Archive pour le Tag 'présidentielle'

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Présidentielle 2022 : Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin cette fois ne sera pas candidate

Présidentielle 2022 : Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin cette fois ne sera pas candidate

 

Cette fois Christiane Taubira qui avait fait perdre Jospin ne veut pas être accusée de la même erreur «Je ne peux pas venir contribuer à l’éparpillement.» Sur France Inter, ce matin, Christiane Taubira a annoncé qu’elle ne serait pas candidate pour l’élection présidentielle de 2022. «Je ne peux pas venir m’aligner. Je ne peux pas dire que notre chance, c’est de sortir de la confusion, d’éviter la dispersion, de voir comment nous additionnons nos forces et les faisons converger, et en même temps dire que je viens apporter mon obole», a-t-elle expliqué.

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand

Présidentielle 2022 : le plan sécurité de Xavier Bertrand 

 

En matière de sécurité, Demain, si on ne fait rien, certains feront justice eux-mêmes. Et après-demain, ce sera la guerre civile», a déclaré Xavier Bertrand qui a présenté ses propres mesures en indiquant que : «Toute personne qui commet un délit ou un crime doit avoir la certitude qu’elle sera sanctionnée».

- Donner la possibilité aux procureurs de prononcer «sans passer par un juge du siège, des peines d’amende ou des travaux de réinsertion pour tout délit dont la peine d’encourue est de moins de cinq ans.»

  • Rétablir les courtes peines de prison, «même inférieures à un mois».
  • Acter le «rajeunissement de la délinquance», en ramenant la majorité pénale à 15 ans. «.
  • Appliquer la comparution immédiate aux «mineurs récidivistes de plus de 15 ans» pour permettre à la justice de «passer plus rapidement».
  • Mettre en place des «peines minimales obligatoires pour les récidivistes et pour les crimes et délits les plus graves» : «Tous ceux qui seront reconnus coupables d’agression sur les forces de l’ordre, les pompiers, les magistrats, les maires, seront passibles d’une peine minimale d’un an de prison ferme avec comparution immédiate et mandat de dépôt». Ce point fera l’objet d’une «modification constitutionnelle nécessaire» à laquelle Xavier Bertrand se dit «prêt».
  • Passer de 60.000 à 80.000 places de prison «au minimum» en reconvertissant des «sites désaffectées en centres de détention pour les délinquants les moins dangereux». «Les communes qui accepteront d’en accueillir verront leur dotation globale de fonctionnement fortement augmenter».
  • Mettre un terme «définitif» aux aménagements de peine «quasi automatiques». Ils ne seront accordés «qu’à ceux qui présenteront un comportement irréprochable et toutes les garanties de réinsertion et de non-récidive».
  • Instaurer l’expulsion automatique pour «tout détenu étranger à l’issue de sa peine de prison».

Présidentielle 2022 : « offrir un avenir à tous nos enfants » (Hidalgo)

Présidentielle 2022 : « offrir un avenir à tous nos enfants » (Hidalgo)

 

Un slogan qui ne mange pas de pain, celui d’Anne Hidalgo déclarant sa candidature « offrir un avenir à tous nos enfants » et « bâtir une France plus juste »

Un slogan qui se veut très rassembleur puisqu’il pourrait être repris par chacun des candidats tellement il manque de fond. Un slogan sans doute plus adapté pour faire la promotion des yaourts ou d’une marque de lessive que pour constituer une orientation politique.

Créditée actuellement de 7 à 9% des voix selon les sondages, la maire de Paris rejoint une longue liste de candidats à gauche. Outre Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France insoumise, sont aussi déclarés Arnaud Montebourg et Fabien Roussel, le chef du Parti communiste. Il faudra aussi compter avec le gagnant de la primaire écologiste, dont le premier tour est organisé à la fin de la semaine.

2022 : Montebourg aussi candidat à la présidentielle

2022 : Montebourg aussi candidat à la présidentielle

 

 

L’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg a officialisé samedi sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 en France. L’intéressé ne fait aucune référence au parti socialiste qui de son côté présentera un candidat désigné par les militants.

