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La confiance, premier vecteur du retour de la croissance

La confiance, premier vecteur du retour de la croissance

« Nous aurons gagné si nous profitons de la crise pour rebâtir notre économie autour de trois “plus” : plus écologique, plus numérique, et plus qualifiée », assure le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. ( l’Opinion)

 

Gouverneur de la Banque de France depuis 2015, François Villeroy de Galhau publie Retrouver confiance en l’économie, aux éditions Odile Jacob. Pédagogique et accessible, l’ouvrage détaille les différents leviers à enclencher pour réinstaurer la confiance en France et en Europe.

La situation économique est « plutôt moins mauvaise que ce qu’on pouvait craindre », constate François Villeroy de Galhau, qui ne voit pas, « à ce stade », de nécessité à revoir les prévisions de croissance de la Banque de France pour 2021.

Vous estimiez début mars que la croissance de notre économie pourrait atteindre 5,5 % en 2021. Restez-vous optimiste malgré le retour de restrictions plus sévères ?

Je me méfie toujours des termes « optimiste » ou « pessimiste ». Je crois plutôt à la confiance. Nous avons réalisé nos prévisions de manière prudente : elles reposent sur l’idée que les restrictions sanitaires seront maintenues jusqu’à l’été prochain. Il y aurait malgré tout une reprise sensible de l’économie au deuxième semestre. A ce stade, il ne nous semble pas que les restrictions actuellement en vigueur conduisent à revoir ces prévisions.

Optimisme, confiance… Quelle différence ?

L’optimisme relève de l’humeur ; la confiance c’est un état d’esprit, une volonté. Elle ne nie aucune des difficultés, mais passe à l’action après avoir établi un diagnostic. La confiance ne se décrète pas, mais nous Français pouvons soigner un peu notre confiance. Je suis toujours frappé par l’exemple des entrepreneurs, les plus réalistes des acteurs économiques, mais aussi les plus projetés vers l’avenir. Si nous avions un surcroît de confiance en France, ce serait le meilleur plan de relance.

Les prévisions économiques de la Banque de France sont réalisées à partir d’une enquête de terrain auprès de 8 500 entreprises. Que vous racontent-elles concernant le retour de la confiance ?

Nous ne la mesurons pas directement, mais les données liées à l’investissement ou à l’emploi en sont de bons baromètres. La situation est plutôt moins mauvaise que ce qu’on pouvait craindre. L’investissement a baissé, mais sans amplifier le cycle économique. Quant à l’emploi, on craignait une montée du chômage nettement plus forte que celle que nous aurons, sous les 10 % : le dispositif d’activité partielle a bien fonctionné. Mais la situation diffère bien sûr selon les secteurs. Je pense notamment à l’hébergement-restauration et à l’aéronautique. Dans les mois qui viennent, il nous faudra passer d’un soutien public massif à la confiance privée : la confiance des entrepreneurs, mais aussi celle des consommateurs. A l’été 2020, ceux-ci avaient permis un fort rebond français, le plus puissant d’Europe.

« La crainte du chômage, pour soi ou pour ses proches, peut générer une épargne de précaution qui minerait la relance »

Comment expliquer que l’économie américaine souffre moins que la nôtre des répercussions de la pandémie ?

Cette question doit nous stimuler, nous Européens. Les raisons sont tout d’abord conjoncturelles : les Etats-Unis ont moins eu recours aux restrictions, choix qu’ils ont payé par un nombre de morts plus élevé. Leur économie est par ailleurs plus tournée vers le digital que vers le tourisme, qui a en Europe durement pâti de la crise. Enfin, les administrations Trump puis Biden ont mis en place des stimulus budgétaires massifs pour compenser l’absence de sécurité sociale ou d’assurance chômage, qui chez nous assurent un rôle d’amortisseurs. Mais au-delà, leur capacité d’adaptation, de rebond, et d’innovation, est régulièrement supérieure à la nôtre. Nous devons, à leur manière, réconcilier les deux grands économistes européens du XXsiècle : Keynes, théoricien du soutien budgétaire, et Schumpeter, penseur de l’innovation.

Que pensez-vous de la pratique du chèque ciblé pour orienter une consommation des ménages nécessaire à la relance ?

Pourquoi pas, mais il faut surtout faire confiance aux consommateurs et à leurs libertés. L’essentiel, c’est que les ménages retrouvent confiance pour consommer les 110 milliards d’euros d’épargne forcée de 2020 liée à la Covid-19. Cela se fera au fur et à mesure de la levée des restrictions sanitaires. La vaccination sera donc la première clé du retour de la confiance. Sur le plan économique, je plaide pour la stabilité fiscale : pas de hausse, mais pas non plus de baisse que nous ne pouvons plus financer. En outre, tout ce qui est fait en faveur de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle et de l’apprentissage est décisif. La crainte du chômage, pour soi ou pour ses proches, peut générer une épargne de précaution qui minerait la relance.

