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Assemblée nationale : Le sulfureux Ferrand futur président choisi par Macron

Assemblée nationale : Le sulfureux Ferrand futur président choisi par Macron

 

Les godillots d’En marche ont choisi le sulfureux   Richard Ferrand pour  devenir président de l’Assemblée nationale. Et sur recommandation expresse de Macron. Le problème c’est que ce pourraiat bien être une nouvelle affaire type Benalla. Inévitablement l’affaire Ferrand risque d’émerger à nouveau dans les médias Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle, qui a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passés avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député. Alors que Richard Ferrand était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. Richard Ferrand a bénéficié d’un classement sans suite en octobre 2017. Mais l’affaire a rebondi en janvier 2018 avec l’ouverture d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts après une plainte avec constitution de partie civile de l’association Anticor. Le dossier a été délocalisé de Paris à Lille.

Le sulfureux Ferrand président l’assemblée nationale ?

Le sulfureux Ferrand président  l’assemblée nationale ?

 

 Il est clair que Macron prendrait un risque énorme en permettant Richard Ferrand de devenir président de l’Assemblée nationale. Inévitablement l’affaire Ferrand risque d’émerger à nouveau dans les médias Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle et a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passés avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député. Résumé de l’affaire par France info, dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l’ouverture d’une enquête. Alors que l’actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. Richard Ferrand a bénéficié d’un classement sans suite en octobre 2017. Mais l’affaire a rebondi en janvier 2018 avec l’ouverture d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts après une plainte avec constitution de partie civile de l’association Anticor. Le dossier a été délocalisé de Paris à Lille.

Macron :président des chasseurs ?

Macron :président des chasseurs ?

Macron avait l’ambition d’être le nouveau De Gaulle, il pourrait bien être que le nouveau Chirac, c’est-à-dire celui qui va caresser le culs des vaches ;  hier en tout cas, il a caressé les chasseurs. Une démagogie pathétique a déclaré la ligue de protection des oiseaux. Effectivement les chasseurs sont sans doute légitimes à défendre leur hobby et le coût de celui-ci mais de toute évidence, il ne s’agit pas d’une question nationale ;  il est assez lamentable que Macron ait  voulu négocier lui-même cette affaire en justifiant de son intérêt pour la ruralité. Il faut vraiment que la popularité de Macron soit tombée bien bas pour qu’un président de la république s’abaisse à régler lui-même les questions d’un hobby. Ceci explique aussi le temps que Macron a consacré aux champions du monde de football acceptant même de se livrer à quelques pitreries de vestiaire. Conséquences de cet intérêt soudain de Macron pour le football : les supporters massés massivement au champ Élysée n’ont eu droit qu’à quelques minutes de présence des champions. Après le football et les chasseurs, il n’est pas impossible que Macron accorde du temps pour la réception des pêcheurs et des joueurs de pétanque. Une manière peut-être de remonter une cote de popularité qui s’écroule et connaît son plus bas niveau depuis l’élection de 2017.

Macron : un président inquiétant pour 60%

Macron : un président inquiétant pour 60%

 

On ne reproche pas à Macron de ne pas appliquer son programme mais d’être  surtout inquiétant. Pourquoi ? Simplement parce le programme de Macron n’a jamais reçu sa légitimité populaire. Au second tour des présidentielles,  les électeurs ont surtout voté contre Marine Le Pen, pas pour la rigueur brutale que veut imposer Macron. C’est la grande ambigüité ; Une ambigüité qui n’est pas nouvelle car il en a souvent été ainsi dans les élections présidentielles mais qui s’amplifie car Macron se croit en plus investi d’une sorte de mission jupitérienne qui fait fi des réalités sociales et sociétales.  Outre l’action d’Emmanuel Macron, son image se dégrade sensiblement par rapport à une enquête réalisée par Elabe fin janvier 2018. Si près de trois quarts des Français interrogés le voient comme « dynamique » (72%) et qu’une majorité considère qu’il « veut vraiment changer les choses », 80% le voient comme un Président « autoritaire », un critère en progression de huit points. Il « inquiète » même près de 60% des sondés et perd des points de « sympathie »: les Français ne sont plus que 52% à lui attribuer cet adjectif, contre 56% en janvier. Avec un recul de 16 points, à peine plus d’un quart d’entre eux estime désormais qu’il est « capable de rassembler les Français ».

