’inscrits en 2017 représentaient 94% des personnes en âge de voter, tandis que les 48,52 millions d’inscrits en 2022 représentaient 95% du collège électoral potentiel. Le corps électoral potentiel global était donc de 50,6 millions en 2017, contre 51,31 en 2022. La quantité d’inscrits a donc progressé plus vite que le corps électoral. Quant aux non-inscrits, ils étaient 3,03 millions en 2017, contre 2,56 millions en 2022.

L’abstention réelle en progression

La proportion des inscrits qui ne se sont pas rendus aux urnes était de 25,44% en 2017. Elle est passée à 28,01% en 2022, en progression de 2,57%. Mais ces chiffres ne sont pas directement comparables, car cette proportion des inscrits dépend de l’évolution du corps électoral potentiel. Ainsi, au regard de l’ensemble des électeurs potentiels, l’abstention est passée de 23,91% en 2017 (12,1 millions parmi 50,6 millions d’électeurs potentiels), à 26,66% en 2022 (13,56 millions parmi 51,32 d’électeurs potentiels). La progression réelle de l’abstention est donc de 2,75%.

Les votes blancs et nuls en régression

En 2017, les votes blancs étaient de 3,02 millions et les votes nuls 1,06 million. En 2022, ils étaient bien inférieurs, respectivement de 2,23 et 0,79 millions. La quantité de votes blancs a donc reculé de 26,16% (près de 800 000 en moins), et celle des votes nuls de 25,47% (près de 300 000 en moins). Ceux qui sont allés voter se sont donc bien plus exprimés en 2022 qu’en 2017.

Les suffrages non exprimés en régression

Au total, la quantité des suffrages non exprimés (qu’il s’agisse d’abstentions, de votes blancs et de votes nuls) est passée de 16,18 millions en 2017 à 16,67 millions en 2022, soit une progression d’un demi-million. Si l’on ajoute les non-inscrits, la totalité des suffrages non-exprimés passe de 19,22 millions en 2017 à 19,24 millions en 2022. Par rapport au corps électoral global, elle se réduit donc légèrement de 37,98% en 2017 à 37,49% en 2022, soit d’un quart de point. Contrairement à ce que tout le monde dit, les français ont plus voté en 2022 qu’en 2017 !

Les suffrages exprimés en progression

Ils se sont aussi plus exprimés, car, si l’on considère la quantité de suffrages exprimés par rapport au corps électoral global, la proportion est passée de 62,01% (31,38 millions parmi 50,6 millions) à 62,5% (32,07 millions parmi 51,31 millions).

Le score du vainqueur en régression

En 2017, le candidat vainqueur avait recueilli 20,74 millions de voix, soit 43,61% des inscrits et 40,99% du corps électoral potentiel. En 2022, Emmanuel Macron ne recueille plus que 18,78 millions de voix, soit 38,52% des inscrits et 36,59% du corps électoral potentiel, soit une baisse de cinq pourcents en cinq ans.

Le score de la vaincue en progression

En 2017, la candidate vaincue avait recueilli 10,64 millions de voix, soit 22,36% des inscrits et 21,02% des électeurs potentiels. En 2022, Marine Le Pen recueille 13,29 millions de voix, soit 27,27% des inscrits et 25,91% du corps électoral global, soit une augmentation de près de cinq pourcents en cinq ans.

La légitimité éthique affaissée

A eux deux, les deux finalistes n’ont recueilli en 2022 que 62,51% des voix du corps électoral global : plus d’un tiers des français (37,49%) n’ont voté ni pour l’un ni pour l’autre. Le vainqueur n’a pas été choisi par 63,41% du corps électoral, c’est-à-dire par près de deux français sur trois.

Mais surtout, Emmanuel Macron (36,59%) termine deuxième, derrière Personne (37,49%), le grand vainqueur qui arrive d’une courte tête en première position pour la première fois.

