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PS-la Rochelle -Valls : des mesurettes sur le pouvoir achat pour éviter d’être sifflé

PS-la Rochelle -Valls :  des mesurettes sur le pouvoir achat pour éviter d’être sifflé

Et voilà après avoir été applaudi par le Medef, Valls doit éviter de se faire siffler à La Rochelle par les socialistes. Du coup il va utiliser les bonnes vielles méthodes des promesses chères à Hollande, cette fois sur le pouvoir d’achat en vue de calmer les grognards de gauche. Des mesurettes évidemment mais en politique le verbe surmédiatisé est plus important que l’action discrète et efficace.  Dimanche, son discours sera scruté par tous les socialistes et surtout ceux qui accusent le nouveau gouvernement de trop aimer les entreprises. Manuel Valls leur réserve un cadeau : face aux militants socialistes réunis à l’université d’été de La Rochelle, le Premier ministre devrait faire, selon nos informations, des annonces pour améliorer le pouvoir d’achat des Français. Ce discours, qu’il prononcera en clôture de l’université d’été, en milieu de journée dimanche, est important pour le Premier ministre. Ce vendredi, il travaille dessus et il le peaufinera samedi soir. « Ce ne sera pas un discours de politique général, mais il va donner de la cohérence et du sens à l’action du gouvernement », explique un visiteur de Matignon. « Il faut donner de la perspective, dire là où on va. » Alors que sa déclaration d’amour aux entreprises devant le Medef a été particulièrement mal perçue par une partie de la gauche – Cécile Duflot l’accusant dans Les Echos « d’imiter Thatcher » – Manuel Valls doit calmer les « frondeurs » qui menacent, notamment, de ne pas voter le prochain projet de loi de finances qui fixera le budget de l’Etat pour 2015. Plusieurs annonces ont déjà été faites par l’exécutif ces derniers jours. Le Revenu de Solidarité Active (RSA) « socle » va ainsi augmenter de 2% au 1er septembre, passant à 509,30 euros par mois pour une personne seule, a appris l’AFP auprès du Secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion. Le président a pour sa part annoncé une refonte des premières tranches de l’impôt sur le revenu pour le rendre « plus juste et plus simple », ainsi qu’une fusion de la prime pour l’emploi et du RSA activité. Ces deux mesures, dont les modalités restent à trancher, doivent compenser la censure par le Conseil constitutionnel des 2,5 mds d’euros d’allègements de cotisations salariales pour les salariés modestes, l’essentiel du volet « solidarité » du Pacte.

 

« Jaurès aurait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe sociale » (Brustier)

« Jaurès ait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe  sociale » (Brustier)

 

Intreview de Gael Brustier dans le Figaro *

 


LE FIGARO: Jean Jaurès fut assassiné il y a tout juste 100 ans. Aujourd’hui, François Hollande peut-il revendiquer son héritage?

Gaël BRUSTIER: Jaurès figure sur un mug de la boutique du Parti socialiste (PS): «What would Jaurès do?» («Que ferait Jaurès?»). La question taraude donc nombre de socialistes le matin en prenant leur café! C’est la prolongation en version merchandising d’une revendication d’héritage qui a été celle de tous ceux qui se sont réclamés de l’idéal socialiste depuis cent ans. Pas un seul n’a manqué à l’appel. Ni dans la «vieille maison» ni parmi ses dissidents, qu’ils aient été communistes en 1920 ou, plus tard, néosocialistes en 1933. Plus tard encore, les scissions du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement (1993) puis du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon (2008) se sont réclamées de Jaurès. C’est une constante. Ce n’est pas toujours illégitime.

