Archive pour le Tag 'Poutine'

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Politique-Adhésion de l’Ukraine à l’UE : un message à Poutine « 

Politique-Adhésion de l’Ukraine à l’UE : un message à Poutine  »

Pour Pascale Jonanin, directrice générale de la fondation Robert Schuman, la décision de la Commission européenne d’ouvrir des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne constitue un message et un avertissement à Poutine.

« C’est une étape politique et géopolitique importante », souligne Pascale Jonanin, directrice générale de la fondation Robert Schuman, sur le plateau du 19/20 info, mercredi 8 novembre. Elle précise toutefois que « ce n’est pas demain, ni après-demain que l’Ukraine et d’autres vont adhérer à l’Union européenne. La Commission, aujourd’hui, et sa présidente, a fait, comme tous les ans, un rapport sur l’état des pays qui sont candidats ».

Pascale Jonanin explique également que ce sont les « chefs d’État et de gouvernement qui se réunissent mi-décembre » qui décideront de l’adhésion ou non du pays à l’UE. Selon elle, « il y a une vraie volonté (de la part d’Ursula von der Lyen, la présidente de la Commission européenne) d’aider des pays, comme l’Ukraine et la Moldavie, qui ont le choix de se tourner vers l’Occident, les valeurs, la démocratie, et de couper un peu les ponts avec la Russie (…) On envoie un message indirect à Vladimir Poutine ».

Poutine candidat -déjà élu -aux présidentielles en 2024 !

Poutine candidat -déjà élu- aux présidentielles en 2024 !

À la « surprise presque générale », Poutine est donc candidat–évidemment déjà élu- aux présidentielles russes en 2024. Déjà élu parce qu’évidemment il n’y aura pas de candidat d’opposition crédible, la plupart ayant été tués ou mis en prison. Ensuite, parce que les résultats dans cette dictature sont déjà proclamés avant même le dépouillement. On pourrait suggérer à la Russie et à Poutine en particulier d’éviter cette procédure bureaucratique que constituent les élections en Russie afin d’économiser les moyens d’un pays en moyenne condamné à la misère et à l’oppression.

Vladimir Poutine pourra donc rester au pouvoir jusqu’en 2030 au moins. Avec une cote de popularité de 80% en Russie, l’élection n’est qu’une formalité pour Vladimir Poutine s’il se présente : avec le soutien de l’Etat, des médias d’Etat et la quasi-absence de dissidence au sein de l’opinion publique, le dirigeant est certain de l’emporter.

Le président russe, qui a fêté son 71e anniversaire le 7 octobre, est au pouvoir depuis qu’il a été nommé Premier ministre en 1999 par Boris Eltsine. Il est à ce jour le dirigeant russe à la longévité la plus longue depuis Josef Staline. Le Kremlin a rejeté les informations selon lesquelles Vladimir Poutine était souffrant, les qualifiant de désinformation diffusée par l’Occident.

Politique-Stratégie de Poutine : mettre « le bordel » partout dans le monde

Politique-Stratégie de Poutine : mettre « le bordel » partout dans le monde

Il n’y a pas de pensée complexe à l’origine de la stratégie de Poutine. Ce produit du KGB ne connaît que la violence et le crime aussi bien pour assurer son pouvoir en interne que pour contrer l’Occident en soutenant tous les mouvements terroristes. Une stratégie par parenthèse qui pourrait lui revenir comme un boomerang un jour compte tenu de la diversité sociétale en Russie.

En apparence, il est curieux que Poutine qui a muselé les différents oppositions notamment terroristes décide maintenant de recevoir en grande pompe les représentants du hamas.

En réalité, il n’y a pas vraiment de stratégie mondiale pour Poutine sinon celle qui consiste à mettre le « bordel » ou à l’encourager partout dans le monde aussi bien au Moyen-Orient, qu’en Afrique ou dans les Balkans.

Le problème avec ce genre d’individu, voyou et criminel notoire, c’est qu’il est assez imprévisible puisqu’il n’obéit pas à une idéologie claire mais seulement à ses seuls intérêts du moment pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir et exister au plan international.

