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« La “flat tax” inefficace pour la croissance et pour les inégalités » Louis-Samuel Pilcer

« La “flat tax” inefficace pour la  croissance et pour les inégalités » Louis-Samuel Pilcer 

L’économiste, Louis-Samuel Pilcer, rappelle, dans une tribune au « Monde », que la baisse de la fiscalité sur les dividendes a eu des effets néfastes aux Etats-Unis et pourrait en avoir aussi en France.

 

Tribune.

 

Le ministre du budget Gérard Darmanin expliquait sur BFM, le 14 octobre, en justifiant la « flat tax » de 30 % instituée par le gouvernement sur les dividendes, que « la surfiscalité du capital ne marchait pas ».

Pourtant, les premières évaluations de la mise en place de la « flat tax » suggèrent un effet plutôt néfaste pour l’économie française. Celle-ci devait relancer l’investissement en diminuant de manière conséquente l’imposition des revenus du capital. La science économique n’établit pourtant pas un lien clair entre la fiscalité des dividendes et l’investissement dans les entreprises.

 

Certes, d’un côté, les investisseurs choisissent d’acheter les actions émises par une société pour récupérer, plus tard, des dividendes. Ce premier effet amène certains économistes à prétendre qu’une baisse d’impôts aide les entreprises à investir plus et mieux.

Mais d’un autre côté, les entreprises disposant de fonds propres ont chaque année le choix entre les investir, ou verser des dividendes à leurs actionnaires. Avec les taux en vigueur jusqu’en 2017, les dividendes rapportaient très peu, ce qui incitait les dirigeants à investir dans la croissance de leurs sociétés. Le taux d’imposition ayant diminué, nos entreprises risquent de choisir de moins investir afin de mieux rémunérer leurs actionnaires.

 

Réseaux sociaux : danger pour la démocratie et l’intelligence

Réseaux sociaux : danger pour la démocratie et l’intelligence

Facebook admet que son réseau social peut véhiculer de fausses informations. Il s’engage donc à mieux réguler les contenus. Un pari impossible puisqu’il y a 2 milliards d’utilisateurs. Pour les Français c’est un peu comme à  la Samaritaine, on n’y trouve un peu tout,  le meilleur et le pire.  Pour preuve certains  sites et autres forums sont considérés comme des vecteurs d’intox. . Les réseaux sociaux sont particulièrement visés par les internautes, une critique justifiée dans la mesure où dominent souvent les avis partisans, les informations approximatives voire  la manipulation, aus si surtout des contenus indigents. Pas étonnant dans la mesure les sites constituent un véritable maquis de quelque 5 millions d’émetteurs. Sur ces 5 millions sans doute à peine quelques centaines présentent  sans doute un intérêt. Ceci étant les Français considère que globalement Internet constitue une source d’information utile.

Usage d’Internet en France

  • 85% des Français ont accès à Internet
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans
  • En moyenne, on passe 18 heures par semaine sur Internet
  • 93% ont un mobile, 65% un smartphone, 82% un ordinateur, 40% une tablette
  • En moyenne, on passe 58 minutes par jour sur l’Internet mobile
  • 55% des Français utilisent un navigateur, 48% téléchargent des applications
  • 60% des Français ont effectué au moins un achat en ligne en 2016
  • 25% utilisent Internet pour leur recherche d’emploi
  • 56% sont inscrits sur au moins un réseau social
  • En moyenne, on passe 1h16 par jour sur les réseaux sociaux

 

Selon la 6e édition du baromètre publié lundi par l’Acsel (association de l’économie du numérique)  et La Poste, trois Français sur quatre n’ont pas confiance dans les informations qu’ils trouvent sur les réseaux sociaux. Si 75% des Français disent avoir confiance dans les informations des sites de médias en ligne traditionnels, ils ne sont plus que 32% pour celles trouvées sur les forums, et ce chiffre tombe à 25% pour les informations circulant sur les réseaux sociaux. Seule une minorité de personnes estime que les informations trouvées sur Facebook, Twitter ou encore LinkedIn sont neutres (27%) et fiables (29%). Près de neuf Français sur dix (86%) estiment cependant qu’Internet leur permet d’avoir accès à une diversité de points de vue. Au total, 85% des Français utilisent désormais Internet (contre 70% en 2009), et parmi eux, près de 9 sur 10 se connectent quotidiennement.

Etats-Unis Trump « inapte » pour la Maison Blanche, (USA Today)

Etats-Unis Trump « inapte » pour la Maison Blanche, (USA Today)

Après le New York Times, le Washington post, c’est au tour du journal le plus lu aux États-Unis de considérer que Donald TRUMP est inapte aux fonctions présidentielles. Pas vraiment un motif pour l’empêcher d’être élu. Aux États-Unis comme ailleurs les inaptes  ayant réussi à se faire élire sont nombreux ce qui explique en particulier la situation dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui. La compétence n’a jamais été le critère dominant pour désigner les dirigeants de notre planète même si on compte de  brillantes exceptions. La démagogie a toujours mieux réussi que le sérieux en politique. Selon USA Today, « Du jour où il a déclaré sa candidature il y a 15 mois au premier débat présidentiel cette semaine, Donald Trump a démontré à plusieurs reprises qu’il n’a pas le tempérament, la connaissance, la stabilité et l’honnêteté dont l’Amérique a besoin », indique le comité éditorial du journal dans un « consensus unanime ». Pour autant, USA Today , n’est pas parvenu à ce même consensus pour soutenir la candidate démocrate Hillary Clinton. Alors, aux électeurs, le journal écrit : « Allez voter, mais simplement pas pour Donald Trump ». Selon USA Today, Donald Trump est « inconstant », « mal préparé pour être commandant en chef » des armées et un « menteur en série ». De plus, il « fait circuler des préjugés », « parle de manière irréfléchie », alourdit le dialogue national, a une carrière dans les affaires en dents de scie et n’a pas joué franc jeu avec les électeurs sur un certain nombre de sujets comme sa déclaration de revenus.  Le milliardaire a refusé jusqu’à présent de se soumettre à la tradition des candidats de publier leurs déclarations d’impôts, au prétexte qu’il fait l’objet d’un audit des services fiscaux américains. Et pour cause le candidat à la Maison-Blanche n’aurait pas payé d’impôt pendant une vingtaine d’années milliardaire Dans une tribune publiée à côté de la prise de position du quotidien, le colistier de Donald Trump, Mike Pence, assure au contraire que l’homme d’affaires « est prêt à diriger ».

