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Retraites : un premier simulateur bidon dès mercredi !

Retraites : un premier simulateur bidon dès mercredi  !

Cette annonce de simulateur en place dès mercredi semble relever du gag. En effet, comment pourrait-on procéder à des évaluations des futures retraites sans connaître au préalable les principes et  les paramètres du nouveau système. Évidemment, on va se contenter pendant longtemps de cas type complètement théoriques qui  ne correspondent  à aucune réalité. De ce point de vue, sémantiquement le dispositif envisagé mérite bien le nom de simulateur. Observons que le projet dit universel doit être adressé à l’assemblée nationale qui décidera en dernier ressort et que la discussion va durer six mois voire davantage. Personne n’est en capacité de fournir les données nécessaires de cadrage pour permettre à chaque retraité d’avoir une idée de la future pension. Dès lors ,  cette annonce de premier simulateur dès mercredi constitue  évidemment une arnaque méthodologique et  un outil de propagande idéologique. Un premier simulateur officiel, intitulé « Suis-je concerné par la réforme ? », serait donc  mis en ligne dès mercredi 18 décembre, a appris franceinfo auprès de Matignon, confirmant une information du Journal du dimanche.

Cet outil sera, dans sa version initiale, un comparateur plutôt qu’un véritable simulateur. Il « permettra de vérifier si on est ou non concerné par la réforme« , précise Matignon à franceinfo. On pourra aussi  »voir des exemples des montants de retraite qui peuvent être attendus pour les générations qui feront toute leur carrière dans le système universel, et voir la répartition entre la retraite calculée selon les règles actuelles et la retraite du système universel pour tous ceux qui auront une partie de carrière dans les deux systèmes« .

Ce « prototype de simulateur » sera enrichi à partir du 22 janvier 2020, jour de l’examen du projet par le Conseil des ministres,  »avec environ 150 situations individuelles«  et « sera rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles« , ajoute Matignon. Un  »simulateur individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible dans les six mois qui suivront l’adoption de la loi par le Parlement ».

Dans un entretien au Parisien, dimanche, Edouard Philippe affirme que ce simulateur est « en train d’être construit ». « Ce n’est pas facile« , car « il faut que toutes les hypothèses, toutes les données soient stabilisées« , précise le Premier ministre. Dès lors, on se demande pourquoi devant tant d’incertitudes,  on affiche la prétention de calculer ce qui est pour le moment incalculable.

Réforme des retraites : ce que va annoncer le Premier Ministre

Réforme des retraites : ce que va annoncer le Premier Ministre

 

 

Compte tenu des déclarations des différents membres du gouvernement au soir de la grande manifestation du 5 décembre, on peut déceler ce que seront les principales annonces du Premier ministre. On peut d’ailleurs s’étonner qu’il attende autant de temps moins que les divergences internes au gouvernement ne freinent  la synthèse !  La première annonce concerne le report à plus tard des mesures financières dites paramétriques ( âge de la retraite, niveau de la retraite, niveau des cotisations). En clair, on reporte ces mesures d’équilibre financier après les prochaines élections présidentielles. En théorie, le report est prévu jusqu’en 2021 mais on voit mal une opération de ce type réalisée à la veille d’une élection. Le deuxième aspect concerne la totalité des futurs pensionnés. A l’origine, cette retraite devait concerner ceux nés  1963 (et après)  à partir donc de 2025. Le report d’une génération décalerait donc la réforme à 2035. Elle concernerait ceux nés en 1973 et après.

Le troisième aspect concerne le maintien de certains régimes spéciaux. Ce sera le cas des policiers, sans doute des enseignants, des pompiers ; d’autres suivront. On laissera du temps au régimes spéciaux pour s’aligner ( une quinzaine d’années au moins, voire la clause du grand père pour certains professions).  De quoi évidemment rassurer les plus proches de la retraite mais de créer  une incertitude pour la totalité des retraités compte tenu des ambiguïtés qui demeurent en particulier concernant le niveau de la retraite et ses modalités précises.

Les  soudaines déclarations de plusieurs membres du gouvernement  témoignent  à l’évidence de l’affolement du pouvoir sans doute prêt à lâcher  morceau par morceau le principe même de l’universalité de la réforme. Pour les régimes spéciaux, la discussion sera renvoyée dans chaque corporation  afin d’étudier les conditions rapprochement avec système dit universel. Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraites qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les cadres,  les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen qui  pourrait baisser de 25 % d’ici 2070 (d’après Jean Peyrelevade, LCI, 3 décembre 2019). Comme d’habitude, Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement.

Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à tout le monde sans vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère qui s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques socio-économiques, Macron applique sa méthode théocratique , suicidaire pour lui comme pour le pays. Le risque est notamment de perdre la moitié de la croissance prévue en 2020 ( une croissance espérée autour de 1% déjà faible) soit une perte de 10 milliards !

