Archive pour le Tag 'Poutou'

« Cette violence légitime » (Pouto, NPA)

« Cette violence légitime » (Poutou du NPA)

La plupart des responsables politiques ont condamné les violences des radicaux lors du premier mai avec toutefois des nuances concernant la responsabilité du gouvernement ; Poutou, leader du NPA dont par ailleurs l’usine de Ford est menacée près de Bordeaux, (1000 emplois menacés) a estimé mardi soir que les dégradations en marge de la manifestation syndicale du 1er mai à Paris étaient la traduction d’une « violence légitime » et « semée », selon lui, par le gouvernement.

« Effectivement, ça a chauffé. Mais nous, ce qu’on a envie de dire, c’est que le gouvernement a semé la violence, et il la récolte (…) La violence est l’illustration de cette colère-là ! Il y a un ras-le-bol de cette société-là, il y a des jeunes qui ont envie d’en découdre. Et aujourd’hui, quand on voit l’armada policière qu’il y a un peu partout et qui cherche à étouffer la contestation, oui, quelque part, cette violence-là, elle est légitime », a-t-il déclaré sur franceinfo.  Il juge donc cette « violence légitime », le questionne le journaliste ? « Oui, et même, on pourrait rajouter qu’il y a une violence beaucoup plus profonde, qui est malheureusement invisible dans les médias ou partout ailleurs, c’est la violence réelle de la société, des licenciements, des démantèlements des services publics, de l’appauvrissement de l’ensemble de la population ».

 

 

Ford – Blanquefort : 4000 emplois concernés (Poutou)

Ford – Blanquefort : 4000 emplois concernés (Poutou)

Philippe Poutou, salarié de cette usine et membre de la CGT, dans une interview au JDD souligne que 4000 emplois sont menacés sur l’un des plus gros sites d’Aquitaine.

 

Déjà menacée de fermeture en 2009 et en 2013, l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, est à nouveau dans une situation difficile. Mardi midi, la branche Europe du constructeur automobile américain a décidé de ne plus investir dans ce site spécialisé dans la production de boîtes de vitesses. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a aussitôt réagi par un communiqué en pressant Ford de « garantir la pérennité » de son usine et « le maintien à long terme de l’emploi » en travaillant avec les syndicats, les collectivités locales et l’Etat. Le constructeur a répondu en assurant vouloir travailler « avec les pouvoirs publics ».

Mais les syndicats restent sceptiques, pointant la menace qui plane sur 910 emplois. A la pointe du combat, Philippe Poutou, CGT du site de Blanquefort. Il fait part au JDD de ses inquiétudes et espère la mobilisation du gouvernement.

Vous attendiez-vous à la décision de Ford Europe de couper les investissements pour votre usine?
C’est malheureusement une mauvaise nouvelle, mais elle confirme toutes nos inquiétudes. Cela fait très longtemps que Ford ne donne aucun signe positif pour sauvegarder le site de Blanquefort. Pour nous, c’est le début d’une nouvelle période pour tenter de changer la donne. Ça va être compliqué, mais nous ne nous démoralisons pas. Nous devrions avoir l’appui du gouvernement et des pouvoirs publics locaux.

Dans un communiqué, Bruno Le Maire a en effet pressé Ford à « garantir la pérennité » de l’emploi sur le site. Lui faites-vous confiance pour convaincre le constructeur américain?
Ce n’est pas tellement une histoire de confiance. Le gouvernement a intérêt à ne pas voir cette usine disparaître. C’est un site emblématique pour plusieurs raisons : c’est la plus grosse usine d’Aquitaine, des milliers d’emplois en dépendent – si on compte l’emploi induit, les sous-traitants, cela tourne autour des 4.000 emplois – et sa fermeture serait un signal politique négatif pour les autorités. Ces dernières se sont déjà mobilisées par le passé et ça a marché. En 2009, la ministre de l’Economie Christine Lagarde avait participé à empêcher la fermeture du site. En 2013, sous François Hollande, un accord-cadre quinquennal nous avait ensuite permis de respirer un peu.

 

Philippe Poutou, une nouvelle fois mobilisé l’an dernier devant l’entrée de son usine.