« Le débat sur l’annulation de la dette est essentiellement français : ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou le Japon, ne l’envisage. Nos concitoyens posent en revanche une question très légitime : comment remboursera-t-on ? »

Vous faites partie de ceux qui défendent un remboursement de la dette. Comment s’y retrouver dans le débat quand cent économistes européens prônent son annulation ?

La liberté du débat est normale, mais l’annulation de la dette est une illusion. Elle reviendrait à sortir de la zone euro, puisque nous n’en respecterions pas les règles. Elle est aussi incompatible avec la confiance que la France doit inspirer à ses prêteurs. Le débat sur l’annulation de la dette est d’ailleurs essentiellement français : ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou le Japon, ne l’envisage. Nos concitoyens posent en revanche une question très légitime : comment remboursera-t-on ? Je le détaille dans ce livre ; il faut combiner trois ingrédients : le temps, la croissance, et une meilleure efficacité des dépenses publiques. Ayons un vrai débat sur la dette, mais ne perdons pas trop de temps avec celui inutile sur l’annulation.

La crise sanitaire a vu le recours au paiement sans contact s’accélérer, et les cryptomonnaies prendre de l’ampleur. Allons-nous vers la fin de la monnaie liquide ?

La Banque de France n’abandonnera jamais les billets et les espèces. En ce qui concerne les « crypto », ce ne sont pas des monnaies. Le Bitcoin n’a pas une valeur stable, et n’est pratiquement pas utilisable comme moyen d’échange. Néanmoins, le nombre de transactions effectuées en monnaie liquide diminuant au profit de paiements dématérialisés, par carte ou par mobile, notre rôle est d’assurer l’égale sécurité et qualité de ces formes de monnaies. La monnaie numérique de banque centrale pourrait permettre de garantir ces aspects. L’e-euro peut être une étape historique dans l’évolution des formes de monnaie centrale : il y a deux siècles, les billets de banque n’existaient pratiquement pas. Il n’est pour l’instant, qu’un projet en cours d’expérimentation par la BCE et la Banque de France.

« La bataille des compétences, c’est la clé de la compétitivité française et de l’égalité des chances. La plus grande chance que l’on puisse donner à un jeune, ce n’est pas de l’argent, mais une formation »

Vous êtes un Européen convaincu : quelle place doivent avoir l’Europe et l’euro dans le monde d’après ?

L’euro a déjà toute sa place dans le monde d’aujourd’hui. Plus que jamais pendant la crise, il a incarné, par la politique monétaire accommodante de la BCE, la confiance mais aussi la solidarité entre Européens. Plus largement, la jeunesse du monde aspire à une croissance plus verte, plus juste et éthique. Ce sont largement des valeurs européennes ! J’écris avec cette conviction : l’Europe doit cesser de raser les murs. Le monde de 2021 a besoin d’une Europe forte, qui croit en son modèle. Il lui faut pour cela structurer sa souveraineté en matière économique, en allant d’abord au bout du projet de l’euro. Il faut par exemple viser son internationalisation, et créer une Union de financement, pour mieux flécher l’épargne privée des Européens, très abondante, vers les grands besoins d’investissements. L’Europe peut aussi compter sur son autre grand levier : la puissance du marché unique. Ce n’est pas pour rien qu’au cours des négociations du Brexit, la Grande-Bretagne a voulu l’accès à notre marché. Nous aurons gagné si nous profitons de la crise pour rebâtir notre économie autour de trois « plus » : plus écologique, plus numérique, et plus qualifiée. N’oublions pas cette bataille des compétences, c’est la clé de la compétitivité française et de l’égalité des chances. La plus grande chance que l’on puisse donner à un jeune, ce n’est pas de l’argent, mais une formation.

Vous soulignez souvent le succès de la réforme de la Banque de France, peut-on s’en inspirer pour réformer le pays ?

Je ne prétends pas que ce que nous menons en interne est un exemple qui s’impose. Je souligne simplement que, contrairement à ce que nous croyons collectivement, la France n’est pas irréformable. Les hommes et les femmes de la Banque de France, car ce sont eux qui en ont le mérite, ont montré qu’il est possible de rendre plus de services tout en coûtant moins cher et en maintenant notre présence territoriale. Je crois profondément au service public, et il n’y a aucune fatalité empêchant qu’il soit performant.

Croissance premier trimestre : très faiblarde

  • Croissance premier trimestre : très faiblarde

 

  • L a croissance au premier trimestre devrait être à peine supérieure à celle du précédent d’après la Banque de France. Au total on est encore à 5 % en  dessous du niveau d’avant crise. Rappelons que pour l’ensemble de l’année, on a prévu une croissance de 5 % mais qu’on a perdu plus de 8 % en 2020 . En clair, on ne reviendra pas au niveau d’avant crise avant 2022 au moins. La reprise au premier trimestre espérée ne se produit pas en raison des incertitudes liées à l’augmentation des cas de covid.  
  •  Le niveau d’activité plafonne donc à 95% du niveau d’avant-crise, soit celui de février 2020, depuis le mois de décembre. Ce niveau était en avril dernier de 69%, avant de remonter jusqu’à 97% en août, septembre et octobre. Le taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie a lui augmenté d’un point au mois de février, à 76%, contre 79% avant la crise. La situation est un peu meilleur dans les services
  • La Banque de France précise que sa «prévision pour le mois de mars reste entourée d’une large marge d’incertitude» liée à la progression de la campagne de vaccination d’une part, et des variants du coronavirus de l’autre. Ses projections se basent sur son enquête effectuée auprès de 8.500 entreprises du 24 février au 3 mars, mais aussi sur les dépenses de cartes bancaires qui «sont restées globalement stables sur les mois de janvier et de février» ce qui signifie que la consommation elle non plus ne s’emballe pas.