Le problème c’est que nombre d’Etats de pays en développement se fait en l’illusion que Poutine incarne le libérateur face aux puissances occidentales. Une libération qui ne conduit qu’à la dictature .

De quoi sourire si le sujet n’était pas aussi grave. Poutine a tellement peu de consistance idéologique que progressivement ses mouvements d’humeur guerriers vont fragiliser le pays et le rendre de plus dépendant d’une Chine qui tranquillement un jour avalera tout ou partie de la Russie.

En attendant Poutine jette de lui sur le feu de tous les foyers guerriers de manière tout à fait irresponsable y compris pour lui-même et son pays.

D’après Poutine, Prigojine serait mort de maladie !

D’après Poutine, Prigojine serait mort de maladie !

On se demande réellement sur quelle planète vivent Poutine et la bande de criminels qui dirigent le pays pour aller aussi loin dans le mensonge autant que dans le ridicule. Ainsi Poutine lui-même n’a pas hésité à déclarer que finalement Prigogine serait mort suite à des impacts de grenades ! Puisqu’il faut faire dans l’absurde et le démentiel on pourrait conseiller à Poutine de déclarer que finalement Prigogine est mort de maladie.

Le président russe Vladimir Poutine a donc affirmé sans rire jeudi que des « morceaux de grenade » ont été trouvés dans les corps des victimes du crash en août de l’avion du patron de Wagner Evguéni Prigojine, qui n’a « pas subi d’impact extérieur ».

« Le chef du « Comité d’enquête » m’a fait un rapport il y a quelques jours. Des fragments de grenades ont été retrouvés dans les corps des victimes de la catastrophe aérienne. Il n’y a pas eu d’impact externe sur l’avion », a dit le patron du Kremlin.

Les Occidentaux avaient pointé du doigt la responsabilité du chef de l’Etat russe, deux mois après la rébellion avortée du patron de Wagner, mais sans fournir de preuves. Le Kremlin a toujours démenti avoir ordonné d’assassiner Evguéni Prigojine, qualifiant de « spéculations » ces insinuations.

Finalement Prigogine serait peut-être mort d’une mauvaise grippe !

Guerre en Ukraine: 16 000 enfants enlevés par Poutine

Guerre en Ukraine: 16 000 enfants enlevés par Poutine


Poutine accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Ukraine notamment l’enlèvement de 16 000 enfants arrachés à leurs familles et à leur pays et qui sont en cours d’être russifiés pour combler le vide démographique russe.

L’hebdomadaire britannique rappelle que le pays a perdu, en trois ans, deux millions de personnes de plus que ne le prévoyaient les démographes, à cause de la pandémie de coronavirus, de la guerre en Ukraine et de l’exode d’une partie de la population.

« L’espérance de vie des Russes âgés de 15 ans a diminué de cinq ans et atteint désormais le même niveau qu’en Haïti. Le nombre de Russes nés en avril 2022 ne dépassait pas celui de ceux nés lors de l’occupation nazie. En outre, alors que de nombreux hommes en âge de combattre sont morts ou exilés, les femmes sont dix millions de plus que les hommes », énumérait The Economist.

Entre 1994 et 2021, la population russe est passée de 149 millions à 143 millions d’habitants. De 2020 à 2023, entre 1,2 et 1,6 million de Russes sont décédés des suites de la pandémie de Covid-19.

Selon les Nations unies, si la Russie poursuit cette tendance démographique, sa population tombera à 120 millions de personnes d’ici à 2050. D’après les prévisions les plus pessimistes de l’ONU, il pourrait ne rester que 83,7 millions d’habitants à la fin du siècle.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a accusé mercredi la Russie de commettre des «crimes contre l’humanité au quotidien» dans sa guerre en Ukraine. «La Russie commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Ukraine presque au quotidien», a-t-il affirmé devant le Conseil de sécurité de l’ONU, peu après l’intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky présent à l’ONU a dénoncé «l’agression criminelle» de la Russie en Ukraine, et fustigé son droit de veto en s’adressant pour la première fois en personne mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU.

