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Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

 Pouvoir d’achat : ça baigne pour les patrons du CAC 40!

Pas étonnant que le Medef éprouve quelque difficulté à convaincre l’opinion publique des bienfaits de l’austérité qui devrait s’imposer aux salariés pour améliorer la compétitivité des entreprises. En effet cette austérité ne vaut pas pour les patrons du CAC 40 qui en 2015 ont vu leur rémunération augmenter de plus de 10 %, une progression du même ordre qu’en 2014. Soit en moyenne plus de 4,2 millions par ans. On objectera qu’il s’agit de récompenser financièrement les résultats du management et les responsabilités. Pourtant comment comprendre des écarts qui varient de 400 000 € à plus de 10 millions parents (17 million pour Sanofi). Ni le montant de la capitalisation, ni les résultats ni les spécificités de l’entreprise ne justifient de telles différences. Le Medef qui justifie toujours l’ampleur de ces rémunérations se plante lui-même une épine dans le pied car cette situation hypothèque sérieusement les appels de l’organisation patronale à la maîtrise des revenus des salariés. On objectera évidemment qu’on trouve des rémunérations encore plus importantes à l’étranger et qu’il s’agit de rémunérer et d’attirer des meilleurs comme s’il n’était pas possible d’attirer de très bons managers avec des revenus moins importants. Certes  é économiquement ces rémunérations démentielles dans le monde entier ne remettent pas en cause les équilibres financiers des entreprises mais elles discréditent  le discours visant à exiger davantage de productivité et de compétitivité de la part des salariés. L’enquête exclusive de la tribune réalisée avec Facta donne le détail complet des rémunérations des dirigeants du CAC 40 en 2015 : au total 167,6 millions d’euros soit 4,2 millions en moyenne ! Surtout, notre document permet de croiser leurs « packages » avec la capitalisation et le rendement pour l’actionnaire. Une information précieuse pour mieux juger s’ils méritent ce qu’ils gagnent, à l’exemple de Carlos Tavares, dont le doublement du salaire a fait polémique.  L’ensemble des rémunérations attribuées au principal dirigeant exécutif dans les sociétés du CAC 40 a atteint 167,6 millions d’euros au titre de l’exercice 2015, soit une moyenne de 4,2 millions par dirigeant. La hausse est de 11,4% sur ces mêmes 40 sociétés par rapport à 2014, de 9% entre le CAC 40 de 2015 et celui de 2014, et de 6,8% si l’on s’en tient à la partie parfaitement comparable de l’échantillon. C’est-à-dire les 30 sociétés du CAC 40 qui étaient dans l’indice en 2014 et en 2015 et pour lesquelles il n’y a pas eu de changement de dirigeant en 2014-2015. L’essentiel de l’écart entre ces niveaux de variation s’explique par le cas d’Olivier Brandicourt, le nouveau patron exécutif de Sanofi. La plus grosse capitalisation de l’indice a en effet également le dirigeant le mieux payé. Et comme Sanofi en a changé en 2015, celui-ci a bénéficié de différentes composantes de rémunération liées à son arrivée dans le groupe. Ce qui conduit à un package supérieur d’environ 8 millions d’euros à celui de son prédécesseur écarté fin 2014, Christopher Viehbacher. L’hétérogénéité des rémunérations et de leurs composantes est en tout cas très forte dans ce palmarès des rémunérations du CAC 40, avec un écart de 1 à 16,9 pour le package total entre Martin Bouygues, le moins bien payé en 2015, et donc Olivier Brandicourt.

Panama Papers : une illustration de l’organisation systémique pouvoir, politique et argent

Panama Papers : une illustration de l’organisation systémique pouvoir, politique et  argent

 

 

 

L’affaire révélée par le Panama Papers est assez révélatrice  des liens qui unissent le pouvoir, la politique et l’argent. Nombre de responsables politiques de très haut niveau sont impliqués directement ou indirectement dans des opérations de dissimulation de fortune et souvent de corruption. Toutes les zones géographiques sont concernées la Russie bien sûr (mais on le sait depuis longtemps), la Chine, l’Afghanistan, les pays arabes l’Europe, la France ( les Etats-Unis aussi). L argent ainsi dissimulé représenterait autour de 25 000 milliards soit l’équivalent des 3-4 de la dette mondiale. Preuve s’il en était besoin que le service de l’intérêt général n’est pas forcément la première préoccupation chez ceux qui sollicitent les suffrages de leurs concitoyens pour diriger leur pays. On objectera que ces malversations ne sont pas le fait de tous les politiques dans tous les pays du monde. Il y a toutefois suffisamment d’impliqués pour que puissent naître de légitimes interrogations concernant les motivations de beaucoup de candidats au pouvoir. Il est clair que dans nos sociétés contemporaines la valeur argent supplante désormais bien d’autres références sociétales. Paradoxalement alors que des  efforts sont demandés à tous y compris au moins favorisés le fric roi s’affiche sans complexe partout. Pas étonnant puisque l’enrichissement des uns (moins de 1% de la population possède plus de la moitié de la richesse mondiale).  se fait souvent détriment des autres et que le monde n’a jamais connu autant d’inégalités mêmes si en moyenne le niveau de vie tend quand même à évoluer en hausse. Le plus grave c’est sans doute la soumission du pouvoir politique aux forces de l’argent. Une soumission plus ou moins forte, plus ou moins discrète mais réelle et qui freinent progrès social et humain. Cela confirme évidemment la fragilité de nos systèmes politiques et relativise le caractère démocratique de nos organisations. Tout cela n’est évidemment pas nouveau et on pourrait considérer qu’il y a même une certaine naïveté à le redécouvrir. Nous vivons en effet dans des systèmes très élitistes qui reproduisent les mêmes responsables avec les mêmes déviances. Des sortes de castes d’oligarques, de parvenus voire d’aventuriers qui n’ont d’autres objectifs que de détourner l’objet du suffrage universel à leur profit laissant ensuite  les forces économiques dominantes gouverner  à leur place avec évidemment des renvois d’ascenseur bref la démocratie en France comme dans le monde est encore à l’ère antédiluvien.

