Archive pour le Tag 'pourquoi ?'

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IVG: pourquoi dans la constitution ?

IVG: pourquoi dans la constitution ?

 

Nombre de personnalités s’interroge de plus en plus sur l’intérêt d’inscrire l’IVG dans la constitution. Le président en recherche de popularité cherche en effet un thème fédérateur pour modifier la constitution. Or cette inscription n’est ni opportune, ni juridiquement utile puisqu’aujourd’hui pratiquement personne conteste le droit à l’IVG. Le président de la fédération protestante Christian Krieger est rejoint par le président du Sénat contester l’intérêt de cette inscription dans la constitution

Le président de la Fédération protestante de France (FPF) Christian Krieger a jugé lundi «inopportun» d’inscrire dans la Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG), quand bien même les protestants n’expriment «aucune réserve» sur ce droit. «Inscrire ce droit dans la Constitution me semble inopportun» car «la Constitution n’a pas vocation à être le véhicule sanctuarisant des lois éthiques, qui plus est quand il s’agit de lois qui elles-mêmes prévoient l’objection de conscience», a-t-il affirmé lors de ses vœux. Il a toutefois assuré que les protestants, «dans leur grande majorité», n’exprimaient «aucune réserve» sur ce droit et que «s’il devait être contesté, ils attendraient de leur président qu’il mobilise toute son énergie pour le défendre».

Le président LR du Sénat Gérard Larcher, invité d’honneur de la cérémonie, a fait état de sa «réserve» sur cette évolution. «Je ne suis pas sûr que la Constitution doive être un catalogue de droits sociaux et sociétaux» a-t-il affirmé. L’inscription de l’IVG dans la Constitution, promise par Emmanuel Macron, doit être débattue à l’Assemblée nationale le 24 janvier avant d’être examinée au Sénat où la majorité de droite n’a jamais caché son scepticisme, en vue d’une éventuelle adoption par le Congrès début mars.

Dénonciation des textes

Dimanche, les opposants à l’avortement avaient profité de leur traditionnelle «marche pour la vie» à Paris pour dénoncer ce projet de réforme constitutionnelle mais aussi la future loi sur la fin de vie. À ce sujet, Christian Krieger a rappelé que la FPF «soutient pleinement le développement de la culture palliative et considère inopportun de faire évoluer une législation» alors même que la dernière loi sur le sujet «demeure largement méconnue et peu appliquée».

Quant à la loi immigration, sur laquelle le Conseil constitutionnel doit se prononcer jeudi, Krieger a déploré un texte qui «enfreint les principes supérieurs que nous croyions sanctuarisés après la Seconde Guerre mondiale». «Une fraternité sélective (…) est en rupture avec le fondement universel de l’État de droit» et «les associations protestantes vont continuer à prodiguer un accueil inconditionnel», a-t-il assuré.

 

Pourquoi le manque de chauffeurs routiers

Pourquoi le manque de chauffeurs routiers

Philippe Askenazy retrace, dans Le Monde , l’assèchement du vivier de chauffeurs routiers, consécutif à la suppression du service militaire, école de conduite de dizaines de milliers de jeunes hommes pendant 70 ans.

Un article qui explique le manque de chauffeurs-routiers et le rôle qu’a joué le service militaire ( dans ce domaine mais aussi ailleurs). Mais un facteur explicatif parmi d’autres car malheureusement toutes les professions manquent de main-d’œuvre notamment qualifiée. En cause aussi dans transport routier ( de fret ou de personnes) l’amélioration des conditions de travail mais qui s’est accompagnée d’une nette détérioration de la rémunération. Alors des études montraient que pour 80 % des candidats chauffeurs-routiers le premier critère de motivation était la rémunération (salaire et primes) NDLR

Il y a tout juste un siècle, les jeunes sortant du service militaire obtenaient la conversion de leur certificat militaire, de couleur verte, en permis de conduire civil, de couleur rose. Pour endiguer la multiplication des accidents de la route, ce dernier avait été instauré par le décret du 31 décembre 1922 dit « code de la route » : les exigences et les épreuves étaient significativement renforcées par rapport à celles du « certificat de capacité » institué en 1899.

Un arrêté publié le 27 octobre 1923 définit la formation et les évaluations permettant l’obtention par les militaires, dont les appelés, du « certificat de capacité de conduite de véhicule militaire ». Ce même texte instaurait la possibilité à la « libération du titulaire » de demander au préfet la délivrance par équivalence du permis civil. La conversion du « vert » au « rose » s’appliquait également aux mentions (les catégories et types de véhicules, dont les véhicules de transport de passagers).

Pour l’armée, ces dispositions présentaient l’intérêt d’inciter les appelés à s’investir dans la conduite et, par la poursuite de la pratique dans le civil, de bâtir un réservoir de chauffeurs en cas de mobilisation. Pour l’industrie automobile française, elles participaient d’une démocratisation de la « bagnole » (et longtemps de sa masculinité, seuls les jeunes hommes effectuant le service militaire).

Pour les entreprises de transport, et pour l’économie dans son ensemble, les jeunes conducteurs formés par l’armée fournissaient également un réservoir de main-d’œuvre. Ce vivier s’est numériquement renforcé au fur et à mesure que les besoins de l’armée croissaient avec le nombre de véhicules de combat et de transport de matériel et de troupes. Ce système a perduré malgré les multiples réformes du permis, notamment celle de 1954 qui pose les bases des grandes catégories d’aujourd’hui (le permis B auto, et les permis professionnels C pour les marchandises, D pour le transport de plus de huit passagers).

Pendant sept décennies, l’obtention du « permis à l’armée » constituait pour des générations d’appelés une promesse-clé du service militaire. Au tournant des années 1990, environ 180 000 jeunes hommes obtenaient ainsi leur permis de conduire, dont plusieurs milliers dans les catégories C et D. Ces derniers étaient valables cinq ans et prorogeables après visite médicale.

Pourquoi l’urgence du retour du service militaire

Pourquoi l’urgence du retour du service militaire

Plusieurs facteurs militent en faveur de l’urgence d’un service obligatoire à vocation militaire. Il y a d’abord l’environnement conflictuel avec la politique agressive d’expansion de Poutine et sa phobie de l’ancien empire russe. Poutine multiplie les attaques en Europe de l’Est, en Finlande et bien sûr en Ukraine. Il N’a jamais admis l’éclatement de la puissante union soviétique. En outre, ce dictateur a besoin de ranimer en permanence la flamme des nationalistes pour jeter un voile pudique sur la dictature et sur le détournement de fonds par les oligarques et lui-même.

Il y a fort à parier que Trump ( s’il est réelu) pourra s’accommoder d’un désengagement des moyens américains au service de l’Europe. Par ailleurs en Europe -et en France compris- l’esprit de Munich prévaut vis-à-vis de la Russie à l’extrême gauche comme à l’extrême droite. Beaucoup seraient prêts à offrir l’Ukraine à la Russie en échange de la paix pour le reste de l’Europe. Un raisonnement hypocrite et à courte vue évidemment. Dans le même temps, la Russie attaque sur tous les fronts dans tous les pays influencés par les occidentaux ( voir à cet égard les échecs successifs de la France au Mali, Burkina Faso , au Niger et ailleurs). Partout la Russie avance ses pions . La Russie qui trouve des alliés de circonstance chez les dirigeants de régime autoritaire encore nombreux dans le monde.

