Archive pour le Tag 'présidentielles'

Prix du gaz : le blocage maintenu jusqu’aux élections présidentielles

Prix du gaz : le blocage maintenu jusqu’aux élections présidentielles

Jean Castex fait évidemment des promesses qu’il  ne pourra pas tenir en indiquant que le blocage des prix du gaz réglementé concernera toute l’année 2022. Tout au plus, il peut affirmer que le dispositif s’appliquera jusqu’aux élections présidentielles. Ensuite évidemment un nouveau gouvernement- voir- une nouvelle majorité- remettra certainement en cause des mesures dans certaines ont bien entendu des aspects électoraux.

 

En outre en considérant toutes les promesses et décisions du gouvernement, il y a fort à parier qu’on justifiera une certaine rigueur budgétaire après les prochaines élections présidentielles et législatives. Un rituel classique dans la gestion budgétaire de l’État.

 

De ce fait, les déclarations de Jean Castex n’engagent que lui-même quand il affirme:. «Le 30 septembre dernier, je vous ai dit que nous pensions (l’arrêter) fin avril. Les experts nous indiquaient qu’à partir d’avril, les tarifs commenceraient leur décrue. Aujourd’hui, les experts nous disent que cette décrue interviendra mais sera plus lente donc nous avons pris nos responsabilités en maintenant les blocages des prix sur tout le long de l’année 2022», a-t-il expliqué.

Présidentielles 2022 : le moral dans les chaussettes pour la gauche

Présidentielles 2022 : le moral dans les chaussettes pour la gauche

 

Trois raisons qui expliquent l’écroulement de la gauche. D’abord son inefficacité sur le plan socio- économique, son échec notamment sur l’emploi. Ensuite son renoncement aux valeurs de la laïcité pour ne pas contrarier le courant islamiste. Enfin ses propositions irréalistes concernant l’environnement même si le sujet demeure important pour les Français. Résultat :27,5% des intentions de vote au premier tour, pour l’ensemble des sept personnalités de gauche aujourd’hui candidates à l’élection présidentielle. C’est très peu, comparativement aux 24% crédités à Emmanuel Macron, 18% à Marine Le Pen, 15% à Xavier Bertrand et 12% à Eric Zemmour, dans le dernier baromètre Ifop Fiducial pour LCI et Le Figaro publié le 4 octobre.

Dans un scénario où Eric Zemmour et Xavier Bertrand seraient candidats, les intentions de vote pour l’écologiste Yannick Jadot sont de 8% (+0,5), celles pour le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon de 7% (-2). Elles s’établissent à 5,5% (-1,5) pour la candidate PS Anne Hidalgo et à 3,5% pour Arnaud Montebourg, le candidat PCF Fabien Roussel se situant à 2%.

 

« Ce qui marque, c’est à quel point la gauche est faible – 27, 28% selon notre sondage« , a analysé Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop, sur LCI. « On est à un étiage historiquement bas. Quand on prend l’un des plus mauvais, qui était 2007, on était autour de 30%. Ça en dit long sur la dislocation de la gauche. » 

Présidentielles 2022:sans Le Pen au deuxième tour ?…….. et sans Macron!

Présidentielles  2022:sans  Le Pen au deuxième tour ?…….. et sans Macron!

 

Depuis des mois et des mois, les analystes politiques prévoient un second tour Macron-Le Pen. Avec chacun selon les sondages et les moments autour de 20 à 25 % des voix. Aujourd’hui notamment avec la venue de Zemmour, les mêmes spécialistes s’interrogent sur l’hypothèse Marine Le Pen au second tour.

Il se pourrait en effet que l’arrivée de Zemmour change la donne électorale. Un autre candidat par exemple de droite comme Xavier Bertrand pourrait se qualifier ou même Zemmour lui-même. En effet, le seuil à atteindre pour se qualifier au second tour tourne autour de 15 % depuis que Zemmour a divisé la  droite.

Ce que reconnaît Jérôme Jaffré est directeur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique « Nous sommes dans la précampagne plutôt que dans la campagne elle-même. Car le scrutin est encore loin, ce n’est pas le temps de la prise de décision des électeurs. D’autant plus que les choses prendront une autre tournure quand Emmanuel Macron se déclarera: la lutte s’organisera alors autour de lui et, pour les autres candidats, contre lui. Restent déjà des indications majeures. Tout d’abord, l’incertitude sur l’affiche du second tour. Si Macron paraît avoir de grandes chances d’être l’un des finalistes, nous ne sommes pas sûrs de qui sera son adversaire, alors que tout depuis 2017 annonçait un nouveau duel Macron/Le Pen! Ensuite, nous entrevoyons un renversement du rapport des forces, car la droite extrême de Le Pen et Zemmour totalise aujourd’hui plus de 30 % des intentions de vote. Et la droite classique, qui jadis dominait ce camp, »

Ce que ne dit pas par contre le politologue, c’est l’hypothèse d’une non qualification de Macron lui-même au second tour. Pour l’instant ,  Macron jouit encore d’un certain soutien dans l’opinion en tant que président de la république (un peu moins de 40 %). Ceci étant,  c’est autre chose que de considérer les intentions de vote pour une future candidature. Il se pourrait bien que l’anti Macron constitue l’axe stratégique de la plupart des candidats. Macron lui-même suscite par sa personnalité autoritaire et un peu mondaine un rejet d’une grande partie de la population.

Rien n’est joué dans cette élection. Macron élu essentiellement par les voies de gauche en 2017 a conduit une politique de droite. Il aura du mal à valoriser son bilan politique relativement contradictoire tant sur le plan économique que sociétal. Macron a surtout fait du slalom politique en contournant les difficultés et en se contredisant sur de nombreux sujets. La France surtout ne sort pas renforcée de son mandat. Elle demeure faible sur le plan économique et fragile sur le plan sociétal.