Popularité : Macron toujours mauvais président pour 60%

Popularité : Macron toujours mauvais président pour 60%

 

Pas d’effet coupe du monde pour Macron. , selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, seules 39% des personnes interrogées pensent qu’il est un “bon président”, soit deux points de moins que le 26 juin. Selon cette étude réalisée lundi auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, près d’un quart de la population française (24%, 29% pour les 25-34 ans) est descendu dans la rue pour célébrer ce succès scellé dimanche à Moscou face à la Croatie. Une grande majorité des sondés estiment que cette victoire aura des effets positifs sur la fierté des Français (82%) et sur l’image de la France dans le monde (74%). Et 62% se disent optimistes alors qu’ils n’étaient que 41% il y a six mois. En revanche, elle n’a pas d’effet à ce stade sur la popularité d’Emmanuel Macron : seules 39% des personnes interrogées pensent qu’il est un “bon président”, soit deux points de moins que le 26 juin.“Comme la popularité du président était (…) en forte baisse avant la Coupe du monde (…), il est possible que la victoire (des “Bleus”) ait tout de même eu un tout petit effet bénéfique pour lui, en lui permettant en quelque sorte de ‘limiter la casse’ grâce à l’enthousiasme ambiant”, estime cependant le président d’Odoxa.

Air France-KLM : on cherche un président sur le Bon coin !

Air France-KLM : on cherche un président sur le Bon coin ! 

 

Situation vraiment surréaliste pour la compagnie aérienne dont d’abord le PDG a démissionné volontairement alors qu’il n’y était pas juridiquement contraint. Ensuite,  cette nomination d’un président intérimaire, une sorte d’innovation curieuse en manière de gouvernance. Enfin cette recherche laborieuse d’un nouveau président avec comme pour les candidats députés d’En marche, un recrutement sur candidature avec CV. Comme si dans le réservoir inépuisable des dirigeants français (ou étrangers), on ne connaissait nombre de personnalités compétentes capables de faire le job. Bref,  Macron continue de gérer la France et les entreprises comme une start-up. Le problème c’est qu’Air France n’est pas une start-up que son rôle est très stratégique et qu’il faut sauver l’entreprise dans l’intérêt national sinon le pavillon français disparaitra du ciel national, européen et mondial.  Réuni le 12 juillet, le conseil d’administration d’Air France-KLM a fait un point, par téléphone, sur la gouvernance, deux mois après la démission de Jean-Marc Janaillac à la tête du groupe le 15 mai et trois semaines seulement après les dissensions intervenues au sein du conseil d’administration à la suite du choix du comité de nomination de proposer le directeur financier de Veolia, Philippe Capron, comme PDG d’Air France-KLM. Un choix contesté par Delta Air Lines, actionnaire depuis un an d’Air France-KLM qui a poussé le comité de nomination, piloté par la présidente par intérim du groupe Anne-Marie Couderc, à reprendre le processus à zéro, en associant non seulement Delta mais aussi China Eastern, actionnaire comme la compagnie américaine à hauteur de 8,8% du capital d’Air France-KLM. Le futur Pdg devra évidemment convenir à ces deux actionnaires mais aussi l’État (14,7%). Sans surprise, il n’y a pas eu de fumée blanche à l’issue du conseil d’administration qui s’est déroulé le 12 juillet. Le Figaro avait annoncé le 9 juillet que Catherine Guillouard, la Pdg de la RATP, allait être nommée Pdg d’Air France-KLM cette semaine. Air France-KLM cherche toujours un Pdg détenant une solide expérience à l’international, connaissant le transport aérien ou l’aéronautique ou le transport en général, et si possible francophone. Les candidatures sont à adresser au bon Coin !

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Geoffroy Roux de Bézieux, 55 ans, succédé à  Pierre Gattaz. Il représente le courant très libéral  start-up, nouvelles technologie ; Il fera évidemment pression pour obtenir de nouveaux allégements fiscaux notamment pour les grands groupes et pour une accélération du dé tricotage du modèle social ; le problème c’est que les acteurs économiques les plus influents sont déjà présents au gouvernement et en particulier chez Macro qui a repris les revendications du MEDEF et s’apprête à les satisfaire encore. Les grands patrons n’ont nullement besoin du Medef pour faire valoir leur point de vue, ils s’adressent directement à l’Elysée plus que bienveillant à leur égard : totalement en conformité. Ces patrons sons pour la plupart sortis des mêmes écoles que les conseillers de Macron et que Macron lui-même. Ils n’espèrent qu’uen chose obtenir un jour un poste dans ces grandes entreprises. Macron reprend à son compte les souhaits du grand patronat et de la haute fiance qui l’a porté au pouvoir. Dès lors la Medef ne servira pas à grand-chose surtout pas aux petits patrons de taille moyenne. En outre Gattaz a grandement contribué à ringardiser une organisation qui s’est surtout caractérisé par une attitude corpo, finalement comme la CGT mais pas au service des m^me intérêts.