On objectera que la France est sans doute l’un des seuls pays européens avec la Grande-Bretagne toutefois à disposer d’un système de défense complet mais une armée cependant miniature : exemple un seul porte-avions et seulement 160 000 hommes, l’équivalent de ce dont dispose l’Ukraine. Quand la Russie dispose de 10 fois plus de troupes en plus évidemment des technologies. Mais contrairement aux dires de pseudo experts, les troupes au sol ne sont pas incompatibles avec la technologie, elles se complètent et les conflits tant en Ukraine qu’à Gaza démontrent encore l’importance des troupes au sol.

La seconde raison qui justifierait le rétablissement du service militaire est davantage sociétale. Il s’agirait de réhabiliter le grand brassage sociologique que permettait le service obligatoire. En outre, un service qui pourrait être utile pour contribuer à revaloriser le concept de discipline et d’effort.

La plupart des experts militaires et les militaires eux-mêmes s’opposent à la résurgence d’un service militaire au motif que la France n’aurait pas les moyens d’une part et que la défense a technologiquement évolué dans son contenu. Notons cependant que dans toutes les opérations extérieures effectifs et technologies ont été totalement complémentaires. En dernier ressort, ce sont surtout les troupes au sol qui payent le prix de la guerre. En cas de conflit d’ampleur, sans formation on envoie à la boucherie des jeunes et des moins jeunes non formés. Ce qu’on constate par exemple chez les russes mais aussi en Ukraine.

Les États-Unis ne supporteront pas ad vitam aeternam les coûts du parapluie militaire américain. L’Europe devra assurer sa défense. Et de ce point de vue l’objectif d’atteindre 2 % du pour les dépenses militaires est complètement inadapté aux enjeux quand il faudrait 6 ou 7 % et que les Russes consacrent 30 % de leur budget aux dépenses de l’armée.

La dernière raison qui justifie la réhabilitation du service militaire obligatoire c’est la nécessité de diffuser à nouveau dans l’opinion les valeurs attachées à la nation aujourd’hui éclatées pour des raisons sociétales voire religieuses.

Ce n’est pas la dernière minute qu’il conviendra de réajuster sérieusement la politique de défense. La stratégie dans ce domaine comme d’ailleurs dans d’autres demandes lucidité, courage et continuité. Le contraire de ce qu’on a fait en supprimant lâchement le service militaire ou en conviant les jeunes à quelques jours de colonies de vacances dans le cas d’un pseudo service national.

Avion avec 300 Indiens bloqués à Vatry , pourquoi ?

Avion avec 300 Indiens bloqués à Vatry. Traite d’êtres humains et où fuite de la pauvreté ?


Finalement c’est le grand flou sur les raisons qui ont amené la France sur dénonciation à bloquer un avion qui transportait 300 Indiens vers l’Amérique. On a longuement entendu les éléments juridiques qui permettaient à la France d’intervenir pour finalement décider le ré-embarquement et le départ de l’avion. Vraisemblablement on ne connaîtra jamais les vraies raisons du voyage des Indiens dont certains pensent qu’il s’agit de traite d’êtres humains.

Sans doute mais tout autant, c’est sans doute une fuite de la pauvreté. Certes l’Inde évolue à grand pas pour sortir d’une misère difficilement concevable pour les occidentaux mais il faudra sans doute au moins une ou deux générations voire davantage pour vraiment moderniser le pays et en faire bénéficier une population immense qui va devenir la première du monde.

Cette affaire d’avion bloqué à Vatry pour des questions techniques pose d’abord la question juridique et la faiblesse du droit international en matière de migration. Elle pose surtout la problématique plus générale d’une explosion de l’immigration dans toutes les zones mondiales. Les désastres économiques, le pillage des richesses, les entraves démocratiques conduisent de plus en plus des populations à fuir vers l’ horizon des pays développés. Jusque-là, les grandes migrations affectaient surtout l’interne des continents , elles concernent l’ensemble du globe.

La question évidemment n’est pas simple; il n’y a pas uniquement la question du décalage économique et social mais aussi le transfert de civilisation et de mode de pensée qui bouscule les pays récepteurs par ailleurs souvent demandeurs pourtant de cette population en raison des déficits démographiques des pays d’accueil.

Immigration: Pourquoi un projet de loi sauf pour l’Algérie !

Immigration: Pourquoi un projet de loi sauf pour l’Algérie !


Le projet de loi de Darmanin a de plus en plus de plomb dans l’aile.Alors que le gouvernement est toujours à la recherche d’une majorité pour tenter de faire passer une loi immigration grandement vidée de son sens, le même gouvernement a rejeté la dénonciation de l’accord spécifique entre la France et l’Algérie passée en 1968 et qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi en France. La proposition de résolution a été repoussée, avec 151 voix contre et 114 pour.
Autant dire que c’est une deuxième fois qu’on vide le projet immigration de son sens. Et cela d’autant plus que les immigrés algériens représentent une très forte partie des arrivants sur le territoire.

Évidemment il s’agit de ménager la chèvre et le chou c’est-à-dire les intérêts politiques réciproques mais aussi les intérêts économiques notamment l’approvisionnement en gaz.

L’accord De 1968écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration. Ils n’ont, depuis, pas de carte de séjour en France mais des «certificats de résidence».

Ils peuvent notamment s’établir librement pour exercer une activité de commerçant ou une profession indépendante et ils accèdent plus rapidement que les ressortissants d’autres pays à la délivrance d’un titre de séjour de 10 ans.

C’est «presque un droit automatique à l’immigration», aux yeux des députés LR, à l’heure où le projet de loi du gouvernement, qui doit poursuivre sa route le 11 décembre en séance à l’Assemblée, vise à mieux «contrôler l’immigration». Des députés macronistes ne voyaient pas d’un mauvais œil l’envoi d’un «signal» à l’Algérie, mais le groupe Renaissance s’était accordé sur un vote défavorable.

Politique-Pourquoi une énarque, en plus de Benjamin Smith, pour piloter Air France-KLM ?

Politique-Pourquoi une énarque avec Benjamin Smith pour piloter Air France-KLM ?

Le pouvoir politique voudrait organiser la pagaille à Air France qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Il vient effet de nommer une pure technocrate qui n’a pas montré une grande compétence et le moins qu’on puisse dire gestion par ailleurs comme présidente du groupe Air France. Or on se souvient que pour recruter un directeur général compétent, il a fallu faire le tour du monde et trouver Benjamin Smith un vrai professionnel du secteur et qui a montré son efficacité pour redresser et diriger Air France. Sans doute les technocrates du gouvernement n’ont-ils pas abandonné l’idée de toujours avoir une main sur une entreprise qui peut-être réussit trop en ce moment.

Bien qu’elle soit désormais membre du conseil d’administration en remplacement d’Isabelle Parize (reprenant ainsi son mandat en cours jusqu’à l’assemblée générale 2026), son arrivée doit encore être ratifiée par les actionnaires lors de la prochaine assemblée générale. Celle-ci est prévue en mai 2024. L’ancienne ministre devra ensuite être désignée présidente en remplacement d’Anne-Marie Couderc dans l’année qui suit. Cela pourra néanmoins intervenir avant la date butoir.