(Avec les Échos)

 

Après le Panama papers le G20-pour la transparence…… Ou la grande rigolade

Après le Panama papers le G20-pour la transparence…… Ou la grande rigolade

 

On pourrait sans doute envie s’il n’y avait pas matière à pleurer quand on sait que nombre de dirigeants du G20 sont impliqués pour couvrir les opérations d’optimisation fiscale ( voire par exemple le vote européen sur le secret des affaires) ou même que certains sont personnellement concernés. Comment faire confiance au G20 instance par ailleurs officieuse qui n’a jamais rien décidé dans aucun domaine. Chacun sait que la plupart des multinationales externalisent leur profit dans des paradis fiscaux. Des paradis fiscaux au nombre de 50 à 60 dans le monde et pas seulement situé dans des îles exotiques. Exemple Guernesey, Jersey, Man pour la Grande-Bretagne,  Monaco pour la France, Luxembourg pour le Grand-Duché etc. on voit mal comment leG 20 ou d’autres institutions politiques pourraient faire obstacle aux mécanismes qui permettent d’externaliser les profits vers des pays à faible fiscalité et au contraire d’internaliser les charges vers des pays à forte fiscalité ;  il faudrait  une administration fiscale commune derrière chaque transaction commerciale. Le G20-Finances a donc fait semblant d’ ébaucher la première réponse internationale au scandale des Panama Papers en appelant vendredi 15 avril à Washington à s’attaquer aux sociétés offshore, tout en gardantun oeil inquiet sur le Brexit et l’économie mondiale. Les grandes puissances industrialisées et émergentes du G20 « réaffirment l’importance prioritaire accordée à la transparence financière », indiquent-elles dans leur communiqué final. Reprenant les grands points d’un plan d’action proposé jeudi par cinq grands pays européens, le G20-Finances appelle plus précisément à se doter des moyens de savoir qui se cache derrière les sociétés-écrans, au cœur des révélations des Panama Papers. « Améliorer la transparence sur les ayant-droits (…) est vital pour protéger l’intégrité du système financier international et empêcher l’utilisation de ces entités à des fins de corruption, d’évasion fiscale, de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent », indique le communiqué.A l’heure actuelle, des montages financiers permettent de créer des structures juridiques (société individuelle à responsabilité limitée, trust, fondation…) en dissimulant l’identité de leur réel bénéficiaire, brouillant les pistes et compliquant grandement la tâche des administrations fiscales. Pour y remédier, le G20-Finances confie à deux autres institutions (le Gafi et le Forum mondial de l’OCDE pour la Transparence) la tâche, d’ici à octobre, de faire de « premières propositions » visant à offrir aux Etats un meilleur accès aux informations sur les ayant-droits et de « les échanger » au niveau international. Les sociétés offshore échappent pour le moment aux mailles du filet de la communauté internationale qui, depuis 2009, s’est mobilisée pour l’échange automatique d’informations bancaires et contre l’évasion fiscale des multinationales.

Production industrielle + 0,8% en zone euro, seulement 0.3% pour la France

Production industrielle + 0,8% en  zone euro, seulement 0.3% pour la France

Seulement 0.3% pour la France quand la production industrielle dans la zone euro a augmenté de 0,8% en avril, un chiffre deux fois plus élevé qu’attendu pour l’Europe , grâce aux secteurs de l’énergie et des biens de consommation courante, montrent les statistiques officielles publiées jeudi, de bon augure pour la croissance. La baisse de la production en mars a été révisée à -0,4%, contre -0,3% annoncé initialement.  Par rapport à avril de l’an dernier, la production industrielle des 18 pays utilisant la monnaie unique a progressé de 1,4%, après +0,2% en mars.  Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne pour avril une hausse de 0,4% par rapport au mois précédent et de 0,9% en rythme annuel. La hausse d’avril, la plus forte enregistrée depuis cinq mois, intègre entre autres un bond de 2,5% de la production d’énergie et une augmentation de 2,1% de celle du secteur des biens de consommation non-durables. Les biens d’équipement sont le seul secteur dont la production a baissé en avril, de 0,1%.