Ainsi, la rencontre entre un homme et un peuple n’a pas eu lieu ! Aussi, si l’élection présidentielle 2022 semble vécue par une partie du corps social comme un non-événement, la découverte du score du vainqueur est en revanche un événement majeur : chacun peut désormais constater que sa victoire est relative. Sa capacité d’entrainement s’en trouvera limitée. Car, si l’élu n’est plus sacré, le leurre de son pouvoir de thaumaturge est démasqué et le mythe français du chef tout puissant est déchiré. La France a vite besoin d’un nouveau narratif.

Certes, Emmanuel Macron détient pour cinq ans les pouvoirs constitutionnels attribués au Président de la République française. Aussi, s’il se veut être le président de tous les français, il lui faudra de l’humilité pour ne pas penser qu’il est mandaté pour appliquer des décisions qui viseraient à satisfaire ses seuls électeurs, bien minoritaires. Et il lui faudra aussi beaucoup de méthode pour prendre en charge tous ceux qui n’ont pas voté pour lui, qui se savent très majoritaires.

Sinon, l’absence de solutions (inconnues à ce jour) à la transition globale énergétique, démographique, alimentaire (…) produira la résurgence des gilets jaunes, bonnets rouges et autres black blocks. La France peut-elle encore attendre la réécriture du récit qui la conduira enfin à l’instauration d’une démocratie adulte ?

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NOTES

 

L’Odissée, l’Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise, est un organisme bicéphale composé d’un centre de conseil et recherche (l’Odis) et d’une ONG reconnue d’Intérêt général (les Amis de l’Odissée) dont l’objet consiste à « Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde ».

Depuis 1990, l’Odissée conduit l’étude interactive permanente Comprendre et développer la Personne, l’Entreprise, la Société. Dès 1992, elle a diffusé un million de Cahiers de doléances, ce qui l’a conduit à organiser des groupes de travail regroupant des acteurs des sphères associative, sociale, politique, économique qui ont animé des centaines d’auditions, tables rondes, forums, tours de France citoyens, démarches de dialogue territorial et à l’intérieur des entreprises.

 

Présidentielles 2022 : à quand un appel des concierges, des charcutiers et des vendeurs d’enclumes à la sauvette

Présidentielles 2022 : à quand un appel des concierges, des charcutiers et des vendeurs d’enclumes à la sauvette

 

À la veille du deuxième tour se multiplient les appels de personnalités qui se réclament de la culture ou de la science pour voter pour ou contre tel ou tel candidat. Notons d’abord une usurpation d’identité avec la référence scientifique et culturelle. La confusion habituelle en France entre statut, objet social et compétence.

Revendiquer d’appartenir au monde culturel pour certains relève de l’escroquerie qui consiste à confondre notoriété médiatique et notoriété culturelle ou encore statut et production scientifique.

Dans le monde contemporain, on se demande à quoi servent ces appels de groupes plus ou moins corporatistes qui d’une certaine manière instrumentalisent le vote démocratique dans le sens évidemment de leur sensibilité et de leurs intérêts.

Si toutes les catégories socioprofessionnelles doivent influencer un vote démocratique pourquoi pas aussi un appel des concierges, des charcutiers et des vendeurs d’enclume à la sauvette.

Les organisations et groupes socioprofessionnels qui s’expriment n’ont pourtant aucune légitimité ni même aucune pertinence pour peser médiatiquement sur un vote. Ils doivent s’en tenir à leur objet social, à la défense des intérêts de leurs mandants et éviter le mélange sulfureux du corporatisme et de la politique.

Pour tout dire, les Français sont fatigués par la faiblesse du débat politique et sans doute tout autant par l’appel d’élites autoproclamées qui se montrent par ailleurs moins mobilisées  devant certaines injustices sociales scandaleuses comme par exemple  le salaire de certaines stars , la montée des inégalités et de la pauvreté.

Endettement: l’oubli des présidentielles !

Endettement: l’oubli des présidentielles !

