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Dette et déficits: Perspectives gouvernementales irréalistes pour Fitch

Dette et déficits: Perspectives gouvernementales irréalistes pour Fitch

 

Pour les agences de notation, il semble bien qu’on considère les prévisions gouvernementales de rétablissement des comptes comme assez improbables. C’est notamment l’avis de Moody’s et de Fitch.

Fitch estime qu’outre les 10 milliards d’euros « d’économies d’urgence » annoncées en février pour 2024, « des mesures budgétaires supplémentaires seraient probablement nécessaires pour respecter les objectifs du gouvernement de 4,4% en 2024 et de ramener le déficit à 2,7% d’ici 2027 ».

Des arguments qui rejoignent ceux de l’agence de notation Moody’s quelques jours plus tôt. Aux yeux de l’agence, une telle dégradation du déficit public « rend improbable » la tenue, par le gouvernement, de son objectif de réduction du déficit, « tel qu’il le prévoit dans son plan budgétaire à moyen terme présenté en septembre ». Elle estime également insuffisantes les 10 milliards d’économies supplémentaires en 2024.
De son côté, la Cour des comptes évoque 50 milliards d’économie d’ici la fin du quinquennat pour parvenir à ces 3% de déficit public d’ici 2027. L’OFCE évoque, de son côté, un effort de 70 à 80 milliards d’euros.

 

Selon Fitch, lle niveau d’endettement, « le deuxième plus élevé des Etats souverains de la catégorie AA », devrait encore « augmenter progressivement pour atteindre près de 113% du PIB d’ici à la fin de 2025 ».

 Selon le gouvernement, la France devrait dépenser plus de 74 milliards d’euros en 2027 pour rembourser les intérêts de sa dette, contre 38,6 milliards en 2023.

 

Société–20 à 30 ans pour redresser la France

Société–20 à 30 ans pour redresser la France

Inutile de tourner autour du pot, la France encore récemment une des plus grandes puissances mondiales ne cesse de s’enfoncer sur tous les plans : économique, social, sociétal et même sur le plan de la sécurité.

La France est passée du statut de grande puissance à celui de très moyenne voire de pays instable. Tous les indicateurs sont au rouge. Il y a d’abord la situation économique et financière. Faute de compétitivité depuis longtemps et de manque de productivité globale ( trop faible taux d’emploi en France rapporté à l’ensemble des actifs potentiels) mais aussi du fait de la mise en place précipitée des 35 heures. Deux éléments qui ont plombé la compétitivité et en particulier celle de l’industrie délocalisée à l’extérieur.

En dépit du taux exceptionnel de prélèvements obligatoires( impôts globaux), la France cumule paradoxalement deux faiblesses ,d’une part un déficit chronique , une dette abyssale ( 50 000 € par habitant soient 3200 milliards) , d’autre part un taux de prélèvement obligatoire de près de 50 %. Une fiscalité qui tue aussi la compétitivité.

Et curieusement , ce n’est qu’il y a que quelques jours ou quelques semaines que les instituts, organismes et autres institutions découvrent l’ampleur d’une catastrophe qui a commencé il y a 40 ans environ. En cause, le mammouth de l’État (et des collectivités locales) devenu complètement incontrôlable ou la logique de dépenses se déroule en dépit de tous les discours de gestion plus saine. Et là aussi paradoxalement la qualité des services publics a plutôt tendance à se dégrader( sécurité, santé ou encore éducation par exemple).

Le sentiment général est que ce pays n’est plus géré depuis longtemps ce dont convient même le président de la république qui essaye maintenant de sermonner les hauts fonctionnaires; Évidemment deux fois trop nombreux ( un directeur, deux adjoints, des sous-directeurs et des chefs de bureau en pagaille, sans parler les troupes de base qui augmentent chaque année; de 50 000 encore en 2023 et 70 000 en 2024 ! ) Et pas forcément bon endroit.

Mais au-delà des aspects quantitatifs il y a surtout le sentiment que le concept d’autorité est complètement bafoué partout dans l’espace public, services publics et autres. Dans l’école, dans la rue et même dans la sphère privée( quand la plupart des plaintes sont enterrées). Exemple significatif: la France qui est en train de devenir une plaque tournante internationale de la drogue. Toutes les villes mêmes les plus petites sont affectées par ce cancer qui s’accompagne en plus de règlements de comptes, de violences et de morts.

Le dernier aspect concerne celui du sentiment d’insécurité vis-à-vis d’un islamisme rampant qui met en cause la laïcité. L’extrémisme religieux veut progressivement prendre le pas sur ce qui fait la spécificité de la France : ses valeurs républicaines, sa liberté et sa démocratie. Bref, un discours politique qui a 1000 ans de retard mais qui s’ancre dans des populations velléitaires et incultes. Bref, Dieu pour remplacer la science, le progrès et la démocratie comme en Afghanistan, en Iran et autre pays d’obédience musulmane extrémiste.