Florence Parly a passé huit ans chez Air France, de 2006 et 2014. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a laissé un mauvais souvenir vivace chez les salariés. Plusieurs sources syndicales des différentes catégories de personnels font ainsi état de « réactions épidermiques » à l’annonce de son nom, neuf ans après son départ. Comme le rappelle l’une d’entre elles, qui juge que cela aurait été plus facile à gérer si cela avait été quelqu’un d’autre, la dirigeante a mené coup sur coup deux politiques d’attrition forte d’abord comme directrice générale adjointe en charge du Cargo (2008-2012) puis comme directrice générale adjointe en charge de l’activité passagers à Orly et des escales France (2012-2014).

En quatre ans, le nombre d’avions de fret en exploitation est alors divisé par deux. Une attrition qu’Air France tente aujourd’hui de compenser avec huit Airbus A350F. Mais le moment le plus compliqué intervient sur son poste suivant, à la tête d’Orly et des escales France, avec la lourde tâche de réorganiser ce pôle structurellement déficitaire dans le cadre du plan Transform 2015. Le comble est que celui-ci perd toujours de l’argent et qu’Air France a pris la décision de se retirer d’Orly en 2026.

Florence Parly, qui devrait alors être enfin présidente, va donc hériter de cette situation qui continue de susciter une forte opposition chez les salariés basés sur l’aéroport et chez les élus locaux franciliens et provinciaux concernés. Et le chèque de 675.800 euros reçu de la part d’Air France au titre d’indemnités lors de son départ reste également dans les mémoires.

Cette nomination sent la politique business et le mal profond créé par le réseau des technocrates ( ni de gauche, ni de droite !) dans la société et l’économie française.

Pourquoi l’écroulement du niveau de l’enseignement en France

Pourquoi l’écroulement du niveau de l’enseignement en France


Résultat cohérent dans le classement PISA des élèves français qui enregistrent une nouvelle catastrophe. En cause, surtout le laxisme généralisé. La perte de la valeur travail, le manque d’autorité, les programmes aussi l’immigration. Plus précisément une certaine immigration. Notons par exemple que dans le 13e arrondissement où résident de nombreux immigrés ou étrangers d’origine asiatique les premières places sont occupées par les enfants des migrants au point d’ailleurs que des parents d’élèves, français depuis longtemps, se sont plaints de cette hégémonie asiatique. Il en va évidemment différemment pour l’immigration du Maghreb, des Balkans ou de l’Afrique. Un constat qui n’est pas très politiquement correct mais pourtant qui est admis par exemple pour l’Allemagne qui enregistre elle aussi une forte immigration.

Résultat du Classement Pisa 2023 : la France 23e, le niveau des élèves dégringole en mathématiques et….. en lecture.

L’étude mondiale qui classe et évalue les systèmes éducatifs dans le monde souligne une « baisse inédite » des performances des élèves. La France est 23e, et chute lourdement en mathématiques

L’Asie, Singapour en tête, s’illustre une nouvelle fois dans l’enquête Pisa 2022 de l’OCDE sur l’éducation publiée mardi, marquée par une « baisse inédite » des performances des élèves après la crise du Covid, y compris pour la France. Voici ce qu’il faut retenir :

L’étude Pisa, publiée tous les trois ans (mais repoussée cette fois d’un an en raison de l’épidémie de Covid-19), est devenue une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements.

Elle sonde depuis 2000 les performances des systèmes éducatifs, à travers les compétences en sciences, mathématiques et compréhension de l’écrit des élèves de 15 ans. A chaque fois, un de ces trois domaines est plus amplement développé, les mathématiques cette fois-ci. Les exercices ont été soumis en 2022 à 690.000 jeunes de 81 pays et territoires.

Comme pour la précédente édition, où quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghaï, Jiangsu, Zhejiang, qui n’ont pas pu participer cette fois) étaient arrivées en tête, plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves.

Singapour caracole largement en tête en mathématiques, sciences et lecture, comme en 2016. Il est suivi par Macao, Taïwan, Hong Kong, le Japon et la Corée du Sud en maths. « On continue d’avoir des pays d’Asie, et notamment sur les mathématiques, qui trustent vraiment les premières performances », explique Eric Charbonnier, spécialiste de l’éducation à l’OCDE.

La France, 23e du classement, se situe comme en 2018 dans la moyenne des pays de l’OCDE, « à un niveau comparable à celui de l’Espagne, la Hongrie et la Lituanie dans les trois matières », relève Irène Hu, analyste de l’OCDE. Elle est classée 22e en maths, 24e en compréhension de l’écrit et 22e en sciences parmi les 38 pays de l’OCDE (statistiquement « entre la 15e et la 29e place en mathématiques et sciences » et « entre la 11e et la 29e » en lecture, selon l’OCDE).

Pourquoi un projet de loi immigration sauf pour l’Algérie !

Pourquoi un projet de loi immigration sauf pour l’Algérie !


Alors que le gouvernement est toujours à la recherche d’une majorité pour tenter de faire passer une loi immigration grandement vidée de son sens, le même gouvernement a rejeté La dénonciation de l’accord spécifique entre la France et l’Algérie passée en 1968 et qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi en France. La proposition de résolution a été repoussée, avec 151 voix contre et 114 pour.
Autant dire que c’est une deuxième fois qu’on vide le projet immigration de son sens. Et cela d’autant plus que les immigrés algériens représentent une très forte partie des arrivants sur le territoire.

Évidemment il s’agit de ménager la chèvre et le chou c’est-à-dire les intérêts politiques réciproques mais aussi les intérêts économiques notamment l’approvisionnement en gaz.

L’accord De 1968écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration. Ils n’ont, depuis, pas de carte de séjour en France mais des «certificats de résidence».

Ils peuvent notamment s’établir librement pour exercer une activité de commerçant ou une profession indépendante et ils accèdent plus rapidement que les ressortissants d’autres pays à la délivrance d’un titre de séjour de 10 ans.

C’est «presque un droit automatique à l’immigration», aux yeux des députés LR, à l’heure où le projet de loi du gouvernement, qui doit poursuivre sa route le 11 décembre en séance à l’Assemblée, vise à mieux «contrôler l’immigration». Des députés macronistes ne voyaient pas d’un mauvais œil l’envoi d’un «signal» à l’Algérie, mais le groupe Renaissance s’était accordé sur un vote défavorable.

Pourquoi une énarque, Florence Parly , avec Benjamin Smith pour piloter Air France-KLM ?

Pourquoi une énarque, Florence Parly , avec Benjamin Smith pour piloter Air France-KLM ?

Le pouvoir politique voudrait organiser la pagaille à Air France qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Il vient effet de nommer une pure technocrate qui n’a pas montré une grande compétence et le moins qu’on puisse dire gestion par ailleurs comme présidente du groupe Air France. Or on se souvient que pour recruter un directeur général compétent, il a fallu faire le tour du monde et trouver Benjamin Smith un vrai professionnel du secteur et qui a montré son efficacité pour redresser et diriger Air France. Sans doute les technocrates du gouvernement n’ont-ils pas abandonné l’idée de toujours avoir une main sur une entreprise qui peut-être réussit trop en ce moment.

Bien qu’elle soit désormais membre du conseil d’administration en remplacement d’Isabelle Parize (reprenant ainsi son mandat en cours jusqu’à l’assemblée générale 2026), son arrivée doit encore être ratifiée par les actionnaires lors de la prochaine assemblée générale. Celle-ci est prévue en mai 2024. L’ancienne ministre devra ensuite être désignée présidente en remplacement d’Anne-Marie Couderc dans l’année qui suit. Cela pourra néanmoins intervenir avant la date butoir.