Parmi les crimes reprocher à Poutine il y a notamment ces odieux enlèvements concernant environ 16 000 enfants littéralement arrachés à leur pays et à leurs familles et qui sont en cours de « russification » à la mode Poutine.

Un véritable scandale humanitaire trop peu abordé dans le cadre du conflit avec l’Ukraine.

Ukraine: 16 000 enfants enlevés par Poutine

Ukraine: 16 000 enfants enlevés par Poutine


Poutine accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Ukraine notamment l’enlèvement de 16 000 enfants arrachés à leurs familles et à leur pays et qui sont en cours d’être russifiés pour combler le vide démographique russe.

L’hebdomadaire britannique rappelle que le pays a perdu, en trois ans, deux millions de personnes de plus que ne le prévoyaient les démographes, à cause de la pandémie de coronavirus, de la guerre en Ukraine et de l’exode d’une partie de la population.

« L’espérance de vie des Russes âgés de 15 ans a diminué de cinq ans et atteint désormais le même niveau qu’en Haïti. Le nombre de Russes nés en avril 2022 ne dépassait pas celui de ceux nés lors de l’occupation nazie. En outre, alors que de nombreux hommes en âge de combattre sont morts ou exilés, les femmes sont dix millions de plus que les hommes », énumérait The Economist.

Entre 1994 et 2021, la population russe est passée de 149 millions à 143 millions d’habitants. De 2020 à 2023, entre 1,2 et 1,6 million de Russes sont décédés des suites de la pandémie de Covid-19.

Selon les Nations unies, si la Russie poursuit cette tendance démographique, sa population tombera à 120 millions de personnes d’ici à 2050. D’après les prévisions les plus pessimistes de l’ONU, il pourrait ne rester que 83,7 millions d’habitants à la fin du siècle.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a accusé mercredi la Russie de commettre des «crimes contre l’humanité au quotidien» dans sa guerre en Ukraine. «La Russie commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Ukraine presque au quotidien», a-t-il affirmé devant le Conseil de sécurité de l’ONU, peu après l’intervention du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky présent à l’ONU a dénoncé «l’agression criminelle» de la Russie en Ukraine, et fustigé son droit de veto en s’adressant pour la première fois en personne mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU.

Parmi les crimes reprocher à Poutine il y a notamment ces odieux enlèvements concernant environ 16 000 enfants littéralement arrachés à leur pays et à leurs familles et qui sont en cours de « russification » à la mode Poutine.

Un véritable scandale humanitaire trop peu abordé dans le cadre du conflit avec l’Ukraine.

« Victoire électorale » de Poutine dans les territoires envahis !

« Victoire électorale » de Poutine dans les territoires envahis !

Comme en Russie, le résultat de la consultation électorale dans les territoires occupés était bien sûr connu d’avance. Poutine obtiendrait 70 % des suffrages dans ces régions en guerre.

Un scrutin qui évidemment n’a aucun sens aussi bien dans les territoires dupés qu’à l’intérieur de la Russie puisque l’opposition est complètement muselée, interdite voire mise en prison. Sans parler des ukrainiens qui ont fui les territoires occupés du fait de la guerre et qui évidemment n’ont pas pu voter. Bref, une sorte d’inversion du processus démocratique : on fixe d’abord les résultats et le vote intervient ensuite !

Poutine d’accord avec Sarkozy et réciproquement !

Poutine d’accord avec Sarkozy et réciproquement !

Poutine se déclare en grande partie en accord avec Sarkozy concernant l’Ukraine. Une curieuse convergence qui donne l’impression que Sarkozy se comporte en influenceur russe. Le très sérieux journal les Échos juge aussi très surprenante les déclarations de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, dans un livre à paraître le 22 août (« Le Temps des Tempêtes », tome II, aux éditions de l’Observatoire) et dans une interview au « Figaro Magazine » . Il estime que l’Ukraine, « trait d’union entre l’Ouest et l’Est » avec une « vocation de pont », doit rester neutre, d’autant plus que « les Russes sont des Slaves ». « Des propos d’un simplisme effarant, qu’on dirait tirés d’un manuel ‘La guerre en Ukraine pour les Nuls’ ou du café du commerce », grince un spécialiste de géopolitique.