Grippe aviaire : un premier cas de transmission à l’humain détecté en Russie

Grippe aviaire : un premier cas de transmission à l’humain détecté en  Russie

La Russie a annoncé samedi avoir détecté le premier cas de transmission à l’être humain de la souche H5N8 de la grippe aviaire, ajoutant avoir informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de cette «découverte importante». «Le laboratoire a confirmé le premier cas d’infection d’une personne par le virus de groupe A, la grippe aviaire AH5N8», a déclaré à la télévision Anna Popova, à la tête de l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor.

 

Ce virus a été détecté chez sept personnes contaminées dans une usine de volaille du sud de la Russie, où une épidémie de grippe aviaire a touché les animaux en décembre 2020, a précisé Mme Popova, précisant que les malades «se sentent bien» et n’ont pas de complications. «Des mesures ont été rapidement prises pour contrôler la situation» dans ce foyer d’infection, a-t-elle indiqué.

Economie- Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Economie- Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

 

Alors qu’on attendait une reprise au premier trimestre, celle-ci semble se faire attendre pour l’Union européenne en raison du développement de la pandémie. D’après un sondage de Reuters la croissance pourrait même chuter de 1 % au premier trimestre.

 

Compte tenu des retards dans le déploiement du vaccin par l’Union européenne et des préoccupations concernant les nouvelles variantes de coronavirus soutenant les verrouillages actuels, le blocage de l’activité économique et la hausse du chômage constituent une menace sérieuse pour toute reprise attendue.

Le mois dernier seulement, on prévoyait une forte reprise de l’économie et une croissance de 0,6% ce trimestre après avoir reculé de 0,7% au quatrième trimestre.

Mais ces points de vue ont tourné au vinaigre dans le sondage du 8 au 11 février auprès de plus de 75 économistes, car un pic dans les cas de COVID-19 a nécessité de nouvelles restrictions sur l’activité économique et sociale.

Selon le dernier sondage, l’économie de la zone euro devrait se contracter de 0,8% ce trimestre. C’était après que le PIB de la zone euro se soit contracté au cours des deux premiers trimestres de l’année dernière, faisant des prévisions actuelles une récession à double creux.

Plus des trois quarts, soit 28 économistes sur 36 ayant répondu à une question supplémentaire, ont déclaré que les risques pesant sur leurs perspectives de croissance étaient orientés à la baisse.

«Avec les verrouillages prolongés dans la nouvelle année, on a vraiment l’impression qu’il fait le plus sombre avant l’aube dans la zone euro. Au premier trimestre, le PIB est presque certain de se contracter à nouveau et la question est maintenant de combien », a déclaré Marcel Klok, économiste senior chez ING.

«La combinaison des verrouillages et des vaccinations permettra une réouverture plus substantielle des économies au cours du deuxième trimestre. Cela marquera alors également le début de la reprise de l’économie de la zone euro. »

L’économie devrait croître de 2,1% au deuxième trimestre, contre 2,3% le mois dernier. Il devait alors augmenter de 1,9% et 1,2% au T3 et T4, respectivement, contre 1,9% et 1,0% prévus en janvier.

Après avoir reculé de 6,9% en 2020 sur une base annuelle, l’économie de la zone euro a connu une croissance de 4,3% cette année et de 4,0% la suivante, contre 4,5% et 3,9% prévus précédemment.

«La situation virale s’est détériorée dans un certain nombre de pays de la zone euro et le déploiement du vaccin n’a pas été aussi fluide que nous l’avions espéré. Nous espérons qu’il s’accélérera, mais dans l’état actuel des choses, le risque est qu’il reste trop lent pour permettre aux gouvernements de lever les restrictions », a déclaré Andrew Kenningham, économiste en chef pour l’Europe chez Capital Economics.

«Notre hypothèse de travail est que certaines restrictions commenceront à être levées en avril et que la plupart des restrictions économiquement dommageables seront levées en mai / juin.»

La reprise de l’Europe après une récession induite par la pandémie de COVID-19 a été quelque peu retardée mais devrait s’accélérer à partir du milieu de l’année, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Lorsqu’on leur a demandé si le PIB de la zone euro reviendrait à ses niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022, comme l’a projeté la BCE, près de 65%, soit 22 économistes sur 34, ont répondu oui.

«Le vaccin est le multiplicateur ultime des investissements et de la consommation privée. La mise en route de la campagne de vaccination est essentielle car elle permettrait un retour aux niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022 », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef chez Allianz.