 

Hollande : un manque de « vérité » pour la CFDT

Hollande : un   manque de « vérité » pour la CFDT

Berger de la CFDT qui n’avait pas appelé à voter pour Hollande faiat un constat évident Hollande manque de vérité. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé dimanche 4 mais que les deux premières années du quinquennat de François Hollande ont manqué d’ »un cap » « et « sans doute de vérité sur la situation du pays ».  »Ce qui a manqué fondamentalement (…), c’est un cap », « et sans doute un peu de vérité sur la situation du pays telle qu’elle est », a-t-il lancé lors de l’émission « Tous politiques » (France Inter/France 24/Le Parisien). « Ce cap, notamment sur l’aspect économique, vient d’être tracé, au bout de deux ans, c’est tard », « maintenant il doit être effectif », a-t-il poursuivi. Selon Berger, les années « sont toujours perdues quand on n’a pas les résultats qu’on attend, et le résultat qu’on attend, c’est le résultat de la lutte contre le chômage », « même si on ne peut pas dire qu’il ne s’est rien passé ». Le numéro un de la CFDT a notamment cité la loi sur la sécurisation de l’emploi et la réforme de la formation professionnelle, qui découlent d’accords entre les partenaires sociaux. « Je ne fais pas partie des déçus car je ne fais pas partie de ceux qui portaient des illusions ou avaient appelé à voter François Hollande », a-t-il ajouté, tout en jugeant que ces deux dernières années avaient été « difficiles » pour les salariés. Interrogé sur « le retournement économique » annoncé par M. Hollande, cité dans Le Journal du Dimanche, Berger s’est agacé: « J’en ai un peu assez des pronostics ou de l’incantation. »   »Quand on parle de retour de la croissance, il faut dire quel est le contenu de cette croissance, car la croissance ne fera pas forcément le bonheur des salariés », a-t-il aussi dit. Le leader syndical a toutefois estimé qu’ »heureusement, dans un certain nombre d’entreprises, les choses vont mieux ». « C’est très difficile à dire mais je pense que ça va un peu mieux, ça doit être confirmé », « je ne suis pas dans le déclinisme », a-t-il déclaré.

 

Hollande : visibilité et simplification pour la confiance

Hollande :  visibilité et simplification pour la confiance

 

Après les critiques sur l’instabilité fiscale et la complexité des procédures en France, François Hollande s’est engagé lundi à garantir la visibilité fiscale et à simplifier les démarches des investisseurs étrangers. . De la taxe à 75% sur les hauts revenus à la proposition de loi dite « Florange », qui ouvre la voie à des pénalités pour les entreprises fermant un site rentable, en passant par la loi Hamon, qui oblige les PME à informer leurs salariés en cas de cession, les engagements pris avant le virage social-démocrate du président pourraient en effet brouiller le message. Réunis pour un conseil stratégique de l’attractivité, une trentaine de chefs d’entreprises étrangères installées en France et pesant 850 milliards d’euros ont fait l’objet d’une opération de séduction de la part de François Hollande, qui leur a promis de la « visibilité » pour encourager leurs investissements. « Comment investir si on n’est pas sûr que les données fiscales vont rester les mêmes tout au long de la vie de l’investissement? », a-t-il demandé en assurant que la stabilité fiscale serait au cœur du pacte de responsabilité, un ensemble de baisse de charges programmé pour promouvoir la compétitivité. « Le pacte de responsabilité, c’est aussi un pacte de visibilité sur la trajectoire fiscale que notre pays doit poser clairement pour les entreprises et les ménages », a-t-il dit. « Notre ambition, notre volonté, notre engagement, c’est d’harmoniser la fiscalité des entreprises à l’horizon 2020 par rapport à nos principaux voisins européens, notamment à l’Allemagne », a-t-il rappelé, ajoutant que ce sujet serait au coeur du conseil des ministres franco-allemand de mercredi. La stabilité fiscale est une vieille revendication des investisseurs étrangers en France, qui accueille 20.000 entreprises employant plus de 2 millions de salariés et représentant 30% des exportations du pays. Interrogé lundi avant la réunion, Ian Cheshire, PDG du groupe européen de bricolage Kingfisher – 200 magasins et 25.000 emplois en France – a réclamé sur Europe 1 « une perspective à moyen terme, c’est-à-dire 5 ans, sur les questions de fiscalité », pour créer une « situation de confiance ». Ce conseil d’attractivité est censé répondre aux patrons de firmes étrangères qui avaient averti les autorités en décembre dernier qu’ils leur était de plus en plus difficile de plaider la cause de l’investissement en France devant leur direction devenue méfiante vis-à-vis des perspectives économiques du pays. François Hollande a aussi annoncé de nombreuses mesures pour assurer un meilleur accueil des expatriés et faire bénéficier les entreprises étrangères du « choc de simplification ». « La France doit être un pays simple, ce n’est pas toujours l’image qu’elle renvoie vers l’extérieur », a-t-il dit, annonçant pour 2015 une simplification du régime de TVA applicable aux entreprises importatrices et la dématérialisation de toutes les procédures en douane à l’import et à l’export avant fin 2014. Les visas pour les chargés d’affaires étrangers seront obtenus en 48 heures et la déclaration préalable pour créer une entreprise en France par un investisseur étranger supprimée. Selon les chiffres de l’Agence française pour les investissements internationaux, le nombre de décisions d’investissements étranger a légèrement reculé en 2013, à 685 contre 693 en 2012, mais les emplois générés sont néanmoins supérieurs, à 29.631 contre 25.908. La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq a annoncé lundi sur RFI qu’elle visait 1.000 décisions annuelles. L’opération de séduction vers les milieux d’affaires étrangers intervient alors que la légère reprise de l’investissement en France a permis d’afficher une croissance meilleure que prévu en 2013, mais toujours poussive (0,3%). Pour lui donner un nouvel élan, le gouvernement ne peut négliger les capitaux étrangers, qui représentent un stock de plus de 503 milliards d’euros, selon l’Elysée. « La croissance, elle ne reviendra que si la confiance est là et vous êtes, investisseurs étrangers, un élément de cette confiance », a estimé le président.

 

Croissance: « l’OCDE optimiste » pour la France, tu rigoles ?

Croissance: « l’OCDE optimiste » pour la France, tu rigoles ?