La question se pose en effet de savoir si Sarkozy parle en tant qu’ancien responsable politique ou influenceur des Russes. La presse a en effet révélé que Sarkozy avait bénéficié de financements russes notamment d’environ 300 000 € pour des conférences et d’un contrat de 5 millions des prestations concernant une société d’assurances.

Comme pour Fillon, qui lui aussi avait des intérêts en Russie on comprend mieux certains positionnements de leader de la droite. Sarkozy ne fait pas dans la dentelle dans son raccourci historique concernant l’Ukraine notamment Crimée ou Poutine considéré comme un chef d’État fréquentable.

Pour résumer, Sarkozy comme d’autres se rallient d’une certaine manière aux thèses de Poutine. Certains de ces responsables le font par conviction idéologique quand d’autres servent clairement les intérêts de Poutine en adoptant un statut d’influenceur au service des intérêts russes.

La justice s’interroge notamment sur un virement de 500 000 euros reçu au début de 2020 par Nicolas Sarkozy, dans le cadre d’un contrat de conseil auprès du groupe russe d’assurances Reso-Garantia. Selon Mediapart, qui a révélé l’affaire au début de 2021, « la justice cherche à vérifier si l’ancien chef de l’Etat a seulement agi comme consultant, ce qui serait parfaitement légal, ou s’il se serait adonné à des activités de lobbying potentiellement délictuelles pour le compte des oligarques russes ».

Une enquête préliminaire pour « trafic d’influence » a été ouverte contre Nicolas Sarkozy par le PNF à l’été 2020. Elle est toujours en cours.

Politique-Russie-Prigogine: se soumettre à Poutine ou mourir

Politique-Russie-Prigogine: se soumettre à Poutine ou mourir

Les conséquences de la mort d’Evgueni Prigojine pour le système politique russe et la stabilité du régime devraient être limitées, estime, dans une tribune au « Monde », la chercheuse spécialiste de la Russie Tatiana Kastouéva-Jean.

Evgueni Prigojine, l’ex-cuisinier du président Poutine et le chef de la compagnie militaire privée russe Wagner, a côtoyé la mort pendant longtemps. Ses milices se sont distinguées par des actes cruels et barbares en Afrique. Les violentes diatribes lancées contre le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, et le chef de l’état-major des armées, Valeri Guerassimov, sur fond de corps entassés de ses hommes morts en Ukraine, ont enflammé les réseaux sociaux bien au-delà de la Russie. Fin juin, il a voulu tirer le diable par la queue en lançant la « marche pour la justice » pour réclamer la destitution du haut commandement militaire russe. Cet acte a été perçu comme un affront personnel par le président Vladimir Poutine, qui l’a qualifié de trahison.

Or on sait, de l’aveu de Poutine lui-même, qu’il ne pardonne pas aux traîtres. Dès lors, le sort de Prigojine semblait scellé et c’est plutôt le long sursis accordé qui laissait perplexe. Quelques jours après la rébellion avortée, Prigojine avait même été reçu, avec d’autres cadres de Wagner, par le maître du Kremlin qui leur aurait promis un « nouvel emploi ».

Deux mois, jour pour jour, après la mutinerie avortée, la mort a fini par rattraper le 23 août celui qui se croyait indispensable au système Poutine au point de devenir intouchable. Il a emporté avec lui quelques proches, dont son bras droit Dmitri Outkine dont le nom de guerre, Wagner, désigne désormais communément les milices privées russes. Les circonstances de leur disparition feront couler beaucoup d’encre dans les jours qui viennent et ne seront probablement jamais complètement élucidées. Prigojine était l’objet de détestation des Ukrainiens, du haut commandement militaire russe, d’une partie des services spéciaux. Mais c’est la thèse de la vengeance du Kremlin qui semble logiquement s’imposer.