Florence Parly a passé huit ans chez Air France, de 2006 et 2014. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a laissé un mauvais souvenir vivace chez les salariés. Plusieurs sources syndicales des différentes catégories de personnels font ainsi état de « réactions épidermiques » à l’annonce de son nom, neuf ans après son départ. Comme le rappelle l’une d’entre elles, qui juge que cela aurait été plus facile à gérer si cela avait été quelqu’un d’autre, la dirigeante a mené coup sur coup deux politiques d’attrition forte d’abord comme directrice générale adjointe en charge du Cargo (2008-2012) puis comme directrice générale adjointe en charge de l’activité passagers à Orly et des escales France (2012-2014).

En quatre ans, le nombre d’avions de fret en exploitation est alors divisé par deux. Une attrition qu’Air France tente aujourd’hui de compenser avec huit Airbus A350F. Mais le moment le plus compliqué intervient sur son poste suivant, à la tête d’Orly et des escales France, avec la lourde tâche de réorganiser ce pôle structurellement déficitaire dans le cadre du plan Transform 2015. Le comble est que celui-ci perd toujours de l’argent et qu’Air France a pris la décision de se retirer d’Orly en 2026.

Florence Parly, qui devrait alors être enfin présidente, va donc hériter de cette situation qui continue de susciter une forte opposition chez les salariés basés sur l’aéroport et chez les élus locaux franciliens et provinciaux concernés. Et le chèque de 675.800 euros reçu de la part d’Air France au titre d’indemnités lors de son départ reste également dans les mémoires.

Cette nomination sent la politique business et le mal profond créé par le réseau des technocrates ( ni de gauche, ni de droite !) dans la société et l’économie française.

Après les Gilets jaunes, des crises répétées , pourquoi ?

Après les Gilets jaunes, des crises répétées , pourquoi ?


Il y a cinq ans, les Gilets jaunes. La mobilisation née à l’automne 2018 de revendications sur le coût du carburant éclaire les contestations sociales survenues en 2023. Le mouvement n’existe plus dans son organisation initiale mais s’est diffusé et persiste sous d’autres signes. « Le système politique n’arrive plus à expliquer cette énigme que beaucoup de gens vivent : pourquoi je galère alors que je vis dans un pays riche ? », montrent les chercheurs en science politique Magali Della Sudda (Sciences Po Bordeaux, Centre Emile Durkheim) et Bruno Cautrès (Sciences Po, Cevipof).

( interview dans La Tribune)

Cinq ans après l’irruption du mouvement des Gilets jaunes et l’expression d’une crise sociale latente. Quels sont les signes encore visibles à travers les entretiens que vous menez toujours ?

Magali DELLA SUDDA, chercheuse à Sciences Po Bordeaux / Centre Émile Durkheim – Aujourd’hui, le mouvement n’existe plus sous sa forme massive de manifestation le samedi et d’occupation des ronds-points, sauf cas particuliers. Le rond-point des azalées à La Réunion est occupé nuit et jour, c’est un lieu de vie et de culture. Dans le Sud-Ouest, on a des ronds-points encore actifs dans le Lot-et-Garonne. Cette forme-là est vraiment sporadique. Les participantes et les participants aux Gilets jaunes, pour beaucoup, nous les retrouvons dans les luttes sociales autour des retraites. Ce qui n’est pas une surprise car dans nos questionnaires le sujet revenait chez 50 % des personnes interrogées.

Bruno CAUTRÈS, chercheur à Sciences Po / Cevipof – J’ai un vrai doute sur le fait que le mouvement pourrait repartir tel qu’il s’est formé au début. Les dégâts sont trop importants dans la vie des gens, et pas seulement pour les mutilés. Les personnes qui ont été condamnés pour des dégradations ont été marquées. Beaucoup de Gilets jaunes ont tourné la page. Parmi les leaders médiatiques, certains se sentaient menacés ou étaient trop perturbés par rapport à cette période. Mais les problèmes sont toujours là et dans les profondeurs de la mémoire du pays, tout le monde se rappelle de ces samedis.

Les revendications du mouvement lui ont-elles survécu ?

Bruno CAUTRÈS – Les choses ne sont pas univoques. Il y a des effets, comme sur la demande de démocratie directe et de référendum, qui est à l’ordre du jour des rencontres de Saint-Denis aujourd’hui. Cela amène des réflexions même cinq ans après. Mais on voit que la demande d’ordre public est très importante dans le pays car le politique ne comprend pas qu’il y ait une addition d’épisodes éruptifs. Ce sont des crises répétées qu’on n’arrive pas à résoudre.

Une cinquantaine de chercheurs en France mène des projets de recherche autour de la sociologie du mouvement des Gilets jaunes. Ces travaux, financés par l’Agence nationale de la recherche, ont notamment abouti à la publication en juin 2023 de l’ouvrage dirigé par Magali Della Sudda, Jean-Pierre Lefèvre et Pierre Robin, intitulé « De la valse des ronds points aux cahiers de la colère ».

Le sentiment d’injustice s’est d’ailleurs encore largement exprimé cette année lors de la mobilisation contre la réforme des retraites…

Magali DELLA SUDDA – Dans l’enquête, les personnes qui nous répondent ont autour de 45 ans. Ce sont des générations nées juste avant le bicentenaire de la Révolution française. Ces générations étaient à l’école élémentaire au moment où on a planté des arbres de la liberté, on les a fait participer à ce récit national en les habillant en sans-culottes. Il faut se souvenir de l’orchestration du défilé de Jean-Paul Goude sur les Champs-Élysées, d’autant plus important que les gens ont pu le voir à la télé. Tout ça pour dire qu’on a grandi dans cette idée que la République est un horizon émancipateur. Aujourd’hui, on se retrouve dans un monde qui produit de plus en plus de richesses mais où les personnes n’ont pas le sentiment de recevoir à la hauteur de ce qu’elles donnent. L’accès aux services publics est difficile alors qu’il allait de soi il y a vingt ans. Il y a un profond sentiment de mépris qui ressort aussi dans les entretiens.

Bruno CAUTRÈS – Je tiens à rappeler que ce que nous avions observé en décembre 2018, au moment de la collecte de données de l’enquête annuelle du Cevipof sur la confiance politique, était tellement impressionnant en terme de défiance. Les chutes de tous les indicateurs de confiance étaient massives, à tel point que je les considère comme le limite extrême de confiance qu’on peut avoir dans les institutions d’un régime démocratique. On était en gros entre 20 et 25 % de confiance, et même 9 % pour les partis politiques. C’est propre à la France. On a alors observé une connexion entre le sentiment de ne pas être représenté, la défiance politique et l’injustice sociale ressentie. Le système politique n’arrive plus à expliquer aux gens cette énigme que beaucoup de gens vivent : pourquoi je galère alors que je vis dans un pays riche ?

Comment le pouvoir politique a-t-il réagi à ce choc ?

Bruno CAUTRÈS – Je ne dis pas que le politique ne fait rien, il ne s’agit surtout pas de tomber dans la caricature, de dire qu’il faut tous les virer, ce qui serait extrêmement populiste. Le politique fait des choses, mais pas à la hauteur de la richesse du pays et des attentes des gens. Dans la foulée des Gilets jaunes, l’exécutif fait des tentatives, comme le « reste à charge zéro » sur certains soins de santé. Mais derrière, il reste toujours des inégalités de folie sur l’accès aux soins.