 

Sondage municipales Paris : Anne Hidalgo en tête ….au premier tour

Sondage municipales Paris : Anne Hidalgo en tête ….au premier tour

 Selon enquête Ipsos pour Le Figaro et LCI, la maire PS de Paris recueille 24 % des intentions de vote, Griveaux (19 %), Villani (14%). La liste LR conduite par Rachida Dati arrive ensuite à 13 %, suivie de l’écologiste David Belliard (11 %). Évidemment rien n’est joué car il faudra intégrer le deuxième tour et même le troisième dans la mesure les élus des arrondissements qui désigneront le maire. Par ailleurs, la campagne commence à peine et il faut intégrer le potentiel de chacun notamment des bonnes et des mauvaises opinions. Sur ce plan, Anne Hidalgo atteint un score de 52 % de mauvaises opinions. Si Rachida Dati est à 59 %, Cédric Villani de son côté confirme son image charismatique avec 51 % de bonnes opinions et seulement 33 % de mauvaises opinions.

 

Boris Johnson premier échec aux législatives

Boris Johnson premier échec aux législatives

La perspective d’élections générales se précisent de plus en plus au Royaume uni. Avec la défaite surprise de Boris Johnson. Dans la circonscription galloise de Brecon et Radnorshire. , la majorité ne tient qu’à une voix.

La majorité parlementaire du gouvernement Johnson ne tenait déjà qu’à l’appui du Parti unioniste démocratique (DUP) nord-irlandais, ce qui laisse Johnson sous la menace des députés rebelles au sein des Tories alors qu’il entend quitter l’Union européenne au 31 octobre prochain, si nécessaire sans accord de divorce.

“La majorité de Boris Johnson qui s’amenuise montre clairement qu’il n’a pas mandat pour quitter l’UE sans accord”, a déclaré la cheffe de file de l’Union libérale-démocrate, Jo Swinson, qui a remporté cette élection. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour stopper le Brexit et offrir une alternative, une vision positive”, a-t-elle poursuivi dans un communiqué. “Nous avons désormais un député de plus (13 au total, ndlr) qui votera contre le Brexit au parlement”.

Le scrutin de Brecon, zone rurale au coeur du Pays de Galles, a été rendu nécessaire par l’annulation du mandat du député conservateur Chris Davies pour avoir falsifié des dépenses. Davies était de nouveau le candidat des Tories. La libérale-démocrate Jane Dodds a remporté l’élection avec 13.826 voix, devançant Davies qui a obtenu 12.401 voix, selon les résultats officiels.

Le Parti du Brexit de Nigel Farage s’est classé troisième avec 3.331 voix, le Parti travailliste quatrième avec 1.680 voix. Cette élection complique la tâche qui attend Boris Johnson puisque certains députés conservateurs ont laissé entendre qu’ils pourraient voter contre son gouvernement afin d’empêcher un divorce sans accord avec l’UE.

Le président du Parti conservateur James Clerverly a tenté de resserrer les rangs autour du nouveau chef du gouvernement en rappelant aux élus de sa formation qu’il était de leur devoir de soutenir ce dernier.“C’est la politique du Parti conservateur depuis longtemps, la politique sur laquelle nous avons tous été élus est de chercher un accord avec l’Union européenne. Mais si cela ne devait pas se réaliser, alors il faudrait quitter l’Europe malgré tout”, a-t-il dit.

Le résultat de cette élection partielle observée avec attention pourrait être de nature à susciter de nouveaux appels en faveur d’une alliance entre les conservateurs et le Parti du Brexit de Nigel Farage lors des prochaines échéances électorales.

Boris Johnson, Premier ministre : un fou de plus à la tête d’un pays

Boris Johnson, Premier  ministre : un fou de plus à la tête d’un pays  

 

D’une certaine façon, on pourra compter sur un fou supplémentaire à la tête d’un pays avec la nomination de Boris Johnson comme Premier ministre britannique. Certes, l’intéressé est loin d’être idiot, il est même relativement instruit et intelligent. Le problème, c’est son honnêteté et son déséquilibre psychologique. Face à la crise démocratique, face à la vague du dégagisme  qui affecte nombre de pays, une opportunité exceptionnelle s’offre aux fous, aux marchands d’illusions et aux aventuriers. Les fous et les dictateurs ne manquent pas. Il y a le président chinois, nouveau Mao qui a réussi à supprimer toute notion de temps pour l’exercice de son mandat. Il y a Poutine, les dirigeants iraniens, Erdogan, le président nord-coréen, le populiste Trump, Salvini, responsable  du gouvernement italien et même Macron. Macron qui a profité du vide politique ;  passé de gauche à droite sans état d’âme, machiavélique, autoritaire et psychologiquement peu équilibré si l’on en juge par ses réactions enfantines. La dernière en date étant  celle de l’affaire des gilets jaunes à Nice où Macron a recommandé à une femme de plus de 74 ans de faire preuve de sagesse et en réfutant l’idée qu’elle ait pu être victime d’une bousculade  policière responsable de son accident. Aujourd’hui le procureur de Nice avoue le contraire. C’est bien la police qui a poussé la victime et le procureur reconnaît avoir voulu protéger Macron. Boris Johnson, lui est encore plus démonstratif. Il peut affirmer un jour une vérité, le lendemain une autre. Ses dirigeants sont particulièrement inquiétants pour la stabilité mondiale car ils peuvent se laisser emporter par leur tempérament dans des conflits dangereux pour le monde. Notons que tous ceux qui ont été évoqués sont en guerre au moins verbale avec une bonne partie de la communauté internationale. Cela vaut aussi pour Boris Johnson mais aussi pour Macron. On peut d’ores et déjà prévoir que Boris  Johnson va provoquer la France et inversement dans l’unique objet de satisfaire la démagogie et de renforcer le pouvoir intérieur (par ailleurs très fragile dans les deux cas).  Que son style et sa personnalité fascinent ou inquiètent, Boris Johnson ne pourra échapper à une question simple : peut-il réussir là où Theresa May a échoué ?