 

Fin 2021, le déficit et la dette publics représentaient 6,5 % et 112,9 % (2 813 milliards d’euros) de la richesse nationale. Or, les candidats ont éludé le sujet de la maîtrise de l’endettement, devenu l’impensé de la campagne présidentielle, observe Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

Chronique.  

C’était devenu une tradition, presque un héritage politique. A chaque alternance, sa « commission du bilan ». L’exercice avait commencé en 1981, quand François Mitterrand avait confié l’audit des années Giscard-Barre à un haut fonctionnaire irréprochable : François Bloch-Lainé. Les conclusions de l’ancien directeur du Trésor déçurent ceux qui, à gauche, attendaient une condamnation sans appel du septennat précédent. « Si nous avons été nuancés dans notre bilan, confiait-il alors au Mondece n’est pas par prudence mais par conviction. La réalité est nuancée. »

Suivirent d’autres commissions : en 1993, avec le retour de la droite au pouvoir, et en 1997, après l’arrivée du socialiste Lionel Jospin à Matignon ; puis celle de son successeur chiraco-libéral Jean-Pierre Raffarin, en 2002. La Cour des comptes prit le relais, en 2012 et 2017, au début des quinquennats de François Hollande et d’Emmanuel Macron.

Quel que soit le président élu cette année, et qu’il y ait un bilan ou non, il devra adresser très vite à Bruxelles sa trajectoire financière. En 2017, la Cour avait sans attendre souligné le manque de « sincérité » des prévisions gouvernementales. Le diagnostic était juste, puisque les dépenses de l’Etat (hors Covid-19) ont dépassé de 65 milliards d’euros la prévision initiale, selon les calculs du Sénat.

Fin 2021, le déficit et la dette publics représentaient 6,5 % et 112,9 % (2 813 milliards d’euros) de la richesse nationale ; le service de la dette reste le troisième poste de dépenses de l’Etat (38,4 milliards d’euros), derrière l’éducation et la défense ; le « trou » de la Sécurité sociale a été de 24,6 milliards en 2021, après 38,4 milliards d’euros en 2020, et il faudra au moins dix ans pour remettre ses compteurs à zéro. Et puis, à quoi bon une commission ad hoc ? La Cour des comptes va poursuivre son œuvre de transparence… sans que ses mises en garde soient suivies d’effets.

Depuis trois ans, la France vit en apesanteur financière. Les Français baignent dans un doux irénisme. L’argent est devenu magique. Le débat sur la rigueur – ne parlons pas d’austérité – n’est plus de saison, et les candidats ont éludé le sujet de la maîtrise de la dette, devenu l’impensé de la campagne présidentielle. Marine Le Pen n’en a pas fait une priorité. Le mot ne figure pas dans la « Lettre aux Français » d’Emmanuel Macron. Même Eric Woerth, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, naguère vigie sourcilleuse de la dérive des comptes publics, s’est fait discret depuis son départ du parti Les Républicains (LR) et son ralliement au chef de l’Etat.

 

Présidentielles : L’oubli de la compétitivité des entreprises !

Présidentielles  : L’oubli de la compétitivité des entreprises !

 

Finalement dans cette campagne électorale on aura parlé un peu de tout et surtout de rien. Pas tout à fait mais de problèmes surtout catégoriels ou coupés de l’organisation systémique dans laquelle ils s’insèrent. Bref, des programmes politiques en rondelles de saucisson, des promesses, des incantations mais pas de vrais analyses en profondeur et encore moins de vision prospective. Pour preuve ,la quasi-absence de préoccupations du dramatique déficit commercial français véritable thermomètre de l’économie et qui affiche régulièrement autour de 60 à 80 milliards de déficits par an quand les Allemands dégagent un bénéfice de l’ordre de 200 milliards. Or  de cette compétitivité dépendent  la croissance, l’emploi, la rentabilité, les salaires et les ressources fiscales. Pire, La quasi-totalité des programmes se traduisent par des dépenses supplémentaire  ( donc des impôts) ! NDLR