Ancien repris de justice et exécutant des basses œuvres pour le compte de l’Etat russe, Prigojine connaissait pourtant comme sa poche les mondes criminel, économique et politique russes, qui sont inextricablement liés au point de se confondre. Il connaissait les règles du jeu, les lignes rouges à ne pas franchir et l’illusion des promesses. Les raisons de son comportement imprudent sont d’autant plus incompréhensibles : pendant ces deux derniers mois il a multiplié en toute liberté des voyages en jet privé en Russie, en Biélorussie et en Afrique, où les forces Wagner opèrent toujours.

Russie-Prigogine: se soumettre à Poutine ou mourir

Russie-Prigogine: se soumettre à Poutine ou mourir

Les conséquences de la mort d’Evgueni Prigojine pour le système politique russe et la stabilité du régime devraient être limitées, estime, dans une tribune au « Monde », la chercheuse spécialiste de la Russie Tatiana Kastouéva-Jean.

Evgueni Prigojine, l’ex-cuisinier du président Poutine et le chef de la compagnie militaire privée russe Wagner, a côtoyé la mort pendant longtemps. Ses milices se sont distinguées par des actes cruels et barbares en Afrique. Les violentes diatribes lancées contre le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, et le chef de l’état-major des armées, Valeri Guerassimov, sur fond de corps entassés de ses hommes morts en Ukraine, ont enflammé les réseaux sociaux bien au-delà de la Russie. Fin juin, il a voulu tirer le diable par la queue en lançant la « marche pour la justice » pour réclamer la destitution du haut commandement militaire russe. Cet acte a été perçu comme un affront personnel par le président Vladimir Poutine, qui l’a qualifié de trahison.

Or on sait, de l’aveu de Poutine lui-même, qu’il ne pardonne pas aux traîtres. Dès lors, le sort de Prigojine semblait scellé et c’est plutôt le long sursis accordé qui laissait perplexe. Quelques jours après la rébellion avortée, Prigojine avait même été reçu, avec d’autres cadres de Wagner, par le maître du Kremlin qui leur aurait promis un « nouvel emploi ».

Deux mois, jour pour jour, après la mutinerie avortée, la mort a fini par rattraper le 23 août celui qui se croyait indispensable au système Poutine au point de devenir intouchable. Il a emporté avec lui quelques proches, dont son bras droit Dmitri Outkine dont le nom de guerre, Wagner, désigne désormais communément les milices privées russes. Les circonstances de leur disparition feront couler beaucoup d’encre dans les jours qui viennent et ne seront probablement jamais complètement élucidées. Prigojine était l’objet de détestation des Ukrainiens, du haut commandement militaire russe, d’une partie des services spéciaux. Mais c’est la thèse de la vengeance du Kremlin qui semble logiquement s’imposer.

Ancien repris de justice et exécutant des basses œuvres pour le compte de l’Etat russe, Prigojine connaissait pourtant comme sa poche les mondes criminel, économique et politique russes, qui sont inextricablement liés au point de se confondre. Il connaissait les règles du jeu, les lignes rouges à ne pas franchir et l’illusion des promesses. Les raisons de son comportement imprudent sont d’autant plus incompréhensibles : pendant ces deux derniers mois il a multiplié en toute liberté des voyages en jet privé en Russie, en Biélorussie et en Afrique, où les forces Wagner opèrent toujours.

Comble de l’hypocrisie criminelle : Poutine salue la mémoire de Prigogine !

Comble de l’hypocrisie criminelle : Poutine salue la mémoire de Prigogine !

Alors que pour la plupart des experts, il ne fait aucun doute que l’avion de Prigogine a été abattu par un missile sur ordre de Poutine, ce dernier se livre à un exercice de compassion aussi hypocrite que ridicule en saluant la mémoire de l’ancien patron de Wagner. Bref l’excuse permanente du crime moyen privilégié de régulation des conflits en Russie.