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

 

Finalement la plupart des écolos tombent comme les mouches dans le piège du pouvoir ;  Sa conquête devient l’objet suprême et le projet accessoire. C’est ainsi qu’on a vu défiler nombre de leaders écolos par exemple sous Hollande. Mais on aurait bien du  mal à retenir la moindre action un peu significative de ces ministres. Même Hulot,  a été attiré par le vinaigre doux de Macron. Des paroles sirupeuses, des mamours qui n’avaient d’autres fins que de transférer une partie de la popularité Hulot vers Macron.  Maintenant c’est à Jadot d’être enivré par le parfum du pouvoir. Avec les 13 % réalisés aux européennes, il se voit déjà comme l’arbitre des élections présidentielles en 2022. Sa première grande action significative sitôt le résultat connu a été de se faire prendre en photo avec sa compagne pour figurer sur la Une de Paris-Match. Comme démarche collective et comme geste politique on fait mieux dans un parti qui prône la démocratie, condamne le culte de la personnalité et s’attache davantage à la lutte pour  l’environnement qu’à la lutte pour le leadership politicien. Évidemment Jadot va retomber sur terre d’abord parce que les municipales ne sont pas forcément  favorables à des écolos pas toujours très bien implantés localement. Peu importe car l’objectif de Jadot c’est de maintenir son petit capital pour l’offrir et  pour le négocier en 2022. À défaut d’être président il pourrait revendiquer le poste de Premier ministre ( même avant 2022). Encore un qui aura sauvé au moins son propre environnement : celui qui tourne autour de son nombril.

 

L’emploi salarié premier trimestre ; bons résultats

L’emploi salarié premier trimestre ; bons résultats

 

Près de 100 000 emplois créés au premier trimestre, résultat satisfaisant même s’il convient de le relativiser au regard des 6 millions de chômeurs. Le marché du travail se porte relativement bien comme l’indique l’INSEE mais  il y a un pas un peu vite franchi. Reste que, les créations d’emplois ont augmenté de 93.800 au premier trimestresoit une hausse de 0,4% après 0,3% au dernier trimestre 2018. L’emploi salarié a particulièrement bondi dans le secteur privé (92.800 après 67.900). Dans le public, les créations ont été bien plus modérées (1.000 après 2.000). Pour le chef économiste chez Ostrum Asset Management, Philippe Waechter :

« Avec 92.800 emplois de plus, ce chiffre est comparable aux points hauts de 2017. La croissance est plus riche en emplois [...] Cette hausse de l’emploi va s’ajouter aux mesures sur le pouvoir d’achat et soutenir la demande interne [...] De la sorte, la croissance devient plus autonome, compensant le risque associé au choc extérieur (fort ralentissement du commerce mondial). L’économie française devient plus robuste. »

En dépit d’une croissance révisée à la baisse et d’un climat social tendu alimenté notamment par la crise des « Gilets jaunes », les économistes de l’Insee ont révisé fortement à la hausse leurs premières projections. « Comparativement à l’estimation flash parue le 10 mai 2019, la variation de l’emploi salarié sur le seul champ privé au premier trimestre 2019 est revue à la hausse de 26.400, en particulier dans les services marchands hors intérim et dans la construction », précise l’organisme de statistiques public. Mais finalement une évolution assez conforme avec celle de la croissance qui tourne en ce moment autour de 0,3 % par trimestre.

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin, la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

La croissance États-Unis : bons résultats au premier trimestre mais interrogation après

La croissance États-Unis : bons résultats au premier trimestre mais interrogation après

 

 

Hausse e du PIB  de 3,2% en rythme annuel au premier trimestre mais la croissance  des investissements qui se tasse et  une hausse de la demande intérieure qui, à 1,3% seulement, ressort au plus bas depuis le deuxième trimestre 2013, une progression divisée par deux par rapport au dernier trimestre de 2018.La Fed, dont le comité de politique monétaire se réunit mardi et mercredi prochains, a décidé en janvier d’une pause dans son cycle de resserrement amorcé en décembre 2015, renonçant à prévoir un nouveau relèvement de taux directeurs cette année après quatre hausses l’année dernière. Les exportations américaines ont augmenté de 3,7% au premier trimestre tandis que les importations diminuaient d’autant, un double mouvement qui se solde par une contribution positive de 1,03 point de pourcentage à la croissance du PIB en raison du poids plus important des importations que des exportations dans le PIB, après un effet neutre sur octobre-décembre. Les stocks des entreprises ont augmenté parallèlement au rythme de 128,4 milliards de dollars sur le trimestre, le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2015. Cette hausse se traduit par une contribution à la croissance de 0,65 point de pourcentage, contre 0,1 point seulement sur le quatrième trimestre de l’an dernier. La croissance des dépenses de consommation a ralenti à 1,2% après +2,5% au quatrième trimestre et l’investissement des entreprises n’a augmenté que de 0,2%, sa plus faible hausse depuis le troisième trimestre 2016.

