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Premier ministre : Macron choisit Edouard Philippe

Premier ministre : Macron choisit Edouard Philippe

Emmanuel Macron a fait  connaître dès ce lundi matin le nom de celui qu’il a choisi pour mener son premier gouvernement. Il s’agit d’Edouard Philippe, 46 ans, député-maire Les Républicains du Havre et proche d’Alain Juppé. A travers ce choix le  président pourrait convaincre de sa capacité à rassembler autour de son projet « ni de droite, ni de gauche » pour obtenir une majorité avant les législatives des 11 et 18 juin. La nomination de ce Premier ministre venu de la droite pourrait inciter certains, chez Les Républicains, à franchir le pas pour être candidats dans la majorité présidentielle. À Matignon, l’équipe de Bernard Cazeneuve a pris des dispositions pour que la passation de pouvoirs puisse avoir lieu lundi. Le nouveau président partira ensuite pour Berlin, première visite à l’étranger pour cet européen convaincu, qui, à l’heure du Brexit et de la montée des nationalismes, a promis d’œuvrer pour la refondation d’une Union européenne en crise.

 

Sondage Premier ministre idéal : Alain Juppé

Sondage Premier ministre idéal : Alain Juppé

Alain Juppé en tête  comme le Premier ministre potentiel « préféré » des Français, selon un sondage* Odoxa pour France info, publié le vendredi 12 mai. Interrogées sur leur personnalité préférée parmi une liste de 8 hommes et 2 femmes (Anne-Marie Idrac et Sylvie Goulard), 26% des personnes sondées ont placé Alain Juppé parmi leurs trois choix. François Bayrou (MoDem), qui s’est insurgé entre temps contre la liste des investitures La République en marche pour les législatives, arrive en deuxième position avec 22% de citations. Il devance Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense de François Hollande et soutient d’Emmanuel Macron n’arrivant qu’en 3e position de l’opinion générale mais se place néanmoins 1er (26% de citations) en ce qui concerne les sympathisants d’En Marche ! Mentionné dans plusieurs médias qui parlent de lui comme du « grand favori » pour accéder à Matignon, Edouard Philippe n’est cité que par 10% des sondés. Il complète toutefois le trio de tête chez les sympathisants En Marche!, aux côtés de Jean-Louis Borloo (l’ex-ministre de l’Environnement arrive par ailleurs 4e au « classement » général avec 18%) et de l’eurodéputée Sylvie Goulard. Mais surtout, Edouard Philippe s’affiche comme le grand inconnu de la liste, 80% des sondés ayant indiqué ne pas connaître suffisamment le député-maire (LR) du Havre. Même parmi les sympathisants En Marche!, il ne récolte que 29% d’opinions favorables, loin derrière le quatuor de tête, dont chacun dépasse les 60% de « bonnes opinions ».  A contrario, le maire de Bordeaux est perçu favorablement par une majorité des sondés, avec 48% de « bonnes opinions » contre 38% de « mauvaises » et 14% « ne se prononçant pas ou ne le connaissant pas »

*Sondage réalisé en ligne du 10 au 11 mai sur un échantillon de 1.028 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Edouard Philippe favori comme Premier ministre

Edouard Philippe favori  comme  Premier ministre

Selon la presse,   Edouard Philippe, maire « les Républicains » (LR) du Havre et député de Seine-Maritime tiendrait la corde pour devenir le Premier ministre d’Emmanuel Macron une fois la passation des pouvoirs finalisée avec François Hollande le 14 mai. Selon des sources diverses, parmi la liste des « éligibles »,  ce très proche d’Alain Juppé serait celui qui détiendrait le plus d’atouts aux yeux du nouveau président pour occuper le poste : il est « jeune », relativement « nouveau » en politique, tout en ayant déjà une expérience de parlementaire et d’élu local, plutôt classé centriste… et ancien du PS. . Édouard Philippe a été membre dans sa jeunesse du parti socialiste et avait  soutenu Michel Rocard avant de rendre sa carte et de migrer vers la droite, notamment Alain Juppé, dont il rejoint le cabinet. Il a d’ailleurs gardé beaucoup d’amis à gauche, il est aussi proche de Jacques Attali… comme Emmanuel Macron.

 

Croissance : premier échec de Trump aux États-Unis

Croissance : premier échec de Trump  aux États-Unis

 

 

Alors que les États-Unis étaient sur une croissance de 2,9 % en rythme annualisé au dernier trimestre 2016, il tombe à 0,7% au premier trimestre 2017. Un résultat qui constitue un échec sévère pour la gestion du nouveau président américain qui n’a cessé de semer le doute sur sa politique économique avec notamment des orientations fumeuses et dangereuses. La pression des milieux économiques et sociaux l’ont d’ailleurs amené à reculer par exemple sur l’Obama Care et plus récemment à propos de l’accord mondial sur le climat. Ce  résultat économique constitue une véritable gifle pour le président américain dont on doute de plus en plus de ses compétences réelles  La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain sur le trimestre janvier-mars n’a pas dépassé 0,7% en rythme annualisé selon la première estimation publiée par le département du Commerce, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une progression de 1,2% du PIB. Ce chiffre, qui reflète à la fois une consommation ralentie et une contribution moindre des stocks des entreprises, est le plus faible enregistré depuis trois ans. Un autre indicateur publié ce vendredi, l’indice de confiance de l’université du Michigan, est ressorti sous le consensus, à 97,0 contre 98,0 attendu. « Les chiffres du PIB d’aujourd’hui posent des questions sur la solidité de l’économie, et depuis le début de la semaine on a observé l’impact des doutes sur la capacité de l’administration Trump à mettre en oeuvre sa politique budgétaire », a commenté Mohannad Aama, directeur général de Beam Capital Management. Les statistiques du PIB ont fait passer l’indice de surprise économique de Citi Research en territoire négatif pour la première fois depuis novembre, à -4,8 contre +4,1 jeudi.