La distribution de milliards jusqu’aux élections présidentielles ?

La distribution de milliards jusqu’aux élections présidentielles ?

 

Un article de Marc Landré  dans le Figaro attire l’attention sur la dérive possible d’une distribution très large de milliards jusqu’aux élections présidentielles . Le  risque en effet compte-tenu de la fragilité des équilibres politiques, c’est que le chef d’État soit tenté de faire une annonce de dépense à chaque intervention.

« Comme avant chaque présidentielle, le chef de l’État sortant – surtout quand il est candidat (déclaré ou non) à sa propre succession – sort le carnet de chèque de l’État pour arroser large et ouvre grandes les vannes de la dépense. Emmanuel Macron ne déroge pas à la règle et le budget 2022, qui doit être présenté le 22 septembre prochain, en est un exemple flagrant.

Pas une semaine ne passe sans qu’une nouvelle dépense ne soit annoncée. Ce jeudi matin, c’est Olivier Véran qui a officialisé la gratuité de la pilule et de tous les soins/consultations attenants pour les moins de 25 ans à compter du 1er janvier… 2022. Et ce pour limiter les grossesses non désirées. Le coût, dévoilé par le ministre de la Santé ? 21 millions d’euros par an.

Mais s’il n’y avait que cela… À Marseille la semaine dernière, lors de son déplacement de trois jours dans la capitale phocéenne, le président de la République a aligné pas moins de 1,5 milliard d’euros en aides d’urgence pour la ville… « 

Covid-Passe sanitaire: jusqu’à Noël ou jusqu’à la veille des élections présidentielles ?

Covid-Passe sanitaire: jusqu’à Noël ou jusqu’à la veille des élections présidentielles ?

 

 

Le bavard ministre de la santé a déjà préparé le terrain en annonçant que le pass serait nécessaire au-delà de la date légale du 15 novembre. Il est donc vraisemblable que le fameux sésame sera obligatoire jusqu’aux fêtes de fin d’année voir même jusqu’à la veille des élections présidentielles.

La levée de cette mesure restrictive -mais nécessaire – constituerait un acte de libéralisation favorable au  pouvoir en place à la veille des élections. Pour justifier la mesure de prolongation du passe le ministre de la santé a déclaré

«La quatrième vague n’est pas derrière nous mais elle diminue», a-t-il indiqué, invitant toutefois à rester vigilent à l’approche de la fin des vacances qui pourrait créer un brassage de population et de la rentrée des classes.

Sondage présidentielles: les Français pour des primaires

 Sondage présidentielles: les Français pour des primaires

Selon le sondage Ifop pour le JDD, les Français s’affirment majoritairement favorables à l’organisation de primaires à gauche et à droite en vue de la prochaine présidentielle.

 

Dans le détail,,  les sympathisants de droite majoritairement (58%) souhaitent pouvoir voter dans le cadre d’une primaire pour le candidat qui le représentera à l’élection présidentielle de 2022. Les deux tiers des sympathisants LR s’y déclarent même favorables (66%), selon le sondage Ifop. Ainsi que 73% des sympathisants de La République En Marche et 69% des électeurs d’Emmanuel Macron en 2017.  »

On retrouve la même ­majorité pour une primaire entre les différents prétendants à gauche (59%).

Interrogés par ailleurs sur la capacité d’autres personnalités politiques « à faire mieux ­qu’Emmanuel Macron », les ­Français, pour l’heure, n’en ont pas trouvé. ­Marine Le Pen, certes, recueille 25% de « mieux », un score proche de son socle électoral de premier tour (34% dans les catégories populaires). Mais, dans le même temps, 44% de « moins bien ». ­Xavier Bertrand (19 % de « mieux », 24% de « moins bien) et Valérie Pécresse (15% de « mieux », 28% de « moins bien ») ­progressent.

 

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L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 074 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 26 au 27 août 2021.

Passe sanitaire: jusqu’à Noël ou jusqu’à la veille des élections présidentielles ?

Passe sanitaire: jusqu’à Noël ou jusqu’à la veille des élections présidentielles ?

 

 

Le bavard ministre de la santé a déjà préparé le terrain en annonçant que le pass serait nécessaire au-delà de la date légale du 15 novembre. Il est donc vraisemblable que le fameux sésame sera obligatoire jusqu’aux fêtes de fin d’année voir même jusqu’à la veille des élections présidentielles.

La levée de cette mesure restrictive -mais- nécessaire constituerait un acte de libéralisation favorable au  pouvoir en place à la veille des élections. Pour justifier la mesure de prolongation du path le ministre de la santé a déclaré

«La quatrième vague n’est pas derrière nous mais elle diminue», a-t-il indiqué, invitant toutefois à rester vigilent à l’approche de la fin des vacances qui pourrait créer un brassage de population et de la rentrée des classes.

Politique-Présidentielles : un candidat animaliste, à quand un candidat des club de pétanque ?

Politique-Présidentielles  : un candidat animaliste,  à quand un candidat des club de pétanque ? 

On peut comprendre évidemment que des organisations se préoccupent de la souffrance animale. Ceci étant,  la multiplication des candidatures aux présidentielles de 2022 pour des motifs aussi restreints pose la question de la démocratie. En effet pourquoi pas aussi des candidats des clubs de pétanque, de belote, évidemment des pêcheurs, des chasseurs, des végétariens et pourquoi pas aussi des nudistes.

Au total on risque d’aboutir comme d’habitude à une quinzaine au moins deux candidatures à la magistrature suprême. Une situation qui ne manque pas d’étonner à l’étranger. En France , on est incapable de créer des conditions efficaces et légitimes d’émergence de candidats et n’importe quel représentant d’un lobby peut faire valoir sa candidature sans parler des deux ou trois tordus qui satisfont une fois tous les cinq ans leur ego sur dimensionné pour paraître dans la petite lucarne alors qu’ils ne peuvent escompter que 0,5 % des voix. 

