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Macron : derrière le président, la figure du roi (Philippe Raynaud)

Macron : derrière le président,  la figure du roi (Philippe Raynaud)

Ce que pense  Philippe Raynaud, professeur de science politique à l’université de Paris II-Panthéon-Assas, qui parle de son dernier livre dans une interview à 20 Minutes

 

Quelle est l’ambition de ce livre évoquant la « révolution » d’Emmanuel Macron ?

J’ai publié il y a un an un livre sur l’esprit de la Ve République, qui était une réflexion sur la transformation du système politique depuis 1958. Avec ce nouvel ouvrage, je prolonge mes analyses, notamment sur la crise du système bipartisan. La supériorité d’Emmanuel Macron réside dans le fait qu’il a mieux compris cette crise politique que les autres candidats à la présidentielle.

« La révolution d’En Marche se situe à l’intersection de 1789 et la tradition whig » en Angleterre. Que voulez-vous dire ?

Durant la campagne électorale, Emmanuel Macron a établi un lien entre la société [contemporaine] et celle de l’Ancien régime en crise. Il a par ailleurs organisé un clivage entre progressistes et conservateurs, sur le modèle des whigs [libéraux] contre les tories [conservateurs] dans l’Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles : il a opposé l’élite des villes et la bourgeoisie en province, l’innovation contre la tradition, la finance contre la rente foncière… Je prends un exemple pour illustrer cette structuration : la réforme de l’ISF, l’IFI, voulue par Emmanuel Macron, cible la fortune immobilière, pas les capitaux mobiliers [dividendes ou intérêts].

Selon vous, « Emmanuel Macron pense que la République n’a jamais remplacé la figure du roi ». Pourquoi ?

Ce n’est pas moi qui parle de cette figure mais Emmanuel Macron lui-même, dans une interview à Le 1 durant la campagne. D’un côté, il se place dans une tradition présidentielle, voire présidentialiste de la Ve République tant par sa culture que son parcours technocratique. Mais il a aussi un imaginaire favorable à certains souvenirs de la monarchie. On l’a vu ensuite avec l’utilisation du château de Versailles, ou encore le rétablissement des chasses présidentielles à Chambord. Emmanuel Macron ne souhaite pas une restauration de la monarchie, mais il pense que le règlement violent et radical de cette question sous la Révolution pose toujours problème. Il pense qu’il faut aujourd’hui des substituts à cette figure.

 

Vous estimez que le président peut « réaliser l’essentiel de son programme car à terme, les batailles politiques à venir se joueront davantage sur les questions identitaires qu’économiques ». Pourquoi ?

Pour l’instant, Emmanuel Macron a triomphé d’obstacles jugés auparavant insurmontables. L’opposition à la loi travail n’a pas été immense, et il n’apparaît pas, aujourd’hui, que la sélection à l’université va engendrer un grand mouvement d’opposition. Mon hypothèse est qu’il peut réussir l’essentiel de son programme socio-économique si la conjoncture économique est favorable, mais cela ne neutralisera évidemment pas toute l’opposition conservatrice. Celle-ci estime que le succès d’Emmanuel Macron n’empêchera pas le ressentiment et qu’elle peut fédérer dans cette situation. Le cas du président polonais Lech Kaczyński [2005-2010] est ici exemplaire. Ce dernier, conservateur, a été élu alors que le gouvernement précédent avait une économie saine. On peut donc imaginer ce scénario d’un retour des conservateurs après Emmanuel Macron, sans qu’il y ait de crise économique aux effets importants. Ce qui se passe avec les populismes en Europe centrale montre que cette situation n’est pas qu’une théorie.

 

Pourquoi rappeler que le dieu Jupiter, dont Emmanuel Macron est fan, n’est pas le seul dieu du panthéon ?

C’est une remarque. Jupiter est le premier des dieux mais ce n’est pas un dieu unique. S’il transcende l’opposition, toutes les sphères d’opposition ou de valeurs ne lui sont pas soumises. Je souhaite rappeler que Jupiter est puissant, mais qu’il n’est pas le seul dieu.

Les taux et l’inflation pourraient casser la croissance (le président de la Fed de Boston)

 

Avec le remplacement de Janet Ellen, se pose en même temps la question de la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il s’agit notamment de savoir si l’objectif de hausse régulière des taux n’est pas susceptible à terme de casser la croissance. Ce que pense en tout cas le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren qui estime que l’augmentation des taux risque de générer une inflation dangereuse “Je ne suis pas d‘accord avec ce cadre”, a-t-il dit à San Diego en Californie, en référence à l‘approche “équilibrée” de la Fed visant à atteindre l‘objectif de 2% d‘inflation et le plein emploi. La Fed a adopté ce cadre il y a six ans et l‘a réaffirmé chaque année depuis. Aujourd‘hui, alors que Jerome Powell s‘apprête à remplacer Janet Yellen à la tête de la Fed, un nombre croissant de responsables de la banque centrale veulent repenser ce cadre. Les commentaires d‘Eric Rosengren précisent le débat, suggérant que l‘objectif de 2% pourrait forcer la Fed à freiner la croissance via des hausses drastiques de taux d‘intérêt si le taux de chômage, actuellement à 4,1%, continue à baisser. Ce taux est déjà inférieur à ce que beaucoup d’économistes jugent viable sans que cela ne crée des pressions inflationnistes. L‘inflation, en restant obstinément en-dessous de 2% jusqu’à présent, a permis à la Fed de relever ses taux progressivement, mais cela pourrait changer, a-t-il mis en garde. “Ma crainte est que si nous nous éloignons trop de ce que nous considérons comme étant un taux de chômage viable à terme, et que nous gardons le cadre actuel, alors nous arriverons à une situation dans laquelle nous serons amenés à relever les taux suffisamment rapidement pour que cela devienne ensuite très difficile de revenir au plein emploi sans causer de récession.” Eric Rosengren suggère de remplacer l‘objectif d‘inflation de 2% par une fourchette située entre 1,5% et 3%.