Alstom – Siemens : Un président allemand

Alstom  Siemens : Un président allemand

 

L’Allemagne aura la majorité et la présidence. Le futur conseil de l’alliance Alstom- Siemens qui sera soumis au vote des actionnaires d’Alstom comptera onze membres, six désignés par le groupe allemand et cinq par le français. Roland Busch, “chief technology officer” et membre du directoire de Siemens, devrait être le futur président du conseil. Henri Poupart-Lafarge, actuellement PDG d’Alstom, devrait être administrateur et directeur général de Siemens Alstom. Sigmar Gabriel, ex-ministre allemand des Affaires étrangères et ex-vice-chancelier, qui fut aussi président du parti social-démocrate (SPD), a pour sa part été nommé mardi administrateur de Siemens Alstom. Ces nominations seront soumises à l’approbation des actionnaires d’Alstom et ne seront effectives qu’à la réalisation de la transaction prévue d’ici à la fin 2018, après approbation par les autorités compétentes.

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Il faut vraiment avoir l’esprit tordu ou être un technocrate qui n’a jamais dirigé une entreprise pour imaginer la solution d’une gouvernance transitoire à Air France. La manoeuvre est claire, on choisit un président à l’essai qu’on pourra licencier dans deux ans.  D’entrée, ce président serait forcément en situation de faiblesse surtout vis avis de syndicats aussi tordus et têtus que le SNPL qui est à l’économie et m^me au syndicalisme ce que Mac Do est à la gastronomie. certes il faut renouer les fils du dialogue mais c’est d’une main de fer dans un gant de velours dont a besoin une entreprises dont le climat est pourri depuis des années par des pilotes complètement irresponsables. A distinguer du personnel au sol qui compte des salaires très moyens voire faibles.  Plusieurs personnalités pressenties ont refusé cette perspective de gouvernance de transition ou même refusé le challenge de manière définitive. Un challenge qui peut fusiller une carrière en cas d’échec.

Donnée comme favorite, l’ancienne secrétaire d’État aux transports Anne-Marie Idrac (administratrice indépendante) a, selon des sources concordantes, refusé ce poste de transition, préférant au contraire un poste de plus longue durée, au moins, selon certains, jusqu’à la fin du mandat de Jean-Marc Janaillac qui court jusqu’en mai 2019. Autre candidate sollicitée mais qui ne connait rien au transport (elle est spécialisée dans les médias) Anne-Marie Couderc, membre du gouvernement d’Alain Juppé entre 1995 et 1997. Bruno Mettling, PDG d’Orange Middle East and Africa est également cité. En tout cas cette solution de gouvernance provisoire témoigne de la fébrilité du conseil d’administration et de l’amateurisme du gouvernement. Un tel concept de président provisoire est le meilleur moyen de déstabiliser une entreprise qui a besoin d’engager sa modernisation économique et sociale sur le long terme.

« Macron n’est pas le président des pauvres » ! ( Etienne Pinte)

« Macron n’est pas le président des pauvres » ! ( Etienne Pinte)

 

Le président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) et ancien député UMP, Etienne Pinte, tire dans le JDD un bilan critique de l’action du chef de l’Etat concernant les populations les plus défavorisées.

 

Comment jugez-vous la première année d’Emmanuel Macron pour les populations les plus défavorisées?
Le bilan est négatif. Je ne sais pas si le président de la République est le président des riches mais, pour le moment, il n’est en tout cas pas celui des pauvres. Nous attendons depuis plus de sept mois qu’Emmanuel Macron veuille bien nous annoncer sa stratégie en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il avait annoncé un plan le 17 octobre dernier. Depuis, c’est silence radio.

 

 

Un délégué ministériel [Olivier Noblecourt, NDLR] avait tout de même été nommé.
Le gouvernement a nommé un délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. Que ce soit l’une des priorités, pourquoi pas, mais ça ne doit pas être la seule. La pauvreté ne touche pas que des enfants et des jeunes : neuf millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté en France. A plusieurs reprises, j’ai rappelé personnellement, que ce soit au Président, au Premier ministre ou à Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités, que la pauvreté est une urgence et devait être mise dans les priorités du gouvernement. Je n’ai eu aucun retour. Ça devient désespérant.

Comment l’expliquez-vous?
La priorité du gouvernement, ce n’est pas la pauvreté, mais le droit du travail, la SNCF… D’autre part, il y aurait semble-t-il des réunions interministérielles pour savoir qui fait quoi et quels sous seront mis pour essayer de monter une stratégie crédible de lutte contre la pauvreté. Voilà où j’en suis. Nous n’avons aucune visibilité sur ce que le gouvernement envisage. Le Président devait dans un premier temps s’exprimer en avril, maintenant en mai, d’autres parlent de juin…

 

Cela pourrait-il être dans la même allocution que le plan banlieue [Macron doit parler le 22 mai] ou ce serait une autre prise de parole?
Je me demande si le plan Borloo ne va pas un peu compliquer les choses. Cela risque de retarder en quelque sorte l’annonce par le Président de sa stratégie en matière de lutte contre la pauvreté. La pauvreté ne se résume pas aux banlieues. Essayer de se rattraper au travers une annonce fin mai sur le plan Borloo en introduisant éventuellement quelques mesures en matière de lutte contre la pauvreté, ce ne serait pas sérieux. Nous avons l’impression de crier dans le désert. Alors que 14% de la population française  est touchée par la pauvreté dans un pays qui est parmi les plus riches du monde, on est en quelque sorte infoutu de lutter contre de façon efficace. C’est inimaginable.