La France a un sérieux besoin de recentrage social et économique mais aussi sociétal sinon le pays s’orientera vers l’appauvrissement, la violence et le chaos.

Et les discours actuels du monde politique ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Élections Turquie : large défaite pour Erdogan

Élections Turquie : large défaite pour Erdogan

 

Le principal parti de l’opposition, le CHP (social-démocrate), a infligé au parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président turc Recep Tayyip Erdogan sa pire défaite électorale en deux décennies.

le CHP a revendiqué sa victoire à Istanbul et Ankara, les deux plus grandes villes de Turquie, et raflé de nombreuses autres, comme Bursa, grosse ville industrielle du nord-ouest acquise à l’AKP depuis 2004

Moins d’un an après sa défaite à la présidentielle de 2023, le parti d’opposition CHP a remporté les plus grandes villes du pays: Istanbul, Ankara, Izmir, ou encore Bursa, Antalya et Adana. «Avec cette élection, les Stambouliotes ont adressé un message au gouvernement: la tutelle d’un seul homme est terminée!», a lancé Ekrem Imamoglu dans la soirée de dimanche, devant une foule joyeuse massée devant la mairie d’Istanbul.

Même si les sondages le donnaient gagnant avec une légère avance sur son adversaire et ex-ministre de l’Urbanisation, Murat Kurum, il savait sa route minée par son véritable rival politique, le président Recep Tayyip Erdogan. Déterminé à reconquérir son fief d’Istanbul, où il se lança en politique à la fin des années 1990, ce dernier avait jeté toute sa stature de chef d’État dans la campagne, à renfort de meetings à travers le pays comme dans…

 

Réveil de l’esprit munichoise : Sacrifier l’Ukraine pour la paix en Europe

 

Pour preuve du retour de l’esprit Munichois, nombre de responsables politiques seraient prêt à sacrifier une partie de l’Ukraine, voire d’autres zones, en échange d’un accord illusoire de paix pour le reste de l’Europe. Un courant de pensée qui traverse tous les partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis de gouvernement comme le parti socialiste ou encore les républicains. Force est de constater que l’Europe ne joue qu’un rôle assez marginal désormais en matière de politique internationale.

 

Sans doute le résultat d’une évolution des rapports de force politique et économique mais aussi le produit de l’évolution des mentalités. Les grandes causes nationales, les grands projets ne sont plus au centre de l’intérêt des populations européennes davantage préoccupées par leur environnement proche et par leur intérêt personnel. Bref un recentrage sur l’individualisme, le court termisme et la cécité politique. À décharge évidemment, le monde système politique a largement contribué à la désaffection vis-à-vis de la chose publique.

Aujourd’hui, en Europe en particulier ,une majorité de l’opinion préfère un mauvais accord qu’un conflit même si c’est un accord est potentiellement porteur de germes d’affrontements dramatiques. Ainsi par exemple en Ukraine progressivement les élites mais aussi l’opinion se laissent convaincre qu’il vaut mieux un mauvais accord entre Russie et Ukraine qu’une prolongation de l’affrontement. En réalité, une sorte de guerre larvée et qui pourra déboucher le moment venu sur une extension géographique encore plus grande des intentions guerrières de Poutine. Et très proches de nous.

Même chose en Palestine vis-à-vis de Gaza. La paix tout de suite tout en sachant que faute de solution politique durable le conflit peut reprendre de manière tout aussi violente sinon davantage. Autre terrain qui démontre l’esprit munichoise, celui de l’Afrique où l’Europe se retire progressivement notamment au profit des Chinois et des Russes pour ne pas être entraînée vers des guerres qu’elle redoute. Et ce qui caractérise encore davantage l’avancée de l’esprit munichois, c’est l’indigence des politiques de défense. L’Europe fait semblant de se contenter du parapluie de l’OTAN. Un parapluie qui pourrait bien devenir virtuel par exemple avec la réélection de Trump.

Même la France qui est un des rares pays à disposer d’une politique de défense assez complète fait dans la miniature ( Moins de 2 % du PIB quand il en faudrait 3 à 4 fois plus; la Russie consacre, elle, 30% de son PIB à la défense) et ne résisterait pas plus d’un mois à une attaque étrangère par exemple russe. Cela d’autant plus que la menace de l’armée nucléaire ne freine en rien les guerres conventionnelles. Pire on a supprimé le service militaire. Les responsables politiques mais aussi l’opinion se satisfont de la démission européenne au plan de la défense et de la diplomatie.