Concernant la politique monétaire, à la question de savoir si la BCE essaierait de contrôler la courbe des taux, 21 des 35 économistes ont dit non.

«La BCE n’annoncera pas de fourchette cible pour un rendement à long terme, simplement parce qu’il n’y a pas de rendement à long terme de l’euro. Mais la BCE tentera de freiner toute augmentation substantielle de rendement par ses prévisions et son programme d’achat d’actifs », a déclaré Jens-Oliver Niklasch, économiste à la banque LBBW.

Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Croissance zone euro : nouvelle récession au premier trimestre

Alors qu’on attendait une reprise au premier trimestre, celle-ci semble se faire attendre pour l’union européenne en raison du développement de la pandémie. D’après un sondage de Reuters la croissance pourrait même chuter de 1 % au premier trimestre.

 

Compte tenu des retards dans le déploiement du vaccin par l’Union européenne et des préoccupations concernant les nouvelles variantes de coronavirus soutenant les verrouillages actuels, le blocage de l’activité économique et la hausse du chômage constituent une menace sérieuse pour toute reprise attendue.

Le mois dernier seulement, on prévoyait une forte reprise de l’économie et une croissance de 0,6% ce trimestre après avoir reculé de 0,7% au quatrième trimestre.

Mais ces points de vue ont tourné au vinaigre dans le sondage du 8 au 11 février auprès de plus de 75 économistes, car un pic dans les cas de COVID-19 a nécessité de nouvelles restrictions sur l’activité économique et sociale.

Selon le dernier sondage, l’économie de la zone euro devrait se contracter de 0,8% ce trimestre. C’était après que le PIB de la zone euro se soit contracté au cours des deux premiers trimestres de l’année dernière, faisant des prévisions actuelles une récession à double creux.

Plus des trois quarts, soit 28 économistes sur 36 ayant répondu à une question supplémentaire, ont déclaré que les risques pesant sur leurs perspectives de croissance étaient orientés à la baisse.

«Avec les verrouillages prolongés dans la nouvelle année, on a vraiment l’impression qu’il fait le plus sombre avant l’aube dans la zone euro. Au premier trimestre, le PIB est presque certain de se contracter à nouveau et la question est maintenant de combien », a déclaré Marcel Klok, économiste senior chez ING.

«La combinaison des verrouillages et des vaccinations permettra une réouverture plus substantielle des économies au cours du deuxième trimestre. Cela marquera alors également le début de la reprise de l’économie de la zone euro. »

L’économie devrait croître de 2,1% au deuxième trimestre, contre 2,3% le mois dernier. Il devait alors augmenter de 1,9% et 1,2% au T3 et T4, respectivement, contre 1,9% et 1,0% prévus en janvier.

Après avoir reculé de 6,9% en 2020 sur une base annuelle, l’économie de la zone euro a connu une croissance de 4,3% cette année et de 4,0% la suivante, contre 4,5% et 3,9% prévus précédemment.

«La situation virale s’est détériorée dans un certain nombre de pays de la zone euro et le déploiement du vaccin n’a pas été aussi fluide que nous l’avions espéré. Nous espérons qu’il s’accélérera, mais dans l’état actuel des choses, le risque est qu’il reste trop lent pour permettre aux gouvernements de lever les restrictions », a déclaré Andrew Kenningham, économiste en chef pour l’Europe chez Capital Economics.

«Notre hypothèse de travail est que certaines restrictions commenceront à être levées en avril et que la plupart des restrictions économiquement dommageables seront levées en mai / juin.»

La reprise de l’Europe après une récession induite par la pandémie de COVID-19 a été quelque peu retardée mais devrait s’accélérer à partir du milieu de l’année, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Lorsqu’on leur a demandé si le PIB de la zone euro reviendrait à ses niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022, comme l’a projeté la BCE, près de 65%, soit 22 économistes sur 34, ont répondu oui.

«Le vaccin est le multiplicateur ultime des investissements et de la consommation privée. La mise en route de la campagne de vaccination est essentielle car elle permettrait un retour aux niveaux d’avant la crise d’ici la mi-2022 », a déclaré Ludovic Subran, économiste en chef chez Allianz.

Concernant la politique monétaire, à la question de savoir si la BCE essaierait de contrôler la courbe des taux, 21 des 35 économistes ont dit non.

«La BCE n’annoncera pas de fourchette cible pour un rendement à long terme, simplement parce qu’il n’y a pas de rendement à long terme de l’euro. Mais la BCE tentera de freiner toute augmentation substantielle de rendement par ses prévisions et son programme d’achat d’actifs », a déclaré Jens-Oliver Niklasch, économiste à la banque LBBW.

Coronavirus Espagne : premier cas de variant brésilien

Coronavirus Espagne : premier cas de variant brésilien

 

Un premier cas de variant détectéen Espagne où la situation devient de plus en plus incontrôlable. Le taux d’incidence sur 14 jours en Espagne est tombé à751 cas pour 100.000 personnes vendredi, contre 900 cas fin janvier, mais les autorités ont averti que l’arrivée de ces nouveaux variants comme celui du Brésil pourrait entraîner une résurgence des cas.