Selon l’OFCE, 5% des foyers les plus riches vont bénéficier de 42% des gains des mesures attendus fin 2019. Le ressentez-vous aussi comme ça?
Jusqu’à présent, les mesures les plus symboliques qui ont été prises l’ont été vis-à-vis d’une catégorie de la population relativement aisée. D’où le slogan « président des riches » depuis quelques mois. Quand je vois que le Président retarde ses annonces en matière de lutte contre la pauvreté, je dis qu’en tout cas il n’est pas le Président des pauvres .J’espère que ça changera, mais pour le moment je suis très sceptique.

 

Hollande: « président des pauvres »

Hollande: « président des pauvres »

De toute évidence,  l’ancien président n’a pas renoncé à la vie politique et hausse le ton vis-à-vis de Macron qu’il a qualifié non pas de président des riches mais de présidents des super riches. Et pour bien enfoncer le clou, Hollande estime que lui a été le président des pauvres !   »Oui », a-t-il affirmé. « On a fait un plan pauvreté. Des mesures sur la santé, sur leur couverture, sur leurs droits sociaux,  sur le revenu minimum d’activité » ont été prises. « Je ne vais pas juger un quinquennat (celui du président Macron), il vient seulement de commencer. Mais moi, durant mon quinquennat, les inégalités se sont réduites », a insisté François Hollande, qui vient de publier Les leçons du pouvoir. Avec Emmanuel Macron, « il y a des décisions qui n’auraient pas dû être prises. C’est ma liberté de le faire et ma responsabilité » de le dire. « Je ne considère pas que ce soit un progrès quand on demande aux plus modestes, notamment les retraités, de payer davantage avec la CSG, quand on accorde aux plus fortunés un avantage qui est la suppression de l’impôt sur la fortune », a-t-il ajouté. Hollande n’a pas non plus apprécié les manifestations amoureuses de Trump vis-à-vis de Macron.   »On a vu un Donald Trump multiplier les manières de faire qui ne correspondent pas à mon sens à ce que doit faire un président ». Reste à savoir si ce titre de président des pauvres est cependant justifié pour Hollande qui, lui non plus, n’a gère respecté sa feuille de route électorale, en tout cas a fait le grand écart entre son slogan «  l’ennemi, c’est la fiance » et les mesures fiscales consentie sans doute nécessairement aux entreprises. Pendant le mandat de Hollande par ailleurs le pouvoir d’achat a été relativement bloqué.

 

 

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Macron est «le président des très riches»(Hollande)

Macron est «le président des très riches»(Hollande)

 

Hollande qui avait déclaré être l’ennemi de la finance a finalement surtout été le président des riches mais il a trouvé plus fort que lui, à savoir Macron qui lui est le président des très riches. C’est en tout cas l’avis de Hollande qui multiplie les attaques contre son prédécesseur qui d’une certaine manière lui a fait un petit dans le dos et en douceur. Il y a évidemment de la rancœur chez celui qui a été empêché de se présenter par Macron mais aussi par Valls. Sans doute aussi de la lucidité si l’on tient compte du fait que la politique fiscale de Macron manque sérieusement d’équilibre. Qu’on chipote pour accorder moins de 20 euros bruts par mois à un smicard quand le nombre de millionnaires s’envole, comme les dividendes et les exceptions fiscales sur le capital. Bref l’ancien président revenu dans l’opposition redevient aussi socialiste !  Interrogé sur TMS sur la réputation de «président des riches» qui colle à la peau de l’ex-banquier d’affaires, le Corrézien a d’abord feint de répondre: «Non, ce n’est pas vrai». Puis, après un court silence, il a ajouté: «C’est le président des très riches». «Vous avez ma réponse», s’est-il ensuite amusé. Avant «d’expliquer»: «Ce ne sont pas les riches (qui sont avantagés)», car «les riches, ce sont ceux qui, par leur travail, gagnent des revenus importants» et que «ceux-là restent fiscalisés au taux (qu’il a lui-même) modifié, 45%». «(Ils) restent (donc) imposables sur l’impôt sur la fortune, puisqu’ils détiennent essentiellement leur patrimoine immobilier». A contrario, François Hollande assure que «ceux qui ont vraiment de la fortune, ceux qui ont détenu – soit par héritage soit par leur propre activité – des capitaux très importants, ne paient plus l’impôt sur la fortune». «Et quand ils vont avoir le revenu du capital, il va être fiscalisé à 30%, (alors que les revenus de) ceux qui sont dans le travail peuvent être fiscalisés jusqu’à 45%», a-t-il poursuivi, dans une allusion au prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’imposition des revenus mobiliers qui a été instauré par Emmanuel Macron via le projet de loi de finances (PLF) de 2018.

