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Sondage : Macron : bon président pour 45%, pourquoi ? Phénomène de mode ou séisme ?

Sondage : Macron : bon président pour 45%,  pourquoi ? Phénomène de mode ou séisme ?

 

Si l’on s’en tient au sondage Odoxa du  Parisien/Aujourd’hui en France, Emmanuel Macron pourrait bien provoquer une sorte de séisme dans la classe politique. En effet 45% des Français considèrent déjà qu’il ferait un bon président,  ce qui le place immédiatement derrière  Alain Juppé (56%). Cela alors qu’il n’a pas encore déclaré formellement sa candidature pour les présidentielles. Un sondage qui met très loin Manuel Valls (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (6%). En outre sa démission du gouvernement est approuvée par les trois quarts des Français. Cette ascension relativement exceptionnelle pour un homme sans véritable organisation, sans passé politique significatif et même sans orientation très élaborée découle sans doute de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier élément vient du phénomène d’usure de la classe politique traditionnelle organisée en partis dont les Français n’attendent plus grand-chose. La seconde raison tient vraisemblablement à la médiocrité de la plupart des personnalités qui ambitionnent d’accéder à  la magistrature suprême. Médiocrité sur le plan des connaissances socio économiques et sociétales mais aussi médiocrité intellectuelle. Or Macron comparé à la plupart des autres parvient à élever le débat même si on peut contester certaines orientations et surtout le flou programmatique notamment dans le domaine sociétal. L’atout principal de  Macron est peut-être aussi sa jeunesse comparée à l’âge des autres candidats de la génération des 50 à 70 ans usés par les travaux guerriers des luttes politiques intestines (de l’extrême gauche à l’extrême droite) et les discours démagos. D’une certaine manière, Macron ringardise.  On s’interroger sur la crédibilité qu’accordent certains candidats à leur propre propos tellement le manque de conviction est évident ou inversement tellement le trait  caricatural témoigne de la posture de comédien qui fait semblant de croire aux promesses de coiffeur faites  au bon peuple. Par ailleurs Macron s’aligne sur une évolution  sociétale et idéologique qui remet en cause les vieux clivages gauche droite usés  jusqu’à la corde. Usés par la gauche qui finalement se soumet maladroitement et avec retard aux impératifs des réalités économiques, usés par la droite également profondément trop marquée par l’étatisme. Une dernière caractéristique qui concerne tout autant l’extrême gauche et l’extrême droite. Il n’est pas certain évidemment que Macron  parvienne en 2017 à conquérir la magistrature suprême mais il est probable qu’il va provoquer une grande secousse sismique dans le paysage politique. Pourtant l’intéressé dans ses récentes et finalement courtes fonctions de ministre de l’économie n’a pas montré grand chose. La loi Macron 1 ressemblait davantage à une auberge espagnole qu’à un programme de réforme structurelle économique. Le plus intéressant chez Macron c’est ce qu’il n’a pas fait !  il faut dire qu’il a été en permanence empêché ou freiné par Valls qui a très vite décelé le danger de ce nouveau concurrent potentiel à la succession de François Hollande. Le passé politique d’Emmanuel Macron demeure assez inconsistant par contre certaines de ses analyses se sont montrées à la fois pertinentes et surtout compréhensibles car débarrassées de la langue de bois habituelle. Les autres responsables ont tendance à systématiquement dire tout et son contraire. Dernier exemple en date la réduction éventuelle de l’impôt sur le revenu à laquelle adhèrent presque tous les candidats mais conditionnée par une réforme fiscale globale qui inévitablement fera encore monter les prélèvements obligatoires. Un sujet un peu surréaliste puisqu’on fait croire qu’il y aurait deux catégories  de Français ceux qui payent l’impôt citoyen et ceux qui payent les autres impôts  non citoyens. La réforme est sans doute nécessaire encore faudrait-il en préciser l’objectif réel et les modalités. Emmanuel Macron, lui,  a le grand mérite d’être clair car son propos est débarrassé des oripeaux de la dialectique politicienne, sorte de charabia énarchique pour faire sérieux mais qui masque mal l’incompétence et l’immobilisme. Le tremblement provoqué par le jeune Macron  ne concernera pas seulement la gauche, une gauche par ailleurs condamné à la débâcle électorale et qui, extrême gauche comprise, ne représente plus que de l’ordre de 25 à 30 % dans le pays. Le séisme concernera aussi le centre et la droite classique car Macron va sans doute siphonner autant de voix à droite qu’à gauche compte tenu de son positionnement idéologique. Il est clair par exemple que nombre de sympathisants et même de responsables des républicains sont plus proches d’un du social libéral Macron  que du bonapartiste Sarkozy. L’extrême droite et l’extrême gauche vont également être affectées par les vagues de fond provoquées  par l’ancien ministre de l’économie dans la mesure où leurs propositions économiques (paradoxalement relativement proches) risquent  de montrer encore davantage leurs incohérences et leur démagogie. Reste que Macron  présente encore quelques faiblesses voire des handicaps sérieux ;  il risque notamment de traîner comme un boulet sont passé d’énarque mais aussi celui d’éphémère banquier. En outre il lui faudra faire bien des efforts pour persuader l’opinion qu’il est proche des vrais gens comme il dit lui-même ;  une formule d’ailleurs malheureuse et qui révèle la reconnaissance de son appartenance à une élite responsable d’une grande partie de la crise qui caractérise la France dans le domaine social, économique et sociétal. Pour parler clair, la question est de savoir si Macron propose de gouverner la France comme Hollande avec ses copains de l’ENA ou s’il est décidé d’ouvrir sa gouvernance éventuelle à des responsables de la société dite civile. Une dernière expression par ailleurs encore ridicule   pour distinguer ceux qui n’appartiennent pas à l’élite de la monarchie républicaine. La sémantique comme la politique sent la naphtaline !

Crise européenne : »Si j’étais président» ! , (Sarkozy)

Crise européenne : »Si j’étais président» ! , (Sarkozy)

Face à la crise que connaît l’Europe depuis Brexit, crise  qui pourrait se contaminer à d’autres pays, Sarkozy avance dans une interview au JDD des solutions pour réformer l’union économique. Si j’étais président dit Sarkozy qui avance une série de propositions. Des propositions dont beaucoup sont pertinentes mais qui malheureusement n’ont jamais été mis en œuvre lorsque Sarkozy était président. En effet les maux  dont souffre l’Europe ne sont pas nouveaux, ni Sarkozy, ni Hollande n’ont été capables d’imposer leur vision notamment à Merkel. Du coup les propositions en cinq points de  Sarkozy souffrent d’un sérieux manque de crédibilité quant à la capacité de la France à les faire prendre en compte partout en Europe et notamment en Allemagne. Si j’étais président dit Sarkozy ! Le problème c’est qu’il a déjà été.  Curieux comme les politiques peuvent être claires et ambitieux quand ils sont dans l’opposition et combien ils peuvent être ambigus et frileux quand ils sont au pouvoir. Extrait de l’interview de Sarkozy au JDD :

 

Quelle a été votre première réaction en apprenant le vote des Britanniques?
Je m’attendais à ce résultat compte tenu de la constance qu’ont mis ces dernières années les dirigeants européens à refuser de traiter les problèmes qui se posent : pas de stratégie commune pour la croissance et l’emploi, aucune réforme de Schengen, aucune réponse sur la politique d’immigration, sentiment d’impuissance face à la crise des réfugiés et impression que l’identité et la civilisation européenne ne sont pas défendues. Ce vote, c’est un choc qui ouvre une crise historique. Une crise qui n’est pas due au seul choix des Britanniques. La crise, c’est cette évidence : ce qu’ont fait les Britanniques, d’autres peuples en Europe auraient pu le faire, ou pourraient y songer demain. La question qui est posée aujourd’hui n’est pas seulement celle des rapports des Vingt-Sept avec la Grande-Bretagne mais, bien plus profondément, celle des choix que vont faire – ou ne pas faire – les 27 pays européens pour l’avenir de l’Europe.

