Archive pour le Tag 'pourrait'

Sarkozy pourrait soutenir Macron

Sarkozy pourrait soutenir Macron

La journaliste Nathalie Schuck publie avec son confrère Olivier Beaumont Chérie, j’ai rétréci la droite ! (Robert Laffont), un livre qui s’intéresse aux relations entre Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. « Une relation totalement utilitariste dans les deux sens, explique-t-elle. Nicolas Sarkozy a très vite compris qu’il pouvait se servir d’Emmanuel Macron pour continuer à peser dans les affaires publiques. Sous François Hollande, il est passé dans une trappe. Là, avec le nouveau chef de l’Etat, il s’est retrouvé à représenter la France comme au Japon, avec des missions un peu secrètes comme celle qui consistait à rencontrer Carlos Ghosn, avec l’accord de l’Elysée. Puis il pouvait aussi donner quelques conseils, peser sur les remaniements et placer ses hommes. A l’inverse, pour Emmanuel Macron, s’afficher aux côtés de Nicolas Sarkozy lui permet de dire “regardez, le président de droite, c’est moi”. » (dans l‘Opinion)

 

Opinion 

Beaucoup de ressemblances, des fâcheries aussi, notamment au moment des affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy, mais aussi pendant la crise sanitaire. Quel est le regard de l’ancien Président sur la gestion de la crise économique par l’exécutif ? « Il aurait fait exactement la même chose, c’est d’ailleurs précisément ce qu’il a fait lors de la grande crise financière en 2007-2008, en faisant jouer les stabilisateurs automatiques. Il a déversé tous les milliards qui étaient nécessaires, lui aussi. Là où il a été critique, en revanche, c’est avant la séquence de la pandémie. Lorsqu’il a vu qu’Emmanuel Macron s’engageait dans une giga-réforme des retraites, on a eu les premières dissonances. Nicolas Sarkozy ne comprend pas pourquoi le chef de l’Etat s’embarrasse à faire une espèce de réforme-cathédrale comme cela. Ils ont en commun de ne pas être des libéraux. On les croque souvent comme tels, alors qu’ils sont interventionnistes, ils considèrent que l’Etat doit intervenir massivement dans l’économie lorsque c’est nécessaire. »

Sur le rapport à l’autorité d’Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy n’y va pas par quatre chemins. En petit comité, par exemple, l’ex-chef de l’Etat dit de l’actuel « qu’il ne sait pas trancher, qu’il est inutile de dire qu’on est Jupiter lorsqu’on ne sait pas faire tomber la foudre. » A ce propos, il a d’ailleurs une théorie politiquement incorrecte, explique Nathalie Schuck : « Si Macron ne sait pas trancher, c’est qu’il a un problème de rapport à l’autorité parce qu’il n’a pas d’enfants. »

Nicolas Sarkozy va-t-il se positionner pendant la campagne présidentielle ? « Il a dit qu’il se prononcerait. On peut imaginer un soutien gradué selon la personnalité LR désignée (…). Il y a toutefois un scénario dans lequel l’ancien Président pourrait soutenir l’actuel pendant la campagne présidentielle : si le candidat LR s’effondrait dans les sondages et qu’il y avait une menace de l’extrême droite, Marine Le Pen ou Eric Zemmour. Dans ce cas, il n’hésitera pas à appeler à voter pour Emmanuel Macron. »

En effet, Nicolas Sarkozy « n’aime pas du tout Eric Zemmour », assure Nathalie Schuck. « Ces jours-ci, en petit comité, il répète constamment qu’il a commis une faute morale lorsqu’il a critiqué le choix des familles qui ont choisi d’enterrer en Israël leurs enfants, assassinés par Mohamed Merah. Il dit qu’il le combattra jusqu’au bout. »

Enfin, sur la primaire de la droite, la journaliste conclut : « Pour Nicolas Sarkozy, c’est la primaire des N-1, ce sont tous des nains. »

Le Smic pourrait être revalorisé de 0,6 %.

Le Smic pourrait être  revalorisé de 0,6 %.

Et le nombre de bénéficiaires est loin d’être négligeable :  

Secteur Nombre total de salariés Nombre de salariés au SMIC
Secteur de l’intérim 720 000 120 000
Salariés agricoles 330 000 100 000
Secteur domestique 710 000 310 000
État, secteur hospitalier public et collectivités locales 5 850 000 550 000

Le smic pourrait donc  être revalorisé de 0,5 % à 0,6 % au 1er janvier 2022. C’est ce qui ressort du rapport d’un groupe d’experts qui a été transmis, lundi 29 novembre, aux partenaires sociaux.

Le Smic a déjà été relevé deux fois cette année, rappelle tout d’abord le groupe. Une première fois le 1er janvier 2021, lorsque le Smic horaire brut a été porté à 10,25 euros, soit une progression de 0,99 %. Et une seconde fois, quand il a été revalorisé de 2,2% le 1er octobre 2021. Cette dernière hausse est automatique puisqu’elle fait suite à une progression de l’indice des prix à la consommation qui a excédé 2 % (2,2 % exactement) entre novembre 2020 et août 2021.Or, comme le veut le Code du travail, quand cet indice des prix dépasse les 2% sur une année, le Smic est automatiquement revalorisé. Les deux coups de pouce de 2021 ne sont donc pas liés à une décision politique, mais à une application stricte des textes.

Du fait de ces mécanismes automatiques, en France, le Smic a donc été porté à 10,48 euros, cette année, soit une augmentation égale à la progression de l’inflation. Autrement dit, avec ces systèmes de pilotage, le pouvoir d’achat des personnes au Smic est, dans l’Hexagone, théoriquement bien préservé.

La progression du SMIC mécaniquement entraîne la révision à la hausse des salaires de base des grilles indiciaires dans plusieurs branches. On pourrait cependant objecter que la mesure de l’évolution des prix est assez approximative en France du fait que l’indice des prix de l’INSEE devenu obsolète depuis l’évolution structurelle de la consommation des ménages. Un indice qui ne tient pas compte notamment de la cotation croissante des charges contraintes.

La hausse du prix du gaz pourrait durer…….. un certain temps !

La hausse du prix du gaz pourrait durer…….. un certain temps ! 

Thierry Bros, professeur à Sciences Po , analyse la géopolitique de l’énergie en Europe. Les Européens répètent qu’il ne faut « plus investir dans le pétrole et le gaz ». Du coup, les fournisseurs resserrent les vannes et font grimper les prix.Interview sur France Info (extrait)

 

Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il ?

Thierry Bros : L’économie se rouvre. Nous avons appris à vivre avec le Covid, donc nous consommons beaucoup plus de gaz qu’en 2020 et à peu près le même niveau qu’en 2019, 2018 et 2017. L’offre est aussi contrainte : pendant le Covid, on a fait peu de maintenance sur les installations de production dans les pays producteurs parce que c’était compliqué d’avoir des équipes sur place. Il faut aussi savoir que dans le pétrole et dans le gaz, quand les investissements diminuent, il y a souvent un déclin naturel des champs. On peut donc estimer qu’il y a eu là un déclin naturel sur la période Covid de 2020, avec une demande qui augmente et une offre qui se contraint. Aujourd’hui les stocks européens sont donc à un niveau très bas et les traders font pousser les prix vers le haut. Ils le font parce qu’ils estiment qu’on a un risque d’avoir des problèmes d’approvisionnement cet hiver.

Qui sont les pays fournisseurs de gaz de la planète et notamment de l’Europe ?