Les usages politiques de Jaurès tranchent cruellement, ces derniers jours, avec la richesse des études jaurésiennes… On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme assassiné il y a cent ans aurait souscrit aux politiques actuelles. Jaurès est mort à la veille de la Première Guerre mondiale, avant la Révolution de 1917 et des soubresauts des années 1930. Aller raconter qu’aujourd’hui il voterait le «pacte de stabilité» ou qu’untel ou untel est sa réincarnation tient de l’absurdité la plus achevée. Personne, d’ailleurs, ne va aussi loin (sourire)…

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de penser l’avenir avec Jaurès. Il y a quelques constantes dans la pensée jaurésienne. Cette idée forte, d’abord, que l’aspiration au socialisme vient de loin et préexiste à la Révolution industrielle. Jaurès va jusqu’à la rechercher chez Luther les racines de l’idée socialiste. Il cherche une synthèse entre le prolétariat et la nation, en soulignant la «hauteur idéale» de cette dernière. Il cherche même une forme de synthèse entre l’humanité et Dieu… Jaurès, en plus d’être un élu républicain exemplaire, un inlassable combattant social aux côtés des mineurs de Carmaux, est, à l’instar de son ami Lucien Herr, véritable inspirateur du socialisme républicain, un authentique intellectuel. Le socialisme républicain a deux papas: Lucien Herr et Jean Jaurès!

On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme aurait souscrit aux politiques actuelles.

La gauche française et plus largement toute la social-démocratie européenne se sont-elles éloignées des fondamentaux de celui qui a contribué à unifier le mouvement socialiste?

D’abord Jaurès est entré plusieurs fois en conflit avec la social-démocratie européenne de l’époque, en particulier avec la social-démocratie allemande, à laquelle il reprochait notamment de n’avoir aucune tradition révolutionnaire et de se réfugier dans l’intransigeance du verbalisme. La «tension amicale», lui, il l’a pratiquée! Parlons de la période présente: comme l’ont montré Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans leurs travaux, la social-démocratie a, depuis une trentaine d’années, perdu environ 20 % de sa base électorale en Europe. Elle a participé au consensus européen, celui qui a fait de «l’intégration négative», de la déréglementation et de l’orthodoxie économique et financière le moteur de l’unification de l’Europe. Elle a été confrontée à une grave crise d’identité (qui défend-elle?) et à une incapacité à maintenir son hégémonie culturelle (quelle est sa vision du monde?).

Quant à la gauche française, si elle veut être fidèle à l’idéal de Jaurès, elle doit non seulement rechercher ses sources républicaines, qui ne se résument pas à marteler des formules sur «l’ordre républicain» mais également puiser dans l’analyse de la société, de ses évolutions, les clés pour rebâtir un horizon et un projet émancipateurs. Ce que l’on appelle assez injustement «social-démocratie» est le plus souvent un simple social-libéralisme, actuellement mué en «social-conservatisme». Quant à la gauche radicale, elle semble parfois s’égarer dès qu’elle perd le fil rouge de l’unité… S’il y avait une leçon à tirer de Jaurès pour l’actuel PS, ce serait le refus de laisser la République être confisquée par une classe sociale. Il avait été, en tant que député républicain modéré, particulièrement marqué par cette tendance de la bourgeoisie. En ce sens, l’utilisation des mots de la République à des fins de maintien d’un ordre social manifestement injuste n’a rien de jaurésien.

 

L’époque de Jaurès et la période actuelle sont-elles vraiment comparables?

L’UMP nous avait habitués à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès.

L’essor du socialisme, à l’époque de Jaurès, a deux causes: la Révolution française et la révolution industrielle. C’est dans cette réalité que le socialisme républicain puise alors sa force. On peut comparer, sur le plan international, les deux mondialisations (ainsi que l’a fait Suzanne Berger) et percevoir, à travers les réalités différentes de bouleversements de même ampleur, la nécessité d’une nouvelle synthèse intellectuelle pour y répondre. On peut aussi essayer de comprendre les formidables mutations que nos sociétés sont en train de vivre avec les bouleversements sociologiques de l’époque.

