Archive pour le Tag 'présidentiel'

Politique et Conseil présidentiel de la science : Encore un gadget pour déstabiliser les institutions du régime

Politique et Conseil présidentiel de la science : Encore un gadget pour déstabiliser les institutions du régime

Pour anodine que puisse paraître la mise en place d’un groupe de scientifiques destiné à éclairer le chef de l’Etat, cette initiative augmente le nombre des intermédiaires dans la prise de décision, en marge de la Constitution, relève, dans une tribune au « Monde », le juriste Thibaud Mulier.

Ce jeudi 7 décembre, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la création d’un conseil présidentiel de la science composé de douze membres qui ont été installés en dehors de la logique collégiale de nomination par les pairs caractéristique des milieux scientifiques. Un de plus. Conseil présidentiel pour l’Afrique, des villes, du développement… et pour finir, de la science. Il faut dire que le chef de l’Etat apprécie ces instances ad hoc à l’appareil gouvernemental, déclinées à l’envi et créées ex nihilo, pour l’« aider dans l’orientation, l’alerte et le suivi des décisions prises ».

Un autre choix aurait pu être fait pour gouverner avec les savoirs existants, comme celui de créer une autorité administrative indépendante en la matière, ou bien de nommer un conseiller scientifique auprès du gouvernement. Pour autant, quiconque s’intéresse à ces questions ne s’étonnera pas vraiment de ce choix. Depuis longtemps, nous sommes habitués à l’interventionnisme présidentiel tous azimuts. Les déclinaisons des conseils de défense écologique, sanitaire ou énergétique le rappellent sans ambages.

Pour le chercheur, ce choix nourrit, au mieux, un certain scepticisme devant une telle marque d’intérêt pour son activité, alors que le conseil stratégique de la recherche (créé en 2013 et placé auprès du premier ministre) n’a pas été réuni une seule fois depuis l’accession au pouvoir du président Macron ; au pire, de l’indifférence, tant la souffrance du milieu de l’enseignement supérieur et de la recherche est documentée de longue date. Pour le constitutionnaliste, en revanche, la création de cet énième conseil présidentiel a de quoi interpeller, pour ne pas dire inquiéter.

Elle interpelle dans la mesure où le président Macron poursuit la pratique du « gouvernement par conseil » qui s’inscrit dans le temps long de l’histoire. Sous la monarchie, il était question de polysynodie, souvent attachée à la période de régence, mais qui constituait aussi un système de gouvernement par conseil, la plupart du temps intermittent, doté d’attributions diverses en fonction de sa déclinaison. La politiste Delphine Dulong a mis en évidence que la pratique des « conseils restreints » a été privilégiée pendant les premières décennies de la Ve République, afin de faciliter, justement, l’immixtion du président de la République dans le travail gouvernemental.

Politique-Sondage présidentiel de 2027 : Attal en tête

Politique-Sondage présidentiel de 2027 : Attal en tête

Attal, dynamique ministre de l’éducation nationale, passe devant Édouard Philippe au sein de la majorité comme successeur potentiel du président actuel. Un événement politique interne au pouvoir qui marque une rupture au sein des candidats potentiels de la majorité. D’abord il s’agit d’une tête relativement nouvelle, c’est aussi le ministre le plus jeune du gouvernement et surtout il est en train de montrer son sens du réalisme et de l’action au sein d’un ministère de l’éducation nationale jusque-là largement paralysé alors que la situation de l’enseignement est catastrophique en France.

Maintenant qu’il figure en tête il est vraisemblable que Gabriel Attal va subir de fortes attaques non seulement de la gauche bien sûr mais aussi au sein même de son camp. On aura alors la possibilité de vérifier les capacités de résistance de l’intéressé et sa maturité politique.

Le ministre de l’Éducation nationale arrive donc pour la première fois en tête d’un sondage sur les potentiels successeurs, au sein de la majorité, à l’actuel président de la République.

Un résultat « spectaculaire… Mais pas étonnant », selon le patron de l’Ifop, Frédéric Dabi. Exit Édouard Philippe, c’est désormais Gabriel Attal le favori. L’actuel ministre de l’Éducation nationale arrive en tête d’un sondage commandé par Le Journal du Dimanche sur les potentiels successeurs, au sein de la majorité, à Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2027.