Quand vous regardez la trajectoire politique d’Emmanuel Macron et de l’exécutif de manière générale, on peut se demander si les Gilets jaunes n’ont pas en partie gagné. Le Président est sorti de la trajectoire initiale et ne l’a jamais retrouvée, il y a un avant et un après pour Emmanuel Macron également. Il y a des mots de l’univers macroniste qui ont disparu, comme « émancipation » ou « progrès ». Mais pendant toute la campagne de 2022, il n’y a pas un moment où il fait une proposition qu’il a entendu durant le Grand Débat national. Ça traduit chez lui à quel point il est difficile pour lui-même de reconnaître les limites de son modèle politique.

Quel regard porte-t-on sur les violences commises durant cette période ?

Magali DELLA SUDDA – Quand les travailleurs manuels perdent leurs mains, ils perdent tout. L’honneur des travailleurs, porté à travers les Gilets jaunes, s’effondre. Beaucoup de mutilés n’ont pas été indemnisés et ne le seront jamais. On a un problème de reconnaissance. Or, la reconnaissance va avec la confiance. L’expérience corporelle de ce qu’on a vu et vécu va provoquer une prise de risque physique et financière dans le fait d’aller manifester.

La question de la violence a fait fuir des personnes dès le début, tout comme l’évolution des thèmes. Quand la justice sociale, la question de la redistribution des richesses, l’écologie et l’opposition à la violence des forces de l’ordre deviennent des revendications, une partie des Gilets jaunes de la première heure, qui était là sur un mot d’ordre anti-fiscal, s’en va. C’est le moment où les ronds-points sont évacués. Ça a révélé des fractures territoriales, socio-économiques, culturelles aussi, c’est très clair sur l’écologie par exemple.

Bruno CAUTRÈS – C’est un autre ressort du drame social qui s’est joué : comment un pays aussi riche, développé et démocratique, peut gérer une crise avec de tels dégâts partout ? On a tous été marqués par des scènes inouïes et terrifiantes. Il reste dans la société, à l’état diffus, un sentiment de plus grande vulnérabilité.

En quoi les cinq années écoulées montrent-elles que le mouvement initial n’était pas anti-écologiste malgré son opposition à une taxe sur le carburant ?

Magali DELLA SUDDA – On a un certain nombre de personnes dans l’enquête qui étaient néo-manifestantes en 2018 et qu’on retrouve cinq ans plus tard à Sainte-Soline. C’est quelque chose qu’on ne pouvait pas imaginer. Rejoindre la cause des bassines n’a rien d’évident, ces personnes se disent « ça me concerne » alors qu’elles pourraient se dire qu’il ne s’agit que d’un problème d’agriculture locale dans les Deux-Sèvres. C’est le cas d’une partie significative des Gilets jaunes encore actifs.

Logement: pourquoi la rénovation thermique stagne ?

Logement: pourquoi la rénovation stagne ?

Avec une hausse des prix de l’électricité de 26 % et du gaz de 50,6 % entre janvier 2018 et décembre 2022 en France, nous aurions pu nous attendre à une progression significative de la rénovation dans le résidentiel. En France, ce dernier compte pourtant encore 36 % de chaudières au gaz et 26 % au fioul. Seuls 5 % des résidences principales sont classées en étiquette A ou B en 2022, et le nombre de logements mal isolés demeure considérable (39 % des logements en étiquettes E, F et G). Au cours de l’hiver 2021-2022, « 22 % des Français ont déclaré avoir souffert du froid pendant au moins 24h et 11,9 % des Français les plus modestes ont dépensé plus de 8 % de leurs revenus pour payer les factures énergétiques de leur logement en 2021 ».

par Dorothée Charlier
Maîtresse de conférences en économie de l’énergie et de l’environnement, IAE Savoie Mont Blanc dans The Conversation.

Le secteur résidentiel reste ainsi un gisement important d’économie d’énergie, en particulier en matière de rénovations en efficacité énergétique. Et pourtant, les ménages semblent faire abstraction d’opportunités d’investissement apparemment rentables : c’est ce que l’on appelle « le paradoxe énergétique ».

Comment l’expliquer, alors que le prix de l’énergie devrait au contraire, à première vue, donner un coup de pouce à la rénovation ?
En réalité, la demande d’énergie est peu sensible au prix à court terme : pour une hausse de 100 % des prix de l’énergie en moyenne, les ménages les plus pauvres réduisent leur consommation de chauffage entre 6 % et 11 % en fonction de leur revenu.

Il est en effet plus facile de réduire sa consommation tant qu’une marge de manœuvre est possible et qu’il existe des solutions substituables sur le marché : pour le chauffage, par exemple, l’électricité peut se substituer au gaz dans de nombreux cas. A contrario, il n’existe pas de substitut à l’électricité pour l’éclairage ou les appareils électroménagers.

La réaction en revanche s’observera avec plus de force à long terme : la chute de la demande est alors bien plus importante que l’augmentation du prix. C’est le concept d’élasticité-prix de la demande : à la suite d’un choc sur les prix, les ménages n’ont pas le temps, ni d’ajuster instantanément leur comportement ni de changer leurs équipements. En revanche, ces chocs de prix influenceront leur processus de décision et de consommation à long terme. Ainsi, quand bien même on n’observe pas d’effet à court terme de la hausse des prix de l’énergie, les effets pourraient se faire sentir dans un horizon plus lointain.

La question du prix de l’énergie, si elle est cruciale, n’est pas le seul argument à peser dans la décision, pour les ménages, de changer ou non leurs équipements.

Rappelons également que pour bénéficier de la plupart des aides de l’État, les ménages doivent faire appel à un professionnel du bâtiment agréé. Dans certaines régions, la tension sur l’offre est importante et il s’avère parfois difficile de trouver un professionnel compétent rapidement disponible…

Pour tenter d’expliquer néanmoins ce paradoxe de la diffusion très progressive d’équipements énergétiques apparemment rentables, de nombreux économistes ont analysé la nature et l’occurrence des barrières à l’investissement. Ces dernières sont nombreuses.

Parmi elles, le statut d’occupation joue un rôle : rappelons qu’en France le pourcentage de locataires s’établit à 35,3 % en 2021. Citons également les difficultés d’accès au crédit, ou bien l’hétérogénéité de revenus, de préférence et de sensibilité environnementale qui existent entre les individus.

Les dépenses d’investissement dans des nouvelles technologies sont en outre affectées par la combinaison entre différentes sortes d’incertitudes (incertitude sur les gains énergétiques, sur les prix de l’énergie, sur les politiques publiques ou encore sur les prix des futurs produits et des coûts d’installation) et de leur irréversibilité (car les coûts sont irrécouvrables). Ce qui pousse les ménages à retarder autant que possible les investissements, en attendant d’obtenir de nouvelles informations.

D’autres freins à l’adoption interviennent, tels que les coûts associés à la recherche d’information sur les technologies ou encore ceux engendrés par la gêne occasionnée durant les travaux. Tous ces éléments, non pris en compte dans la plupart des analyses coûts-bénéfices, rendent des investissements profitables à première vue, moins rentables que ce qu’ils semblent être en réalité.