 

Cet accord-cadre quinquennal, accepté par Ford en échange de versement d’aides publiques, prend fin en mai prochain. Rien n’a-t-il été préparé en vue de cette échéance?
Ford n’a jamais eu de projet sur le long terme. Nous n’avons pas cessé de tirer la sonnette d’alarme, nous faisant nous-mêmes force de propositions. C’est nous, salariés, qui avons proposé l’automne dernier de produire une nouvelle boite de vitesses sur le site. Le 24 octobre, Ford a évoqué la possibilité d’une étude de faisabilité sur ce produit. Et ce mardi, ils ont donc annoncé que cela ne serait pas rentable pour eux. A nouveau, nous sommes dans la position de proposer à la direction des solutions. Ce devrait être l’inverse!

Où en est le dialogue entre les syndicats et la direction de Ford?
Il n’y en a pas et il y en a rarement eu. En 2009, quand la menace de fermeture a été officialisée la première fois, il a fallu qu’on bloque l’usine pour faire venir les dirigeants de Ford Europe. Ils décident toujours par en haut. En 2009, en 2013 et j’espère cette année, c’est bien l’intervention des pouvoirs publics qui a imposé à Ford un dialogue tripartite, entre nous, la direction et les autorités locales.

Qu’attendez-vous pour l’avenir de votre usine?
Ford a aujourd’hui le vent en poupe. Comme pour le reste de l’industrie automobile, le constructeur a vu ses ventes et ses profits augmenter. Les nouveaux projets sont nombreux : Ford a près de 40 véhicules à lancer. Nous demandons juste qu’un bout de cette production planétaire soit fait sur l’usine de Blanquefort. Et si Ford refuse un engagement de long-terme, il faut a minima un nouvel accord-cadre quinquennal.

Mais, la menace de fermeture resurgira alors dans cinq ans…
Quand nous avions signé l’accord en 2013, nous savions que la menace reviendrait en 2018. Nous n’avons malheureusement pas la possibilité d’imposer à Ford un engagement à durée indéterminée. C’est vrai qu’on est toujours dans l’urgence. Et sauver le site pour deux, trois, cinq ans, c’est une bataille qui est déjà compliquée.

Attentat à Paris : Poutou ou le gauchisme irresponsable

Attentat à Paris : Poutou ou  le gauchisme  irresponsable

Poutou  illustre sans doute le mieux ce qu’est le gauchisme complètement irresponsable. Un gauchisme qui s’exprime le plus souvent à travers les positions radicales des syndicats rétros et corpos. Une stratégie syndicale qui privilégie la lutte pour la lutte et refuse tout compromis dans l’intérêt des salariés qu’ils sont supposés représenter. Un courant politique qui pourrit nombre d’organisations syndicales et au-delà une grande partie du syndicalisme français. Poutou en se présentant aux présidentielles a montré toute l’étendue de son irresponsabilité lorsqu’il a proposé le désarmement de la police en apprenant l’attentat des Champs-Élysées. En effet Au cours de ses « 15 minutes pour convaincre », sur France 2, le candidat du NPA a détaillé l’une des propositions de son programme : le désarmement de la police. Or, quelques instants auparavant, David Pujadas avait alerté les téléspectateurs qu’une fusillade venait de se produire à Paris et qu’un policier avait perdu la vie dans l’attaque. En outre sa diatribe contre la police « qui fait chier les jeunes » est apparue pour le moins déplacée. « On a vu ce qui s’est passé lors des manifestations de la loi Travail, il y a des agressions de la police. La répression policière dans les quartiers, avec 10 à 15 jeunes qui sont tués sous les coups de la police chaque année »  Même s’il s’est dit « attristé » en fin d’émission, le candidat anticapitaliste s’est sans doute mis à dos une large part de l’électorat.  Des policiers en tenue lui auraient même signifié verbalement leur mépris , à la sortie du studio. Philippe Poutou a ravivé la polémique sur LCI. « Si les policiers n’étaient pas armés, peut-être qu’ils n’auraient pas été visés par ces gens. »  Pour le candidat du NPA, « l’Etat est de plus en plus répressif » et « l’état d’urgence n’est en rien une réponse au terrorisme, il ne sert à rien ». Dénonçant « le racisme d’Etat » qui engendre « une violence en retour », il n’a pas hésité à relativiser l’attentat des Champs-Elysées.  « Pourquoi on ne réagit pas pareil lorsqu’il y a des morts au travail ? La violence prend plein de formes différentes. Il y a une violence du travail et de la précarité. Tant qu’on n’a pas une société d’égalité, on crée plein de problèmes par la suite ». Et de confier, à propos des personnes suspectées de radicalisation :  « Je n’en sais rien de ce qu’il faut faire des fichés S. Et le gouvernement, il n’est pas fiché S ? ». Bref l’étalage de l’irresponsabilité totale du gauchisme tant sur le terrain social que sur le terrain politique. Heureusement un candidat qui aura du mal à dépasser les 2 % est en décalage complet avec la société française. Même si certaines critiques de Poutou sont justes.

