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Présidentielle : Filteris, Euromediations ou GOV prévoient Fillon en tête !

Présidentielle : Filteris,  Euromediations ou GOV prévoient Fillon en tête !

 

Plusieurs instituts qui se fondent essentiellement sur  le poids numérique des candidats à la présidentielle, sans se baser sur un échantillon de population ou sur des questions précises, comme peuvent le faire les instituts de sondage prévoient la victoire de Fillon en 2017. Le poids numérique ne se fonde pas sur des intentions de vote mais sur le volume d’informations parues dans les réseaux sociaux. Une étude très discutable car si les réseaux sociaux peuvent constituer les bases d’une enquête qualitative, ils ne sauraient rendre compte d’une appréciation quantitative. Indéniablement les réseaux sociaux présentent une source intéressante qui enrichit sans doute la démocratie mais force aussi et de constater que c’est également l’auberge Espagnole ;  on y trouve de tout, le pire et le meilleur. Ajoutons qu’il y a chez ces nouveaux instituts quelques l arrière-pensées politiques qui ne sont pas totalement neutres. La bataille entre les instituts classiques et les instituts numériques n’est pas seulement méthodologique, elle est aussi parfois politique. Dans la dernière étude Filteris  publiée le 11 avril, Marine Le Pen arrive en tête avec 23,51%, devant… François Fillon (22,83%). Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont, quant à eux, dans un mouchoir de poche avec respectivement 20,54% et 19,32%, loin devant Benoît Hamon avec 7,19%. François Fillon représente 22,83% du poids numérique global de l’ensemble des candidats et non 22,83% des voix.   Interrogé par RTL.fr, Jérôme Coutard, fondateur de Filteris expatrié au Canada depuis 25 ans, explique qu’il ne s’agit pas d’interpréter les résultats comme des intentions de vote. « Nous avons développé une méthode d’analyse, visant à mesurer l’influence des propagandistes, explique-t-il. En clair, nous captons ce que les gens pensent, leur opinion (tweets, publications Facebook, commentaires d’article…) et analysons l’influence des candidats sur les réseaux sociaux et sur le web au cours de la période électorale. Des algorithmes synthétisent ensuite tout cela, et on obtient une cote brute. » Tous les jours, Valeurs Actuelles publie l’évolution de la courbe de Filteris. Dans l’hebdomadaire, Valérie Boyer, soutien historique du candidat de droite, se sert de ces mesures pour expliquer que son champion sera présent en finale. « Sur les réseaux sociaux, les jugements concernant François Fillon sont plutôt positifs et les intentions de vote augmentent. Les analyses Filteris / Euromediations ou GOV réalisées à partir du ‘poids numérique’ des candidats le prouvent bien et nous qualifient pour le second tour », assure-t-elle.  L’entrée dans le jeu de Filteris ne convainc pas les sondeurs. « Ce qu’enregistrent les réseaux sociaux, ce sont des tendances intéressantes mais ce n’est pas représentatif de ce que pensent l’ensemble des Français », doute Gaël Sliman, président de l’institut de sondage Odoxa, sur France Inter.  »Il est très facile d’aller bourrer les médiaux sociaux avec des commentaires, des likes pour faire monter un candidat », ajoute Emmanuel Rivière, directeur de  Kantar Sofres one point à nos confrères de France Info.

Présidentielle: Hamon votera Mélenchon !

Présidentielle: Hamon votera Mélenchon !

En indiquant qu’il votera Mélenchon au second tour, Benoît Hamon met en évidence deux événements essentiels.  D’abord défaite probablement catastrophique au premier tour où sans doute il se situera en dessous de 10 %. Deuxièmement il envoie un message très net en direction des socialistes réformistes qui se sont déjà prononcés pour Macron ou qui vont le faire. Une position sans doute logique compte tenu des positions gauchistes de Benoît Hamon mais qui ne manquera pas d’interroger non de responsables socialistes réformistes qui ne se reconnaissent pas dans la politique minoritaire du frondeur Hamon et encore moins dans celles de Mélenchon. D’une certaine manière Benoît amont pratique la politique de la terre brûlée en se coupant définitivement du pôle réformiste du parti socialiste. Il préparerait l’éclatement du PS qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Il est en effet complètement irresponsable d’annoncer à l’avance sa défaite et pire de designer un concurrent t comme préférence.  Benoit Hamon a en effet  indiqué qu’il appellerait à voter plutôt pour Jean-Luc Mélenchon que pour François Fillon ou Emmanuel Macron s’il n’était pas qualifié au second tour. Le vainqueur de la primaire de la Belle Alliance a fait cette confidence à Laurent Ruquier, samedi soir, dans le cadre de l’émission On n’est pas couché.  Moi, je vais vous répondre franchement : Mélenchon », a-t-il lâché, suscitant une salve d’applaudissements dans le public. Avant de détailler son choix. « Parce que je considère qu’il y a, sur le fond, des proximités politiques. Sinon, nous n’aurions pas essayé de nous rassembler [avec Jean-Luc Mélenchon]. ». Justement son erreur fatale car mieux vaut l’original du gauchisme (surtout quand ce dernier est tribun talentueux) que sa pâle  copie

Présidentielle: Sarkozy, Juppé et Le Maire, service minimum pour Fillon

Présidentielle: Sarkozy, Juppé et Le Maire, service minimum pour Fillon  

 

Les principaux responsables des Républicains font vraiment le service minimum pour soutenir Fillon. Sarko s’est seulement fendu d’un communiqué ambigu.  Aux yeux de l’ancien chef de l’Etat, « le rassemblement au service d’une alternance franche et crédible est donc « un devoir pour chacun de ceux qui partagent nos valeurs ». « Il n’y a plus de place pour les hésitations ou les états d’âme. François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin », insiste-t-il dans une allusion implicite à la mise en examen du candidat de la droite dans le cadre des emplois présumés fictifs de sa famille. Le maire de Bordeaux a de son coté apporté un soutien timide à la candidature de François Fillon. Il juge que l’ancien Premier ministre a « l’expérience » pour diriger la France. « Le monde est dans la tourmente, la France a besoin d’un Président expérimenté. François Fillon a cette expérience. Je lui confirme mon soutien », a écrit sur Twitter le finaliste malheureux de la primaire à droite.  Le maire de Bordeaux, qui vante la stature internationale de François Fillon, a pourtant de nombreuses divergences avec le député de Paris.   Après l’attaque chimique menée contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun, Alain Juppé avait fustigé sur Twitter « les tenants de la ‘realpolitik’ », qui jugent Bachar el-Assad « fréquentable ».   Une allusion à peine voilée à Marine Le Pen et François Fillon, qui prônent un rapprochement avec la Russie, protecteur du régime syrien. Enfin Bruno Lemaire se rallie sans enthousiasme à Fillon et avec des réserves. . Bruno Le Maire «continue à croire» que le projet de François Fillon est «le mieux à même de redresser la France». «Il ne doit surtout pas être édulcoré!», demande-t-il. Selon lui, François Fillon est en mesure de se qualifier pour le second tour. Mais il met en garde contre le «risque de bunkerisation de la droite». «La droite doit parler à toute la société, pas à des clientèles. Elle doit être un espoir, pas une punition. Elle doit se tourner davantage vers les jeunes générations», préconise Bruno Le Maire, regrettant qu’«à peine plus de 10% des électeurs de 25 ans (veuillent) voter» pour son camp.