[...]

Si j’étais en situation, je proposerais que la France et l’Allemagne mettent sur la table des chefs d’État et de gouvernement un projet en cinq points en interdisant à la technocratie bruxelloise de le transformer en monstre juridique. Pour cela, je proposerais de réunir durant trois jours les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept avec l’objectif d’élaborer ensemble un projet simple, clair, et politique. Premier point : la mise en place d’un gouvernement euro-Schengen II réunissant les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept et élisant à leur tête l’un d’entre eux. Avec une évidence : l’Europe a des frontières, elle doit enfin les faire respecter. Le mot frontière n’est pas un gros mot. Concernant la politique migratoire, l’objectif est d’harmoniser les aides sociales pour les étrangers, avec la nécessité de cinq ans de présence préalable pour y avoir droit et naturellement aucune prestation pour ceux en situation illégale. Deuxième point : je n’accepte pas de voir l’Europe à genoux devant les États-Unis. Ils sont nos alliés et nos partenaires. Mais il n’y a aucune raison que le FMI se mêle des affaires de l’Europe. Je souhaite donc un Fonds monétaire européen en même temps qu’une présidence stable de l’Eurogroupe, qui devrait revenir soit à un Français soit à un Allemand. Troisième point : dans le nouveau traité, il sera établi que les compétences de l’Europe sont limitées à dix priorités stratégiques au maximum. Il n’y aura donc plus de compétence générale pour l’Europe. Quatrième point : il faut profondément modifier les règles de fonctionnement de la Commission, qui ne doit plus pouvoir demain adopter un seul texte sans que les Parlement nationaux aient auparavant donné un avis décisif. Cinquième point : il faut clairement dire que l’élargissement de l’Europe, c’est terminé, donc sortir de l’hypocrisie qui prévaut aujourd’hui dans nos rapports avec la Turquie, qui n’a pas vocation à intégrer l’Europe.

Sarkozy candidat ou président de LR ? (Juppé)

Sarkozy candidat ou président de LR ?  (Juppé)

 

Il est clair que si Sarkozy ne déclare pas ses intentions officielles pour 2017 c’est parce qu’il entend demeurer président des Républicains ce qui constitue évidemment un atout en termes organisationnels et financiers. Une double casquette que contestent certains candidats à la primaire de la droite de manière discrète. Juppé, lui, voit « un problème moral et éthique » dans le fait que Nicolas Sarkozy, bien que n’ayant pas annoncé sa candidature à la primaire de la droite, mène déjà campagne en restant à la tête des Républicains (LR). « C’est pas un problème juridique, c’est un problème moral et éthique » a estimé Alain Juppé. « Ne reprenons pas certaines pratiques du passé où on confondait un peu les choses entre les campagnes électorales et le financement du parti », a déclaré M. Juppé sur France Info, dans une allusion à peine déguisée à l’affaire Bygmalion qui suit Nicolas Sarkozy depuis des mois. Jeudi, ce dernier a indiqué qu’il n’entendait pas modifier son calendrier.

Vers un nouveau pacte de stabilité : Jeroen Dijsselbloem (Président de l’Eurogroupe)

Vers un nouveau pacte de stabilité :  Jeroen Dijsselbloem  (Président de l’Eurogroupe)

 

Dans une interview aux Échos le président de l’Eurogroupe fait le point des avancées des négociations avec la Grèce et évoque la possibilité d’un nouveau concept de pacte de stabilité pour l’ensemble des Etats de l’union européenne. Pour schématiser, il serait imposé d’ajuster le niveau des dépenses à celui des rentrées dans les budgets. Interview les Echos :

L’ajournement, cette semaine, de l’Eurogroupe consacré à la Grèce est-il inquiétant ?

Il faut se rappeler que beaucoup de progrès ont été faits ces derniers jours. Par exemple, il y a un accord entre les institutions (BCE, FMI, Commission européenne) et le gouvernement grec sur le plan d’économies et de réformes (notamment celle des retraites) qui doit permettre à la Grèce de dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5% en 2018. Mais il y a encore un accord à trouver sur un second paquet de mesures dites « de secours » qui ne s’appliqueront que si la performance budgétaire du pays est moins bonne qu’attendu. Cela s’est révélé plus difficile à élaborer que ce que l’on avait cru. Juridiquement, c’est très compliqué puisque le système grec empêche de légiférer sur des mesures que vous pourriez ne pas appliquer. Si vous légiférer, c’est pour appliquer des mesures ! C’est donc avant tout une question de temps : nous avons besoin de plus de temps pour trouver une approche alternative.

 

Ces nouvelles exigences traduisent-elles un problème de confiance vis-à-vis d’Athènes ?

Non. Nous avons besoin de ce plan de secours car le FMI a des prévisions économiques différentes que celles de la Commission et de la Grèce. Il n’y a donc pas de problème de confiance entre Européens. C’est un problème de prévisions, rien de plus. Sur la confiance, nous avons fait beaucoup de chemin. Après le point bas atteint l’été dernier, l’atmosphère a changé et il faut souligner le travail très sérieux et constructif du gouvernement grec.

 

Imposer un nouveau plan d’austérité « de secours » alors que le précédent n’est même pas encore appliqué, n’est ce pas saper l’autorité politique d’Alexis Tsipras ?

On peut aussi voir les choses autrement. Si les Grecs sont certains de leur trajectoire budgétaire, ils peuvent légitimement se dire qu’ils n’auront pas à appliquer ces nouvelles mesures. Pour eux, ce n’est pas un problème si grave. D’ailleurs, lors du dernier Eurogroupe à Amsterdam, j’ai compris que le ministre grec des Finances avait donné son accord de principe sur ce paquet de mesures additionnelles. Le seul débat est de savoir comment appliquer cette idée.

 

N’y a-t-il pas un risque de relancer les spéculations sur le « Grexit » ?

Les négociations avec la Grèce sont toujours très sensibles et agitées. Une fois que l’on aura trouvé un moyen de mettre en place ce paquet de mesures « de secours », on pourra débuter les discussions sur la dette. Beaucoup de gens disaient que discuter de la dette était impossible, trop sensible politiquement, mais on va le faire ! Tous les ministres de l’Eurogroupe ont dit leur accord pour négocier sur ce sujet.

Vous poussez pour une réforme du Pacte de stabilité et de croissance. Pour quelles raisons ?

Une réforme du Pacte est nécessaire car nous avons tous des problèmes avec les indicateurs actuels qui jugent la performance d’un pays, et notamment avec le déficit structurel. C’est un indicateur difficile à prédire, difficile à gérer et difficile à expliquer. Récemment, nous avions une discussion budgétaire aux Pays-Bas et je devais expliquer à mon Premier ministre et à des chefs de partis comment cet indicateur de déficit structurel marchait. Cela m’a pris beaucoup de temps. Une de mes frustrations, c’est que cet indicateur monte et descend sans que je sache réellement pourquoi. J’ai proposé que nous nous concentrions plus à l’avenir sur un indicateur de dépenses de référence (« expenditure benchmark »). Il s’agit de lier l’évolution du niveau de dépense des Etats à leur activité économique. C’est une règle simple à expliquer et à appliquer. Beaucoup de pays soutiennent cette idée, et la Commission doit faire des propositions. Par ailleurs, il faudrait que la Commission revoie la façon dont elle calcule l’écart de production entre le niveau du PIB réel et celui du PIB potentiel, en se basant sur une période de quatre ans et non de deux ans comme actuellement.