Avec 57% des suffrages, le plus jeune ministre de l’Éducation de la cinquième République s’impose ainsi comme le candidat qui incarnerait le mieux dans quatre ans l’actuelle majorité. Il devance de peu l’ex-héritier « chouchou » Édouard Philippe qui obtient lui 55% des voix.

Reste que l’étude publiée ce dimanche marque la fin du règne d’Édouard Philippe. Et, toujours selon Le Journal du Dimanche, Gabriel Attal recueille 73% d’opinions favorables chez les plus de 65 ans et 71% chez les retraités, une catégorie de population largement convaincue par l’actuel président.

Sondage présidentiel de 2027 : Attal en tête

Sondage présidentiel de 2027 : Attal en tête

Attal, dynamique ministre de l’éducation nationale, passe devant Édouard Philippe au sein de la majorité comme successeur potentiel du président actuel. Un événement politique interne au pouvoir qui marque une rupture au sein des candidats potentiels de la majorité. D’abord il s’agit d’une tête relativement nouvelle, c’est aussi le ministre le plus jeune du gouvernement et surtout il est en train de montrer son sens du réalisme et de l’action au sein d’un ministère de l’éducation nationale jusque-là largement paralysé alors que la situation de l’enseignement est catastrophique en France.

Maintenant qu’il figure en tête il est vraisemblable que Gabriel Attal va subir de fortes attaques non seulement de la gauche bien sûr mais aussi au sein même de son camp. On aura alors la possibilité de vérifier les capacités de résistance de l’intéressé et sa maturité politique.

Le ministre de l’Éducation nationale arrive donc pour la première fois en tête d’un sondage sur les potentiels successeurs, au sein de la majorité, à l’actuel président de la République.

Un résultat « spectaculaire… Mais pas étonnant », selon le patron de l’Ifop, Frédéric Dabi. Exit Édouard Philippe, c’est désormais Gabriel Attal le favori. L’actuel ministre de l’Éducation nationale arrive en tête d’un sondage commandé par Le Journal du Dimanche sur les potentiels successeurs, au sein de la majorité, à Emmanuel Macron pour la présidentielle de 2027.

Avec 57% des suffrages, le plus jeune ministre de l’Éducation de la cinquième République s’impose ainsi comme le candidat qui incarnerait le mieux dans quatre ans l’actuelle majorité. Il devance de peu l’ex-héritier « chouchou » Édouard Philippe qui obtient lui 55% des voix.

Reste que l’étude publiée ce dimanche marque la fin du règne d’Édouard Philippe. Et, toujours selon Le Journal du Dimanche, Gabriel Attal recueille 73% d’opinions favorables chez les plus de 65 ans et 71% chez les retraités, une catégorie de population largement convaincue par l’actuel président.

Un troisième mandat présidentiel pour Macron ? (Richard Ferrand)

Un troisième mandat présidentiel pour Macron ? (Richard Ferrand)

Battu aux dernières élections législatives, Richard Ferrand essaye de revenir en cours et pour cela n’hésite pas à proposer que Macron puisse faire un troisième mandat. Pourquoi pas aussi un quatrième et un cinquième comme Poutine et autres dictateurs. Se remettre dans les bonnes grâces du président, Richard Ferrand n’hésite pas à utiliser les limites de la flagornerie. Notons que la justice indépendante a passé un coup d’éponge sur le petit bénéfice réalisé par sa maîtresse- qui n’avait pas le premier sou- lorsqu’il était président des Mutuelles de Bretagne. Une affaire de plus concernant la majorité enterrée par la justice.

« La limitation du mandat présidentiel dans le temps, le non-cumul des mandats, etc. Tout cela corsète notre vie publique dans des règles qui limitent le libre choix des citoyens », estime l’ancien président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand au Figaro ce dimanche 18 juin 2023. Il est vrai que les mandats à vie sont quand même plus confortables.

Selon lui, ces règles affaiblissent « notre vie politique en qualité et en densité, et la rendent moins attractive. » Fustigeant « tout ce qui bride la libre expression de la souveraineté populaire », ce très proche du chef de l’Etat appelle donc à modifier la Constitution pour autoriser la réélection d’Emmanuel Macron, qui ne peut pas se représenter pour un troisième mandat en 2027.