 

Présidentielle: La « Haute autorité du PS » gronde mollement les soutiens à Macron

Présidentielle: La « Haute autorité du PS »  gronde mollement les soutiens à Macron

 

Pour ménager l’avenir sans doute, la haute autorité du PS  s’est limitée à gronder les socialistes soutiens de Macron. Qui «  nombreux désertent le camp socialiste …en raison des réserves sur la campagne de Hamon »». Un véritable aveu de catastrophe annoncée. Une condamanation cependant molle. En cause sans doute, le fait que pour avoir des chances d’être élus nombre de socialistes auront besoin dune alliance avec Macron lors des législatives.  « La haute autorité dénonce seulement  des attitudes contraires au « principe de loyauté ». La Haute autorité éthique du parti a appelé samedi les socialistes à respecter la primaire qui a désigné Benoît Hamon comme candidat à la présidentielle, déplorant que certains tablent « manifestement sur la victoire d’un autre candidat, Or la Haute Autorité Ethique constate que, régulièrement, des adhérents du Parti socialiste, et notamment des élus, tablant manifestement sur la victoire d’un autre candidat, font connaître leur préférence pour celui-ci, ce qui revient à nier le processus électoral des Primaires Citoyennes », déplore la Haute autorité dans un communiqué. « Cette préférence se manifeste plus ou moins intensément, qu’il s’agisse de l’annonce du vote pour un autre candidat, du ralliement pur et simple ou de la recherche d’une investiture concurrente pour les élections législatives », constate-t-elle, alors que de nombreux socialistes désertent la campagne au profit notamment du leader d’En marche, Emmanuel Macron, qui n’est pas passé par les Primaires citoyennes. Cette attitude est contraire au « principe de loyauté » qui oblige les adhérents du PS « à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste, quelles que soient les réserves qu’ils déclarent éprouver à l’égard de la manière dont le candidat investi mène sa campagne », rappelle la Haute autorité.

Présidentielle : remettre le concept de déficit public ?

Présidentielle : remettre le concept de  déficit public ?

Finalement la dette et le déficit ont été peu abordé lors  du dernier débat présidentiel, de quoi se demander s’il y a vraiment un problème ou si les candidats ne sont pas complètement inconséquents

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit public atteint 3,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016, en légère baisse, tandis que la dette s’élève de son côté à 96% du PIB. Des données statistiques encore éloignées des critères de Maastricht établis en 1992. Les gouvernements européens s’engageaient alors à ne pas dépasser un déficit public de plus de 3% pour maintenir la dette publique en deçà de 60%. Dettes et déficits ont en réalité largement dérapé depuis vingt-cinq ans.  Nombre de candidat à l’extrême gauche  Hamon, Mélenchon y compris et de l’extrême droite contestent  l’objectif des 3 % de déficit maximal pour le public défini par Bruxelles. Par parenthèse,  il faut signaler que cet objectif était inventé par un Français et avait été  proposé par la France ! Au-delà c’est  la mise en cause du  concept de déficit évidemment pour mieux s’affranchir des contraintes d’équilibre et financer  toutes les promesses faites sans tenir compte la croissance et des recettes fiscales encore moins de l’accumulation des déficits. Certes une gestion rigoureuse des équilibres financiers ne constitue pas l’objet premier d’une politique économique mais c’est une voie de passage obligé car de toute façon un jour ou l’autre il faut bien rembourser les dérives financières. Ce que fait déjà la France puisque le remboursement de la dette constitue le premier poste budgétaire, environ 125 milliards en 2016. Comme en 2015. Autant de moyens financiers qui ne peuvent être utilisé par exemple pour l’investissement destiné à la modernisation économique du pays. Une somme importante pourtant insuffisante pour réduire la dette  qui représente 100 % de la richesse annuelle soit environ 30 000 € par habitant ! En clair il s’agit de distribuer la richesse nationale alors qu’elle n’a pas encore été produite Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit public atteint 3,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016, en légère baisse, tandis que la dette s’élève de son côté à 96% du PIB. Des données statistiques encore éloignées des critères de Maastricht établis en 1992.  La présidente du FN règle la question en quittant l’Union européenne et l’euro pour que la France retrouve sa souveraineté. Elle rejette à ce titre la règle européenne des 3%. Bien entendu elle fait l’impasse sur les conséquences catastrophiques d’un retour au franc qui se caractériserait par la ruine des épargnants et la baisse des salaires réels et des pensions content tenu de la dérive de l’inflation et de l’envol des taux. Une baisse immédiate de l’ordre de  20 %. Ce qui n’empêche pas la candidate du Front National de prévoir en plus un grand nombre de dépenses supplémentaires, en matière régalienne, fiscale, sociale et économique. Elle entend ainsi «rendre 40 milliards d’euros aux Français». Mais elle entend combattre les «mauvaises dépenses publiques» sur l’immigration, l’UE et la fraude. «60 milliards d’euros d’économies en cinq ans» selon le programme frontiste, sans tellement plus de précisions. Le FN partage avec Jean-Luc Mélenchon le principe d’augmenter le déficit public pour mieux le réduire ensuite. Benoît Hamon souhaite «imposer un moratoire sur le pacte budgétaire européen». «L’austérité est inefficace et contribue à augmenter la dette», se justifie le candidat socialiste qui précise que «ce moratoire durera jusqu’à l’approbation d’un pacte de stabilité réformé». Néanmoins, le député des Yvelines est de plus en plus mesuré sur la remise en cause des 3%.  Le candidat de la France insoumise estime que «la dette n’est pas le problème». A un moment il a même proposé de ne plus la rembourser avant de se raviser en proposant «une conférence européenne sur les dettes souveraines débouchant sur des moratoires, une baisse des taux d’intérêt, des rééchelonnements et annulations partielles» et «faire racheter la dette publique par la Banque centrale».