Présidentielles : Zemmour trop limité (le politologue Jérôme Sainte-Marie)

Présidentielles : Zemmour trop limité (le politologue Jérôme Sainte-Marie)

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Jérôme Sainte-Marie est politologue, président de l’institut PollingVox, et auteur de l’essai Bloc contre bloc  analyse des hypothèses sur les présidentielles de 2022.

Marine Le Pen est-elle la grande perdante des régionales ?

Il faut distinguer les faits et leurs conséquences. Si on prend en compte les faits, c’est-à-dire les scores, c’est La République en marche qui essuie la plus lourde défaite car la fraction de l’électorat qui s’est déplacée avait un profil tout à fait en correspondance avec le parti d’Emmanuel Macron, alors que la sociologie de l’abstention handicapait, elle, naturellement Marine Le Pen. Si on prend en compte les conséquences, c’est-à-dire la dynamique politique dans la perspective de la présidentielle, on peut, oui, considérer que la présidente du RN a connu un échec plus grave. Il est cependant probable qu’au premier tour de la présidentielle, elle retrouvera les électeurs qui votent habituellement pour elle et ne se sont pas déplacés lors des régionales : l’électorat ouvrier, les jeunes…, bref, ceux qui sont en attente de protection, voire de changement politique important pour le pays et pour eux-mêmes et qui ont considéré qu’un scrutin local ne l’apporterait pas. Au fond, leur abstention a été très rationnelle. En revanche, Marine Le Pen a besoin pour crédibiliser sa capacité présidentielle d’attirer à elle des compétences, des cadres, des fractions de l’élite. Plus que le prétendu plafond de verre ou ses valeurs, sa crédibilité comme force de gouvernement est son principal handicap. C’est en le comblant qu’elle pourra se désenclaver. Or, le mauvais score du RN aux régionales ne va pas inciter ceux parmi les élites qui auraient pu la rejoindre à le faire. Même si, dans le futur, des sondages la placent toujours en tête en vue de 2022, ces enquêtes vont susciter de la méfiance et Marine Le Pen ne retrouvera pas tout de suite la dynamique nécessaire pour attirer des compétences.

Quelles conclusions doit-elle en tirer ?

Cela rappelle que mobiliser avant tout son propre électorat constitue une priorité pour tout candidat. Dans le contexte actuel, il n’y a plus d’électorat acquis, l’acte de voter a perdu de sa solennité et la déstructuration du système partisan permet de varier son choix suivant les scrutins. Jean-Luc Mélenchon l’a déjà expérimenté à son détriment, une bonne moitié de ses électeurs de 2017 l’ayant abandonné. Marine Le Pen peut mobiliser les catégories populaires, c’est-à-dire s’adresser aux Français qui ont voté non en 2005, soutenu les Gilets jaunes en 2018. Dans certains sondages, son score parmi les ouvriers et les employés tangentait ces derniers mois les 50 % dès le premier tour. Certes, ce n’est pas suffisant pour elle pour conquérir le pouvoir, mais c’est indispensable pour atteindre une masse critique dans les sondages puis dans les urnes. Telle est la condition de sa qualification pour le second tour. Son crédit dans les milieux populaires a été sa garantie principale de succès depuis son élection à la tête du FN en 2011. Or, il a manqué à la présidente du RN durant cette campagne, des messages s’adressant à l’identité sociale de son électorat. Le contraste est puissant avec les européennes de 2019. Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient réussi à détourner le sens de ces élections en les transformant en référendum anti-Macron. Etait-ce possible aux régionales ? Ce n’est pas certain, le contexte social est atone et l’on ne parlait guère des réformes envisagées. Du coup l’accent a été mis sur les compétences des régions et sur la bonne gestion de celles-ci, débat dans lequel le RN est naturellement handicapé et qui visiblement n’intéresse guère les électeurs.

Le Rassemblement national exerce parfois la fonction tribunitienne attribuée autrefois au Parti communiste, mais il manque de relais syndicaux ou associatifs pour pleinement représenter les catégories populaires

Où est passé le bloc populaire ?

Un bloc, notion dérivée du bloc historique théorisé par Antonio Gramsci, se constitue par la rencontre d’un projet et d’une sociologie. Le bloc élitaire existe indubitablement, car le projet d’Emmanuel Macron est idéologiquement cohérent, bien adapté à nos institutions et a trouvé son public. Le bloc populaire est lui bien plus problématique. Le Rassemblement national exerce parfois la fonction tribunitienne attribuée autrefois au Parti communiste, mais il manque de relais syndicaux ou associatifs pour pleinement représenter les catégories populaires. Reste qu’aujourd’hui les clivages sociaux sont présents comme jamais. Lors de la présidentielle, on peut donc penser qu’une polarisation aura lieu, avec un effet de miroir idéologique entre Macron et Le Pen qui a son pendant sociologique.

Ces élections ont-elles vraiment signifié le retour de la droite ?

La victoire de la droite est en trompe-l’œil. Dans le cadre d’une élection, où seul s’est déplacé un tiers des inscrits, la composition de sa sociologie électorale constitue un avantage décisif. Dans cette élection, ce sont d’abord les retraités, les « bien installés » qui sont allés voter. Ils sont surreprésentés chez Les Républicains, même si Emmanuel Macron a récupéré les cadres supérieurs. Il y a donc eu un formidable effet d’aubaine pour la droite. Mais elle ne doit pas en tirer pour autant des conclusions pour la suite. La gauche, malgré son état au niveau national, a vu également tous ses sortants reconduits. La prudence devrait être de mise.

Xavier Bertrand est-il bien parti pour s’imposer comme le candidat de LR ?