Macron, président à l’américaine de la start-up France

Macron, président à l’américaine de la start-up France

 

Il ya le fond qui différencie la politique des Etats Unis sur certains aspects mais sur la forme, la gestion politique de Macron se rapproche de celle des Etats Unis. Le président français n’utilise pas les tweets comme Trump mais intervient à peu prés en permanence et sur tout. Il dirige comme un manager de start-up, le gouvernemenet exécute. L’intermédiation des syndicats ou du parlement est réduite à pas grand-chose. Le dialogue est direct avec les Français. « C’est une culture entrepreneuriale. Le patron donne sa vision, son cap, et le directeur général dévoile sa stratégie », analyse Thierry Herrant, spécialiste de la communication d’entreprise, qui avance l’idée d’une « présidence managériale ». L’importation assumée d’un « spoil system », inventé aux Etats-Unis au début du XIXe siècle, qui vise à écarter les directeurs d’administrations centrales et hauts fonctionnaires susceptibles de ne pas appliquer devant le programme du président, est une autre marque de ce management à l’américaine. Emmanuel Macron, qui s’est juré de faire de la France une « start-up nation » d’ici la fin de son quinquennat ne se contente pas de reprendre les codes et les mots de la nouvelle économie née aux Etats-Unis. Il en épouse depuis longtemps la mythologie de la réussite individuelle et de l’ascension sociale par le libéralisme. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires », avait-il osé en 2015.  Et Macron larde ses discours de locutions anglaises pour faire moderne, jeune,  dynamique. Mais la nouveauté a aussi ses contradictions car il adopte une posture finalement assez étatiste et se comporte en monarque républicain chef d’une  démocratie qu’il veut impériale et qui ne tolère pas la contestation y compris dans ses propres rangs. Du coup les autres leaders de la macronie ont du mal à émerger faute de personnalité, d’originalité et surtout de liberté d’expression. LREM n’est pas un véritable parti à la française mais plutôt une sorte de parti à l’américaine, de club de supporters uniquement mobilisé lors des élections et réduit au silence entre deux échéances. La force de la Macronie américaine, c’est Macron, son dynamisme et son culot mais c’est aussi sa faiblesse.

Après PSG-Real : changer de président, d’entraîneur et d’équipe

Après PSG-Real : changer de président, d’entraîneur et d’équipe

 

Après la nouvelle déconvenue,   l’avenir du Paris Saint-Germain est en question en tant qu’équipe à prétention européenne.  Il est plus que vraisemblable que le Qatar qui dépense sans compter ou presque pour l’équipe parisienne va se poser des questions sur son engagement. Après cette nouvelle défaite, l’image du club se trouve en effet fortement affectée au plan international. Pour prétendre au statut d’un des premiers clubs européens,  il conviendra d’opérer de nombreux changements. En effet,  ce qui caractérise l’équipe parisienne c’est son jeu en mode alternatif.  La première chose à changer concerne sans doute le président car visiblement ce président n’a qu’une connaissance approximative du football, il manque de tout de charisme, d’autorité et d’expérience. Ces relations tant avec les joueurs qu’avec les différents entraîneurs sont chaotiques et versatiles. La vérité, c’est sans doute qu’il ne sait pas trop où aller et comment y aller. Second changement, celui de l’entraîneur. Un coach qui n’a en fait aucune autorité sur ces stars. Pour diriger une équipe de stars surpayées il faut évidemment un manager à poigne du type de Mourinho ou Wenger, bref un patron pas un gentil animateur. Enfin, il convient de changer sans doute une grande partie de l’équipe composée de mercenaires peu motivés et peu  attachés aux maillots. Le recrutement doit évidemment viser des joueurs de talent mais tout autant de véritables guerriers, pas des danseurs étoiles fonctionnant en mode alternatif ou capables seulement de fulgurances  pour des  rencontres secondaires. Quand on paye des joueurs 1 million par mois et plus on peut s’attendre à  autre chose. Il faudra aussi apprendre à Neymar à jouer collectif et ne pas vouloir à lui seul briller comme au match aller.

Paris 2024: 270 000 euros pour le président du Comité d’Organisation !

Paris 2024: 270 000 euros pour le président du Comité d’Organisation !