Pour lui, sa candidature vise à empêcher un « duel mortifère Macron/Le Pen », il faut à la gauche « penser aux classes populaires et moyennes qui ont fait l’élection présidentielle: Chirac avec la « fracture sociale », Sarkozy avec le « travailler plus pour gagner plus », Hollande avec « mon ennemie la finance », Macron avec sa fausse révolution qui s’est transformée en restauration ». À propos de Mélenchon, il déclare

« A force de creuser des tranchées sectaires autour de lui, il ne peut pas rassembler (…). Jean-Luc Mélenchon ne sera pas président de la République, tout le monde le sait »,

Sondage PRÉSIDENTIELLE 2022: ÉRIC ZEMMOUR à 7%

Sondage PRÉSIDENTIELLE 2022: ÉRIC ZEMMOUR à 7%

Un  sondage Ipsos commandé par le mouvement Libres! de Valérie Pécresse crédite Éric Zemmour de 7% d’intentions de vote, indique Le Point ce vendredi.

Dans une enquête de juin dernier, il était crédité de 5,5 % des voix, alors que d’autres travaux indiquaient en février dernier que 13% des Français se disaient prêts à voter pour lui s’il se présentait.

Présidentielle 2022 : la France a besoin de quelqu’un qui inspire confiance

Présidentielle 2022 : la France a besoin de quelqu’un qui inspire confiance 

L’économiste Nicolas-Jean Brehon dresse, pour « Le Monde , extrait», le portrait d’un candidat idéal de la droite à l’élection présidentielle .

 

Tribune.

 

Ils y pensent depuis longtemps et se préparent à la guerre. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, par ordre donné par les sondages. Frères ennemis mais au passé bien composé : tous les trois anciens ministres, parfois dans le même gouvernement, tous les trois présidents de région, réélus en juin avec de bons scores. Comment les départager afin qu’un seul représente la droite à la prochaine élection présidentielle ?

L’hypothèse Marine Le Pen s’est éloignée. Le débat calamiteux face à Emmanuel Macron restera son boulet et les échecs des régionales ont cassé la dynamique. .

Déjà, ils ne s’aiment pas, ce qui est fréquent en politique, mais après la primaire, ils vont se détester et rejouer la pièce Chirac-Giscard en 1981 où le premier faisait semblant de soutenir le second mais poussait ses fidèles à l’éliminer. Les petits noms circulent dans les couloirs des assemblées. Même sans légende, on les reconnaîtra. Il y a celui qui a « l’air d’un vendeur de voitures »« faux derche » et « Miaou… » En politique, on se courbe devant le vainqueur, car il y a des postes à pourvoir, mais avant, on brocarde les prétendants. On se souvient du délectable et récréatif « Flanby » [surnom donné à François Hollande]. L’impétrant s’en est bien sorti mais d’autres se(a)igneurs l’auraient certainement pendu au croc de boucher.

La primaire présente de gros risques. Chacun sent bien qu’aucun n’a vraiment la carrure. Un outsider ? Michel Barnier ? Tellement terne ! Bruno Retailleau ? Trop peu visible ! François Baroin ? Trop indécis ! Quant à Nicolas Sarkozy, il teste son audience avec ses séances de dédicaces du Temps des tempêtes [L’Observatoire, 2020] mais il y a un pas entre un succès de librairie et un succès électoral. Personne, au fond, sauf un. Un, peut-être. Un, sans doute. Quelqu’un qui serait en mesure d’éviter cette « guerre des trois », nouvelle preuve de « la droite la plus bête du monde », selon la fameuse expression de Guy Mollet en 1957. Essayons un portrait rapide.

Après Macron l’inédit, il faut un homme d’expérience. Les Français ont eu leur parenthèse de jeunisme avec des députés et des ministres sortis de nulle part et passablement dépassés. Il faut être opérationnel immédiatement, connaître suffisamment de monde pour recruter les meilleurs, sur d’autres critères que l’âge et la bonne volonté. Il y a cent jours pour agir.

Candidature Présidentielle: Montebourg, le bobo de gauche aussi !

Candidature Présidentielle: Montebourg, le bobo de gauche aussi ! 