Dans les circonstances socio-politiques actuelles, Richard Ferrand appelle aussi à « un moment d’unité nationale, chacun gardant son identité et remisant à quelques années ses ambitions futures. » En fait un appel du pied aux « Républicains ».

Peut-être enfin que Richard Ferrand envisage de se reclasser comme premier ministre pour remplacer la pauvre Élisabeth Borne, régulièrement critiquée dans l’opinion Mais aussi par Macron !

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et  pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Résultat présidentielle – premier parti de France : l’indifférence avec au moins 40 %

Résultat présidentielle – premier parti de France : l’indifférence avec au moins 40 %

Dans la bataille électorale en cours,  les candidats ne vont recueillir que des miettes par rapport au premier parti de France : celui de la différence. En effet, l’abstention pourrait être record lors de cette échéance électorale avec environ 30 % des électeurs qui ne fréquenteront pas les urnes. A cela il faut ajouter les électeurs potentiels non-inscrits ou mal inscrits (ceux qui ont déménagé et qui n’ont pas actualisé leur résidence principale.) Ces chiffres varient entre 10 et 20 pour cent. Autant dire qu’il y aura une partie de l’électorat de l’ordre de 40 % qui va manifester son indifférence. D’ores et déjà on peut donc considérer que les candidats mêmes arrivés en tête ne représenteront qu’une faible minorité au premier tour : environ 20 à 25 %.

De toute manière le vainqueur sera mal élu comme ont été mal élus les candidats en tête aux municipales et aux régionales.

En cause,  évidemment une grave crise démocratique avec la mainmise de la bureaucratie, des bureaux d’études et des professionnels de la politique sur la représentation locale et nationale.

Au plan local la plupart des élus locaux sont bien incapables de présenter les grandes réformes d’une complexité administrative sans nom et qui définissent des schémas pour tout et surtout pour rien. Du coup lors des séances de présentation publique ce sont surtout les bureaux d’études qui parlent après 30 secondes d’introduction d’un élu local qui n’y comprend pas grand-chose.

Même chose au plan national où Macron est contraint de recourir sans cesse à des cabinets d’études pour gérer ce qu’il appelait la start-up nation. Une confusion évidemment entre le concept de gestion d’une entreprise et le management démocratique d’un pays. Pas étonnant Macron n’a jamais eu de parti, il n’en veut d’ailleurs surtout pas pour ne pas être un jour concurrencé ou gêné dans sa gestion. Du coup son entourage ne comprend que des seconds couteaux y compris au gouvernement. Ne parlons pas des députés en marche choisis  sur Internet complètement inexistants

Pas étonnant si il y a cet énorme décalage entre la structure politique et le réel social et sociétal. Les sélecteurs abstentionnistes ou non pour la plupart ne croient plus au discours de changement.

Sondage présidentiel : Macron baisse au second tour

Sondage présidentiel : Macron baisse au second tour

  • L’enquête Elabe publiée mercredi montre qu’en cas d’un duel Macron-Le Pen au second tour, il l’emporterait à 52,5% contre 47,5%. Il y a 3 semaines, Emmanuel Macron était crédité de 61 % des suffrages contre 39 % pour Marine Le Pen.
  • Le rolling Ipsos donne Emmanuel Macron à 55 % contre 45 % pour Marine Le Pen, un écart de 10 points. Il était de 20 points le 12 mars (60-40 pour Macron).
  • Le rolling Ifop crédite de le chef de l’Etat de 53,5 % des suffrages (46,5 % pour Marine Le Pen). Il y a 3 semaines, Macron la distançait de 14 points (57 % pour Macron, 43 % pour Marine Le Pen).
  • Le rolling OpinionWay montre également la même dynamique. Emmanuel Macron obtient 55 % des voix contre 59 % le 9 mars. L’écart est donc passé de 18 à 10 points en 3 semaines.