Le ministère de la santé a également fait état de 28.565 nouvelles contaminations, ce qui porte le total à plus de 2,94 millions, tandis que le nombre de décès a augmenté de 584 à 61.386.

L’Espagne a autorisé vendredi le vaccin d’AstraZeneca pour les 18-55 ans, en raison du manque de données sur son utilisation chez les personnes âgées.

L’Italie le limite également aux moins de 55 ans, alors que la France, l’Allemagne ou encore la Norvège l’autorisent pour les moins de 65 ans. Au Royaume-Uni, le vaccin conçu par le laboratoire anglo-suédois et l’Université d’Oxford est administré à toutes les classes d’âge.

Près des trois quarts des Espagnols sont prêts à recevoir une injection dès qu’elle est disponible, selon un récent sondage mené par le Centre d’études sociologiques (CIS), tandis que certains restent méfiants.

 

Aux Pays-Bas: premier gouvernement victime du Covid ……et du scandale des allocations

Aux Pays-Bas: premier gouvernement victime du Covid ……et du scandale des allocations

Le gouvernement néerlandais a démissionné. Les Pays-Bas ont toujours un peu tendance à faire cavalier seul dans nombre de domaines. Ainsi ils se sont montrés très laxistes au début de la crise. Même actuellement ils sont en retard d’une semaine au moins en matière de vaccination alors qu’ils sont affrontés à une hausse difficilement contrôlable notamment du virus britannique.

Les Pays-Bas sont le dernier pays de l’UE à lancer la campagne de vaccination, qui avait démarré le 27 décembre dans les autres pays, alors que le Royaume-Uni a commencé à vacciner il y a près d’un mois.

Le gouvernement a été sous le feu des critiques lors d’un débat au parlement mardi, les députés s’indignant que les vaccins aient été entreposés depuis deux semaines dans les congélateurs.

Depuis mi-décembre, les Pays-Bas subissent le confinement le plus strict depuis le début de la pandémie, avec des habitants appelés à rester chez eux et l’ensemble des écoles et magasins non-essentiels fermés.

À cela s’ajoute le scandale des allocations familiales.

 

Entre 2013 et 2019, des milliers de familles, accusées à tort d’escroquerie, ont été contraintes de rembourser les versements de l’État, plongeant une partie d’entre elles dans de graves problèmes financiers tandis que certaines faisaient l’objet d’un profilage ethnique. Le scandale a éclaboussé le cabinet de Mark Rutte après la publication en décembre d’un rapport parlementaire sur le sujet. S’il n’avait rendu son tablier, le gouvernement aurait probablement essuyé un vote de défiance la semaine prochaine.

Vaccin Grande-Bretagne : des dizaines de millions au premier trimestre

Vaccin Grande-Bretagne : des dizaines de millions au premier trimestre

 

La Grande-Bretagne est particulièrement touchée par le virus notamment le virus mutant avec par exemple près de 55 000 contaminations en 24 heures annoncées dimanche. Par ailleurs le nombre de morts est le plus élevé d’Europe avec 75 000.

Du coup les autorités envisagent une stratégie de vaccination massive qui concernera plusieurs dizaines de millions de personnes au premier trimestre 2021.

Le pays a été l’un des premiers au monde à lancer une campagne de vaccination contre le COVID-19 début décembre, et le premier à autoriser en urgence le vaccin de Pfizer-BioNTech, puis celui développé par AstraZeneca avec l’université d’Oxford.

Ce dernier vaccin, approuvé la semaine dernière par l’agence britannique du médicament, sera disponible à partir de lundi, a fait savoir le chef du gouvernement.

 

Liberté : lettre ouverte de la presse au premier ministre

Liberté : lettre ouverte de la presse au premier ministre

 

Monsieur le Premier ministre,

Depuis plusieurs semaines, nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs de la presse nationale, régionale, de l’audiovisuel et du Web, n’avons eu de cesse d’alerter – tout comme les syndicats de la profession, des collectifs, des directeurs de rédaction, des éditeurs de presse – quant aux graves menaces que fait peser l’article 24 de la proposition de loi «pour une sécurité globale» sur la liberté d’informer.

Ce diagnostic rejoint celui de sociétés de réalisateurs, d’associations de défense des droits humains, d’autorités administratives indépendantes, et de trois rapporteurs spéciaux des Nations unies. La Commission européenne elle-même s’en inquiète.

Même amendée, cette disposition, qui vise à pénaliser la diffusion de l’image de membres des forces de l’ordre si elle a pour «but manifeste qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique», est dangereuse. Elle laisse augurer, en amont des magistrats, des interpellations préventives – qui, sur le terrain, décidera qu’une diffusion en direct est susceptible de constituer une infraction, sinon les policiers eux-mêmes ? – ainsi que des procédures bâillon à l’encontre des médias ou des citoyens qui diffuseraient des images d’interventions houleuses. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a elle-même reconnu ce risque.