 

Y-a-t-il d’autres chantiers à mener pour rendre la gouvernance de la zone euro plus lisible ?

Je pousse également – mais cela va demander plus de discussions – sur le fait de connecter beaucoup plus ce qui se fait à Bruxelles de ce qui se décide politiquement dans les capitales. Idéalement, j’aimerais que dès qu’un gouvernement est nouvellement élu, il travaille avec la Commission européenne sur un plan pour sa mandature (4 ou 5 ans selon les pays). Ce serait de la responsabilité du nouveau gouvernement de définir ses objectifs budgétaires et de réformes structurelles. La Commission évaluerait alors ce plan et vérifierait ensuite chaque année son application, avec éventuellement des sanctions si la trajectoire dévie.

 

Vous voulez que l’Union européenne rende obligatoires ses préconisations de politique économique ?

Je ne veux pas que l’Union européenne dise comment il faut mener une réforme des retraites ou du marché du travail. Mais je constate qu’aujourd’hui nous avons deux mondes différents, avec d’un côté le programme de politique économique des gouvernements et de l’autre les recommandations faites chaque année par la Commission européenne. Celles-ci sont très peu reprises par les Etats. Il faut que ces deux mondes se rejoignent et travaillent mieux ensemble. Cela doit permettre de corriger un défaut de l’approche budgétaire de la Commission, qui est trop centrée sur le court terme et qui se traduit par des admonestations tous les trimestres aux Etats pour qu’ils tiennent leurs objectifs.

Lire aussi :

 

Soutenez-vous la politique monétaire de Mario Draghi ?

Je ne peux pas répondre à cette question pour ne pas interférer avec l’indépendance de la BCE. Mais je peux dire que la Banque centrale a pris ses décisions dans une période très difficile, avec un environnement de taux bas. Les taux bas n’ont pas été provoqués par la BCE mais par des facteurs démographiques, économiques et politiques. Arrêtons cette discussion qui n’a pas lieu d’être : la BCE agit dans le cadre de son mandat. Pour certains pays, ce n’est peut-être pas adapté mais la BCE prend des décisions pour l’ensemble de l’eurozone.

Sondage 2017 : les Français pour un profil de président introuvable

Sondage 2017 : les Français pour un profil de président introuvable

Dans un sondage Elabe pour Europe 1 le profil du président devrait correspondre aux critères suivants : ni de gauche, ni de droite, ni même du centre, non issu du monde politique, honnête, déterminé et entre 45 et 54 ans. Bref l’homme-ou la femme– introuvable puisque le système électoral  cadenassé par les partis ne peut faire émerger que des crocodiles de la politique. Pour preuve sur la cinquantaine de candidats prétendant au poste de la magistrature suprême tous ou presque baignent dans la mare politicienne depuis des années voire des dizaines d’années. On comprend donc d’autant plus facilement le désenchantement des Français à l’égard d’un système politique dont il n’espère plus grand-chose. La demande majoritaire est pourtant relativement claire mais l’offre est  quasiment inexistante. Certes on trouve encore 20 % environ de la population ancrée à droite et à l’extrême droite, autant ancrés  à gauche et l’extrême gauche mais de l’ordre de 60 % récusent  ce clivage néandertalien et veulent dépasser cette affrontement d’un autre temps. On objectera à juste titre que le clivage idéologique existe bien que les  différenciations sont de taille. Le problème c’est que ces différences ne se  perçoivent guère lorsque chacun de ces courants est au pouvoir. Le dépassement des oppositions  droite-gauche est aussi justifié par le sentiment que le pays doit s’engager dans des réformes profondes et qu’il ne peut donc s’adonner à des petites joutes finalement superficielles. Dans le sondage Elabe, on  apprend que près de six Français sur dix (57%) attendent surtout un homme entreprenant, inflexible : ils souhaitent « qu’il réforme le pays en profondeur », quitte à diviser et provoquer des mouvements sociaux. Mais ce n’est pas le cas des 40 % de Français restant. Ceux-là préféreraient « qu’il rassemble les Français et apaise la société », même si cela signifie reporter « certaines mesures ou réformes qui ne font pas consensus. Le clivage droite-gauche a de moins en moins de sens dans l’esprit des citoyens. Près de la moitié d’entre eux souhaiteraient que leur président s’affranchisse des clivages partisans : pour 45% des Français, le positionnement idéal du chef de l’Etat serait « ni à gauche, ni au centre, ni à droite ». Toutefois, 16% le voudraient quand même au centre, 14% à gauche, 13% à droite, 8% « très à droite » et 4% « très à gauche ». Pour 54% des personnes interrogées, son âge idéal se situe « entre 45 et 54 ans ». Une envie de renouvellement qui passe pour 79% d’entre eux par un président qui gouvernerait « avec une majorité rassemblant des personnalités de la gauche, du centre et de la droite ». Pour 68%, le renouvellement passe par « un président qui ne serait pas issu du monde politique » et pour 65% par un candidat qui s’engagerait à ne faire qu’un seul mandat. De quelles qualités devrait-il faire preuve ? Les plus attendus sont l’honnêteté (71%), qu’il soit à l’écoute des Français (54%) et « le réalisme » (33%).

 

(Avec Europe 1 et les Echos)

Sondage Medef: Gattaz, un mauvais président pour 73% des Français

Sondage Medef: Gattaz, un mauvais président pour 73% des Français

Un sondage  pas très  étonnant qui montre que près les trois quarts des Français ont une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, président du Medef. Pas surprenant dans la mesure où Gattaz s’est installé dans la contestation systématique un peu à l’image d’ailleurs de la CGT mais côté patronal. Du coup, la France présente une sorte de caricature de  concertation avec deux formes de radicalisation ;  celle de la CGT et autres syndicats d’extrême-gauche qui préconisent la lutte pour la lutte sans se préoccuper de résultats,  de l’autre le Medef tout aussi radical et archaïque dans sa volonté d’exiger toujours plus des salariés, de l’État mais sans contreparties. À plusieurs points de vue la personnalité du patron de la CGT et celle du Medef se ressemblent dans la psychorigidité. Des responsables qui ont en commun  de schématiser l’analyse, de privilégier la démagogie et surtout de ne rien concéder aux partenaires. Bref bonne une piètre image des syndicats. Certes le phénomène n’est pas nouveau au Medef, globalement le patronat français un retard d’au moins 50 ans en matière de gestion du dialogue social, il est largement responsable de l’État d’indigence du syndicalisme des salariés dans la mesure où la concertation se réduit le plus souvent à des questions complètement accessoires. On est loin   évidemment de la cogestion à l’allemande. De ce point de vue parmi les réformes structurelles à entreprendre la réforme des relations sociales présentent en France un caractère dramatique Plus de sept Français sur dix ont donc une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, selon un sondage Odoxa pour iTELE publié vendredi, et réalisé après l’ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail. «73% des Français expriment une mauvaise opinion (du) président du Medef, soit un niveau équivalent à celui enregistré il y a deux ans», note Odoxa. Dans le détail, 25% des personnes interrogées ont une opinion «très mauvaise» du dirigeant de l’organisation patronale, 48% «plutôt mauvaise», 24% «plutôt bonne» et 2% «très bonne». «Toutes les catégories de la population ont une mauvaise image à une exception près, les sympathisants de droite hors FN», qui sont «55% à exprimer une bonne opinion» de Pierre Gattaz, souligne Odoxa. «Les CSP+ – catégorie qui comprend les dirigeants d’entreprise – sont quasiment aussi peu enthousiastes (77% de mauvaises opinions) que les CSP- (82% de mauvaises opinions)», note aussi l’institut. Mardi, Pierre Gattaz a menacé de se retirer de la négociation de l’assurance chômage si «rien ne bouge rapidement» sur le projet de loi Travail, un texte qu’il soutenait dans sa version initiale, avant de le fustiger au vu des modifications apportées par le gouvernement. Au niveau de l’organisation patronale dans son ensemble, 70% de Français estiment que le Medef défend davantage les grandes que les petites entreprises, 61% pensent qu’il ne comprend pas les problèmes des salariés. Seulement 37% le trouvent force de propositions et 25% ouvert au dialogue, un score en chute de 16 points par rapport à il y a deux ans.