 

Montebourg n’a pas peur du ridicule. Il a d’ailleurs montré lorsqu’il était ministre de l’économie, plus généreux en paroles en action. Cette fois le bobo de gauche, archétype du responsable du parti socialiste, se déclare candidat à la présidentielle de 2022. Et pour ajouter un peu plus au ridicule, Montebourg s’affranchit de la consultation socialiste. « L’état de la France, la violence des fractures, les dangers l’ont obligé à sortir de sa réserve. C’est quasiment une question morale pour lui », explique Laurence Rossignol. La sénatrice PS de l’Oise appartient au petit cercle des premiers soutiens d’Arnaud Montebourg. « Ce qui a consolidé sa décision cet été, ajoute-t-elle, c’est que les raisons pour lesquelles il était décidé à y aller sont toujours valides et que rien ni personne n’est parvenu à s’imposer ces derniers mois. » En l’état des sondages pourrait bien faire 2 ou  3 %. De quoi favoriser encore davantage l’éclatement ce qui reste de la gauche. Lors des derniers sondages ont donnait à l’écolo Jadot autour 10% des voix, à Anne Hidalgo 8% et Jean-Luc Mélenchon 7% et à Fabien Roussel du Parti communiste 2,5% à   »un candidat d’extrême gauche » 1,5% des voix.

Présidentielle : le candidat du PS sera élu par les adhérents

Présidentielle : le candidat du PS sera  élu par les adhérents

 

Les instances nationales du parti socialiste ont décidé que le candidat aux présidentielles de 2022 serait désigné par les adhérents. Le seul problème est de savoir qui est adhérent au parti socialiste. Officiellement, il y aurait encore 100 000 adhérents mais la plupart n’ont pas payé de cotisations. En réalité le nombre serait autour de 30 000. Reste à savoir quel bidouillage on va utiliser permettant d’aboutir au chiffre officiel d’adhérents.

Démocratie–Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

Démocratie–Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

 

Si la crise démocratique en France se caractérise par une abstention de plus en plus inquiétante, par contre le nombre de candidats à la candidature ne faiblit pas. Cela vaut à peu près pour toutes les élections, de l’élection locale à l’élection présidentielle. Certains candidats présentent un  CV citoyen relativement étoffé tandis que d’autres sont de parfaits inconnus sans aucune expérience sociale. Même pour l’élection présidentielle , 30 à 50 candidats sont déjà sur les rangs. ( Et il manque encore les chasseurs, les pêcheurs, les boulistes et les joueurs du PMU notamment !)

Au final, on comptera seulement une bonne dizaine d’aspirants présidents, ce qui est déjà largement ridicule au regard des pratiques démocratiques internationales des pays développés. De toute évidence, une remise à plat complète de notre système démocratique s’impose notamment du fait que les élus ne sont réellement désignés que par une très petite partie du corps électoral. ( 10 % par exemple pour des élus locaux, départementaux ou régionaux, parfois moins ; pour les présidentielles l’abstention était déjà d’environ 25 % en 2017. À noter aussi qu’il faudrait tenir compte de 12 millions de mal ou non inscrits, soit 25 % des votants. La moitié des électeurs ne vote donc pas et les élus  recueillent au mieux 25 % des voix et dans certaines élections même moins de 10 %. Pour les présidentielles ,le vainqueur représentera un peu plus de 25 % au second tour.( Un peu plus de 10 % au premier tour).

Certains candidats sont là pour témoigner de leur posture plus ou moins iconoclaste ou tout simplement pour satisfaire un ego surdimensionné qui leur permet de façon presque rituelle d’apparaître sur le petit écran tous les cinq ans.

 

Il faut vraiment que la crise démocratique soit profonde en France pour se  laisser aller à une pantomime qui nourrit aussi le désintérêt voir le mépris du système politique.Notons que les candidats sortis de nulle part comme Macron donnent une légitimité supplémentaire à tous les fantaisistes qui se proposent de gérer la France alors que sans doute il ne serait pas capable de gérer une épicerie du coin.

Le JDD fait l’inventaire de cette espèce d’inventaire à la Prévert des candidats à la candidature.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

 

Les candidats

 

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.

Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 mai au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.

Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, sans passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionne cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, qu’il obtient le 27 juin.

Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.

Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.

Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.

Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.

Jean-Frédéric Poisson a annoncé dans Valeurs actuelles sa candidature le 16 juillet 2020, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, dont il avait terminé à l’avant-dernière place.

Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national doit entériner cette candidature lors de son congrès prévu les 3 et 4 juillet à Perpignan.

François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

Eric Piolle, le maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.

Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.

Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.

  • Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  • Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet. 