Le président russe Vladimir Poutine a donc salué jeudi la mémoire d’Evguéni Prigojine, confirmant la mort du chef du groupe paramilitaire Wagner dans le crash d’un jet privé mercredi au nord de Moscou.

« Nous verrons ce que diront les enquêteurs, l’expertise prendra du temps » ! a déclaré Vladimir Poutine à la télévision en présentant ses condoléances à la famille de l’homme d’affaires et des neuf autres personnes tuées dans l’accident.

Avec Poutine on atteint les sommets de l’hypocrisie en même temps que du ridicule. Pour un peu il aurait pu faire inscrire sur le missile mortel « avec mes regrets » !

Cette mise en scène macabre de mauvais théâtre témoigne une nouvelle fois d’un régime politique qui ne se maintient au pouvoir que par la terreur. Il est clair que l’assassinat de Prigogine vise surtout à impressionner en interne les éventuels contestataires.

Sondage russe: réélection de Poutine avec entre 90 et 150% ! record du monde

Sondage russe: réélection de Poutine avec entre 90 et 150% ! record du monde

Dans une interview, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé que « M. Poutine sera réélu l’année prochaine avec plus de 90% des voix », a ainsi estimé Dmitri Peskov, un score jamais atteint au cours de quatre élections gagnées par le président russe. Rien d’étonnant à cela puisque tous les opposants sont en prison, en exil ou ont été empoisonnés. D’ailleurs le porte-parole du Kremlin estime que cette formalité démocratique est inutile ! Effectivement comme toute dans toutes les dictatures on fixe le résultat d’abord et ensuite on dépouille les votes pour les ajuster aux chiffres décidés d’avance.

« Les élections, bien qu’elles soient une exigence de la démocratie et que Poutine lui-même ait décidé de les organiser, théoriquement, elles ne devraient même pas avoir lieu. Car il est déjà évident que Poutine sera élu » et ce « compte tenu du niveau de consolidation de la société autour de [lui]« , a développé le porte-parole, faisant part selon lui d’un « avis tout à fait personnel ».

Le Figaro note que selon le cabinet d’étude d’opinion russe Levada, considéré comme indépendant par les Occidentaux et comme un « agent de l’étranger » par Moscou, la cote de popularité du chef du Kremlin auprès des électeurs russes était de 82% en juillet, selon une étude réalisée en porte-à-porte.

Poutine peut reste au pouvoir jusqu’en 2036
Vladimir Poutine a été élu pour la première fois président en 2000 avant d’être renouvelé en 2004. Pour contourner l’interdiction d’être réélu plus d’une fois d’affilée, il s’est offert le poste de Premier ministre du président Dmitri Medvedev de 2008 à 2012, avant de reprendre la tête du Kremlin, cette fois-ci pour deux mandats de six ans dont le dernier cours donc jusqu’en 2024.

Pour s’éviter un retour par la case ministérielle, le président russe a fait amender la constitution russe en 2020 pour y remettre son compteur de mandats à zéro, ce qui lui permet depuis de rester au pouvoir jusqu’en 2036. Une décision qui « apportera plus de stabilité », avait alors commenté Viatcheslav Volodine, le président de la Douma.

Au cours des différents scrutins présidentiels, dont il est difficile de jauger le niveau de manipulation, Vladimir Poutine a obtenu son plus bas score lors de son retour au poste présidentiel, en 2012, avec 64% des suffrages au premier tour.

Depuis plusieurs années, le pouvoir a intensifié sa lutte contre les oppositions politiques, qui a atteint son paroxysme depuis le début de la guerre en Ukraine. Le principal opposant Alexeï Navalny a été empoisonné en août 2020 puis emprisonné. Vendredi, il a été condamné à dix-neuf ans de prison en plus de ses peines précédentes à l’issue d’un procès pour « extrémisme ».

Navalny: la grande trouille de Poutine

Navalny: la grande trouille de Poutine

Après déjà une condamnation déjà de neuf années Poutine condamne Navalny, le représentant du courant démocratique, à une peine de 19 ans supplémentaires. Une condamnation qui pourra encore être augmentée pour autant de motifs bidon.