Macron président des villes…. et un peu des champs

Macron président des villes…. et un peu des champs

Centralité, verticalité, polarisation des espaces, mondialisation  notamment caractérise la vision géographique et politique de Macron. Du coup,  petites villes et zones rurales se sentent délaissées par un pouvoir jacobin suffisant parfois même méprisant à l’égard de la France profonde et lointaine. Mais  la mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Le président Rohani proclame la fin de l’Etat islamique …..en Iran ?

Le président Rohani proclame la fin de l’Etat islamique …..en Iran ?

C’est pour le moins  peu surréaliste que l’Iran proclame la fin de l’Etat  islamique qui s’était installé en Syrie et en Irak. On comprend évidemment que l’Iran veuille récupérer cette défaite des salafistes et montrer  surtout à l’Arabie Saoudite la victoire des chiites sur les sunnites. Une sorte de récupération politique et idéologique d’une victoire qui doit surtout aux kurdes et à la coalition occidentale. Le président iranien devrait pourtant se montrer prudent car le jour viendra qu’il devra aussi admettre la fin de l’État islamique en Iran. Un régime qui ne tient que par la dictature et l’intoxication permanente. Ceci étant,  la société iranienne évolue et le moment viendra forcément du rejet de ce système politique islamique d’un autre temps qui opprime la démocratie, freine le développement économique et le progrès social. Le président iranien Hassan Rohani a donc proclamé mardi la fin de l‘Etat islamique (EI ou Daech) dans un discours diffusé en direct à la télévision publique. La défaite de l‘organisation fondamentaliste sunnite a également été proclamée par le général Qassem Soleimani, un haut dirigeant du Corps des Gardiens de la révolution islamique (GRI, pasdarans) dans un message envoyé au guide suprême de la Révolution islamique, l‘ayatollah Ali Khamenei, qui a été diffusé par Sepah News, le site internet des Gardiens. Hassan Rohani doit rencontrer mercredi en Russie ses homologues russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter du conflit syrien. “Aujourd‘hui, guidés par Dieu et la résistance des peuples dans la région, nous pouvons dire que ce mal a été, soit ôté de la tête des gens, soit a été diminué”, a déclaré Hassan Rohani à propos de l‘EI. “Bien sûr, il restera des vestiges, mais le socle et les racines ont été détruits”, a ajouté le président. Le général Soleimani commande la Force al Qods, la branche des Gardiens responsable des opérations hors des frontières de l‘Iran. Des vidéos et des images de lui sur la ligne de front dans les batailles contre l‘Etat islamique en Irak et en Syrie ont été diffusées à plusieurs reprises par les médias iraniens ces dernières années. Une récupération politique qui pourrait un jour se transformer en boomerang !

 

Sondage : Macron, Président des riches ?

Sondage : Macron, Président des riches ?

Oui, en tout cas c’est le sentiment des Français. En cause sans doute,  l’incapacité du gouvernement à persuader de la cohérence de sa politique globale des revenus aussi l’absence quasi-totale de la république en marche sur le terrain.  D’après un  sondage Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business publié jeudi  82% des Français estiment que les grandes fortunes sont “plutôt avantagées” par la politique fiscale voulue par le président de la République. Les sondés sont également 77% à dire que les chefs d‘entreprises sont plutôt avantagés et 74% à dire que les salariés à haut revenus le sont aussi. Les propriétaires immobiliers assujettis à l‘ISF sont également considérés, par 68% des personnes interrogées, comme plutôt avantagés. A l‘inverse, les retraités modestes sont considérés, par 76% des sondés, comme plutôt désavantagés. Les salariés modestes sont également considérés, par 69% des Français, comme plutôt désavantagés par la politique fiscale. L‘enquête a été réalisée par internet les 27 et 28 septembre auprès d‘un échantillon de 1.023 personnes représentatif de la population française en âge de voter.

 

Un statut à l’américaine pour l’épouse du président de la république ?

Un statut à l’américaine pour l’épouse du président de la république ?