La poursuite du creusement du déficit commercial est – avec celle du déficit public – une des conséquences de la bonne résilience de l’économie française de ces dernières années. La hausse récente des prix de l’énergie ne fera qu’alourdir la facture et rend d’autant plus crucial d’aborder cet enjeu économique dans les débats électoraux. Par Clémentine Gallès, Cheffe Économiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking

A moins de 10 jours du premier tour des élections présidentielles, les débats entre candidats auront été largement évincés par l’actualité de la guerre en Ukraine et par une entrée en campagne tardive du Président sortant dont la réélection au dire des sondages semble acquise. Pour autant, les enjeux économiques auxquels devront faire face la nouvelle majorité sont bien présents et mériteraient d’être abordés dans le nouveau contexte géopolitique. La question de la compétitivité des entreprises françaises est emblématique de ces enjeux.

Une tendance de long terme de dégradation du déficit commercial français

Si la France reste une importante puissance exportatrice (au 5ème rang mondial sur l’ensemble des biens et services), son solde commercial se creuse progressivement depuis plus de 20 ans.

Cette dégradation reflète plusieurs phénomènes : une consommation française particulièrement dynamique, une forte dépendance aux importations d’hydrocarbures (cf. graphique 1), mais aussi une perte de compétitivité des entreprises françaises par rapport à celles des partenaires commerciaux de la France. Cette perte de compétitivité est particulièrement visible du côté de la production des biens et s’est accompagnée d’une baisse importante de la taille de l’industrie française.

 

Pendant longtemps, l’explication principale était un coût du travail plus élevé en France, mais ce n’est plus le cas depuis déjà quelques années. En effet, au cours des années 2000-2010, la perte de compétitivité de l’industrie française s’expliquait par un coût du travail particulièrement élevé du fait de l’importance de son système social (retraites et sécurité sociale).

Différentes réformes ont été mises en place depuis, dont le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) entré en vigueur en 2013, et ont permis d’inverser cette tendance. Pour autant l’affaiblissement de l’industrie française a généré une perte de compétitivité au-delà des coûts. En effet, la réduction des investissements en R&D et en formation a progressivement créé un déficit de compétitivité hors coûts.

En quoi la guerre en Ukraine change la donne ?

La crise sanitaire prolongée a été particulièrement sévère pour l’industrie française compte tenu la spécialisation de celle-ci (aviation, armateurs, tourisme). Aujourd’hui, la hausse des coûts de l’énergie affecte en premier plan les entreprises industrielles européennes, davantage dépendantes de l’énergie russe (cf. graphique 2).

 

Au sein de l’Europe, les entreprises françaises s’avèrent un peu moins affectées par cette hausse des coûts. Le mix énergétique de la France les rend en effet moins dépendantes du gaz russe. Par ailleurs elles bénéficient de soutiens publics conséquents pour amortir le choc.

Présidentielles : au moins 30 % d’abstention

Présidentielles : au moins 30 % d’abstention

 

D’après une enquête d’opinion BVA, seulement 69% des Français inscrits sur les listes électorales indiquent avoir de l’intérêt pour ce scrutin à venir.

Cette abstention potentielle apparaît très forte chez les jeunes entre 25 et 34 ans, qui pourraient être 44% à ne pas aller voter, et 36% chez les 18-24 ans.

Sur les raisons de cette abstention, d’après l’enquête de l’institut de sondages, 16% des potentiels abstentionnistes avancent des raisons proches des personnes non-inscrites sur les listes électorales, arguant le fait qu’ils ne voient pas l’intérêt du vote.

41% des personnes qui pourraient s’abstenir avancent aussi ne pas attendre « grand-chose de cette élection, que cela ne changera rien à leur quotidien ». Une proportion similaire – 40% – dit avoir « l’impression que les jeux sont déjà faits ».

Au-delà, 53% des Français en général interrogés, abstentionnistes ou non, estiment qu’une mesure efficace pour lutter contre l’abstention serait de reconnaître le vote blanc.