Économie : pourquoi le retard de l’Europe par rapport aux États-Unis

Économie : pourquoi le retard de l’Europe par rapport aux États-Unis

Depuis trente ans, les États-Unis enregistrent des taux de croissance du PIB nettement supérieurs à ceux de la zone euro. De 2003 à 2022, le PIB/habitant américain est passé de 49.950 dollars à 62.835 dollars, alors que celui de la zone euro est passé de 31.925 dollars à 37.530 dollars (données OCDE) (les chiffres sont ajustés pour l’inflation depuis 2015). Une partie de cette différence de croissance s’explique par les politiques économiques mises en œuvre en réponse aux chocs conjoncturels, comme dernièrement pour la crise du Covid-19. Les Etats-Unis ont mis en place un stimulus budgétaire colossal de 26% du PIB financé par un endettement public tout aussi colossal. Outre les déficits, le prix à payer a été la forte inflation depuis 2022 provoquant la mise en place d’un durcissement monétaire.

Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’Essec dans la Tribune.

L’arrêt de l’approvisionnement en gaz russe, abondant et bon marché
L’invasion de l’Ukraine par la Russie renforce l’écart de croissance en pesant fortement sur la croissance européenne. En effet, l’arrêt de l’approvisionnement en gaz russe, abondant et bon marché, pèse sur les coûts de fabrication des produits manufacturés et sur la facture d’énergie en général.

Mais les chocs externes ne peuvent pas expliquer les tendances de fond. L’essentiel des facteurs expliquant l’écart de croissance favorable aux Etats-Unis sur une aussi longue période sont structurels.

Un premier élément structurel est la taille du marché. Dans la zone euro, le marché unique reste encore fragmenté ou sujet à de nombreuses frictions administratives, juridiques et linguistiques. Les Etats-Unis disposent d’un marché des biens et services intégré, de règles commerciales uniformes et d’une seule langue de travail. Les ajustements de production sont rapides et l’échelle de production plus efficace. Le secteur du numérique illustre particulièrement cette différence entre un marché américain unifié et un marché européen fragmenté avec comme conséquence l’absence d’équivalent européen aux firmes américaines comme Google, Apple, Facebook Amazon et Microsoft

Un deuxième élément structurel majeur est la présence d’un écosystème complet favorable à l’innovation technologique et au lancement de nouvelles firmes. Outre le contexte intellectuel favorable à la liberté d’entreprendre, les Etats-Unis sont l’endroit où il est le plus facile de lever du capital et de financer une nouvelle entreprise à toutes les étapes de son évolution. De même, les partenariats de recherche entre les entreprises et les institutions d’enseignement supérieur, sont à un niveau inégalé dans le monde.

Tous les secteurs de la tech connaissent un fort dynamisme aux Etats-Unis que ce soient les biotechnologies, le numérique, l’intelligence artificielle, l’aérospatial et surtout actuellement les secteurs de la « greentech » et de la transition énergétique. Les dépenses en R&D aux Etats-Unis sont très élevées, et depuis longtemps. En 2021, les Etats-Unis dépensaient 3,5% de leur PIB en R&D, comparé à 2,2% en moyenne en Europe, respectivement 3,1% en Allemagne et 2,2% en France.

Un troisième élément structurel provient de la différence entre les taux de croissance de la population active. Aux Etats-Unis, la croissance naturelle plus élevée et les flux migratoires plus importants génèrent une croissance de la population active bien supérieure.

Un quatrième élément structurel est la flexibilité du marché du travail américain. Certains pays d’Europe du Nord ont également un marché du travail flexible mais ce n’est pas le cas des pays du Sud de l’Europe comme la France ou l’Italie. Le marché du travail américain est efficace pour intégrer les travailleurs immigrés et assurer une réallocation rapide de la main d’œuvre des secteurs en difficultés vers les secteurs en croissance. En septembre 2023, le taux de participation à 62,8% est quasiment revenu au niveau d’avant 2019. De son côté, le taux de chômage est extrêmement faible depuis longtemps, à 3,8%.

Un cinquième élément structurel est la différence entre les niveaux d’éducation. Le niveau d’éducation supérieure des Américains est très élevé. En 2022, l’indicateur d’éducation supérieure dans la classe d’âge 55-64 ans est à 44,7% et surpassent tous les pays de la zone euro. Dans la classe d’âge 25-34 ans, l’indicateur est à 51,3% contre 50,4 % en France.

Un sixième élément structurel est la moindre place prise par l’État
dans l’économie laissant davantage d’espace au secteur privé, plus efficace. Sur les 25 dernières années (hors période Covid-19), la dépense publique est de l’ordre de 35% du PIB aux Etats-Unis contre 45% dans la zone euro. Cette part de l’État plus importante a pour conséquence une taxation plus lourde dans la zone euro impliquant des effets incitatifs négatifs sur l’entreprenariat, la dynamique économique et, in fine, l’emploi.

Un dernier élément structurel est l’accès à une énergie abondante et bon marché. Les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial de pétrole et de gaz et sont des exportateurs de ces deux hydrocarbures. Dopés par l’IRA de Joe Biden, les Etats-Unis montent en puissance rapide dans les énergies renouvelables (13% dans la production totale d’énergie en 2022) avec comme objectifs des percées technologiques majeurs dans le domaine des batteries, de l’hydrogène, de la fusion, de la capture de carbone et le déploiement à grande échelle de l’électricité d’origine solaire et éolienne. Les 400 milliards d’investissement et subventions de l’IRA vont fortement augmenter l’attractivité des Etats-Unis pour les firmes étrangères de la greentech. De son côté, l’Europe qui doit apprendre à vivre sans le gaz russe n’a pas les moyens budgétaires de s’aligner sur le plan de financement américain des énergies vertes et risque de prendre du retard dans ce domaine.

Les Etats-Unis ont leurs problèmes structurels. Le niveau d’inégalité des revenus et des patrimoines est supérieur à celui de l’Europe. Ce facteur est cependant à mettre en perspective. Une partie des inégalités américaines vient plutôt de la croissance des hauts revenus que de la stagnation ou la baisse des revenus les plus bas. On pourrait dire que les Etats-Unis ont autant de pauvres que l’Europe mais beaucoup plus de « riches ». Selon la Banque Mondiale, en 2021, 4,25% des Américains vivaient avec moins de 20 dollars par jour, soit le même taux qu’en Allemagne. En dépit de ce niveau d’inégalité supérieur, depuis quelques années les bas-salaires progressent plus vite aux Etats-Unis qu’en Europe du fait de la plus grande flexibilité du travail et du fait du plein emploi.


La simplification administrative

Le futur de la croissance américaine n’est pas assuré pour autant. Le niveau d’endettement public déjà très élevé ne pourra plus augmenter dans les mêmes proportions. Les grandes stimulations budgétaires à la Trump et Biden ne seront plus possibles dans le futur. Le retour à l’orthodoxie budgétaire aura pour conséquence de réduire l’écart de croissance entre les Etats-Unis et l’Europe pour ce qui est de la part de la croissance soutenue par l’argent public. Concernant la part de la croissance soutenue par l’innovation, bien que le futur ne soit pas connu, il est probable que les Etats-Unis restent le lieu des ruptures technologiques et de leur intégration. L’ambition du président Macron de développer la french tech est louable et va dans le bon sens. Il faut maintenant passer à l’acte en simplification administrative et en flexibilité.

Politique- Pourquoi l’extrême gauche est devenue pro-islamiste

Politique- Pourquoi l’extrême gauche est devenue pro-islamiste

« Le NPA et LFI sont aux côtés du Hezbollah et du Hamas en vertu du principe que les ennemis de mes ennemis sont mes amis », estime Marc Lazar, professeur émérite d’histoire et de sociologie politique à Sciences-Po. Dans la Tribune.