 

Présidentielle: Mélenchon à 17%

Présidentielle: Mélenchon à 17%

Macron est Marine Le Pen à 23,5% au premier tour de l’élection présidentielle, François Fillon a 19 et surtout à Jean-Luc Mélenchon (17%) qui se rapproche un peu plus de François Fillon (19%, selon un sondage Elabe diffusé mercredi soir et réalisé après le débat télévisé de mardi.  Le candidat d’En Marche! enregistre toutefois une baisse de deux points sur une semaine et celle du Front national recule d’un demi-point. En troisième position, François Fillon gagne à nouveau un point à 19%, selon cette enquête pour L’Express et BFMTV, réalisée au lendemain du débat télévisé entre les 11 candidats à la présidentielle et à 18 jours du premier tour. A gauche, Jean-Luc Mélenchon, crédité de 17% (+2), continue sa forte progression (+7 points en deux mois). Le leader de La France insoumise n’est plus très loin de François Fillon et creuse encore plus l’écart avec le socialiste Benoît Hamon (9%, -1), qu’il devance désormais de huit points. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est stable à 4,5%, devant Philippe Poutou, qui progresse d’un point à 1,5%, ainsi que le centriste Jean Lassalle (1%, =) et la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud (1%, +0,5), les autres candidats François Asselineau et Jacques Cheminade étant crédités de moins de 0,5% chacun. 7% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intentions de vote au 1er tour. Au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait toujours nettement avec 62% (-1) des voix, face à Marine Le Pen, 38%. Mais 21% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intentions de vote. Le potentiel de participation s’établit à 64% (soit un bond de 5 points en une semaine) des personnes interrogées qui se disent «tout à fait certaines d’aller voter» au 1er tour. Plus de deux électeurs sur trois (70%, +3) se disent désormais sûrs de leur choix. C’est le cas de 81% (-5) de ceux de Marine Le Pen, de 81% (+5) de ceux de François Fillon, de 67% (+5) de ceux d’Emmanuel Macron. Chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, le taux est de 61% (-1), comme chez ceux de Benoît Hamon, dont le socle se redresse spectaculairement (+19) après la dégringolade (-22) de la semaine dernière.

Présidentielle débat télé à 11 candidats : du cirque !

Présidentielle débat télé à 11 candidats : du cirque !

 

Punchlines, fausses colères et bons mots, c’est tout ce qu’on peut attendre d’un débat à 11 ; Un débat organisé surtout pour engranger l’argent de la pub avec le succès du débat à 5 sur la Une (plus de 10 millions de téléspectateurs). Les candidats auront une minute pour exposer leurs vues sur les réformes nécessaire pour transformer  le pays.   Il ne faut sans doute pas s’attendre à des merveilles concernant la qualité démocratique du débat télévisé entre les 11 candidats. En cause, d’abord la forme même du débat qui se réduit  surtout à une juxtaposition d’interventions et se prête mal à l’échange. Le temps imparti à chaque candidat une minute à une minute 30 favorise aussi la caricature. Comment en effet développer la problématique d’un thème dans un laps de temps aussi court. Du coup on va se rabattre comme souvent sur des éléments de langage, c’est-à-dire des sortes de formules choc pour marquer l’opinion comme dans un spot publicitaire. Si le débat à 2 est déjà difficile, à 11 il devient presque impossible. L’exercice relève alors davantage du stand-up que du débat démocratique. Déjà lors de leurs meetings des candidats comme  Mélenchon et Marine Le Pen se livrent à des sortes d’exercices de stand-up qui montrent certes leurs qualités de tribun mais s’attachent davantage à la forme qu’au fond.  La caricature et le simplisme caractérise un propos qui n’a pas pour objet de faire réfléchir mais de séduire voire de conforter les peurs, les craintes voire la haine. On observera d’ailleurs que les discours tenus dans les meetings sont particulièrement déstructurés comme si on avait surtout cherché à faire du copier coller de formules déjà entendues qui veulent caractériser la spécificité du candidat. Ainsi on doit encore sans doute entendre cette revendication anti système de certains alors qu’évidemment tous nécessairement émergents de ce système économique et/ou politique, qu’ils en sont même de purs produits. De la même manière, il faut s’attendre à écouter l’auto proclamation des candidats du peuple dont quand même les revenus se situent  bien au-dessus des 10 000 € mensuels alors que le salaire moyen est de l’ordre 1700 €. Il y aura surtout la promesse de raser gratis demain qui fait toujours recette chez les naïfs. Enfin le concours de celle ou celui qui se montrera le plus français, une sorte de concours miss France. Peut-être un spectacle télévisé regardé  mais dont la théâtralisation aura peu à voir avec un contenu réellement démocratique et enrichissant.

 

 

Présidentielle : soutien de Valls à Macron 60% des Français contre

Présidentielle : soutien de Valls à Macron 60% des Français contre

Encore uen occasion de se taire pour Valls. Valls « trahit son engagement à soutenir le vainqueur de la primaire de la gauche » aux yeux de 61% des Français, selon un sondage Odoxa pour franceinfo dévoilé vendredi 31 mars 2017. Seuls 37% des personnes interrogées trouvent qu’il a eu « raison car c’est un choix cohérent avec ses idées ». Les sympathisants socialistes sont les plus divisés sur cette question, « ils sont à l’image du parti : écartelés », note Céline Bracq, la directrice générale d’Odoxa. 52% d’entre eux donnent tort à l’ancien Premier ministre et 48% lui donnent raison. En revanche, c’est beaucoup plus tranché chez les sympathisants de gauche hors PS : les deux-tiers (73%) d’entre eux pensent qu’il a tort. « Incompris, ce soutien apparaît également contre-productif aux yeux d’une majorité de Français », poursuit Céline Bracq. 60% des personnes interrogées pensent que Manuel Valls est plutôt un handicap pour Emmanuel Macron, quand 38% jugent qu’il est un atout. D’ailleurs, le candidat d’En Marche ! a immédiatement déclaré qu’il serait « le garant du renouvellement des visages et des pratiques ». Un renouvellement souhaité, là aussi, par une large majorité de Français : 72% jugent qu’Emmanuel Macron, s’il est élu, devra nommer dans son gouvernement « uniquement des personnalités qui n’ont jamais été ministres jusque-là ». Sur cette question, les sympathisants d’En Marche ! sont encore plus unanimes, analyse Céline Bracq : « Pourtant partisans d’un ancien ministre, ils sont 74% à ne plus vouloir revoir ses pairs à l’avenir. »

 

Enquête Odoxa pour franceinfo réalisée par internet les 29 et 30 mars auprès d’un échantillon de 1 019 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles : 251 sympathisants de gauche (135 de gauche hors PS et 116 du PS), 183 sympathisants de droite hors FN, et 163 sympathisants du FN.

