Archive pour le Tag 'pratique'

La pratique démocratique encore à l’âge de pierre

La démocratie encore à l’âge de pierre

 

La démocratie n’a guère plus de deux siècles, même si on n’en trouve quelques formes dans des civilisations anciennes. Du coup, il n’est pas étonnant qu’elle connaisse toujours de sérieux balbutiements. Très schématiquement, aujourd’hui s’opposent le plus souvent la démocratie directe à la démocratie représentative. Les deux se nourrissent cependant de l’idée que la société doit être dirigée par le peuple mais avec des nuances sérieuses quant aux modalités. La démocratie représentative fonctionne sur le principe de la délégation de pouvoir. En général, la définition de cette délégation s’opère au moment des élections. Il faut attendre les élections suivantes pour éventuellement changer la nature de la délégation et-ou celui qui en est porteur. Les partisans de la démocratie directe, eux,  souhaitent que le peuple fasse entendre régulièrement et sans la médiation d’institutions intermédiaires. L’un des outils privilégiés est le référendum. Pas un référendum émanant du pouvoir considéré comme trop suspect mais un référendum de nature et d’origine populaire. Pas sûr que ces deux formes de démocratie soient très adaptées à une problématique contemporaine. En effet, ce qui caractérise nos sociétés depuis quelque temps, c’est la formidable transformation économique, sociale, technologique et environnementale. Le monde a connu en quelques dizaines d’années davantage de changements qu’il n’en avait connus pendant des siècles et des millénaires. Des changements qui en outre entretiennent de fortes interrelations et s’alimentent de manière systémique. À l’accélération temporelle de ces bouleversements s’ajoute l’accroissement spatial dans lequel évoluent les transformations des modes de production, de consommation aussi les comportements sociétaux culturels. Du coup, la complexification de la problématique sociétale dépasse souvent la capacité des représentants du peuple à la comprendre d’abord, à la  prendre en compte ensuite. Par paresse, par aveuglement beaucoup se laissent ainsi entraîner sur le chemin d’idéologies prêtes à cuire, de phénomènes de mode ou d’intérêt de lobbies. En outre, le vice fondamental de cette démocratie représentative réside dans le faite du processus d’élection lui-même. L’émergence même des candidatures n’est pas démocratique. De ce fait, pour des motifs très divers, y compris d’intérêt personnel, les candidats pour  faire admettre leur candidature et triompher de l’élection sont contraints de faire des promesses illusoires souvent démagogiques voire farfelues. Des promesses qui n’engagent évidemment que ce qui les  entendent. Et le nouvel élu est vite prisonnier de la logique politique de clan au détriment souvent de l’intérêt général. La question est de savoir si la démocratie directe dont le référendum serait l’outil essentiel pour abroger des lois, en faire édicter, révoquer un élu ou se prononcer sur une question d’intérêt général constitue la bonne réponse  ; et si cela  pourrait constituer le remède aux insuffisances de la démocratie représentative. Il n’est pas certain que l’utilisation du référendum représente une réponse très élaborée au déficit démocratique. Pour plusieurs raisons ; d’abord on ne pourra pas organiser un référendum tous les deux mois (alors que la vie publique se gère chaque jour).  Ensuite le résultat d’un référendum pourrait être contradictoire avec d’autres orientations qui ont reçu des soutiens majoritaires. L’addition d’orientations référendaires ne fera pas nécessairement une politique très cohérente. L’expérience démontre qu’en France les référendums sont le plus souvent politisés et qu’on profite souvent de cette consultation pour exprimer d’autres mécontentements qui n’ont pas forcément à voir avec la question posée. Pour éviter ces contradictions, le champ et la nature du référendum seront forcément contraints même s’il est d’initiative populaire. Le référendum même d’initiative citoyenne n’est pas à exclure il peut être utile voir nécessaire mais il est très réducteur d’une modernisation de la démocratie à la hauteur des enjeux contemporains. L’outil privilégié de la démocratie représentative devrait être l’évaluation et le contrôle démocratique permanent. Une évaluation sur la base d’une expertise pertinente car la complexité des questions contemporaines ne tolère pas le simplisme et la caricature. Ensuite, un contrôle démocratique via des sortes de conseils économiques sociaux et environnementaux indépendants à tous les échelons du pouvoir. Des conseils qui auraient non pas un pouvoir de décision mais d’évaluation et de proposition. Des conseils qui évidemment devraient aussi rendre compte aux citoyens. C’est dans une dialectique permanente entre gouvernants et citoyens que pourraient alors se forger les compromis indispensables équilibrant démocratie et pertinence. En tout état de cause, on ne peut en rester actuellement en matière de démocratie à un affrontement entre une approche technocratique et une démarche populiste.