On peut légitimement se demander su Macron n’est pas trop influencé par les Etats unis dans certains domaines comme ce statut de l’épouse du président. Alors candidat, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il voulait « clarifier » le statut de l’épouse du chef de l’Etat en lui donnant un rôle officiel, sans toutefois lui accorder de rémunération. Le but : « sortir d’une hypocrisie française », avait-il expliqué. En effet, la situation actuelle est plus que floue. Ni la Constitution, ni le protocole ne prévoient de statut pour la compagne du président de la République, qui peut donc occuper sa fonction comme elle l’entend. Les moyens mis à sa disposition, qui comprennent un bureau, un cabinet et un service de protection, sont prélevés directement sur le budget de l’Elysée. Ces moyens mis à la disposition de la Première dame représentent un coût estimé par la Cour des comptes en 2014 à 450 000 euros par an.  Créer un statut officiel au conjoint du chef de l’Etat permettrait de séparer ce budget de celui de la présidence. « Je souhaite qu’un cadre soit défini et je demanderai qu’un travail soit conduit en la matière », avait ainsi déclaré le candidat Emmanuel Macron, pour qui « il faut que la personne qui vive avec vous puisse avoir un rôle, qu’elle soit reconnue dans ce rôle ». La discussion en cours à l’assemblée relative au projet de loi de confiance dans l’action publique inclut de fait  la question du statut de l’épouse du président. L’interdiction d’employer des membres de sa famille pour les députés a donné l’occasion de soulever ce problème d’autant Emmanuel Macon avait souhaité que ce statut soit précisé. Curieux cette importance accordée par certains  à la place d’une Première damne qui en fait n’a jamais existé institutionnellement (aucun texte n’y fait référence). Pourtant  l’ancienne dame, Cécilia ex Sarkozy, éphémère elle aussi, défendait la place, comme Trierweiller avec Hollande. Pour Cécilia Attias, ex-première dame du temps où elle était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy ou pour Trierweilller,  on ne pouvait  pas nier l’existence de la première dame. « A partir du moment, où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à coté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire de ne pas sortir et de s’occuper de placer les fleurs sur le buffet. Je trouve que ça a un côté ridicule », expliquait Cecilia Sarkozy.  Elle « Et on ne peut pas du jour au lendemain décider qu’il n’y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires ».  Il faut encadrer la fonction tout en laissant « le libre choix à la première dame ». « Si elle veut s’investir dans la fonction tant mieux, mais si elle préfère continuer son travail, ou s’occuper plus de ses enfants, qu’elle en ait la possibilité », indiquait-t-elle. Bref,  des banalités qui ne renforcent nullement la nécessité de passer du temps sur cette affaire de statut ou de statue. Car il s’agit bien de jouer le rôle de statue ; A noter qu’en Allemagne par exemple le mari de la chancelière ne joue strictement aucun rôle et n’apparait jamais, sans doute encore une particularité de la rigueur allemande qui nous agace tellement. Il est vrai que l’Allemagne ne connait pas les délices (souvent couteux)  de la monarchie républicaine. Au Royaume-Uni, on ne reconnaît non plus de rôle pour le conjoint premier Ministre. (Le roi ou la reine y supplée). . Aux Etats unis le rôle de la première dame est juridiquement reconnu. Pas sûr que les Français apprécient vraiment l’alignement dans ce domaine. Pour Hollnde par exemple, il aurait fallu choisir quelle dame ?

Épouse du président Macron : statut ou statue ?

Épouse du président  Macron : statut ou statue ?

La discussion en cours à l’assemblée relative au projet de loi de confiance dans l’action publique inclut de fait  la question du statut de l’épouse du président. L’interdiction d’employer des membres de sa famille pour les députés a donné l’occasion de soulever ce problème d’autant Emmanuel Macon avait souhaité que ce statut soit précisé. Curieux cette importance accordée par certains  à la place d’une Première damne qui en fait n’a jamais existé institutionnellement (aucun texte n’y fait référence). Pourtant  l’ancienne dame, Cécilia ex Sarkozy, éphémère elle aussi, défendait la place, comme Trierweiller avec Hollande. Pour Cécilia Attias, ex-première dame du temps où elle était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy ou pour Treiweiller,  on ne pouvait  pas nier l’existence de la première dame. « A partir du moment, où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à coté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire de ne pas sortir et de s’occuper de placer les fleurs sur le buffet. Je trouve que ça a un côté ridicule », expliquait Cecilia Sarkozy au micro de RTL.  Elle « Et on ne peut pas du jour au lendemain décider qu’il n’y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires ».  Il faut encadrer la fonction tout en laissant « le libre choix à la première dame ». « Si elle veut s’investir dans la fonction tant mieux, mais si elle préfère continuer son travail, ou s’occuper plus de ses enfants, qu’elle en ait la possibilité », indiquait-t-elle. Bref,  des banalités qui ne renforcent nullement la nécessité de passer du temps sur cette affaire de statut ou de statue. Car il s’agit bien de jouer le rôle de statue ; A noter qu’en Allemagne par exemple le mari de la chancelière ne joue strictement aucun rôle et n’apparait jamais, sans doute encore une particularité de la rigueur allemande qui nous agace tellement. Il est vrai que l’Allemagne ne connait pas les délices (souvent couteux)  de la monarchie républicaine.

Brésil : prison l’ex-président Lula

Brésil : prison l’ex-président Lula

 