 

Curieux ces titres de la presse qui reprennent bêtement celui des dépêches. L’ OCDE serait optimiste pour la France ; Ah bon ? Voyons dans le détail les prévisions :  0.2% en 2013, 1% en 2014 et 1.5% en 2015. En fait au dixième près ce que disent les autres spécialistes donc en réalité une croissance très faiblarde et même pas sûre d’être atteinte.  L’organisation a publié, ce lundi 13 janvier, une mise à jour de ses indicateurs composites avancés. Dans le cas de la France, ces statistiques progressent, signalant une « possible » accélération de la croissance pour les prochains mois. Du mieux. C’est ce que laissent entrevoir les indicateurs composites avancés de l’OCDE, concernant la France. Ces statistiques, qui permettent de détecter un retournement de tendance de la conjoncture dans une zone géographique donnée, ont été mises à jour, ce lundi 13 janvier. Et dans le cas de l’Hexagone, elles signalent « une inflexion positive », c’est-à-dire une accélération de la croissance au cours des prochains mois. Pour le moment, l’organisation anticipe la trajectoire de croissance suivante pour la France: 0,2% pour 2013, 1% pour 2014 et 1,6% pour 2015, selon ses prévisions économiques datant de novembre dernier.  L’OCDE est par ailleurs plus optimiste pour l’Italie et pour l’ensemble de la zone euro. Elle souligne par ailleurs « une consolidation de la croissance » en Allemagne, au Japon, aux Etats-Unis et Au Royaume-Uni. Concernant les économies émergentes, les indicateurs de l’OCDE signalent une possible inflexion positive de la croissance en Chine, une croissance autour de la tendance au Brésil et en Russie et une croissance inférieure à son rythme tendanciel en Inde

Quelles réformes structurelles pour la compétitivité et la croissance ?

Quelles réformes structurelles pour la compétitivité et la croissance  ?

 

Beaucoup semblent enfin acquis à la nécessité des réformes structurelles pour assainir les comptes publics et relancer la compétitivité de l’économie. Le gouvernement lui parle de réduire les dépenses publiques mais pour l’instant sans beaucoup de précisions et de résultats. En tout état de cause, on ne peut plus jouer sur la variable fiscalité qui a franchi les limites des tolérables ( plus de la moitié de la richesse nationale, record du monde). Ne reste donc que des réformes de fond. Peu de partis politiques s’engagent dans la voie de l’énumération précise de ces transformations pour ménager les électeurs qui seraient concernés. Pourtant la première reforme évidente serait la simplification de l’organisation administrative avec d’une part la suppression des départements, la suppression de nombre communes qui font doublons avec les syndicats intercommunaux, la diminution du nombre de régions. L’intérêt c’est aussi de supprimer autant d’élus qui coûtent inutilement en indemnités, en frais de fonctionnement et qui surtout sécrètent des dépenses d’investissement irresponsable qui se retrouvent évidemment dans la fiscalité locale. Au niveau central, il faudrait aussi supprimer et regrouper nombre de directions administratives  à la fois coûteuses et qui sécrètent cette bureaucratie qui paralyse. Il conviendrait certainement de supprimer le Sénat qui de toute manière doit toujours se plier par le système des navettes à la majorité de l’assemblée nationale. Une assemblée nationale dont on pourrait aussi diminuer le nombre de députés là encore pour des motifs de coût de fonctionnement mais encore davantage pour limiter l’avalanche de lois qui ne visent souvent qu’à satisfaire les exigences médiatiques et la notoriété des auteurs. Ainsi de l’ordre de 11 000, lois 150 000 décrets, davantage de circulaires ; bref, l’union soviétique avec la discipline en moins. ! Bien entendu ces réformes vont se heurter à l’opposition de l’oligarchie politique qui ne compte pas moins de 600 000 élus et qui constituent  l’essentiel des troupes des partis politiques. Nombre de ces élus vivent de cela y compris dans des petites communes. Sur le plan administratif, il faudrait donc recentrer l’action de l’Etat sur les fonctions réellement régaliennes et sous traiter tout le reste. (Exemple les permis de conduire dans les préfectures alors qu’on a privatisé le contrôle technique). Avec ces économie, il serait possible de diminuer la fiscalité sur les entreprises notamment les charges sociales qui plombent  la compétitivité et le solde de nos échanges extérieurs donc la croissance et l’emploi. Simplifier aussi les multiples prélèvements fiscaux qui découlent des lois et décrets déjà cités. Encourager réellement l’investissement et la prise de risques. Aux Etats Unis, il suffit d’un quart d’heures pour décaler une société et on ne paye éventuellement d’impôts qu’au bout d’un an. En France il faut des mois et tout de suite régler l’URSSAF (mensuellement)  et autres impôts sans même le moindre bénéfice. La simplification donc avec la suppression parallèlement de nombre de niches fiscales inutiles, créées uniquement pour la satisfaction de lobbies sectoriels ou territoriaux.  Il faudra du courage pour s’attaquer aux conditions d’indemnisation du chômage, protection qui assure la solidarité sociale mais dans certains cas considéré comme un droit à un congé supplémentaire. Même nettoyage à effectuer pour l’allocation adulte handicapé, justifié dans de nombreux cas mais pas dans tous, loin s’en faut. S’attaquer aussi aux dépenses de santé, avec une meilleurs évaluation, un meilleur contrôle, une ouverture à la concurrence (génériques, monopole des pharmacies, prix et conditionnement des médicaments etc.). Supprimer le monopole de certaines professions, de certaines entreprises. Bref redonner de l’air à une atmosphère qui étouffe tout et qui condamne la France à la croissance très molle pour 10 ou 20 ans et au chômage donc au déclin.