Jaurès cherche, comme les pionniers de la sociologie de l’époque, au premier rang desquels Émile Durkheim, à comprendre les processus sociaux. Il bâtit sa conception du socialisme républicain sur les interdépendances entre le prolétariat et la bourgeoisie et cherche à opérer une synthèse non seulement entre socialisme et République mais également entre l’humanité et Dieu… L’ambition intellectuelle qui est la sienne est immense, comme en témoigne L’Armée nouvelle, sa dernière grande œuvre.

 

Si on peut se demander si François Hollande aurait voté Jaurès aujourd’hui, Jean Jaurès voterait-il pour l’actuel président?

L’UMP nous avait habitués, chaque année à Colombey, à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès. Penser l’œuvre de Jaurès, y puiser des outils pour la nouvelle synthèse à bâtir demain est nécessaire. Cela ne peut pas consister en une récupération hasardeuse, quelques analogies mal pensées, voire en quelques anachronismes… Jaurès mérite mieux.

 

 

*Gaël Brustier est docteur en sciences politiques. Il est notamment l’auteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2010) et de La Guerre culturelle aura bien lieu (Mille et une nuits, 2013).


 

 

Ecolos : la guerre du pouvoir

Ecolos : la guerre du pouvoir

En fait le nouveau clivage à l’intérieur des écolos politisés s’organise autour de ceux qui ont encore le pouvoir politique et qui peut-être en souhaitent davantage et ceux qui l’ont perdu. Les perdants eux sont plus à gauche, les autres plus à droite. Finement le clivage classique ! , avec le départ des écologistes du gouvernement, le parti est désormais divisé entre ceux qui s’en félicitent et ceux qui le regrettent. La fracture n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est que ces forces s’organisent et se comptent. Quelques mois après le Congrès de Caen, les alliances internes se défont et se refont. Depuis jeudi, un texte « Rebondir »,  circule largement en interne. Les signataires de « Rebondir » ont prévu de se retrouver samedi soir, en marge du Conseil fédéral puis en « séminaire » dans un gîte près de Nantes les 5 et 6 juillet prochain. Initié par David Cormand, le n°2 du parti et par Marine Tondelier (membre de la direction du parti), le texte est signé par des proches de Cécile Duflot dont Stéphane Sitbon-Gomez, par l’ancien ministre Pascal Canfin, par l’ex-chef des écolos Pascal Durand ou encore par des parlementaires comme Esther Benbassa, Danielle Auroi ou Yannick Jadot. On peut y lire une forme de réponse aux patrons des sénateurs et députés écolos (Placé et De Rugy) qui ont récemment signé une tribune commune avec le leader de « l’aile droite » du parti, Jean Desessard. « Les électeurs écologistes n’ont pas été convaincus par la sortie du gouvernement survenue après les municipales », écrivait le trio dans Libération après les résultats des Européennes. « S’il peut y avoir des regroupements d’idées, il faut les favoriser. L’accord avec une partie de l’aile gauche que voulait faire Cécile Duflot lors du Congrès à Caen, elle le fait une fois sortie du gouvernement. La majorité a éclaté. Placé et Duflot ne sont plus sur la même ligne », explique aujourd’hui Desessard. Un membre du courant d’Eva Joly et de Julien Bayou se dit intéressé par la démarche de « Rebondir » mais tempère : « Il n’y a pas de souci à ce que la majorité se recompose. Mais si c’est pour entériner juste une petite pause entre Duflot et Placé, nous n’avons pas besoin de ça. Les parlementaires font les choses dans leur coin et le parti aussi. Cosse se retrouve un peu coincée. » « Les équilibres du dernier Congrès sont déjà obsolètes mais on ne remet en cause Emma Cosse », souligne Marine Tondelier, cheville ouvrière de « Rebondir ». Les signataires de « Rebondir » justifie la sortie du gouvernement. « Nous avons assisté à l’abandon des enjeux écologistes », y lit-on. Ils poursuivent: « Après le choc des municipales et le profond rejet des politiques menées que ce scrutin a révélé, nous avons déploré le choix du maintien du cap précédent par François Hollande. Dès lors, nous avons considéré que la participation gouvernementale n’était plus possible pour les écologistes car elle aurait été en contradiction avec nos principes et nos valeurs. » « Depuis trop longtemps, la différence entre la Droite et la Gauche traditionnelle réside dans la manière d’utiliser les marges de manœuvre budgétaires octroyées par les quelques points de croissance de l’économie. Avec la fin de la croissance, on constate que les différences entre les deux principales forces politiques disparaissent aux yeux des Français-es », pointe ce texte. Refusant aussi bien une nouvelle « gauche plurielle » qu’un repli identitaire, les signataires sont à la recherche de « convergences » sans faire du PS l’allié privilégié. « Nous proposons donc de rechercher des convergences, avec toutes celles et ceux qui veulent encore croire qu’un changement est possible, quelle que soit leur appartenance partisane et leur engagement militant, et sans chercher à revendiquer a priori la conduite d’une alternative. » Parmi les axes qui doivent guider une convergence possible, on trouve « l’abandon de la monarchie républicaine au profit d’un régime parlementaire » avec « l’exigence de la proportionnelle ». Autre axe : passer « d’une société de ‘l’avoir’ à une société de ‘l’être’ ». « Le modèle de croissance du 20e siècle n’est pas la solution, mais il est le problème. » Deux thèmes qui peuvent les rapprocher du PG même si une telle alliance n’est jamais clairement énoncée.