Le premier tour : la victoire aussi des vrais sondeurs

Le premier tour : la victoire aussi des vrais sondeurs

En France, les vrais sondeurs ont gagné contre les instituts plus au moins manipulés qui s’appuyer sur les élucubrations d’internet (la comptabilisation  des citations de candidats). Un internet essentiel pour l’info moderne mais aussi l’auberge espagnole avec manipulation et détournement des faits. Vivement critiqués au Royaume-Uni et aux Etats-Unis pour ne pas avoir prévu le « Brexit » ou la victoire de Donald Trump, les instituts de sondage ont vu juste en France en prédisant de longue date un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. L’écart, qui s’était réduit ces dernières semaines, entre François Fillon et Jean-Luc Mélenchon a également été correctement évalué puisque le candidat Les Républicains (19,91%) devance d’une courte tête celui de La France insoumise (19,64%). Jean-Luc Mélenchon avait bondi de cinq points dans les sondages depuis début mars, et était parvenu à distancer très nettement le socialiste Benoît Hamon, une tendance confirmée au moment de l’annonce des résultats. Les instituts de sondages français, qui se basent sur des enquêtes d’opinion souvent mis en regard d’autres méthodes, n’ont pas manqué de moquer la concurrence dimanche soir. L’agence canadienne Filteris avait placé François Fillon deuxième, le 12 avril, juste derrière Marine Le Pen, sur la base d’études effectuées à partir d’Internet – l’application française Gov, elle, donnait le candidat LR vainqueur, à travers des sondages participatifs réalisés en ligne. « Pensée spéciale ce soir à Filteris, Gov, Envoyé spécial, Pr Nimbus de tout poil et autres obscurantistes #lesondagecdusolide », a ironisé dimanche soir Céline Bracq d’Odoxa, sur Twitter. L’Ifop a manifesté sa revanche sur Twitter à travers un court extrait du film The big Lebowski – aujourd’hui supprimé – avec comme commentaire « Deal with it » (« Faites avec »), à destination de Filteris. « Au fond de nous, on ne doutait pas vraiment des interrogations sur le vote caché, le big data qui serait vachement mieux que les sondages en tant que tels », affirme pour sa part Jean-Daniel Lévy, d’Harris Interactive.

2017 – France 2 : drôle de débat final de premier tour

2017 France 2 : drôle de débat final de premier tour

 

 

Finalement France 2 aura son grand débat présidentiel avec l’audience et la recette de la publicité qui va avec. De quoi redorer un peu le blason de la chaîne publique après les succès enregistrés par des chaînes privées lors  des précédentes confrontations. Mais il ne s’agira pas d’un véritable débat mais d’une succession d’interventions de chacun des candidats, ce qui promet une émission particulièrement fastidieuse. En cause, évidemment le nombre de candidats qui rend l’exercice classique de confrontation particulièrement lourd. Il y a aussi la crainte chez les favoris d’offrir un espace d’expression à des prétendants qui ne représentent pas grand-chose mais qui peuvent jouer leur va-tout et déstabiliser les favoris. Mélenchon, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, Jean Lassalle et François Fillon se succéderont dans cet ordre – tiré au sort – pour répondre aux questions de David Pujadas et Léa Salamé. Ils disposeront ensuite d’une « carte blanche » lors de laquelle ils pourront aborder le sujet de leur choix, précise France Télévisions dans un communiqué publié mardi. A la fin de la soirée, les candidats auront 2 minutes trente pour un éventuel droit de réponse et pour conclure dans cet ordre : Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François Fillon, Philippe Poutou, Jean Lassalle, Jacques Cheminade, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Le déroulé de l’émission a été acté par les représentants des 11 candidats en présence des responsables de France Télévisions et de Radio France », co-partenaire de l’émission avec Facebook, indique France 2. Plusieurs prétendants à l’Elysée, à l’image de Jean-Luc Mélenchon, avaient jugé trop « tardive » la tenue d’un débat, à trois jours du premier tour de l’élection. Un premier débat a réuni le 20 mars sur TF1 cinq des onze candidats à l’élection présidentielle, un exercice inédit dans l’histoire politique française qui a été suivi par 9,8 millions de téléspectateurs. Un deuxième débat en présence des onze candidats s’est tenu le 4 avril sur CNEWS et BFM TV et a été regardé par 6,3 millions de personnes.

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

2017 sondages du 17 avril : Macron en tête au premier tour

 

Avec 24%, son meilleur score depuis fin mars, le chef de file d’En Marche regagne un demi-point par rapport à une enquête du même institut publiée le 13 avril. La présidente du Front national, créditée de 23% des voix (+0,5 point) a elle aussi enrayé l’effritement récent de son score potentiel. Derrière, François Fillon (Les Républicains) perd un demi-point à 19,5% et Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) cède aussi une demi-longueur à 18%. Le socialiste Benoît Hamon tombe à 8% (-1 point). Sous la barre des 5%, Nicolas Dupont-Aignan atteint 4% et gagne un point. Il est suivi de Philippe Poutou (2%, stable). Viennent ensuite Jean Lassalle (0,5%), Nathalie Arthaud (0,5%) et François Asselineau (0,5%). Jacques Cheminade ferme la marche, crédité d’un score inférieur à 0,5%. Bien entendu des incertitudes demeure concernant ces sondages compte tenu notamment de la faiblesse des écarts. Cependant La sûreté des choix exprimés atteint désormais un niveau assez élevé : 73% (+3) des personnes interrogées exprimant une intention de vote dans la perspective du premier tour se disent désormais sûres de leur choix, 27% pouvant encore changer d’avis. C’est parmi les électeurs de Benoît Hamon que la sûreté du choix atteint son plus bas niveau : 53%, en baisse de 3 points par rapport à la semaine dernière. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se situent désormais au niveau de la moyenne avec respectivement 72% (+4) et 74% (+11) de sûreté du choix parmi leurs électeurs potentiels respectifs. Notons enfin que la proportion d’inscrits se disant désormais « tout à fait certain d’aller voter » (note 10 sur une échelle de probabilité allant de 0 à 10) bondit de 5 points par rapport à la semaine dernière et atteint son plus haut niveau depuis le début de la campagne électorale (68%). Sachant que 14% des répondants se placent sur la note 9, et sont par conséquent quasi-certains d‘aller voter, la participation au premier tour de l’élection présidentielle pourrait désormais s’approcher de celle enregistrée en 2012 (79,5%).

(*) Evolutions par rapport à l’enquête Elabe pour Les Echos et Radio Classique réalisée le 11 et 12 avril 2017.

Au second tour, six hypothèses testées : Emmanuel Macron en tête s’il atteint le second tour quel que soit son adversaire.

Sur la base du rapport de forces enregistré dans la perspective du premier tour et compte-tenu des marges d’erreur qui affectent tout sondage, l’incertitude quant au nom des deux qualifiés demeure significative. Les hypothèses de second tour sont donc au nombre de six.