Cela alors que, dans le même temps, l’article 21 prévoit que les enregistrements des caméras piétons des forces de l’ordre puissent être diffusés aux fins d’«information du public» : d’un côté, donc, l’entrave à la liberté d’informer, de l’autre un récit à la discrétion des autorités. Quant à l’article 22, qui généralise l’autorisation des drones, il ouvre la porte à une surveillance massive et invisible, notamment des manifestations.

Filmer ou photographier les policiers et les gendarmes en intervention dans l’espace public est un droit démocratique. Ce sont bien les vidéos exposant les violences commises par des membres des forces de l’ordre – qu’elles aient été tournées par des journalistes titulaires ou non d’une carte de presse, des citoyens, des militants d’associations – qui ont permis d’inscrire ce sujet dans le débat public. Lundi soir, ce sont bien les images de la très brutale évacuation d’un campement éphémère de migrants, place de la République à Paris, diffusées sur les réseaux sociaux, qui ont fait réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Nos inquiétudes sont d’autant plus vives qu’en septembre, le nouveau «Schéma national du maintien de l’ordre» est venu aggraver la dégradation, déjà importante, de nos conditions de travail dans la couverture des manifestations. Sous couvert de «rappeler» que «le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception», ce texte est en réalité un feu vert donné par le ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des rassemblements jusque dans leurs dispersions. Les événements survenus lundi soir, qui ont vu des reporters eux aussi molestés, en sont l’amère illustration.

Monsieur le Premier ministre, la liberté de la presse et la liberté d’informer sont mises à mal en France. Vous aviez accepté d’entendre à ce sujet, ce jeudi, des représentants de la profession. La décision du préfet de police de Paris d’interdire le parcours de la «Marche des libertés» prévue samedi dans la capitale, attentant à une autre liberté fondamentale, celle de manifester, nous a conduits, à l’instar des syndicats de journalistes, à décliner cette invitation. Nous vous le disons ici solennellement : il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie.

Nous demandons le retrait de l’article 24, ainsi que des articles 21 et 22, du projet de loi «pour une sécurité globale», et la réécriture du Schéma national du maintien de l’ordre dans un dialogue véritable avec les journalistes.

Signataires : les sociétés des journalistes, des rédacteurs et/ou des personnels de l’AFP, Arrêt sur images, Arte, BFM TV, Challenges, Courrier international, les Echos, Europe 1, l’Express, le Figaro, France Culture, Franceinfo, Franceinfo.fr, FranceinfoTV, France Inter, France 2, France 3 National, l’Humanité, le JDD, Konbini, LCP, Libération, Marianne, le Média, Mediapart, Midi libre, le Monde, M6, NRJ Group, l’Obs, Paris Match, le Parisien-Aujourd’hui en France, Premières Lignes, Public Sénat, RFI, RTL, Sud Ouest, la Tribune, TV5Monde, la Vie, 20 Minutes.
Avec le soutien des rédactions de Basta !, Politis et Slate.fr.

« La France premier pays sécuritaire de l’Union européenne » ?

 « La France premier pays sécuritaire de l’Union européenne » ?

Le docteur en droit Yves Jeanclos constate dans le monde que derrière l’article 24, le texte prévoit des « dispositions poliçophiles susceptibles de renforcer l’aspect sécuritaire de la société, au détriment des libertés publiques ».

Tribune.

 Le regard des médias et des politiques, actuellement braqué sur l’interdiction de la diffusion et sur le floutage des visages des forces de l’ordre en intervention, laisse dans l’ombre les dispositions « poliçophiles » de la proposition de loi relative à la sécurité globale, susceptibles de renforcer l’aspect sécuritaire de la société, au détriment des libertés publiques.

Les polices municipales placées sous l’autorité politique des maires se voient reconnaître des pouvoirs et des missions de plus en plus proches de ceux de la police nationale. Elles seront compétentes pour les vérifications d’identité et la constatation de délits de basse intensité. Elles disposeront de la capacité à infliger des contraventions (vente à la sauvette, graffitis : code pénal, 446-1, 322-1). Pour ce faire, leurs responsables seront placés « sous la direction du procureur de la République » et bénéficieront d’une « habilitation » judiciaire accordée par le procureur général, générant une véritable révolution dans l’opérationnalité des forces de sécurité intérieure.

 

Les polices municipales seront chargées des délits relevant du code de la route, de la saisie et de l’immobilisation de véhicules, voire de biens détenus en infraction sur la voie publique. Elles relaieront l’activité de contrôle et de répression de la police nationale, lors de manifestations sportives, culturelles et récréatives. Elles libéreront utilement la police nationale pour ses missions de maintien de l‘ordre.

Sociétés privées de sécurité

Plus avant dans la révolution de la culture policière, la police nationale et les polices municipales devront participer au « continuum de sécurité », en impliquant les sociétés privées de sécurité à des activités de sécurité publique. Elles seront satisfaites de voir confier à des sociétés privées l’utilisation de drones contrôlant des manifestations de rue ou portant atteinte à l’intimité des citoyens. En revanche, elles devraient s’inquiéter du droit de contrôle social et économique conféré à des sociétés privées pour des missions relevant des pouvoirs régaliens de l’Etat.