La polémique qui a éclaté au sein de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) à propos de l’attaque du Hamas en Israël met au jour les divergences profondes entre La France insoumise, le Parti communiste français, le Parti socialiste et les Verts à propos de l’État hébreu et des Palestiniens. D’un côté, ces discordes s’inscrivent dans la continuité historique de l’adhésion de la gauche à la cause palestinienne. De l’autre, elles se révèlent inédites car l’islamisme radical du Hamas fracasse l’unité de la gauche.

Revenons en 1948. Les socialistes de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) et le Parti communiste, principaux partis de gauche, soutiennent la création d’Israël. Les premiers sont divisés sur la position à adopter à l’égard du sionisme. Ils considèrent néanmoins légitime que les Juifs rescapés de la Shoah rejoignent les installations juives établies en Palestine. Surtout, ils se sentent très proches d’Israël, gouverné par le Parti travailliste jusqu’en 1977 : les kibboutz sont considérés comme une forme d’expérimentation socialiste.

Pour les communistes comme pour l’URSS, la naissance d’Israël représente le moyen d’affaiblir la puissance britannique. Or, rapidement, Moscou se range du côté des pays arabes et critique Israël : le PCF lui emboîte alors le pas. L’opinion française, elle, est aux côtés du nouvel État jusqu’à la guerre des Six-Jours en 1967. La mainmise d’Israël sur de nouveaux territoires et Jérusalem-Est modifie la donne. La gauche désavoue cette politique.

Dans les années 1970, la cause palestinienne émerge en France. D’abord à l’initiative de chrétiens de gauche, souvent anciens résistants qui, au nom de l’anticolonialisme, poursuivent le combat engagé pendant la guerre d’Algérie. Selon eux, les Palestiniens réfugiés dans les camps sont des Christ souffrant. Ensuite, l’extrême gauche, surtout maoïste, s’engage aux côtés des Palestiniens, célébrés en tant que fedayin équipés de kalachnikovs. La lutte armée et le terrorisme des organisations palestiniennes provoquent néanmoins des controverses dans cette mouvance, en particulier lors de l’attentat contre les athlètes israéliens à Munich en 1972.

Nouveauté importante, les maos s’emparent de la cause palestinienne pour s’adresser aux ouvriers immigrés arabes, moyen pour eux de pénétrer dans un monde ouvrier verrouillé par le PCF et la CGT. Ils enregistrent des succès partiels mais sans grands lendemains. Quant au PCF, il fait de la Palestine son grand combat après la fin de la guerre du Vietnam en 1975. La cause palestinienne connaît ainsi un vrai engouement à gauche : Yasser Arafat devient une idole aussi iconique que Che Guevara tandis que la jeunesse arbore le keffieh comme signe de reconnaissance.

Pour leur part, les socialistes avec François Mitterrand défendent fermement le droit d’Israël d’exister et encouragent Yasser Arafat à déclarer caduque la charte de l’OLP et à reconnaître Israël, ce qui permettrait à terme la coexistence de deux États. Les Verts et le PCF partagent ces vues mais, dans l’ensemble, se montrent plus proches des Palestiniens que d’Israël. D’autant que ce pays depuis 1977 est largement dominé par une droite de plus en plus radicale. La première Intifada qui commence en 1987 pousse la gauche propalestinienne à dénoncer Israël comme un État colonisateur, impérialiste, oppresseur, ayant instauré l’apartheid, se livrant à des massacres, voire à une « extermination ». L’antisionisme bascule parfois dans l’antisémitisme.

Une nouvelle phase s’amorce dans les années 1980. Auparavant, la gauche propalestinienne considérait l’OLP comme une organisation nationaliste et progressiste. Désormais, les organisations palestiniennes les plus actives dans le combat contre Israël sont islamistes : le Hezbollah et le Hamas. Le NPA et La France insoumise sont à leurs côtés en vertu du principe que les ennemis de mes ennemis sont mes amis, et parce que ces groupes exprimeraient la juste colère des opprimés. Également parce que cela permet de s’adresser aux Français d’origine arabe et de confession musulmane. La cause palestinienne n’est pas une simple lutte anticolonialiste : elle devient plus que jamais un argument politique français.

Mais ces jours-ci la violence inouïe de l’attaque du Hamas fait vraiment éclater au grand jour les désaccords à gauche. Le PS, la majeure partie des Verts, la direction du PCF condamnent clairement les tueries du Hamas et désignent cette organisation comme terroriste, tandis que le NPA et, hormis quelques voix discordantes, La France insoumise mettent sur un pied d’égalité Israël et le Hamas et refusent de parler de terrorisme.

À cette occasion, la gauche se déchire de nouveau sur la laïcité. Ceux qui pensent qu’elle constitue un élément fondamental de son identité rejettent ces organisations islamistes ; ceux qui considèrent que la laïcité doit s’effacer pour faire place aux différences, notamment à l’islam, en arrivent pour certains à estimer compréhensible, voire fondé, l’islamisme politique. Ces sujets de fond provoquent un redoutable tangage de la Nupes qui n’est pas près de se terminer.

Marc Lazar

Pourquoi une telle inertie des politiques climatiques

Pourquoi une telle inertie des politiques climatiques

Canicule, ouragans, inondations, feux de forêt… Les effets du dérèglement climatique deviennent de plus en plus visibles et violents. Sans pour autant que les ripostes politiques à ces phénomènes des plus inquiétants n’adviennent, s’inquiétait encore, la semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU Antonio Gueterres en affirmant que l’humanité ouvrait « les portes de l’enfer » en n’arrivant pas à mettre fin à son « addiction aux énergies fossiles ». Mais si l’industrie pétrolière a pu réussir à se rendre indispensable d’un certain mode de vie occidental, elle est en partie responsable de cette inertie politique par l’influence qu’elle exerce sur les décideurs politiques et par l’imposition de l’idée que le consommateur est le premier responsable de la crise climatique.

par Sarah M. Munoz
Doctoral researcher in political science / Doctorante en science politique, Université de Montréal dans The Conversation

Doctorante en science politique et spécialiste de l’adaptation aux changements climatiques, je me suis penchée sur les intérêts, les idées et les institutions qui façonnent et restreignent nos pratiques d’adaptation. J’analyse ce phénomène en Amérique du Nord, et en particulier, depuis trois ans, les discours environnementaux en Louisiane, aux États-Unis, afin d’expliquer l’inertie des politiques climatiques.

Pour sécuriser leurs intérêts, les industries polluantes utilisent deux types de discours. Tout d’abord, elles discréditent et marginalisent les enjeux écologiques. On n’a qu’à penser, par exemple, aux actions menées par les compagnies pétrolières et gazières contre les politiques climatiques. On l’a vu à Seattle aux États-Unis : des lobbyistes ont été embauchés pour torpiller des politiques pro-environnementales adoptées par la Ville, et des influenceurs Instagram ont été payés pour faire la promotion du gaz.

Dans un deuxième temps, ces industriels s’emploient à convaincre que leurs activités polluantes sont compatibles avec la gestion de la crise climatique et environnementale. Ces stratégies de changement d’image s’inscrivent dans une dynamique plus large de « greenwashing » des activités extractivistes. Sur les trois dernières décennies, les cinq plus grandes compagnies pétrolières américaines ont ainsi dépensé plus de 3 milliards de dollars US en marketing et donations pour renforcer leur communication auprès du grand public et des décideurs politiques.

Une stratégie rhétorique particulièrement significative de l’industrie pétrolière est l’attribution de la responsabilité de l’atténuation et de l’adaptation aux changements climatiques au niveau individuel.