Selon l’étude, 93% des personnes interrogées déclarent être inscrites sur les listes électorales. Un chiffre sensiblement pareil aux 94% d’une étude de l’Insee en février 2020. Mais dans les faits, on compte de leur de 20 % d’électeurs non-inscrits (ou mal inscrits qui voteront peu). De sorte que le taux réel de non-participation pourrait être proche de 50 %.

Sondage BVA pour RTL et Orange. L’interrogation a eu lieu par Internet, les 1er et 2 mars, 8 et 9 mars et 15 et 16 mars. L’échantillon est composé de 4838 personnes, représentatives de la population française de plus de 18 ans. La marge d’erreur se situe entre 0,7 et 1,6.

Guerre en Ukraine et les impostures de certains candidats aux présidentielles

 Guerre en Ukraine et  les impostures de certains candidats aux présidentielles

 

Tous ceux qui se prétendaient gaulliens sont pris à revers par l’offensive menée par Vladimir Poutine. L’enjeu de la campagne présidentielle est désormais de réarmer les démocraties face aux dangers qui les menacent, observe dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

 

 

Le déclenchement de la guerre en Ukraine au beau milieu de la campagne présidentielle française a mis le théâtre politique français sens dessus dessous. Des acteurs qui pensaient tenir le haut du pavé sont soudain pris à revers.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui espérait creuser l’écart avec ses concurrents, a le plus grand mal à justifier l’aveuglement dont il a fait preuve à l’égard de Vladimir Poutine, qu’il décrivait naguère comme une victime injustement agressée par l’OTAN. L’antiaméricanisme qui sert de grille de lecture à l’« insoumis » ne saurait tout justifier. Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Anne Hidalgo (Parti socialiste), devenus les défenseurs les plus zélés du peuple ukrainien, se font fort de le lui rappeler depuis quelques jours, espérant au passage rééquilibrer un tant soit peu la balance électorale en leur faveur.

 

A droite et à l’extrême droite, l’explication est tout aussi musclée entre Valérie Pécresse et ses deux concurrents, Eric Zemmour et Marine Le Pen (Rassemblemant national), qui n’ont cessé de faire les yeux doux à l’autocrate, de l’excuser, de plaider sa cause. « Poutine le patriote », vantait, il y a peu, le chef de file de Reconquête !, Poutine auquel la candidate d’extrême droite avait rendu visite en mars 2017, un mois avant le premier tour de la présidentielle, pensant en faire un parrain de choix. Bas les masques !

Débusqué aussi François Fillon, qui siégeait au conseil d’administration de deux groupes pétroliers russes dont l’un proche de Vladimir Poutine. Alors que ce dernier venait de déclencher les hostilités, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy lui trouvait encore des excuses. Ce n’est que sous l’opprobre qu’il s’est résolu à démissionner de ses mandats. Fossoyeur de la droite lors de l’élection présidentielle de 2017, il était en train de plomber la campagne de celle qui tente cahin-caha de relever le flambeau.

Rarement un événement extérieur aura autant mis à nu les acteurs et dévoilé les impostures. Les thuriféraires de la voix singulière de la France, les contempteurs de l’Union européenne (UE) sont tombés dans le piège poutinien. Ils se disaient gaulliens. Ils n’ont fait que démontrer leur coupable faiblesse à l’égard d’un dirigeant doté de l’arme nucléaire et qui n’en fait qu’à sa tête.

 

D’aucuns s’inquiètent que la campagne présidentielle, qui a tant de mal à prendre, puisse être phagocytée par la guerre en Ukraine. Il faut au contraire s’en réjouir car l’événement, par sa brutalité, a pour effet de remettre les pendules à l’heure. La France est devenue dangereusement vulnérable. Si elle veut compter dans les affaires du monde, elle doit s’en donner les moyens. Par deux fois sous ce quinquennat, l’alerte a sonné.

Sondage présidentielles : baisse des concurrents de Macron

Selon un sondage Ifop pour LCI, Paris Match et Sud Radio, Emmanuel Macron profite électoralement de la crise ukrainienne avec 28 % des intentions de vote (plus 2 %).