Ils sont pressentis :

  • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, nourrirait des ambitions pour 2022 que l’intéressé ne confirme pas publiquement. L’ex-président des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis sa démission consécutive à la débâcle de son camp aux européennes de 2019, n’est « pas dans une course de vitesse », a-t-il indiqué lundi 28 juin au lendemain de sa réélection aux régionales.
  • Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déjà fait part de son intérêt d’être candidat à cette primaire, qu’il appelle de ses voeux.
  • Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, a expliqué en avril au Point avoir un « projet d’ambition » et « de rassemblement du pays », tout en précisant qu’il se décidera sur une candidature à l’automne 2021.
  • David Lisnard, maire LR de Cannes, a indiqué le 7 juillet 2021 sur BFMTV Nice Côté d’Azur qu’il pourrait « participer » à une primaire de la droite, tout en ne souhaitant pas l’annoncer formellement. Il avait présenté le 9 juin 2021 une ébauche de programme dans la perspective de 2022.
  • Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, avait déclaré en septembre 2020 au quotidien britannique The Times vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022″. Elle n’a pas confirmé sa candidature mais entend peser en vue de cette échéance.
  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 12 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 12 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas récolté ses 500 parrainages pour se présenter en 2017

 

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel mais son camp fait tout comme. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquelle elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, a dit le 10 juin vouloir « peser » sur la présidentielle et s’est dit  »disponible pour cette perspective sérieuse d’une candidature unique » à gauche. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 ne serait pas favorable à une primaire, lui qui a échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle. L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne et l’homme doit sortir un livre en septembre.
  • Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  • Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  • Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  • Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  • Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  • Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  • Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  • Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  • Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  • Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  • Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

 

Si la crise démocratique en France se caractérise par une abstention de plus en plus inquiétante, par contre le nombre de candidats à la candidature ne faiblit pas. Cela vaut à peu près pour toutes les élections, de l’élection locale à l’élection présidentielle. Certains candidats présentent CV citoyen relativement étoffé tandis que d’autres sont de parfaits inconnus sans aucune expérience sociale. Même pour l’élection présidentielle , 30 à 50 candidats sont déjà sur les rangs. ( Et il manque encore les chasseurs, les pêcheurs, les boulistes et les joueurs du PMU notamment !)

Au final, on comptera seulement une bonne dizaine d’aspirant président, ce qui est déjà largement ridicule au regard des pratiques démocratiques internationales des pays développés. De toute évidence, une remise à plat complète de notre système démocratique s’impose notamment du fait que les élus ne sont réellement désignés que par une très petite partie du corps électoral. ( 10 % par exemple pour des élus locaux, départementaux ou régionaux, parfois moins ; pour les présidentielles l’abstention était déjà d’environ 25 % en 2017. À noter aussi qu’il faudrait tenir compte de 12 millions de mal ou non inscrits, soit 25 % des votants. La moitié des électeurs ne vote donc pas et les élus  recueillent au mieux 25 % des voix et dans certaines élections même moins de 10 %. Pour les présidentielles le vainqueur représentera un peu plus de 25 % au second tour.

Certains candidats sont là pour témoigner de leur posture plus ou moins iconoclaste ou tout simplement pour satisfaire un ego surdimensionné qui leur permet de façon presque rituelle d’apparaître sur le petit écran tous les cinq ans.

 

Il faut vraiment que la crise démocratique soit profonde en France pour se  laisser aller à une pantomime qui nourrit aussi le désintérêt voir le mépris du système politique.Notons que les candidats sortis de nulle part comme Macron donnent une légitimité supplémentaire à tous les fantaisistes qui se proposent de gérer la France alors que sans doute il ne serait pas capable de gérer une épicerie du coin.

Le JDD fait l’inventaire de cette espèce d’inventaire à la Prévert des candidats à la candidature.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

 

Les candidats

 

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.

Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 mai au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.

Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, sans passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionne cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, qu’il obtient le 27 juin.

Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.

Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.

Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.

Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.

Jean-Frédéric Poisson a annoncé dans Valeurs actuelles sa candidature le 16 juillet 2020, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, dont il avait terminé à l’avant-dernière place.

Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national doit entériner cette candidature lors de son congrès prévu les 3 et 4 juillet à Perpignan.

François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

Eric Piolle, le maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.

Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.

Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.

  • Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  • Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet. 