Véhicules d’occasion : 50 % de pratique illicite

Véhicules d’occasion : 50 % de pratique illicite

 

Évidemment pas une découverte mais la confirmation concernant le bidouillage des caractéristiques de l’état des voitures d’occasion. La fraude essentielle porte sur le kilométrage réel des voitures. D’où sans doute la nécessité de faire authentifier d’une manière ou d’une autre ce kilométrage soit avec l’installation de compteurs inviolables soit dans le cadre d’un contrôle spécifique des véhicules d’occasion destinée à la revente.  C’est le résultat d’une enquête effectuée par la répression des fraudes Compteurs falsifiés, voitures de « première main » douteuses, entreprises se présentant comme des particuliers sur internet : l’enquête de la DGCCRF réalisée auprès de 1.471 commerces a constaté un taux d’anomalie de 47,11%. Première arnaque : les vendeurs font croire à leurs clients que le véhicule est une première main, en mettant en avant la date de la première immatriculation. Or depuis près de sept ans, les véhicules disposent d’une seule immatriculation qui les suit toute leur vie, de leur mise en circulation jusqu’à leur destruction. Autre arnaque courante : le kilométrage falsifié. La Répression des fraudes rapporte ainsi le cas d’une voiture affichant 55.000 kilomètres lors de la vente, mais qui en avait en réalité parcouru près de six fois plus (347.000). Un cas qui n’est pas si rare. En effet, on estime qu’en France une voiture d’occasion sur dix a un compteur trafiqué. C’est une hausse de 10% chaque année. Une dérive due à l’électronique. Grâce à de petits boîtiers que l’on peut trouver facilement sur Internet pour 150 euros, les escrocs arrivent en moins d’une minute à falsifier quasiment n’importe quel compteur actuel. Il faut savoir que cette arnaque est un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 37.500 euros d’amende. Détecter ces manipulations de compteur est compliqué. La manipulation ne laisse aucune trace. Même votre concessionnaire n’y voit à l’oeil nu que du feu. Il existe bien sur des parades, notamment en se penchant sur l’historique de la voiture. Il faut bien vérifier au moment de l’achat la cohérence du kilométrage avec les factures fournies. Jetez un petit coup d’œil sur l’usure des pièces comme le caoutchouc de pédales, le volant ou encore le pommeau de levier de vitesse. Mais pour l’Automobile Club, il faut aller plus loin. L’association réclame ainsi une traçabilité à vie du véhicule, comme en Belgique, ou encore que la mémoire kilométrique soit  inviolables. Une opération possible sur les véhicules neufs et qui ne coûterait que quelques euros aux constructeurs.

 

(RTL)

« Sarkozy, une pratique stalinienne » (NKM)

« Sarkozy, une pratique stalinienne » (NKM)

 