L’ex-président Lula a été condamné à neuf ans de prison ferme certes pour des motifs de corruption mais surtout pour des motifs politiques. On sait en effet que la corruption est un sport national dans les milieux politiques brésiliens. La gauche est impliquée mais la droite encore davantage. Du coup pour écarter Lula d’une nouvelle candidature à la présidence de la république où il était donné favori pour 2018, on l’a simplement condamné à la prison. Le Brésil n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise morale et politique. Depuis 2014 et le déclenchement du scandale Lava Jato, les Brésiliens assistent médusés aux soubresauts de cette enquête gigantesque qui a révélé le système de pots-de-vin mis en place par les entreprises du BTP pour s’enrichir sur le dos de l’Etat, et notamment du groupe pétrolier Petrobras, avec l’assentiment de ses dirigeants. Une affaire hors normes qui a déjà donné lieu à d’innombrables condamnations de chefs d’entreprise, mais qui a surtout révélé l’enracinement de la corruption au sein de la classe politique jusqu’au plus haut niveau.  Le scandale a déjà fait chuter l’ancienne présidente Dilma Rousseff — qui fut notamment présidente du conseil d’administration de Petrobras –, destituée en août 2016. Il menace son prédécesseur, Lula, et, surtout, il fait vaciller son successeur, Michel Temer. Le chef de l’Etat est accusé de corruption et d’entrave à la justice après avoir été piégé par un enregistrement compromettant dans lequel il donne son aval à un chef d’entreprise pour verser des pots-de-vin. Des dessous-de-table qui viseraient à acheter le silence de l’ex-patron de la Chambre des députés, en prison pour son implication dans le scandale Petrobras. Alors que les appels à la démission se multiplient, Michel Temer ne cesse de répéter qu’il ne quittera pas son poste. Dans une allocution très attendue, il a même demandé hier à la Cour suprême de suspendre l’enquête qui le vise, remettant en question l’authenticité des preuves. Il a affirmé que l’enregistrement était un « montage » destiné à «tromper les Brésiliens». En avril, le chef de l’Etat avait déjà été fragilisé lorsque le Tribunal suprême fédéral avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre huit de ses ministres, ainsi qu’une ribambelle de parlementaires.  Icône de la gauche, le leader du Parti des travailleurs (PT, gauche) et ancien ouvrier métallurgiste Lula, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, est accusé d’avoir « structuré, orienté et commandé le schéma illicite de paiement de pots-de-vin au bénéfice de partis politiques, de politiques et de fonctionnaires publics, alors qu’il était président de la République.la batille qui oppose la droite de Michel Temer pour l’instant se traduit par la condamnation de Lula. I

 

 

Ferrand président du groupe LREM à l’Assemblée

Ferrand président  du groupe LREM à l’Assemblée

A 54 ans, Richard Ferrand prend la tête d’une formation de 308 membres composée en grande partie de députés issus de la société civile n’ayant souvent jamais fait de politique. Éphémère ministre de la Cohésion des territoires, il a quitté l’équipe d’Edouard Philippe à la demande d’Emmanuel Macron pour briguer ce poste de président de groupe. Son mois de présence au gouvernement a été troublé par l’ouverture d’une enquête judiciaire relative à ses anciennes fonctions aux Mutuelles de Bretagne. Le Canard enchaîné a révélé fin mai que ces dernières louaient des locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand, faisant naître un soupçon de favoritisme. « Président de groupe c’est un rôle ingrat, ombrageux. Il faut avoir le sens de l’autorité et aussi ‘cocooner’ les élus », a ajouté ce proche d’Emmanuel Macron, saluant la discrétion de Richard Ferrand, « qui ne disait rien quand il présidait En Marche! » Pour la députée LREM Barbara Pompili, les ennuis judiciaires de Richard Ferrand ne sauraient entacher ses qualités de meneur. « Je préférerais qu’il n’y ait pas cette question-là qui brouille un peu les cartes mais en même temps est-ce qu’on réussira à trouver une personne parfaite ? Je ne le crois pas et, à un moment, il faut que notre groupe soit capable de fonctionner », a-t-elle dit cette semaine à Reuters.

Départements : alerte financière au président Macron

Départements : alerte financière  au président Macron

 

 

Le président socialiste du Conseil départemental du Lot-et-Garonne, Pierre Camani, a écrit une « lettre ouverte » au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, pour l’alerter sur les difficultés budgétaires rencontrées par les Départements.  Doucement mais sûrement on va vers la faillite des collectivités locales, en cause des coûts de fonctionnement incontrôlés aussi des dépenses sociales qui dérapent Si les collectivités avaient le statut d’une entreprise, elles devraient déposer leur bilan en raison de dettes abyssales. En cause, surtout la dérive à la fois des frais de fonctionnement (notamment dus à des embauches inconsidérées) , des investissements excessifs (dont beaucoup inutiles et couteux) et la dérives des dépenses sociales notamment du RSA. Jusqu’à la moitié des départements pourraient se trouver en difficulté d’ici à 2017 si rien n’est fait pour corriger une dérive de leurs finances qui sera accentuée par la baisse des dotations de l’Etat. Les compensations financières récentes sont loin de rééquilibrer les comptes départementaux. La trajectoire des finances des collectivités locales se dégradait depuis plusieurs années, avec des dépenses de fonctionnement en hausse de près de 3% depuis 2011 pendant que la progression des recettes était comprise entre 1,5% et 2% l’an. En parallèle, la dynamique des investissements locaux a repris après un ralentissement en 2010, avec pour conséquence que le recours à l’emprunt a connu une progression continue, l’épargne brute des collectivités diminuant de 5% par an. Résultat, entre 10% et 15% des communes de plus de 10.000 habitants et des départements affichaient en 2013 « un encours de dette représentant plus de quinze années d’épargne brute », ce qui signifie qu’elles étaient techniquement en situation d’insolvabilité, la proportion pourrait atteindre entre un tiers et la moitié à l’horizon 2017 si rien n’est fait, en tenant compte de la baisse des dotations de l’Etat. Pour y remédier, il faudrait le  retour d’une évolution des dépenses de fonctionnement au rythme de l’inflation, Dès lors, ils soulignent que la question d’une baisse de l’investissement des collectivités se pose, d’autant plus que c’est un levier plus facilement mobilisable à court terme que les dépenses de fonctionnement.  Pour son département du Lot-et-Garonne, Pierre Camani dont le « potentiel fiscal est très faible », avec « 63% des foyers non-imposables », « la baisse des dotations de l’Etat, à hauteur de 15,8 millions d’euros en 2017 par rapport à 2014, rend la situation explosive », alors que « depuis 2008 nous avons considérablement réduit le train de vie de la collectivité », écrit-il. Pierre Camani en appelle donc au président de la République pour qu’une « solution pérenne soit enfin trouvée ».   »Si aucune initiative n’était prise la fracture territoriale qui déchire notre pays en serait gravement accentuée », conclut l’élu.