Les grands producteurs de gaz sont les États-Unis, la Russie, le Qatar et l’Australie. La Russie représente 40 % de parts de marché européen et nous fournit le gaz directement par pipe. Le Qatar et les États-Unis nous fournissent sous forme de gaz liquéfié dans des bateaux. Gazprom, la société d’État russe, à 50 % est la seule qui détienne de la capacité résiduelle inemployée. C’est la seule société vers laquelle on peut se tourner pour avoir des volumes supplémentaires, encore faut-il qu’elle le veule. Un fournisseur peut ou pas vous fournir des volumes additionnels et aujourd’hui la Russie n’a pas l’air de vouloir nous fournir de volumes additionnels, peut-être pour montrer son mécontentement vis-à-vis de l’Union européenne et de cette transition énergétique verte qui devrait pousser le gaz vers la sortie.

« L’approche dogmatique européenne quant au Green Deal ne résiste pas aux faits : on a besoin de plus de gaz et on en a besoin pour raisons climatiques. »

Si on a des prix du gaz trop élevés, on va être obligé de brûler du charbon ou du fuel pour de la production électrique. Cela causera des émissions de CO2 en hausse.

Est-ce que cela signifie selon vous que les Européens sont les premiers responsables de l’augmentation du prix du gaz ?

Oui. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) nous parlait il y a quelques mois d’un scénario net zéro en nous disant qu’il ne fallait plus investir dans le pétrole et le gaz. Quand vous envoyez ce genre de message, vous contraignez l’offre et la demande doit s’adapter. À ce moment-là, la demande ne peut que s’adapter par les prix. Et c’est ce que l’on voit aujourd’hui. La hausse pourrait durer encore quelques mois, voire quelques trimestres. Il faut du temps, les investissements dans l’énergie se font en années voire en décennies. Il va falloir rattraper ce retard et revenir sur une approche plus pragmatique. Il va falloir comprendre que les sociétés pétrolières et gazières doivent continuer à investir dans des projets pour fournir la demande qui continue à être en hausse. Et cela va prendre quelques trimestres au moins.

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Le Mali pourrait demander l’aide militaire russe

Le Mali pourrait demander l’aide militaire russe

 

 

De façon très elliptique, les militaires putschistes indiquent qu’il faudra bien combler les vides laissés par la présence de la force Barkhane et recourir à des forces extérieures, comprendre y compris des mercenaires russes.  »

De sources diplomatiques, Paris craint notamment que l’arrivée de mercenaires russes au Mali déstabilise davantage la région et compromette la lutte antiterroriste au Sahel au moment où la France cherche à transformer l’opération Barkhane en coalition internationale impliquant davantage ses alliés européens.

Fusion nucléaire : un progrès qui pourrait être significatif

Fusion nucléaire : un progrès qui pourrait être significatif

Un  laboratoire californien, rattaché au département de l’Énergie des États-Unis, s’est félicité d’avoir produit davantage d’énergie que jamais auparavant grâce à la fusion nucléaire (aujourd’hui la totalité du parc nucléaire mondial utilise la technique de la fission ). L’expérience, qui s’est déroulée le 8 août dernier, « a été permise par la concentration de la lumière de lasers », pas moins de 192,  »sur une cible de la taille d’un plomb » de chasse, expliquent les chercheurs dans un communiqué de presse.

Cela a eu pour effet de « produire un point chaud du diamètre d’un cheveu, générant plus de 10 quadrillions de watts par la fusion, pendant 100 trillionièmes de secondes. » C’est huit fois plus d’énergie que lors des expériences menées au printemps dernier. Surtout, ce résultat placerait les chercheurs proches du seuil d’ignition, c’est-à-dire du moment où l’énergie produite dépasse celle utilisée pour provoquer la réaction.

. Mené dans le sud de la France le projet international ITER  vise également à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène. L’assemblage du réacteur a commencé il y a un an dans les Bouches-du-Rhône et la fin des travaux est fixée à décembre 2025. Iter ne produira jamais d’électricité. Ce projet, à plus de 20 milliards de dollars, vise simplement à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. Une première expérimentation à pleine puissance est espérée en 2035 et l’exploitation commerciale de la technologie n’est pas attendue avant 2055, voire 2060. Outre l’avantage énergétique la technique de la fusion permet d’éliminer à peu près tous les déchets nucléaires.

Fusion nucléaire : un progrès américain qui pourrait être significatif

Fusion nucléaire : un progrès américain qui pourrait être significatif

Un  laboratoire californien, rattaché au département de l’Énergie des États-Unis, s’est félicité d’avoir produit davantage d’énergie que jamais auparavant grâce à la fusion nucléaire (aujourd’hui la totalité du parc nucléaire mondial utilise la technique de la fission ). L’expérience, qui s’est déroulée le 8 août dernier, « a été permise par la concentration de la lumière de lasers », pas moins de 192,  »sur une cible de la taille d’un plomb » de chasse, expliquent les chercheurs dans un communiqué de presse.

Cela a eu pour effet de « produire un point chaud du diamètre d’un cheveu, générant plus de 10 quadrillions de watts par la fusion, pendant 100 trillionièmes de secondes. » C’est huit fois plus d’énergie que lors des expériences menées au printemps dernier. Surtout, ce résultat placerait les chercheurs proches du seuil d’ignition, c’est-à-dire du moment où l’énergie produite dépasse celle utilisée pour provoquer la réaction.

. Mené dans le sud de la France le projet international ITER  vise également à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène. L’assemblage du réacteur a commencé il y a un an dans les Bouches-du-Rhône et la fin des travaux est fixée à décembre 2025. Iter ne produira jamais d’électricité. Ce projet, à plus de 20 milliards de dollars, vise simplement à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. Une première expérimentation à pleine puissance est espérée en 2035 et l’exploitation commerciale de la technologie n’est pas attendue avant 2055, voire 2060. Outre l’avantage énergétique la technique de la fusion permet d’éliminer à peu près tous les déchets nucléaires.

La cyber pourrait déclencher une guerre ?

La cyber qui pourrait déclencher une guerre      

De plus en plus d’experts s’inquiètent des conséquences d’une cyberguerre sur la vie économique et sociale mais aussi sur la possibilité qu’elle entraîne un véritable conflit armé.

Pour déstabiliser un pays, il suffira en effet de paralyser les systèmes informatisés des grandes fonctions économiques et sociales ( énergie, transports, santé, communication ou encore banques). Ce qui est en cause, c’est un modèle de société fragilisée par sa cyberdépendance. Il n’y a pratiquement plus d’activité qui ne soit pas sous tutelle des technologies de gestion de l’information. Et des pannes géantes volontairement causées ne sont pas à exclure car les mesures de protection ne sont pas à la hauteur des risques.

Plus généralement, les sociétés développées devraient s’interroger sur leur niveau de dépendance à la cyber économie. Certes les nouvelles technologies permettent des progrès considérables pour la gestion de l’information dans tous les domaines cependant des systèmes alternatifs devraient être envisagés systématiquement en cas d’accident majeur volontaire ou non. Notons que les cyberattaques viennent surtout de Chine ou de Russie, qu’elles sont souvent dirigées sur des objectifs civils sans doute pour tester une capacité de nuisance technologique voire pour affaiblir le potentiel de défense d’un pays.

Géopolitique–La cyber qui pourrait déclencher une guerre

Géopolitique–La cyber qui pourrait déclencher une guerre      

De plus en plus d’experts s’inquiètent des conséquences d’une cyberguerre sur la vie économique et sociale mais aussi sur la possibilité qu’elle entraîne un véritable conflit armé.