François Hollande futur président en Allemagne. … et Merkel présidente en France

Automobile le low-cost le vent en poupe

Il est clair que les voitures pas chères sont à la mode et qu’elle constitue le créneau privilégié de développement de l’industrie automobile. Un phénomène de plus e en plus intégrée par toutes les marques. Premier facteur explicatif évidemment la crise avec le blocage relatif des salaires pensions et autres revenus. Faute de visibilité concernant l’avenir on limite donc l’investissement des ménages dans ce domaine. Second élément important la démystification de l’automobile comme symbole de la réussite sociale. Il y a d’ailleurs longtemps que les couches aisées ont rompu avec ce symbole mais progressivement dans l’ensemble de la population s’installe de plus en plus solidement l’idée que l’automobile doit être réduite à ce qu’elle est,  c’est-à-dire un moyen de transport pour se déplacer d’un point@un.b. Le reste est donc superfétatoire,  inutile et ruineux. Dernière considération les interrogations concernant le véhicule électrique qui risque de se généraliser et rendre caduque le classique moteur à explo et à pollution. Dacia  ainsi vu ses  immatriculations bondir dans l’Hexagone de 16,8% sur les trois premiers mois de 2016 à 28.600 unités – soit un rythme deux fois plus rapide que le marché total – et même de 19,6% sur le seul mois de mars. Dacia représente 20% des ventes totales du groupe Renault en France. Citroën va ainsi commercialiser début avril en France, en Italie, en Belgique, puis en juin outre-Rhin, sa C-Elysée, une voiture à bas coûts lancée fin 2012 dans les pays émergents où elle était restée cantonnée jusqu’ici. Un lancement en toute discrétion d’ailleurs, sans aucun communiqué de presse ni publicité, comme si la firme aux chevrons en avait honte.  Cette petite C3 simplifiée, austère, très peu glamour avec sa carrosserie à quatre portes et coffre séparé, est vendue à un tarif canon de 13.450 euros (version à essence de 82 chevaux). Une offre alléchante pour les familles avec peu de moyens qui achètent généralement des modèles d’occasion. Point fort : un grand espace à bord dans la catégorie,  pour 6.500 euros de moins qu’une berline compacte Citroën C4…. mais 5.500 de plus qu’une Dacia Logan de base, il est vrai plus petite! Produite depuis 2012 à Vigo (Espagne) et 2013 à Wuhan (Chine), la C-Elysée  est d’ores et déjà la Citroën la plus vendue dans l’ex-Empire du milieu, en Turquie ou en Algérie.  Il s’en est écoulé 117.000 dans le monde  l’an dernier, soit 10% des ventes totales de la marque. Et ce n’est pas fini. Fiat s’y met aussi. Avec une « grande » Tipo produite en Turquie, à 11.990 euros seulement (prix de lancement), garantie trois ans ou 100.000 kilomètres. Encore mieux que la C-Elysée de Citroën pour plus d’espace intérieur. A ce tarif, on a droit à un moteur 1,4 litre de 95 chevaux et un équipement de premier plan (climatisation, vitres électriques à l’avant…). Un break arrivera à la rentrée pour compléter la gamme. Les véhicules à bas coûts « représentent une tendance de fond, pour compenser le fait que les (autres) voitures deviennent globalement de plus en plus chères », affirme Hadi Zablit, spécialiste auto du Boston Consulting Group. Alors que les voitures, de plus en plus sophistiquées, se renchérissent effectivement, le créneau s’élargit pour des véhicules fonctionnels, simples, capables d’emmener une famille sur la route, sans coûteux gadgets futiles. Ces acheteurs contraints financièrement se moquent des apparences. « En Europe, beaucoup de gens souhaitent consacrer un budget moindre. C’est un choix économique rationnel », précise Marc Suss, directeur du programme voitures d’entrée de gamme de Renault.

Hollande, en tête des sondages, devant Merkel. En Allemagne

François Hollande futur président en Allemagne. … et  Merkel présidente en France

Curieux mais François Hollande est relativement bien apprécié par les étrangers au-delà des frontière s en termes de popularité,  il devance même Angela Merkel en Allemagne pourtant en France François Hollande est englué dans une popularité  qui ne dépasse pas 15 à 18 %. À l’inverse entre la Merkel bénéficie d’un soutien de près de 70 % des Français. De là à penser qu’Angela Merkel pourrait devenir la présidente de la France et Hollande le président de l’Allemagne il y a sans doute un pas difficile à  affranchir ; dommage  car avec Angela Merkel présidente  en France on serait enfin où va le pays même si certaines orientations peuvent être contestées mais au moins c’est clair  Selon l’institut Odoxa réalisé dans les 5 plus grands pays européens, François Hollande, en Allemagne, est plus populaire qu’Angela Merkel en personne: 56% d’opinions positives pour lui, 51% pour elle Au même moment, une écrasante majorité de Français ronronnent devant « Angie » ; ils aiment cette mère prospère, cette mère « Tape dur », capable d’ouvrir ses bras de pâtissière aux réfugiés, que nous préférons voir chez elle plutôt que chez nous. Ainsi, 68% des Français portent un jugement positif sur le compte d’Angela Merkel ; ils ne sont que 18% à juger positivement Hollande. 50 points d’écart, rien que ça! Certes, la Chancelière a cher payé chez elle sa politique d’immigration massive. La chute sondagière et de popularité est si forte que les allemands lui préfèrent désormais le président bleu blanc rouge, d’ailleurs majoritairement apprécié à l’extérieur des frontières de l’hexagone.