Macron président par défaut ?

Macron président par défaut ?

 

Certains observateurs politiques considèrent que Macron est en quelque président par défaut. Mais comme souvent en France. Mitterrand n’a été élu que grâce aux rejets de Giscard, Chirac grâce aux projets de Jean-Marie Le Pen, Hollande grâce au rejet de Sarkozy. C’est d’ailleurs l’un des grands pièges de ces élections par défaut dans la mesure où  l’heureux  élu pense jouir d’une très forte adhésion à ses orientations alors qu’en réalité le résultat est certes le produit de soutiens conscients et actifs mais tout autant de votes pour empêcher un autre de l’emporter. Ainsi Mitterrand par exemple ou plus près de nous Hollande avaient surestimé le niveau d’adhésion à leurs thèses. Ils ont commencé par mettre en œuvre des orientations socialistes  avant de se raviser rapidement créant d’ailleurs une grande confusion dans leur propre camp.  Macron peut évidemment être fier de sa victoire, mais uen victoire due aussi  torpillage de Juppé puis de Fillon. Pour une part non négligeable macro doit sa conquête pouvoir à sa propre dynamique mais les circonstances l’ont bien aidé. Il conviendra sans doute qu’ils ne s’enivrent pas du parfum du pouvoir et reste lucide sur l’état des rapports de force politique dans le pays.

PSG : changer de président, d’entraineur et d’équipe

PSG : changer de président, d’entraineur et d’équipe

 

Après le désastre à Barcelone, maintenant la défaite à Nice se pose évidemment l’avenir du Paris Saint-Germain en tant qu’équipe à prétention européenne.  Il est plus que vraisemblable que le Qatar qui dépense sans compter ou presque pour l’équipe parisienne va se poser des questions sur son engagement. Après ces défaites impardonnables l’image du club se trouve en effet fortement affecté. Pour prétendre au statut d’un des premiers clubs européens,  il conviendra d’opérer de nombreux changements. En effet,  ce qui caractérise l’équipe parisienne c’est son jeu en mode alternatif capable un jour de gagner par 4 ou 5 à 0 et le lendemain de d’obtenir une pénible victoire 1à 0 contre l’un des derniers du classement de la ligue 1.  La première chose à changer concerne sans doute le président car visiblement ce président n’a qu’une connaissance approximative du football, il manque de tout de charisme, d’autorité et d’expérience. Ces relations tant avec les joueurs qu’avec les différents entraîneurs sont chaotiques et versatiles. La vérité, c’est sans doute qu’il ne sait pas trop où aller et comment y aller. Second changement, celui de l’entraîneur. Pour diriger une équipe de stars surpayées il faut évidemment un manager à poigne du type de Mourinho ou Wenger, bref un patron pas un gentil animateur. Enfin, il convient de changer sans doute une grande partie de l’équipe composée de mercenaires peu motivés et peu  attachés aux maillots. Le recrutement doit évidemment viser des joueurs de talent mais tout autant de véritables guerriers, pas des danseurs étoiles fonctionnant en mode alternatif ou capables seulement d’une prestation fulgurante pour 5  prestations ordinaires voire insignifiantes. Quand on paye des joueurs 1 million par mois et plus on peut s’attendre à  autre chose. Enfin il faudra aussi trouver un public, un vrai public, comme dans les clubs anglais, qui ne vient pas seulement lors  des épisodes victorieux mais qui soutient indéfectiblement son équipe en toutes circonstances. Un public de type Lens bref il faudra un sérieux coup de balai en matière de management et de recrutement pour ambitionner jouer l’un des premiers rôles en Europe.

 

 

Sondage: Macron élu président avec 60% des votes(IFOP)

Sondage: Macron élu président avec 60% des votes(IFOP)

 

Selon l’IFOP,  Macron obtiendrait  60% des voix contre Marine Le Pen, créditée de 40% des intentions de vote.  Le sondage a été réalisé après les résultats du premier tour, annoncés dimanche. D’après l’institut, les électeurs de Benoît Hamon se reporteraient massivement vers le candidat d’En Marche ! (80%). Ceux de Jean-Luc Mélenchon se tourneraient à 51% vers Emmanuel Macron, quand 19% voteraient pour la présidente du Front national. Parmi les électeurs de François Fillon, 33% se reporteraient vers Marine Le Pen contre 41% pour l’ancien ministre de l’Economie. Le sondage a été réalisé en ligne les 23 et 24 avril auprès d’un échantillon de 846 personnes.

 

 

Sondage : Le Pen : peu honnête peu de stature de président (IFOP)

Sondage : Le Pen : peu honnête peu de stature de président  (IFOP)

Selon un sondage IFOP diffusé dimanche seulement 17 % des Français considèrent Marine Le Pen comme honnête et seulement 20 % la trouvent compétent. . Parmi les sympathisants du FN, Marine Le Pen ne recueille là encore qu’une approbation relative : une très courte majorité estime la présidente du parti « compétente » (48%) et « honnête » (40%). De plus, 54% des sympathisants frontistes pensent que Marine Le Pen appliquerait son programme si elle était élue présidente. Enfin, moins d’un électeur FN sur 10 (9%) dit « apprécier la personnalité » de Marine Le Pen. L’étude révèle également que le Front national garde une image trouble : 80% des opposants au FN jugent le parti « raciste », et 75% « dangereux pour la démocratie ». Parmi les sympathisants frontistes, ce sentiment est moins partagé mais ils sont tout de même 38% à juger le parti « raciste » et 30% à le dire « dangereux pour la démocratie ». Ces résultats montrent que le Front national, bien qu’il soit aujourd’hui ancré dans le paysage politique français, reste empêché d’accéder au pouvoir.