Si l’incertitude est très forte quant à l’offre de second tour, quelques enseignements peuvent être tirés de ces multiples hypothèses :

-Le taux de personnes ne souhaitant pas exprimer d’intentions de vote est très élevé dans chacune des hypothèses (22% à 36% selon la configuration), ce qui doit inviter à la prudence dans l’interprétation des résultats.

-Quel que soit son adversaire, si Emmanuel Macron atteint le second tour, il serait en tête des intentions de vote exprimées.

-Quel que soit son adversaire, si Marine Le Pen atteint le second tour, elle serait systématiquement battue.

-S’il atteint le second tour, François Fillon est en tête des intentions de vote exprimées de second tour uniquement en cas de confrontation avec Marine Le Pen (57% contre 43%).

-S’il est présent au second tour, Jean-Luc Mélenchon est en tête des intentions de vote exprimées face à Marine Le Pen et François Fillon mais il serait battu par Emmanuel Macron

La CFDT devance la CGT et premier syndicat dans le privé

La CFDT devance la CGT et  premier syndicat dans le privé

 

C’est sans doute un événement car depuis un siècle la CGT dominait le paysage syndical. Il aura fallu du temps pour passer d’un syndicalisme révolutionnaire à un syndicalisme réformiste dont l’objet  principal est d’obtenir des résultats. Mais le réformiste est un chemin encore long à parcourir car nombre d’organisations se réfèrent  encore à des conceptions idéologiques obsolètes et où s’enferment  dans un corporatisme destructeur non seulement pour leur entreprise mais aussi leur emploi. La CFDT de Laurent Berger a donc ravi la place de premier syndicat dans le privé à la CGT de Philippe Martinez, selon les calculs publiés par la direction générale du Travail (DGT), qui mesure tous les quatre ans le poids des organisations en France. La centrale de Laurent Berger est créditée de 26,37% des suffrages, contre 24,85% à celle dirigée par Philippe Martinez, indique-t-elle dans un communiqué. En 2013, la CGT (26,77%) ne disposait que d’une légère avance sur la CFDT (26%), suivie de Force ouvrière (15,94%), de la CFE-CGC (9,43%) et de la CFTC (9,3%). Le résultat publié vendredi ne constitue par vraiment une surprise, mais la CFDT a adopté pendant le quinquennat une posture réformiste qui aurait pu lui nuire compte tenu de l’impopularité du chef de l’Etat. Laurent Berger s’est félicité d’une « bascule historique ». « La CFDT devient le 1er syndicat dans le privé ! C’est historique ! Mes premières pensées sont pour les militants, cette victoire est la leur », écrit-il sur Twitter. La CGT souligne dans un communiqué qu’elle conserve néanmoins son leadership dans les TPE, où elle est arrivée en tête avec 25,12% des suffrages en février dernier, ainsi que dans le secteur public. La CGT reste la première organisation syndicale française « si on prend le cumul public et privé », a souligné Philippe Martinez, pour qui le recul dans le privé vient d’un déficit d’implantation dans les entreprises. En mars 2016, le leader de la CGT avait dit sa peur que son syndicat « ne soit plus la première organisation syndicale en 2017″. Outre son déficit d’implantation dans le privé, la centrale a dû faire face à la crise de succession provoquée par le départ de Bernard Thibault en 2013. Son successeur, Thierry Lepaon, a été contraint à la démission deux ans plus tard à la suite de révélations sur son train de vie et Philippe Martinez a dû le remplacer au pied levé. Partisan d’une ligne plus radicale, Philippe Martinez a été en pointe de la longue contestation contre la loi Travail, dont l’adoption au Parlement en août 2016 a été vécue avec amertume par les militants. Force ouvrière souligne pour sa part qu’elle demeure la troisième confédération dans le secteur privé, avec 15,59% des suffrages. « C’est une reconnaissance et un encouragement pour le syndicalisme libre et indépendant », écrit-elle dans un communiqué. La mesure de représentativité de 2017 va accélérer la recomposition du paysage syndical, souligne Le Monde. Le bloc dit réformiste (CFDT, CFTC, UNSA) représente désormais 41,21% des suffrages face au bloc dit contestataire (CGT et FO) qui pèse 40,44%, précise le quotidien. La CFTC souligne pour sa part qu’elle progresse avec une audience nationale de 9,49%, qui « prouve que son ancrage dans le paysage syndical français est solide ». La CFE-CGC, créditée de 10,67%, progresse également. Les chiffres présentés sont le résultat de l’agrégation des scores enregistrés par les organisations syndicales sur le cycle 2013-2016 d’élections professionnelles et des élections aux chambres départementales d’agriculture, souligne la DGT. Au total, 5,6 millions de salariés se sont exprimés, soit 195.518 salariés de plus que lors de la précédente mesure de l’audience syndicale.

Macron encore en tête au premier tour

Macron encore  en tête au premier tour

Pour la première fois dans le sondage BVA-Salesforce-Orange-Presse régionale, Emmanuel Macron est en tête avec  26% des suffrages Marine Le Pen à 25%, Filon est loin à 17%.  Un sondage confirmé par d’autres.  Emmanuel Macron devance aussi Marine Le Pen dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, reléguant François Fillon à la troisième place selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié jeudi. Comme jeudi, le candidat d’En Marche ! est crédité de 26%, soit un point d’avance sur la candidate du Front national (25%). François Fillon, candidat de la droite et du centre, reste stable à 18%. Viennent ensuite, notamment, le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui gagne un demi-point (13%) et se détache du candidat socialiste Benoît Hamon qui perd un demi-point (10,5%). Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan baisse d’un demi-point (5%). Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen par 61,5% contre 38,5%, score inchangé. L’enquête a été menée en ligne du 21 au 24 mars auprès d’un échantillon de 2.225 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 2.400 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Le sondage BVA confirme ces tendances avec 26% pour Macron,  La candidate du Front national est créditée de 25% des intentions de vote (-1 point), tandis que François Fillon obtiendrait 17%, une baisse de 2,5 points en une semaine, selon cette enquête diffusée samedi. Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, connaît une dynamique indéniable, souligne BVA, avec 14% des intentions de vote, un score en hausse de 2 points en une semaine. Il devance désormais le socialiste Benoît Hamon, crédité de 11,5% des suffrages (-1 point). Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan gagne pour sa part un point avec 4% des intentions de vote. Ce sondage BVA a été réalisé du 22 au 24 mars auprès d’un échantillon de 1.431 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d’un échantillon représentatif de 1.504 Français âgés de 18 ans et plus.