Certains objecteront que les Européens abandonnent leur position au profit de la paix. La vérité, c’est qu’ils désertent le terrain diplomatique et politique international. Ce désengagement et ce laxisme ne concernent pas seulement la politique internationale mais aussi des dimensions économiques et sociétales. Bref l’Europe recule peut-être parce que trop gavée rapidement de progrès en tout cas insuffisamment nourris d’analyses politiques pertinentes et de projets sociétaux crédibles et durables.

Le rapport de l’opinion européenne et des Français en particulier vis-à-vis de la défense est inquiétant. Pour preuve, ce résultat d’un sondage publié par le Figaro: Si l’on observe seulement les réponses des Français interrogés, le constat est relativement similaire. Pour respectivement 45% et 38% d’entre eux, l’impact de l’adhésion de l’Ukraine serait «négatif» pour la sécurité et l’économie de l’UE. Les réponses «positives» ne s’élèvent qu’à 18% et 24%.

Le seul problème c’est que la stratégie de Poutine ne vise pas simplement l’Ukraine mais une bonne partie de l’Europe et pas simplement russophone. La France avec ses 160 000 militaires disponibles ne résisterait pas plus d’une semaine face à la Russie. Face à une éventuelle défaillance de l’OTAN, l’union européenne sera bien contrainte de construire une défense à la hauteur des enjeux aujourd’hui complètement sous-estimés par méconnaissance et repli des peuples sur eux-mêmes.

 

La guerre : un impératif pour que Poutine se maintienne au pouvoir

La guerre : un impératif  pour que Poutine se maintienne au pouvoir

 

Pour le régime de Poutine comme pour son économie, la guerre en Ukraine est devenue un leitmotiv. Sans la guerre ou la victoire, Poutine ne peut espérer maintenir son pouvoir. Sans la guerre, son économie doit complètement revoir son modèle de croissance développé à marche forcée après le début de la guerre en Ukraine en février 2022. Par Victor Warhem, représentant du Centre de Politique Européenne en France dans « la Tribune » (*).

Les incitations sont là. La Russie va continuer à attaquer l’Ukraine et semble même désormais se préparer à attaquer l’OTAN. La probabilité qu’elle passe de nouveau à l’offensive sur le théâtre d’opérations ukrainien est très élevée.

Pendant ce temps-là, les Européens discutent. Ils discutent notamment d’un passage à l’économie de guerre, mais sans pour l’heure y mettre véritablement les moyens, ce qui retarde notamment la livraison d’aide militaire promise à l’Ukraine.

Pourtant, si Donald Trump et les Républicains décident de durablement stopper l’envoi d’aide militaire à l’Ukraine alors que les États-Unis en ont été le plus grand pourvoyeur depuis 2022 – à hauteur de plus de 42 Md € délivrés, contre moins de 40 pour les Européens -, l’Europe doit se doter des capacités de production pour faire face à la flambée des besoins. Sans quoi – et c’est peut-être le calcul machiavélique des Républicains – les Européens devront faire face à l’explosion de la demande d’aide en achetant essentiellement … américain. Le tout à des frais parfois très élevés compte tenu des taux d’intérêt actuels. Si tant est que les marchés mondiaux soient suffisamment fournis.

Avec le Programme industriel de Défense européenne présenté le 5 mars dernier, la Commission européenne met 1,5 milliard d’euros sur la table pour améliorer la visibilité des commandes publiques des bases industrielles et technologiques de défenses (BITD) européennes. Assez pour accélérer le passage à l’économie de guerre ? Pas assez pour y parvenir rapidement, alors qu’il y a urgence à pouvoir répondre aux besoins ukrainiens. Il faudrait en effet considérablement élever le niveau de commande publique en Europe à moyen long terme, et ce dès maintenant, pour que les investissements dans les BITD européennes puissent soutenir une cadence d’aide militaire bien plus élevée.

Nous pourrions, comme souvent, être attentistes. Considérer que l’allié américain ne va pas manquer à ses obligations, qu’il est au final normal d’acheter massivement américain si nous devons faire face au déluge de feu russe en Ukraine en raison de notre partenariat otanien. Par ailleurs, répartir équitablement les fonds européens entre les BITD nationales serait un casse-tête tant les intérêts divergent. Donc moins de frais, moins de dettes, moins de problèmes pourraient penser certains. Mais plus de sueurs froides malgré tout, si l’allié américain continue d’instrumentaliser notre dépendance militaire à son égard, avec le risque, à terme, de ne pas avoir de véritables capacités de défense européennes dans les heures les plus sombres.