Brésil: des poursuites l’ex-président Lula

Brésil: des poursuites l’ex-président Lula

 Crise économique, crise financière caractérisent la situation du Brésil qui connaît maintenant une crise politique qui touche tous les partis avec l’affaire du géant pétrolier Petrobras. Une cinquantaine d’hommes politiques sont déjà impliqués et l’enquête vise maintenant directement l’ancien président du Brésil, Lula. Le  parquet de Sao Paulo a requis mercredi des poursuites contre l’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, a indiqué à l’AFP le service de presse du procureur. « Il y a une dénonciation contre Lula mais pour le moment nous n’en connaissons pas les détails. Il y aura une conférence de presse demain », a indiqué cette source. Selon les principaux médias brésiliens, le parquet de Sao Paulo demande à la justice de poursuivre l’ancien président pour « occultation de patrimoine, blanchiment d’argent » à propos d’un triplex dont Lula nie être le propriétaire. La justice tente de  à faire toute la lumière sur le vaste réseau de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras.: 49 hommes politiques au total sont cités, dont 12 sénateurs et 22 députés en cours de mandat. Tous les partis ou presque y sont représentés, précise LE TEMPS de Genève. La plupart de ces parlementaires sont notamment issus du Parti progressiste, une coquille vide, qui soutient les gouvernements en place pour puiser dans les caisses publiques. Mais les grands partis ne sont pas en reste : le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), le principal allié de la présidente, compte sept représentants dans la liste, dont le président de la chambre des députés mais aussi celui du Sénat. Au Parti des travailleurs, celui de Dilma Rousseff, ils sont huit, dont une sénatrice ex-chef de cabinet de la présidente, ainsi que le trésorier du parti. Enfin même le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), la principale formation d’opposition, n’y échappe pas. Tous ces parlementaires sont accusés d’avoir reçu des fonds détournés du géant pétrolier national Petrobras, via des contrats surfacturés passés avec des entreprises. Celles-ci s’entendaient entre elles pour désigner celle qui emporterait l’appel d’offres de Petrobras. Dès-lors, l’entreprise choisie facturait le prix maximum et une partie de la somme était ensuite reversée en pots-de-vin à des intermédiaires, notamment des politiques, raconte le journal CORREIO 24HORAS

Quel président de la république française en 2017 ? Juppé

Quel  président de la république française en 2017 ? Juppé

 

 

Selon la méthode des marchés prédictifs,  Alain Juppé écrase toute la concurrence. Il ne s’agit pas de sondages reflétant la préférence électorale des sondés mais de pronostics (voir ci-après la méthodologie). Les résultats

 

Marine Le Pen

8 %

Nicolas Sarkozy

14 %

François Fillon

8 %

Alain Juppé

43 %

François Bayrou

2 %

Manuel Valls

3 %

François Hollande

16 %

Martine Aubry

0 %

Autre (y compris Macron, Taubira, etc.)

6 %

La méthodologie de la méthode prédictive :

L’essentiel du panel Hypermind est composé de pronostiqueurs aguerris. Ils viennent de partout, mais ce sont principalement des Français et des Américains, disséminés dans le monde entier, dont la grande majorité a plus de 30 ans et un très bon niveau d’études (Bac + 5 ou doctorat), avec une grande diversité d’expériences professionnelles : finance, technologie, conseil, recherche, fonction publique, industrie, énergie, etc. La grande diversité des profils est la clé de voûte de la performance du panel, les marchés prédictifs démontrent systématiquement leur capacité à être plus fiables que les autres méthodes d’anticipation classiques : experts, statistiques ou sondages. Que ce soit pour prévoir un chiffre d’affaires, le succès d’un nouveau produit, le box-office, un événement géopolitique ou un résultat électoral, on observe une amélioration moyenne de près de 30 %, et les prévisions issues d’un marché sont meilleures les trois quarts du temps. Récemment, on a pu à nouveau constater l’avantage des marchés prédictifs sur les sondages lors du référendum écossais sur l’indépendance, ou à l’occasion des victoires électorales de Netanyahu en Israël et de Cameron au Royaume-Uni. Chaque fois, Hypermind indiquait la bonne réponse malgré des sondages indécis ou trompeurs. Même lorsque les sondages ne se trompent pas, comme lors des élections Midterm (de mi-mandat) aux USA en novembre dernier, les prévisions d’un marché prédictif sont typiquement plus assurées, moins hésitantes. En l’occurrence, les prévisions d’Hypermind étaient même meilleures que celles des modèles big-data du fameux statisticien Nate Silver, du New York Times, du Washington Post et du Huffington Post, tous basés sur une agrégation de sondages.

 

(Source Le Point)

Déchéance de nationalité : quand François Hollande va-t-il enfin faire son travail de président ?

Déchéance de nationalité : quand François Hollande va-t-il enfin faire son travail de président ?

Pour tout dire, ce qui caractérise actuellement le débat sur la déchéance de nationalité c’est à la fois l’incompréhension et la pagaille la plus totale. Incompréhension évidemment de l’opinion publique qui ne comprend plus rien aux multiples versions de la modification constitutionnelle. On ne sait toujours pas si cette déchéance de nationalité concernera uniquement les binationaux ou tous les Français, c’est au moins la cinquième fois que le gouvernement change sa formulation. En fait c’est le flou complet  à gauche comme à droite. La troupe des frondeurs grossit et un quart des députés socialistes pourrait bien ne pas voter la proposition de François Hollande. Même chose à droite où cette question a permis de faire émerger un groupe de frondeurs dont Fillon tente de prendre la tête. Non pas tellement à propos de la question de la déchéance mais pour nuire à Sarkozy et dans la perspective de la primaire bref comme aurait dit De Gaulle : c’est la chienlit dans les partis politiques. On attendrait donc que François Hollande fasse enfin son travail et qu’il tape sur la table. Il serait temps qu’ils réunissent les principaux leaders des formations politiques pour les contraindre à se prononcer clairement. Ou bien François Hollande doit se décider à organiser un référendum sur la question si les divisions politiciennes empêchent tout accord au congrès. Au lieu de cela Le gouvernement a bidouillé avec les exigences du plus grand nombre, à gauche comme à droite, pour s’assurer du vote d’au moins 555 parlementaires, seuil minimum requis au Congrès pour modifier la Constitution.

L’ex-président de l’IAAF n’a pas financé la campagne de Sall ?

L’ex-président de l’IAAF n’a pas  financé la campagne de Sall ?

Un président d’organisation sportive internationale soupçonné de corruption, comment y croire ? C’est en effet la défense choisie par le clan de l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme qui sans doute comme la plupart de ses autres collègues des autres fédérations sportives a dû mettre les doigts dans le pot de confiture ;  pas étonnant la plupart de ces organisations internationales sportives offrent une opacité totale quand à leur gestion à la fois sur le plan comptable et sur le plan fiscal.  Une raison fondamentale à cela elles font toutes l’objet d’une association type O.N.G. (sur le modèle association loi 1901 en France). Localisées soit en Suisse, soit à Monaco ;  de pays très accueillants pour des pratiques borderline non seulement de milieux sportifs mais des milieux économiques voire politiques. Le Sénégalais, âgé de 82 ans, a été mis en examen en novembre pour corruption passive et blanchiment aggravé, des accusations jugées « excessives et insignifiantes » par sa famille.  Il est soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin pour passer sous silence des résultats de tests antidopage positifs d’athlètes russes.  Le Monde a rapporté vendredi, sur la base de procès-verbaux de son audition du mois dernier par les magistrats en charge du dossier, que Lamine Diack aurait avoué qu’il avait réclamé fin 2011 des fonds pour l’opposition sénégalaise à Valentin Balakhnichev, alors président de la fédération russe d’athlétisme. «  Quand j’ai sollicité une aide de la part de Balakhnichev, je lui ai dit que pour gagner les élections, il me faudrait environ 1,5 million d’euros », aurait-il déclaré selon Le Monde. « A ce moment il y avait ces problèmes de suspension des athlètes russes à quelques mois des championnats du monde en Russie. Nous nous sommes entendus, la Russie a financé. C’est Balakhnichev qui a organisé tout ça », aurait déclaré Lamine Diack aux enquêteurs. Contacté par Le Monde, Valentin Balakhnichev a démenti toute implication dans une telle négociation.   »Toute contribution qui serait venue de Russie au Sénégal n’a aucun lien avec les fonctions ni avec les actions de M. Lamine Diack en sa qualité de président de l’IAAF », indiquent encore les avocats de Lamine Diack.