Fillon éliminé nettement en tête au premier tour au profit de Macron

 

Fillon éliminé nettement en tête au premier tour au profit de Macron

 

Fillon à 17 %, Macron à 22 % et Marine Le Pen à 25 % selon un sondage Elabe pour BFMTV et L’Express diffusé mercredi. François Fillon (Les Républicains) est à la troisième place (17% à 18%), devant le socialiste Benoît Hamon (15% à 15,5%) et le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon (12% à 13%). Ces résultats sont calculés avec une candidature de François Bayrou pour le premier chiffre et sans pour le second chiffre. Le centriste recueille 5% des intentions de vote. Par rapport à un sondage équivalent réalisé par Elabe à la fin de la semaine dernière, dans l’hypothèse où François Bayrou n’est pas candidat, Marine Le Pen perd un point, Emmanuel Macron et François Fillon gagnent 0,5 point, Benoît Hamon gagne un point et Jean-Luc Mélenchon en perd un. Dans l’hypothèse où François Bayrou est candidat, Marine Le Pen perd un point par rapport à la fin de la semaine dernière, Emmanuel Macron et François Fillon sont stables, Benoît Hamon gagne un point et Jean-Luc Mélenchon en perd un. Au second tour, Emmanuel Macron (En marche !) battrait Marine Le Pen (Front national) avec 63% des voix contre 37%. François Fillon la battrait avec 56% contre 44%.Le sondage a été réalisé les 7 et 8 février, soit après la conférence de presse de François Fillon, auprès d’un échantillon de 961 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1.050 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Inutile de tourner autour du pot, il n’y aura pas de miracle pour la croissance française en 2017. Certes avec beaucoup de « si » espère 1,5 % d’augmentation du PIB en 2017 mais on ne prévoit qu’1,3%.  Mais pour l’instant la tendance est très proche de celle de 2016. En clair on dépassera peut-être un tout petit peu 1 % de croissance en 2017 et pour le premier trimestre il faudra se contenter de quelque chose comme plus 0, 3 % Comme la plupart des instituts économiques la BdF prévoit uen croissance molle en 2017  identique  à 2016 soit 1.2 ou 1.3%. En cause  les difficultés à modéliser les incertitudes qui vont surtout structurer l’évolution de l’activité notamment au plan international. Incertitudes sur la véritable politique des Etats Unis, incertitudes sur l’évolution des taux, sur le pétrole, sur les négociations du Brexit   et surtout incertitudes politiques découlant des élections en particulier en Allemagne et  en France. Sans parler des conflits militaires et du terrorisme.  L’OCDE se montre assez prudente concernant la croissance mondiale. L’organisation espère des effets positifs du plan de relance budgétaire promis par Donald Trump  et le Japon mais se montre inquiète sur les conséquences d’un nouveau protectionnisme. L’OCDE a maintenu sans changement sa prévision de croissance mondiale pour 2016 à 2,9% et relevé très légèrement celle de 2017 à 3,3% (+0,1%), en fait une croissance molle qu’elle souhaiterait dynamiser avec une relance budgétaire. Croissance molle  qu’elle appelle à combattre depuis le début de l’année en relançant la dépense budgétaire. Ce que comptent faire des États-Unis première économie mondiale qui retrouverait en 2018 un taux de croissance vigoureux de 3%, le double de cette année (1,5%) et plus encore que le 2,3% attendu pour 2017 Le Japon, qui a annoncé ce printemps un plan de relance budgétaire, connaîtra des répercussions sur sa croissance plus modestes qu’aux États-Unis, mais l’OCDE a toutefois fortement relevé ses prévisions pour cette année à 0,8% (+0,2%), avec une même tendance pour l’année prochaine à 1% (+0,3%), mais un recul à 0,8% attendu pour 2018. En Europe par contre la croissance est toujours cadenassée par les limites du pacte de stabilité auxquels il faut ajouter les incertitudes électorales notamment en Allemagne et en France. . L’Allemagne, principale économie de la zone euro, devrait stagner à 1,7% de 2016 à 2018. L’OCDE abaisse même sa prévision de croissance pour la France cette année à 1,2% (-0,1%), en-dessous du 1,4% prévu par le gouvernement. Elle s’élèverait à 1,3% en 2017. Quant aux Royaume-Uni, l’OCDE maintient son pessimisme après le référendum sur le Brexit. Si elle revoit légèrement à la hausse sa prévision pour cette année à 2% (+0,2%), elle s’attend à un coup de frein l’année prochaine avec une croissance qui devrait chuter à 1,2% et ralentir encore en 2018 à 1%. L’organisation s’attend aussi à la poursuite du ralentissement de la croissance chinoise, qui devrait atteindre 6,7% cette année, soit 0,2% de plus que prévu, mais descendre à 6,4% l’an prochain et 6,1% en 2018. Tendance inverse pour l’Inde: l’OCDE s’attend à ce que ce pays maintienne sa forte croissance, qui passerait de 7,4% en 2016, à 7,6% l’an prochain et 7,7% en 2018. Quant au Brésil, qui connaît une forte récession de 3,4% cette année, il devrait sortir la tête hors de l’eau en 2017 (0%), pour renouer avec la croissance en 2018 à 1,2%. Pour la France, la prévision de croissance à 1,5 % en 2017 paraient illusoire. La Banque de France prévoyait jusqu’à présent une croissance de 1,4% cette année, puis 1,5% en 2017 et 1,6% en 2018. La révision – à 1,3% en 2016 et 2017 puis 1,4% en 2018 – est donc, selon elle, «significative».En cause dans cette croissance molle, la faiblesse de la consommation, l’atonie des investissements, le nouveau tassement des exports . 

 

Sondage 2017 : nouvelle baisse de Fillon éliminé au premier tour

Sondage 2017 : nouvelle baisse de Fillon éliminé au premier tour

 

Un  sondage montre  la nette dégradation de Fillon et surtout confirme qu’il serait éliminé dés le premier tour. L’enquête IFOP-Fiducial pour Paris Match, Sudradio et iTELE réalisée après les révélations du Canard enchaîné, Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En marche !) vireraient en tête, avec respectivement 25% et 20,5% des voix. L’institut mesure pour ces deux candidats une progression d’un demi-point par rapport à un sondage similaire publié jeudi ainsi qu’un nouveau recul de 1,5 point pour François Fillon, qui ne cesse de perdre du terrain depuis le début de la controverse sur de présumés emplois fictifs de son épouse.  Crédité de 16,5%, le socialiste Benoît Hamon figure en quatrième position, devant Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), à 10%, et une kyrielle de candidats à moins de 5% -François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, Yannick Jadot, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Dans la seule hypothèse testée en vue du second tour, Emmanuel Macron l’emporterait avec 63% des suffrages, contre 37% à Marine Le Pen.