Moody’s : des efforts structurels et budgétaires pour la France

Moody’s : des efforts structurels et budgétaires pour la France

 

Moody’s  ne fait que confirmer ce que tout le monde sait,  sans efforts structurels la France va dans le mur. Moody’s  lie donc  la future note de la France à des progrès budgétaires et structurels L’agence de notation Moody’s a indiqué vendredi que ses futures décisions de notation concernant la France dépendraient en partie « des progrès du gouvernement pour s’attaquer aux pressions budgétaires et aux problèmes structurels de l’économie ». Dans un communiqué à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur le pays, l’agence souligne que l’économie française a une taille robuste et est diversifiée. Elle salue aussi l’endettement modéré de ses ménages, et sa moindre dépendance aux exportations que d’autres pays de la zone euro, ce qui limite son exposition aux chocs extérieurs.  L’agence évoque toutefois une série de difficultés, à commencer par une perte de compétitivité, liée entre autres aux rigidités de son marché du travail, des biens et des services. Les prévisions budgétaires sont par ailleurs rendues incertaines par des perspectives économiques maussades.  Moody’s attribue à la France sa deuxième meilleure note (Aa1), assortie d’une perspective négative.

 

Foot-Brésil : des métaphores douteuses pour la France qui gagne

 

Foot-Brésil : des métaphores douteuses pour la France qui gagne

 

Le monde politique y va de sa petite métaphore pour comparer foot et situation économique de la France. A commencer par Hollande qui constate que les résultats sont possibles avec un bon entraineur  (lui, pour la France !)  Comme ailleurs, et aujourd’hui comme hier, on file la métaphore footballistique en négatif, avant la qualification des bleus, et en positif, après. La France qui perd, aujourd’hui la France qui gagne.  Légèrement caricatural, dites-vous ? Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, décidément sur tous les fronts médiatiques se méfie des métaphores, tout en s’y sacrifiant lui aussi. La victoire des Bleus peut-elle jouer sur l’humeur d’un pays morose ? « Je crois qu’il faut se garder de toute comparaison. Ce n’est jamais gagné d’avance et cela demande toujours un effort. Ce qui a marché c’est le collectif, l’énergie et l’on souhaite que cela continue. » (Jean-Marc Ayrault) Ou comment s’inspirer des leçons du ballon rond tout en s’en défendant.  Sur France 2, le ministre de l’Education Vincent Peillon tire clairement les conclusions de la séquence :  »Quand on est dans la difficulté ce n’est pas le moment de lâcher les copains, a expliqué le ministre de l’Education nationale. Ce côté, il y a eu un match difficile et derrière tout le monde en profite pour dire le plus grand mal, c’est une curieuse façon d’être et de relever ensemble les défis. » « On doit quand même s’interroger collectivement sur ce rapport que nous avons en ce moment, la façon de lâcher notre équipe quand elle est en difficulté. » (Vincent Peillon)  François Hollande lui-même a joué le jeu de la métaphore au Stade de France, sur le mode implicite. « L’équipe de France nous montre un exemple, il faut y croire« , a déclaré le chef de l’Etat. Certains responsables UMP ont crié à la récupération. De son côté, le député UMP de Haute-Loire Laurent Wauquiez, sur LCI, voudrait que François Hollande s’inspire de l’équipe de France :  »Ce qui serait bien c’est qu’il ne se contente pas de dire et qu’il s’applique à lui-même la leçon des bleus. Quand est-ce que l’on fait pareil pour la France et que l’on se bouge ?«  Ces comparaisons agacent Nathalie Kosciusko-Morizet, et la députée UMP des Yvelines et candidate à la mairie de Paris l’a fait savoir sur Europe 1 : selon elle, Jean-Marc Ayrault n’est pas Mamadou Sakho. Son truc à lui, c’est pas le ballon, c’est la réforme fiscale. « Comparer Sakho qui a offert deux buts magnifiques à la France et qui a mis tout le monde en joie, et Jean-Marc Ayrault qui n’offre rien, ni bonheur, ni perspective à personne, là je ne suis pas d’accord, a-t-elle expliqué. Cela fait des mois qu’il nous annonce une pause fiscale, un moratoire, une récréation, une remise à plat. A chaque fois c’est un mot différent et à chaque fois cela se finit pareil. Avec une nouvelle taxe et une nouvelle hausse d’impôt.«  Une et deux et trois fois de suite, le Premier ministre dément toute considération tactique quant à cette grande réforme fiscale qu’il appelle de ses vœux.  Jean-Marc Ayrault veut rétablir le lien entre les Français et l’impôt :  »Ce qui est grave c’est que l’on a l’impression, on le voit, que c’est plutôt la contestation de l’impôt lui-même parce que l’on a le sentiment que cela ne sert pas vraiment à ce que l’on a dit et que ce n’est pas juste. Ce n’est pas bon dans une République parce que l’impôt c’est une contribution citoyenne à un projet collectif. C’est cela qu’il faut absolument rebâtir. C’est fondamental pour consolider notre République. » Le Premier ministre « sent monter dans le pays le doute de ceux qui paient l’impôt« . Pour lancer cette vaste remise à plat de la fiscalité, il recevra les partenaires sociaux lundi et mardi prochain.

 

Imposable pour la première fois à 100 ans !

Imposable pour la première fois à 100 ans !  