Pour déstabiliser un pays, il suffira en effet de paralyser les systèmes informatisés des grandes fonctions économiques et sociales ( énergie, transports, santé, communication ou encore banques). Ce qui est en cause, c’est un modèle de société fragilisée par sa cyberdépendance. Il n’y a pratiquement plus d’activité qui ne soit pas sous tutelle des technologies de gestion de l’information. Et des pannes géantes volontairement causées ne sont pas à exclure car les mesures de protection ne sont pas à la hauteur des risques.

Plus généralement, les sociétés développées devraient s’interroger sur leur niveau de dépendance à la cyber économie. Certes les nouvelles technologies permettent des progrès considérables pour la gestion de l’information dans tous les domaines cependant des systèmes alternatifs devraient être envisagés systématiquement en cas d’accident majeur volontaire ou non. Notons que les cyberattaques viennent surtout de Chine ou de Russie, qu’elles sont souvent dirigées sur des objectifs civils sans doute pour tester une capacité de nuisance technologique voire pour affaiblir le potentiel de défense d’un pays.

La cyber qui pourrait déclencher une guerre

La cyber qui pourrait déclencher une guerre      

De plus en plus d’experts s’inquiètent des conséquences d’une cyberguerre sur la vie économique et sociale mais aussi sur la possibilité qu’elle entraîne un véritable conflit armé.

Pour déstabiliser un pays, il suffira en effet de paralyser les systèmes informatisés des grandes fonctions économiques et sociales ( énergie, transports, santé, communication ou encore banques). Ce qui est en cause, c’est un modèle de société fragilisée par sa cyberdépendance. Il n’y a pratiquement plus d’activité qui ne soit pas sous tutelle des technologies de gestion de l’information. Et des pannes géantes volontairement causées ne sont pas à exclure car les mesures de protection ne sont pas à la hauteur des risques.

Plus généralement, les sociétés développées devraient s’interroger sur leur niveau de dépendance à la cyber économie. Certes les nouvelles technologies permettent des progrès considérables pour la gestion de l’information dans tous les domaines cependant des systèmes alternatifs devraient être envisagés systématiquement en cas d’accident majeur volontaire ou non. Notons que les cyberattaques viennent surtout de Chine ou de Russie, qu’elles sont souvent dirigées sur des objectifs civils sans doute pour tester une capacité de nuisance technologique voire pour affaiblir le potentiel de défense d’un pays.

En Chine, l’épidémie pourrait avoir commencé en octobre 19

En Chine, l’épidémie pourrait avoir commencé en octobre 19

Ce qu’affirme un articlede  Drew Hinshaw, Jeremy Page et Betsy McKay dans le Wall Street Journal. 

Quelque 90 patients ont été hospitalisés dans le centre de la Chine pour des symptômes évocateurs de la Covid-19 deux mois avant que la maladie ne soit officiellement repérée à Wuhan fin 2019, affirment les enquêteurs de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui ajoutent avoir demandé aux autorités chinoises l’autorisation de poursuivre les tests pour savoir si la propagation du virus aurait pu débuter plus tôt que prévu.

Ces derniers mois, Pékin a réalisé des tests sérologiques sur environ deux tiers de ces patients, ont précisé les enquêteurs, et n’a trouvé aucune trace d’infection. Mais, selon les membres de l’équipe de l’OMS qui planche sur les origines de la pandémie, leurs anticorps ont peut-être baissé jusqu’à devenir indétectables.

« D’autres analyses sont nécessaires », a déclaré mercredi Peter Ben Embarek, spécialiste de la sécurité des aliments qui dirige la mission de l’OMS, à l’issue de quatre semaines en Chine.

Les membres de l’équipe précisent qu’ils ont incité le pays à réaliser davantage de tests sur les échantillons sanguins recueillis à l’automne 2019 dans le Hubei, la province où est située la ville de Wuhan, pour tenter de savoir à quel moment le virus a commencé de circuler. Les autorités chinoises affirment qu’elles n’avaient jusqu’à présent pas obtenu les autorisations nécessaires pour tester les échantillons, en grande partie stockés dans des banques de sang, soulignent les enquêteurs de l’OMS.

Pour de nombreux scientifiques, le virus avait commencé de circuler avant que, à Wuhan, le nombre de cas simultanés soit tel qu’il attire l’attention. A l’automne dernier, une modélisation réalisée par les chercheurs de l’université de l’Arizona et de l’université de Californie indiquait qu’il était possible que le virus ait été présent dans le Hubei dès la mi-octobre 2019 à un niveau faible

Les éléments fournis par Pékin soulèvent plusieurs questions : est-il possible que la Covid-19, qui a tué plus de 2,3 millions de personnes dans le monde, se soit propagée en Chine dès le mois d’octobre 2019 ? Une détection plus précoce aurait-elle permis de contenir la maladie avant qu’elle ne se transforme en pandémie mondiale ? La Chine affirme que le premier cas sur son sol a développé des symptômes le 8 décembre 2019.

Liang Wannian, responsable du panel d’experts de la Covid-19 de la commission nationale de santé chinoise, a déclaré mardi que les autorités chinoises avaient réalisé des tests sérologiques et vérifié les dossiers médicaux des patients de 233 hôpitaux et cliniques, sans trouver de preuves de présence du virus dans les environs de Wuhan avant début décembre 2019.

Aucune fluctuation inattendue de la mortalité due à la pneumonie ou d’autres maladies n’a été constatée dans les mois précédents, a-t-il ajouté, précisant que les ventes de médicaments contre la toux et le rhume n’indiquaient rien non plus.

La Chine cherche sans relâche à prouver qu’elle a bien géré une épidémie qui avait débuté en dehors de ses frontières. Mercredi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a répété le message de Pékin : des éléments indiquent que le virus était présent dans d’autres pays, dont les Etats-Unis, au second semestre 2019. Il a incité ces pays à demander à l’OMS d’enquêter.

Mardi, l’OMS a également déclaré qu’il était peu probable que le virus se soit échappé d’un laboratoire à la suite d’un accident. L’agence des Nations unies va désormais concentrer son attention sur l’Asie du Sud-Est, où elle veut étudier la faune et les filières animales, a indiqué Peter Daszak, l’un des membres de la mission.

Pendant leur déplacement, les enquêteurs ont eu accès aux dossiers médicaux d’environ 92 personnes ayant séjourné dans les 233 établissements médicaux de la province du Hubei étudiés par les autorités chinoises. Ces 92 patients souffraient de pneumonie ou de symptômes évocateurs de la Covid-19. Pékin a souhaité réaliser des tests sérologiques sur ces malades ces derniers mois, mais environ un tiers d’entre eux a refusé ou était décédé, a précisé le docteur Embarek. Les tests des autres personnes se sont révélés négatifs, a-t-il indiqué.

« Les chiffres ne comptent pas forcément beaucoup. Ce qui compte, en revanche, c’est que l’on ne sait pas vraiment si les tests sérologiques sont fiables pour détecter les anticorps du SARS-CoV-2 plus d’un an après l’infection », a-t-il poursuivi. Fabian Leendertz, microbiologiste et chercheur à l’OMS, estime de son côté que la probabilité de retrouver des anticorps à ce stade est faible.

Marion Koopmans, virologue néerlandaise membre de l’équipe de l’OMS, est du même avis. « De ce que l’on sait de la sérologie, sur les 92 cas, il devrait y avoir au moins quelques résultats positifs, explique-t-il. Les anticorps sont là, leur niveau baisse, mais moins en cas d’infection grave. »

La possibilité que certains de ces 90 malades aient été contaminés par la Covid-19 pourrait expliquer la présence potentielle du virus en Europe et aux Etats-Unis en novembre et décembre 2019.