Sondage : déconfiture de Fillon éliminé par Macron au premier tour des présidentielles

Sondage : déconfiture de Fillon éliminé par Macron au premier tour des présidentielles

 

Comme nous l’indiquions ce matin, il se confirme que Fillon risque de connaître la déconfiture au premier tour. Un sondage Elabe d’aujourd’hui mercredi lui attribue seulement 20%, Macron serait à 23% et Le Pen à 27%.Au second tour Macron obtiendrait 65% pour 35% pour Marine Le Pen. Dans tous les cas de figures, la candidature de Fillon est plombée.  Le choix est désormais clair : c’est soit le renoncement, soit une défaite sanglante au premier tour des présidentielles. Le système de défense de l’intéressé ne tient évidemment pas, il est même d’une insignifiance qui désarçonne. En outre chaque jour, s’ajoutent de nouvelles accusations. La semaine dernière la presse avait révélé que Fillon avait rémunéré son époux à hauteur de 500 000 € comme pseudo assistante parlementaire. Hier on a appris qu’en réalité cette rémunération était de 900 000 €. De plus on a aussi appris que Fillon avait détourné du Sénat des sommes normalement allouées aux assistants parlementaires pour une somme de l’ordre de 25 000 €. Il a aussi rémunéré ses enfants pour une somme de 84 000 € en justifiant qu’ils étaient avocats alors  qu’ils n’étaient qu’étudiants. Dernier avatar de cette affaire la découverte de sa société de conseil « 2 F ». Enfin la rémunération d’un emploi fictif dans le journal d’un milliardaire : la revue des deux mondes où Penelope Fillon n’a jamais mis les pieds. Autant d’éléments injustifiables surtout pour celui qui avait pris la posture de l’homme honnête et de la rigueur. L’embarras est tel chez les  républicains que peu de grosses pointures osent prendre sa défense. Dans la coulisse, on évoque désormais clairement renoncement. Certes la procédure juridique pouvant le condamner pour les différents motifs évoqués n’est pas prête d’aboutir. Le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou le temps politique. Ceci étant, les dégâts sont déjà faits dans l’opinion publique et un sondage vient de démontrer que 75 % des Français ne croient pas aux explications de Fillon. Du coup, sa popularité va encore continuer de se rétrécir comme peau de chagrin et  les républicains risquent  de prendre uen calque aux législatives.

Pesticides : relative baisse mais la France toujours premier pays européen

Pesticides : relative baisse mais la France toujours premier pays européen

 

Le ministre de l’agriculture Stéphane le Foll se félicite de la  baisse en 2015 dans l’utilisation de pesticides en France. Une baisse toutefois à relativiser car la situation ne peut s’apprécier que sur longue période. . De ce point de vue,  la tendance structurelle ne s’est pas encore inversée. L’agriculture française utilise toujours plus de pesticides. Les quantités de substances actives (QSA) vendues à des fins agricoles ont bondi de 16 % en 2014 faussant ainsi les chiffres de 2015. , des ventes  frôlant les 59.000 tonnes, dont près de 28.000 tonnes d’herbicides et un peu plus de 21.000 tonnes de fongicides, selon les données du ministère de l’Agriculture. Un autre chiffre s’envole, celui de la distribution des produits contenant des molécules classées comme cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction humaine par les pouvoirs publics. Les volumes vendus augmentent de 21,7 % et dépassent légèrement les 15.000 tonnes pour les substances soumises depuis octobre 2014 à la redevance pour pollutions diffuses. Un chiffre que nuance le ministère de l’Agriculture, celui-ci estimant « possible « , qu’en 2014 « des exploitations se soient approvisionnées par anticipation de leurs besoins pour 2015 « . Autre élément de pondération, rapportée à l’hectare et au standard d’utilisation – le Nodu – défini par le ministère pour chaque type de culture, la hausse de la consommation de pesticides apparaît un peu moins forte : +9,4 % entre 2013 et 2014 et +5,8 % en moyenne annuelle sur la période 2011-2013 et 2012-2014. Dans le secteur non agricole (paysagistes, jardiniers, gestionnaires d’espaces verts), le bilan est lui aussi des plus mitigés. Leur utilisation recule de 2,2 % en moyenne triennale, mais elle progresse de 10 % en 2014. Le tout alors que les produits phytosanitaires seront proscrits dans les espaces publics à partir du 1er janvier 2017 et chez les particuliers en 2019. Dans tous les cas de figure, ces scores sont aux antipodes des objectifs fixés par les gouvernements qui se sont succédés depuis 2009, année de mise en oeuvre du premier plan Ecophyto. Un dispositif issu du Grenelle de l’environnement visant à réduire de 50 % d’ici à 2018 l’utilisation de pesticides. Ce cap s’est très vite révélé impossible à tenir. En 2015. Les ventes de pesticides aux agriculteurs ont reculé de 2,7% en France entre 2014 et 2015, première baisse depuis le lancement d’un plan gouvernemental en 2008 visant à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, a cependant annoncé lundi le ministre de l’Agriculture. Cette « inversion de la courbe » est « un point que l’on veut poursuivre et conforter », a indiqué Stéphane Le Foll lors d’une conférence de presse. Le recul sur un an est encore loin d’inverser les tendances de fond puisque les ventes de produits phytosanitaires agricoles restent en hausse en France en moyenne triennale sur la période 2013-2015 par rapport à 2012-2014. En outre le ministre de l’agriculture parle des ventes et non de l’utilisation. Il avait indiqué lui-même que la hausse des ventes en 2014 s’expliquait par l’anticipation des utilisations Le plan Ecophyto 2, lancé à l’automne 2015 par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, doit permettre de se revenir sur la bonne trajectoire. Le nouveau dispositif se veut moins stressant pour les agriculteurs : l’objectif des 50 % a été retardé et porté à 2050.