 

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

 

 

L’INSEE a décrété que le pouvoir d’achat en rythme annuel pourrait augmenter de 1,7 % au premier semestre. L’institut du gouvernement se fonde sur une augmentation des salaires modestes de 0,5 % mais surtout sur la baisse de l’inflation ;  une mesure de l’inflation tout à fait discutable car l’indice des prix à la consommation est biaisé par la modification de la structure de consommation des ménages. Des ménages qui voient leurs dépenses contraintes augmenter bien davantage que les dépenses ajustables. Certes certains prix de produits baissent mais ils sont moins consommés que précédemment contrairement aux produits et prestations dont l’achat est contraint. À partir de sept analyses biaisées l’INSEE considère que la consommation va repartir comme la croissance. Et de pronostiquer en même temps l’inversion du chômage. Une aversion très modeste portant sur un seul de 10 000 emplois pour un semestre, une prévision très les aléatoire mais qui s’inscrit dans la posture de volontarisme du gouvernement vis-à-vis de l’environnement économique. Pas forcément la même vision que certains grands organismes économiques internationaux qui  prévoient une croissance de  1,1 à 1,2 %.  L’INSEE estime que le bon début d’année que devrait connaître l’économie française s’explique en grande partie par la hausse du pouvoir d’achat. « Alors que les salaires progressent nettement et que l’emploi accélère graduellement, le pouvoir d’achat des ménages est d’autant plus dynamique », résume Vladimir Passeron, le chef du département conjoncture de l’Insee.  L’institut estime ainsi que le pouvoir d’achat des ménages en France va progresser de 0,8% sur les six premiers de 2016. Et la dynamique, en rythme annuel, est on ne peut plus encourageante: à fin juin 2016, elle serait de 1,7% par rapport à la même période de 2015, soit plus que l’an passé (+1,4%). Ce qui, a priori, est réjouissant. En effet, en 2015, le pouvoir d’achat avait déjà bondi de 1,7% sa plus forte hausse depuis 2007. Cette année 2016 a donc de bonnes chances d’être encore meilleure. D’autant que « l’acquis de pouvoir d’achat » pour 2016 serait déjà de 1,2% au premier semestre, selon l’Insee. Pour faire simple, cela veut dire que même s’il stagne au deuxième semestre, le pouvoir d’achat augmenterait quand même de 1,2% en 2016.Qu’est ce qui explique ces bons chiffres? Tout un ensemble de choses. D’abord l’inflation restera encore quasi-nulle au premier semestre notamment à cause de la chute des prix du pétrole. « La baisse des matières premières va continuer de se diffuser », indique ainsi Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee. Ensuite, les salaires vont continuer d’augmenter. L’Insee retient une hausse de 0,5% sur les six premiers mois de 2016. Pas transcendant. Sauf que dans le même temps, l’emploi va retrouver des couleurs. Dans la continuité de l’excellente année 2015 (82.000 emplois marchands créés) 37.000 postes vont encore être créées dans le privé sur les six premiers mois. Et au final le chômage baisserait. En France métropolitaine, il descendrait sous les 10%, à 9,9% à fin juin 2016 (contre 10% en décembre). Mécaniquement, les personnes ne pointant plus à Pôle Emploi vont voir leurs revenus augmenter.  Par ailleurs, les prestations sociales (RSA, allocations familiales) vont rester dynamiques (+0,8% de hausse et un acquis de +0,5%). Enfin les revenus fonciers (les loyers que touchent les propriétaires immobiliers par exemple) vont continuer leur progression: +0,2% au premier trimestre et +0,7% au deuxième. Avec la faiblesse des taux due à la politique monétaire hyper active de la BCE, « il y a eu des vagues de renégociation des crédits immobiliers qui ont profité aux ménages emprunteurs et qui vont se poursuivre en 2016″, souligne Dorian Roucher. Tout ceci fait que les revenus des ménages vont progresser plus fortement que les impôts et cotisations qu’ils paient. Autant de raisons qui vont doper le pouvoir d’achat. Une bonne nouvelle donc pour les ménages mais aussi pour la conjoncture. En effet, « le dynamisme du pouvoir d’achat va porter l’ensemble des composantes de la consommation », note Dorian Roucher. Et justement, la consommation des ménages va « rebondir nettement » souligne l’Insee, après avoir été pénalisée par les attentats en fin d’année. Bref l’INSSE a mis des lunettes roses.

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

 

Près de 3 millions de personnes ont manifesté au Brésil pour protester contre la politique du gouvernement et en particulier contre la présidente Dilma Rousseff, engluée à la fois dans une crise économique et la corruption. Même l’ancien président Lula est impliqué.  Dans la seule ville de Sao Paulo, la plus grande ville du Brésil, 1,4 million de personnes ont défilé aux cris de « Dilma dehors », selon un chiffre du secrétariat à la Sécurité publique qui a évalué le nombre de participants à 1,8 million dans l’Etat de la capitale économique.   Avant cette estimation, le nombre total de manifestants dans le reste du géant d’Amérique latine était estimé à 1,4 million, selon des données de la police, ville par ville, compilées par le site d’informations G1. Et ce sans compter la grande manifestation de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques en août prochain. Des centaines de milliers de Cariocas (au moins 700.000 selon les organisateurs) y ont défilé le long de la célèbre plage de Copacabana. D’importantes manifestations ont également eu lieu dans la capitale Brasilia (100.000 participants, Curitiba (200.000), Recife (120.000), etc. Ce raz-de-marée est un très sérieux coup de semonce pour la présidente Dilma Rouseff, qui est sous la menace d’une procédure parlementaire et voit sa coalition voler en éclats. Le Brésil est paralysé depuis plus d’un an par une crise politique majeure, envenimée par les révélations continues du méga-scandale de corruption autour du géant étatique pétrolier Petrobras, sur fond de profonde récession économique.

 

Le pouvoir d’achat augmente mais le niveau de vie baisse !!!

Le pouvoir d’achat augmente mais le niveau de vie baisse !!!