NKM sera-t-elle virée de la direction du parti de Sarkozy. L’hypothèse a été clairement envisagée, la meilleure preuve c’est que Rachida Dati s’est engagée dans la brèche avec son opportunisme habituel pour pousser NKM  et tenter de se concilier à nouveau les faveurs de Sarkozy. Comme l’affaire a fait beaucoup de bruit son éventuelle  éviction a été reportée à janvier. Pour Sarkozy, sa droitière pure et dure vise surtout  servir son succès lors des primaires. Il sera toujours temps pour lui de rechercher ensuite un élargissement à d’autres sensibilités. De son côté NKM, mais aussi Lemaire, Raffarin et bien d’autres contestent de plus en plus cette ligne extrémiste et lui impute le relatif échec des républicains régionales.  trois régions en effet n’ont pu être arraché que grâce aux voix de gauche. Un résultat en totale opposition avec la stratégie du ni ni de Sarkozy mais qui la maintient. Sarkozy a même affirmé que voter pour le FN ou le PS, c’est la même chose. Un fossé sépare donc la ligne ultra droitière de Sarkozy et celle de NKM  laquelle renvoie à la morale républicaine de De Gaulle. Une référence assez étrangère à Sarkozy qui préfère  de toute évidence l’opportunisme et qui mise t tous pour l’instant sur son succès aux primaires. Il sera toujours temps pour lui de faire un virage à 180° pour séduire les libéraux, les centristes voir les électeurs de gauche en particulier s’il se qualifie pour le second tour en 2017. La situation se complique cependant pour le chef du parti les républicains car aujourd’hui son autorité et largement contestée de même que le flou de sa stratégie politique. En réalité Sarkozy est usé politiquement, il ne fait plus peur à personne et les sanctions qu’il se propose de prendre à l’égard de ses opposants pourrait se retourner sur lui comme un boomerang. Sarkozy n’est plus en position de force pour imposer à la hussarde sa ligne. En effet comme Hollande il ne dispose que de 24 % des Français qui le soutiennent pour une candidature en 2017.

PS : des textes d’orientations de gauche mais une pratique de droite

PS : des textes d’orientations de gauche mais une pratique de droite

C’est le drame du PS dans les congrès les orientations sosnt de gauche ( se rappeler du texte de Chevènement vite enterré par Mitterand) mais la pratique est de droite. Une nouvelle fois le texte du prochain congrès sera marqué à gauche. Mais cela ne changera pas les orientations de Hollande et de Vals, ni de leurs éventuelles  successeurs socialistes. Bref c’est du socialisme à la mode SFIO de Guy Mollet. Exemple dans la motion Cambadélis-Aubry à propos du CICE et du pacte de responsabilité, on peut lire – et c’est une première – « les engagements ne semblent pas, à ce stade et par toutes les branches professionnelles, respectés. Si cette situation est confirmée par l’évaluation nationale, nous estimons que les 15 milliards du Pacte qui restent à utiliser devraient dorénavant l’être plus directement pour favoriser l’emploi, l’investissement privé productif et les investissements publics”. Et évoque des ciblages, revendication frondeuse par excellence : « Nous considérons qu’il convient de mieux cibler les dispositifs d’intervention pour les entreprises qui en ont un réel besoin – et d’abord les PME et ETI industrielles, ainsi que les secteurs exposés à la concurrence internationale – et sur les leviers réellement utiles à la compétitivité comme la recherche, l’innovation, la formation». Autre exemple dans le domaine social  ) : « Chaque fois que la gauche a gouverné, elle a laissé sa trace par de grandes avancées sociales : les congés payés, les lois Auroux, le RMI, les 35 heures, la CMU… La grande œuvre sociale de ce quinquennat doit être la sécurité sociale professionnelle (…) Concrètement, pour les actifs, cette sécurité sociale professionnelle pourrait prendre la forme d’un compte personnel d’activité professionnelle regroupant l’ensemble des droits liés à la vie professionnelle : service civique, formation professionnelle, compte personnel de pénibilité, compte épargne-temps, épargne salariale, droits rechargeables à l’assurance chômage, nouvelle prime d’activité, indemnités légales et supra-légales, droits à retraite”. Le texte plaide pour une “grande réforme fiscale” et stipule : “Pour les ménages, nous souhaitons que le chantier de l’impôt citoyen soit engagé dès le projet de budget pour 2016 par un prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et une réduction de la CSG sur les premières tranches de revenus. Lisible pour le contribuable, cette première étape permettra de poser le socle du rapprochement entre l’impôt sur le revenu et la CSG”.“Le contrat de travail est le deuxième exemple. Les règles qui le régissent, qu’il soit à durée déterminée ou indéterminée, doivent permettre une sécurité pour les salariés et combattre la précarité qui les frappe. Ainsi une réforme telle que le contrat unique ou l’extension des contrats de chantiers à d’autres secteurs que le bâtiment, et a fortiori à l’ensemble des secteurs, est pour nous exclue”.

 




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