 

Ecoutes: « le pouvoir raconte des sornettes » (Bayrou)

Ecoutes: « le pouvoir raconte des sornettes » (Bayrou)  

François Bayrou ne fait pas de cadeau à François Hollande et ses ministres. Sur BFMTV, le président du MoDem, candidat à la mairie de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, fustige l’attitude du gouvernement à l’égard des écoutes téléphoniques qui ciblent Nicolas Sarkozy. A commencer par Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur qui se rend mardi à Pau pour y soutenir le candidat du PS, David Habib. « Le ministre de l’Intérieur est normalement l’homme le mieux informé de France, alors on a envie de rire lorsqu’il dit qu’il a appris l’affaire des écoutes dans le journal! », lance François Bayrou.  Lundi soir sur BFMTV, le président du MoDem n’a épargné aucun ministre: « Le pouvoir se moque de nous et raconte des sornettes. Je ne crois pas une seconde qu’ils n’étaient pas informés. Mais ce qui me choque, surtout, c’est qu’ils mentent aux Français ». L’ancien ministre rappelle avoir « fait de la moralisation de la vie publique en France un des combats de [s]a vie. » Et poursuit: « j’ai fait des propositions concrètes pour que la confiance revienne, contre la défiance vis-à-vis des politiques. Sur cette affaire je n’appartiens pas au monde des juges, donc je n’ai aucun détail, mais ce qui me choque c’est qu’on se comporte au pouvoir avec une telle désinvolture ».

 

Le pouvoir verrouillé de grandes entreprises

Le pouvoir verrouillé de grandes entreprises

 

 