 

D’après une enquête de l’INSEE, le niveau de vie aurait diminué de 0.5% – avec de fortes disparités en 2014 mais en mars le même INSEE avait annoncé que le pouvoir d’achat avait augmenté en moyenne de 1.1%. En cause sans doute de sérieux problèmes méthodologiques notamment l’indice des prix dont la structure est obsolète (les dépenses contraintes augmentent et les dépenses ajustables sont en baisse). Aussi surtout le faiat que l’indice des prix ne prend pas en compte les impôts ! Du coup théoriquement le pouvoir d’achat progresse de peu -mais il progresse- mais cette progression est absorbée par la hausse de la fiscalité.  Les réformes fiscales et sociales visant à la réduction du déficit public prises par le gouvernement en 2014 ont eu des répercussions négatives sur le niveau de vie des Français, selon une étude de l’Insee qui publie mercredi son « portrait social de la France ». En effet, les réformes des prestations et des prélèvements intervenus l’an dernier ont induit une perte de 220 euros sur un an pour le niveau de vie moyen des ménages français.  Certains perdent en revanche plus que d’autres. Pour faire un décompte précis, il faut donc regarder catégorie par catégorie. Les plus pauvres, eux, sont gagnants. Ceux dont le niveau de vie est inférieur à 9.000 euros par an ont bien vu leur porte-monnaie grossir de 50 euros parce que le RSA et la minimum vieillesse ont été revalorisés. En ce sens, c’est donc vrai, les inégalités reculent. Pour les ménages modestes, mais pas considérés comme pauvres, c’est la stabilité au niveau des prélèvements qui ne bougent donc pas.  Néanmoins, les classes moyennes et les plus aisés subissent l’effet négatif de ces décisions fiscales. Les plus riches, ceux qui gagnent plus de 56.000 euros par an, ont déboursé 500 euros supplémentaires l’année dernière pour leurs impôts et leurs cotisations sociales. Parmi les réformes qui ont diminué le niveau de vie moyen des Français de 0,5%, on trouve notamment la réduction du plafond du quotient familial, quand on calcule vos impôts en fonction de la composition de votre famille, la suppression de l’avantage pour les retraités ayant élevé 3 enfants, la réforme de l’imposition des plus-values immobilières ou encore l’augmentation des cotisations vieillesse.

Taxes d’habitation et impôt foncier plombent le pouvoir d’achat

Taxes d’habitation et impôt foncier plombent le pouvoir d’achat

 

Hollande avait promis une baisse des impôts mais il s’agissait de l’impôt sur le  revenus ; il a bien oublié de parler de l’augmentation de la fiscalité locale, taxe d’habitation et impôt foncier qui représentent en moyenne plus de 2000 euros par foyer ; Avec l’augmentation des taux et de l’assiette,  nombre de Français voient leur pouvoir d’achat amputé bien au-delà de la réduction dimpôts sur le revenu. . Du coup plus de 100 députés socialistes se sont en effet alarmés dans un courrier à Manuel Valls de la hausse des impôts locaux affectant certains retraités modestes, et Bercy a promis vendredi un dispositif «dès la semaine prochaine» pour «neutraliser» cette augmentation. «Nous souhaitons attirer votre attention sur l’explosion de la taxe foncière qui touche de nombreux citoyens retraités», une situation «insupportable pour nombre de nos citoyens retraités, écrivent les députés, de différentes sensibilités, dans ce courrier au premier ministre daté du 26 octobre, et dont l’AFP a eu copie ce vendredi. Alors que la majorité d’entre eux n’avaient jamais payé d’impôts de leur vie, leur surprise fut en effet grande lors de la découverte de leur avis d’imposition reçu récemment. Désormais assujettis à certains impôts locaux, taxe foncière et taxe d’habitation, ces ménages bénéficiant de faibles allocations retraites se retrouvent insolvables envers l’État. Selon les estimations de Bercy, près de 250.000 retraités sont pour la première fois contraints de payer la taxe d’habitation, alors qu’ils en étaient exonérés jusqu’alors. D’autres ont vu leur taxe d’habitation augmenter. In fine, ce sont près de 900.000 nouvelles personnes qui seront assujetties à cette imposition. Les montants réclamés «peuvent aller de 500 euros à 1.000 euros», signalent encore les députés qui ont souhaité tirer la sonnette d’alarme.

Renault : le gouvernement veut conserver son pouvoir d’intervention

Renault : le gouvernement veut conserver son pouvoir d’intervention

D’après le site internet de Challenges, l’Etat français aurait fait savoir à la direction de Renault qu’il s’opposait à l’abaissement de la participation de celui-ci au sein de Nissan dont il possède 43,4% du capital depuis 1999, ainsi que l’a annoncé la presse japonaise la semaine dernière. Pour l’Etat français, si Renault passe sous les 40%, cela autorisera Nissan à détenir des droits de vote, chose impossible pour le moment en vertu du droit français qui l’interdit dans les situations de participations croisées à ce niveau de participation. Pour l’heure, le Japonais détient 15% du capital de Renault mais zéro droit de vote. « Pourquoi donner des droits de vote à Nissan ? », a déclaré une source gouvernementale à Challenges. « On ne voit pas clairement pourquoi Renault devrait se sacrifier en vendant des actions Nissan », explique une autre source au site internet selon qui cela reviendrait à ce que « Renault s’affaiblisse lui-même ». Et de rappeler que lorsque Nissan est entré dans le capital de Renault en 2002, l’Etat français était encore propriétaire de 25,9% du capital du constructeur automobile français. D’après une information publiée la semaine dernière dans le journal japonais Nikkei, Renault pourrait passer sous la barre des 40% de participation. Cette perspective se justifierait par la montée en mai dernier de l’Etat français dans le capital de Renault, et par voie de conséquence dans Nissan. Le gouvernement français avait ainsi imposé les droits de vote double en Assemblée générale des actionnaires. La force publique avait atteint 23,2% du capital tout en assurant vouloir revenir à sa position initiale de 15% une fois la disposition adoptée.   Mais, plus largement, la question d’un rééquilibrage capitalistique entre les deux alliés s’imposait par l’évolution des rapports de force entre les deux partenaires. Si les constructeurs avaient des poids similaires en 1999, aujourd’hui, Nissan pèse plus de deux fois Renault en termes d’immatriculations. En tout état de cause, il apparait que les divergences entre Carlos Ghosn, grand architecte de cette alliance, et l’Etat français est de plus en plus criantes.

Burkina Faso : l’armée reprend le pouvoir

Burkina Faso : l’armée reprend le pouvoir

 