Dans une étude récente, des chercheurs italiens ont trouvé des preuves d’infection par la maladie chez un enfant de quatre ans, traité à Milan pour des problèmes respiratoires et des vomissements le 30 novembre 2019. Ils affirment avoir trouvé de l’ARN identique à une partie de celui du virus responsable de la Covid-19 lors de tests effectués a posteriori sur des échantillons pulmonaires du petit garçon et d’autres patients.

Le coronavirus était peut-être aussi présent aux Etats-Unis dès décembre 2019, soit plusieurs semaines avant la confirmation du premier cas dans le pays, le 19 janvier 2020.

Les chercheurs ont en effet trouvé des traces d’infection potentielle dans les échantillons de plusieurs dizaines de patients, sans que l’on sache pour autant combien avaient contracté le virus. Selon les chercheurs, l’hypothèse la plus probable est celle d’une naissance du virus ailleurs dans le monde, puis d’une importation sur le sol américain.

Pour de nombreux scientifiques, le virus avait commencé de circuler avant que, à Wuhan, le nombre de cas simultanés soit tel qu’il attire l’attention. A l’automne dernier, une modélisation réalisée par les chercheurs de l’université de l’Arizona et de l’université de Californie indiquait qu’il était possible que le virus ait été présent dans le Hubei dès la mi-octobre 2019 à un niveau faible.

L’OMS espérait avoir accès aux tests sérologiques de toutes les personnes hospitalisées autour de Wuhan pour des symptômes de la Covid-19 dans les jours qui ont précédé le premier cas connu. Ces tests auraient pu signaler une infection et fournir des informations précieuses… s’ils avaient été réalisés avant janvier dernier

Les symptômes de la Covid-19 peuvent ressembler à ceux d’autres maladies respiratoires. Pour Joel Wertheim, biologiste à l’université de Californie et co-auteur de l’étude, publiée en ligne et soumise à une revue scientifique pour publication, il serait étonnant que les 90 patients hospitalisés aient tous contracté le coronavirus, mais cela vaut la peine d’étudier leur dossier.

« Tout cas confirmé apporte des informations, tout séquençage du génome nous fait avancer, explique-t-il. Cela pourrait changer la manière dont nous envisageons le début de la pandémie. »

Mais pour Maureen Miller, épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses à l’université Columbia, « la politique a tout biaisé ». Le virus « circulait probablement beaucoup plus qu’on ne le pense… Il est trop tard pour faire des tests sérologiques, on a raté le coche. »

Pour l’équipe de l’OMS, l’hypothèse la plus probable est celle d’une propagation de la chauve-souris à un autre animal, puis à l’homme. Ils pensent aussi que le virus est peut-être arrivé en Chine depuis un autre pays, potentiellement dans des produits surgelés importés d’Asie du Sud-Est.

La Chine a toujours affirmé qu’il était impossible que le virus se soit échappé d’un laboratoire de Wuhan, possibilité qui, selon l’administration Trump, était étayée par de nombreuses preuves, qui n’ont jamais été révélées. Elle répète que l’agent pathogène est peut-être arrivé sur son sol par des produits surgelés.

Le docteur Liang explique que l’équipe chinoise a lu les études (non publiées) réalisées dans plusieurs pays dont l’Italie et suggérant que le virus circulait à l’étranger depuis plusieurs semaines déjà quand il a été découvert à Wuhan. L’équipe de l’OMS a, elle, indiqué qu’elle souhaitait examiner ces études plus en profondeur.

Mardi, les Etats-Unis ont déclaré que le virus ne pouvait provenir d’aucun autre pays que la Chine et ont demandé à voir les données sur lesquelles s’est appuyée la mission de l’OMS.

L’organisation espérait avoir accès aux tests sérologiques de toutes les personnes hospitalisées autour de Wuhan pour des symptômes de la Covid-19 dans les jours qui ont précédé le premier cas connu. Ces tests auraient pu signaler une infection et fournir des informations précieuses… s’ils avaient été réalisés avant janvier dernier.

En raison de ce dépistage tardif, l’OMS dépend des prélèvements sanguins réalisés autour de novembre 2019 et stockés depuis cette date dans des hôpitaux et des banques de sang. Mais les échantillons fournis n’étaient pas représentatifs de la population, déplorent les membres de l’équipe, qui soulignent qu’il s’agissait essentiellement d’enfants, ce qui n’apporte pas beaucoup d’information sur le début de la transmission.

Des études plus systématiques permettraient de savoir si le virus a circulé en Chine avant décembre 2019.

« C’est facile à demander, moins facile à faire, résume le docteur Koopmans, qui cite les déclarations des autorités chinoises indiquant qu’elles n’avaient pas obtenu l’autorisation de réaliser ces tests. La question a été abordée et il y avait sans conteste un intérêt du côté chinois. »

Thea Fischer, épidémiologiste danoise membre de l’équipe de l’OMS, raconte qu’elle a recommandé une étude sérologique systématique sur un échantillon représentatif de la population saine, à l’image de ce qui s’est fait dans d’autres pays, ce qui permettrait « de nous rapprocher d’une circulation potentielle antérieure ».

Elle avait demandé à rencontrer le centre de don du sang de Wuhan et compris, à l’occasion de la réunion, que des échantillons existaient et que les autorités étaient ouvertes à l’idée d’une étude conjointe.

Les chercheurs ajoutent qu’il était important de savoir si des échantillons de matière pulmonaire ou autre avaient été prélevés et stockés, et s’ils pouvaient être testés.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Coronavirus : LA MORTALITÉ plus réduite pourrait repartir

Coronavirus : LA MORTALITÉ plus réduite pourrait repartir

Des progrès assez considérables ont été réalisés en matière de soins pour le Coronavirus. Le résultat d’une connaissance plus approfondie du virus et une meilleure adaptation des traitements de ses conséquences. L’amélioration des soins hospitaliers a réduit les taux de mortalité en réanimation de plus d’un tiers depuis les premiers mois de la pandémie, mais le rythme de ce progrès ralentit et pourrait maintenant stagner, selon une étude publiée ce mardi.

La mortalité des patients Covid d’unités de soins intensifs (USI) est tombée à 36% en octobre, selon cette vaste étude incluant plus de 43.000 patients de plusieurs pays, publiée dans la revue Anesthesia.

Selon une analyse précédente des mêmes auteurs, parue en juillet, la mortalité globale des patients atteints de Covid-19 dans les USI, assimilés à la réanimation, était passée de près de 60% à la fin de mars 2020 à 42% à la fin de mai 2020.

Ces deux études, faites par le spécialiste d’anesthésie Tim Cook et ses collègues britanniques, sont des « méta-analyses » compilant de multiples études.

« Après que notre première méta-analyse de l’année dernière a montré une forte baisse de la mortalité en réanimation due au Covid-19 de mars à mai 2020, l’analyse mise à jour montre que toute baisse du taux de mortalité entre juin et octobre 2020 semble s’être stabilisée ou avoir plafonnée », selon les auteurs.

Ces derniers ont utilisé les données de 52 études portant sur 43.128 patients. Les études provenaient d’Europe, d’Amérique du Nord et de Chine – régions comprises dans l’analyse précédente – ainsi que de rapports du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et d’Australie notamment. Les connaissances sur ce qui marche – et ce qui ne marche pas- ont progressé, rappellent ces spécialistes.