Loin derrière, Marine Le Pen maintient sa deuxième position et est crédité de 16% des intentions de vote (-0,5) quand son rival nationaliste, Éric Zemmour, chute au premier tour, avec 14% (-1,5).

La candidate Les Républicains Valérie Pécresse continue de s’éloigner du podium. La Francilienne est créditée de 13% et perd un point. À gauche, l’insoumis Jean-Luc Mélenchon obtient 10,5% et enregistre une légère baisse (-0,5) tandis que l’écologiste Yannick Jadot reste stable (5%) comme la candidate socialiste Anne Hidalgo (2,5%). Le communiste Fabien Roussel baisse légèrement (3,5% ; -0,5) tout comme Christiane Taubira qui obtient 1,5% (-0,5%).

La Guerre en Ukraine révèle les impostures de certains candidats aux présidentielles

La Guerre en Ukraine révèle les impostures de certains candidats aux présidentielles

 

Tous ceux qui se prétendaient gaulliens sont pris à revers par l’offensive menée par Vladimir Poutine. L’enjeu de la campagne présidentielle est désormais de réarmer les démocraties face aux dangers qui les menacent, observe dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

 

 

Le déclenchement de la guerre en Ukraine au beau milieu de la campagne présidentielle française a mis le théâtre politique français sens dessus dessous. Des acteurs qui pensaient tenir le haut du pavé sont soudain pris à revers.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui espérait creuser l’écart avec ses concurrents, a le plus grand mal à justifier l’aveuglement dont il a fait preuve à l’égard de Vladimir Poutine, qu’il décrivait naguère comme une victime injustement agressée par l’OTAN. L’antiaméricanisme qui sert de grille de lecture à l’« insoumis » ne saurait tout justifier. Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Anne Hidalgo (Parti socialiste), devenus les défenseurs les plus zélés du peuple ukrainien, se font fort de le lui rappeler depuis quelques jours, espérant au passage rééquilibrer un tant soit peu la balance électorale en leur faveur.

 

A droite et à l’extrême droite, l’explication est tout aussi musclée entre Valérie Pécresse et ses deux concurrents, Eric Zemmour et Marine Le Pen (Rassemblemant national), qui n’ont cessé de faire les yeux doux à l’autocrate, de l’excuser, de plaider sa cause. « Poutine le patriote », vantait, il y a peu, le chef de file de Reconquête !, Poutine auquel la candidate d’extrême droite avait rendu visite en mars 2017, un mois avant le premier tour de la présidentielle, pensant en faire un parrain de choix. Bas les masques !

Débusqué aussi François Fillon, qui siégeait au conseil d’administration de deux groupes pétroliers russes dont l’un proche de Vladimir Poutine. Alors que ce dernier venait de déclencher les hostilités, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy lui trouvait encore des excuses. Ce n’est que sous l’opprobre qu’il s’est résolu à démissionner de ses mandats. Fossoyeur de la droite lors de l’élection présidentielle de 2017, il était en train de plomber la campagne de celle qui tente cahin-caha de relever le flambeau.

Rarement un événement extérieur aura autant mis à nu les acteurs et dévoilé les impostures. Les thuriféraires de la voix singulière de la France, les contempteurs de l’Union européenne (UE) sont tombés dans le piège poutinien. Ils se disaient gaulliens. Ils n’ont fait que démontrer leur coupable faiblesse à l’égard d’un dirigeant doté de l’arme nucléaire et qui n’en fait qu’à sa tête.

 

D’aucuns s’inquiètent que la campagne présidentielle, qui a tant de mal à prendre, puisse être phagocytée par la guerre en Ukraine. Il faut au contraire s’en réjouir car l’événement, par sa brutalité, a pour effet de remettre les pendules à l’heure. La France est devenue dangereusement vulnérable. Si elle veut compter dans les affaires du monde, elle doit s’en donner les moyens. Par deux fois sous ce quinquennat, l’alerte a sonné.

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