Être attentiste n’est donc pas une solution responsable, loin de là. En retardant l’inéluctable, nous commettons une grave erreur. Une nouvelle offensive russe d’ici l’été pourrait s’avérer être une vraie occasion manquée pour le continent européen. C’est aujourd’hui qu’il faut agir pour permettre aux BITD européennes de passer à l’économie de guerre. Pas dans six mois, ni même dans trois. Aujourd’hui.

Le gouvernement estonien soutenu par le président Macron a évoqué l’idée d’un nouvel emprunt européen à hauteur de 100 milliards d’euros. Il est également possible d’imaginer baisser les taux d’intérêt afin de faciliter une hausse de l’endettement des pays qui en ont déjà un niveau élevé, mais c’est une décision qui ne revient pas aux chefs d’État et de gouvernement. Enfin, il serait aussi éventuellement possible de liquider le stock d’actifs russes gelés en Europe, même si cela peut s’avérer difficile juridiquement. Ainsi, de manière réaliste, la seule vraie solution qui s’impose et qui doit être débattue au plus haut niveau est celle d’un emprunt européen de grande ampleur.

Les dividendes de la paix sont bel et bien derrière nous. Place aux « emprunts de la paix ». Saisissons donc l’occasion de cette nécessité de réarmement massive pour construire une Europe de la défense partageant une même vision stratégique, des systèmes d’armement communs et européens, ainsi que des forces militaires capables de travailler en symbiose.

Le temps presse, et l’Ukraine ne doit pas perdre. Prenons d’ores et déjà les solutions qui s’imposent pour que la Russie soit arrêtée.
(*) Victor Warhem a pris ses fonctions au CEP à Paris en juillet 2019. Diplômé en économie de Sciences Po Paris et de la Paris School of Economics, il est spécialisé dans les questions financières et macroéconomiques. Il est depuis septembre 2023 représentant du Centre de Politique Européenne en France.

Déclin de la France: 20 à 30 ans pour redresser la situation

20 à 30 ans pour redresser la France

Inutile de tourner autour du pot, la France encore récemment une des plus grandes puissances mondiales ne cesse de s’enfoncer sur tous les plans : économique, social, sociétal et même sur le plan de la sécurité.

La France est passée du statut de grande puissance à celui de très moyenne voire de pays instable.

Tous les indicateurs sont au rouge. Il y a d’abord la situation économique et financière. Faute de compétitivité depuis longtemps et de manque de productivité globale ( trop faible taux d’emploi en France rapporté à l’ensemble des actifs potentiels) mais aussi du fait de la mise en place précipitée des 35 heures. Deux éléments qui ont plombé la compétitivité et en particulier celle de l’industrie délocalisée à l’extérieur.

En dépit du taux exceptionnel de prélèvements obligatoires( impôts globaux), la France cumule paradoxalement deux faiblesses ,d’une part un déficit chronique , une dette abyssale ( 50 000 € par habitant soient 3200 milliards) , d’autre part un taux de prélèvement obligatoire de près de 50 %. Une fiscalité qui tue aussi la compétitivité.

Et curieusement ce n’est qu’il y a que quelques jours ou quelques semaines que les instituts, organismes et autres institutions découvrent l’ampleur d’une catastrophe qui a commencé il y a 40 ans environ. En cause, le mammouth de l’État (et des collectivités locales) devenu complètement incontrôlable ou la logique de dépenses se déroule en dépit de tous les discours de gestion plus saine. Et là aussi paradoxalement la qualité des services publics a plutôt tendance à se dégrader( sécurité, santé ou encore éducation par exemple).

Le sentiment général est que ce pays n’est plus géré depuis longtemps ce dont convient même le président de la république qui essaye maintenant de sermonner les hauts fonctionnaires; Évidemment deux fois trop nombreux ( un directeur, deux adjoints, des sous-directeurs et des chefs de bureau en pagaille, sans parler les troupes de bases qui augmentent chaque année; de 50 000 encore en 2023 et 70 000 en 2024 ! ) Et pas forcément bon endroit.

Mais au-delà des aspects quantitatifs il y a surtout le sentiment que le concept d’autorité est complètement bafoué partout dans l’espace public, services publics et autres. Dans l’école, dans la rue et même dans la sphère privée( quand la plupart des plaintes sont enterrées). Exemple significatif: la France qui est en train de devenir une plaque tournante internationale de la drogue. Toutes les villes mêmes les plus petites sont affectées par ce cancer qui s’accompagne en plus de règlements de comptes, de violences et de morts.

Le dernier aspect concerne celui du sentiment d’insécurité vis-à-vis d’un islamisme rampant qui met en cause la laïcité. L’extrémisme religieux veut progressivement prendre le pas sur ce qui fait la spécificité de la France : ses valeurs républicaines, sa liberté et sa démocratie. Bref, un discours politique qui a 1000 ans de retard mais qui s’ancre dans des populations velléitaires et incultes. Bref, Dieu pour remplacer la science, le progrès et la démocratie comme en Afghanistan, en Iran et autre pays d’obédience musulmane extrémiste.