Les dépenses de construction résidentielle ont diminué de 2,8% en rythme annuel, enregistrant un cinquième trimestre consécutif de repli.

 

Chômage : stable au premier trimestre

Chômage : stable  au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

 

Grand débat : une restitution bidonnée par le Premier ministre

Grand débat : une restitution bidonnée par le Premier ministre

Dans sa précipitation à récupérer le grand débat, le gouvernement vient de commettre des fautes politiquement impardonnables. D’abord on vient de s’apercevoir qu’on a bidonné les chiffres des contributeurs en les surestimant notoirement. Ensuite qu’on a oublié de traiter environ la moitié des contributions. Enfin sur le fond que le Premier ministre a tordu les conclusions pour les mettre en cohérence avec les orientations  économiques et sociales du gouvernement.

Emmanuelle Wargon, la jeune secrétaire d’Etat à la Transition écologique, chargée d’animer le grand débat avec Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales. Ces forces en vain de justifier cette restitution un peu tordue dans une interview à France Info.

Franceinfo : quelle est votre réponse à cette enquête de franceinfo sur les chiffres du grand débat, la restitution biaisée ?

Emmanuelle Wargon : Je regrette vraiment cette polémique parce qu’au lieu de se féliciter collectivement du succès d’un exercice de démocratie qui a bien fonctionné, on est vraiment dans une interprétation des faits qui n’est pas la bonne. En ce qui concerne l’exploitation des contributions, le gouvernement a dit, les garants surtout ont dit que nous avions exploité toutes les contributions qui étaient arrivées sur la plate-forme, 1,9 million exactement. Les contributions issues des conférences avec les citoyens tirés au sort, là ça concerne, 20 conférences et 1 500 personnes, et environ 60% de ce que nous appelons ‘les contributions libres’ qui sont les cahiers et les courriers. Nous l’avons dit, c’est public, c’est sur le site du grand débat, c’est dans le rapport des garants. Ils ont confirmé que cette matière était suffisante pour que la restitution soit honnête et crédible. La raison pour laquelle nous n’avons pas exploité 100% encore c’est simplement que tout a été clôturé mi-mars, que des cahiers et courriers arrivent encore, même si normalement c’est fini. Nous nous sommes engagés à exploiter 100%. Ce qui n’a pas été traité pour le début de semaine, le sera d’ici quelques semaines, exhaustif à 100% courant mai.

Pourquoi avoir organisé une restitution lundi alors que tout n’était pas encore analysé ?

Je vous renvoie au rapport des garants qui ont considéré que la quantité de matières analysées était suffisante pour que la restitution soit honnête et crédible. Nous avions besoin d’un délai compatible avec la prise de décision politique, pour pouvoir restituer la parole des Français qui ont participé, pour qu’ensuite le temps des décisions puisse venir. C’est une polémique inutile et qui n’est pas fondée. Nous avons 506 000 personnes exactement qui se sont exprimées sur la plateforme grandebat.fr, pour le reste, par définition, ce sont des estimations. Les réunions locales, on estime à environ 50 personnes par réunion, pour 10 000 réunions, c’est de l’ordre de 500 000 [personnes]. Si on creuse. Une enquête qui a été faite par le Cevipof dit qu’on est autour de 70 [personnes par réunion locale], on est entre 500 et 700 000 [personnes]. Pour les courriers et les contributions dans les cahiers, le chiffre exact, c’est 20 000 cahiers avec 22 pages par cahier. Si on multiplie 20 000 par 22 pages par cahier ça fait environ 400 000 et si on ajoute les 30 000 courriers qu’on a reçus, ça fait 430 000. Quand on arrondit à 1,5 million on est dans le bon ordre de grandeur, sachant qu’on a toujours dit que cette opération était un débat et pas un sondage.

Lundi, vous avez évoqué une analyse exhaustive des contributions et non pas une estimation. On a pris trois mois pour organiser le grand débat. Si l’analyse de 100% des contributions arrive dans quelques semaines alors qu’Emmanuel Macron prend la parole lundi prochain, que faire des contributions de ceux qui ont laissé des messages dans les cahiers qui ne seront pas lus d’ici-là ?

Je voudrais répéter ce que j’ai dit lundi, nos principes sont : pluralisme, exhaustivité et transparence. Tout ce que nous traitons est en ligne. Les principes sont en ligne, la méthodologie est en ligne, le rapport des garants est en ligne. Exhaustivité. Tout sera traité. On aura le traitement à 100% courant mai, mais nous avons la masse critique avec toutes les sources différentes pour que la première restitution soit honnête et crédible et ce n’est pas que le gouvernement qui le dit, ce sont les  cinq garants. Bien sûr on peut essayer de disqualifier ce moment inédit de démocratie, mais à un moment il faut qu’on soit tous responsables. Le gouvernement est responsable. On est transparents dans la méthode. L’exhaustivité, nous l’avons annoncée je m’y suis engagée et elle sera complète. On sera à 100% fin mai.