Juliette Tamet fêtera ses cent ans le 23 octobre et depuis le départ en retraite de son mari, elle était non-imposable. En 2013, pour la première fois depuis cette date, cette retraitée vivant dans l’agglomération lyonnaise va payer des impôts.  « J’ai reçu une feuille verte où il était marqué qu’il fallait que je paye 444 euros d’impôts ( plus la taxe d’habitation et la re devance télé, en moyenne 1200 euros pour chaque ménage français). Et si je dépassais la date, et il aurait fallu que je paye un surplus », explique-t-elle au micro de RTL, lundi 7 octobre.  Depuis la mort de son mari en 1999, son revenu est de 17 000 euros par an. Cette somme n’ayant pas augmenté, elle ne comprend pas une imposition si tardive : « Alors que je vais avoir cent ans et que tout va très bien, je deviens enfin une personne de notre République ». J’aurais préféré un autre cadeau pour mes cent ans Juliette Tamet Juliette Tamet compare ce geste à « un cadeau », qu’elle aurait voulu pouvoir échanger : « J’aurais préféré avoir un autre cadeau, parce que généralement lorsque l’on en reçoit un, en principe on vous donne quelque chose tandis que la on m’a pris quelque chose ». La retraitée confirme avoir payé cet impôt, même si elle ne l’a fait « qu’au dernier moment ». Sa plus grande crainte reste que son argent « serve là où ça ne devrait pas ».

 

Croissance : PIB a +0.2% en 2013 pour la Banque de France

Croissance : PIB a +0.2% en 2013 pour la  Banque de France

Le 9 septembre, la Banque de France avait estimé que le PIB français allait progresser de 0,2% au troisième trimestre lors de sa deuxième estimation, fondée comme toutes les autres sur son enquête de conjoncture dans l’industrie et les services.  Cette nouvelle prévision se rapproche ainsi de celle de l’Insee révélée jeudi et qui table sur une stagnation de la croissance française en juillet-septembre avant un rebond de 0,4% au dernier trimestre.  L’estimation de la Banque de France s’appuie sur l’indice synthétique qu’elle confectionne du climat des affaires dans l’industrie (à 97 en septembre, comme en août) et dans les services (à 93 en septembre comme en août). « En septembre, la production industrielle progresse dans la majorité des secteurs, sauf l’agro-alimentaire et l’automobile », explique-t-elle dans un communiqué. « Les carnets de commandes se remplissent légèrement mais restent en dessous de la moyenne », ajoute-t-elle, en précisant que les industriels s’attendaient à une poursuite de l’amélioration de l’activité en octobre.  Dans l’industrie, la réduction des effectifs est restée marginale mais les trésoreries se sont crispées.  Dans les services, l’activité a légèrement progressé, en particulier dans les secteurs de l’information et la communication et du travail temporaire. En revanche, l’activité s’est repliée dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Les effectifs ont légèrement augmenté mais les trésoreries, bien que plutôt bien orientées, restent en deçà de la moyenne de longue période.  Jeudi, le cabinet Markit a estimé que l’activité du secteur privé français avait redémarré en septembre, renouant avec une croissance certes fragile mais pas vue depuis 20 mois, selon son indice composite PMI final. Celui-ci s’est hissé au delà de la barre des 50 qui sépare périodes d’expansion et de récession, pour la première fois depuis 20 mois.

 

Croissance : +0.2% pour la Banque de France au troisième trimestre

Croissance : +0.2% pour la Banque de France au troisième trimestre

La Banque de France a relevé lundi sa prévision de croissance de l’économie française au troisième trimestre à 0,2%, l’indicateur pour l’industrie atteignant son plus haut niveau depuis près de deux ans et les chefs d’entreprise attendant une accélération. Ce relèvement intervient après la publication de plusieurs indicateurs positifs pour l’économie française, dont l’annonce d’une croissance de 0,5% du PIB au deuxième trimestre par l’Insee, un chiffre supérieur aux prévisions des économistes qui s’interrogent sur la pérennité de ce rebond post-récession. L’enquête mensuelle de la Banque de France pour le mois d’août fait apparaître des hausses de deux points des indicateurs du climat des affaires dans l’industrie (97) et dans les services (93). Si ces indicateurs restent inférieurs à leur moyenne de long terme (100), un niveau qu’ils n’ont pas atteint depuis mai 2011 pour l’industrie et juin 2011 pour les services, les chiffres d’août sont les meilleurs enregistrés depuis septembre 2011 pour l’industrie et mai 2012 pour les services. Pour septembre, les chefs d’entreprise attendent une accélération de l’activité dans l’industrie et une poursuite de la progression dans les services, ajoute la Banque de France. En août, les dirigeants d’entreprise interrogés par la Banque de France déclarent que la production industrielle a une nouvelle fois légèrement progressé dans la majorité des secteurs, notamment les équipements électriques et électroniques, la chimie et la pharmacie. L’intensification des livraisons a fait diminuer les stocks qui sont désormais jugés adaptés, les commandes ont augmenté et les carnets cessent de se dégarnir, le taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie manufacturière baisse quant à lui nettement. L’érosion des effectifs dans l’industrie marque une pause et les trésoreries continuent de se détendre, précise encore la Banque de France.  

 

Crise : pour la FED la France inquiète davantage que d’autres pays

Crise : pour la FED  la France inquiète davantage que d’autres pays

Dans un entretien à « Handelsblatt » à paraître vendredi 9 août, un responsable de la Fed s’inquiète de la situation de la France. « Il ne faut pas sous-estimer les risques ».  La Fed s’inquiète. Un responsable de la banque centrale américaine s’est tout particulièrement inquiété de la santé économique de la France, parmi les pays européens, dans un entretien à paraître vendredi 9 août au quotidien allemand Handelsblatt. « La France m’inquiète, plus que tout autre pays », a dit le président de l’antenne locale de la Fed de Dallas, Richard Fisher, dans cette interview rapportée partiellement au style indirect dans un communiqué avant parution.  Selon lui, au regard de l’histoire européenne, il faut une France forte. « Il ne faut pas sous-estimer les risques pour l’évolution économique », a-t-il poursuivi. Pour l’ensemble de l’Europe, il considère la situation avec un « optimisme prudent ». Il y a des signes que la situation économique s’améliore dans la région en crise, a-t-il estimé.