La France a un sérieux besoin de recentrage social et économique mais aussi sociétal sinon le pays s’orientera vers l’appauvrissement, la violence et le chaos.

Et les discours actuels du monde politique ne sont pas à la hauteur des enjeux. En cause notamment et peut-être surtout le manque de représentativité sociologique de la plupart des responsables. La plupart ont d’ailleurs professionnalisé le métier de politique. Rares sont ceux qui ont une véritable grande  professionnelle dans le monde réel d. Beaucoup trop sortent de ces instituts d’études politiques qui ne servent à rien sinon à fournir des effectifs politiques et administratifs. Les politiques sont à peu près tous issus des mêmes milieux petits-bourgeois et raisonnent en décalage avec les réalités économiques et sociales.

20 à 30 ans pour redresser la France

20 à 30 ans pour redresser la France

Inutile de tourner autour du pot, la France encore récemment une des plus grandes puissances mondiales ne cesse de s’enfoncer sur tous les plans : économique, social, sociétal et même sur le plan de la sécurité.

La France est passée du statut de grande puissance à celui de très moyenne voire de pays instable.

Tous les indicateurs sont au rouge. Il y a d’abord la situation économique et financière. Faute de compétitivité depuis longtemps et de manque de productivité globale ( trop faible taux d’emploi en France rapporté à l’ensemble des actifs potentiels) mais aussi du fait de la mise en place précipitée des 35 heures. Deux éléments qui ont plombé la compétitivité et en particulier celle de l’industrie délocalisée à l’extérieur.

En dépit du taux exceptionnel de prélèvements obligatoires( impôts globaux), la France cumule paradoxalement deux faiblesses ,d’une part un déficit chronique , une dette abyssale ( 50 000 € par habitant soient 3200 milliards) , d’autre part un taux de prélèvement obligatoire de près de 50 %. Une fiscalité qui tue aussi la compétitivité.

Et curieusement ce n’est qu’il y a que quelques jours ou quelques semaines que les instituts, organismes et autres institutions découvrent l’ampleur d’une catastrophe qui a commencé il y a 40 ans environ. En cause, le mammouth de l’État (et des collectivités locales) devenu complètement incontrôlable ou la logique de dépenses se déroule en dépit de tous les discours de gestion plus saine. Et là aussi paradoxalement la qualité des services publics a plutôt tendance à se dégrader( sécurité, santé ou encore éducation par exemple).

Le sentiment général est que ce pays n’est plus géré depuis longtemps ce dont convient même le président de la république qui essaye maintenant de sermonner les hauts fonctionnaires; Évidemment deux fois trop nombreux ( un directeur, deux adjoints, des sous-directeurs et des chefs de bureau en pagaille, sans parler les troupes de bases qui augmentent chaque année; de 50 000 encore en 2023 et 70 000 en 2024 ! ) Et pas forcément bon endroit.

Mais au-delà des aspects quantitatifs il y a surtout le sentiment que le concept d’autorité est complètement bafoué partout dans l’espace public, services publics et autres. Dans l’école, dans la rue et même dans la sphère privée( quand la plupart des plaintes sont enterrées). Exemple significatif: la France qui est en train de devenir une plaque tournante internationale de la drogue. Toutes les villes mêmes les plus petites sont affectées par ce cancer qui s’accompagne en plus de règlements de comptes, de violences et de morts.

Le dernier aspect concerne celui du sentiment d’insécurité vis-à-vis d’un islamisme rampant qui met en cause la laïcité. L’extrémisme religieux veut progressivement prendre le pas sur ce qui fait la spécificité de la France : ses valeurs républicaines, sa liberté et sa démocratie. Bref, un discours politique qui a 1000 ans de retard mais qui s’ancre dans des populations velléitaires et incultes. Bref, Dieu pour remplacer la science, le progrès et la démocratie comme en Afghanistan, en Iran et autre pays d’obédience musulmane extrémiste.

La France a un sérieux besoin de recentrage social et économique mais aussi sociétal sinon le pays s’orientera vers l’appauvrissement, la violence et le chaos.