PSG : changer de président, d’entraineur et d’équipe

PSG : changer de président, d’entraineur et d’équipe

 

Après le désastre à Barcelone se pose évidemment l’avenir du Paris Saint-Germain en tant qu’équipe à prétention européenne.  Il est plus que vraisemblable que le Qatar qui dépense sans compter ou presque pour l’équipe parisienne va se poser des questions sur son engagement. Après cette défaite impardonnable l’image du club se trouve en effet fortement affecté au plan international. Pour prétendre au statut d’un des premiers clubs européens,  il conviendra d’opérer de nombreux changements. En effet,  ce qui caractérise l’équipe parisienne c’est son jeu en mode alternatif capable un jour de gagner par 4 ou 5 à 0 et le lendemain de d’obtenir une pénible victoire 1à 0 contre l’un des derniers du classement de la ligue 1.  La première chose à changer concerne sans doute le président car visiblement ce président n’a qu’une connaissance approximative du football, il manque de tout de charisme, d’autorité et d’expérience. Ces relations tant avec les joueurs qu’avec les différents entraîneurs sont chaotiques et versatiles. La vérité, c’est sans doute qu’il ne sait pas trop où aller et comment y aller. Second changement, celui de l’entraîneur. Pour diriger une équipe de stars surpayées il faut évidemment un manager à poigne du type de Mourmino ou Wenger, bref un patron pas un gentil animateur. Enfin, il convient de changer sans doute une grande partie de l’équipe composée de mercenaires peu motivés et peu  attachés aux maillots. Le recrutement doit évidemment viser des joueurs de talent mais tout autant de véritables guerriers, pas des danseurs étoiles fonctionnant en mode alternatif ou capables seulement d’une prestation fulgurante pour 5  prestations ordinaires voire insignifiantes. Quand on paye des joueurs 1 million par mois et plus on peut s’attendre à  autre chose. Enfin il faudra aussi trouver un public, un vrai public, comme dans les clubs anglais, qui ne vient pas seulement lors  des épisodes victorieux mais qui soutient indéfectiblement son équipe en toutes circonstances. Un public de type Lens bref il faudra un sérieux coup de balai en matière de management et de recrutement pour ambitionner jouer l’un des premiers rôles en Europe.

 

 

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

 

Beaucoup d’observateurs, de politiques ou tout simplement de citoyens s’étonnent de l’entêtement de Fillon à maintenir sa candidature envers et contre tout alors que les chefs d’inculpation ne cessent de s’accumuler. Il y a non seulement le salaire fictif de son épouse (dont au début elle n’était même pas au courant !), Celui de ses enfants mais aussi le détournement de fonds destinés à des assistants parlementaires au Sénat. Il faut aussi ajouter à cela la rémunération de son épouse dans une société d’un ami milliardaire, société où là aussi personne ne l’a jamais vue. Enfin il faut ajouter les rémunérations occultes dont a bénéficié Fillon via sa société de conseil de 2F notamment en provenance d’Axa et même de l’étranger. Bref des détournements de fonds publics et des abus de biens sociaux. Sans parler des conditions d’attribution de la grand-croix de la Légion d’honneur à cet ami milliardaire si généreux. L’ensemble de ces faits font actuellement l’objet d’une enquête du parquet national financier dont François Fillon conteste par avance le rôle. Du coup, même mis en examen, Fillon a déclaré vouloir maintenir sa candidature. Un véritable suicide politique pour son parti et pour lui-même. Dans le cas même où il serait élu celui qui voulait incarner la rigueur ne disposerait d’aucune légitimité morale pour opérer les réformes dont pourtant certaines s’imposent. Dès lors  l’entêtement de François Fillon à aller jusqu’au bout de l’élection suscite de légitimes interrogations mêmes dans son propre camp où il a réussi jusque-là à imposer une quasi omerta. Inutile de chercher des raisons à ce maintien surréaliste de François Fillon comme candidat : il veut simplement éviter d’aller en prison. En effet s’il est élu ces différentes affaires seront traités dans 5 ou 10 ans dans le cadre de la cour de justice de la république qui jusqu’alors n’a pratiquement jamais condamné personne puisque composée de politique plus ou moins impliqués dans les scandales politiques ou financiers. En tout cas qui vivent  du système. On peut évidemment envisager différentes hypothèses quant à l’évolution juridique de l’affaire mais le mobile est clair pour Fillon: échapper à la justice, échapper à la prison.  Le Parquet national financier (PNF) décidera des suites à donner à l’enquête préliminaire. Si les charges persistent, la procureure Eliane Houlette aura le choix soit de délivrer une citation directe, provoquant un procès en correctionnelle, soit de confier la suite de l’enquête à des juges d’instruction, ouvrant la voie à d’éventuelles mises en examen. (…) « Depuis sa création il y a trois ans, la préférence du PNF va aux citations directes, sans passer par les juges d’instruction », analyse un avocat parisien. Selon plusieurs sources, le parquet général de Paris était favorable à l’ouverture d’une information judiciaire dès cette semaine. « Cela fait partie des discussions normales entre le parquet général et le PNF », nuance-t-on au parquet général, sans voir dans ce désaccord matière à conflit. Si Eliane Houlette n’a pas hésité à lancer cette enquête à moins de cent jours de l’élection, elle n’en a pas moins donné des consignes de fair-play. Les policiers ont proposé que les personnes entendues dans le cadre de l’enquête préliminaire soient assistées de leur avocat, ce qui n’est pas toujours le cas. Les enquêteurs de l’office anticorruption de Nanterre ont interrogé les époux Fillon dans les locaux de la PJ de Versailles, leur évitant micros et caméras. Enfin, ils ont eu pour consigne d’éviter les perquisitions avec gyrophares et les gardes à vue. « Le camp Fillon a bien tort de tirer à boulets rouges sur le PNF », analyse un juriste parisien, persuadé au contraire que la juridiction dirigée par Eliane Houlette fait pour l’heure « un sans-faute». Notons qu’. « Eliane Houlette ne connaît aucun homme politique, n’a jamais rencontré François Hollande et ne connaissait pas Christiane Taubira avant sa nomination. Elle est d’une indépendance totale », assure un juriste qui connaît bien la magistrate.