 

Croissance : la reprise retardée pour la BCE

Croissance : la reprise retardée pour la BCE

La reprise économique dans la zone euro pourrait être retardée de quelques trimestres et, dans le pire des scénarios, l’union monétaire pourrait connaître une décennie perdue à l’image du Japon, a déclaré vendredi Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne. Dans le texte d’un discours qu’il devait prononcer à un forum organisé par Amundi, Benoît Coeuré a déclaré qu’une reprise dans le courant de l’année restait le scénario de base mais il a ajouté que les risques sur la croissance étaient orientés à la baisse. Le Japon a connu dans les années 1990 une décennie de croissance faible et de stagnation des prix. « Si les scénarios de risque à court terme devaient se matérialiser, ils pourraient repousser une reprise pleine de quelques trimestres », a dit Benoît Coeuré. « Une possibilité plus inquiétante, cependant, est celle d’un ralentissement persistant. Il est nécessaire d’agir pour s’assurer qu’elle ne se matérialise pas », a-t-il ajouté. Selon lui, le secteur bancaire est le facteur de risque susceptible de déboucher sur une décennie perdue et il a estimé que les banques devaient soit recouvrer une santé solide soit fermer. « Un scénario particulièrement inquiétant pour la zone euro est lié à la possibilité que les efforts du secteur bancaire pour réduire son endettement et restructurer les bilans ne soient pas encore achevés », a-t-il dit. « Les bilans des banques en difficulté ont la capacité de gripper la mécanique de la reprise et d’exercer un frein plus persistant sur la reprise économique », a-t-il souligné. Benoît Coeuré a également estimé qu’il pouvait encore y avoir quelques banques « zombies » dans la zone euro mais il a insisté sur le fait que son système bancaire était globalement dans un meilleur état que son équivalent japonais dans les années 1990.

 

Sondage : les patrons pour la négociation

Sondage : les patrons pour la négociation.

 

Le Medef est réputé pour avoir toujours élu un président en phase avec son temps. Le sondage GFI Informatique-OpinionWay en exclusivité pour « Les Echos » et Radio Classique, confirme cette règle. Réalisée avant l’union des trois candidats, qui placera le 3 juillet Pierre Gattaz à la tête du Medef, l’enquête révèle un portrait-robot du président souhaité, qui colle avec celui du patron de Radiall.Pour 56 % des dirigeants interrogés, le Medef doit d’abord « se battre pour qu’il y ait moins de contraintes pour les entreprises, quitte à s’opposer au gouvernement », tandis que 43 % pensent qu’il faut « privilégier le dialogue social avec les syndicats de salariés et la négociation avec le gouvernement ». C’est donc la ligne, longtemps qualifiée de « dure » et adoptée par Pierre Gattaz qui est privilégiée.  Le sujet divise toutefois le patronat. Les dirigeants de PME, plus pragmatiques, ne sont que 42 % à vouloir un Medef qui «  se bat » contre 57 % qui préfèrent le dialogue et la négociation. La volonté d’en découdre est la plus grande dans les TPE (62 %) et moindre dans les grandes entreprises (38 %). Pour la moitié des sondés, la priorité du prochain président du Medef doit en outre être « la baisse des charges sur le travail », suivie, de loin, par la « flexibilisation du marché du travail » (15 %), « la baisse de la fiscalité sur les entreprises » (15 %) et « la simplification des procédures administratives » (13 %). « Le principal souci des PME et des TPE reste la réduction de leurs marges », indique Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay.  Interrogés sur les qualités qu’ils attendent du futur président, les patrons lui demandent à 57 % d’ « être proche du terrain » (60 % pour les TPE), à 45 % d’« être compétent », à 34 % d’« être capable de bien négocier ». Un portrait en ligne avec celui de Pierre Gattaz, qui a toujours mis en avant son pedigree de patron de PME, adepte d’un « dialogue social de terrain ». « Pour l’instant, le Medef est perçu comme éloigné des préoccupations des chefs d’entreprise. Les attentes sont fortes sur le prochain président », souligne Bruno Jeanbart.

Evasion fiscale : enquête pour la banque suisse REYL

Evasion fiscale : enquête pour la banque suisse   REYL

 

La France s’attaque à la Suisse. La banque de Genève, Reyl & Cie, fait l’objet d’une information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscal », révèle le quotidien Le Monde, ce vendredi 14 juin. Le Parquet de Paris aurait ouvert l’information judiciaire le 31 mai dernier. Objectif: fouiller dans les activités de Reyl, qui serait impliqué dans l’affaire Cahuzac. Cette procédure intervient après l’audition de Pierre Condamin-Gerbier, ancien associé de la banque, mi-avril. Celui-ci avait alors déclaré que d’autres contribuables français avaient placé leur argent sur les comptes suisses de Reyl. Jeudi 13 juin, il avait renouvelé ses affirmations, et s’était dit prêt à révéler une liste de 15 noms de personnalités politiques concernées. Une information que la banque a démentie un peu tôt dans la journée.  Fin mai, les juges Renaud Van Ruymbecke et Roger Le Loire, qui enquêtent sur les comptes à l’étranger de Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget, avaient obtenu l’accord du Parquet pour étendre leur enquête à la banque Reyl. Cette dernière est maintenant séparée de la procédure sur l’affaire Cahuzac. L’enquête sur Reyl a été confiée au juge Renaud Van Ruymbecke. Il s’agit de la deuxième instruction française contre une banque suisse. Le 7 juin dernier, le Parquet de Paris avait mis en examen UBS pour démarchage illicite. La banque suisse avait également été placée sous statut de témoin assisté pour « blanchiment de démarchage illicite » et « blanchiment de fraude fiscale ».