En additionnant les 30 000 policiers municipaux aux 150 000 fonctionnaires de la police nationale et aux 170 000 employés des sociétés privées de sécurité, l’Etat pourrait disposer d’environ 350 000 membres des forces de maintien de l’ordre et de sécurité intérieure, sans compter les 99 000 militaires de la gendarmerie nationale. Grâce à la loi « sécurité globale », l’Etat pourrait avoir à sa disposition répressive, au quotidien, pas loin d’un demi million d’agents du maintien de l’ordre et de la sécurité intérieure, soit un potentiel ratio d’environ un fonctionnaire des forces intérieures pour 150 habitants (contre un pour 281 en 2018), la France devenant le premier pays sécuritaire de l’Union européenne.

Liberté : lettre de la presse au premier ministre

Liberté : lettre de la presse au premier ministre

 

Monsieur le Premier ministre,

Depuis plusieurs semaines, nous, sociétés de journalistes et de rédacteurs de la presse nationale, régionale, de l’audiovisuel et du Web, n’avons eu de cesse d’alerter – tout comme les syndicats de la profession, des collectifs, des directeurs de rédaction, des éditeurs de presse – quant aux graves menaces que fait peser l’article 24 de la proposition de loi «pour une sécurité globale» sur la liberté d’informer.

Ce diagnostic rejoint celui de sociétés de réalisateurs, d’associations de défense des droits humains, d’autorités administratives indépendantes, et de trois rapporteurs spéciaux des Nations unies. La Commission européenne elle-même s’en inquiète.

Même amendée, cette disposition, qui vise à pénaliser la diffusion de l’image de membres des forces de l’ordre si elle a pour «but manifeste qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique», est dangereuse. Elle laisse augurer, en amont des magistrats, des interpellations préventives – qui, sur le terrain, décidera qu’une diffusion en direct est susceptible de constituer une infraction, sinon les policiers eux-mêmes ? – ainsi que des procédures bâillon à l’encontre des médias ou des citoyens qui diffuseraient des images d’interventions houleuses. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a elle-même reconnu ce risque.

Cela alors que, dans le même temps, l’article 21 prévoit que les enregistrements des caméras piétons des forces de l’ordre puissent être diffusés aux fins d’«information du public» : d’un côté, donc, l’entrave à la liberté d’informer, de l’autre un récit à la discrétion des autorités. Quant à l’article 22, qui généralise l’autorisation des drones, il ouvre la porte à une surveillance massive et invisible, notamment des manifestations.

Filmer ou photographier les policiers et les gendarmes en intervention dans l’espace public est un droit démocratique. Ce sont bien les vidéos exposant les violences commises par des membres des forces de l’ordre – qu’elles aient été tournées par des journalistes titulaires ou non d’une carte de presse, des citoyens, des militants d’associations – qui ont permis d’inscrire ce sujet dans le débat public. Lundi soir, ce sont bien les images de la très brutale évacuation d’un campement éphémère de migrants, place de la République à Paris, diffusées sur les réseaux sociaux, qui ont fait réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Nos inquiétudes sont d’autant plus vives qu’en septembre, le nouveau «Schéma national du maintien de l’ordre» est venu aggraver la dégradation, déjà importante, de nos conditions de travail dans la couverture des manifestations. Sous couvert de «rappeler» que «le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception», ce texte est en réalité un feu vert donné par le ministère de l’Intérieur aux forces de l’ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des rassemblements jusque dans leurs dispersions. Les événements survenus lundi soir, qui ont vu des reporters eux aussi molestés, en sont l’amère illustration.

Monsieur le Premier ministre, la liberté de la presse et la liberté d’informer sont mises à mal en France. Vous aviez accepté d’entendre à ce sujet, ce jeudi, des représentants de la profession. La décision du préfet de police de Paris d’interdire le parcours de la «Marche des libertés» prévue samedi dans la capitale, attentant à une autre liberté fondamentale, celle de manifester, nous a conduits, à l’instar des syndicats de journalistes, à décliner cette invitation. Nous vous le disons ici solennellement : il y a urgence à sortir de cette spirale délétère pour la démocratie.

Nous demandons le retrait de l’article 24, ainsi que des articles 21 et 22, du projet de loi «pour une sécurité globale», et la réécriture du Schéma national du maintien de l’ordre dans un dialogue véritable avec les journalistes.