Trump : premier jour de président et des millions de manifestants

Trump : premier jour de président et des millions de manifestants

Le moins que l’on puisse dire c’est que le mandat de Trump  commence particulièrement mal avec des millions de manifestants aux États-Unis et dans le monde entier. En cause,  le rapport de Trump à la situation des femmes mais plus généralement sa politique réactionnaire, son  mépris des minorités et surtout ses provocations permanentes Un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, la même chose à New York, plus d’un million à Washington selon les organisateurs, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines : le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs, une démonstration de force qui illustre les fractures persistantes de la société américaine face au 45e président, investi vendredi. C’est sans doute la première fois qu’un président américain démarre son mandat avec seulement 40 % de soutien. Si TRUMP continue à provoquer des minorités, la presse ou l’administration y compris la CIA, il est probable que son mandat se terminera mal. Notons surtout l’ambiguïté relative aux conditions de son élection. En effet le milliardaire se veut porteur des intérêts des couches populaires mais son premier geste est de constituer un cabinet de milliardaires dans la fortune équivaut au patrimoine de 100 millions d’Américains. Sa promesse de rendre le pouvoir au peuple est évidemment une illusion qui reviendra en boomerang. Trois scénarios sont possibles. Ou bien Trump  enfile réellement le costume de président et ses partisans seront déçus qu’il rentre dans le rang. Ou pour donner le change Trump continue ses diatribes notamment en tweetant mais avec  les contradictions entre son battage médiatique et sa politique apparaîtront rapidement (exemple quand il veut augmenter les droits de douane de 50 % sur les produits chinois, quand il veut construire un mur entre les États-Unis et le Mexique ou quand il veut renvoyer les immigrés chez eux). Dernier scénario Trump  met réellement en œuvre ses orientations protectionnistes et nationalistes. Inévitablement les autres partenaires économiques des États-Unis seront contraints de prendre des mesures de rétorsion. Au-delà de la guerre économique pourrait resurgir le risque de la guerre tout court. Dans les trois scénarios le mandat de Trump  pourrait se terminer au mieux de manière pitoyable au pire de manière catastrophique. Sa dernière attaque contre l’ensemble de la presse qui aurait sous-estimé le nombre de participants à son investiture témoigne de son irresponsabilité car chaque geste, chaque orientation seront analysés au scalpel sans parler de son passé dont certains aspects sont assez sulfureux. Avec des manifestations partout dans le monde qui ont réuni des millions de manifestants Trump  démarre dans les pires conditions.

Macron meilleur président que Fillon

Macron meilleur président que Fillon

Ce que pensent 55 % des Français dans un sondage au Doxa. De toute évidence, ceux qui pensait que Macron n’était qu’une bulle médiatique appelée à éclater rapidement son décontenancés. Certes,  rien n’est joué et au regard du discrédit qui frappe tout le système politique des surprises sont possibles,  des renversements d’opinion également. Reste que Macron a réussi en quelques mois seulement à crédibiliser réellement sa candidature. Pour cela,  il a même créé un mouvement qui compte maintenant environ 120 000 adhérents soit beaucoup plus que le parti socialiste qui en compte à peu près la moitié. Son premier meeting a même réussi à réunir près de 15 000 participants soit beaucoup plus que le dernier meeting de la Belle alliance du parti socialiste et même que François Fillon. Même à droite où les critiques visent surtout la gauche traditionnelle et le parti socialiste, on  commence à sérieusement s’interroger sur le phénomène Macron. «En l’espace de deux ans, avoir construit un mouvement d’opinion et de masse aussi conséquent, ça m’intrigue. Ce n’est probablement pas une bulle», était obligé de reconnaître Benoist Apparu, un des lieutenants de François Fillon,  jeudi sur France Info. En faite macro un espace relativement large centre-droit centre-gauche laissait libre par le radicalisme affiché de Fillon et la gauche Isa Sion du positionnement de valse. En outre le traditionnel clivage gauche droite apparaît de plus en plus superficiel à de nombreux Français qui par ailleurs ne souhaitent pas rejoindre l’utopie dangereuse des extrêmes. En l’état malgré sa progression notable dans l’opinion, macro ne paraît pas encore en capacité de se qualifier pour le second tour des présidentielles. Il est encore largement devancé d’une part par Marine Le Pen dont le simple des lecteurs est toujours solide même si le flou et les contradictions habitent de plus en plus le front national. D’un autre côté François Fillon paraît toujours en passe de se qualifier aussi même si dernièrement son radicalisme a été grandement affecté par ces rétro pédalage voir ses reculades notamment sur la sécurité sociale mais aussi sur le nombre de fonctionnaires voir sur la fiscalité. Si l’ascension de macro en continu, ce qui est vraisemblable il pourrait devenir une des cibles privilégiées de ces concurrents à droite comme à gauche.  Déjà devenu personnalité politique des Français selon un sondage Odoxa pour L’Express (35% d’opinions favorables) délogeant ainsi François Fillon (31%, soit une chute de six points), le leader d’En Marche vient maintenant marcher sur les plates-bandes de l’électorat de l’ancien premier ministre. Ainsi, 26% des sympathisants de droite considèrent que l’ancien locataire de Bercy serait un meilleur président que François Fillon. Autre point notable du sondage, Emmanuel Macron attire plus les sympathisants du Front national que François Fillon. 56% d’entre eux voient davantage le leader d’En Marche à l’Elysée plutôt que François Fillon.