Pour expliquer ce rapproché entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le sondeur Matthieu Gallard de l’Ipsos explique que la candidate du Rassemblement national obtient désormais « de meilleurs reports des électorats Zemmour et Mélenchon. Dans le même temps, les reports des électeurs Pécresse et Jadot sur Macron sont en hausse, mais ça ne compense pas. »

Le chef de l’Etat fait, en effet, face à un problème. S’il améliore, en moyenne, son score de premier tour de 4 points. Ce n’est pas le cas au second tour, où il baisse d’environ 10 points par rapport à la précédente présidentielle. Marine Le Pen a un réservoir de voix supérieur à 2017 grâce notamment à la candidature d’Eric Zemmour. De son côté, le candidat d’En marche a moins de réserves automatiques même s’il bénéficie du report majoritaire de l’électorat de Yannick Jadot et de Valérie Pécresse.

 

 

L’économie : la grande absente du débat présidentiel

L’économie : la grande absente du débat présidentiel

 

À examiner les programmes officiels et autres discours, on constate que les déclarations des candidats aux présidentielles sont beaucoup plus nourries concernant le pouvoir d’achat que sur la problématique générale de l’économie. On promet beaucoup aux uns et aux autres avec en plus des chiffres très précis qui d’ailleurs pour la plupart ne dépendent pas des pouvoirs publics mais des entreprises.

Quand cela impact le budget, personne n’indique les conditions du financement sinon d’hypothétiques économies alors qu’en réalité tous les programmes risquent de se terminer avec des dépenses supplémentaires. Donc des emprunts supplémentaires et plus tard des impôts.

 

Certes on parle de ré industrialiser mais sans grande précision. La problématique est en effet complexe car il est sans doute impossible de rapatrier en France des activités de très faible valeur ajoutée qui ne peuvent soutenir la concurrence de pays à faible fiscalité et à faible coût social. La France doit  donc ré industrialiser mais sur des produits innovants et ou de qualité, assurer son indépendance économique mais sur des produits essentiels.

 

Ce qui implique aussi une autre articulation de l’innovation avec la recherche, d’autres moyens de financement et une politique de formation cohérente avec ces objectifs. Malheureusement notons par exemple que les bacs mathématiques ont diminué de plus de la moitié en 5 ans  en France au profit de Bacs plus ou moins ésotérique. On manque d’ingénieurs, de techniciens (et même d’ouvriers qualifiés) mais pas de sociologues ou de diplômés d’instituts politiques. Il faut remettre la problématique économique au centre des débats insiste Jean-Hervé Lorenzi, président des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence -

Jeudi 13 janvier, le Cercle des économistes a procédé à une nouvelle classification des sujets pour les présidentielles : les jeunes, le pouvoir d’achat, les retraites, le rôle de l’État et les finances publiques, la réindustrialisation, l’environnement et l’Europe.

Sondage présidentiel : 51 % pour Macon, 49 % pour Pécresse au second tour ?

Sondage présidentiel :  51 % pour Macon,  49 % pour Pécresse au second tour

 

Selon une étude Elabe pour BFMTV et L’Express publié ce mardi, le président de la République enregistre une hausse de +3 points, et obtient 26% d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022. Derrière lui, la percée de Valérie Pécresse, qui avait bénéficié d’un très fort «effet Congrès» début décembre, semble quant à elle marquer le pas.

Donnée à 20% au lendemain de sa désignation comme candidate de la droite, la francilienne plafonne désormais à 17% (-3), dépassant seulement d’un point la prétendante du Rassemblement national, Marine Le Pen (16%), et reléguant le nationaliste Éric Zemmour à 13%.

Même scénario pour le second tour, puisque le chef de l’État est là encore donné gagnant dans tous les cas de figure. Y compris dans l’hypothèse d’un duel face à Valérie Pécresse, où il l’emporterait d’une courte tête, avec 51% des voix contre 49%. Lors de la précédente vague de l’étude, cette dernière apparaissait pourtant en capacité de l’emporter, avec 52% contre 48% au président sortant.

Des sondages toutefois à prendre avec des pincettes dans la mesure où il y a à peine 40 % des Français qui sont décidés à aller voter. En outre la grande presse comme d’habitude va pousser ses candidats témoin d’ailleurs le sondage évoqué par BFM qui indique que ma combattrait nettement Pécresse au second tour alors que le résultat serait de 51 contre 49 ! Des commentaires qui ne sont pas neutres.