 

Plainte contre Poutou: Fillon se dégonfle

Plainte contre Poutou: Fillon se dégonfle

Lors du débat sur BFMTV et Cnews. Poutou avait sérieusement attaqué la probité de Fillon et de Le Pen. Très agacé François Fillon avait promis de porter plainte. Ce mardi Fillon s’est dégonflé dans le journal  de la Voix du Nord se contentant de sermonner Poutou pour qu’il ne recommence pas. Pas étonnant compte tenu des procédures en cours pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, Fillon aurait sans doute été désavoué pour cette plainte Poutou.»Je suis ouvrier à l’usine Ford à Bordeaux, et à part Nathalie Arthaud sur ce plateau, je crois que je suis le seul à avoir un métier normal« , avait-il lancé pendant sa minute de présentation.  Après avoir taclé la présidente du Front national sur ses affaires, affirmant que : « Nous, quand on est convoqués par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière« , le candidat du NPA a ensuite dénoncé les « politiciens corrompus, déconnectés de la réalité » en visant le vainqueur de la primaire de la droite. « François Fillon, plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité, alors qu’ils piquent dans les caisses », dit-il une première fois.  Mais c’est lors d’une seconde attaque que François Fillon est sorti de ses gonds. « Quand on voit un Fillon qui se dit préoccupé par la dette mais il y pense moins quand il se sert dans les caisses publiques… », a poursuivi Philippe Poutou, s’attirant les foudres de l’ancien Premier ministre. Après un « Oh oh » réprobateur, repris et détourné de multiples fois sur les réseaux sociaux, François Fillon avait murmuré : « Je vais vous foutre un procès, vous ! ».  Interrogé ce mardi 18 avril par la Voix du Nord, François Fillon a finalement expliqué qu’il ne comptait pas poursuivre en justice Philippe Poutou, à la condition qu’il « ne recommence pas ». Le candidat de la droite a reconnu qu’il s’agissait d’un « cri d’agacement ». « Je pense qu’on ne peut pas avoir un débat démocratique dans des conditions pareilles », a-t-il conclu.

« Supprimer le défilé du 14 Juillet ». !! (Poutou)

« Supprimer le défilé du 14 Juillet ». !!(Poutou)

 

 «Poutou, le candidat trotskiste avait crevé l’écran lors  de la confrontation des 11 candidats à l’élection présidentielle en s’attaquant aux privilèges dont usent certains politiques pour ne pas rendre de compte à la justice. Cette intervention avait été très remarquée et avait même déstabilisé Marine Le Pen. Du coup, Poutou essaye sans doute de renouveler son exploit en tentant de faire le buzz avec  une proposition surprenante,  à savoir : la suppression du défilé du 14 juillet. Certes les convictions pacifistes du trotskiste peuvent se comprendre à condition toutefois de ne pas accepter de fait  une neutralité française qui se rangerait de fête sous l’aile protectrice de grandes puissances comme l’union soviétique par exemple voire d’autres. Cette  proposition est surprenante d’autant que le 14 juillet a été décidé fête nationale en 1880 pour honorer les militaires mais aussi la prise de la Bastille et la fête de la fédération. Pourtant Poutou déclare qu’il a  réfléchi un peu avant (l’émission, ndlr) avec les camarades (…) et ce qu’on a décidé de dire c’est qu’on pouvait supprimer le défilé militaire du 14 Juillet», avec cette idée de «démilitariser la société», a déclaré Philippe Poutou sur TF1, samedi soir. La proposition avait été faite par la candidate écologiste Eva Joly en 2012 et avait déclenché une polémique. Philippe Poutou lui avait alors apporté son soutien.