Montebourg : 50 millions pour la relocalisation ! Pathétique

Montebourg : 50 millions pour la relocalisation ! Pathétique

A défaut dessayre d’emp^cher les suines qui fermenet Montebourg veut relocaliser. En faiat comme dhabitude de lagitaion médiatique et lenflure des mots pour son opération « colbert » En plus avec une avancée sémantique le « colbertisme participatif »! Après le Redressement productif, Arnaud Montebourg lance le « colbertisme participatif », « une sorte de mélange entre les théories de Colbert et d’Obama… ou entre Colbert et Ségolène Royal », a-t-il décrit à la presse vendredi matin. Au-delà de ce bon mot, le ministre a détaillé son plan pour aider les entreprises françaises à se rélocaliser. Entouré des « hussards du made in France », des patrons qui ont rapatrié leurs usines avant même que l’Etat ne les y pousse, Arnaud Montebourg a surtout présenté quatre outils « créés par des entrepreneurs pour des entrepreneurs ». Ainsi, de nouveaux moyens financiers seront dédiés à la relocalisation, et notamment 50 millions d’euros qui devaient être à l’origine alloués à la revitalisation des sites industriels fermés. Dans chaque région, un médiateur de la relocalisation sera en poste, tandis qu’une base de données aidera les entrepreneurs à déterminer leur lieu d’implantation. Enfin, un site Internet, nommé Cobert 2.0, sera lancé début juillet et permettra à tout entrepreneur de connaître avec précision les coûts de sa relocalisation. « La logique low cost du coût le plus bas est en train de connaître un essoufflement sensible dans de nombreux secteurs industriels », explique le ministre du Redressement productif. Concrètement, l’écart de compétitivité entre la France et la Chine se réduit, les salaires chinois augmentant à vitesse exponentielle. Par ailleurs, produire en France présente souvent l’avantage de la qualité. « Nous préférons surpayer des salaires à des ouvriers français qualifiés plutôt que de payer des pénalités de retard à nos clients car les produits importés sont de mauvaise qualité ou n’ont pas eu le temps d’être livrés depuis l’autre bout du monde », résume Dominique Seau, PDG de la marque de sous-vêtements Eminence. « On est vraiment compétitif avec la Chine », renchérit Sylvain Loiselet, à la tête de la fonderie éponyme. « On constate que l’argent (public) ne va pas vers l’industrie », regrette toutefois le président d’honneur de Sanofi Jean-François Dehecq, même s’ »il reconnaît une forte impulsion politique depuis l’arrivée d’Arnaud Montebourg » aux affaires. Le ministre reconnaît volontiers des lenteurs dans les processus d’aides aux entreprises. Mais il promet : « La Banque publique d’investissement (BPI) sera un accélérateur de financement. » Bercy compte également mettre en œuvre une des arlésiennes du ministère des Finances : la simplification administrative. « Je sais que la rhétorique de la simplification est déjà ancienne mais cette fois, ça va se faire », assure le député socialiste Thierry Mandon, à qui a été confié un projet de loi sur le sujet. Arnaud Montebourg reprend également la promesse de réaliser ce que ses prédécesseurs n’ont pas su ou pu faire. A l’image de ce qu’a théorisé Colbert à une toute autre époque, il veut faire de l’industrie le moteur de la croissance française. Son plan de relocalisation n’a pas vocation à délivrer des résultats d’ici à la fin de l’année – « c’est une politique sur le long terme », insiste-t-il -, mais le ministre y voit « un changement de société ». « Ce n’est pas le choix d’un ministre de se réindustrialiser, mais celui de milliers d’entreprises, de tout un pays. » Arnaud Montebourg rêve même que la relocalisation devienne, « comme le cancer par exemple », « une grande cause nationale ».

 

Baisse investissements: le vrai danger pour la croissance

Baisse investissements: le vrai danger pour la croissance

Situation  sans précédent : on a perdu presque 25% en 2008 et 2009, et on se maintient depuis 2010 à 10 à 15% en dessous du niveau de 2008. Il y a plusieurs explications. D’abord, le niveau des carnets de commandes, au plus bas depuis l’été 2009. La situation financière des entreprises françaises, ensuite, qui n’a jamais été aussi dégradée depuis la fin des années 1970. Les incertitudes sur la politique économique et fiscale, enfin, qui incitent à laisser les projets dans les tiroirs.   Résultat : notre potentiel de croissance est sérieusement amputé : avant la crise de 2008, il était évalué entre 1,5% et 2%. Aujourd’hui, nombre d’experts l’estiment plutôt entre 0,5% et 1%. Cela change beaucoup de choses ! D’abord, cela signifie que le taux de chômage structurel est plus élevé que prévu : sans doute pas loin de 8% de la population active. Surtout, cela bouleverse l’approche des nouvelles règles de stabilité budgétaire européenne. Ce qui compte maintenant, ce ne sont plus les déficits totaux, mais les déficits structurels. Or ceux-ci dépendent étroitement de la croissance potentielle : plus elle est élevée, plus la part du déficit structurel dans le déficit est faible, et inversement ! Problème : Bercy surestime bien trop notre croissance potentielle (1,7% environ), et sous-estime donc la part structurelle des déficits publics, ce qui fait tiquer à Bruxelles.

 

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