Pas d’un « président Mustapha » en 2017 (Jean Marie Le Pen)

Pas d’un « président Mustapha » en 2017 (Jean Marie Le Pen)

 

 

Jean-Marie Le Pen a au moins le mérite d’annoncer la couleur il ne veut pas d’un président Mustapha en 2017, ni sans doute d’un président basané, musulman, juif, ou de sang mêlé. Pas question d’un Obama chez nous, on veut un vrai président de pure race blanche, catholique en plus. Une déclaration qui a le mérite de la clarté raciste et xénophobe à la différence de celle des dirigeants actuels du Front National qui avance masqués. Avec le FN on a évidemment trouvé le bouc émissaire ;  le responsable c’est l’étranger d’une façon plus générale, l’autre, celui qui est différent. Une idéologie qui s’inscrit de plus en plus dans le paysage politique et qui démontre que face à l’incapacité à comprendre les grandes mutations qui impactent  les champs  économiques, sociaux, technologiques, environnementaux et culturels et cela dans un espace de plus en plus internationalisé nombre  de français se satisfont d’une  simplification primaire qui fait porter toutes les responsabilités de nos insuffisances à un bouc émissaire.  une posture qui n’est pas nouvelle renouvelée souvent dans l’histoire et qui a conduit aux pires barbaries aux pires tueries aux pires guerres. C’est le même sectarisme la même folie la même haine qui anime les barbares de l’État islamique. Certes les conséquences de ces deux folles philosophies ne sont pas de même nature mais sur le fond c’est le même projet de repli identitaire sectaire. « Il y a eu une union sacrée de l’extrême gauche à la droite pour barrer la route du Front national », dénonce le patriarche à l’instar de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen qui lui a emboité le pas dimanche soir en déclarant « qu’il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs ». Et des propos outranciers qui devraient faire honte à ceux qui les prononcent !

Le président de la Turquie accusé de faire du trafic avec l’EI (Poutine)

Le président de la Turquie accusé de faire du trafic avec l’EI (Poutine)

La Turquie, et en particulier le président sont accusés par la Russie de faire du trafic avec l’État islamique et de s’enrichir. Des accusations qui ne sont pas totalement fausses en effet l’essentiel du pétrole vendu par l’État islamique est commercialisé via la Turquie. Le fait nouveau c’est que la Russie accuse directement le président Erdogan et sa famille d’être impliqué dans ce business. De toute manière la Turquie n’a jamais été très claire vis-à-vis de l’État islamique en soutenant certains terroristes et en favorisant la circulation des biens et des personnes en provenance ou à destination des zones contrôlées par l’État islamique. Par la voix de son vice-ministre de la Défense, accuse ce mercredi la Turquie de tirer profit du pétrole illégalement vendu par le groupe de l’Etat islamique (EI), mais surtout son président, Recep Tayyip Erdogan, et sa famille, d’en bénéficier.  «Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l’Irak, s’avère être la Turquie. D’après les informations obtenues, la classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal», a déclaré Anatoli Antonov devant plus de 300 journalistes. «Le cynisme du gouvernement turc est sans limite», a-t-il ajouté.  Ces déclarations interviennent alors que la tension est intense entre la Turquie et la Russie après qu’un avion de combat russe engagé en Syrie aurait violé l’espace aérien turc fin novembre  avant d’être abattu. Les Russes démentent tout survol délibéré. Depuis, furieux, le président russe, Vladimir Poutine, accuse avec insistance Ankara, la capitale turque, de couvrir le trafic de pétrole auquel se livre l’EI en Syrie et en Irak, ce que nie Recep Tayyip Erdogan. La tension entre Russie et Turquie est telle que Vladimir Poutine a refusé lundi le «face-à-face» proposé par Erdogan en marge de la conférence de l’Onu sur le climat qui se tient à Paris et à laquelle ils ont assisté tous les deux.

Sondage 2017 : Juppé, un bon président pour 47%, Sarkozy en baisse, Hollande dans les choux

Sondage 2017 : Juppé, un bon président pour 47%, Sarkozy en baisse, Hollande dans les choux

 

Alain Juppé récolte 47% d’opinions positives, selon une enquête Viavoice publiée mardi dans Libération. Le candidat à la primaire de la droite et du centre, dont le score est inchangé par rapport à septembre, devance largement ses concurrents : Manuel Valls (33%, -5 points) et François Fillon (31%, -1), qui complètent le podium.  l’autre grand rival d’Alain Juppé pour la primaire de la droite en 2016, dévisse dans  l’enquête réalisée en septembre, à 26% (-6), devant Marine Le Pen (25%, -1). L’ancien chef de l’Etat est également devancé par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron (+4) et le leader du Modem François Bayrou (-2), tous deux à 27% d’opinions favorables. François Hollande est lui à 16% (+1). L’actuel locataire de l’Elysée est devancé de peu par la benjamine de l’Assemblée nationale, la frontiste Marion Maréchal-Le Pen et un autre candidat à la primaire de droite Bruno Le Maire, tous deux à 17%.

Sport-fric- magouille : l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme inculpé

Sport-fric- magouille : l’ancien président de la fédération internationale d’athlétisme  inculpé

 

Une urgence : dissoudre la Fifa et les autres organisations  sportives internationales  où fric et magouille régulent les décisions. Après la FIFA, c’est à la fédération d’athlétisme d’être mise en, cause. L’ex-patron de la fédération internationale (IAAF), Lamine Diack, a été mis en examen pour corruption par deux juges françaises. Agé de 82 ans, le Sénégalais Lamine Diack, qui a laissé son poste cet été au Britannique Sebastian Coe, a été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé, a indiqué mercredi une source judiciaire qui confirmait une information d’iTélé. Placé sous contrôle judiciaire, il a été laissé libre. Son conseiller juridique, l’avocat Habib Cissé, 44 ans, a également été mis en examen par deux juges financiers parisiens, uniquement pour corruption passive, a précisé la source. Ni Lamine Diack ni Habib Cissé n’avaient réagi mercredi à la mi-journée. Un médecin, Gabriel Dollé, qui était en charge de la lutte antidopage à la fédération jusque fin 2014, était mercredi en garde à vue à Nice. Mais cette enquête judiciaire française, lancée cet été, ne fait que débuter et d’autres auditions devraient avoir lieu. Elle a commencé en août quand le parquet national financier a reçu un signalement de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Curieusement peu de responsables politiques français ou  étrangers réclament la dissolution des ces fédérations   qui brassent  des millions, autorisent toutes les corruptions et justifient  l’opacité de leur  gestion par leur  statut d’association (équivalent du statut d’association de la loi 1901 en France.). La plupart ont en effet un statut aussi sulfureux que celui de la FIFA ou du CIO avec en plus presque toujours un siège en Suisse quelquefois à Monaco ( Atlétisme) pour des raisons de laxisme fiscal et d’absence de contrôle. Du coup,  c’est toute l’organisation sportive qui est en cause car elle est soumise à toutes les pressions à toutes les corruptions (voir encore l’implication du président de l’union internationale cycliste dans le scandale de dopage d’Armstrong). Le sport a grand besoin d’assainir son organisation et pour cela de se doter de base juridique officielle, contrôlable et démocratique.