Après une semaine mouvementée à gauche, où l’appel d’Anne Hidalgo et d’Arnaud Montebourg à une primaire entre les principaux candidats est resté lettre morte, c’est le chef de file des Insoumis qui semble tirer le plus parti de cette confusion. Il gagne trois points, et se hisse à 11% d’intentions de vote, loin devant l’écologiste Yannick Jadot (5%) et la socialiste Anne Hidalgo (3%).

Alors qu’une très large majorité des sympathisants de gauche souhaite une candidature unique à gauche (85%), quelque 33% d’entre eux estiment que Jean-Luc Mélenchon serait la personnalité la plus à même de l’incarner, contre 21% pour l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, et seulement 11% pour Yannick Jadot.

 

 

Sondage présidentiel : le JDD conforte Macron

Sondage présidentiel : le JDD conforte Macron

Un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche ( journal de Lagardère très proche de Macron) et Sud Radio ( proche de l’extrême droite), Emmanuel Macron l’emporterait facilement avec 25% (stable) au premier tour face aux candidats LR Xavier Bertrand, Michel Barnier ou Valérie Pécresse, mais 28% face à Éric Ciotti ou de Philippe Juvin.

Dans tous ces cas, la candidate du RN Marine Le Pen est stable, entre 19 et 20%, soit trois points de plus qu’en début de mois, alors qu’Eric Zemmour, à 14 ou 15% selon les cas de figure, perd deux à trois points.

Parmi les possibles candidats de droite, Xavier Bertrand recueillerait 13% (stable), Michel Barnier ou Valérie Pécresse 10%. Éric Ciotti est crédité de 6% et Philippe Juvin de 3%. À gauche, Anne Hidalgo demeure à 6% dans la plupart des configurations et Jean-Luc Mélenchon oscille entre 7,5 et 8,5%, un point devant Yannick Jadot qui se situe entre 6,5% et 7,5%.

En cas de deuxième tour Macron-Le Pen, l’actuel président est crédité de 54% contre 46% pour la candidate d’extrême droite. Il perd deux points par rapport au début du moins (56% contre 44%). Les intentions de vote ne constituent pas une prévision du résultat du scrutin. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation de l’enquête précise le sondeur.

( Notons cependant que les échantillons sont construits sur des populations de listes électorales et non sur des électeurs potentiels qui pourraient faire apparaître une l’abstention jusqu’à 50 %).

« Pour un contrat présidentiel de redressement »(JL Debré et JM Naualot)

« Pour un contrat présidentiel de redressement »(JL Debré et JM Naualot)

Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, et Jean-Michel Naulot, ancien membre du collège de l’autorité des marchés financiers, livrent dans une tribune au JDD  leur diagnostic sur les finances publiques alors que la campagne présidentielle se prépare.

 

tribune :

« La campagne présidentielle qui se prépare se doit d’être un moment de vérité entre le futur président et le peuple français. À l’image du contrat de ­législature défendu par Pierre Mendès France, elle devrait engager le candidat sur un « contrat ­présidentiel » de redressement. Pourquoi? Parce qu’il est indispensable, vital pour l’avenir de nos enfants, de mettre le ­projecteur sur la ­trajectoire mortifère sur laquelle sont ­engagées nos finances ­publiques et d’en tirer des conclusions. Il est certes tentant de se voiler une ­nouvelle fois la face, ­d’utiliser la crise ­sanitaire comme alibi pour expliquer les déficits ­actuels. Mais le niveau d’endettement ­comparé de la France et de ­l’Allemagne résume une dégradation continue et ­spectaculaire.

En 2007, les deux pays avaient une dette publique identique : 64% du PIB. Aujourd’hui, la dette est de 70% en Allemagne et de 118% en France. Ce décrochage financier nous fait courir des risques immenses : une remise en cause de la solvabilité de la France, un prélèvement sur l’épargne des ménages, une fragilisation de la solidarité intergénérationnelle et de la solidarité tout court.
La Cour des comptes vient de publier un rapport sur « la stratégie de finances publiques d’après-crise » très instructif. Il donne une photo saisissante de l’évolution de nos déséquilibres financiers. Le niveau des dépenses publiques françaises « est l’un des plus élevés du monde ». La part de l’emploi public dans l’emploi total est de 22 % en France au lieu de 10 % en Allemagne. L’augmentation des effectifs dans la fonction publique territoriale a été de 8 % en dix ans. Cette politique est d’autant plus inquiétante qu’elle « ne se traduit pas systématiquement par de meilleures performances économiques ou de bien-être ».