La Russie pèse sur la présidentielle française

La Russie pèse  sur la présidentielle française

Richard Burr, républicain comme trame dénonce l’intrusion de la Russie dans les élections présidentielles françaises. Une intrusion qui n’est pas une surprise pour certains observateurs car Poutine a clairement pour objectif de des ans que ce site désoccidentaliser les démocraties dans le monde avec en priorité l’union européenne de ce point de vue les liens sulfureux qu’entretiennent Fillon ou Le Pen avec la Russie ne sont pas neutres. Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain assure que des pirates informatiques russes tentent de diffamer certains candidats français à la présidentielle exemple quand certains sites financés par la Russie accusent Macron de représenter le lobby homosexuel).  Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain, chargée d’enquêter sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine, a affirmé, mercredi 29 mars, que Moscou était également « activement impliquée » dans la campagne électorale en France.  »Je pense qu’il est raisonnable de dire, d’après ce que tout le monde estime, que les Russes sont activement impliqués dans les élections françaises », a-t-il poursuivi. « Nous estimons qu’il est de notre responsabilité de communiquer au reste du monde ce qu’il se passe, parce que nous sommes face désormais à la diffamation de candidats« . La commission se penchera à partir de jeudi à Washington sur le rôle joué par la Russie dans l’élection présidentielle aux Etats-Unis en faveur du républicain Donald Trump.  François Hollande a ordonné, mercredi 1er mars, la « mobilisation » de « tous les moyens nécessaires de l’Etat » face aux cybermenaces qui pèsent sur la présidentielle, alors que la diplomatie française avait multiplié les semaines précédentes les avertissements contre les « ingérences » russes.

Présidentielle 2017 : une vraie odeur de cabinet pour Fillon

Campagne 2017 : une vraie odeur de cabinet pour Fillon

 

Fillon rend responsable de sa pathétique campagne électorale un supposé cabinet noir. La vérité, c’est qu’avec Fillon se dégage effectivement une véritable odeur de cabinet. Avec Fillon, le débat est tombé dans le caniveau. Un débat qui déshonore le système politique et affecte même l’idée l’image de la France si l’on en juge notamment par les critiques sévères de la presse internationale qui ne comprend pas que 2 des principaux candidats englués dans les affaires puissent encore prétendre d’exercer la magistrature suprême. Si l’un des deux devait être élu,  on se demande de quelle crédibilité pourrait jouir la France pour négocier avec ses partenaires internationaux. Accablé par ses malversations et ses contradictions, en pleine déroute dans les sondages où il plafonne à 17-18 % loin derrière Macron et Le Pen, Fillon sort de son chapeau ce  cabinet noir qui serait responsable de ses dérives financières et politiques. Et pour cela,  il n’hésite pas à s’appuyer sur de faux propos de journalistes qui ont enquêté sur l’intervention politique du gouvernement dans la campagne. Malheureusement pour Fillon Didier Hassoux journaliste du Canard enchaîné qui a co-écrit « Bienvenue Place Beauvau », dément les propos du candidat Les Républicains sur l’existence d’un détournement des écoutes judiciaires par l’Élysée. Après l’attaque en règle de François Fillon sur le plateau de « L’Emission politique » sur France 2 qui a accusé frontalement François Hollande de se servir illégalement d’écoutes judiciaires à des fins personnelles et dénonçant ainsi « un scandale d’État« , les réactions ne se sont pas fait attendre.  Après le président de la République qui est monté au créneau et a « condamné avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon », c’est au tour d’un des auteurs de Bienvenue Place BeauveauDidier Hassoux, de démentir les propos du candidat Les Républicains. Le journaliste du Canard Enchaîné, a expliqué sur Franceinfo, qu’a aucun moment il n’est question dans son ouvrage, sur lequel s’appuie François Fillon, de l’existence d’un « cabinet noir » au service de l’Élysée.   « On n’a jamais écrit ça », a répondu Didier Hassoux, interrogé par Franceinfo. « Je vais vous lire le haut de la page 24 (…) ou le bas de la page 23: ‘Le retour aux affaires des chiraquiens nourrit bien évidemment le soupçon sarkozyste de l’existence d »un cabinet noir. Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle comme il n’est pas possible de prouver le contraire’ », a-t-il ainsi.  « La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Élysée c’est François Fillon. Il y croit tellement que le 24 juin 2014 (…) il est allé voir Jean-Pierre Jouyet, qui est le numéro 2 de l’Élysée, pour lui demander d’activer ce cabinet noir. Ce cabinet noir n’existe pas, a poursuivi Didier Hassoux.  « Nicolas Sarkozy avait (…)  mis en place une police politique (…) alors que François Hollande, a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques mais comme tous les présidents de la Ve République, c’est une maladie française », a-t-il poursuivi. Pour le journaliste, il y a une instrumentalisation de son livre du candidat Les Républicains, mis en examen. Un homme « aux abois », qui « essaye de faire un coup », selon lui.

Présidentielle: la grande rigolade des patrimoines des candidats

Présidentielle: la grande rigolade des patrimoines des candidats

Il aura fallu sans doute des trésors  d’imagination aux conseillers fiscaux qui ont aidé les candidats à faire leur déclaration de patrimoine. C’est même à se demander s’il ne faudrait pas faire un téléthon pour faciliter le désendettement de la plupart des candidats ou encore créer une prime à la casse spécifique pour permettre le renouvellement leur parc automobile. Sauf sans doute pour le pauvre Poutou, simple ouvrier, les patrimoines semblent particulièrement sous-évalués ; à noter aussi le surprenant emprunt de Marine Le Pen au micro parti Cotelec. Micro parti dont normalement la seule vocation est de participer au financement des campagnes électorales. La consanguinité des comptes personnels des Le Pen et de leurs micro partis semble donc se confirmer (et fait d’ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire). Une consanguinité aggravée quand on sait qu’il y a eu surfacturation des dépenses de campagne remboursées à ce micro parti par des fonds publics ! Les déclarations de patrimoine des onze candidats à l’élection présidentielle ont été mises en ligne mercredi peu avant 18 heures sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et diffuser par BFM.