FN : Jean Marie Le Pen exclu, président d’honneur et concurrent du Front

FN : Jean Marie Le Pen exclu, président d’honneur et concurrent du Front

Jean Marie Le Pen exclu du FN mais réhabilité dans ses fonctions pourra participer à toutes les réunions. Une situation ubuesque qui réjouit l’intéressé : « Je me réjouis, je n’ai jamais cessé d’être président d’honneur (dont les prérogatives sont bien plus importantes qu’un adhérent lambda : participation au bureau politique, au bureau exécutif, à la commission d’investiture et des conflits, ndlr). Je donnerai mon avis, je dirai ce que je pense, mais ce n’est pas moi qui détermine la ligne », reconnaît toutefois le député européen de 88 ans. . S’il a financé une partie de la campagne de Marine Le Pen via l’association Cotelec (qui a financé toutes les campagnes du Front national : départementales, régionales, européennes), il ne soutient pas officiellement sa candidature à la présidentielle. « Je pourrai hésiter à soutenir Marine Le Pen si sa ligne électorale s’écartait de la ligne nationale que je défends. Son programme pour la présidentielle doit être en phase avec le programme du Front national », réclame-t-il. Le 18 novembre, Florian Philippot évoquait la « concurrence » au Front national qu’aurait instaurée Jean-Marie Le Pen. Le 28 septembre, il lançait, en effet, le premier comité ‘Jeanne d’Arc, au secours !’ en Seine-et-Marne. Selon ses estimations, entre 20 et 25 comités ont vu le jour depuis. Pourraient-ils dans les faits venir défier le FN ? « Ces comités distribueront un label national aux candidats (aux législatives, ndlr) qui le demanderont et qui en seront jugés dignes », détaille Jean-Marie Le Pen. Un candidat étiqueté ‘Jeanne d’Arc au secours !’ pourrait donc se retrouver opposé à un candidat Front national aux législatives : Jean-Marie Le Pen ne dément pas l’hypothèse. « C’est avant tout une question de personnalité, de programme : les critères seront définis au début de l’année 2017″, conclut celui qui admire le « très beau rosier bleu » qui s’épanouit dans son jardin à Montretout. Allusion au   magnifique domaine de 5.000 m2 où  la famille Le Pen s’est installée à la fin des années 1970, à la faveur d’un héritage de la famille Lambert, cimentier fortuné. Depuis quelques années, Marine Le Pen avait quitté le bâtiment principal pour vivre avec ses enfants dans une dépendance du parc, en l’occurrence des anciennes écuries transformées en appartement. Et c’est là, aussi, qu’elle avait l’habitude d’organiser très régulièrement des réunions de travail avec ses collaborateurs ou des «visiteurs du soir» tentés de rejoindre le Front national.  «Au moins, ses détracteurs ne pourront plus l’appeler la Châtelaine de Montretout», poursuit-on. Même si la patronne du FN garde toute de même ses parts dans la «SCI du pavillon de l’Ecuyer», avec sa soeur Yann et son père…Désormais, seule Yann Le Pen, mère de Marion, et l’ex-épouse de Jean-Marie Le Pen, Pierrette, demeurent encore à Montretout. Quant au président d’honneur du Front national, il n’y a conservé que ses bureaux et vit depuis déjà de longues années avec son épouse Jany à Rueil-Malmaison.

Justice-FN : Jean Marie Le Pen exclu mais pourra assister aux réunions comme président d’honneur !

Justice-FN : Jean Marie Le Pen exclu mais pourra assister aux réunions comme président d’honneur !

 

 

Une décision évidemment incompréhensible  et contradictoire voire à la limite du grotesque. Le Pen conserve le statut symbolique de président d’honneur du parti d’extrême droite qu’il a cofondé en 1972. Il n’en est en revanche plus légalement membre, a tranché la justice jeudi 17 novembre.   Dans leur décision, les juges expliquent que le « Menhir » demeure « investi » de sa qualité de président d’honneur et, « en conséquence », « devra être convoqué en qualité de membre de droit de toutes les instances » dirigeantes du parti dirigé par sa fille Marine Le Pen. Il pourra aussi y « participer », mais « sous astreinte de 2.000 euros par infraction constatée », précisent-ils.  Le Front national est en outre condamné à verser 15.000 euros de dommages et intérêts à Jean-Marie Le Pen, pour lui avoir interdit depuis plus d’un an d’exercer ses fonctions de président d’honneur et pour avoir publié l’an dernier les résultats d’une consultation des adhérents portant sur la suppression de la présidence d’honneur, malgré la suspension de cette consultation par la justice.

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