 

La Cour écrit par ailleurs que le système de retraite français doit faire face à « la perspective d’un déficit massif » avec un décalage considérable de l’âge légal de la ­retraite par rapport à nos ­voisins. La France agit comme s’il n’y avait ni vieillissement de la population, ni allongement de la vie, une exception française intenable. La Cour passe ­également en revue l’ensemble de nos ­politiques de protection sociale. Elles s’éloignent toutes de celles pratiquées par les pays voisins. Les dépenses consacrées au logement sont deux fois plus importantes sans pourtant être efficaces. Le déficit de l’Assurance maladie, considérable, ne s’explique que partiellement par la crise sanitaire.

La France reste un pays suradministré

Tirant probablement les leçons des graves défaillances observées ces dernières années dans le fonctionnement de l’État, la Cour écrit par ­ailleurs qu’ »une simplification du ­millefeuille des collectivités ­territoriales, de leurs établissements publics, des services de l’État et des autres opérateurs publics apparaît  nécessaire ». À une époque où la rapidité de décision est un atout décisif, la France reste un pays suradministré. À lire ce rapport, clair et ­pédagogique, on est pris de vertige. La crise pandémique s’est abattue sur un pays affaibli par la ­désindustrialisation mais aussi par une politique au fil de l’eau en matière de dépenses publiques.

La campagne présidentielle peut être l’occasion de donner un coup d’arrêt à un déclin qui semble inexorable. Les candidats pourraient s’engager solennellement devant les Français sur trois actions prioritaires : mettre en application dès l’automne une réforme des retraites assurant l’équilibre financier du système (recul progressif de l’âge légal avec prise en compte de la pénibilité), finaliser au cours de la première année de mandat les réformes permettant d’assurer l’équilibre de tous les régimes de protection sociale, mettre en place dans les deux ans une réforme de l’État simplifiant les circuits de décision. La sortie de crise doit être progressive et non brutale, tout le monde en convient. Notre modèle social doit être préservé. Mais, sur quelques réformes  essentielles pour notre survie, il est capital de donner au prochain président les moyens d’agir de manière rapide et ­déterminée. L’égalité, la solidarité et la ­fraternité, qui brillent aux frontons de nos édifices publics, nécessitent aujourd’hui un effort national et collectif. »

Macron snobe le discours présidentiel de Noël

Macron snobe le discours présidentiel de Noël

 

 

La plupart des chefs de l’État ont adressé à Noël un message de fraternité et de bonheur à leurs concitoyens comme c’est la tradition. Macron, qui décidément se veut disruptif à fait une entorse au rituel. Il faut dire que le chef de l’État n’est pas particulièrement satisfait de la façon dans le pays accueil ses différentes réformes. En outre, il n’a guère apprécié que le Premier ministre vienne perturber sa réforme des retraites avec la bombe du report de l’âge à 64 ans. Bref , aux dires mêmes de son entourage, le chef de l’État est très morose. D’une certaine manière, il considère que le pays ne mérite pas tel président. Aux échecs intérieurs il faut aussi ajouter les couacs à l’international qui l’ont conduit à se fâcher avec nombre de grands dirigeants y compris l’Allemagne. Il en est réduit aujourd’hui à se rabibocher avec Poutine pour donner l’impression de jouer encore un rôle. les chiffres de popularité ne sont guère flatteurs. Macron est encore soutenu par 30 % de l’opinion tandis que 70 % rejettent sa politique économique et sociale. Sa dernière réforme sur les retraites est aussi rejetée par 60 à 70 % des Français. Pire, un majorité des Français soutiennent encore la grève des transports.