Nathalie Arthaud, 47 ans

Patrimoine brut: 129.350 euros

Un appartement de 48 m², acheté en 2009 en compagnie d’une autre personne, et dont la valeur est estimée à 248.700 euros. Elle possède également une Citroën C3 dont la valeur à l’Argus tend vers les 5.000 euros.

François Fillon, 63 ans

Patrimoine Brut: 1.082.562 euros.  Une maison de 3.162 m² (dont 1.107 habitables) dans la Sarthe d’une valeur de 750.000 euros, sa société 2FConseil estimé à 97.888 euros, deux montres d’une valeur totale de 27.000 euros ou encore un Toyota Land Cruiser de 2001 d’une valeur actuelle de 5.000 euros.

Endettement: 118.834 euros. François Fillon rembourse 3 prêts dont un habitation de 53.736 euros dont il ne doit payer plus que 35.279 euros (Crédit Agricole), un prêt entre particuliers de 50.000 euros et un prêt familial de 30.000 euros pour rembourser une dette fiscale.

François Asselineau (59 ans)

Patrimoine brut: 1.341.000 euros

Endettement: 538.451,76 euros

En plus d’une résidence principale à Paris et d’une résidence secondaire dans la Nièvre, François Asselineau possède deux appartements en Polynésie française pour lesquels il a emprunté 396.451,79 euros dont les crédits courent jusqu’en 2020 et 2023. Le candidat déclare aussi que depuis sa mise en disponibilité de l’Inspection générale des Finances, il ne perçoit aucun revenu et a donc sollicité un emprunt de 60.000 euros en cours d’obtention. Sur ses comptes courants, il affiche un découvert total de 14.741,26 euros.

Benoit Hamon, 49 ans.

Patrimoine Brut: 582.980 euros. Il comprend notamment un appartement à Issy-Les-Moulineaux (92) de 108 m² d’une valeur de 700.000 euros dont il détient 46,14%, un appartement de 62 m² dans le Finistère (valeur 121.000 euros) et une Opel Corsa de 2006 d’une valeur de 2.000 euros.

Endettement: 313.811 euros. Benoit Hamon rembourse à parité avec sa compagne un crédit de 569.143 euros (Société Générale) et un autre de 29.240 euros (LCL)

Jean Lassalle, 61 ans

Patrimoine brut: 450.848 euros

Endettement: 148.569 euros

Le patrimoine de Jean Lassalle est constitué à 90% de biens immobiliers. Le député des Pyrénées-Atlantiques y possède un appartement de 73 m2 dont il estime la valeur à 110.00 euros. Il est également propriétaire à 50% de deux maisons situé dans ce même département.

La première d’une superficie de 226 m2 située sur un terrain de 2.070 m2 est estimée par le candidat à 320.000 euros. La seconde, plus grande (300m2) mais ne disposant d’aucun jardin est évaluée à 160.000 euros. Jean Lassalle est également propriétaire de terres agricoles dont il ne précise par la superficie mais qu’il estime à 115.00 euros.

Il déclare également posséder deux véhicules: une Citroën C6 achetée en 2013 45.000 euros et une Fiat Doblo Cargo acquise deux ans plus tôt pour 19.000 euros. Ces deux véhicules valent, selon sa déclaration, respectivement 25.000 euros et 5.000 euros.

Marine Le Pen, 48 ans

Patrimoine brut: 4,23 millions d’euros

Endettement 5,4 millions d’euros

La déclaration de patrimoine de Marine Le Pen interpelle et plusieurs points méritent d’être soulignés. Dans son endettement, la candidate du Front national, déclare « deux prêts présidentiels » d’août 2016 et décembre 2016 contractés auprès de Cotelec, qui n’est pas une banque mais le micro-parti de Jean-Marie Le Pen. Ces deux prêts représentent à eux seuls un total à rembourser de 5,4 millions d’euros. Le seul autre prêt déclaré par Marine Le Pen est un petit crédit à la consommation chez Société Générale dont il reste à rembourser 3.514 euros.

De façon similaire, Marine Le Pen déclare dans son patrimoine un compte bancaire chez Société Générale de 3,62 millions d’euros. Mais, en fait, sur cette somme, 3,61 millions d’euros sont dus à un des deux emprunts à Cotelec mentionné auparavant. Deux autres comptes bancaires sont déclarés: un avec un compte courant de 5.200 euros, l’autre de 1.036 euros qu’elle divise toutefois par deux à 518 euros (probablement un compte commun avec une autre personne).

Sur l’immobilier Marine Le Pen déclare un patrimoine total de 612.832 euros. Elle possède 28,5% en quote part d’un logement de 120 m² dans le Morbihan, 20,5% d’une maison de 382 m² dans les Hauts-de-Seine. Elle déclare aussi détenir en SCI 50% d’une petite maison de 120 m² dans le Midi-Pyrénées et surtout 12,5% d’une maison de 633m². Cette dernière possession correspond de fait à ses parts dans la SCI Montretout, qui possède un manoir de onze pièces avec un parc de 5.000 m².

Le Monde révélait le 14 mars dernier, que ses parts dans la SCI étaient sous-évaluées. Jean-Marie Le Pen évaluait le total du domaine à 2,5 millions d’euros, contre 5 millions pour le fisc. Les 312.500 euros de Marine Le Pen vaudraient alors plus de 600.000 euros.

Emmanuel Macron, 39 ans

Patrimoine brut : 610.142 euros

Endettement : 300.489 euros

Emmanuel Macron ne déclare posséder à titre personnel aucun bien immobilier. Sa déclaration laisse apparaître une douzaine de comptes bancaires, comptes titres et livrets ainsi qu’une assurance vie souscrite auprès du Crédit Mutuel. Valeur totale de ces actifs financiers : 340.592 euros auxquels il convient de soustraire 4.591 euros de découvert sur l’un des comptes, soit 336.001 euros nets. Le candidat d’En Marche ! déclare également une créance de 274.141,62 euros auprès de la maison d’édition XO correspondant aux droits d’auteurs que son livre « Révolution ». Ce montant correspond à l’avance qui lui a été promise contractuellement. Emmanuel Macron rembourse également un prêt de 350.000 euros sur 15 ans souscrit en 2011 auprès du Crédit Mutuel pour financer des travaux. Il lui reste 246.837,44 euros à rembourser. Il précise également dans sa déclaration le montant d’indemnité de rupture qu’il doit verser au fisc après avoir demandé sa radiation de la fonction publique, indemnité destinée réclamée à tous les anciens élèves de grandes écoles qui n’ont pas servi dix années durant l’État, contrairement à l’engagement pris à l’issue de leur formation, qui non seulement a été gratuite mais leur a permis d’être rémunéré pendant leur cursus. A ce titre, Emmanuel Macron va payer 53.652 euros.