C’est malheureusement une tradition au Burkina Faso mais l’armée semble décidée à reprendre le pouvoir. Pas l’ensemble de l’armée mais le régiment de sécurité présidentielle sorte de garde présidentielle, sur laquelle Blaise compas aurait c’était toujours appuyer pour garder le pouvoir. Une sorte d’état dans l’état et qui viennent d’arrêter le président de transition. Des membres de la garde présidentielle du Burkina Faso ont fait irruption mercredi dans la salle du conseil des ministres et ont arrêté le président de transition, Michel Kafando, le chef du gouvernement et deux ministres, rapportent les autorités. Mercredi soir, des militaires ont tiré en l’air devant le palais présidentiel où s’étaient rassemblées plusieurs centaines de personnes pour protester contre leur détention, ont dit des témoins. Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), nom officiel de la garde présidentielle, n’a pas donné d’explication à son geste qui intervient à moins d’un mois des élections présidentielle et législatives prévues le 11 octobre pour achever le processus de transition et le retour à la démocratie. Selon le récit de Moumina Cheriff Sy, président du Conseil national de la transition (CNT), le parlement provisoire, des membres du RSP sont arrivés dans la salle du conseil des ministres aux environs de 14h30 et ont pris « en otage » le président Kafando, le Premier ministre Yacouba Izaac Zida, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la Sécurité sociale, Augustin Loada et le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, René Bagoro. Le RSP était un des piliers du régime du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la pression de la rue en octobre 2014 pour avoir voulu changer la Constitution et prolongé ainsi ses 27 années à la tête du pays.  Il y a deux jours, la Commission de réconciliation et des réformes, chargée de présenter des réformes pour le gouvernement de transition, avait proposé de démanteler le RSP. Dans son rapport remis au Premier ministre, la Commission décrit le régiment de 1.200 hommes comme « une armée au sein de l’armée ».  En février, le RSP avait tenté de forcer le Premier ministre à démissionner parce que celui-ci avait le projet de réduire ses effectifs.

FN- Jean-Marie Le Pen : un pouvoir de nuisance certain

FN- Jean-Marie Le Pen : un pouvoir de nuisance certain

Jean-Marie Le Pen reconnaît lui-même que son avenir politique et derrière lui. Pour autant il possède un pouvoir de nuisance suffisant pour jeter un trouble électoral qui va nuire au front national. La plupart des élections se jouent  en effet à quelques pour cent,  or Jean-Marie Le Pen ne restera sans doute pas inactif pour notamment empêcher sa fille Marine Le Pen de se qualifier  au second tour des présidentielles. Pour cela il va multiplier les critiques à l’égard des contradictions de la direction actuelle du front national. Il pourrait même aller jusqu’à favoriser la candidature d’un de ses proches en 2017. Même si cette candidature ne recueille que 3 % elle risque d’être suffisante pour disqualifier Marine Le Pen au second tour. Jean-Marie Le Pen n’est sans doute pas en capacité de créer maintenant une force politique pour rivaliser avec le front national mais son pouvoir de nuisance et suffisant pour le déstabiliser. Après plusieurs semaines de bataille judiciaire, le bureau exécutif  du Front national a tranché : Jean-Marie Le Pen a été exclu du parti, jeudi 20 août. Alors que Marine Le Pen estime que cette exclusion était une « issue » logique pour quelqu’un qui a « multiplié les fautes », son père qualifie le bureau exécutif d’une « opération » qui était une « mascarade », un « guet-apens » et un « simulacre ».  Marine Le Pen commandait le peloton d’exécution de loin au téléphone mais ne voulait pas en faire partie parce que ça fait vilain. Selon lui, Marine Le Pen « ne voulait pas faire partie du peloton d’exécution. Elle le commandait de loin au téléphone mais ne voulait pas en faire partie parce que ça fait vilain ». Jean-Marie Le Pen ajoute que « c’est sale de tuer son papa. Alors elle ne l’a pas fait directement mais elle l’a fait tuer par d’autres, des personnes qui ont joué la comédie. C’est Marine Le Pen qui a pris cette décision elle-même« . Mais le fondateur du Front national tente de relativiser en expliquant que « quand on est victime d’un assassinat et que cet assassinat est perpétré et ordonné par sa fille, il est évident que on ne se réjouit pas. Mais on prend les choses avec philosophie. On sait que tôt ou tard, la justice agira ». Jean-Marie Le Pen ne baisse pas les bras : « J’ai fait condamner trois fois sur trois le Front national. Il y en aura une quatrième. En ce qui concerne les élections régionales à venir, l’ancien président d’honneur du parti estime que « l’exclusion va avoir des conséquences catastrophiques (…) Pour l’instant, je suis au stade de la réflexion. Ce sont des choses qui arrivent. Ca pourrait être considéré comme dramatique par d’autres, mais j’en ai vu d’autres« .

 

« Le FN loin du pouvoir »( Jean-Marie Le Pen)

« Le FN loin du pouvoir »( Jean-Marie Le Pen)

 

Jean-Marie Le Pen fait finalement une analyse assez lucide de la situation politique du FN considérant qua la perspective du pouvoir est encore très loin. Il attribue sa montée aux circonstances à l’environnement, aussi  aux faiblesses des autres partis. Il considère qu’il faudra remédier à la dramatique situation laissée en cas d’accession au pouvoir et assumer ses  terribles conséquences sur le plan politique. Une sorte d’aveu pour dire que le programme du FN est complètement inadapté.  e vieux leader   publie vendredi sur son site internet ce qu’il présente comme une déclaration faite lundi devant le bureau politique de la formation, juste avant la réunion du bureau exécutif qui l’a sanctionné pour une série de déclarations polémiques. Ce que les partis républicains n’ont pas réussi à faire pour démonter la fantaisie du programme du FN, Jean Marie Lepen pourrait ,lui, bien le faire car il connait toutes les contradictions de son mouvement. Il laisse aussi pointer hypothèse d’un éclatement du FN.  Ceci étant Jean marie le Pen persiste et signe dans ses propos racistes.  « Ne nous faisons pas d’illusions sur la force réelle du mouvement », a-t-il dit. « Le fait, réel, d’arriver en première position lors des (élections) européennes et des départementales ne doit pas nous aveugler. Le chiffre des voix obtenues doit être la vraie référence », indique-t-il dans une allusion au fort taux d’abstention de ces scrutins. « Ce sont les événements qui nous rallient l’opinion de nos concitoyens, l’aggravation inéluctable de la situation (à laquelle, il faudra remédier après) peut nous conduire au pouvoir et à ses terribles responsabilités, mais nous n’en sommes pas aux portes, loin de là », dit-il encore.  Pour Jean-Marie Le Pen, « l’unité du mouvement est une des conditions sine qua non, or, elle est gravement menacée par la crise actuelle. »  Cette crise a été provoquée par de nouvelles sorties polémiques du fondateur du FN qui mettent à mal la stratégie de « dédiabolisation » du parti impulsée par Marine Le Pen depuis qu’elle a succédé à son père aux commandes du FN. Une interview à l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol où il a réitéré ses propos sur les chambres à gaz nazies, « détail » selon lui de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, et défendu la mémoire du maréchal Pétain a mis le feu aux poudres. Jean-Marie Le Pen, qui a refusé de comparaître devant le bureau exécutif, estime que, dans cette affaire, « c’est l’âme du FN qui a été blessée. »   »On craint d’avoir mauvaise réputation républicaine. Sommes-nous devenus le premier parti antifasciste et antiraciste de France ? », s’est-il demandé, pour ajouter : « Laissons ces tristes hochets à nos ennemis et soyons fiers d’être le parti des patriotes français et des parias du drapeau tricolore. »  Quant à sa convocation devant le bureau exécutif réuni en commission disciplinaire, il a déclaré qu’elle était « indélicate, injustifiée, immorale et (…) scandaleuse. »  Il a encore assuré qu’il ne s’était pas exprimé au nom du Front national dans ses interviews controversées, « laissant ce soin aux collaborateurs socialo-gaullistes de la présidente » Marine Le Pen.