Ils sont pressentis :

  • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, nourrirait des ambitions pour 2022 que l’intéressé ne confirme pas publiquement. L’ex-président des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis sa démission consécutive à la débâcle de son camp aux européennes de 2019, n’est « pas dans une course de vitesse », a-t-il indiqué lundi 28 juin au lendemain de sa réélection aux régionales.
  • Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déjà fait part de son intérêt d’être candidat à cette primaire, qu’il appelle de ses voeux.
  • Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, a expliqué en avril au Point avoir un « projet d’ambition » et « de rassemblement du pays », tout en précisant qu’il se décidera sur une candidature à l’automne 2021.
  • David Lisnard, maire LR de Cannes, a indiqué le 7 juillet 2021 sur BFMTV Nice Côté d’Azur qu’il pourrait « participer » à une primaire de la droite, tout en ne souhaitant pas l’annoncer formellement. Il avait présenté le 9 juin 2021 une ébauche de programme dans la perspective de 2022.
  • Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, avait déclaré en septembre 2020 au quotidien britannique The Times vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022″. Elle n’a pas confirmé sa candidature mais entend peser en vue de cette échéance.
  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 12 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 12 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas récolté ses 500 parrainages pour se présenter en 2017

 

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel mais son camp fait tout comme. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquelle elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, a dit le 10 juin vouloir « peser » sur la présidentielle et s’est dit  »disponible pour cette perspective sérieuse d’une candidature unique » à gauche. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 ne serait pas favorable à une primaire, lui qui a échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle. L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne et l’homme doit sortir un livre en septembre.
  • Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  • Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  • Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  • Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  • Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  • Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  • Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  • Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  • Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  • Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  • Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

Élection présidentielle : la problématique des primaires

Élection présidentielle : la problématique des primaires

Rémi Lefebvre,Professeur de science politique, évoque dans le Monde la problématique un peu contrainte des primaires en vue des perspectives de l’élection présidentielle de 2022 (extrait).

Depuis 2017, le temps des « vertus magiques » prêtées à ce mode de désignation du candidat à l’élection présidentielle a fait long feu. Mais il semble « difficile à éviter », surtout pour les partis connaissant des problèmes de leadership, estime le professeur de science politique dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Vouées aux gémonies depuis 2017, les primaires ouvertes font leur retour dans l’agenda politique. L’engouement qui a marqué leur importation en France a fait place au désenchantement après les défaites cuisantes de François Fillon et de Benoît Hamon. L’heure est désormais au pragmatisme. Faute d’autres options, les primaires apparaissent comme une des seules solutions disponibles pour rassembler.

Les primaires ouvertes se sont imposées à partir des années 2000 au carrefour de l’efficacité électorale (produire un candidat plus représentatif) et de l’exigence démocratique (rendre le système politique plus participatif). En donnant plus de pouvoir aux sympathisants, elles permettent surtout de régler des problèmes souvent insolubles de leadership.

La séduction a ainsi été forte dans les vieux partis de gouvernement. La double victoire de François Hollande (primaire puis présidentielle) consacre cette procédure. L’efficacité électorale comme la mobilisation citoyenne ont été au rendez-vous, au point que la droite, qui y était opposée, se rallie à la méthode. Mais le cycle électoral de 2017 retourne l’image des primaires : de martingale de la victoire, elles deviennent des machines à perdre aux effets incontrôlables.

« La base militante toujours étroite des partis peut-elle redevenir une rampe de lancement solide pour le candidat ? Le risque serait alors de donner l’image de partis recroquevillés »

Cette critique des primaires n’est pas toujours fondée. Certes, elles renforcent certaines tendances problématiques des démocraties représentatives : la personnalisation, la politique entendue comme « course de chevaux » ou la dévaluation du militantisme. Mais les dirigeants les rejettent surtout parce qu’elles enclenchent un processus périlleux qui n’offre pas de garanties de victoire et exacerbe les divisions partisanes. Or cette analyse mérite d’être nuancée.

François Fillon a bénéficié d’un large ralliement de ses concurrents après la primaire et ne décroche dans les sondages qu’à la suite du scandale « Penelopegate » [dans lequel l’ancien premier ministre, alors candidat à la présidentielle, et son épouse, Penelope, ont été reconnus coupables de détournements de fonds publics, complicité et recel]. Il a utilisé, il est vrai, la légitimité démocratique de sa désignation pour empêcher toute candidature de substitution à partir de février 2017. S’il a tendance à polariser les positionnements politiques, ce mode de sélection du candidat ne produit pas d’effets mécaniques et dépend, en fait, de l’état des partis qui y ont recours.

Primaire présidentielle : la machine à perdre

Primaire présidentielle  : la machine à perdre

Jean-François Copé ancien candidat malheureux d’une primaire et ancien responsable des républicains considère que l’organisation d’une primaire es t politiquement très dangereuse . Cela a été démontré évidemment chez les républicains qui avaient choisi le « vertueux » Fillon démoli précisément par ses combines financières.