Il est incontestablement sorti très conforté des régionales. Il a des atouts réels pour la suite. Il a été réélu à la tête de la région la plus pauvre de France, ce qui est un symbole utile. Il l’a emportée à deux reprises, et la deuxième très franchement, sur le RN. Il incarne le Français moyen, ce n’est pas ici péjoratif, et contrairement à d’autres leaders de la droite, il n’apparaît pas comme une simple solution de substitution à Emmanuel Macron, mais représente une formule originale. Une des expressions fétiches de Xavier Bertrand est « Je sais où se trouve le point d’équilibre de la société français ». S’il parvient à l’incarner, son offre électorale aura du potentiel.

Même si dans les sondages actuels, Eric Zemmour semble prendre pour l’instant à Nicolas Dupont-Aignan et au candidat LR, il n’apportera pas de nouvelles fractions d’électorat à la candidate du RN lors d’un second tour. En revanche, il facilitera la tâche d’Emmanuel Macron

Que peut changer une candidature d’Eric Zemmour en 2022 ?

Elle ne peut faire qu’un seul gagnant : Emmanuel Macron. Eric Zemmour manifeste un grand talent mais est devenu une figure extraordinairement clivante dont la capacité à rallier une majorité paraît illusoire au vu des sondages. Lorsque l’on parle de son potentiel électoral qu’il soit de 13 % ou 18 %, il faut rappeler qu’il est mesuré sans que soient mentionnés ses concurrents ni précisé s’il s’agit du premier ou du second tour de la présidentielle. A ce jeu-là, la plupart des personnalités politiques un peu connues obtiennent un résultat supérieur. Sur l’immigration, la sécurité, l’indépendance nationale, Marine Le Pen et Eric Zemmour sont très proches (l’Islam est une revanche une différence). Celui-ci ne pourra se distinguer qu’en faisant une campagne disqualifiant la personne de Marine Le Pen. Et même si dans les sondages actuels, il semble prendre pour l’instant à Nicolas Dupont-Aignan et au candidat LR, il n’apportera pas de nouvelles fractions d’électorat à la candidate du RN lors d’un second tour. En revanche, il facilitera la tâche d’Emmanuel Macron.

Parle-t-il au bloc populaire ?

Pour l’instant, pas du tout. Ce n’est pas son projet, d’ailleurs. Son emprise sur les milieux populaires est très faible. Il ne peut intéresser que des gens qui votent d’abord en fonction des questions migratoires, identitaires et sécuritaires. Lui-même ne prend jamais en compte les demandes sociales de l’électorat populaire, qu’il assimile curieusement aux programmes de gauche. On devine qu’il proposerait une solution libérale-identitaire qui ne peut parler qu’à des gens très motivés. En revanche, il se heurte au scepticisme, voire à l’inquiétude d’une bonne partie de l’opinion. Si l’on raisonne sur un plan strictement électoral, il a les handicaps de Marine Le Pen sans les atouts. La ferveur que cette hypothèse rencontre dans certains milieux aisés dit beaucoup de choses sur leurs conceptions de la nation et du peuple, mais pas forcément ce qu’ils aimeraient entendre.

Présidentielles : un candidat animaliste, à quand un candidat des club de pétanque ?

Présidentielles  : un candidat animaliste,  à quand un candidat des club de pétanque ? 

On peut comprendre évidemment que des organisations se préoccupent de la souffrance animale. Ceci étant,  la multiplication des candidatures aux présidentielles de 2022 pour des motifs aussi restreints pose la question de la démocratie. En effet pourquoi pas aussi des candidats des clubs de pétanque, de belote, évidemment des pêcheurs, des chasseurs, des végétariens et pourquoi pas aussi des nudistes.

Au total on risque d’aboutir comme d’habitude à une quinzaine au moins deux candidatures à la magistrature suprême. Une situation qui ne manque pas d’étonner à l’étranger. En France , on est incapable de créer des conditions efficaces et légitimes d’émergence de candidats et n’importe quel représentant d’un lobby peut faire valoir sa candidature sans parler des deux ou trois tordus qui satisfont une fois tous les cinq ans leur ego dimensionné pour paraître dans la petite lucarne alors qu’ils ne peuvent escompter que 0,5 % des voix. 

Présidentielles: Fabien Roussel , candidat communiste

Présidentielles: Fabien Roussel , candidat communiste

Le parti communiste français se soumet un véritable test de représentativité lors des présidentielles de 2022. Fabien Roussel son secrétaire général sera en effet candidat. Dans les récentes élections présidentielles le parti communiste avait soutenu Mélenchon qui va se voir privé de voix précieuses s’ajoutant à celles des socialistes et des écolos. Les sondages donnent jusqu’à maintenant deux à 3 % à Fabien Roussel qui déclare «Je ne me résous pas au scénario malsain d’une élection présidentielle figée dans un duo entre le président actuel et l’extrême droite. Il aboutirait à reconduire ce que nous vivons depuis 2017: des inégalités qui grandissent et un climat de haine qui s’installe dangereusement entre citoyens français».

Insécurité : un enjeu aux présidentielles pour 86% des Français

Insécurité : un enjeu aux présidentielles  pour 86% des Français

D’après sondage Ifop réalisé pour le JDD ,86% des Français assurent que l’enjeu de la sécurité sera « important, pour les présidentielles, ce thème devançant même la lutte contre le chômage (68%) et celle contre la précarité malgré la crise économique qui se profile (62%).

La préoccupation sécuritaire a bondi de 26 points depuis mai 2020, après un « été orange mécanique », selon l’expression du président (ex-LR) de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, marqué par une série de faits divers comme l’agression mortelle d’un chauffeur de bus à Bayonne, et un automne rythmé par les attaques djihadistes, avec notamment la décapitation du professeur Samuel Paty en octobre. Si ce sont les sympathisants de droite (85%) qui jugent les sujets sécuritaires comme davantage prioritaires, le sujet est également considéré comme important à gauche (63%, dont 70% chez les électeurs socialistes).