Et les discours actuels du monde politique ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Panne de croissance en Allemagne : un handicap pour la France

 

L’absence de croissance en Allemagne handicape toute l’Europe car c’est le moteur de l’union économique qui tourne au ralenti. Les pays européens font du commerce avec l’Allemagne qui est le premier client de la France par exemple. Or l’Allemagne pourrait bien connaître une année nouvelle de récession en 2024

L’Allemagne reste à la fois le premier client et le premier fournisseur de la France. Son poids dans les échanges est en baisse (14% en 2020 contre plus de 17% en 2012), mais il est près de deux fois supérieur à celui des pays qui la suivent dans le classement. Or, après un recul de 0,3 % du PIB alemand l’an dernier, celui-ci ne devrait progresser que de 0,1 % cette année, selon la prévision révisée des cinq grands instituts de conjoncture allemands, publiée mercredi. Une correction drastique par rapport à leur estimation de novembre d’une croissance de 1,3 %, qui se situe juste en dessous de la propre prévision du gouvernement, de 0,2 % pour 2024.

 

L’Allemagne dont le moteur économique repose sur les exportations et surtout victimes du ralentissement chinois. La Chine est le principal partenaire commercial de l’Allemagne depuis 2016. Les importations allemandes en provenance de Chine représentent près de 12 % du commerce total de l’Allemagne et les exportations 8 %. Dans l’ensemble, les échanges commerciaux avec la Chine atteignent désormais près de 20% des échanges commerciaux allemands.

Si, par le passé, le déficit commercial de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine a été relativement limité, il se creuse substantiellement depuis le début de l’année 2021. L’Allemagne, dont le niveau de gamme de la production industrielle est particulièrement élevé, est très dépendante de la Chine en matière d’intrants stratégiques, et en particulier dans son approvisionnement en terres rares.

Les fleurons industriels allemands dépendent également de la demande intérieure chinoise puisqu’ils y réalisent, en moyenne, environ 20% de leurs ventes, et cette part ne cesse de croître. Pour l’Allemagne, le chemin vers une moindre dépendance s’annonce long et complexe. La Chine lui fournit des intrants essentiels et elle est une source de débouchés importante pour l’industrie la plus puissante d’Europe.

Les liens commerciaux noués entre l’Allemagne et la Chine n’ont cessé de se renforcer au cours des deux dernières décennies. Alors qu’ils représentaient à peine 5% des échanges totaux de l’Allemagne au début des années 2000 (ventilé avec 3,5% pour les importations et 1,5% pour les exportations), ils pèsent aujourd’hui près de 20% .

Dette : 20 à 30 ans pour redresser la situation

Dette : 20 à 30 ans pour redresser la situation

 
Le dérapage complètement incontrôlé du budget appelle évidemment des mesures radicales notamment concernant le fonctionnement de l’État. Le problème c’est que ces réformes structurelles demandent du temps et que le pouvoir politique va se rabattre comme d’habitude sur l’augmentation de la fiscalité pour boucher les trous. Pourtant le taux de fiscalité ( taux de prélèvements obligatoires) est déjà à près de 50% du PIB. Augmenter encore la pression fiscale, c’est mettre en cause la compétitivité du pays donc la croissance mais aussi les recettes fiscales. Bref on tourne en rond. De toute manière avec un déficit annuel de l’ordre de 150 milliards par an , la France est condamnée à emprunter. Et pas seulement pour rembourser l’endettement mais aussi pour financer le fonctionnement. Pour preuve la France encore empruntée de leur de 300 milliards cette année. De quoi faire plonger encore un peu plus l’endettement. Il faudra sans doute 20 à 30 ans pour redresser les finances car l’endettement ramené par ménage représente environ 100 000 €; une somme évidemment impossible à rembourser en quelques années; Sauf évidemment dévaluation brutale pouvoir d’achat. 

Comme il est sans doute trop tard pour le gouvernement d’engager des réformes réellement structurelles, le pouvoir va se rabattre sur des mesures fiscales supplémentaires et une réduction des dépenses sociales. De quoi affaiblir un peu plus un pouvoir d’achat en berne donc aussi la consommation et la croissance.

Dernier élément à prendre en compte et non des moindres, le pouvoir ne dispose d’aucune majorité politique pour engager des mesures structurelles radicale. Il pourrait même m’être menacé avec le nouveau plan de rigueur qui s’annonce après les européennes.

Partant d’un déficit public plus bas que prévu, le gouvernement va avoir de vastes difficultés à remonter la pente. Pour rappel, Bercy avait inscrit dans sa loi de programmation des finances publiques (LFPP) 2024-2027 présentée en décembre dernier une croissance entre 1,4% et 1,8% sur cette période. « Je ne vois pas par quel miracle la prévision de croissance en France serait supérieure à la croissance potentielle (environ 1,2%), tout en faisant de la consolidation budgétaire », s’interroge l’économiste.