 

Si Macron, n’a pas daigné parler pour souhaiter un bon Noël aux Français c’est sans doute qui n’a pas grand-chose à dire en ce moment. En effet visiblement son gouvernement a choisi la stratégie du pourrissement de l’action. Malheureusement , la mobilisation devrait reprendre dés le début de l’année. Il n’y aura  pas eu de trêve en raison notamment de la rigidité du premier ministre, une rigidité de nature  psychique mais aussi politique. En fait,  la concurrence est déjà partie entre Macron et Édouard Philippe. C’est à celui qui montrera la plus grande rigueur. Édouard Philippe joue surtout en prévision de 2027 mais sans éliminer la perspective de 2022 pour le cas où les sondages ce qui est probable serait catastrophique pour Macron. Précisément pour 2022 macros est écartelé entre cette nécessité de plaire aux sélecteurs de droite qui constitue désormais sa vraie base électorale mais sans dédaigner pour autant quelques voix de gauche qui lui sont indispensables pour se qualifier au premier tour des élections présidentielles. Concrètement, cela signifie qu’il ne peut abandonner sa réforme des retraites mais qu’il doit faire des concessions à la gauche quitte à vider cette réforme de son contenu. Un choix cornélien ! Macron qui d’ordinaire parle tous les jours et sur tout cette fois se mure dans le silence. Une sorte de réaction un peu enfantine qui traduit son agacement et sa colère contre des Français qui ne comprennent rien  du caractère historique du réformisme macronien.

 

SONDAGE Edouard Philippe, un profil plus présidentiel que Macron

SONDAGE Edouard Philippe, un profil plus présidentiel que Macron

En matière de popularité, l’écart ne cesse de grandir entre d’une part le président de la république, d’autre part le premier ministre. Une raison fondamentale à savoir qu’Édouard Philippe présent un profil plus présidentiel que Macron qui s’agite un peu dans tous les sens. D’après le baromètre mensuel Ifop Emmanuel Macron stagne à 29% de satisfaits, le même chiffre que le mois dernier, Édouard Philippe, lui, gagne 7 points et se hisse à 41% de satisfaits. Soit un écart de 12 points entre le Président et son Premier ministre… « C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’on a un écart assez net de popularité, et même un déséquilibre entre Macron et Philippe, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il y a une sorte de petit état de grâce d’Édouard Philippe, déconnecté de la popularité présidentielle alors que, précédemment, Macron tirait Philippe vers le haut ou vers le bas. » « Symboliquement, il sort comme le grand gagnant de la séquence », note Frédéric Dabi, qui constate que, comme François Fillon avec Nicolas Sarkozy, « l’image de Philippe se construit désormais en décalque, voire en rupture avec celle de Macron : ce dernier donne l’image d’un président hautain et arrogant alors que Philippe apparaît calme et posé, modeste et rassurant. » Un différentiel de perception qui ne devrait pas ravir le Président.

Débat présidentiel Macron Le Pen- : l’élite et la marchande de poissons

Débat présidentiel  Macron  Le Pen- : l’élite et la marchande  de poissons

 

 

Il ne fallait pas s’attendre grand chose du débat entre Emmanuel macro et Marine Le Pen. Un débat suppose en effet une capacité des interlocuteurs à évoluer. Le profil de Marine Le Pen ne peut permettre une confrontation constructive. D’une certaine manière, on a assisté  au  débat de l’élite contre la marchande de poissons. Marine Le Pen ne connaît strictement rien des réalités socio-économiques et s’appuie sur une rhétorique du mensonge permanent. Elle affirme tout et le contraire. Par exemple sur la question centrale de l’euro. Elle propose une monnaie pour acheter une baguette de pain (Philippot vice président du FN dixit) et une monnaie pour le business. Une monnaie pour les achats courants et une autre pour ceux qui le sont moins. Le franc pour acheter une baguette de pain et l’euro pour acheter de la pâtisserie ? Tout oppose Macron et Le Pen. Macro intellectualise en permanence, il théorise à partir de sa connaissance du fonctionnement de l’économie. Marine Le Pen,  elle, débite des contrevérités,  des énormités avec la sincérité de la marchande de poissons qui veut faire croire que sa marchandise est fraîche. La marchandise de Le Pen est ancienne, elle prend ses sources dans les années 30 quand le souverainisme dans plusieurs pays, transformé en nationalisme,  a  créé les conditions de la guerre mondiale la plus cruelle  de l’histoire. Il n’y a pas de match entre Macron et Le Pen parce qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie. Macron, l’élite, la connaissance des réalités économiques. Le Pen, c’est ignorance vulgaire, l’agression grossière, la haine comme moteur. En 2002, Jacques Chirac avait refusé de débattre entre les deux tours avec son adversaire surprise, le fondateur du parti d’extrême droite et père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen. Mais il avait bénéficié à l’époque d’un front républicain qui lui avait permis d’être réélu avec plus de 80% des voix et qui, cette fois, a volé en éclats. Macron a donc accepté le match de boxe, un débat indigne de l’enjeu où Le Pen a utilisés sa rhétorique d’invectives et de mensonges mais où elle est sortie cependant KO debout démontée et visiblement surprise par la pugnacité et la compétence de Macron. Lequel n’avait quand même pas un grand mérite compte tenu de l’impréparation d’uen Marine Le Pen qui se croyait sans doute au marché à poissons. A tel point que Macron a pu parfois agacer en jouant le rôle de professeure face à une  élève paresseuse et provocatrice.