A un an du scrutin, « la sécurité s’annonce comme un enjeu majeur de la prochaine élection présidentielle », prévient Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. Interrogés par l’institut sur le poids de cette question dans leur choix en 2022, 86% des Français assurent qu’il sera « important, dont 44% « tout à fait important ». Sur ce terrain, les sympathisants de droite et d’extrême droite sont « en fusion » selon l’expression de Frédéric Dabi, puisque respectivement 98 et 99% des électeurs LR et RN en font un élément déterminant de leur vote. Mais la préoccupation sécuritaire n’est plus l’apanage de la seule droite : elle pèsera lourd, aussi, dans le vote des sympathisants LREM (86%), PS (80%) et même LFI (70%).

Présidentielles 2022 : l’influence majeure de la question de la délinquance

Présidentielles 2022 : l’influence majeure de la question de la délinquance

Les élections présidentielles de 2022 seront bien entendues influencées par plusieurs facteurs. La situation économique, la situation sociale mais aussi et surtout sans doute la question de la délinquance notamment dans la vie quotidienne (et pas seulement dans les banlieues difficiles même si la cela prend un caractère particulièrement inquiétant). Un phénomène que ne supporte plus une grosse majorité des Français. Ce qu’estime aussi Jérôme FOURQUET ,directeur du pôle opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop, auteur de L’Archipel français.(Interview dans le Figaro)

Des affaires de délinquance graves ne cessent de faire la une des médias. L’opinion juge-t-elle que leur nombre augmente de façon incontestable et que l’insécurité progresse?

 

Jérôme FOURQUET. -Selon une enquête Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio effectuée il y a deux semaines, 71% des Français estimaient que la délinquance avait augmenté au cours des derniers mois, dont 48% qu’elle avait même «beaucoup» augmenté. Ce sombre diagnostic, très largement partagé dans la population, ne tombe pas du ciel et le fameux «sentiment d’insécurité» n’est pas une vue de l’esprit ou un fantasme, comme certains avaient pu le dire au début des années 2000. Cette perception s’ancre dans une litanie d’affaires et de faits, qui ne cessent de scander l’actualité depuis des années. Alors que l’épidémie de Covid-19 sature les ondes et les écrans, les faits liés à la délinquance (rixes entre bandes de jeunes, violences urbaines, etc.) parviennent régulièrement à franchir ce mur du son et marquent

Fabien Roussel, : le dernier candidat communiste aux présidentielles ?

Fabien Roussel, : le dernier candidat communiste aux présidentielles  ?

 

Pour sans doute ne pas voir le parti communiste disparaître complètement de la scène politique, son secrétaire Fabien Roussel explique pourquoi il entend se présenter aux élections présidentielles de 2022 ( interview du JDD )

 

Pourquoi vouloir absolument être candidat du PCF à la présidentielle?
J’ai une conviction : présenter cette candidature aux Français en 2022 répond à un besoin. La crise sanitaire et économique que nous vivons impose encore plus de sortir des logiques de profit, de ce système économique qui exploite autant les hommes et les femmes que la planète. J’ai le sentiment que les valeurs de droite et d’extrême droite dominent en France. Cela me meurtrit. Avec cette candidature, j’ai l’ambition de créer la surprise, en particulier à gauche. Je souhaite porter ce combat pour que les valeurs de solidarité, de générosité et de justice redeviennent majoritaires. Le programme que je porterai sera celui d’une République sociale, laïque, écologique et féministe.

Êtes-vous certain d’être désigné, le 9 mai, par les militants communistes?
Le débat est ouvert. Je ne peux pas présager du résultat final, mais il y a une aspiration, plutôt majoritaire au PCF, à aller proposer notre projet aux Français, à apporter de la fraîcheur, des propositions nouvelles à gauche.

Qu’est-ce qui a changé par rapport à 2012 et à 2017, quand le PCF avait soutenu Jean-Luc ­Mélenchon?
La poussée énorme de l’abstention, le rejet de la politique, les déceptions à gauche. Les forces de gauche souffrent d’un manque de désir : elles ont besoin d’idées nouvelles et fortes pour le monde du travail, les salariés des usines, des hôpitaux, des écoles, les agriculteurs, les commerçants et artisans, les petits chefs d’entreprise… Aujourd’hui, quand on additionne l’ensemble des forces de gauche, on est loin d’une majorité. Je veux partir à la reconquête de ceux qui n’y croient plus. Et je crains qu’une candidature unique de la gauche génère plus d’abstention que de dynamique.

Justement, votre candidature ne rajoute-t-elle pas de la division à la division?
Je crois que la gauche peut redevenir majoritaire et je ne désespère pas pour 2022. L’objectif n’est pas d’additionner des partis qui ont déçu, mais d’aller ­conquérir de nouveaux électeurs. Un rassemblement de petits, ça fait toujours un petit rassemblement. Ce n’est pas ce que je souhaite. Il faut reprendre le pouvoir sur l’argent mais, pour cela, il faut ­convaincre ceux qui souffrent de retourner aux urnes.

Une primaire peut-elle rassembler la gauche?
Je n’y crois pas. Pour moi, ce n’est pas la solution. La primaire pose la question de la personne, comme si c’était cette personne qui pouvait tout régler. Je veux poser la question des idées et du programme : oui, il est possible de nationaliser les banques, de donner un avenir à chaque jeune de ce pays en lui garantissant un emploi à sa sortie de l’école. Qu’ils soient titulaires d’un CAP [certificat d'aptitude professionnelle] ou d’un diplôme d’ingénieur, tous auront une proposition d’emploi dans le périmètre où ils vivent et selon les compétences qu’ils ont acquises. Et pas un RSA [revenu de solidarité active]. Ce qui doit primer dans les quinze ans qui viennent, c’est notre jeunesse. On doit tout miser sur elle.