Signataires : les sociétés des journalistes, des rédacteurs et/ou des personnels de l’AFP, Arrêt sur images, Arte, BFM TV, Challenges, Courrier international, les Echos, Europe 1, l’Express, le Figaro, France Culture, Franceinfo, Franceinfo.fr, FranceinfoTV, France Inter, France 2, France 3 National, l’Humanité, le JDD, Konbini, LCP, Libération, Marianne, le Média, Mediapart, Midi libre, le Monde, M6, NRJ Group, l’Obs, Paris Match, le Parisien-Aujourd’hui en France, Premières Lignes, Public Sénat, RFI, RTL, Sud Ouest, la Tribune, TV5Monde, la Vie, 20 Minutes.
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Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

 

 

 

 

La baisse de mobilité est notoirement moins importante que lors du premier confinement. Elle atteint en moyenne de l’ordre de 30 % alors qu’elle concernait de 60 à 70 % lors du premier confinement. Il s’agit évidemment de moyenne avec de fortes disparités selon les zones géographiques. France Info fait état d’un rapport de l’Inserm, publié le 12 novembre, qui constate également que la baisse des déplacements est beaucoup moins forte entre le deuxième et le premier confinement : -33% du 2 au 6 novembre contre -67% du 23 au 27 mars. Or, les auteurs de ce rapport, qui s’appuient sur des données de téléphonie fournies par l’opérateur Orange, notent également que la baisse de la mobilité est encore plus faible aux heures de pointe du matin, autrement dit au moment de partir au travail ou d’emmener les enfants à l’école. « Les données sur lesquelles nous nous appuyons ne permettent pas de savoir pourquoi les gens se déplacent. Mais on peut estimer que les baisses plus modestes, constatées entre 7 heures et 9 heures du matin, sont probablement liées au maintien de l’ouverture des écoles et de plusieurs secteurs d’activité », précise à franceinfo l’épidémiologiste Eugenio Valdano, co-auteur du rapport de  l’Inserm.

 

Si les Français continuent de se déplacer sur leur lieu de travail, du lundi au vendredi, ils semblent au contraire rester chez eux le week-end. Les mesures du trafic routier, publiées par le Cerema, montrent que, pendant le deuxième week-end du confinement, la circulation est redescendue à un niveau quasi équivalent à ceux observés en mars et en avril. Alors que la circulation sur les routes, les samedis et dimanches, avait subi une baisse de plus de 80% au printemps, le week-end des 7 et 8 novembre a vu une baisse du trafic de plus de 70%, d’après les données du Cerema.

Grippe aviaire : premier cas en France

Grippe aviaire : premier cas en France

La filière avicole pourrait subir des dommages irréparables si la grippe aviaire détectée en Corse se développait dans tout le pays.

Le gouvernement n’a pas exclu que d’autres cas puissent être détectés en France, ce virus se propageant par le truchement des oiseaux migrateurs. «Notre objectif est de limiter cette propagation, elle est évitable dès lors que l’ensemble de ces mesures sont prises», a-t-il affirmé. Il a précisé que les services français se sont préparés ces derniers mois à la détection sur le sol national d’un cas de grippe aviaire.

La maladie est déjà apparue dans d’autres pays tels que la Russie, le Kazakhstan, les Pays-Bas, l’Irlande ou la Grande Bretagne. Ces derniers jours, des cas ont aussi été détectés au Danemark, où 25.000 volailles ont été abattues, ainsi qu’en Belgique. «La consommation de viande, foie gras et oeufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’Homme», assure le ministère. Le retour de ce virus sur le territoire national aurait essentiellement des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à l’exportation.

Les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont été frappés à deux reprises, lors des hivers 2015/16 et 2016/17, par des épizooties de grippe aviaire, qui avaient occasionné des abattages massifs pour éradiquer la maladie et coûté des centaines de millions d’euros aux producteurs.

« ANNULER NOËL ET LE PREMIER DE L’AN » POUR ÉVITER UNE « 3ÈME VAGUE »

« ANNULER NOËL ET LE PREMIER DE L’AN » POUR ÉVITER UNE « 3ÈME VAGUE »

Interrogé sur BFMTV ce lundi soir,  Julien Lenglet, hématologue  estime qu’il faut « annuler Noël et la Saint-Sylvestre sans hésiter ». Cela pour éviter une troisième vague du Corona virus dans le pays

« Moi, si je devais avoir un avis purement scientifique et rationnel, je dirais d’annuler Noël et la Saint-Sylvestre sans hésiter », déclare l’hématologue francilien.

Il explique pour justifier son propos qu’avec les fêtes de fin d’année et leur lot de réunions familiales, on pourrait « potentiellement » faire face à « un cluster national géant intergénérationnel qui (pourrait être) à l’origine d’une potentielle troisième vague, sans ambiguïté ».

Il reconnaît toutefois que dans le cas d’une telle décision prise au niveau nationale, il n’est « pas sûr que la discipline collective soit au rendez-vous et que les Français acceptent de se passer de ces festivités. Pour le gouvernement le risque est aussi politique à savoir mécontenter encore un peu plus les réticents aux mesures restrictives de mobilité et de dimension sociale.

Guinée: Condé élu au premier tour

Guinée: Condé élu au premier tour

 

D’après des résultats provisoires, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant son principal challenger, Cellou Dalein Diallo (environ 1,2 million de suffrages).

Douze candidats en tout étaient en lice. Les dix autres se partagent les miettes électorales.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif de M. Condé, 82 ans, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes.

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