Les stéroïdes (comme la dexaméthasone) peuvent par exemple être administrés aux patients sous oxygène ou sous respirateur pour améliorer leurs chances de survie. La prise en charge des patients a également probablement évolué au cours de l’année avec des changements concernant l’oxygénothérapie ou la gestion de la coagulation sanguine.

Les auteurs s’interrogent aussi sur l’éventuel impact de nouveaux variants du coronavirus sur les patients en réanimation.

Mais Peter Horby, responsable de l’essai clinique Recovery, qui a conclu à l’efficacité de la dexaméthasone, a récemment estimé que les médicaments devraient continuer à fonctionner aussi bien avec les nouveaux variants car ils agissent sur la réponse immunitaire, pas sur le virus lui-même.

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Presque un quart des salariés de l’industrie pourrait disparaître dans les deux ans. , selon l’étude réalisée par Strategy& pour l’UIMM (L’entité de conseil en stratégie d’entreprise du cabinet PwC)qui   a en effet mesuré l’impact de la crise économique et sanitaire sur ce secteur qui pèse 10 % du PIB, emploie 2,1 millions de salariés dans l’Hexagone et génère quelque 200 milliards d’euros de valeur ajoutée par an. Les résultats, établis sur la base d’études portant sur les crises sanitaires, des déclarations de dirigeants du secteur et des dernières prévisions économiques publiées, laissent craindre le pire.

Selon le scénario établi (modéré, central ou pessimiste), la crise va en effet conduire à la destruction de 187.000 à 463.000 emplois directs dans l’industrie manufacturière ces deux prochaines années.

En Italie, la bourse Bourse de Milan n’est pas à vendre mais elle pourrait bien être achetée !

En Italie, la bourse Bourse de Milan n’est pas à vendre mais elle pourrait bien être achetée !

La situation de la banque italienne est dans un tel état qu’elle pourrait tout simplement éclater , d’où  l’intérêt d’un achat par un opérateur unique.

Mais ce projet se heurte à l’opposition d’autres responsables de la coalition, parmi lesquels figure le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, membre du Parti démocrate (PD),.

Un haut responsable proche du Trésor a déclaré à Reuters qu’une offre de rachat de Borsa Italiana n’était “pas quelque chose que le ministère des Finances étudie actuellement”.

Une porte-parole de LSE n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat sur le sujet mais a déclaré que David Schwimmer, le directeur général de l’opérateur de la Bourse de Londres, avait déjà dit que Borsa Italia n’était pas à vendre.

Le M5S et le Trésor ont refusé de commenter ces informations.

Le projet du M5S, élaboré avec l’aide de la banque d’affaires Mediobanca, vise à former un consortium financier qui appuierait une possible offre du groupe financier public Cassa Depositi e Prestiti (CDP) sur Borsa Italiana ou sur son activité de courtage obligataire, MTS, ont précisé les sources.

Intesa et la société d’investissement Unipol sont considérés comme de possibles membres du consortium, ont-elles ajouté.

Le projet, défendu par le secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil Riccardo Fracaro, valoriserait la Bourse de Milan autour de trois milliards d’euros, toujours selon les mêmes sources.

Les autorités antitrust de l’Union européenne n’ont pas encore rendu leur décision sur le projet de rachat de Refinitiv par LSE mais certains observateurs n’excluent pas qu’elles imposent une cession de MTS.

Rome essaie depuis longtemps déjà de prendre le contrôle de cette plate-forme obligataire, considérée comme un actif stratégique en raison de son rôle dans les échanges de titres de dette publique italienne, ont dit les sources.

l4avis  de l’union économique sera déterminant quant à l’avenir de LSE surtout avec le prêts avantageux consentis à L’Italie avec la caution de doute l’UE.

“Ne perdez pas votre temps à discuter de Borsa. Il n’y a rien à discuter”, a dit David Schwimmer à une source bancaire en référence à une hypothétique offre italienne.

L’une des sources, proche du M5S, a déclaré que Roberto Gualtieri serait favorable à un rapprochement ente Borsa Italiana et Euronext, qui regroupe les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne.

Stéphane Boujnah, le président du directoire d’Euronext, a récemment approché LSE afin d’exprimer son intérêt pour un éventuel rachat de Borsa Italiana, a-t-on appris de deux sources proches du dossier, mais cette approche a été rejetée.

Euronext s’est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Coronavirus: la pandémie pourrait durer deux ans (L’institut Robert-Koch)

Coronavirus: la pandémie pourrait durer deux ans (L’institut Robert-Koch)

 

 

 

En Allemagne, où les propos sont moins alambiqués qu’en France où on alterne à la fois discours trop rassurants et discours de panique, on reconnaît officiellement que la crise sanitaire en cours pourrait s’étaler sur deux ans. En France le discours est toujours ambigu et contradictoire. On affirme par exemple qu’après la période de confinement d’une quinzaine de jours éventuellement prolongée, la crise pourrait être surmontée vers le mois de mai. Le Premier ministre qui n’est pas à une bourde près a même indiqué qu’on pourrait alors envisager le deuxième tour des municipales ! Il faudra probablement environ deux ans pour que s’arrête la pandémie de coronavirus, a déclaré cependant mardi le président de l’institut Robert-Koch, l’autorité fédérale de la santé en Allemagne, en soulignant que la durée de cette crise sanitaire dépendrait en grande partie de la rapidité d’élaboration d’un vaccin.

Lothar Wieler estime qu’au bout du compte, environ 60% à 70% de la population mondiale aura été contaminée, guérie et immunisée contre la maladie. A ses yeux, il est toutefois impossible de dire combien de temps cela prendra.

“Notre hypothèse de travail est que cela prendra environ deux ans” a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.“Nous ne savons pas encore à quoi ressemblera le taux de mortalité à la fin”, a-t-il ajouté.

Sans les mesures destinées à imposer des distances entre les personnes annoncées lundi par la chancelière Angela Merkel, l’Allemagne pourrait être confrontée à des millions de cas de contamination, a déclaré Lothar Wieler.

“Nous voulons éviter cela”, a-t-il dit, ajoutant que l’institut Robert-Koch avait porté le niveau de risque en Allemagne à “élevé”.

Il a en outre estimé que les hôpitaux devaient au moins doubler leurs capacités en soins intensifs car un cas sur cinq est grave.

Coronavirus: le Coca pourrait manquer, une catastrophe mondiale !

Coronavirus: le Coca pourrait manquer, une catastrophe mondiale !

Curieusement certains médias font état du manque possible de Coca-cola  en raison de substances produites en Chine. Une véritable catastrophe internationale évidemment. Il y aurait sans doute beaucoup plus à dire sur d’autres ruptures de chaînes de production et d’approvisionnement qui sont autrement plus  importantes sur le plan économique et nécessaires au consommateur. Le problème c’est que les grands médias sont dans le potage le plus complet pour aborder les conséquences de rupture des chaînes d’approvisionnement et de distribution internationaux. Jusque-là la distribution aux consommateurs n’a pas trop souffert car la crise qui a commencé officiellement depuis un mois et les derniers bateaux sont arrivés dans les pays développés et ailleurs. C’est à partir des jours prochains que les insuffisances vont se manifester dans beaucoup de filières puisque la Chine produit nombre de produits de base, de pièces détachées ou de produits finis. Ce qui conduira sans doute à une vague restructuration en matière de de localisation future . Du coup, la crise du Coca apparaît bien assez anecdotique . Dans les grands médias on indique que  l’entreprise américaine spécialisée dans les sodas s’inquiète des possibles conséquences du Covid-19, sur son activité. Les boissons allégées, type Coca light ou Coca zéro, seraient les plus impactées, si l’épidémie de coronavirus venait à perdurer.