 

 

Grand débat: une synthèse très orientée par le Premier ministre

Grand débat: une synthèse très orientée par le Premier ministre

 

Globalement le rendu du grand débat effectué par le Premier ministre n’aura pas appris grand-chose des préoccupations des Français. Au total, un discours plein de banalités mais aussi très orientée. Il faudra baisser plus vite les impôts pour répondre à l’exaspération des Français, a notamment déclaré lundi Edouard Philippe, un premier mensonge car globalement les impôts n’ont pas diminué et le taux de prélèvements obligatoires a encore plutôt augmenté surtout les moins favorisés. Il y a de ce point de vue une grande ambiguïté dans la conclusion du Premier ministre qui veut baisser la fiscalité en général alors que la revendication première est celle d’une pression fiscale plus juste, donc mieux répartie. D’où par exemple la revendication d’un rétablissement de l’impôt sur la fortune que refuse précisément le gouvernement, de même que la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. Comme l’indiquent d’ailleurs les garants, cette conclusion est biaisée d’une part pour justifier la politique actuelle du pouvoir et donner une légitimité aux mesures cosmétiques qu’il prépare. De toute manière, les marges de manœuvre du gouvernement sont très étroites et comme l’a indiqué le Premier ministre par ailleurs,  il n’entend pas changer de cap. Le Premier ministre a cité quatre “exigences” : baisser la fiscalité, renouer les liens avec les territoires se sentant délaissés, renforcer le lien démocratique avec les citoyens et mieux répondre à l’urgence climatique. “Le débat nous indique clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts”, a-t-il poursuivi. “Les Français ont aussi compris avec beaucoup de maturité (!!!) qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique.”Le déficit public prévu au-delà de 3% du PIB cette année contraint l’action de l’exécutif, déjà forcé d’annoncer quelque 10 milliards d’euros de mesures en décembre pour endiguer la contestation.

Premier meeting En marche pour les européennes. : Très terne comme Nathalie Loiseau, la tête de liste

Premier meeting En marche pour les européennes. : Très terne comme Nathalie Loiseau, la tête de liste

 

 

Visiblement la tête de l’une de liste en marche, peine à emballer sa campagne électorale et son premier meeting était particulièrement terne d’autant que seul les membres de la liste se sont exprimés. Plusieurs raisons à cela Nathalie Loiseau manquent sérieusement de charisme et sa liste ressemble surtout à une auberge espagnole avec des candidats sortis pour beaucoup d’on ne sait où. Évidemment personne ne sera étonné de ne pas trouver de gilet jaune dans la liste de la république en marche ! Par contre on trouve essentiellement des cadres avec à la tête de la liste une supère techno aussi charismatique qu’une limande mais surdiplômée. Elle a même été directrice de l’ENA, une référence pour Macron. Une décision curieuse  car c’est au moment où l’Europe a besoin de politique pour retrouver une légitimité que Macron décide de faire diriger sa liste par une supère techno. Pas vraiment de quoi emballer sur des perspectives de vraies réformes de l’Europe et surtout de prise en compte des préoccupations légitimes et concrètes des Européens. Sans doute pour compenser les insuffisances de la tête de liste, la république en marche présente une sorte de liste en forme d’auberge espagnole où tous les secteurs d’activité ou de pensée, voire d’absence de pensée sont représentées. Il n’y a pas beaucoup de cohérence dans la vision commune. Un peu finalement comme la composition du gouvernement ou mieux celle de l’assemblée nationale. Sorte de cocktail sans ancrage politique ou social et sans vision. Bref le type de profil qui plaît à Macron qui demeure le seul chef d’orchestre de cette formation composite. Une formation qui évitera toutefois les fausses notes comme à l’Assemblée nationale parce que nous n’autoriser à penser et à s’exprimer. Bref des godillots. Des opportunistes en plus qui seront bien au chaud en Europe pendant que vraisemblablement la France connaîtra des soubresauts politiques d’ici 2022. Ce qui caractérise le plus cette liste c’est sa composition sociologique. Non seulement on ne trouve pas de gilet jaune mais pratiquement pas de représentants des couches moyennes et populaires.  Nathalie Loiseau a donc  animé samedi son premier meeting en vue de la campagne des européennes mais cela ressemblait davantage à une conférence de technos qu’un véritable meeting de campagne électorale

Affaire Benalla : Le Premier ministre s’assoit aussi sur la séparation des pouvoirs en dénonçant le Sénat

Affaire Benalla : Le Premier ministre s’assoit aussi sur la séparation des pouvoirs en dénonçant le Sénat

Il est assez paradoxal que le Premier ministre Édouard Philippe reproche principalement au rapports du Sénat sur l’affaire Benalla de ne pas respecter la séparation des pouvoirs. Il considère en effet que le Sénat n’a aucune autorité pour intervenir sur les dysfonctionnements de l’Élysée. En réalité ce qu’il fait c’est une critique du Sénat par le gouvernement, une sorte d’inversion des pouvoirs puisque précisément le rôle du Parlement est de contrôler le gouvernement. On pourrait donc côté Sénat lui retourner complètement l’argument en indiquant qu’au nom de la séparation des pouvoirs il n’appartient pas au gouvernement d’intervenir sur le fonctionnement du Parlement. L’argumentation du Premier ministre apparaît un peu spécieuse ; par ailleurs il ne répond pas aux questions de fond qui sont posés sur le rôle de pénal à auprès de Macron.