 

 

On avait évoqué un salaire annuel de 450 000 euros finalement ce ne sera que 270 000 euros. C’est encore vraimenet beaucoup pour la plus grande manifestation du sport amateur que sont les jeux olympiques ; A amateur en théorie puisque tous les sports pros sont maintenant tous intégrés. Reste que les jeux ne relèvent normalement pas du businesse sportif. 270 000 euros pour un président du comité d’organisation, c’est vraiment beaucoup quand on compare avec les dirigeant de petits clubs qui se dévouent presque tous les jours de la semaine sans rien toucher et même en payant de leur poche. Que le président touche un salaire, pourquoi pas ? Mais un salaire raisonnable d’autant qu’il sera évidemment indemnisé de tous les autres frais. Le sport s’oriente de plus en plus vers le business avec ses dérives financière et son corolaire le dopage. D’où les scandales à répétition dans ces deux domaines. Ce vendredi, le président du Comité, Tony Estanguet a donc vu son salaire annuel être révélé. Il s’élève à 270 000 euros bruts et sera perçu jusqu’en 2020. Le directeur général du Comité, Etienne Thobois, lui, percevra à peine moins, soit 260 000 bruts. Ces salaires pourront évoluer après 2020 dans une limite de 20%, en fonction de certains critères de performance. Ils ont été validés par le conseil d’administration, qui a suivi en ce sens les recommandations du comité des rémunérations présidé par l’ancien patron de la Poste Jean-Paul Bailly.

Président chinois un mandat ad vitam aeternam !

Président chinois  un mandat ad vitam aeternam !

 

C’est évidemment le pied démocratique, un président qui peut se faire réélire ad vitam aeternam. Ce que propose Le Parti communiste chinois (PCC) qui veut  autoriser le président de la République populaire à rester en poste au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats. Le comité central, sorte de parlement du PCC, a proposé d’effacer de la constitution chinoise la mention stipulant qu’un président « ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs » de cinq ans, a indiqué l’agence Chine nouvelle. Xi Jinping, président de la République populaire depuis 2013, doit normalement quitter ses fonctions en 2023. Le comité central du PCC a également proposé d’inclure « la Pensée Xi Jinping » dans la Constitution du pays. Ces dispositions devraient être soumises

Depuis son arrivée à la tête du Parti fin 2012, Xi Jinping a concentré les pouvoirs sur sa personne comme aucun dirigeant chinois ne l’avait fait depuis au moins un quart de siècle. Il a engagé une lutte contre la corruption qui a vu plus d’un million de cadres sanctionnés, mais d’aucuns y voient avant tout un moyen pour le président de se débarrasser de toute opposition interne. Sa présidence s’est accompagnée d’un retour du quasi-culte de la personnalité autour du président, omniprésent dans les médias, et d’un renforcement de la répression visant les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

 

Macron, «président des villes» pour 65%, pas des campagnes

Macron, «président des villes» pour 65%, pas des campagnes

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France info publié vendredi, 88 % des 973 personnes interrogées ont une bonne opinion de cette profession, notamment à droite (90 %) et au FN (91 %). Ainsi, pour 95 % des personnes sondées, les agriculteurs sont utiles au pays, et pour 58 % d’entre elles, ils ne sont pas trop subventionnés. Dans leur bras de fer avec la grande distribution, les agriculteurs peuvent compter sur l’appui de l’opinion: 82 % des Français sondés jugent qu’ils ne sont pas rétribués de manière juste.  Les citoyens sont également attentifs aux modes de production et à la protection de l’environnement. Ainsi, 79 % des Français pensent que les agriculteurs utilisent trop de pesticides. Une proportion qui grimpe à 86 % pour les sympathisants de La République en marche (LREM), et 81 % pour les sympathisants de gauche. Autre enseignement édifiant: les deux tiers des Français (65 %) assurent ne pas faire confiance au chef de l’État et au gouvernement pour défendre la profession… Le président de la République – souvent dépeint par l’opposition en porte-voix d’une élite urbaine et d’une France qui réussit – ne convainc pas sur le sujet: 65 % ne lui font pas confiance pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail. Cette image d’un «président des villes» semble imprimer dans l’opinion: 69 % des Français interrogés le jugent «plutôt éloigné» des préoccupations de la France rurale. «Il apparaît comme déconnecté, analyse Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa. C’est un souci car ses annonces au Salon de l’Agriculture risquent d’êtres reçues avec beaucoup de suspicion dans l’opinion. Les Français pensent qu’il se préoccupe davantage de ceux qui vont déjà bien, l’étiquette de président des riches lui colle à la peau.»