La vérité c’est que ce militant démocrate anti corruption est la bête noire de Poutine.

Il faut vraiment que Poutine soit apeuré pour martyriser à ce point son principal opposant. Il faut dire que Poutine n’a jamais manifesté un grand courage contrairement à son adversaire. Poutine, l’ancien petit bureaucrate du KGB, continue d’utiliser la torture pour réguler le chocs des idées et des projets.

Navalny, militant anticorruption de 47 ans, devra purger sa peine dans une colonie à « régime spécial », soit l’un des établissements pénitentiaires à la plus sinistre réputation en Russie, d’ordinaire destiné aux criminels les plus dangereux et aux condamnés à perpétuité.

Alexeï Navalny, régulièrement placé à l’isolement et confronté à des problèmes de santé, avait dit jeudi s’attendre à une « peine longue, stalinienne ».

Comble du ridicule, Navalny a subi 17 fois la cellule disciplinaire, où on l’oblige à écouter des discours de Vladimir Poutine ! Décidément Poutine devient de plus en plus dément et il le porte même sur sa tête .

Poutine en sursis ?

Poutine en sursis ?

Après le week-end sous tension qu’a connu la Russie à la suite de la rébellion avortée du groupe paramilitaire Wagner qui a fait trembler le Kremlin, cette tentative de putsch est la conséquence, selon l’économiste Michel Santi, de la perte d’autorité de Vladimir Poutine.

À l’évidence, pour la Russie, c’était la chronique d’une défaite annoncée. La Russie qui a envahi le plus vaste pays d’Europe avec à peine 150.000 soldats, quand l’URSS mobilisa près d’un million d’hommes en 1968 pour occuper un pays (la Tchécoslovaquie) dont la surface représentait alors le cinquième de l’Ukraine et la population le quart.

Staline aurait agi autrement. Il n’avait pas hésité à limoger, puis d’exécuter son maréchal favori Kulik, lorsque l’Armée rouge fut écrasée en Ukraine en 1941 par des Allemands qui purent dès lors entamer leur promenade de santé vers Moscou. Comprenant qu’il n’était pas sain – en tout cas sur le plan militaire – de s’entourer de courtisans, Staline n’hésita pas à redonner d’énormes responsabilités à des généraux disgraciés – voire emprisonnés pour certains dans des camps de concentration – mais compétents, qui lui offrirent la victoire.

De nos jours, le lamentable échec de l’armée russe et sa retraite pitoyable de Kiev et Kharkov n’ont pourtant pas été suivis de la réaction « classique » des autocrates ayant dirigé la Russie depuis l’époque reculée des tsars, où les généraux incapables finissaient devant un peloton d’exécution.

Cette fois, Poutine n’a pas fait usage de son pouvoir (en théorie) absolu pour écarter les « incompétents » dénués de talent militaire et stratégique, indignes d’un commandement de troupes. Inexplicable de la part de celui dont on était persuadé qu’il avait une tolérance zéro à l’égard de l’échec, de ce personnage sans aucun état d’âme qu’il s’était forgé au fil des décennies.

La réaction contre les hauts-fonctionnaires vint donc de Prigojine « incrédule » face à la passivité de son maître. Sont visés Sergueï Choïgou, promu ministre de la Défense alors même qu’il n’avait jamais fait son service militaire parce que valet inconditionnel de Poutine, et Valeri Guerassimov, chef de cabinet et théoricien de la cyberguerre qui aurait supplanté selon lui la bonne vieille infanterie.

Prigojine n’eut de cesse d’envoyer toutes sortes de messages, directs et subliminaux, exhortant son tsar à remplacer sans tarder les membres éminents de sa cour pour les remplacer par ces jeunes qui, selon lui, se distinguaient au front pour s’approprier l’Ukraine. Pour Prigojine le choix est simple : fusiller les Choïgou, Guerassimov et consorts – considérés comme des traîtres par incompétence ou par paresse sans jamais s’être comme lui ensanglanté la tunique.