Le pari de revenir à 3% d’ici à 2027 « est complètement fantaisiste à l’heure actuelle», juge Christopher Dembick. S’agissant de 2024, la croissance du PIB va osciller entre 0,1% et 0,3% au premier semestre selon la dernière note de conjoncture de l’Insee. Pour parvenir à l’objectif de croissance de 1% en 2024, « il faudrait que la croissance du PIB accélère de 0,7% durant les deux derniers trimestres de cette année », a calculé l’institut de statistiques.

 

Défense-Bardella : pour le maintien dans l’Otan en 2027

Défense-Bardella : pour le maintien dans l’Otan en 2027 

Non seulement le rassemblement national et pour le maintien dans  l’OTAN mais aussi dans le commandement militaire intégré de l’alliance atlantique en cas de poursuite de la guerre en Ukraine. Un changement stratégique qui marque la confirmation de la banalisation du rassemblement national, d’autant que la guerre en Ukraine risque de durer des années et des années.

 

Le président du RN prend ses distances avec Trump. «Mon cœur allait plutôt à Trump», mais «en l’état actuel», son élection ne serait «pas nécessairement» une bonne chose pour les intérêts français, a considéré le parlementaire européen, notamment sur les exportations des produits viticoles français. Avant d’exprimer officiellement son choix, Jordan Bardella compte s’en remettre aux programmes des deux prétendants.

ChatGPT: Un échantillon de 15 secondes suffit pour le clonage de la voix

  ChatGPT: Un échantillon de 15 secondes suffit pour le clonage de la voix

 OpenAI, qui est l’une des entreprises les plus en pointe dans le monde et éditeur de ChatGPT, a présenté un outil de clonage de voix baptisé Voice Engine. Cette technologie peut reproduire la voix d’une personne à partir d’un échantillon audio de 15 secondes, d’après l’entreprise.

 En Europe, ce type d’outils pourraient d’ailleurs tomber sous le coup de l’IA Act, le nouveau règlement européen sur l’intelligence artificielle, en raison des risques trop élevés d’une utilisation malveillante.

OpenAI reconnaît les risques. « Nous admettons que la capacité de générer des voix ressemblant à celles de personnes comporte de sérieux risques, qui sont particulièrement importants en cette année électorale », a déclaré l’entreprise basée à San Francisco. « Nous travaillons avec des partenaires américains et internationaux issus du gouvernement, des médias, du divertissement, de l’éducation, de la société civile et d’autres secteurs et nous prenons en compte leurs commentaires au fur et à mesure que nous développons l’outil ».

 

Cette présentation prudente intervient après un incident politique majeur, quand un consultant travaillant pour la campagne présidentielle d’un rival démocrate de Joe Biden a mis au point un programme automatisé qui usurpait l’identité du président américain, en campagne pour sa réélection. La voix imitant celle de Joe Biden appelait des électeurs pour les inciter à s’abstenir lors de la primaire du New Hampshire.

Les Etats-Unis ont depuis interdit les appels par des voix clonées, générées par de l’IA, afin de lutter contre les arnaques politiques ou commerciales.

En octobre dernier, la Maison Blanche avait dévoilé des règles et principes pour encadrer le développement de l’IA, dont celui de la transparence. Joe Biden s’était ému à l’idée que des criminels ne s’en servent pour piéger des personnes en se faisant passer pour des membres de leur famille.

 

La situation de la France est préoccupante pour le Medef

 La situation de la France est préoccupante pour le Medef

Pour Patrick Martin, patron du Medef, la situation de la France est préoccupante. Interview dans le JDD: C’est très préoccupant. Ce qui est significatif c’est que le creusement du déficit reflète très exactement le ralentissement économique. La TVA produit moins de recettes, signe d’une baisse de la consommation, idem pour l’impôt sur les sociétés, symptôme de la crise du secteur de la construction notamment. L’activité économique tourne au ralenti.​

Comment redresser la situation ?​

Il faut traiter ce problème de finances publiques qui n’en finit pas de s’aggraver depuis des décennies. Mais il ne faut pas le traiter dans une logique classique « d’annualité budgétaire ». Or, c’est bien ce qui se dessine. Les agences de notation, juges de paix de la situation budgétaire, ne vont pas découvrir la dégradation des finances publiques l’avant-veille de leur verdict ! Elles examinent les perspectives de notre économie en fonction des actions de redressement qu’engage le gouvernement. Toute décision qui entamerait notre potentiel de croissance conduira à une dégradation de la note de la France. Il faut donc chercher des économies, mais il faut les chercher au bon endroit, c’est-à-dire sur les dépenses de fonctionnement des fonctions publiques.​

On va y venir. Mais sur les conséquences à court terme, Bruno Le Maire a ramené sa prévision de croissance de 1,4 à 1 % pour cette année. Est-ce encore à notre portée ?​