Ainsi, en faisant porter la charge de réduire la pollution et les émissions de gaz à effets de serre aux individus, et par conséquent, la lutte contre le changement climatique, les industries pétrolières et leurs alliés politiques visent à empêcher un changement de leurs pratiques de production, de consommation et d’exploitation des énergies fossiles.

L’expression la plus évidente de cette stratégie d’individualisation est la création de l’empreinte carbone. Née d’une campagne de communication du géant British Petroleum au début des années 2000, « Beyond petroleum », l’empreinte carbone mesure les impacts de la consommation individuelle sur les émissions de gaz à effet de serre.

À travers de nombreuses publicités promouvant l’importance des gestes individuels dans la crise climatique, BP est parvenu à renverser la responsabilité du problème climatique vers le consommateur, de manière à en effacer celle des industries en s’excluant de la recherche de solutions.

La campagne « Beyond Petroleum » de BP visait par ailleurs à encourager les individus à adopter un mode de vie plus durable par des gestes leur permettant tout de même de maintenir leur consommation. Cette stratégie contribue à ce que les chercheurs Karl Smerecnik et Valerie Renegar, de San Diego State University et Southwestern University, appellent l’agentivité capitalistique.

Endossant l’image environnementaliste et se retirant du problème, le géant pétrolier restreint la capacité des gens à penser d’autres formes d’actions environnementales au-delà de la consommation, et donc, de la croissance économique. Il circonscrit ainsi l’individu et sa responsabilité envers les changements climatiques dans des logiques de marché, réduisant les possibilités de transformation systémique.

ExxonMobil et Total utilisent également les mêmes stratégies. Elles mettent l’emphase sur les émissions de gaz à effets de serre comme un problème de demande, et non d’offre. Elles créent ainsi un imaginaire autour de l’individu comme consommateur, seul responsable de l’atténuation des changements climatiques.

Cette stratégie de communication légitime ainsi la production continue des énergies fossiles et sert à protéger l’industrie des régulations environnementales contraignantes en pointant du doigt la demande grandissante.

Ma recherche doctorale sur les discours et pratiques politiques de l’adaptation en Louisiane démontre que les industries fossiles s’inscrivent dans ces logiques rhétoriques et marketing. Le « greenwashing » leur permet de renverser leur rôle et de se poser en véritables sauveurs environnementaux par leurs investissements dans la restauration des côtes, ainsi que par la promotion d’une industrie écoresponsable et ancrée dans la communauté.

Les lobbyistes de grandes compagnies pétrolières comme ExxonMobil et les groupes de représentation comme le Louisiana Mid-Continent Oil and Gas Association, ainsi que leurs partenaires politiques au Sénat et à la Chambre de représentants de la Louisiane, insistent sur la caractéristique « verte » des énergies fossiles.

Cette rhétorique véhicule l’idée que la préservation des activités extractivistes est un bénéfice pour les États-Unis et pour la lutte contre les changements climatiques. Selon ce raisonnement, le pétrole et le gaz américain ont une meilleure empreinte carbone que ceux produits à l’international. Ils contribuent donc à réduire les émissions globales face à une demande grandissante des consommateurs.

Le narratif des industries fossiles « verts » prend également de l’ampleur dans les sphères législatives d’autres États et assure la mainmise de ces industries sur les économies locales.

Parlant d’un véritable « mouvement environnemental Cajun » pour désigner les activités écologiques des compagnies pétrolières en Louisiane, les lobbyistes sollicitent les identités locales et le soutien des citoyens pour la préservation des activités d’exploitation. Cette autre forme d’individualisation cible les politiques climatiques, notamment celles de l’administration Biden, comme une attaque directe sur les intérêts et le bien-être des populations locales.

Une véritable « culture du pétrole » est ainsi née par le biais d’investissements dans la communauté (par exemple, le financement depuis de nombreuses années du Jazz and Heritage Festival de La Nouvelle-Orléans par Shell, ou celui des opérations locales de secours après les ouragans). On met aussi en exergue l’enchevêtrement des identités cajuns dans l’histoire du développement de l’industrie pétrolière locale.

En Louisiane, particulièrement, l’individualisation se manifeste ainsi par un soutien populaire aux activités extractivistes et un rejet des régulations contraignantes ou des mouvements écologistes. Positionnée en véritable protecteur environnemental et communautaire, l’industrie pétrolière et gazière maintient son influence sur les sphères législatives par le lobbyisme politique et le soutien de l’opinion publique. Elle empêche ainsi une reconsidération de ses pratiques d’exploitation.

L’individualisation à grande échelle, qu’elle existe à travers les campagnes de BP ou l’appel du président Macron aux élèves à planter des arbres, inverse la responsabilité de la lutte contre les changements climatiques. Elle favorise l’inertie politique qui préserve, toujours aujourd’hui, les intérêts des industries polluantes.

Politique–pourquoi se rapprocher aussi vite de l’Angleterre qui n’a cessé de torpiller l’union économique

Politique–pourquoi se rapprocher aussi vite de l’Angleterre qui n’a cessé de torpiller l’union économique

Le luxe assez optionnel dépensé pour la visite du Charles III en France serait justifié par le besoin de se rapprocher de l’Angleterre. Mais l’urgence et la nécessité de ce rapprochement peut largement se discuter. Notons tout d’abord que sur le plan diplomatique et en cas de conflit, les Anglais sont des les alliés qui font rarement défaut aux occidentaux. Reste surtout la question économique avec maintenant le souhait d’un maximum d’Anglais, des conservateurs et des travaillistes, de renégocier l’accord poste brexit. Un accord qui a accouché dans la douleur après notamment des attaques complètement incongrues de l’Angleterre vis-à-vis de l’union européenne et de la France en particulier. L’Angleterre se rend compte aujourd’hui que le break site était une erreur fondamentale reposant notamment sur les mensonges du monde politique conservateur.

Il n’est pas certain qu’il soit très opportun de précipiter cette renégociation car les Anglais ont toujours eu l’art de semer la pagaille en Europe. D’abord en faisant tout pour que cette union européenne n’existe pas. Finalement ils ne l’ont rejoint que tardivement surtout pour organiser le désordre et finalement en claquant la porte avec bruit et fureur.

L’Angleterre a sans doute besoin de cette cure d’éloignement pour enfin comprendre qu’elle n’est plus cette grande puissance ( comme la France d’ailleurs) au plan international qui peut imposer sa doctrine souvent ultra libérale.

L’Angleterre a encore besoin de manger son chapeau après les intolérables insultes et attaques contre l’union économique et surtout après les désordres récurrents qu’elle n’a cessés d’organiser dans l’union économique.

Certes les Anglais ne sont pas nos ennemis, ce sont même des partenaires économiques mais qui doivent se satisfaire pour l’instant de l’accord obtenu dans une telle douleur. Les Anglais resteront nos amis. Beaucoup aiment la France, beaucoup s’y rendent et possèdent même des résidences. Les relations avec les Anglais sont en général très harmonieuses est très appréciées
.
Mais c’est autre chose de se jeter à nouveau dans la gueule du loup anti européen par principe et par conviction. Une révision du traité post brexit sera sans doute nécessaire le moment venu mais sans doute pas avant quelques années et avant que l’Angleterre elle-même ait clarifiée ces liens d’une part avec l’Écosse, d’autre part avec l’Irlande du Nord, voire avec le pays de Galles.

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