 

Hausse du pouvoir d’achat ( INSEE) … du pipeau !

Hausse du pouvoir d’achat ( INSEE) … du pipeau !

 

 

Surréaliste, l’INSEE annonce ce matin  ( sans doute par hasard) une petite hausse du pouvoir d’achat pour les Français. Ce serait une  conséquence du  « Ralentissement de l’inflation et une moindre pression fiscale » .  D’abord c’est une  supercherie car l’INSEE se fonde sur la mesure officielle de l’indice des prix  la consommation. Or la structure de consommation des ménages s’est largement déformée ces dernières années avec une  stagnation relative des dépenses par exemple  l’alimentation et à l’habillement mais avec une croissance des dépenses contraintes ( impôts, logement, services, logement). Même sur les dépenses courantes par exemple l’alimentation, on assiste à un glissement de gammes de la part des consommateurs de sorte que les produits de référence pour l’indice sont de moins en moins achetés au profit de produits différents. Officiellement le pouvoir d’achat en 2014 aurait progresse de 0.5%. D’abord c’est insignifiant et cela se situe dans la marge d’erreur statistique ensuite il faudrait mesurer l’évolution  des dépense des ménages à structure comparable. Exemple les prix des  voyages à l’étranger théoriquement ont diminué. Or les Français depuis la crise ont réduit ce poste. Il en va de même pour certains équipements de la maison puisque les investissements des ménages se réduisent.  Peu importe ,l’année 2015 sera celle de la hausse du pouvoir d’achat pour  les  économistes de l’Insee, cités par les Echos ce lundi. « Deux facteurs devraient jouer en faveur du porte-monnaie des Français cette année: la dégringolade des prix du pétrole, tombés à leur plus bas depuis six ans, et une baisse de la pression fiscale ( ?), illustrée pour les plus faibles salaires par la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu.  Cette hausse du pouvoir d’achat suivra celle constatée sur l’ensemble de l’année 2014. L’an dernier, le pouvoir d’achat par unité de consommation aurait augmenté de 0,5%. Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais si cette hausse se confirme, elle mettrait fin à trois années consécutives de recul ». Ben voyons !

 

Gaston Bessay

Ancien Président d’un observatoire économique et statistique ministériel

Balkany : le fric et le pouvoir, la gangrène du système politique

Balkany : le fric et ln pouvoir, la gangrène du système politique

 

Ce que révèle l’affaire Balkany c’est que nombre de politiques  sont drogués au fric et au pouvoir. Certes ils ne sont pas tous pourris mais tous d’uen manière ou d’une  autre profitent  du système et en toute légalité. Tout simplement parce que la fonction politique s’est professionnalisé et a créé uen oligarchie. Alors que la fonction politique devrait être bénévole et temporaire. On objectera qu’un député a besoin de se rendre souvent à l’assemblée. Raison supplémentaire pour limiter les élucubrations du parlement à un séance par mois, pour supprimer plus de la moitié des députés (577 pour quoi faire et 348 sénateurs en plus). Ce qui permettrait de sortir de la bureaucratie et de la fiscalité qui tuent ( plus de 10 000 lois en France, record mondial dans les pays développés). Les Balkany eux ont poussé le bouchon très loin mais beau d’autres pêchent plus près du bord.  Patrick Balkany vient donc de voir son immunité parlementaire levée par ses collègues de l’Assemblée nationale, ce mercredi 18 mars, validant la demande des juges van Ruymbeke et Simon, en charge du dossier. Le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est mis en examen depuis octobre 2014 pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption ». Son épouse Isabelle est, dans le même temps, mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale ». Une décision à laquelle Patrick Balkany a réagi par la publication d’un communiqué sur son compte Facebook. L’élu affirme s’être « toujours rendu aux convocations des magistrats (…) sans jamais y opposer (son) immunité ». C’est donc avec un certain scepticisme qu’il a accueilli la demande de levée de son immunité, « précisément dans la semaine précédant le 1er tour des élections départementales ». Patrick Balkany accuse également les magistrats et les médias « de s’exonérer publiquement et en permanence des procédures et de la loi en violant continuellement la présomption d’innocence ». Le député-maire de Levallois-Perret annonce vouloir « poursuivre systématiquement tous les organes de presse qui relaieront la violation du secret de l’instruction ainsi que les auteurs de ce délit ». Les Balkany auraient déclaré 145.000 euros en 2012. Selon les enquêteurs, le train de vie du couple ne correspond pas aux montants annoncés. Le Monde souligne que la déclaration de rémunération des employés à domicile des Balkany atteindrait 127.000 euros, soit près de 88% des revenus déclarés par le couple. L’étude de leur train de vie, analysé par Tracfin, la cellule antifraude de Bercy, ne correspondrait pas non plus aux revenus annoncés. Les débits de cartes bleues et le solde des comptes bancaires apparaîtraient bien trop importants pour des personnes gagnant « seulement » 145.000 euros par an, certains mouvements se chiffrant en millions d’euros, rapporte Le Monde. Patrick et Isabelle Balkany sont soupçonnés d’avoir acquis des biens par le biais de sociétés écrans.  Les soupçons de la justice portent sur l’achat d’un ryad au Maroc. Ces derniers sont appuyés par plusieurs indices, relayés par Libération au début du mois : le compte bancaire de la SCI « Dar Gyucy », qui possède officiellement le ryad, aurait été alimenté par le demi-frère (2011-2013) et le fils (2012-2013) de Patrick Balkany. Des relevés de carte bleue permettraient également de révéler l’existence de dépenses d’ameublement à Marrakech entre 2008 et 2010, année de l’achat du ryad par Dar Gyucy. Les Balkany se seraient déplacés à plusieurs reprises au Maroc. Des déplacements qui n’auraient donné lieu, selon les enquêteurs, à aucun frais hôtelier. Les Balkany nient être propriétaires de cette villa. . Selon les derniers éléments de l’enquête révélés par Libération, la « villa Pamplemousse » est détenue par une société liechtensteinoise dont le bénéficiaire économique serait Isabelle Balkany. Les enquêteurs évoquent des séjours réguliers du couple et de son fils sur l’île. Au contraire du ryad à Marrakech, Isabelle Balkany a reconnu être propriétaire de cette maison, « acquise en 1997 avec des fonds parfaitement licites ». Son avocat avait alors confirmé qu’elle n’a pas été « régulièrement déclarée », l’ISF n’ayant « pas été réglé », rapporte Le Monde.