Édouard estime que le rapport de la commission d’enquête entrave la séparation des pouvoirs. «J’observe que, dans les recommandations qui sont formulées par la commission d’enquête, un certain nombre concernent explicitement et implicitement la présidence de la République et l’Élysée. J’en suis un peu surpris car traditionnellement, la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas, ni à l’Assemblée nationale, ni au Sénat, de se prononcer sur le fonctionnement interne de la présidence de la République. (…) De même que la présidence de la République ne se mêle pas de l’organisation interne du Parlement», a voulu souligner le Premier ministre. Une affirmation un peu curieuse quand on sait que le président de la république ne se gêne pas de donner immédiatement son avis à chaque proposition d’un député du parti en marche.

Dans un communiqué, le président et les corapporteurs de la commission d’enquête du Sénat ont répliqué aux critiques du premier ministre. Philippe Bas (LR), Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS) rappellent «leur profond attachement au principe de séparation des pouvoirs» et soulignent que «la mission fondamentale du Parlement dans ses pouvoirs de contrôle» doit être «pleinement respectée». «L’exécutif donne le sentiment de perdre les pédales après la publication du résultat de la commission d’enquête du Sénat», écrit le chef de file des Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, dans un communiqué. «Les déclarations partent dans tous les sens. Quel triste spectacle donné aux Français!»

 

Croissance Allemagne : un tassement économique limité au premier semestre ou au-delà ? (Bundesbank)

Croissance Allemagne : un tassement économique limité au premier semestre ou au-delà ? (Bundesbank)

Comme nombre d’institutions internationales ou nationales, la Bundesbank utilise la méthode Coué en espérant que l’économie pourrait reprendre un peu de dynamisme lors du second semestre. Pour l’instant les projections font apparaître une croissance qui pourrait être limitée à 1 % en 2019. En cause, le ralentissement mondial qui pèse sérieusement sur des exportations allemandes. Il faut ajouter les menaces des États-Unis concernant l’importation des automobiles allemandes. La Bundesbank estime que rien n’indique que le tassement incontournable au premier semestre se poursuivra lors du second. Le problème c’est que rien n’indique le contraire. La vérité c’est que la plupart des institutions économiques et les gouvernements ne disposent d’aucune visibilité sur ce qui pourrait se passer après juin. Il est fort peu probable que l’économie se redresse au cours du second semestre et la croissance pourrait s’inscrire dans une tendance très molle. On n’en peut non plus écarter l’hypothèse de l’éclatement d’une bulle qui entraînerait de manière systémique les autres dimensions financières et économiques. Ce qui paraît à peu près certain c’est un fort ralentissement des échanges internationaux liés en particulier au tassement de la demande en Chine et évidemment aux conséquences des conflits commerciaux non seulement entre les États-Unis et la Chine mais aussi entre l’Europe et les États-Unis. Pour compenser ce phénomène la plupart des gouvernements comptent  sur une reprise de la consommation mais qui se heurte à la faiblesse d’augmentation des pouvoirs d’achat aussi au phénomène de la des consommations volontaires.

 

«Moi je fais très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

«Moi je fais  très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

 

 

 

Il se pourrait bien que le premier ministre Édouard Philippe commence à prendre ses distances vis-à-vis de Macron. En cause sans doute, le fait qu’il n’exclut plus l’hypothèse d’être remercié après le grand débat national et après les élections européennes. Édouard Philippe Marque  en quelque sorte sa différence. Interrogé à propos d’expressions particulièrement malheureuses et même méprisantes de Macon, le premier ministre leur de l’émission  «La Grand explication» sur RTL, Le Figaro et LCI n’a pas tellement défendu les écarts de langage de Macron. Il s’est même démarqué en indiquant clairement que lui essayer d’éviter ces dérives provocatrices.