 

La solidarité : premier parti de France (Nicolas Hulot)

La solidarité : premier parti de France (Nicolas Hulot)

« Aujourd’hui, Emmaüs France, à l’occasion des 10 ans de la mort de l’abbé Pierre, lance un grand élan des solidarités. Je souhaite m’associer à cet hommage et à cette dynamique en espérant qu’elle puisse insuffler un supplément d’âme à la campagne présidentielle. Mais je crois impératif de regarder d’abord dans quel état du monde cette échéance arrive. La mondialisation a fait naître un immense espoir de partage. En se reliant, le monde allait additionner nos différences, mutualiser nos moyens et nos intelligences. Cette promesse est pour l’heure une cruelle désillusion. Au lieu de réduire les inégalités, le village global n’a fait que les exposer, pire, les confronter. Elle a brutalement fait prendre conscience à chacun partout sur la planète de sa différence de traitement, d’estime, d’attention. Cette femme africaine, comme des dizaines de milliers chaque jour, sait maintenant que son bébé va mourir d’une maladie dont il existe le remède ailleurs. Internet, en exposant la réalité dans chaque recoin de notre petite Terre, a semé l’humiliation, qui, ajoutée à l’exclusion, a fait le lit de toutes les instabilités et de toutes les haines. Chaque être qui, jusqu’alors se croyait juste victime de la fatalité, se découvre victime du fatalisme, de l’indifférence ou de l’exploitation. Les exclus ont désormais vue sur les inclus. Le temps est venu d’acter que la solidarité n’est plus une option ou juste une considération morale, elle est une condition non négociable à la paix du monde. Puisse chaque responsable politique en être convaincu. Le monde connecté nous oblige à le penser comme un unique espace de solidarité et donc à nous doter d’un état d’esprit universel. Désormais la solidarité doit être la pierre angulaire de toutes les politiques, l’obsession de chaque responsable ; la solidarité dans l’espace, dans le temps et avec l’ensemble du vivant. A la crise économique s’ajoute une profonde crise culturelle. La civilisation moderne a remplacé le salut de l’âme par une utopie matérielle. Vanité ultime ; la nature nous apprend la modération, le mutualisme, et le sens des limites. Elle nous confronte à notre addiction : notre incapacité pour l’heure dans un monde clos à nous fixer des limites. L’homme est englué dans une crise de l’excès ; excès du capitalisme, excès du consumérisme, excès du productivisme… Mais je crains que les rares candidats à la présidentielle qui évoquent les enjeux environnementaux n’aient pas ce point de vue intégral. Ce précieux moment démocratique nous désenchante par avance, tant son déroulé est convenu sur le fond et sur la forme. Les personnages sont connus, les rôles distribués, les dialogues et les armes déjà affûtés. Une occasion de plus de nous diviser au moment où nous avons tant besoin de nous rassembler. Il y a chez nous en métropole et outre-mer, dans nos villes, nos villages et nos campagnes, une société discrète, résolument citoyenne, qui travaille, innove, soigne et partage. Il n’est pas exclu que cette société soit majoritaire en nombre quand même elle ne l’est pas en audience. Treize millions de bénévoles dans le tissu associatif, 40% du corps électoral. La solidarité est le premier parti de France. Une France généreuse, altruiste, discrète et inventive, digne héritière de l’abbé Pierre, que les bénévoles d’Emmaüs incarnent si bien. Solidarité, dignité, diversité, humilité : voilà bien des promesses que nous devons faire nôtres, en mémoire de l’abbé Pierre. »

Trump : premier jour de président et des millions de manifestants

Trump : premier jour de président et des millions de manifestants

Le moins que l’on puisse dire c’est que le mandat de Trump  commence particulièrement mal avec des millions de manifestants aux États-Unis et dans le monde entier. En cause,  le rapport de Trump à la situation des femmes mais plus généralement sa politique réactionnaire, son  mépris des minorités et surtout ses provocations permanentes Un demi-million de manifestants à Los Angeles selon la police, la même chose à New York, plus d’un million à Washington selon les organisateurs, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, St Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines : le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs, une démonstration de force qui illustre les fractures persistantes de la société américaine face au 45e président, investi vendredi. C’est sans doute la première fois qu’un président américain démarre son mandat avec seulement 40 % de soutien. Si TRUMP continue à provoquer des minorités, la presse ou l’administration y compris la CIA, il est probable que son mandat se terminera mal. Notons surtout l’ambiguïté relative aux conditions de son élection. En effet le milliardaire se veut porteur des intérêts des couches populaires mais son premier geste est de constituer un cabinet de milliardaires dans la fortune équivaut au patrimoine de 100 millions d’Américains. Sa promesse de rendre le pouvoir au peuple est évidemment une illusion qui reviendra en boomerang. Trois scénarios sont possibles. Ou bien Trump  enfile réellement le costume de président et ses partisans seront déçus qu’il rentre dans le rang. Ou pour donner le change Trump continue ses diatribes notamment en tweetant mais avec  les contradictions entre son battage médiatique et sa politique apparaîtront rapidement (exemple quand il veut augmenter les droits de douane de 50 % sur les produits chinois, quand il veut construire un mur entre les États-Unis et le Mexique ou quand il veut renvoyer les immigrés chez eux). Dernier scénario Trump  met réellement en œuvre ses orientations protectionnistes et nationalistes. Inévitablement les autres partenaires économiques des États-Unis seront contraints de prendre des mesures de rétorsion. Au-delà de la guerre économique pourrait resurgir le risque de la guerre tout court. Dans les trois scénarios le mandat de Trump  pourrait se terminer au mieux de manière pitoyable au pire de manière catastrophique. Sa dernière attaque contre l’ensemble de la presse qui aurait sous-estimé le nombre de participants à son investiture témoigne de son irresponsabilité car chaque geste, chaque orientation seront analysés au scalpel sans parler de son passé dont certains aspects sont assez sulfureux. Avec des manifestations partout dans le monde qui ont réuni des millions de manifestants Trump  démarre dans les pires conditions.