Si la gauche est faible aujourd’hui, c’est parce qu’elle a déçu, qu’elle a été arrogante

Justement, pourquoi ne pas porter ces idées dans le cadre d’une primaire?
Parce que c’est aux Français de choisir! Avec ces histoires de primaire, on est en train de mettre des pansements sans s’attaquer à la vraie maladie : si la gauche est faible aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elle est émiettée. C’est parce qu’elle a déçu, qu’elle a été arrogante, en dessous de tout. C’est là-dessus qu’on doit d’abord travailler. L’événement de cette présidentielle, ce sera donc un candidat communiste. Une candidature apaisée, bienveillante et ouverte sur l’ensemble de nos ­concitoyens.

La dernière candidate du PCF à se présenter, ­Marie-­George ­Buffet en 2007, avait recueilli moins de 2 % des suffrages…
Mais c’était en 2007! Au lendemain du vote des militants du PCF, le 9 mai prochain, nous fêterons un anniversaire symbolique : les 40 ans de la victoire de la gauche. Et, en 1981, les 15% du PCF au premier tour avaient apporté beaucoup d’espoir : ­Georges ­Marchais avait défendu l’ISF [impôt sur la fortune], la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés. Et pourtant ce n’était pas une candidature unique de la gauche!

Quid des 500 parrainages d’élus nécessaires à une candidature?
Je m’adresserai à tous les élus PCF, mais aussi à tous les maires de France qui peuvent se retrouver dans ma candidature. J’ai l’ambition de recueillir des parrainages bien au-delà du PCF.

En 2022, « il ira jusqu’au bout »

Consigne sera-t-elle passée aux élus PCF de ne pas accorder les leurs à Jean-Luc Mélenchon?
Chaque élu se déterminera. Mais j’espère qu’ils respecteront nos débats et le choix qui sera fait. Ce n’est pas moi qui décide. Le centralisme démocratique, ça existe chez d’autres, mais plus chez nous.

En avril 2022, vous serez donc quoi qu’il arrive sur la ligne de départ?
Tout à fait. Si les communistes le décident. Et j’irai jusqu’au bout.

Quelle sera votre position en cas de second tour ­Macron-Le Pen?
Même si la perspective de ce duel désespère les Français, ce n’est pas leur principal problème. Leur problème, c’est la pauvreté, le chômage, les jeunes qui font la queue pour manger… Mais le candidat que je serai fera tout pour empêcher l’extrême droite de s’imposer. Et je le dirai clairement.

Votre candidature à la présidentielle a-t-elle un lien avec le fait que vous n’êtes finalement pas tête de liste de la gauche unie aux régionales dans les Hauts-de-France, puisque c’est l’écologiste ­Karima ­Delli qui la ­conduira?
Non. J’ai tout fait pour que nous soyons rassemblés. Aujourd’hui, ma Région est la seule de France où il y ait ce rassemblement : c’est évidemment positif. Si je suis déçu, c’est parce que j’ai de grandes ambitions pour cette Région, et que mes propositions auraient été différentes de celles d’une tête de liste écologiste. Mais l’essentiel est d’être unis.

Ce sera peut-être le cas en Normandie?
J’aimerais que mes camarades Verts et socialistes aient en Normandie la même attitude que moi dans les Hauts-de-France. S’ils ne parviennent pas à mettre leur ego de côté, qu’ils ne viennent pas me donner des leçons de rassemblement!

Mélenchon est « compliqué »

Quelles sont aujourd’hui vos relations avec Jean-Luc Mélenchon?
Nous avons des relations de parti à parti.

Pas d’homme à homme?
Ça fait un moment qu’on ne s’est pas vus. Moi, je ne suis pas compliqué. Lui, si. J’ai cru comprendre qu’il n’acceptait pas que je puisse oser défendre nos propositions en 2022. Je le regrette et je lui demande de l’accepter sans en prendre ombrage. On a plutôt intérêt à additionner nos efforts et à aller ­conquérir un maximum d’électeurs avec nos idées.

Les Insoumis pensent encore que vous les rejoindrez…
Si le PCF me soutient, c’est pour aller jusqu’au bout. Tout ce que je demande, c’est qu’on se respecte. C’est pour cela que je ne dirai pas de mal des autres forces de gauche.

Parlons ensemble des élections législatives

Avez-vous des contacts avec Yannick Jadot, Anne Hidalgo ou d’autres?
J’ai des ­contacts avec tout le monde. On se parle. Je n’ai pas rencontré ­Yannick ­Jadot, mais j’ai eu des échanges avec le maire écologiste de Grenoble, ­Éric ­Piolle, le premier secrétaire du PS, ­Olivier ­Faure, le numéro deux de LFI, ­Adrien ­Quatennens… À tous j’ai dit : respectez le fait que le PCF fasse le choix de présenter un candidat à l’élection présidentielle. ­Anne ­Hidalgo m’a répondu : « Bien sûr! » Mais, surtout, parlons ensemble des élections législatives. Listons les circonscriptions où il est possible de battre un candidat de droite ou d’extrême droite, et demandons-nous comment faire pour l’emporter.

Pas de candidature unique à la présidentielle, mais des accords pour les législatives, donc?
Nous voulons travailler à un pacte avec les autres forces de gauche pour que les législatives nous permettent de nous rassembler dans le plus de circonscriptions possible. Pour qu’à l’Assemblée nationale nous arrivions à parvenir à une majorité de gauche et écologiste, dans laquelle il y aurait un maximum de députés PCF. J’ai la ­conviction que nous pouvons le faire, ensemble.

Sur le plan sanitaire, comment jugez-vous les annonces de cette semaine?
Je ne veux pas être dans la critique pour la critique. Le pari d’­Emmanuel ­Macron a échoué. On ne peut pas vivre avec le Covid. À force de dire que les jours et les semaines sans ­confinement étaient autant de jours et de semaines gagnés, on a beaucoup perdu. J’avais prévenu qu’un plateau aussi élevé n’était pas soutenable. Sur la tension hospitalière, sur l’indispensable maîtrise de la circulation du virus, aujourd’hui hors ­contrôle, sur l’urgence d’une vaccination massive, la protection des salariés, l’organisation d’un véritable accompagnement sanitaire et social des personnes qui doivent s’isoler… Sur toutes ces questions nous avons des propositions. Je les présenterai au chef de l’État. Je demande un débat au Parlement.