«Je comprends très bien que cette expression vous ait choquée», a d’abord répondu le premier ministre. Avant de se désolidariser du président. «Vous avez peut-être remarqué que moi j’essaie toujours de faire très attention à la façon dont je m’exprime parce que je sais qu’une phrase prononcée dans un endroit à quelqu’un, qui n’est pas forcément scandaleuse dans le contexte, peut ensuite donner quelque chose d’évidemment choquant, parce qu’on va dire “Mais il a dit ça de tout le monde pour tous les problèmes”». Il y a évidemment un monde entre la posture de Macon et celle du Premier ministre. Une différence provenant bien sûr de la personnalité des intéressés mais aussi du manque d’expérience politique du président de la république qui se laisse un peu enivré par le parfum du pouvoir et dérape assez régulièrement. Le Premier ministre de son côté adopte une posture assez classique du politicien mesuré aux propos souvent alambiqués mais qui évite de choquer. Ainsi au cours de l’émission évoquée, il n’aura pas apporté grand chose de nouveau, se contentant de répéter ce qu’il avait déjà déclaré. Un premier ministre au profil assez classique de technocrate mais pas forcément de technicien, survolant plutôt les dossiers, affichant une certaine détermination verbale mais dans la pratique capable d’évoluer voir de faire le contraire. Une sorte de d mélanges de Chirac, de Balladur et de Juppé. Moins démonstratif, moins extraverti voire moins hystérique que Macron mais pas forcément moins efficace ou plus exactement aussi peu efficace.

80 km/h : une conclusion très discutable du Premier ministre

80 km/h : une conclusion très discutable du Premier ministre

Bien entendu on ne peut que se féliciter de la diminution de l’accidentologie et en particulier du nombre de morts constatés en 2018. Mais de là à l’attribuer comme le fait le premier ministre à la mesure de réduction de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire il y a un pas qu’on ne peut pas franchir. Première observation, un bilan sur des mesures structurelles ne peut s’effectuer que sur une période assez longue de l’ordre de deux à trois ans. Surtout, les 116 morts économisés par cette mesure d’après le premier ministre constituent une arnaque statistique. Pour valider sa démonstration, le premier ministre compare les résultats de 2018 à ceux de 2017. Notons que la mesure des 80 km/h et intervenus seulement au 1er juillet. Notons surtout qu’à fin juin  2018 (c’est-à-dire avant la mise en œuvre des 80 km/h), l’accidentologie était orientée nettement à la baisse.

, Le nombre d’accidents corporels est de 5 422 contre 5 747 en juin 2017. Cela représente 325 accidents corporels de moins (-5,7%). 6 651 personnes ont été blessées contre 7 193 en 2017, soit 542 de moins (-7,5%). Enfin, 2 303 personnes ont dû être hospitalisées 24 heures ou plus. En juin 2017, elles étaient 2 890, soit 587 personnes de moins (-20,3%). A fin juin 2018 les 12 derniers mois, ce sont 3 348 personnes qui ont trouvé la mort sur la route. Pour rappel, le plus bas historique est en 2013 avec 3 268. Pour le moment, on se trouve sous le niveau de 2014 (seconde « meilleure » année). Il y avait alors eu 3 384 personnes tuées. Sur le premier semestre de 2018, on compte 1 528 décès contre 1 628 en 2017 soit une baisse de 6,14%. C’est le deuxième meilleur premier semestre derrière 2013 toujours (1 417 tués). En clair le nombre d’accidents avant la mise en place des 80 km/h s’inscrivait déjà dans une forte baisse tendancielle. La conclusion qu’en tire le premier ministre et non seulement prématurée mais  fallacieuse tant qu’elle n’a pas été démontrée. On se demande si le Premier ministre ne défend pas d’abord son poste puisqu’on sait que Macron avait déclarait devant des élus que cette mesure des 80 km/h entre guillemets « était une belle connerie ». Il faut globalement se féliciter de la réduction de vitesse mais la régulation dans ce domaine doit être adaptée à chaque portion de route en fonction de son niveau accidentogène. Ainsi dans certains cas on peut imposer sur certaines petites routes 50 à 60 km/h, voire moins sur certaines zones très dangereuses, mais sur certaines routes départementales (notamment anciennes nationales) la limite peut être fixée à 90.

La CFDT, devant la CGT, devient le premier syndicat français

La CFDT, devant la CGT,  devient le premier syndicat français

 

Pas de triomphalisme à la CFDT après cette véritable révolution dans le paysage syndical. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une évolution brutale du rapport de force entre les organisations mais d’une transformation progressive qui a débuté il y a 50 ans pour la CFDT et qui produit ce résultat significatif seulement aujourd’hui. En clair, ce sont deux formes de syndicalisme qui s’oppose  depuis longtemps ; l’un à contenu essentiellement contestataire sur fond d’idéologie plus ou moins marxiste l’autre constitue  syndicalisme progressiste qui fait de la négociation et des résultats l’objet social premier. La progression des syndicats réformistes est d’ailleurs générale elle concerne aussi par exemple l’UNSA. Cette progression est également liée aux transformations économiques et sociologiques dans le pays. La perte de pans entiers industriels a grandement nui à la CGT (on a perdu 1,5 millions d’emplois industriels en une vingtaine d’années) et d’une certaine manière ce déclin a aussi été favorisé par des positions radicales illusoires. La CFDT, elle, entend articuler les problématiques sociales et économiques afin de définir une stratégie gagnante pour les salariés. Pour parler simple la CGT est un syndicat à caractère révolutionnaire et la CFDT un syndicat à vocation réformiste. La CFDT devient donc  devant la CGT le premier syndicat français secteurs privé et public confondus. La CGT est détrônée alors qu’elle dominait depuis sa création en 1895. «La CFDT porte un syndicalisme humaniste, proche des travailleurs, efficace dans l’amélioration de leur quotidien. C’est lui qui est aujourd’hui porté à la première place!», a immédiatement réagi, dans un tweet, Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale progressiste et réformiste. Reste que le syndicalisme globalement n’est pas dans une forme optimale. En cause évidemment la crise notamment depuis 2008 mais aussi une certaines cultures individualistes qui éloignent les citoyens des formes d’organisation collective sauf quand de temps en temps comme avec les idées jaunes la cocotte-minute explose. Parmi les facteurs explicatifs de l’affaiblissement syndical particulier en France le fait aussi que le patronat fait tout pour marginaliser les syndicats et qu’il n’y a pas de véritable dialogue entre les partenaires sociaux et avec le gouvernement. Pour preuve récente le fait que Macon s’est complètement assis sur la médiation syndicale en tentant de les déborder par un direct un débat direct avec les Français. Finalement une forme de populisme qui est qui lui est revenu comme un boomerang avec le mouvement des gilets jaunes. Notons que la progression de la CFDT doit aussi beaucoup au fait  qu’elle s’est enfin débarrassée des gauchistes pour clarifier sa ligne syndicale. Ce que FO par exemple n’a pas fait d’où cette relative paralysie, cette contradiction et souvent cette fuite en avant.