Premier ministre : un calme à la place d’un colérique

Premier ministre : un calme à la place d’un colérique

 

 

Ouf doivent dire les collaborateurs de Matignon et plus généralement ceux du gouvernement. Avec le remplacement de Valls par Cazeneuve c’est un homme calme et mesuré qui remplace le colérique excessif Valls. La ligne politique  ne changera pas pour autant. Aucun texte fondamental ne sera en effet soumis au Parlement d’ici les présidentielles. En clair on va se contenter de gérer les affaires courantes. Avec sans doute quelques  tentatives de François Hollande sur le plan international à fin de se rappeler à l’opinion. Une opinion qui lui sera nettement plus favorable de son renoncement.  Finies sans doute les annoncent tonitruantes, les coups de menton et autres discours martiaux. Ceci dit  durant les derniers mois de Hollande le gouvernement devra être attentif à une situation géopolitique complexe, à un environnement économique international morose et à des risques de terrorisme amplifiés par le recul de Daech notamment en Syrie.  Bernard Cazeneuve arrive à Matignon fort d’une réputation consolidée par sa gestion de la menace terroriste qui pèse sur la France, frappée depuis deux ans par des attentats, malgré les failles relevées par l’opposition de droite. En déplacement en banlieue parisienne, François Hollande a dit lui avoir demandé de « protéger » le pays et de « préparer l’avenir ». Protéger le pays sans doute mais certainement pas préparer l’avenir car le gouvernement à brûler ses cartouches est globalement le bilan est très négatif de ce point de vue la mission confit Hollande Cazeneuve paraît un peu surréaliste. Comment en effet un gouvernement qui n’a plus que quelques mois à vivre pourrait-il ce consacrer aux générations futures quand il n’a pas été capable après quatre ans et demi de gérer le présent. « La mission que j’ai confié (…) au gouvernement, c’est d’aller jusqu’au bout, jusqu’au dernier jour dans la préparation de l’avenir parce que c’est le devoir que l’on a vis-à-vis des générations futures », a-t-il déclaré. Malgré un temps d’action limité à cinq mois, Bernard Cazeneuve a dit son souci d’agir au plus tôt, car « en politique, chaque jour est utile, chaque jour compte ». Nommé à sa place au ministère de l’Intérieur, Bruno Le Roux était jusqu’ici le président du groupe PS à l’Assemblée nationale. Ce proche de François Hollande a dit à la presse ressentir « une grande responsabilité ». Les autres changements sont anecdotiques.  André Vallini a été nommé secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement et Jean-Marie Le Guen secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie. Les deux hommes échangent ainsi leurs postes. Député puis sénateur de l’Isère, André Vallini est considéré comme un « hollandais » historique, à la différence de Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls.

2017: Valls largement battu au premier tour

Valls largement battu au premier tour  

Selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange diffusé mercredi Valls serait battu très largement au premier tour en cas de candidature vraisemblable de Macron et Mélenchon. Valls ne tiendrait que 13 % derrière Fillon, Le Pen, Macron et Mélenchon.  L’institut a testé le « potentiel électoral maximal » de l’ex-Premier ministre socialiste, qui a annoncé sa démission lundi. Son score le plus élevé serait de 21% au premier tour dans l’hypothèse où il remporterait la primaire de la gauche, où Emmanuel Macron décidait ou serait contraint de renoncer à la présidentielle et si François Bayrou ne se présentait pas. Il ne pourrait toutefois menacer Marine Le Pen (26%) et François Fillon (29%). Dans le scénario d’une gauche « tripolarisée » au premier tour entre Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Manuel Valls, ce dernier recueillerait 13% des suffrages contre 14% à ses deux concurrents respectifs. « Le deuxième tour apparaît hors de portée de la gauche tripolarisée, mais même lorsqu’elle est bipolarisée autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls, en l’état le second tour n’est pas accessible non plus », a dit Erwan Lestrohan (BVA) à Reuters. « Ce sont vraiment les deux gauches irréconciliables de Manuel Valls qui l’empêchent d’accéder au second tour », note-t-il. A droite, François Fillon se qualifierait pour le second tour dans tous les cas de figure testés : face à Manuel Valls (24%), Arnaud Montebourg (23%) et face à Manuel Valls sans Emmanuel Macron ni François Bayrou (29%). La présidente du Front national, Marine Le Pen, est créditée de 24% à 26% des intentions de vote selon les scénarios, faisant jeu égal avec le candidat de la droite et du centre. L’enquête a été réalisée par internet du 2 au 4 décembre.

2017 : la gauche éliminée au premier tour dans tous les cas

2017 : la gauche éliminée au premier tour dans tous les cas

Curieusement la gauche prend soudainement conscience qu’elle sera éliminée dés le premier tour des présidentielles de 2017. Et du coup des conséquences sur les législatives qui suivront. En effet le parti socialiste risque de perdre les deux tiers de ses députés c’est-à-dire passer de 250 représentants à moins de 100, 80 tout au plus. Le Front National pouvant même espérer dépasser les socialistes avec une centaine de députés. Autant dire que l’existence même de la gauche classique est cause d’autant plus que ce camp est très divisé entre des leaders très à gauche comme Mélenchon, Arnaud Montebourg et Macron lui plutôt du centre de droit tandis que Valls tente de se situer sur une ligne sociale démocrate. Quant au parti périphérique, radicaux de gauche, écolos ou communistes ils sont engagés dans la voie de l’extinction depuis déjà un bon moment. De ce fait la question du rassemblement se pose mais sans doute un peu tard car dans toutes les hypothèses aucun leader n’est en  capacité de représenter la gauche au second tour. Selon le dernier sondage BVA-Salesforce publié vendredi et en fonction des configurations, à ce stade, ni François Hollande (entre 9 % et 13 % d’intentions de vote), ni Jean-Luc Mélenchon (entre 12,5 % et 14 %), ni Emmanuel Macron (entre 11 % et 14 %), ni Arnaud Montebourg (entre 9 % et 10 %) ne parviendrait à se qualifier pour le second tour, tous restant loin derrière Marine Le Pen, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy

Premier débat à droite : des candidats très coincés

 

Premier débat à droite : des candidats très coincés

 

 