Jean-Luc Mélenchon, 65 ans

Patrimoine brut: 1,131 million d’euros

Endettement: 165.722 euros

Jean-Luc Mélenchon possède un appartement parisien de 110 m² d’une valeur de 837.000 euros et une résidence « rurale » dans le Loiret de 150 m² qui vaut 190.000 euros. Il a trois comptes courants au Crédit Mutuel de 6.186 euros au total, un livret bleu de plus de 40.000 euros, un compte épargne logement de 10.000 euros et un LDD de 47.000 euros. Côté passif, il déclare un prêt immobilier avec un reste à payer de 142.435 euros, pour sa résidence principale, un prêt personnel de 9.287 euros et un prêt pour régler un contentieux au sujet de travaux dans sa maison de 14.000 euros.

Philippe Poutou, 50 ans

Patrimoine: 31.663 euros

Pas d’endettement. 

Le candidat du NPA a un patrimoine on ne peut plus simple. Pas de bien immobilier, pas de dette. Philippe Poutou a juste une Peugeot 3008 acquise pour 20.000 euros qu’il estime aujourd’hui autour de 9.000 euros. Son compte courant au Crédit Mutuel est dans le vert à hauteur de 7.243 euros, il a un LDD de 5.213 euros, ainsi qu’un livret de 9.880 euros. Il a également un compte épargne logement de 328 euros.

Nicolas Dupont-Aignan, 56 ans.

Patrimoine brut: 1.562.232 euros. Il comprend notamment un appartement à Paris (75) de 105 m² d’une valeur de 1.300.000 euros dont il détient 50% et une sculpture de Denis Monfleur d’une valeur de 25.000 euros.

Endettement: 385.532 euros. Nicolas Dupont-Aignan rembourse un prêt personnel de 71.092,49 euros ainsi qu’un crédit de 23.315 euros finançant les études de l’une de ses deux filles.

 

Présidentielle: débat surréaliste entre Cheminade et Arthaud

Présidentielle: débat surréaliste entre Cheminade et Arthaud

 

 

 

Le débat entre deux candidats très marginaux à savoir : la candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud et le candidat du parti Solidarité et Progrès, Jacques Cheminade, ne s’est pas déroulé dans un bistrot (bien que l’endroit soit approprié) mais diffusé sur Facebook à l’initiative du média créé par d’anciens journalistes d’iTELE sur différents thèmes: travail, culture, éducation, relations internationales et sécurité. Des candidats qui auront du mal à atteindre 1 % lors des présidentielles surtout l’original Cheminade, ce fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères et qui proposait notamment de coloniser Mars. Certes la question des petits de l’expression des petits candidats est posée mais ce n’est sans doute pas ce type de confrontation qui résout la question. Pourquoi par ailleurs choisir de candidats de type extra terrestre : d’un côté une des dernières trotskistes au monde qui rêve encore de la révolution bolchevique, de l’autre candidat aux conceptions complètement anachroniques. La trotskistes Nathalie Arthaud, fonctionnaire comme Cheminade propose comme remède à l’emploi l’interdiction des licenciements. Cheminade de son côté estime que la France doit sortir du « système capitaliste mondialisée », qui, selon lui, « viole l’emploi ». Interrogés sur des questions internationales lors de ce débat animé par des questions d’internautes, ces deux candidats ont fustigé le rôle de la France en Syrie. « Tous les dirigeants (…) ont une responsabilité écrasante dans ce terrorisme, qui est le fruit pourri des guerres impérialistes qui sont menées, par la France, au Moyen-Orient », a affirmé Mme Arthaud. Bref au moins un point commun : l’anti-impérialisme, l’anticapitalisme et le repli dans le village gaulois à l’économie administrée.Normal quand on est fonctionnaire !

 

La présidentielle française : danger pour l’économie

La présidentielle française : danger pour l’économie

Pour les économistes de la banque Barclays, cela ne fait aucun doute: les programmes Fillon et Macron sont ceux qui tiennent la route économiquement. Les autres comportent de nombreux risques. Marine Le Pen veut sortir de l’euro, de façon ordonnée, en instaurant un système de change régulé au sein de l’Europe entre le franc et les autres monnaies, avec des parités qui évolueraient dans un corridor. Mais pour François Cabau et Philippe Gudin, auteurs de l’étude de Barclays, «il est très probable qu’une dissolution ordonnée soit impossible». Résultat, l’euro ne devrait pas survivre. Et la France serait en proie à des difficultés économiques et financières, avec un contrôle des capitaux à mettre en place dès le 7 mai. Le programme Mélenchon, qui est fondé sur une renégociation des traités européens et sur une massive relance budgétaire, est lui aussi porteurs de risques. Car les marchés financiers devraient réagir très négativement à la mise en œuvre de ce projet, estime l’étude Barclays. Avec à la clé, une envolée des taux d’intérêt, néfaste pour l’économie. François FillonEmmanuel Macron et Benoît Hamon se montrent en revanche «proeuropéens», même s’ils souhaitent réformer l’Union européenne et la zone euro, chacun à leur façon. Mais si le candidat de la droite et celui d’En Marche! jugent que la France doit d’abord faire la preuve de sa bonne volonté en lançant des réformes et en étant rigoureuse avec ses finances publiques, afin de pouvoir convaincre ses partenaires de refonder l’Europe, Benoît Hamon n’est pas sur cette ligne. «Le programme du candidat PS sera sûrement rejeté par plusieurs pays membres, notamment ceux du Nord de l’Europe», ajoute l’étude Barclays. Avec le risque que cela bloque toute discussion au sein des institutions européennes. Surtout, selon François Cabau et Philippe Gudin, François Fillon et Emmanuel Macron sont les deux seuls à proposer des solutions aux problèmes majeurs de la France – la perte de compétitivité et les failles du marché du travail. Et ce par des baisses d’impôts et de cotisations sociales, évaluées par Barclays à 2,5 points de PIB pour Fillon et 1 point pour Macron. Mais aussi grâce à des mesures sur le droit du travail, les seuils sociaux, le plafonnement des indemnités prud’homales etc… Néanmoins, les auteurs de l’étude s’inquiètent de la capacité de François Fillon et d’Emmanuel Macron à mettre en place les réformes, une fois élus. Ils pointent les difficultés qu’ils auront à avoir une majorité stable au parlement, après les législatives. «Les partis traditionnels sont dans un tel désarroi que tous les scénarios sont possibles: obtention d’une majorité absolue, grande coalition, accords de gouvernement ad hoc ou cohabitation».