Présidentielles 2022 : le parti communiste veut son candidat , le dernier de l’histoire ?

Présidentielles 2022 : le parti communiste veut son candidat , le dernier de l’histoire ?

 

 

 

 

 

Cette fois le parti communiste semble bien décidé à avoir son candidat en 2022. En fait,  une sorte de choix cornélien. Si le parti se présente, il risque de se voir attribuer autour de 2 % des voix d’après les sondages actuels autant dire comme certaines organisations d’extrême-gauche. Un résultat qui pourrait encore confirmer la totale marginalisation d’un parti qui a longtemps dominé la vie politique française à gauche. Et si le PC ne présente pas de candidats, il risque cette fois de disparaître complètement.

 

D’une certaine façon,  on peut considérer que le parti communiste a déjà été tué deux fois. Une fois par Mitterrand qui s’est servi des voix communistes et qui a ensuite étouffé le vieux parti. Une autre fois par Mélenchon qui a sucé le sang du parti et ses sympathisants. Un succès d’autant moins apprécié par les communistes que Mélenchon s’est enfoncé dans le gauchisme qu’ont toujours condamné des communistes orthodoxes.

 

Le déclin du parti communiste français est cependant pour l’essentiel du à l’enfermement doctrinaire du parti communiste lui-même. Pour résumer, c’est l’attachement morbide à l’idéologie des années 50 qui a éloigné progressivement une opinion publique qui, elle ,a évolué sur deux nombreux plans. À cela s’ajoute évidemment le discrédit général sur le concept de société communiste, les seules subsistants étant clairement des organisations autoritaires et même dictatoriales.

 

Dommage sans doute car le parti communiste est sans doute la seule organisation politique encore animée par une sociologie proche du peuple. Tous les autres partis, extrême-gauche comprise, se sont laissées envahir soient par des opportunistes, soit par des intellos bobos complètement coupés des réalités sociales. Le credo universitaire Islamogauchistes témoigne de l’énorme décalage entre ce que pense une très large majorité des Français et ces nouveaux activistes doctrinaires et clairement fascisants. Sur ce terrain. Les élus communistes eux-mêmes n’ont pas montré un grand courage et ont souvent montré une certaine complicité avec le développement communautarisme.

 

Un seul exemple pour illustrer le propos. À Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, l’un des derniers bastions communistes, un très vieux club de football s’est toujours efforcé de maintenir une diversité dans le recrutement des joueurs mêmes si fort logiquement compte tenu de la population,  les joueurs d’origine étrangère étaient majoritaires. Par contre l’ancienne municipalité de Saint-Pierre-des-Corps a autorisé la création d’un club d’obédience maghrébine. Aux dernières élections , la municipalité communiste a été balayée et remplacée par une équipe municipale plutôt de droite.

 

Le parti communiste s’est lui-même tiré une balle dans le pied. Vraiment dommage. On peut évidemment être en désaccord avec l’idéologie et la pratique du parti mais on regrettera sans doute l’appropriation de tous les autres partis politiques par des opportunistes et où des intellos bobos.

Présidentielles : un candidat communiste en 2022 ?

Présidentielles : un candidat communiste en 2022 ?

 

 

Fabien Roussel, secrétaire général du parti communiste a déclaré qu’il envisageait sa candidature pour les élections présidentielles de 2022. Une décision difficile à prendre car les sondages lui donnent en ce moment 1à 2 %. Inversement sans candidature, le parti communiste pourrait encore davantage s’affaiblir voire disparaître.

Du coup, la déclaration du secrétaire général du parti communiste vise peut-être à rechercher l’union de la gauche « Je me bats pour qu’il y ait un candidat communiste à la présidentielle 2022″ a indiqué le communiste, ce jeudi matin. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le duel annoncé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Fabien Roussel sourit: « Vous faites déjà le second tour? Avant, cela, il y a un premier tour. Je ferai en sorte que jamais l’extrême-droite ne gouverne, ne prenne la main sur la République. Je ferai tout pour qu’il y ait un candidat de gauche, avec des valeurs de gauche de justice sociale, au second tour de cette élection présidentielle ».

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Politique-Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

Sondage Présidentielles 2022 : Macron 24 % et Marine Le Pen 26 %, les autres très loin sauf Bertrand

 

On risque de refaire le match de 2017 lors des prochaines élections avec les qualifications de Macron et de Marine le Pen. Le seul trouble-fête serait en l’état Xavier Bertrand . La gauche elle serait automatiquement éliminée du premier tour en raison de ses divisions. Selon le sondage de l’IFOP Macron serait crédité de 23 à 26% des suffrages. Il conserve un socle solide chez les personnes âgées et les catégories supérieures. Selon l’identité du candidat de droite testé, Macron attire à lui un quart à un tiers de l’électorat de François Fillon de 2017, signe que « la martingale de son quinquennat, son déport à droite, fonctionne bien », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

Créditée de 24 à 27% des voix, la présidente du Rassemblement national ferait dans tous les cas un meilleur score qu’en 2017 (21,3%). Elle garde une assise solide chez les jeunes, les commerçants et dans les catégories populaires, et 80 à 90% de son électorat de 2017 lui reste fidèle. Au coude-à-coude avec ­Macron, « elle peut émerger en tête au premier tour de la présidentielle », souligne Dabi.