 

Sondage pouvoir d’achat : baisse pour 60% des Français

Sondage pouvoir d’achat : baisse pour 60% des Français

Selon un sondage Viavoice pour France Info – Le Monde – BPCE près de 6 Français sur 10 pensent que leur pouvoir d’achat va diminuer dans les trois prochains mois.   Les prix des carburants sont à la baisse, tout comme certains produits alimentaires. La première tranche de l’impôt sur le revenu va être supprimée et François Hollande s’est engagé à ce qu’il n’y ait aune nouvelle hausse d’impôt l’an prochain. Mais rien de tout cela ne suffit à convaincre les Français que leur pouvoir d’achat ne sera pas une nouvelle fois amputé en 2014.  Un paradoxe que François Miquet-Marty, directeur de l’institut de sondage explique par la perte de confiance des Français en François Hollande « Malgré les promesses de François Hollande, 68% des Français sont persuadés qu’il y aura encore en 2015 une hausse des impôts. Cela tient au discrédit du président, cela s’explique aussi par un sentiment de mauvaise utilisation des impôts qui contraint toujours le gouvernement à augmenter les prélèvements. »

Limiter le pouvoir de Google (parlement européen)

Limiter le pouvoir de Google (parlement européen)

 

Google occupe une place dominante sur internet comme moteur de recherche mais comme fournisseurs de multiples services, du coup cette situation presque hégémonique suscite de vives critiques du parlement européen qui veut séparer ces différentes fonctions. Les régulateurs européens s’inquiètent en effet de la domination du groupe américain et d’autres sociétés américaines sur internet et cherchent des manières de limiter le pouvoir prêté à Google. Un appel à la scission serait la proposition la plus radicale. « La dissociation des moteurs de recherche des autres services commerciaux » devrait être considérée comme une solution à la domination de Google, écrit le quotidien économique, qui reprend les termes contenus dans le projet de motion. Le Parlement n’a pas les moyens de forcer Google à se plier à cette demande, mais il pourrait influencer la Commission, qui, elle, peut mettre des bâtons dans les roues du géant de l’internet via la création d’une loi. Cette motion serait alors un moyen de remettre de la pression sur Bruxelles pour adopter une ligne plus dure vis-à-vis de Google. Une telle motion, qui recueille selon le FT le soutien de deux grands groupes au Parlement, aurait des chances d’être voté, notamment du fait que les politiciens allemands se sont « retournés contre Google cette année ».  l’Allemand Günther Oettinger, a proposé récemment de prélever Google pour tout affichage de matériel protégé par copyright, de le forcer à afficher des résultats de recherche neutre, et exprimé des réserves sur son logiciel pour rendre les voitures capables de se conduire seules.  Google fait l’objet d’une enquête pour abus de position dominante depuis cinq ans en Europe. La justice européenne soupçonne le géant de mettre en avant, dans les résultats des recherches, ses propres services, avec un impact non négligeables sur les revenus de ses concurrents. Selon le FT, le texte final de cette motion devrait être rédigé lundi et être soumis au vote des eurodéputés jeudi.

Pouvoir d’achat: une baisse de 1500 euros depuis 2009 par an

Pouvoir d’achat: une baisse de 1500 euros depuis 2009 par an

 

4% de baisse de pouvoir d’achat en 5 ans, de quoi expliquer grandement la croissance indigente de la France. La consommation progresse en effet très  peu et c’est le moteur essentiel de la croissance puisque les exportations sont à la peine (la balance commerciale est toujours dramatiquement dans le rouge, autour de 60 milliards en 2014) et que les investissements ne reprennent pas. Certes la relance de la consommation n’est pas  suffisante, elle doit être accompagnée par des efforts de compétitivité et la reprise des investissements mais elle est quand même incontournable. Le magazine 60 millions de consommateurs a révélé que si l’on compare à 2009, les Français ont perdu 1500 euros de pouvoir d’achat leur budget annuel, soit une baisse de 4% en 5 ans. Cela revient à 125 euros par mois. Deux postes de dépenses ont flambé depuis le début de la crise : le logement (prix des loyers et chauffage) et la voiture (en particulier l’essence). Ce sont ces deux factures qui font mal aux Français. Concernant l’alimentation, chaque foyer jetterait entre 500 et 1000 euros de nourritures non consommées chaque année. Quant à la cigarette, rappelons qu’un paquet par jour correspond à 200 euros par mois.

 

Sondage – Pouvoir d’achat : il manque 500 euros aux français

Sondage - Pouvoir d’achat : il manque 500 euros aux français

 

 

En moyenne c’est  de l’ordre de 500 euros qui manquent aux français pour éviter les fins de mois difficiles. Il ne peut s’agir que d’une moyenne qui comprend donc des disparités mais qui témoigne bien des conséquences concrètes de la crise. Autre exemple près de 20% sont à découvert en fin de mois  Entre le paiement du loyer, les impôts qui augmentent, les dépenses de chauffage et d’électricité, le téléphone, les transports, ce n’est pas facile de boucler les fins de mois. En témoignent les derniers chiffres du baromètre de l’institut CSA pour Cofidis sur le pouvoir d’achat et les habitudes de consommation des Français, Quand on demande aux Français combien il leur manque chaque mois pour se sentir à l’aise, ils répondent 464 euros, toutes catégories sociales confondues. Ils sont obligés de rogner sur tout : les vêtements, le coiffeur, le restaurant. Une personne sur cinq (21%) sacrifie l’alimentation pour boucler son budget. De plus en plus de Français (18%) sont à découvert tous les mois. Autre chiffre inédit : près d’un sur deux (47%) a été à découvert au moins une fois dans l’année. Avant, pour tenir son budget, on puisait dans notre épargne. Mais comme il n’en reste guère, on change nos habitudes de consommation. On réalise des achats groupés (quatre Français sur dix déclarent le faire de temps en temps ou régulièrement). Le covoiturage connaît aussi un grand succès (trois Français sur dix l’ont déjà testé). On fabrique soi-même des produits ménagers, des cosmétiques, des vêtements ou de la décoration. Deux Français sur 10 se sont mis au « do it yourself ». Enfin, on loue des objets, ou on en loue aux autres. Un Français sur dix l’a déjà fait. Deux Français sur trois achètent maintenant des produits d’occasion, pour payer moins cher. Ils vendent eux-mêmes des articles sur internet ou dans des vides-greniers.