Débat présidentiel : Le Pen, la bêtise incarnée

Débat présidentiel : Le Pen, la bêtise incarnée

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Marine Le Pen a fait montre d’une bêtise crasse l’heure du débat avec Macron. Elle a affiché l’incohérence de son programme mais aussi sa nullité. De toute évidence Marine Le Pen  n’a pas la culture de son père ou de sa nièce. D’une certaine manière, c’est une primaire dont les propos de évidemment séduire les plus paumés et les plus ignorants. Sa rhétorique est celle d’une marchande de poisson.  Première à s’exprimer, la candidate du Front national, donnée perdante dans les sondages, a attaqué avec virulence le chef de file d’En Marche!, qu’elle a présenté comme le « candidat la mondialisation sauvage ». Elle a maintenu ce registre offensif, entravant systématiquement les tentatives d’explication et de réplique d’Emmanuel Macron, sur les dossiers économiques et sociaux notamment, pour lesquels l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande a voulu montrer son expertise face aux approximations et slogans de l’ex-présidente du FN. « Je prends les Françaises et les Français pour des adultes, je ne leur mens pas », a-t-il lancé dans le cours des échanges, s’efforçant d’opposer son calme au ton offensif de Marine Le Pen dans une confrontation trop souvent « en roue libre ». « M. Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous, du saccage économique », a attaqué l’ex-présidente du FN en préambule.  Emmanuel Macron n’a eu de cesse de dénoncer la « logorrhée » de Marine Le Pen, « l’héritière », dont il a relevé à plusieurs reprises les « bêtises », particulièrement sur les dossiers sociaux et économiques (SFR et Alstom), estimant qu’elle ne présentait aucune stratégie contre le chômage et pour la compétitivité. « Ça marche pas comme ça dans la vraie vie », lui a-t-il rétorqué lors d’un échange sur leurs programmes économiques et sociaux respectifs. « Vous faites une liste à la Prévert que vous ne financez pas. Sur les 6 ou 9 milliards d’euros d’économies faites par la sortie de l’Union européenne, il faudra d’abord payer tout ce qu’on doit à l’UE. Il s’agit d’entre 60 et 80 milliards d’euros pour la Grande-Bretagne en ce moment. Vous faites des cadeaux de baisse d’impôts que vous ne financez pas », a-t-il insisté à propos de la volonté du FN de s’affranchir de l’UE. Sur la réforme des retraites – Marine Le Pen entend ramener l’âge de départ légal à 60 ans -, Emmanuel Macron a mis en garde les électeurs contre la fiction de la « finance magique ». « Ça coûte 30 milliards, c’est infinançable », a-t-il lancé. Ainsi le candidat d’En Marche!, souvent interrompu par les invectives de Marine Le Pen, a-t-il tenté de démonter le programme du FN et de démontrer son irréalisme. « Je suis la candidate du pouvoir d’achat, M. Macron, vous êtes le candidat du pouvoir d’acheter, la France », a répliqué Marine Le Pen. « Vous avez démontré que vous n’êtes pas la candidate de l’esprit de finesse », lui avait lancé Emmanuel Macron au début du débat.

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