Carburant: des bons d’achat et d’essence (Premier Ministre)… à quand les bons de pains !

Carburant: des bons d’achat et d’essence (Premier Ministre) à quand les bons de pains !

On en revient d’une certaine manière à cette économie de pénurie administrée avec la proposition du Premier ministre de distribuer des bons d’achat partiel d’automobile et des indemnités kilométriques sorte de bons d’essence. Sur le fond pas question de renoncer à l’augmentation de la fiscalité prévue jusqu’à au moins 2020. Une sorte de cathédrale administrative dont il faudra préciser les modalités et qui de toute façon n’aura pas beaucoup d’influence sur la transition énergétique alors qu’il aurait été tellement simple de supprimer les hausses de fiscalité prévue dans le budget 2019 voir de l’adapter en fonction de l’évolution du prix du baril avec le principe de la fiscalité flottante. En fait le pouvoir s’enfonce dans ses contradictions et son entêtement et propose à la du bricolage s’opposer au mouvement du 17 novembre. Devant les difficultés de certaines familles face au carburant qui règne le pouvoir d’achat pourquoi pas aussi le retour des bons de pains ! Le premier ministre Édouard Philippe a en effet  annoncé ce matin sur RTL une surprime à 4000 euros pour permettre aux 20% des Français les plus modestes d’acheter un véhicule moins polluant, «y compris d’occasion». Cette mesure sera financée sur le budget de l’Etat. Le gouvernement vise désormais un million de primes à la conversion sur le quinquennat contre 500.000 précédemment. Soit une goutte d’eau puisque le parc comprend environ 40 millions de véhicules d’un âge moyen de 9 ans. Il faudra plus de cent ans pour renouveler le parc ! Autre gadget, le Premier ministre  a également annoncé un élargissement de l’indemnité kilométrique pour les grands rouleurs. Celle-ci sera élargie aux petites cylindrées pour toutes les personnes qui roulent «entre 60 et 70 kilomètres par jour» mais on ne sait pas qui va payer, les entreprises sans doute. . En revanche, le premier ministre s’est montré ferme sur la fiscalité. «On ne va pas annuler les hausses, ni la taxe carbone» a répété Edouard Philippe.

 

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

 

 

Un tout petit recul du déficit au premier semestre essentiellement dues à des mécaniques comptables. Cependant un recul annoncé à grand renfort de trompettes sans doute pour rassurer Bruxelles. La deuxième partie de l’année sera autrement plus difficile avec le recul des rentrées fiscales dues au tassement de la croissance ; Il faut noter que par ailleurs les dépenses n’évoluent guère. En gros que les efforts de l’Etat sont très marginaux ; Concernant les dépenses, au 30 juin, elles s’établissaient à 199,9 milliards d’euros contre 201,5 milliards un an plus tôt. Cette évolution recouvre une quasi-stabilité des dépenses du budget général (à 171,6 milliards d’euros contre 172 milliards à fin juin 2017) et une baisse des prélèvements sur recettes (28,3 milliards d’euros, en amélioration de 1,2 milliard). Bercy explique cette situation par « l’effet notamment du remplacement d’une partie de la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales [et] par le transfert d’une fraction de TVA aux régions depuis le 1er janvier 2018 ».

À la même date, les recettes s’élevaient à 159,4 milliards d’euros, contre 160,2 milliards à fin juin 2017. Les recettes fiscales nettes ont diminué de 2,3 % à périmètre courant, soit 3,5 milliards d’euros de moins par rapport à la fin juin 2017. Cette situation est liée à la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). (Un petit cadeau de 3 milliards de la part de Macron aux plus fortunés soumis à l’ancien ISFF)Les recettes non fiscales s’inscrivent quant à elles en hausse de 3,6 milliards d’euros par rapport au 30 juin 2017, notamment du fait de l’encaissement plus précoce du dividende versé par la Banque de France.

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