 

Sondage : baisse du pouvoir d’achat en 2015

Sondage : baisse du pouvoir d’achat en 2015

Le nouveau baromètre CSA-Cofidis sur les Français et le pouvoir d’achat n’augure rien d’encourageant. 63% d’entre eux considèrent que leur pouvoir d’achat a baissé au cours des 12 derniers mois et ils sont 58% à s’attendre à une nouvelle détérioration de leur pouvoir d’achat dans les 12 prochains mois. Ils estiment qu’il leur manque 464 euros en moyenne pour boucler leur fin de mois et vivre correctement. Conséquence: près d’un français sur cinq (18%) déclare être à découvert tous les mois, contre 15% en 2013, dans une précédente étude. Ils sont un sur deux à reconnaître avoir connu un épisode de découvert sur l’année, alors que cette proportion n’était que de 39% l’année dernière. « Cette situation s’observe dans toutes les catégories et montre qu’aucune d’elles n’est désormais à l’abri », précise CSA. Face à cette situation, piocher dans son épargne reste la solution privilégiée (48%), devant un changement des habitudes de consommation (36%) et le recours à un crédit (7%), souligne l’enquête. Parmi les postes de dépenses qui font les frais des arbitrages des consommateurs, les loisirs (53%) et l’habillement (53%) arrivent en tête. L’alimentation (21%) et l’énergie (17%) sont également citées. Les Français déclarent être de plus en plus nombreux à user de nouveaux modes de consommation comme le marché de l’occasion (68% des Français), ou les vide-greniers (64%).

 

FN : « aux portes du pouvoir » (Valls)

FN : « aux portes du pouvoir » (Valls)

Valls, come Hollande et bien d’autres, faute de pouvoir agir, se contentent de commenter les faits économiques, sociaux et même politiques. Une sorte de confusion des rôles. Valls déclare donc que le FN est aux portes du pouvoir comme si l’opinion ne le savait déjà pas. Quels sont les facteurs explicatifs ? Que propose-t-il ? Surtout qu’on ne provoque pas de crise institutionnelle autant dire qu’on lui garantisse à lui, Hollande et son gouvernement, la possibilité de demeurer jusqu’en 2017. Pas vraiment une réponse politique, plutôt celle d’un gouvernement acculé qui espère durer en dépit du rejet de l’opinion.  . Le Premier ministre en Italie à Bologne (pas vraimenet le lieu pour parler de la politique intérieure !), pour une réunion de la gauche européenne  s’est publiquement inquiété d’un récent sondage qui place Marine Le Pen en tête du 1er tour de la présidentielle de 2017. « Quand dans les enquêtes d’opinion, même si c’est dans trois ans, Marine le Pen est créditée de 32% au premier tour de l’élection présidentielle. Quand dans une hypothèse elle pourrait même l’emporter… On a besoin d’une crise institutionnelle pour faire en sorte que demain le FN soit aux portes du pouvoir ? Ou on a au contraire la nécessité de redresser le pays ?« , a-t-il lancé. Au côté du chef de gouvernement italien Matteo Renzi, Manuel Valls a défendu une gauche européenne « unie » et « qui réforme« , déplorant les divisions de la gauche française. « Oui, nous avançons, nous réformons (…) et rien ne doit nous arrêter« , a lancé Manuel Valls à la tribune de la fête de l’Unità. Manuel Valls qui a défendu sa conception de la gauche moderne, celle « qui soutient des entreprises, qui fait des réformes« . Cette gauche « a de l’avenir« , a-t-il affirmé. « C’est pour cela qu’il ne faut pas se laisser impressionner » a-t-il encore dit, alors que sa popularité et celle du président de la République sont en chute libre dans les sondages

 

PS-la Rochelle -Valls : des mesurettes sur le pouvoir achat pour éviter d’être sifflé

PS-la Rochelle -Valls :  des mesurettes sur le pouvoir achat pour éviter d’être sifflé

Et voilà après avoir été applaudi par le Medef, Valls doit éviter de se faire siffler à La Rochelle par les socialistes. Du coup il va utiliser les bonnes vielles méthodes des promesses chères à Hollande, cette fois sur le pouvoir d’achat en vue de calmer les grognards de gauche. Des mesurettes évidemment mais en politique le verbe surmédiatisé est plus important que l’action discrète et efficace.  Dimanche, son discours sera scruté par tous les socialistes et surtout ceux qui accusent le nouveau gouvernement de trop aimer les entreprises. Manuel Valls leur réserve un cadeau : face aux militants socialistes réunis à l’université d’été de La Rochelle, le Premier ministre devrait faire, selon nos informations, des annonces pour améliorer le pouvoir d’achat des Français. Ce discours, qu’il prononcera en clôture de l’université d’été, en milieu de journée dimanche, est important pour le Premier ministre. Ce vendredi, il travaille dessus et il le peaufinera samedi soir. « Ce ne sera pas un discours de politique général, mais il va donner de la cohérence et du sens à l’action du gouvernement », explique un visiteur de Matignon. « Il faut donner de la perspective, dire là où on va. » Alors que sa déclaration d’amour aux entreprises devant le Medef a été particulièrement mal perçue par une partie de la gauche – Cécile Duflot l’accusant dans Les Echos « d’imiter Thatcher » – Manuel Valls doit calmer les « frondeurs » qui menacent, notamment, de ne pas voter le prochain projet de loi de finances qui fixera le budget de l’Etat pour 2015. Plusieurs annonces ont déjà été faites par l’exécutif ces derniers jours. Le Revenu de Solidarité Active (RSA) « socle » va ainsi augmenter de 2% au 1er septembre, passant à 509,30 euros par mois pour une personne seule, a appris l’AFP auprès du Secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion. Le président a pour sa part annoncé une refonte des premières tranches de l’impôt sur le revenu pour le rendre « plus juste et plus simple », ainsi qu’une fusion de la prime pour l’emploi et du RSA activité. Ces deux mesures, dont les modalités restent à trancher, doivent compenser la censure par le Conseil constitutionnel des 2,5 mds d’euros d’allègements de cotisations salariales pour les salariés modestes, l’essentiel du volet « solidarité » du Pacte.