Le capitalisme, oui,  mais à la française avec des pouvoirs verrouillés, du copinage interentreprises pour désigner les administrateurs, un manque de transparence ; c’est le bila d’une étude de Proxinvest; ce  cabinet de conseil a publié ce mardi 17 septembre un rapport sur le lien entre gouvernance des entreprises et performances de ces dernières. Invité sur BFM Business, Pierre-Henri Leroy, son président-fondateur, décrypte cette étude. Pourquoi lier ainsi gouvernance et rentabilité? Parce que « la gouvernance des entreprises est le filtre par lequel les décisions passent, donc par lequel la richesse peut être bien canalisée, ou détournée », explique-t-il. En France, « nous avons des groupes superbes », estime Pierre-Henri Leroy. Mais « majoritairement, ils ne respectent pas leurs actionnaires », regrette-t-il. Les entreprises les rémunèrent « bien moins qu’elles le devraient, parce qu’elles marchent très bien », assure-t-il. Proxinvest a établi un classement des entreprises dont la gouvernance est la meilleure. Unibail-Rodamco, le groupe d’immobilier commercial, est sur la première marche du podium. Essilor, Gemalto, Kering, Legrand et Technip viennent ensuite. Des entreprises familiales, ou dont la culture en est proche, une notion qui reste « souvent associée à de belles performances », admet Pierre-Henri Leroy.En bas du classement, on retrouve Accor, Axa, Bouygues, Carrefour, Crédit Agricole, Danone, EDF, Lafarge, Renault… Le problème du constructeur? « Son verrouillage complet du pouvoir, le manque de clarté de la succession, les carences d’information des actionnaires »… « La rémunération de Carlos Ghosn a été cachée pendant des années », s’indigne Pierre-Henry Leroy pour qui « à partir du moment où l’on a des choses à cacher, c’est préoccupant ». Autre mauvais exemple: Total. « Pourquoi chaque Français ne détient pas des actions Total? Parce que sa gouvernance est totalement verrouillée, ça ne respire pas là-haut! On est dans un système de pouvoir, pas dans un système de marché ».

 

Affaire Kerviel ou la justice au service de l’argent et du pouvoir

Affaire Kerviel ou la justice au service de l’argent et du pouvoir

Condamnation confirmée, 3 ans de prison et 5 milliards à rembourser. Verdict express en appel. Un jugement expédié à la vitesse d’un délibéré pour ivresse sur la voie publique. Un scandale évidemment et un discrédit de la justice. Le lampiste paiera pour toutes les  erreurs des banques. Il fallait un coupable, le couillon de service, kerviel. 5 milliards perdus par kerviel, c’est beaucoup mais kerviel ne s’est pas enrichi personnellement. Coupable certainement mais moins que ces banques auxquelles la BCE a été contrainte de prêter 1000  milliards à 1% pour éponger les centaines de milliards perdus dans la spéculation (100 milliards seulement pour l’Espagne). Au fait d’où vient l’argent de la BCE ? De nulle part, si, de la planche à billets (comme pour la FED). Résultat de l’inflation car l’euro baisse mécaniquement ; L’ensemble des européens paieront-via cette inflation- donc pour les erreurs de ces banquiers. Des banquiers qui eux se sont goinfrés de rémunérations, de stock-options, de retraites chapeau et autres accessoires de rémunération. Pas un banquier français n’a été inquiété. Tout juste parfois une petite réprimande des pouvoirs publics. Le lampiste, lui, doit payer, et cher. C’est bien connu la justice, c’est pour les pauvres d’esprit ou économiquement. Que connait la justice aux mécanismes financiers ? Aux procédures et aux logiques des banques d’investissements ? Rien, comme dans les autres champs économiques, sociaux ou sociétaux. Qui pourrait d ‘ailleurs être compétent sur des champs aussi variés. En réalité une justice partiale, incompétente et obsolète. Ridicule aussi avec son rituel et ses accoutrements vestimentaires théâtraux. La justice est encombrée, il faut des moyens supplémentaires ; mais pour quoi faire ? Il n’est nul besoin de dépénaliser totalement le droit des affaires car les grands  dossiers politico-financiers, voire criminels comme celui de Karachi sont enterrés. La dépénalisation, c’est donc déjà fait. Pour le reste des questions sociétales, des jugements à l’emporte pièce, à la tête du client, en fonction de l’humeur des juges, à partir de rapports d’expertise bâclés et de plaidoiries approximatives. Une justice finalement ridicule, clownesque. Une justice faite par et pour les puissants et gérée par des fonctionnaires serviles. La définition polysémique de la justice se réduit en fait à un sens monosémique : le fric.

 

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