Coca-Cola a en effet évoqué des «retards dans la production et l’exportation» d’édulcorants à zéro calories en provenance de chine. «Notre chaîne d’approvisionnement pour les édulcorants non nutritifs et certains autres ingrédients de nos produits comprend des fournisseurs en Chine», a ainsi détaillé l’entreprise dans son rapport.

Le groupe s’appuie sur des sociétés aux États-Unis et en Chine pour une «matière première critique», la sucralose, plus connue sous le nom de marque Splenda. En plus de la sucralose, d’autres édulcorants tels que l’aspartame, l’acésulfame de potassium ou encore la saccharine, sont utilisés pour fabriquer le Coca zéro mais aussi d’autres boissons comme le Powerade zéro, breuvage énergétique privilégié par les sportifs. Coca n’a toutefois pas précisé quels ingrédients étaient achetés en Chine.

Coca-Cola anticipe également «un impact négatif sur les résultats financiers du premier trimestre 2020».

Le discours intégral des vœux de Macron en 2019 …. qu’il pourrait relire cette année !

Le discours intégral des vœux de Macron en 2019 …. qu’il pourrait relire cette année !

La relecture des derniers vœux de macro est intéressante dans la mesure où le texte  du président de la république pourrait être pratiquement intégralement rediffusé à quelques virgules  près pour 2020.

 

« 

31 DÉCEMBRE 2018 -

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes de l’Hexagone et des Outre-Mer,

Fidèle à une tradition qui nous est chère, je suis heureux de vous présenter tous mes vœux pour l’année qui s’ouvre.

L’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toutes natures. La France a connu de grands moments : des victoires sportives, de grands évènements culturels, la célébration du centenaire de l’Armistice de 1918 et j’ai porté à cette occasion la voix de la France pour la paix.

Le Premier Ministre avec son Gouvernement et le Parlement, en 2018, ont fait beaucoup pour le pays. Je ne vais pas ici tout énumérer mais nombre de transformations qu’on pensait jusqu’alors jugées impossibles comme celle du travail ou des chemins de fer, ont été menées à bien. Ils ont lancé une action forte pour notre école, nos universités, l’apprentissage et l’alternance, l’attractivité de notre pays.

Ils ont posé les bases d’une stratégie ambitieuse pour améliorer l’organisation de nos hôpitaux, nos cliniques et nos médecins, pour lutter contre le réchauffement climatique, éradiquer la grande pauvreté et permettre à nos concitoyens en situation de handicap de trouver leur place dans la société.

Les résultats ne peuvent pas être immédiats et l’impatience – que je partage – ne saurait justifier aucun renoncement.

Le Gouvernement, dans les prochains mois, devra poursuivre ce travail pour ancrer nombre de ces réformes dans notre quotidien mais aussi pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace et notre système de retraite pour le rendre plus juste. Au fond, pour bâtir les nouvelles sécurités du XXIème siècle.

Mais nous avons aussi vécu de grands déchirements et une colère a éclaté, qui venait de loin ; colère contre les injustices, contre le cours d’une mondialisation parfois incompréhensible ; colère contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance ; colère aussi contre des changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens.

Cette colère a dit une chose à mes yeux, quels que soient ses excès et ses débordements : nous ne sommes pas résignés, notre pays veut bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble.

Telle est à mes yeux la leçon de 2018 : nous voulons changer les choses pour vivre mieux, défendre nos idéaux, nous voulons innover sur le plan démocratique, social, politique, économique et environnemental pour cela.

Il serait dangereux que notre situation nous conduise à ignorer le monde qui nous entoure. Bien au contraire, car tout se tient !

Là aussi, de grandes certitudes sont en train d’être mises à mal. L’ordre international bâti en 1945 est remis en cause par de nouvelles puissances et malmené par certains de nos alliés.

Partout en Europe montent les partis extrémistes tandis que les interventions de puissances étrangères étatiques et privées se multiplient.

Les grandes migrations nous inquiètent et sont instrumentalisées par les démagogues alors même qu’il nous faut bâtir de nouvelles réponses à ce phénomène qui ne cessera pas demain, compte tenu de la démographie mondiale.

Les luttes contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité sont plus nécessaires que jamais mais se trouvent entravées. Nous surmonterons ensemble les égoïsmes nationaux, les intérêts particuliers et les obscurantismes.

Le terrorisme islamiste continue aussi de sévir ; il change et sur tous les continents se déploie. Il y a quelques semaines, à Strasbourg, il a encore frappé comme il avait frappé à Trèbes et Paris durant l’année qui s’achève.

Enfin, des changements technologiques profonds, au premier rang desquels l’intelligence artificielle, transforment rapidement notre manière de nous soigner, nous déplacer, nous former, produire… 

Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.

Alors faut-il s’en désespérer ? Je ne le crois pas. C’est un défi immense et tout cela est évidemment lié avec le malaise que vit notre pays mais précisément, nous avons une place, un rôle à jouer, une vision à proposer. C’est la ligne que je trace depuis le premier jour de mon mandat et que j’entends poursuivre. C’est remettre l’homme au cœur de ce projet contemporain. Cela suppose beaucoup de constance et de détermination. Mais je suis intimement convaincu que nous avons à inventer une réponse, un projet profondément français et européen à ce que nous sommes en train de vivre chez nous comme au-delà de nos frontières.

Il nous faut, là aussi, prendre comme nous l’avons toujours fait, toute notre part à la renaissance de notre monde et de notre quotidien.  C’est pourquoi mes chers compatriotes, cette année 2019 est à mes yeux décisive et je veux former pour nous trois vœux.

D’abord un vœu de vérité. Oui, nous souhaiter en 2019 de ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. Or, je dois bien dire que depuis des années, nous nous sommes installés dans un déni parfois fragrant de réalité. On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur ! Non, il faut tout de même sur ces sujets que nous nous regardions tels que nous sommes et que nous acceptions en face les réalités.

Nous vivons dans l’une des plus grandes économies du monde, nos infrastructures sont parmi les meilleures au monde, on ne paye pas ou presque la scolarité de nos enfants, on se soigne à un coût parmi les plus faibles des pays développés pour avoir accès à des médecins d’excellence, nous dépensons en fonctionnement et en investissement pour notre sphère publique plus de la moitié de ce que nous produisons chaque année. Alors, cessons… cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n’existent pas et où il faudrait dépenser toujours davantage !

Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux : nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoin, que les médecins s’installent où il en manque – dans certaines campagnes ou dans des villes ou des quartiers où il n’y en a plus – qu’on puisse avoir le téléphone portable ou internet partout où on vit et travaille. Et, surtout qu’on puisse vivre en sécurité et tranquillité partout. J’y veillerai personnellement et chaque jour.

Le débat national qui s’ouvre, doit nous permettre de parler vrai et je vous écrirai dans quelques jours pour vous en préciser les attentes. Mais parler vrai, c’est parler de la réalité.

Le vœu de vérité, c’est aussi celui qui doit nous conduire, afin de demeurer une démocratie robuste, à mieux nous protéger des fausses informations, des manipulations et des intoxications.

On peut débattre de tout, mais débattre du faux peut nous égarer surtout lorsque c’est sous l’impulsion d’intérêts particuliers.

A l’heure des réseaux sociaux, du culte de l’immédiateté et de l’image, du commentaire permanent, il est indispensable de rebâtir une confiance démocratique dans la vérité de l’information reposant sur des règles de transparence et d’éthique.

Ce vœu de vérité, c’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue, d’humilité.