 

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France info publié vendredi, 88 % des 973 personnes interrogées ont une bonne opinion de cette profession, notamment à droite (90 %) et au FN (91 %). Ainsi, pour 95 % des personnes sondées, les agriculteurs sont utiles au pays, et pour 58 % d’entre elles, ils ne sont pas trop subventionnés. Dans leur bras de fer avec la grande distribution, les agriculteurs peuvent compter sur l’appui de l’opinion: 82 % des Français sondés jugent qu’ils ne sont pas rétribués de manière juste.  Les citoyens sont également attentifs aux modes de production et à la protection de l’environnement. Ainsi, 79 % des Français pensent que les agriculteurs utilisent trop de pesticides. Une proportion qui grimpe à 86 % pour les sympathisants de La République en marche (LREM), et 81 % pour les sympathisants de gauche. Autre enseignement édifiant: les deux tiers des Français (65 %) assurent ne pas faire confiance au chef de l’État et au gouvernement pour défendre la profession… Le président de la République – souvent dépeint par l’opposition en porte-voix d’une élite urbaine et d’une France qui réussit – ne convainc pas sur le sujet: 65 % ne lui font pas confiance pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail. Cette image d’un «président des villes» semble imprimer dans l’opinion: 69 % des Français interrogés le jugent «plutôt éloigné» des préoccupations de la France rurale. «Il apparaît comme déconnecté, analyse Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa. C’est un souci car ses annonces au Salon de l’Agriculture risquent d’êtres reçues avec beaucoup de suspicion dans l’opinion. Les Français pensent qu’il se préoccupe davantage de ceux qui vont déjà bien, l’étiquette de président des riches lui colle à la peau.»

Engie : pourquoi en plus du DG un président ? Pour placer un copain ?

Engie : pourquoi en plus du DG un président ? Pour placer un copain ?

L’étatisme a la vie dure en France. Pour preuve le ministre de l’économie s’est encore mêlé de la gouvernance d’Engie. Le ministre de l’économie a estimé qu’il convenait de maintenir  en place une direction bicéphale à la tête de l’entreprise avec un président et une directrice générale. Évidemment le conseil d’administration s’est couché devant la volonté gouvernementale. Pas étonnant, le conseil d’administration est pour l’essentiel de fonctionnaires et d’anciens fonctionnaires.  Pourquoi une direction bicéphale alors que la plupart des entreprises privées ou publiques la direction est assurée par une même personne. Ceci pour une question de cohérence et d’efficacité. Pourquoi en serait-il différemment pour Engie. À moins que l’on ait  un petit copain de l’ENA ou du corps des mines à placer. De toute manière, le gouvernement ne devrait pas s’exprimer sur la gouvernance interne d’une entreprise mais se limiter à lui fixer des objectifs quand l’État détient des participations financières. Les désignations dans les entreprises qui dépendent totalement ou pour partie de l’État devraient être confiées à la responsabilité d’un organisme –vraiment-indépendant.  La direction d‘Engie restera donc bicéphale après le départ de son président Gérard Mestrallet au mois de mai, a  donc officiellement annoncé le conseil d‘administration du groupe énergétique, indiquant que la succession était ouverte. PDG d‘Engie pendant huit ans, Gérard Mestrallet a cédé la direction générale du groupe en 2016 à Isabelle Kocher car il avait atteint la limite d’âge, tout en restant pour deux ans président du conseil d‘administration. “La présidence de Gérard Mestrallet prendra fin lors de l’assemblée générale du 18 mai 2018 au cours de laquelle sera soumise aux actionnaires la désignation d’un nouvel administrateur indépendant en vue de sa nomination à la présidence du groupe”, écrit le conseil d‘Engie. Depuis son arrivée à la tête d‘Engie, Isabelle Kocher, seule femme directrice générale d‘une entreprise du CAC 40, a axé la stratégie du groupe sur les énergies renouvelables, le réseau et les services, et vendu près de 15 milliards d‘euros d‘activités liées aux énergies fossiles.

Macron : derrière le président, la figure du roi (Philippe Raynaud)

Macron : derrière le président,  la figure du roi (Philippe Raynaud)

Ce que pense  Philippe Raynaud, professeur de science politique à l’université de Paris II-Panthéon-Assas, qui parle de son dernier livre dans une interview à 20 Minutes

 

Quelle est l’ambition de ce livre évoquant la « révolution » d’Emmanuel Macron ?

J’ai publié il y a un an un livre sur l’esprit de la Ve République, qui était une réflexion sur la transformation du système politique depuis 1958. Avec ce nouvel ouvrage, je prolonge mes analyses, notamment sur la crise du système bipartisan. La supériorité d’Emmanuel Macron réside dans le fait qu’il a mieux compris cette crise politique que les autres candidats à la présidentielle.

« La révolution d’En Marche se situe à l’intersection de 1789 et la tradition whig » en Angleterre. Que voulez-vous dire ?

