Archive pour le Tag 'pourrissement'

Gilets jaunes : risque de pourrissement et de division

 Gilets jaunes : risque de pourrissement et de division

 

 

 

Si l’on se réfère au comptage du ministère de l’intérieur la tendance est à l’affaiblissement de la participation. Des chiffres évidemment tendancieux puisque Castaner a pour objectif de discréditer le mouvement. Ceci étant,  d’après les comptages des gilets jaunes eux-mêmes qui en général affichent une participation double de celle du ministère de l’intérieur, la tendance est également à la baisse. En cause évidemment, un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux. D’une certaine manière une usure normale compte tenu de l’exceptionnelle longueur du mouvement qui a atteint sa 12e semaine le week-end dernier. Le problème c’est que plus la participation se réduit et plus le mouvement ce radicalise. Un phénomène également bien connu pour tous les mouvements sociaux. Ne demeurent  en dernier ressort que les plus radicaux mais dont les positions font peur aux plus modérés ce qui affaiblit la participation. Dernier élément, la division. La première division est en quelque sorte entre ceux qui veulent transformer le mouvement en organisation politique. En outre, on risque de compter quatre à cinq listes de gilets jaunes. De quoi discréditer encore un peu plus la transformation du mouvement en parti politique. Mais la division existe aussi chez ceux qui pour l’instant refusent l’entrée en politique. Il y a clairement des modérés complètement apolitiques et qui refusent toute violence. Mais aussi des leaders assez sulfureux pour ne pas dire dangereux sur des positions à narco gauchiste ou  sur des positions d’extrême droite. En outre le phénomène médiatique enivre certains leaders davantage préoccupés de leur ego que de l’efficacité et de l’unité du mouvement. La dernière faiblesse est liée à l’insuffisance de maîtrise de la plupart des responsables des gilets jaunes de la problématique socio économiques du fait de leur manque d’expérience sociale et politique. Autant d’éléments à prendre en compte par les gilets jaunes s’ils ne veulent pas que ce mouvement historiquement assez exceptionnel ne se termine pas par un pourrissement

Essonne : des violences qui caractérisent le pourrissement de quartiers sensibles

Essonne : des violences qui caractérisent  le pourrissement de quartiers sensibles

 

Il faut sans doute des incidents aussi violents et aussi dramatiques que ceux qui se sont déroulés dans l’Essonne pour se rappeler da situation des quartiers dits sensibles. Des sortes de zones de non-droit où la police n’est plus tolérée pour laisser se développer le business criminel notamment celui de la drogue. Officiellement on compte environ un millier de quartiers identifiés comme sensibles mais en réalité il faut en dénombrer certainement quatre à cinq fois plus. Chaque zone urbaine de 10 000 habitants parfois moins contient une ou plusieurs zones à risques. Bien entendu la crise n’est pas étrangère à cette situation en particulier le chômage qui affecte particulièrement ces quartiers où plus de 50 % des jeunes sont au chômage. Mais la problématique n’est pas seulement économique elle est aussi politique et  culturelle. Culturelle car nombre de des enfants de ces quartiers n’ont fréquenté l’école que quelques années et constituent  d’une certaine manière des générations perdues. Politique car tant au plan national, au plan local on a volontairement laissé se développer dans ces zones une économie parallèle et des règles de vie en marge de la république. En réplique après les violences,  deux syndicats de police appellent à des rassemblements silencieux mardi et un autre à une « grève du zèle » dans l’Essonne pour réclamer des moyens adaptés après les violences contre des policiers ce week-end dans le département.   »Il n’y a pas de zone de non-droit », a affirmé le chef du gouvernement. Mais la plupart des syndicats de police considèrent que le gouvernement ne leur a pas encore donné les moyens de faire face à cette « violence endémique » dans des zones sensibles. Alternative-police CFDT et le syndicat des cadres SCSI-CFDT appellent en conséquence les policiers à des rassemblements silencieux mardi devant tous les commissariats de police. « En dépit de propos rassurants, il existe toujours des zones de non-droit en France, aux mains de quelques gangs délinquants et criminels qui se radicalisent d’année en année », écrivent-ils dans un communiqué. Pour le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), il y a « urgence à proclamer une grande mobilisation pour imposer à tous le respect des lois comme des fonctionnaires chargés de les faire appliquer ». Quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés samedi, dont deux grièvement, lors de l’agression commise par un groupe d’une quinzaine de personnes qui ont jeté des cocktails Molotov sur leurs véhicules près du quartier sensible de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon. (Avec Reuters)

Grève SNCF : Sapin compte sur le pourrissement

Grève SNCF : Sapin compte sur le pourrissement

 

Sapin est un vieux routier de la politique, il sait que la grève SNCF est condamnée au pourrissement alors il montre ses muscles en déclarant que la réforme aura bien lieu à temps ; Une manière de montrer que ce gouvernement sait décider. Attitude d’autant plus facile que la réforme du système ferroviaire ne s’attaque pas à la vraie question de l’endettement (45 milliards, une paille !) encore moins à la politique des transports. Le ministre des Finances et des Comptes publics a en effet estimé, ce dimanche 15 juin, que le gouvernement ne devait pas reculer sur la réforme ferroviaire même si des aménagements peuvent être apportés.   »Il n’y a aucune raison de reporter la réforme ferroviaire« , a lancé Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics sur Europe1 ce dimanche 15 juin.  L’ancien ministre du Travail a rappelé que ce texte qui « a été déposé depuis deux mois » « répond aux préoccupations des cheminots et des usagers ». Il a cependant concédé que des amendements au projet pourront être acceptés.  « Nous préparons la Sncf de demain », a-t-il ajouté. « La grève n’a pas de sens alors que la réforme est de bon sens ». Michel Sapin a aussi affirmé que  » ce ne sont pas des débats à l’intérieur d’un syndicat (la CGT ndlr) qui vont faire reculer le gouvernement ».  Michel Sapin est aussi revenu sur les réformes liées au pacte de responsabilité. « Evidemment que nous aurons une majorité » pour voter les deux collectifs, budgétaire et social, a assuré le ministre. Sur les économies budgétaires, il a refusé de confirmer que l’Elysée et Matignon ont retoqué sa demande d’un milliard d’économies à l’Education nationale. Il n’a pas donné davantage de précisions sur les baisses d’impôt pour les classes moyennes annoncées hier par Manuel Valls.




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