 

Présidentielle, qui sont les candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

Présidentielle,  qui sont les  candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

À part une exception ou deux, on trouve essentiellement des fonctionnaires et des professionnels de la politique. Le seul qui fait vraiment exception est Poutou du NPA. La plupart sont donc issus de la fonction publique ou bien vivent de la politique depuis 20 ou 30 ans, voire davantage. Une sociologie qui évidemment est en décalage avec la réalité économique et sociale du pays. Certes être représentatif  de la sociologie ne confère pas pour autant un brevet de compétence et de courage cependant les sélecteurs auraient davantage de choix si les candidats émergeaient  des différentes catégories socio professionnelles du pays. Notons aussi la faiblesse scandaleuse de la présence des femmes dont d’ailleurs les deux représentantes se situent aux extrêmes. Finalement, une sociologie du premier tour des présidentielles qui ressemble à celles du Parlement. Un parlement surtout composé lui aussi de fonctionnaires ou anciens fonctionnaires, de d’oligarques n’ayant pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique. D’une certaine manière, La France ridiculise son système politique et au-delà ses modalités démocratiques en réservant les candidatures aux membres d’une oligarchie. Un système politique caractérisé par la mainmise de professionnels qui vivent depuis 20,  30 ou 40 ans de nos errances démocratiques. Tous les partis sont impliqués dans ces dérives la droite comme la gauche, l’extrême gauche comme l’extrême droite ou encore les écologistes politisés. Le second élément qui caractérise les sélections présidentielles françaises concerne les affaires de deux principaux candidats. On ne connaît pas encore l’issue des procédures judiciaires pas plus que le résultat des élections présidentielles cependant l’image du pays sera durablement affectée et le poids de la France dans les négociations internationales relativement affaibli si l’un des  candidats mis en examen est élu. Notons que les affaires concernent notamment des tricheries sur les revenus et le patrimoine.

 Les candidats :

 

- Marine Le Pen, née en 1968 à Neuilly-sur-Seine, avocate qui a surtout vécu de l’héritage financier et politique de son père. Élu depuis une vingtaine d’années


- Emmanuel macro, 38 ans, Philosophe, énarque, inspecteur des finances, ancien banquier d’affaires, rapporteur de la commission Attali n’a jamais été élu 

- François Fillon ancien énarque entré en politique comme on entre en religion et qui en vit depuis une quarantaine d’années

- Benoît Hamon, oligarque qui a fait toute sa carrière au parti socialiste et qui vit de la politique depuis une trentaine d’années

- Jean-Luc Mélenchon, lui aussi vit de la politique de près depuis près de 40 ans

 

Il faudrait aussi citer Dupont Aignan, énarque, lui aussi professionnel de la politique, Nathalie Arthaud fonctionnaire enseignante, François Asselineau, ancien énarque, Philippe Poutou ouvrier syndicaliste, Jean Lassalle élu depuis une quarantaine d’années enfin Jacques Cheminade, lui aussi ancien énarque, ce fonctionnaire du ministère des affaires étrangères qui s’ennuyait et qui propose notamment de supprimer la chasse aux Pokémon ! En conclusion on pourrait faire mieux pour le renouvellement de la classe politique !

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

.Selon un sondage Odoxa pour franceinfo révélé vendredi 17 mars, 75% des Français estiment désormais que le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle devrait renoncer à se présenter. À titre de comparaison, ce taux était de 70% lors du précédent sondage le 3 mars et de 61% lors de celui du 3 février. Près de huit sondés sur dix (78%) déclarent avoir une mauvaise opinion de François Fillon. Le candidat a perdu 32 points de « bonne opinion » depuis début novembre. Seuls 58% des sympathisants de droite - hors Front national - disent aujourd’hui avoir une bonne opinion de lui. Preuve de la forte dégradation de l’image du candidat, près de neuf Français sur dix (89%) considèrent qu’il n’est pas honnête, et plus de trois quarts qu’il n’est ni convaincant (76%), ni proche de leurs préoccupations (78%). Près de la moitié des sondés le trouvent toutefois courageux (46%), dont 83% des sympathisants de droite. Seule consolation à tirer de ce sondage pour François Fillon : la baisse de sa popularité ralentit, malgré une nouvelle vague de révélations« Le candidat a moins baissé ces dernières semaines après sa mise en examen qu’il n’avait baissé tout au long du mois de février. On a le sentiment de toucher le noyau dur de ce qui lui reste de supporters », analyse Gaël Sliman, le président de l’institut Odoxa.

Enquête réalisée sur internet les 15 et 16 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 250 sympathisants de gauche, 175 sympathisants de droite hors FN, et 171 sympathisants du FN.

Présidentielle: François Fillon «emporte son camp vers l’abîme» (Dominique de Villepin)

Présidentielle:  François Fillon «emporte son camp vers l’abîme» (Dominique de Villepin)

« Le candidat ne peut aujourd’hui ni se faire entendre sur ses propositions, ni rassembler autour de son nom. Poursuivre dans cette voie sans issue, c’est prendre l’État, notre foi dans la démocratie et ses compagnons de route, en otages », dénonce Dominique de Villepin dans une tribune au Figaro. « Aujourd’hui, le candidat de la droite modérée, ma famille politique de toujours, emporte son camp dans une course vers l’abîme », se désole-t-il. Et l’ancien Premier ministre d’éreinter son successeur à Matignon : « Attaquer les juges -quels que soient les défauts de la justice dans notre pays, c’est nécessairement fragiliser l’État de droit. » Dominique de Villepin fustige le discours de François Fillon contre la justice. « En appeler à la rue contre la magistrature, c’est aussi dangereux qu’irresponsable », dénonce-t-il aussi. « C’est, en un mot, jouer avec les institutions. Crier à la guerre civile, c’est prendre le risque de la faire advenir. Accéder à la présidence dans ces conditions, ce serait mettre son intérêt personnel avant l’avenir de la France », s’emporte de Villepin. « Or, au gré des révélations médiatiques et des jeux partisans, nous prenons le risque soit de l’aventure, l’élection de Marine Le Pen à la magistrature suprême, soit d’une présidence diminuée, privée de majorité forte et de crédit. Assez d’indignités ! » tonne Dominique de Villepin. François Fillon, qui s’accroche à sa candidature à l’élection présidentielle en dépit d’une probable mise en examen le 15 mars, doit faire face depuis mercredi à nombre de défections, en particulier de proches d’Alain Juppé, de Bruno Le Maire, mais aussi de Nicolas Sarkozy.