Durant la campagne électorale, Emmanuel Macron a établi un lien entre la société [contemporaine] et celle de l’Ancien régime en crise. Il a par ailleurs organisé un clivage entre progressistes et conservateurs, sur le modèle des whigs [libéraux] contre les tories [conservateurs] dans l’Angleterre des XVIIIe et XIXe siècles : il a opposé l’élite des villes et la bourgeoisie en province, l’innovation contre la tradition, la finance contre la rente foncière… Je prends un exemple pour illustrer cette structuration : la réforme de l’ISF, l’IFI, voulue par Emmanuel Macron, cible la fortune immobilière, pas les capitaux mobiliers [dividendes ou intérêts].

Selon vous, « Emmanuel Macron pense que la République n’a jamais remplacé la figure du roi ». Pourquoi ?

Ce n’est pas moi qui parle de cette figure mais Emmanuel Macron lui-même, dans une interview à Le 1 durant la campagne. D’un côté, il se place dans une tradition présidentielle, voire présidentialiste de la Ve République tant par sa culture que son parcours technocratique. Mais il a aussi un imaginaire favorable à certains souvenirs de la monarchie. On l’a vu ensuite avec l’utilisation du château de Versailles, ou encore le rétablissement des chasses présidentielles à Chambord. Emmanuel Macron ne souhaite pas une restauration de la monarchie, mais il pense que le règlement violent et radical de cette question sous la Révolution pose toujours problème. Il pense qu’il faut aujourd’hui des substituts à cette figure.

 

Vous estimez que le président peut « réaliser l’essentiel de son programme car à terme, les batailles politiques à venir se joueront davantage sur les questions identitaires qu’économiques ». Pourquoi ?

Pour l’instant, Emmanuel Macron a triomphé d’obstacles jugés auparavant insurmontables. L’opposition à la loi travail n’a pas été immense, et il n’apparaît pas, aujourd’hui, que la sélection à l’université va engendrer un grand mouvement d’opposition. Mon hypothèse est qu’il peut réussir l’essentiel de son programme socio-économique si la conjoncture économique est favorable, mais cela ne neutralisera évidemment pas toute l’opposition conservatrice. Celle-ci estime que le succès d’Emmanuel Macron n’empêchera pas le ressentiment et qu’elle peut fédérer dans cette situation. Le cas du président polonais Lech Kaczyński [2005-2010] est ici exemplaire. Ce dernier, conservateur, a été élu alors que le gouvernement précédent avait une économie saine. On peut donc imaginer ce scénario d’un retour des conservateurs après Emmanuel Macron, sans qu’il y ait de crise économique aux effets importants. Ce qui se passe avec les populismes en Europe centrale montre que cette situation n’est pas qu’une théorie.

 

Pourquoi rappeler que le dieu Jupiter, dont Emmanuel Macron est fan, n’est pas le seul dieu du panthéon ?

C’est une remarque. Jupiter est le premier des dieux mais ce n’est pas un dieu unique. S’il transcende l’opposition, toutes les sphères d’opposition ou de valeurs ne lui sont pas soumises. Je souhaite rappeler que Jupiter est puissant, mais qu’il n’est pas le seul dieu.

Les taux et l’inflation pourraient casser la croissance (le président de la Fed de Boston)

 

Avec le remplacement de Janet Ellen, se pose en même temps la question de la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il s’agit notamment de savoir si l’objectif de hausse régulière des taux n’est pas susceptible à terme de casser la croissance. Ce que pense en tout cas le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren qui estime que l’augmentation des taux risque de générer une inflation dangereuse “Je ne suis pas d‘accord avec ce cadre”, a-t-il dit à San Diego en Californie, en référence à l‘approche “équilibrée” de la Fed visant à atteindre l‘objectif de 2% d‘inflation et le plein emploi. La Fed a adopté ce cadre il y a six ans et l‘a réaffirmé chaque année depuis. Aujourd‘hui, alors que Jerome Powell s‘apprête à remplacer Janet Yellen à la tête de la Fed, un nombre croissant de responsables de la banque centrale veulent repenser ce cadre. Les commentaires d‘Eric Rosengren précisent le débat, suggérant que l‘objectif de 2% pourrait forcer la Fed à freiner la croissance via des hausses drastiques de taux d‘intérêt si le taux de chômage, actuellement à 4,1%, continue à baisser. Ce taux est déjà inférieur à ce que beaucoup d’économistes jugent viable sans que cela ne crée des pressions inflationnistes. L‘inflation, en restant obstinément en-dessous de 2% jusqu’à présent, a permis à la Fed de relever ses taux progressivement, mais cela pourrait changer, a-t-il mis en garde. “Ma crainte est que si nous nous éloignons trop de ce que nous considérons comme étant un taux de chômage viable à terme, et que nous gardons le cadre actuel, alors nous arriverons à une situation dans laquelle nous serons amenés à relever les taux suffisamment rapidement pour que cela devienne ensuite très difficile de revenir au plein emploi sans causer de récession.” Eric Rosengren suggère de remplacer l‘objectif d‘inflation de 2% par une fourchette située entre 1,5% et 3%.

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