Ce que l’on retiendra sans doute de ce premier débat c’est qu’il fut relativement insipide. En fait on n’a rien appris de nouveau de chacun des prétendants. Des prétendants par ailleurs très tendus surtout Sarkozy.  ligotés aussi par le format de l’émission qui leur laissait le plus souvent une minute ou 30 secondes pour s’exprimer globalement,  les participants sont parvenus à éviter la foire d’empoigne avec cependant des attaques  personnelles parfois très durs. D’une certaine manière les deux principaux candidats à savoir Sarkozy et Juppé se sont neutralisés et le rapport de force finale est en faveur du maire de Bordeaux d’après les sondages les plus autres candidats ont tenté d’exister notamment Fillon qui a tenté de se singulariser avec le radicalisme de ses positions. Copé lui a contesté la légitimité de ceux  qui ont été mis en examen, il visait évidemment d’abord Sarkozy mais aussi Juppé.  Lemaire et  NKM ont trop voulu se montrer comme des prétendants hors système avec des propositions un peu hors-sol,  finalement poisson  à Puteaux a tire son épingle du jet du jeu en se faisant connaître. Bref comme il fallait s’y attendre ce spectacle médiatique n’est pas de nature à apporter des éclairages très pertinents et surtout nouveaux sur les positions des un et des autres en matière économique notamment les orientations sont parues assez confuses. Au total un débat assez conventionnel et qui a plutôt ennuyé.  Alain Juppé, favori des sondages, et Nicolas Sarkozy, pour qui il devient urgent d’enrayer une dynamique défavorable, ont décliné une partition connue. Pour le maire de Bordeaux, un « Etat fort » à même de remettre la France sur la voie du « plein emploi » et de l’ »optimisme », pour l’ancien président « une France de l’action » succédant à « la France du bavardage » dans une « alternance forte, énergique, immédiate, concrète » au service de « la majorité silencieuse ». Dans ces deux registres éprouvés, les deux hommes se sont neutralisés, Alain Juppé optant stratégiquement pour une prudente réserve, Nicolas Sarkozy, crispé tout au long de l’exercice, pour un volontarisme rappelant les campagnes de 2007 et 2012. Ce sont les « outsiders » qui ont ménagé surprise et intérêt, notamment le plus méconnu d’entre eux, le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, crédité de 0,5% à 2% dans les sondages, qui a marqué sans complexe ses différences, sur le revenu universel, la laïcité ou les fichés S. La seule femme candidate, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ravi à Bruno Le Maire, emprunté, le privilège de la nouveauté en invitant les électeurs à refuser la « nostalgie »: « Le recyclage, ça marche pour les déchets, pas pour les idées ». « Passez à autre chose », a déclaré pour sa part l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy Bruno Le Maire qui s’est efforcé difficilement de déclarer hors-jeu « le clan des redoublants », pour reprendre une expression de son porte-parole Damien Abad. « Si vous voulez continuer comme avant, vous avez tout ce qu’il faut sur ce plateau », a-t-il lancé en préambule, à quelque distance des pupitres d’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. « On a gouverné ensemble pendant cinq ans », leur a rappelé l’ancien président au début des échanges. Le député de l’Eure dispute à François Fillon la place de troisième homme dans le scrutin, sans précédent à droite, des 20 et 27 novembre. Marquant sa singularité, notamment par la radicalité de ses propositions économiques et sa position isolée sur le dossier syrien, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui se défie des sondages, a appelé à déjouer les pronostics. « Ce que ce débat a montré ce soir, c’est qu’il n’y a pas deux candidats qui ont déjà gagné le premier tour de la primaire », a-t-il dit en conclusion. La palme de l’offensive, au risque parfois de l’agressivité, revient à Jean-François Copé, crédité de 2% dans les sondages les plus flatteurs, qui a joué son va-tout en décochant plusieurs traits à Nicolas Sarkozy, à sa droite, auquel il ne pardonne pas de l’avoir mis en cause dans l’affaire Bygmalion. D’emblée, le député-maire de Meaux, qui dirigea la majorité à l’Assemblée sous Nicolas Sarkozy, s’en est pris à celui-ci en l’accusant de ne pas avoir honoré ses engagements. « Il y a dix ans, en 2007, j’avais comme des millions de Français espéré en la rupture que proposait Nicolas Sarkozy pour notre pays (…). Cette rupture, malheureusement on l’a pas faite », a-t-il lancé d’entrée. Nicolas Sarkozy, qui a dit par la suite avoir été « fair-play » pour pouvoir « rassembler » à l’avenir, est sorti de ses gonds lorsque Jean-François Copé lui a reproché ainsi qu’à François Fillon, qui a « la mémoire qui flanche », d’avoir été défavorables à la loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. « C’est nous les députés qui l’avons faite passer ». « Ce n’est pas toi qui nous l’a imposée, tu étais bien incapable d’imposer ni au Premier ministre ni au président de la République quoi que ce soit », a répliqué Nicolas Sarkozy. La tension a été palpable lors de l’évocation des affaires judiciaires qui plombent la droite depuis des décennies. A Bruno Le Maire, qui souhaite que les prétendants à un mandat électif dévoilent leur casier judiciaire, Alain Juppé, condamné en 2004 pour prise illégale d’intérêts, a lancé : « Je tiens mon casier judiciaire à la disposition de Bruno. » « Aujourd’hui, les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote, s’ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m’éliront pas », a-t-il dit. Nicolas Sarkozy, échaudé par les déclarations liminaires de François Fillon sur l’exemplarité politique, a lâché, à propos de sa formule — « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen? » –: « Ce ne sont pas des déclarations qui honorent ceux qui les prononcent ». Jean-François Copé a enfoncé le clou sur l’affaire Bygmalion, dans laquelle il a été blanchi et pour laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen, en renvoyant chaque candidat à sa « conscience ». François Fillon, la voix étranglée par l’émotion, a dû pour sa part à nouveau démentir avoir demandé à l’actuel secrétaire général de l’Elysée de « ruiner judiciairement » Nicolas Sarkozy. « Ce n’était pas un combat de boxe, on pouvait s’expliquer, il y a eu des moments d’émotion (…) moi ça m’a plu (…) C’était propre », a voulu résumer Nicolas Sarkozy à des journalistes après le débat, où il a difficilement dissimulé son irritation. Le débat a porté sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité, ainsi que les questions économiques. Même si leurs programmes ont pour axe commun une politique libérale au profit des entreprises, les candidats se sont affrontés sur les 35 heures, les mesures fiscales, les retraites. « Je ne serai pas le Martine Aubry de droite. C’est-à-dire qu’on a eu une obsédée des 35 heures, on ne va pas être des obsédés des 39 heures », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy à l’adresse de François Fillon et Alain Juppé qui prônent, dans des modalités différentes, un allongement de la durée hebdomadaire du travail. Au chapitre de l’immigration, Alain Juppé, qui a défendu sans emphase son concept contesté d’identité « heureuse », et Nicolas Sarkozy, critiqué pour avoir invoqué la lignée des « Gaulois », ont été critiqués par les « petits » candidats. « Entre l’identité heureuse et l’identité gauloise, il y a une troisième voie qui est l’identité républicaine », a dit par exemple Nathalie Kosciusko-Morizet. (Avec Reuters)

 

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