 

« Jaurès aurait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe sociale » (Brustier)

« Jaurès ait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe  sociale » (Brustier)

 

Intreview de Gael Brustier dans le Figaro *

 


LE FIGARO: Jean Jaurès fut assassiné il y a tout juste 100 ans. Aujourd’hui, François Hollande peut-il revendiquer son héritage?

Gaël BRUSTIER: Jaurès figure sur un mug de la boutique du Parti socialiste (PS): «What would Jaurès do?» («Que ferait Jaurès?»). La question taraude donc nombre de socialistes le matin en prenant leur café! C’est la prolongation en version merchandising d’une revendication d’héritage qui a été celle de tous ceux qui se sont réclamés de l’idéal socialiste depuis cent ans. Pas un seul n’a manqué à l’appel. Ni dans la «vieille maison» ni parmi ses dissidents, qu’ils aient été communistes en 1920 ou, plus tard, néosocialistes en 1933. Plus tard encore, les scissions du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement (1993) puis du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon (2008) se sont réclamées de Jaurès. C’est une constante. Ce n’est pas toujours illégitime.

Les usages politiques de Jaurès tranchent cruellement, ces derniers jours, avec la richesse des études jaurésiennes… On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme assassiné il y a cent ans aurait souscrit aux politiques actuelles. Jaurès est mort à la veille de la Première Guerre mondiale, avant la Révolution de 1917 et des soubresauts des années 1930. Aller raconter qu’aujourd’hui il voterait le «pacte de stabilité» ou qu’untel ou untel est sa réincarnation tient de l’absurdité la plus achevée. Personne, d’ailleurs, ne va aussi loin (sourire)…

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de penser l’avenir avec Jaurès. Il y a quelques constantes dans la pensée jaurésienne. Cette idée forte, d’abord, que l’aspiration au socialisme vient de loin et préexiste à la Révolution industrielle. Jaurès va jusqu’à la rechercher chez Luther les racines de l’idée socialiste. Il cherche une synthèse entre le prolétariat et la nation, en soulignant la «hauteur idéale» de cette dernière. Il cherche même une forme de synthèse entre l’humanité et Dieu… Jaurès, en plus d’être un élu républicain exemplaire, un inlassable combattant social aux côtés des mineurs de Carmaux, est, à l’instar de son ami Lucien Herr, véritable inspirateur du socialisme républicain, un authentique intellectuel. Le socialisme républicain a deux papas: Lucien Herr et Jean Jaurès!

On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme aurait souscrit aux politiques actuelles.

La gauche française et plus largement toute la social-démocratie européenne se sont-elles éloignées des fondamentaux de celui qui a contribué à unifier le mouvement socialiste?

D’abord Jaurès est entré plusieurs fois en conflit avec la social-démocratie européenne de l’époque, en particulier avec la social-démocratie allemande, à laquelle il reprochait notamment de n’avoir aucune tradition révolutionnaire et de se réfugier dans l’intransigeance du verbalisme. La «tension amicale», lui, il l’a pratiquée! Parlons de la période présente: comme l’ont montré Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans leurs travaux, la social-démocratie a, depuis une trentaine d’années, perdu environ 20 % de sa base électorale en Europe. Elle a participé au consensus européen, celui qui a fait de «l’intégration négative», de la déréglementation et de l’orthodoxie économique et financière le moteur de l’unification de l’Europe. Elle a été confrontée à une grave crise d’identité (qui défend-elle?) et à une incapacité à maintenir son hégémonie culturelle (quelle est sa vision du monde?).

Quant à la gauche française, si elle veut être fidèle à l’idéal de Jaurès, elle doit non seulement rechercher ses sources républicaines, qui ne se résument pas à marteler des formules sur «l’ordre républicain» mais également puiser dans l’analyse de la société, de ses évolutions, les clés pour rebâtir un horizon et un projet émancipateurs. Ce que l’on appelle assez injustement «social-démocratie» est le plus souvent un simple social-libéralisme, actuellement mué en «social-conservatisme». Quant à la gauche radicale, elle semble parfois s’égarer dès qu’elle perd le fil rouge de l’unité… S’il y avait une leçon à tirer de Jaurès pour l’actuel PS, ce serait le refus de laisser la République être confisquée par une classe sociale. Il avait été, en tant que député républicain modéré, particulièrement marqué par cette tendance de la bourgeoisie. En ce sens, l’utilisation des mots de la République à des fins de maintien d’un ordre social manifestement injuste n’a rien de jaurésien.

 

L’époque de Jaurès et la période actuelle sont-elles vraiment comparables?

L’UMP nous avait habitués à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès.

L’essor du socialisme, à l’époque de Jaurès, a deux causes: la Révolution française et la révolution industrielle. C’est dans cette réalité que le socialisme républicain puise alors sa force. On peut comparer, sur le plan international, les deux mondialisations (ainsi que l’a fait Suzanne Berger) et percevoir, à travers les réalités différentes de bouleversements de même ampleur, la nécessité d’une nouvelle synthèse intellectuelle pour y répondre. On peut aussi essayer de comprendre les formidables mutations que nos sociétés sont en train de vivre avec les bouleversements sociologiques de l’époque.

Jaurès cherche, comme les pionniers de la sociologie de l’époque, au premier rang desquels Émile Durkheim, à comprendre les processus sociaux. Il bâtit sa conception du socialisme républicain sur les interdépendances entre le prolétariat et la bourgeoisie et cherche à opérer une synthèse non seulement entre socialisme et République mais également entre l’humanité et Dieu… L’ambition intellectuelle qui est la sienne est immense, comme en témoigne L’Armée nouvelle, sa dernière grande œuvre.

 

Si on peut se demander si François Hollande aurait voté Jaurès aujourd’hui, Jean Jaurès voterait-il pour l’actuel président?

L’UMP nous avait habitués, chaque année à Colombey, à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès. Penser l’œuvre de Jaurès, y puiser des outils pour la nouvelle synthèse à bâtir demain est nécessaire. Cela ne peut pas consister en une récupération hasardeuse, quelques analogies mal pensées, voire en quelques anachronismes… Jaurès mérite mieux.

 

 

*Gaël Brustier est docteur en sciences politiques. Il est notamment l’auteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2010) et de La Guerre culturelle aura bien lieu (Mille et une nuits, 2013).


 

 

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