 

2017 télé : Poutou sort de l’écran

2017 télé : Poutou sort de l’écran

Pas facile de se distinguer dans un débat globalement très confus. Pourtant Poutou a réussi à sortir de l’écran (comme Nathalie Arthaud d’ailleurs mais d’une autre manière). Une sortie d’entrée en refusant de participer à la photo de famille au côté des dix autres candidats, l’ouvrier étiquetté NPA s’est ensuite illustré en attaquant frontalement François Fillon et Marine Le Pen sur le terrain des affaires. «François Fillon, plus on fouille plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité alors qu’ils piquent dans les caisses», a-t-il d’abord asséné.  La présidente du Front national n’a pas été épargnée non plus. «Ensuite il y a aussi Mme Le Pen qui pique dans les caisses publiques. Pour quelqu’un d’anti-européen, ça ne la gêne pas de piquer dans les caisses de l’Europe. (…) Le FN se dit antisystème mais se protège grâce aux lois du système avec son immunité parlementaire et refuse d’aller aux convocations policières, donc peinard! Nous, quand on est convoqué par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va», a-t-il ironisé, sous les applaudissements du public. Plus tard, alors que Philippe Poutou en remettait une couche et estimait que François Fillon feignait de se «préoccuper de la dette mais y (pensait) moins quand il se (servait) dans les caisses publiques ou quand il (payait) sa famille», le candidat du NPA s’est attiré les foudres de celui des Républicains.

Présidentielle 2017 : et encore un cadidat à 1% avec Philippe Poutou (NPA)

Présidentielle 2017 : et encore un cadidat à 1% avec Philippe Poutou (NPA)

Encore un candidat de plus pour 2017 avec Philippe Poutou (NP A). Un motif de satisfaction : les élections présidentielles ne connaissent pas de crises de vocation. Si l’on compte les candidats déclarés et ce qui ont l’intention de se révéler,  on doit sans doute parvenir maintenant à une trentaine de candidats. Soit à peu près 25 responsables susceptibles d’obtenir chacun autour de 1 %. Peut-on pour autant parler d’avancée démocratique avec une telle multitude de prétendants à la magistrature  suprême ? Beaucoup en effet ne se présentent  que pour obtenir ultérieurement un poste ministériel. Pour d’autres il s’agit d’une problématique existentielle, l’occasion d’apparaître pendant quelques semaines dans les médias. Il y a aussi les candidatures de témoignages de partis marginaux qui tentent de donner une légitimité à leurs orientations farfelues et irresponsables. En fait cette overdose de candidature ne grandit guère la démocratie,  elle discrédite plutôt un système politique plus proche du cirque que de l’agora. Juridiquement on objectera que toute candidature est légitime sous réserve qu’elle reçoive les parrainages nécessaires. Mais d’une certaine manière il est plus facile d’être candidat à la fonction présidentielle que d’être candidat maire dans une petite commune. Du coup se pose les limites d’une démocratie et ses déviances qui ne sont guère de nature à réconcilier les français avec la politique.  Cinq ans après sa première participation, Philippe Poutou briguera donc  l’Élysée sous l’étiquette du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en 2017. Le NPA, réuni à l’Université de Nanterre pour sa Conférence nationale ces 19 et 20 mars, a désigné Philippe Poutou dans une déclaration votée « à plus de 95%« , a indiqué Jean-Marc Bourquin, responsable communication du mouvement. En 2012Philippe Poutou avait obtenu 1,15% des voix au premier tour. Il se voulait alors le « porte-parole de ceux qui trinquent ». Né le 14 mars 1967 à Villemomble (Seine-Saint-Denis), de père facteur et de mère sans emploi, ce réparateur de machines-outils de l’usine automobile Ford de Blanquefort (Gironde) s’est fait connaître à travers son combat à la CGT pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine. Au NPA, il a repris le flambeau d’Olivier Besancenot. Il s’agit de la troisième candidature de gauche pour l’élection présidentielle de 2017, après Jean-Luc Mélenchon, le fondateur du Parti de gauche, et Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière : tous trois étaient déjà là cinq ans plus tôt.




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