Au parti socialiste la plus grande erreur aura sans doute été de choisir François Hollande du fait de l’épisode Strauss-Kahn. Certes François Hollande a été élu mais il restera sans doute dans l’histoire l’un des plus incompétents présidents de la république. Pour preuve, il n’a même pas osé se représenter en 2017.

Les républicains pourraient donc refaire l’expérience malheureuse. Il pourrait également être suivi dans cet exercice une nouvelle fois par les écolos eux-aussi des spécialistes pour démolir leurs responsables et choisir en général le plus consensuel mais le moins bon.

Sondage Présidentielle: Macron toujours en tête ?

Sondage Présidentielle: Macron toujours en tête ?

 

Un exemple de sondage plus ou moins bidonné, celui récent de  BFM qui prévoit que Macron pourrait obtenir entre 29 et 31 pour cent de voix au premier tour. Rappelons qu’au premier tour en 2017 Macron avaient obtenu 24 %. La plupart des sondages considère que Macron pourrait perdre 40 % de ses électeurs de 2017. Commander dès lors parvient-on à lui accorder 29 à 31 % en 2022 ?  La vérité c’est qu’il n’est même pas un certain d’être qualifié surtout avec un nôtre candidat de droite.

Exemple de bidonnage du sondage de BFM :

 

Selon un sondage Elabe pour BFMTV , réalisé les 28 et 29 juin, c’est Emmanuel Macron qui arriverait en tête au premier tour du scrutin avec un score compris entre 29 % et 31 % en fonction du candidat de droite.

Marine Le Pen se qualifierait pour le second tour mais est distancée, créditée de seulement 23 % à 25 % des voix.

À droite, les trois candidats testés ne progressent pas malgré leurs victoires respectives aux régionales. C’est Xavier Bertrand qui ferait le meilleur score (14 %), devant Laurent Wauquiez (12 %) et Valérie Pécresse (11 %).

 

On notera que la prévision concernant Xavier Bertrand a brusquement dégringolé dans les sondages sans doute du fait de la crainte d’une possible victoire de l’intéressé en 2022

Divisée, la gauche serait elle aussi hors course. Jean-Luc Mélenchon est crédité de 9 % à 10 %, Yannick Jadot de 6 % à 7 % et Anne Hidalgo de 5 %.

Présidentielle 2022 : Stéphane Le Foll veut une primaire

Présidentielle 2022 : Stéphane  Le Foll veut  une primaire

 

Stéphane le Foll se veut très critique vis-à-vis de la direction du parti socialiste qui en fait envisage de se ranger derrière la bannière des écolos pour continuer d’exister. L’ancien porte-parole du gouvernement souhaite que le PS exprime sur sa propre analyse et ses propres orientations. Laissant entendre qu’il participerait à cette éventuelle primaire, Stéphane Le Foll a tiré à boulets rouges sur l’actuelle direction du PS: «Sur la grande question posée par le projet présidentiel, il n’y a pas de propositions ou de débats». Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste «porte une responsabilité très lourde (…) il a toujours été sur une logique qui consiste à dire l’écologie ou le socialisme, c’est pareil (…) voire puisque c’est l’écologie qui est en dynamique…on peut s’effacer derrière», a tancé l’ancien porte-parole du gouvernement.

Sondage Présidentielle : la primaire de la droite est facteur de division

Sondage Présidentielle : la primaire de la droite est facteur de division

Selon un sondage Odoxa Backbone-Consulting réalisé pour Le Figaro, 53% des Français sont contre le système de primaires envisagées par le parti républicain. Les  Français considèrent que la primaire est surtout une opération de communication est l’occasion d’une perte de temps .

Beaucoup craignent que la primaire soit vecteur de divisions (70% ; 72%). D’autres encore voient dans cette démarche une pure opération de communication (62% ; 55%), voire même «une perte de temps» (53% ; 48%).

Dans ce contexte, la posture de Xavier Bertrand est saluée. À plusieurs reprises, le président ex-LR des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle a refusé de prendre part au processus de départage. «La primaire (…) a été source de divisions, et la fois dernière, tous ceux qui sont passés par une primaire ont été éliminés lors du premier tour de l’élection», a-t-il encore déclaré mardi soir sur le plateau de TF1. Sa position est récompensée, puisque l’élu bénéficie du soutien d’un Français sur deux. 54% des sympathisants de la droite et du centre, dont 56% des LR, sont du même avis.

 

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