 

Derrière ce duel émerge un troisième homme : Xavier Bertrand. Le président de la Région ­Hauts-de-France, qui s’est récemment multiplié afin que nul n’ignore son ambition présidentielle, est crédité selon les hypothèses de 15,5% à 19% des suffrages. Pour la première fois, il creuse l’écart avec ses rivaux de droite. Alors qu’il faisait en juin jeu égal avec François Baroin dans une étude de l’IFOP, avec 12% des voix, il le devance désormais de deux points, à 16%. S’il n’a pas officiellement renoncé, le maire (LR) de Troyes pâtit peut-être des doutes sur sa volonté de se lancer dans la course.

Bertrand surclasse largement les autres champions potentiels de la droite : Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau (8%) comme Rachida Dati (8%). S’il n’apparaît pas pour l’heure en mesure de décrocher un ticket pour le second tour, « il est susceptible d’être le chamboule-tout de ce jeu électoral », selon Dabi. Nul doute que l’Élysée va le surveiller de près, alors que Xavier Bertrand a justement rendez-vous jeudi à Calais avec l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour une remise de décoration à la maire Natacha Bouchart.

La gauche quant à elle serait éliminée en discussion dès le premier tour. Si le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon réalise les meilleurs scores, avec 10 à 15% des voix selon les cas, il est loin de son résultat de 2017 (19,58%).

L’eurodéputé EELV Yannick Jadot est crédité 6 à 8% des voix – 13% s’il est le candidat unique de la gauche, derrière Mélenchon..

Les socialistes ne détiennent pas non plus la solution. Il n’y a pas pour l’heure de miracle Anne Hidalgo : avec 9% des voix, la maire de Paris ferait mieux que François Hollande (7%) ou Ségolène Royal (5%), mais ne franchirait pas la barre des 10%. Encore loin, très loin d’un ticket d’une qualification pour la finale.

 

* Sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé du 28 septembre au 1er octobre 

Élections Présidentielles : les mêmes et on recommence

Élections Présidentielles : les mêmes et on recommence

il se confirme que le plateau des présidentielles 2022 sera assez proche de celui de 2017. Les deux têtes d’affiche seront évidemment Macron et Le Pen . Mélenchon sera encore présent mais aussi Nicolas Dupond Aignan plus quelques hurluberlus de droite et de gauche. Sans doute aussi quelques nouveaux mais avec peu de chances. Alors que dans la plupart des grandes démocraties les battus à cette élection fondamentale disparaissent du paysage politique, en France les responsables font carrière jusqu’à 70 ans, 80 ans et même plus. Il ne manque plus que Sarkozy et Hollande qui auraient pourtant grande envie de se présenter si les circonstances rendaient crédible leur candidature. Bref,  le paysage politique français est relativement sclérosé pour la simple raison qu’on a souvent transformée le mandat électoral en métier. D’ailleurs beaucoup de politiques n’hésitent pas à considérer leurs fonctions électives comme un métier. Le mal est profond car on rencontre le même phénomène au plan local avec des caciques qui commencent la politique vers 30 ou 40 ans et ne termine que vers les 80. Une sorte de clergé ou de caste qui sert d’abord ses intérêts et dont la principale préoccupation est de se faire élire et ré élire. Bilan faute de renouvellement et d’animation démocratique, les électeurs participent de moins en moins à un exercice électoral devenu très formel.

Présidentielles: Sarkozy, candidat en 2022

Présidentielles: Sarkozy, candidat en 2022

 

 

La question peut paraître décalée en tout cas prématurée  mais elle commence à se poser notamment chez les républicains dont l’électorat est désormais le principal soutien de Macron.

Après avoir fait un hold-up sur le parti socialiste, Macron a mit la main sur les républicains . Dans ce but ,il a nommé aux  principaux postes ministériels des membres des républicains a commencer par les premiers ministres Édouard Philippe et Jean Castex. Ensuite Macron a largement picoré dans les orientations politiques du parti républicain de sorte que les membres de ce parti ont  bien du mal à se positionner entre opposition et soutien. Pour mettre fin à cette ambiguïté et à ce détournement de légitimité politique, nombre de responsables des républicains souhaiteraient que leurs idées soient incarnées par un des leurs. Or pour l’instant aucune personnalité républicaine ne parvient réellement à présenter une alternative à Macron. Certains responsables du parti souhaitent une primaire pour se contraindre à désigner un leader pour 2022. Beaucoup pensent, avec ou sans primaire, au retour de Sarkozy qui dispose encore d’un fort potentiel de soutien politique dans l’opinion et qui ferait l’unanimité chez  républicains

Pour l’instant Sarkozy lui-même écarte cette hypothèse. Pourtant il n’a jamais lâché la politique; pour  preuve il est toujours largement présent et alimente régulièrement l’opinion avec des livres à très fort tirage qui en outre lui donnent  l’occasion de mobiliser les médias en particulier lors des séances de signature.

Officiellement Sarkozy évite toute critique vis-à-vis de Macron et se répand même en louanges par rapport à certaines de ses orientations mais fort habilement il ne manque pas de rappeler que dans des situations critiques comme en ce moment l’expérience et l’autorité constitue un atout pour diriger le pays.

 

Les Républicains,  ont  « pour l’instant une difficulté à trouver une incarnation », comme l’a admis Eric Ciotti, président de la commission d’investiture LR, vendredi sur France Inter. Et si Nicolas Sarkozy parvenait à s’imposer comme un « recours » pour sa famille politique ?

Très attentif à tout ce qui pourrait l’empêcher de se qualifier pour le second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron suit de près les faits et gestes de son prédécesseur. « Il faut prendre Sarkozy au sérieux », affirme l’un de ses proches, venu de la droite. Ainsi le récit qui a été fait du remaniement par les amis de l’ancien Président n’a-t-il pas échappé à l’Elysée. Camille Pascal par exemple, haut fonctionnaire qui fut la plume de Sarkozy à l’Elysée, y a vu la confirmation que l’ancien chef de l’Etat était « revenu »…

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