Il n’y a pas une vérité et je crois même que chacun d’entre nous commence à se fourvoyer dans l’erreur quand nous affirmons les choses sans dialoguer, sans les confronter au réel ou aux arguments des autres. Alors débattons, car de là peut naître une action utile et qui nous unit.

Mon deuxième vœu pour 2019 est un vœu de dignité.

Je suis profondément convaincu que chaque citoyen est nécessaire pour le projet de la Nation.

Nombre de nos concitoyens ne se sentent pas respectés, considérés. Ils sentent leur vie comme empêchée. Je pense aux mères de famille élevant seules leurs enfants et ne parvenant pas à finir le mois, je pense à nos agriculteurs qui ne veulent que vivre dignement de leur travail ou à nos retraités modestes qui aident encore leurs enfants et ont à charge leurs parents.

Nous avons commencé à leur apporter des réponses et je sais leur impatience légitime, mais il faudra aller plus loin.

Cela implique de permettre à chacun, quel que soit son quartier et quelle que soit sa famille, de pouvoir accéder à une meilleure éducation, grâce à celle-ci, de pouvoir accéder à un travail pour construire sa vie et celle de sa famille. Cela suppose d’assurer à chacun les droits dans la société et attendre de lui les devoirs qui sont les siens.

Cela, nous avons commencé de le rétablir mais c’est notre responsabilité à tous et cela passe par le respect, le sens de l’effort et du travail.

Cela suppose aussi de lutter contre les intérêts profonds qui parfois bloquent notre société et notre Etat, qui ne reconnaissent pas suffisamment le mérite ou qui enferment trop de nos concitoyens dans des cases.

Notre dignité de citoyen exige que chacun se sente pleinement acteur de la vie de la Nation, de ses grandes décisions, à travers ses représentants ou directement. Nous devons, grâce au débat qui a commencé, redonner toute sa vitalité à notre démocratie. J’aurai sur ce sujet des décisions à prendre car d’évidence, nos institutions doivent continuer à évoluer.

Mais la dignité, mes chers compatriotes, c’est aussi le respect de chacun. Et je dois le dire, j’ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l’inacceptable. Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédé, se sont battues pour ne subir ni le despotisme, ni aucune tyrannie. Et cette liberté, elle requiert un ordre républicain ; elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions ; que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple – mais lequel, d’où ? Comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! Le peuple est souverain. Il s’exprime lors des élections. Il y choisit des représentants qui font la loi précisément parce que nous sommes un Etat de droit.

L’ordre républicain sera assuré sans complaisance car j’attends de chacun ce respect indispensable à la vie en société.

Je veux avoir un mot pour tous ceux qui, au quotidien, permettent à notre République d’œuvrer à la plus grande dignité de chacun : nos militaires qui ce soir, encore, sont pour nombre d’entre eux, à des milliers de kilomètres de leur famille ;  nos pompiers, nos gendarmes, nos policiers, nos personnels soignants, les élus de la République, les engagés bénévoles des associations, tous ceux qui tissent le lien de la Nation, œuvrent à la fraternité quotidienne et qui ce soir, je le sais, sont aux côtés des plus vulnérables, des plus fragiles auxquels je pense tout particulièrement.

Enfin, je veux former un troisième et dernier vœu. Un vœu d’espoir.

Espoir en nous-mêmes, comme peuple.

Espoir en notre avenir commun.

Espoir en notre Europe.

Je crois que nous avons en nous une énergie salutaire si nous savons retrouver confiance en nous-mêmes et entre nous.

Je crois que la France porte en elle un projet inédit : un projet d’éducation de chacun, une culture forte qui nous unit, un projet de construction d’une écologie industrielle, d’une société aux solidarités nouvelles et au service des personnes.

Et derrière cela, ce que nous voulons profondément, c’est retrouver la maîtrise de notre quotidien et de notre destin. Ne plus subir. C’est cela qui doit guider nos choix pour le pays et les grandes décisions pour l’année à venir. C’est aussi cela qui doit guider le projet européen renouvelé que je vous proposerai dans les prochaines semaines.

Retrouver la maîtrise de notre vie, c’est choisir notre alimentation, c’est assurer la justice fiscale, c’est nous protéger contre nos ennemis, c’est investir pour innover, c’est apporter une réponse commune aux migrations. Je crois très profondément dans cette Europe qui peut mieux protéger les peuples et nous redonner espoir.

Au mois de mai prochain, nous aurons à nous exprimer sur ce choix européen, ô combien important.

Nous voulons en finir avec le sentiment d’impuissance, à tous les niveaux. C’est une tâche d’une ampleur inédite mais elle est à notre portée. Je nous en sais capables. Et c’est là que réside cet espoir pour 2019.

J’ai grandi en province et je connais ces terres qui ont été bousculées durant ces dernières décennies et qui parfois doutent. Et je sais que notre avenir ne se fera pas autrement que par une unité retrouvée et un effort de chacun.

C’est ainsi que chaque citoyen retrouvera un peu de sens et un peu de maîtrise de sa vie en plus. Et je sais que notre avenir dépend de notre capacité précisément à nous aimer et à aimer notre patrie ; de tous les horizons, de toutes les générations, là est l’énergie de la France.

Je suis au travail, fier de notre pays, fier de toutes les Françaises et de tous les Français ; déterminé à mener tous les combats présents et à venir parce que je crois en nous ; je crois dans cet espoir français et européen que nous pouvons porter.

Alors mes chers compatriotes, je vous souhaite une belle année 2019.

Vive la République  et vive la France ! »

 

La grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

La grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

 

 

La grève pourrait couter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

Faut-il décentraliser le gouvernement à Marrakech ou à Brégançon ?

 

Faut-il décentraliser le gouvernement à Marrakech ou à Brégançon ?

 

 

 

Pendant environ dix huit jours, le gouvernement aura donc été introuvable. Pour preuve on ne trouve plus que quelques secrétaires d’État et quelques députés de troisième niveau pour venir défendre les réformes devant l’opinion publique. Les ministres importants, sont absents. La ministre la plus en pointe dans le conflit ,celle qui gère les transports est à Marrakech. Le président de la république, lui, s’enferme dans le mutisme au fort de Brégançon. Pourtant la colère sociale n’a pas disparu même si tous les Français sont loin d’être en grève. D’ailleurs pas loin de la moitié sont en congé pendant la trêve des confiseurs.

 

Dès lors se pose la question de la localisation du pouvoir. Pourquoi en effet ne pas envisager un transfert du gouvernement à Marrakech où plus près à Brégançon ? Ce serait une sorte d’innovation dans le management gouvernemental. Une sorte aussi de manière de prendre un peu de champ avec une situation assez irréaliste. En effet, ce qui justifie la colère sociale à savoir la réforme des retraites va se terminer en eau de boudin. En effet sur le principe la réforme sera maintenue. De toute façon, elle n’entrera vraiment en vigueur qu’à partir de 2025 2035 et n’aura de plein effet que vers 2040. D’ici là nombre de gouvernements auront amendé la réforme des retraites comme ils le font d’ailleurs régulièrement depuis cinq ans. En outre, la réforme dite universelle est en train d’être vidée de son contenu par rapport au principe d’universalité puisqu’on multiplie les exceptions pour l’armée, pour la police, les pompiers, les routiers, les hôtesses de l’air, les pilotes, les aiguilleurs du ciel voir les cheminots et les salariés de la RATP. Le Parisien a révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation.

 

On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas. Le mieux serait donc de les rassembler à Marrakech au fort de Brégançon. Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

 

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

 

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

a grève pourrait coûter 1 % de croissance ?