 

Fillon : va perdre l’élection présidentielle pour 83% des français

Fillon : va perdre l’élection présidentielle pour 83% des français

 

Seul un Français sur quatre (25 %) souhaite que François Fillon maintienne sa candidature, soit une nette baisse par rapport à début février (-10 points), selon un sondage Harris Interactive pour RMC et le site Atlantico réalisé après sa déclaration et publié jeudi. Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre perd surtout beaucoup de terrain chez les sympathisants LR, qui ne sont plus que 53 % (-14) à vouloir qu’il se maintienne et 48 % chez les sympathisants de la droite et du centre (-2). Quelque 77 % des Français ne souhaitent pas que « la justice fasse une pause des investigations visant à l’élection présidentielle », 57 % chez les sympathisants LR et 63 % chez ceux de la droite et du centre.

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux indécis

Présidentielle 2017 : plus d’un Français sur deux  indécis

Jamais sans doute une campagne électorale n’aura atteint un tel niveau de nullité sur fond de scandales politiques ou financiers. Du coup,  plus d’un Français sur deux s’interroge sur son vote lors des présidentielles. Un sondage Odoxa, réalisé pour France 2, 13h15, le dimanche, révèle qu’un électeur sur deux se montre indécis devant le scrutin qui se profile. À deux mois du premier tour, seuls 46% des Français savent vers quel candidat ils se tourneront une fois dans l’isoloir.  Au contraire, 53% des électeurs sont indécis. Les soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur François Fillon et Marine Le Pen, les polémiques créées par Emmanuel Macron et la triple division de la gauche sont des indices qui peuvent expliquer cette situation. Dans le détail, un tiers des Français (33%) ne sont pas du tout décidés et un sur cinq (20%) hésitent encore entre deux candidats.

Présidentielle 2017 : Marine Le Pen sort chiffrage de coin de table

Présidentielle 2017 : Marine Le Pen sort chiffrage de coin de table

 

Beaucoup attendaient avec impatience le chiffrage financier du programme de Marine Le Pen. Un chiffrage tout à fait approximatif qui relève d’un calcul de coin de table fait  dans un bistrot. Pour schématiser la candidate du Front National propose le retour de la retraite à 60 ans, la diminution des impôts, une augmentation des salaires de 200 €, l’augmentation des retraites, des effectifs publics supplémentaires, l’abandon de l’euro et nombre d’autres promesses généralement non quantifiées. Le tout aboutissant on ne sait par quel miracle à une dépense supplémentaire de 40 milliards quand il faudrait en compter au moins 100 mais compensées par des économies dont on ne sait pas comment elle serait réalisées d’un montant encore plus hypothétique de 60 milliards. Et comme Benoît Hamon pour son revenu universel,  on sollicitera l’avis du peuple avec des référendums. Une manière de couvrir d’un voile pudique supposé démocratique l’incohérence économique totale. De toute évidence le front onds national est fâché depuis longtemps avec l’économie et avec les chiffres. La vérité c’est que ce pseudo programme conduirait à la catastrophe financière d’abord tout simplement par ce qu’une monnaie nationale entraînerait immédiatement un différentiel de change avec les principales monnaies notamment l’euro. Soit une perte de l’ordre 20 % qui ce répercuterait sur le pouvoir d’achat, sans parler de l’augmentation considérable de l’endettement car la France devrait alors emprunter à des taux exorbitants à la fois pour rembourser sa dette et pour financer fonctionnement et investissement. Un programme plus près de celui du syndicat gauchiste « sud » (solidaires) que de celui d’un parti de gouvernement avec en plus l’enflure sémantique pour combler le vide sidéral des moyens nécessaires pour atteindre les objectifs. La présidente du FN s’en tient à des slogans une France « libre », « sûre », « prospère », « juste », « fière », « puissante » et « durable ». Face à la question centrale des mutations structurelles en cours le FN propose  une structure : « un secrétariat d’État dédié aux mutations économiques ». De quoi sourire si la question n’était pas aussi dramatique.

 

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

Présidentielle 2017 : on cherche un homme honnête ! (Pôle emploi)

 

La sphère politique classique cherche désespérément un homme honnête ( comme Diogène), un peu compétent, pour occuper le poste de président de la république à partir de 2017. Ce pourrait être une petite annonce de Pôle emploi tellement nombre de candidats actuels sont complètement inadaptés pour le poste de  la magistrature suprême. À l’extrême gauche on trouvera sans doute quelques candidats honnêtes encore que certains vivent de la politique depuis une trentaine d’années. À l’extrême droite, les Le Pen sont complètement englués dans les affaires y compris de détournement de fonds publics (affaire des micros partis notamment). Dans la droite classique, le sulfureux succède au sulfureux. Après Chirac, Sarkozy c’est maintenant Fillon. Ce qui caractérise la classe politique française c’est la malhonnêteté mais aussi l’incompétence : témoin, la gestion catastrophique du pays depuis plus de 30 ans. On objectera qu’on ne peut mettre tous les politiques dans le même sac. Sans doute faudrait-t-il distinguer ceux qui ont été impliqués officiellement dans des affaires douteuses de ceux qui n’ont pas encore été pris (par exemple ceux  qui se font construire ou aménager de luxueuses résidences en échange de marchés publics). Il faudrait aussi distinguer les responsables qui n’ont pas mis les doigts dans le pot de confiture. Ils existent sans doute mais la plupart sont des professionnels de la politique et se caractérisent  par une incompétence notoire. Le ridicule dans le domaine étant Benoît Hamon qui  pronostique la fin du travail, le revenu universel et la taxation des robots. Le rêve évidemment pour des électeurs au profil d’ados attardé En cause, évidemment le fait que la démocratie est complètement phagocytée par les partis politiques qui font surtout émerger des apparatchiks dans la connaissance des réalités socio-économiques est assez approximatives.

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