Poutine contrôle-t-il encore « sa boutique » ?
L’observateur lointain et indifférent, un tant soit peu féru d’Histoire, comprend que le Kremlin ne doit son éternité mythique qu’à la guerre des clans. Ce tsar-ci a perdu de son monopole d’usage de la force. Poutine n’est effectivement pas Staline. Poutine n’est, après tout, qu’un bureaucrate.

Cette lutte intestinale – pancréatique – entre Prigojine et Poutine ne va pas sans rappeler une répartie de l’inénarrable Kissinger s’agissant de la guerre entre l’Iran et l’Irak :

« Quel dommage que les deux ne puissent pas perdre ».

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.
Michel Santi
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Russie: comme d’habitude , Poutine ment à son peuple

Russie: comme d’habitude , Poutine ment à son peuple


Poutine veut faire croire que l’incident est clos et qu’il maîtrise totalement la situation. Pourtant samedi matin il a dramatisé la situation considérant qu’il y avait trahison et putsch contre le pouvoir. Par contre samedi soir, il a mis la pédale douce et a assuré que les traîtres du matin étaient pardonnés, mieux qu’il devait être remerciés pour leur engagement contre l’Ukraine. Un discours invraisemblable et complètement contradictoire qui cache en réalité les tensions entre des mouvances qui se posent au Kremlin.

Je n’ai pas l’habitude de Poutine de plier et de se montrer conciliant. Mais cette fois il a bien été contraint de passer l’éponge sur ses actes qualifiés de criminels samedi matin et de contre-révolution.

Dans son allocution samedi soir, le président russe a ménagé chaque partie impliquée, en louant à la fois la société russe, les soldats de Wagner « patriotes », et son allié le président biélorusse. Plus tôt ce lundi, il s’escrimait à mettre en scène un fonctionnement de l’armée et de l’Etat en apparence inchangé. Une stratégie qui semble vouloir ramener cette remise en cause inédite de son autorité à un épisode anecdotique dans l’histoire du pays.

« Quasiment toute la société russe a été unie par la responsabilité, pour la patrie. Toutes les décisions ont été prises pour neutraliser le danger, protéger l’ordre constitutionnel et la vie de nos concitoyens. La rébellion armée aurait été maîtrisée », a-t-il insisté.

Alors qu’il les qualifiait encore récemment de « traîtres », il s’est montré clément envers les mercenaires impliqués, assurant que « la plupart des combattants des Wagner sont des patriotes fidèles à leur peuple », qui auraient « été utilisés contre leurs frères d’armes ».

« Je remercie les soldats et les combattants de Wagner qui ont pris la décision d’arrêter, qui ont permis d’arrêter le bain de sang », est-il allé jusqu’à déclarer.
Le chef de l’Etat russe a offert un choix aux membres de la milice : « Vous avez la possibilité de continuer à servir la Russie, en signant le contrat avec le ministère de la Défense », à savoir signer un contrat avec l’armée régulière, de « rentrer dans vos familles et chez vos proches » ou de « partir en Biélorussie ». Il a également pris la peine de remercier son allié le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

Plus tôt lundi, Vladimir Poutine s’était gardé de mentionner la mutinerie, dans une allocution vidéo diffusée par le Kremlin à l’occasion d’un forum consacré à l’industrie et la jeunesse.

« Le fait qu’il fasse cette apparition inopinée sur un forum qui n’a rien à voir avec la situation stratégique laisse penser qu’il veut donner l’impression d’un retour à la normale et que c’était un accident de l’actualité: mais ce n’est évidemment pas le cas », analysait David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogé sur BFMTV.
Moscou est aussi revenu sur les termes de l’accord passé avec Evguéni Prigojine sous l’égide du président biélorusse. Le Kremlin avait dans un premier temps annoncé un accord prévoyant l’abandon des poursuites contre le patron de Wagner.

Vladimir Poutine « utilise toujours les mêmes méthodes de propagande (…): il essaye d’ignorer l’évènement, comme s’il n’avait jamais existé », affirme de son côté Zaline Steve, membre de l’association Russie-Libertés au micro de BFMTV.

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