 

La grève pourrait coûter jusqu’à  1 % de croissance si elle s’éternise comme le mouvement des gilets jaunes; 1%,  c’est-à-dire ce qui est prévu comme augmentation du PIB en 2020 . Le PIB tourne autour de 2500 milliards par an , la perte serait de 1 milliards par jour soit 2,5 milliards à peu près sur un mois . Le montant de la facture dépendra évidemment de la durée du mouvement. En l’état de l’hystérisation de la question, on voit mal les syndicats radicaux capituler avant des semaines d’autant que le gouvernement ne manifeste pas de vrais signes d’ouverture sur la logique de la réforme même s’il négocie discrètement avec différentes catégories susceptibles de contribuer à une plus grande mobilisation  sociale ( police, armée, pompiers, routiers, pilotes, aiguilleurs du ciel, voire les salariés  SNCF et RATP. ) Certes certaines activités annulées en décembre pourront être reportées début de l’année prochaine.

 

Cela d’autant plus facilement que déjà l’économie tourne au ralenti pendant la période des confiseurs. Mais d’autres sont durement impactées notamment dans le commerce ou le tourisme. Si le conflit devait s’étaler encore sur janvier voir au-delà, cela pourrait tout simplement annuler toute perspective de croissance en 2020. Or ses perspectives sont déjà particulièrement modestes puisque on ne prévoit pas une augmentation de l’activité de plus de 1 % en 2020. Le pire sans doute, c’est que ce mouvement social risque d’installer sur les acteurs économiques un climat d’incertitude supplémentaire.

 

Témoin d’ailleurs la baisse du moral des chefs d’entreprise. Il est vrai que certaines avancées accordées aux  gilets jaunes ont plutôt permis de soutenir la dynamique de la demande. Un effet direct de la quinzaine de milliards qui est venu abonder le pouvoir d’achat. Un phénomène qu’on ne peut exclure si le pouvoir à l’occasion de la grève actuelle  satisfaits certain nombre de revendications sociales et pas seulement sur les retraites.

 

Et les effets d’un mouvement peuvent donc être contradictoires. Certains pourront considérer que la perte de 0,1 % de croissance par mois en moyenne n’est pas catastrophique sauf que le ralentissement économique mondial est général et qu’il ne faut pas espérer trouver des ressorts d’activité en dehors de nos frontières. Nombre de pays vont d’ailleurs tutoyer la récession à commencer par l’Allemagne, notre principal partenaire commercial. Encore une fois le pire ce n’est sans doute pas la perte de d’activité immédiatement identifiable mais le climat détestable qui risque de refroidir à la fois les investisseurs et les ménages.

 

 

Brexit: un imbroglio qui pourrait repousser aux calendes grecques l’échéance

Brexit: un imbroglio qui pourrait repousser aux calendes grecques l’échéance

 

 

Jamais sans doute le Royaume uni n’a connu un tel imbroglio politique. Une situation qui n’est pas sans rappeler l’instabilité italienne. Johnson comme Salvini ont d’ailleurs échoué dans leur tentative de coup de force. Johnson a perdu la bataille parlementaire et ne peut plus envisager une sortie de l’union européenne sans accord. Il va donc probablement demander (comme Salvini) l’organisation de nouvelles élections. Cependant ces nouvelles élections ne pourront pas se dérouler avant le 15 octobre. Ensuite il faudra négocier à nouveau les conditions d’une réussite. Ce qui nécessairement demandera du temps. Du coup,  le report de la date du Brexit  paraît presque incontournable. L’étape prochaine, ce mercredi, sera la présentation d’un texte de loi contraignant Boris Johnson à demander un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020 au cas où aucun compromis n’était trouvé avec Bruxelles d’ici le 19 octobre. Boris Johnson avait prévenu: si ce texte passait, il le prendrait comme un vote de défiance à son égard. Et il n’aurait d’autre alternative que de provoquer des législatives anticipées, pour le 14 octobre idéalement. Ce qu’il va faire, a-t-il annoncé mardi soir.

Un report qui risque de dépasser  les 5 mois  évoqués ;  en réalité, d’un minimum d’un an voire au-delà compte tenu de la complexité économique mais aussi politique de ce dossier. Cette affaire traîne déjà des années, elle pourrait se prolonger jusqu’en 2021 voir au-delà et finalement peut-être se terminer tout simplement par le maintien de Royaume-Uni dans l’union européenne avec un habillage d’accord qui ne changerait rien à la situation actuelle. En outre cette nouvelle négociation va se situer dans une conjoncture économique particulièrement critique au plan mondial comme européen. En clair de nombreux pays, on pourrait tutoyer la récession. Le Brexit  s’il était mis en œuvre pourrait alors détériorer encore un peu plus la situation.

Sans doute compte tenu de ces risques, La motion déposée mardi au Parlement britannique par les opposants à une sortie sans accord de l’Union européenne a été adoptée, malgré les menaces d’élections anticipées brandies par le gouvernement. Elle leur permettra de contrôler mercredi l’ordre du jour parlementaire et de tenter de faire adopter une proposition de loi pour contraindre le Premier ministre Boris Johnson à demander un report de la sortie de l’UE jusqu’au 31 janvier 2020, à moins qu’un accord soit approuvé d’ici là par le Parlement ou qu’il accepte le principe d’une sortie sans accord.

Hulot fait le bilan de son action : « ça pourrait aller mieux !

Hulot fait le bilan de son action : « ça pourrait aller mieux !

 

C’est en substance ce que dit Hulot en faisant son premier bilan d’activités annuel. Il est vrai qu’il a avalé de nombreuses couleuvres et que l’enflure du discours de la France est un peu en décalage avec la réalité concrète concernant de nombreux aspects comme la pollution, la biodiversité ou la qualité de vie tout simplement. Parmi les très grosses couleuvres, le renoncement à l’objectif -il est vrai utopique de passer la part de l’électricité à 50% au lieu de 75% actuellement en 2025. Hulot  devra habiller son renoncement avec une  grande dose hypocrisie et de démagogie lors de l’établissement des PPE (programmation énergétique). Donc pas de célébration pour cette première année d’activité.  « Célébrer, le mot est un peu fort. Il n’y a pas de quoi exulter », a lancé Nicolas Hulot, qui a insisté sur la hausse des émissions de gaz à effet de serre. « Les nouvelles ne sont pas bonnes à l’échelle de la planète. […] Elles ne sont pas bonnes non plus en France avec une hausse de 1,7% en 2017 par rapport à 2016″, a déclaré le ministre,   »C’est le signe que notre logiciel économique n’a pas tout à fait changé », a observé Nicolas Hulot, appelant à un « changement d’échelle » pour lutter contre le réchauffement climatique. « L’autosatisfaction dans ce ministère est une faute morale, n’attendez pas de moi de vous dire que tout va bien », avait d’ailleurs lancé en préambule le ministre. Nicolas Hulot a tenu à montrer les avancées, évoquant les « plans très concrets » mis en œuvre depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, dans les domaines du logement, des transports, des énergies renouvelables, de l’économie circulaire… « On a tous les outils pour transformer notre société, c’est un problème de volonté collective et de souci de cohérence. […] Je suis là pour que l’exception devienne la norme », a déclaré le ministre qui – « petite parenthèse » – s’est lancé un petit message, paraphrasant Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloges flatteurs. Ça vaut pour moi de temps en temps. Sans la capacité de saluer le positif, il n’y a pas de critiques recevables. »Un bel exercice littéraire qui malheureusement ne veut rien dire car les cas où rien n’est positif sont loin d’être négligeables.

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