Afrique-Congo ; et encore un président qui s’accroche

Afrique-Congo ; et encore un président qui s’accroche

 

Dure la démocratie en Afrique où nombre de présidents s’assoient sur la constitution pour conserver le pouvoir. Il  faut dire que la place est bonne. La corruption permet de nourrir des clans entiers qui soutiennent le dictateur. Mais une corruption qui pourrit l’ économie jusqu’au plus bas niveau et qui fait office de prélèvement fiscal privé .Du coup c’est un frein considérable pour l’investissement privé notamment étranger. Certes les grands groupes s’en tirent car ils participent à cette corruption mais pour le Tissus de PME, c’est un cancer. D’où  une économie constituée surtout de grands groupes étrangers et d’un artisanat le plus souvent non déclaré avec une absence de tissu intermédiaire.  Du coup Hollande se réveille et déclare  suivre « avec grande attention les évènements actuels en République du Congo », exprimant l’espoir que le référendum constitutionnel de dimanche ait lieu « dans des conditions de transparence incontestables ». Dans un communiqué transmis ce soir, le président a déclaré qu’il « condamnait toute violence et soutenait la liberté d’expression » en République du Congo, dont il « suit avec grande attention les évènements actuels ». Dans son message, le président de la République « rappelle qu’il avait souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, que les constitutions (des pays africains) soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables ».  Le calme régnait ce soir à Brazzaville après des troubles au cours de la semaine. L’opposition avait appelé à un grand rassemblement vendredi dans la capitale congolaise contre le référendum de dimanche qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter pour un troisième mandat en 2016, mais la manifestation a finalement été annulée sur ordre de la préfecture de Brazzaville. Pour l’opposition, le référendum est un « coup d’Etat constitutionnel ».

 

Taxe sur la transaction financière : mortelle !!! (Président Société Générale)

janvier 2017.

Taxe sur la transaction financière : mortelle !!! (Président Société Générale)

0,1% sur les actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés, ce que propose l’Europe et considère comme mortel et suicidaire par le Président de la Société Générale. Interdit de rire à ces propos du responsable d’une banque qui a laissé s’envoler des milliards par pure spéculation. La taxe sur les transactions financières (TTF) que veulent imposer 11 pays européens est « tout simplement un suicide pour le marché financier européen » puisque « tous les grands centres financiers de la planète en seront exclus », estime le président de Société Générale Lorenzo Bini Smaghi.  »Cette taxe repose sur des fondements idéologiques. La plus grande partie de ces promoteurs n’y croient pas eux-mêmes », affirme Lorenzo Bini Smaghi dans un entretien au journal économique Les Echos diffusé lundi 19 octobre. « L’Europe est en train de mettre un but contre son camp avec la TTF. Cette taxe ne va quasiment rien rapporter aux pays qui l’imposeront et elle va pénaliser les clients finaux », avance le responsable. Dans le cadre d’une coopération renforcée, 11 pays européens négocient depuis 2011 sur cette TTF, une mesure qui devait être initialement mise en œuvre au 1er janvier 2016 mais a finalement été repoussée. La Commission européenne a pris position pour une taxe d’un montant de 0,1% sur les actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés, une proposition ambitieuse qui ne fait toutefois pas l’unanimité parmi les 11 Etats concernés. La France a de son côté instauré en 2012 une taxe qui s’applique aux échanges d’actions des sociétés dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d’euros et dont le siège social est en France. Elle a rapporté 770 millions d’euros en 2014. Soucieux que Paris « montre l’exemple », les députés de gauche ont élargi vendredi 16 octobre, dans le cadre des débats sur le projet de loi de finances, le champ de cette taxe pour augmenter le financement du développement, mais seulement à partir de fin 2016 pour tenir compte de réticences du gouvernement.

Président délégué de région : un nouveau job pour les politiques

Président délégué’ de région : un nouveau job pour les politiques

La France croule déjà sous le nombre de superstructures, d’autorités administratives et  politiques, d’élus locaux, de députés, de sénateurs, pourtant on va sans doute décider de créer un nouveau poste : celui de président délégué de région. Un poste hiérarchiquement entre le président et les vice-présidents. Cela pour combler le vide existentiel de certains élus des régions qui vont disparaître. Il est clair que ce vice-président délégué aura bien entendu besoin d’une superstructure de locaux de moyens financiers qui ne feront qu’ajouter au gaspillage actuel. Du coup la réforme territoriale complètement manquée du fait du maintien des départements sera d’autant plus ratée. La semaine dernière, Damien Alary annonçait, après une rencontre avec Manuel Valls, la création d’un poste de « président délégué » pour chacune des 13 nouvelles grandes régions. Une fonction qui s’intercalera entre « les vice-présidents et le président » et verra le jour à travers « un texte de loi » présenté à l’automne au Parlement. Depuis, l’actuel président de la région Languedoc-Roussillon, qui fusionne avec Midi-Pyrénées, fait l’objet de nombreuses critiques. Le ticket PS-PRG – validé fin juillet – prévoit un « quatuor » composé de Carole Delga (PS) et Damien Allary (PS), Sylvia Pinel (PRG) et Didier Cordoniou (PRG). En cas de victoire, la présidence de la région reviendra à Carole Delga et le poste de premier vice-président à Sylvia Pinel. « Il crée un poste et une loi pour lui. C’est hallucinant », dénonçait dans le JDD Gérard Onesta, son adversaire écologiste. « C’est la bonne petite cuisine au beurre de Solferino », complétait Philippe Saurel, le maire (ex-PS) de Montpellier.  Dans l’entourage du principal concerné, on se défend de toute « loi Alary ». « C’est une proposition qui émane de Paris. Il s’agira d’une mesure nationale pour assurer l’équilibre entre les territoires et une meilleure convergence des politiques publiques dans un esprit de bonne gouvernance. Et ce, dans toutes les régions qui fusionnent », indique au JDD.fr Renaud Holfer-Aubrac, le directeur de cabinet de Damien Alary. « Elle n’est absolument pas réservée à la seule région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées », ajoute-t-il. Contrairement au découpage géographique et aux compétences, la gouvernance n’était pas traitée dans la loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République). « Avoir une personne qui soit le garant de la bonne adaptation des politiques publiques de son territoire dans un espace plus grand n’est pas totalement saugrenu », renchéri également l’un des proches de l’actuel président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui rappelle que l’accord a été validé par le PRG. Dans Le Figaro, le candidat Les Républicains, Dominique Reynié, critiquait mardi une réforme qui « va coûter 114 millions d’euros » aux contribuables. « Avec la grande région, nous passerons de 32 élus composant les gouvernances du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées à – deux présidents et 30 vice-présidents – à 17, avec un président, un président délégué et 15 vice-présidents », lui répond Renaud Holfer-Aubrac. Malgré les critiques autour de cette annonce, Damien Alary n’a pas encore publiquement et personnellement réagi. Le 18 juillet, soit avant l’accord et la polémique, il déclarait dans Midi-Pyrénées Politiques : « J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga. Je suis favorable à un accord avec le PRG (…) Une absence d’accord avec le PRG peut faire perdre 2 ou 3 points au PS. Mais le fait que le Languedoc ne soit pas représenté peut en coûter 10 ou 12. » Reste à savoir quelle forme prendra ce futur « texte de loi » entérinant la création de la présidence déléguée. Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée, ni par Damien Alary lors de sa conférence de presse, ni par Matignon. Tout juste sait-on qu’il sera présenté à la rentrée au Parlement. Mercredi, Le Canard Enchaîné évoque « une proposition de loi relative à l’organisation des exécutifs régionaux », qui serait soumise lors de la session extraordinaire qui débute le 14 septembre. Le texte devra être voté avant les élections régionales de décembre.

 

Sondage :Chirac un bon président pour 63%

Sondage :Chirac un bon président pour 63%

 

Quand on laisse du temps au temps, finalement les présidents sosnt comme les bons vins, ils s’affinent.. 63% des Français estiment que Chirac  été un « bon » chef de l’État, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien. La nouvelle ne pouvait pas mieux tomber pour l’ancien président de la République qui a fêté les 20 ans de son élection le 7 mai dernier.  Si son bilan était vivement critiqué après 12 ans passés à l’Élysée, les Français semblent avoir tourné la page et le plébiscitent largement. Déjà considéré comme le président de la République le plus sympathique, Jacques Chirac est donc celui qui a laissé le meilleur souvenir. Sa position en matière de politique internationale, avec en ligne de mire sa fermeté sur la guerre en Irak, en font de lui une véritable icône. François Mitterrand arrive à la deuxième place et obtient 61% d’opinions positives. Valéry Giscard d’Estaing récolte 57% de jugements positifs, Nicolas Sarkozy obtient 39% et François Hollande arrive à la fin du classement avec 21%.  « François Hollande est structurellement désavantagé face à ses concurrents car il est le seul à être toujours en activité face à des rivaux, parfois très impopulaires lorsqu’ils occupaient l’Élysée, mais qui n’étant plus aux affaires depuis parfois très longtemps, sont désormais regardés avec beaucoup plus de mansuétude par l’opinion », précise Gaël Sliman, le président d’Odoxa, au Parisien. Le temps atténue donc les choses ? Nicolas Sarkozy et François Hollande peuvent donc se consoler avec cette idée. Surtout que 92% des Français estiment qu’il est plus difficile de diriger la France aujourd’hui que dans le passé.  Mais les citoyens ont déjà une idée précise du président idéal pour 2017. Interrogés sur cette question, les Français souhaitent avant tout un chef d’État compétent (71%), honnête (50%), solide et ayant de l’autorité (32%) en priorité. Ensuite, ils désirent un candidat qui incarne la France (26%), proche des gens (18%) et dynamique (16%).

 

Les Islamistes de Boko Haram : « Des amateurs »(Le président du Niger)

Les Islamistes de  Boko Haram : « Des amateurs »( président du Niger)

Dans une  interview au JDD  Mahamadou Issoufou, président du Niger, qui a fait  nettement reculer Boko Haram au Nord du Nigeria estime que les moyens de la communauté internationale ne sont pas suffisants . Il estime que l’éradication totale des islamiste est possible dans la régions car ces deniers sont des « amateurs ».

Quel bilan tirez-vous de l’opération que vous avez lancée contre Boko Haram?
Boko Haram a été très fortement affaibli. Le 6 février, quand il a attaqué le Niger, nous lui avons infligé une défaite historique. Depuis le 8 mars, les armées tchadienne et nigérienne mènent des opérations à l’intérieur du Nigeria. Tous leurs objectifs ont été atteints en moins d’un mois.

Comment expliquez-vous cette rapidité?
Les forces de Boko Haram ont été surestimées. Et ce parce que l’organisation avait multiplié les conquêtes face à l’armée nigériane. Mais lors des premiers contacts avec nos forces, on s’est vite rendu compte qu’ils étaient des amateurs. Certes, ils ont leur foi, cette foi aveugle, mais cela n’a pas été suffisant. Le mythe de l’invincibilité de Boko Haram est tombé.

Bénéficiez-vous d’aide de pays occidentaux dans cette guerre?
Nous collaborons avec des pays amis, en particulier la France, dans le domaine du renseignement. Mais nous voudrions le vote d’une résolution à l’ONU pour que la communauté internationale nous apporte aussi un soutien matériel et financier. Nous ne sommes pas des pays riches et cette guerre nous coûte très cher. Tellement cher, que je suis contraint d’y affecter des ressources que je pourrais orienter vers l’éducation, la santé…

 

Les troupes nigérianes n’ont toujours pas réinvesti les villes que vous avez libérées. Comment comprendre cette lenteur?
Nous regrettons ces difficultés de coordination. Il y a beaucoup d’opérations que l’on devait mettre en place ensemble et cela ne s’est pas fait. Mais les choses devraient changer. Je connais M. Buhari, le nouveau président, et cela peut favoriser notre collaboration. C’est un homme d’État intègre.

Avez-vous déjà planifié ensemble de futures opérations militaires?
Nous les avons déjà en tête. Notre objectif est clair : nous voulons éradiquer Boko Haram, le chasser de tout le bassin du lac Tchad.

Pour cela, l’option du tout-militaire n’est sans doute pas suffisante…

Je suis de ceux qui pensent que la solution face au terrorisme passe par le développement économique et social. Il existe un plan de développement pour le bassin du lac Tchad, adopté en 2012. Nous attendons que nos amis bailleurs de fonds soutiennent ce plan. Il y a urgence : si l’on ne fait rien, le lac va disparaître. Ce serait une catastrophe écologique avec des conséquences incalculables.

En janvier, après la publication des caricatures du prophète par Charlie Hebdo, de violentes émeutes ont éclaté au Niger. Est-ce le signe d’une radicalisation de la société?

Il n’y a pas de radicalisation. À l’origine de ces émeutes, il y a surtout une manipulation politique. Le 17 février, nous avons organisé une autre manifestation, contre Boko Haram et pour soutenir nos troupes. Ce jour-là, tout le peuple nigérien s’est prononcé contre le terrorisme. On parle souvent de plusieurs islams, l’un modéré, un autre radical. Mais, en réalité, il n’y en a qu’un, celui de la tolérance et de la paix, et c’est celui que nous pratiquons.

Regrettez-vous d’avoir dit « Je suis Charlie », compte tenu de ces caricatures?
Je ne regrette pas de m’être engagé dans la lutte contre le terrorisme. Je continuerai à me battre contre celui qui tue, égorge, ou viole les femmes au nom de ma religion.

Mais que pensez-vous des caricatures?
Je les condamne. La liberté d’opinion a des limites et il ne faut pas choquer ou frustrer l’autre.

«Le problème est que l’on ne nous écoute pas. En 2011, j’avais mis en garde contre la somalisation de la Libye en cas d’intervention internationale. »

Plusieurs opposants et journalistes ont été arrêtés dernièrement… Assiste-t-on à un raidissement du pouvoir à l’approche de l’élection de 2016?
Quand les gens violent les règles, on applique la loi, c’est tout. Est-ce un raidissement que de les punir? C’est curieux cette façon de regarder l’Afrique. Lorsque l’on arrête un opposant qui viole la loi, on est taxé de dictature… Pour reprendre de Gaulle, ce n’est pas à mon âge que je vais entamer une carrière de dictateur.

Êtes-vous toujours favorable à une intervention en Libye?
Elle est inévitable. Je ne vois pas comment l’on peut expulser l’État islamique ou les djihadistes du Sud libyen sans intervention. Mais il faut la préparer : il faut d’abord réconcilier les Libyens, réunifier l’État. Alors les forces internationales auront un allié pour chasser les terroristes. Le problème est que l’on ne nous écoute pas. En 2011, j’avais mis en garde contre la somalisation de la Libye en cas d’intervention internationale. On ne m’a pas écouté, on a foncé, on a débarqué Kadhafi, il n’y a pas eu de service après-vente… Et maintenant qu’est-ce que l’on a? Le chaos.

 

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