Comme le prédisent l’INSEE et la Banque de France, nous nous attendons à une atonie de la croissance sur les deux premiers trimestres de l’année, voire à un risque de récession. En revanche, du fait des augmentations de salaire et d’un ralentissement de l’inflation, on devrait bénéficier d’une légère hausse du pouvoir d’achat et donc d’un redémarrage de la consommation sur la deuxième partie de l’année. Cela devrait susciter une baisse des taux d’intérêt. Atteindre 1 % de croissance cette année est très ambitieux. La prévision de la Banque de France autour de 0,7 %, voire 0,8 % semble plus réaliste.​

Sur TF1, le Premier ministre a écarté toute remise en cause de la politique de l’offre, est-ce là un élément rassurant pour les entreprises ?​

Il y a deux points positifs à retenir de son intervention. Le premier, c’est qu’à deux reprises, le Premier ministre a marqué sa confiance dans les partenaires sociaux. C’est un signal rassurant. Et par ailleurs, parce qu’elles créent des emplois, le Premier ministre s’est engagé à ne pas affaiblir les entreprises par des mesures fiscales ou sociales qui altéreraient leur compétitivité. Très bien… À une nuance près : dans l’étrange sémantique gouvernementale, ne pas augmenter les impôts, ça n’exclut pas de diminuer les aides. D’où notre vigilance.​

C’est-à-dire précisément, vous pensez à quoi​ ?

Il y a déjà eu un coup de canif très préoccupant dans le budget 2024, avec l’écrêtement des allégements de charges sur les niveaux de rémunération entre 2,5 et 3,5 smic, qui touchent les niveaux de qualification et les secteurs d’activité les plus exposés à la concurrence internationale. Je rappelle qu’au-dessus de 2,1 smic, le coût du travail est plus élevé chez nous qu’en Allemagne.

L’engagement a été pris de supprimer la CVAE – contribution sur la valeur ajoutée e des entreprises – d’ici à 2027. Il reste un peu plus de 3 milliards à solder. Est-ce que vous anticipez le fait que ce ne sera pas pour 2025 ?

Nous sommes inquiets de ce que nous entendons ici et là. La CVAE devait être supprimée intégralement en 2023. Puis on nous a annoncé que ce serait étalé sur 2023-2024. Puis qu’elle s’éteindrait progressivement d’ici 2027. Une nouvelle remise en cause entamerait la confiance qu’on peut placer dans la parole de l’État. Quand on voit la capacité d’accélération des Américains sur la compétitivité et sur l’investissement, la remise en cause de la suppression de la CVAE qui pèse massivement sur l’industrie, contribuerait à accentuer le risque de décrochage par rapport à nos compétiteurs.​

Vous avez écrit aux parlementaires cette semaine pour les alerter sur l’écart grandissant entre l’économie américaine qui s’envole et la nôtre.

L’Europe et la France ne sont pas un monde à part. Nos économies sont ouvertes et c’est tant mieux ! Mais si l’on regarde les coûts de l’énergie ou le soutien que les États accordent à leurs entreprises, nous sommes en train de nous faire distancer par les Chinois qui ont des pratiques très prédatrices, et de l’autre côté, par les Américains. Le programme subventions IRA (Inflation Reduction Act) était, à l’origine, dimensionné à hauteur de 370 milliards de dollars. Le gouvernement américain reconnaît qu’il devrait monter à 1 000 milliards de crédits d’impôt, avec une rapidité de déploiement qui est absolument incroyable. Les délais d’instruction des demandes et les modalités de versement des montants font qu’on prend systématiquement au moins un an de retard.​

À ce propos, le Sénat a rejeté l’accord de libre-échange avec le Canada cette semaine. Comment vous interprétez ce vote ?​

Le Medef soutient cet accord. Ce vote contre le CETA est un non-sens ! Il y a six ans et demi qu’il est en expérimentation. Nous n’en sommes plus aux supputations. Il y a des faits : tous les chiffres démontrent que cet accord est extrêmement profitable à l’Europe et à la France, y compris pour les filières agricoles. Comment, dès lors, expliquer le vote de certains sénateurs qui soutenaient le traité à l’origine ? La seule explication, c’est qu’il y a des postures politiques opportunistes qui sont extrêmement préoccupantes au moment où nous avons besoin de rationalité.​

Vous craignez qu’une forme de complotisme ou d’obscurantisme percute fortement l’économie avec des conséquences très néfastes ?​

Nous, entrepreneurs, avons le sens du temps long, avec une vision largement ouverte sur le monde, parce que nous sommes confrontés à la concurrence internationale. Nous pensons avoir une compréhension de ces enjeux plus rationnelle que celle de certains décideurs politiques. Il n’y a rien de pire pour la décision économique que l’instabilité et le manque de visibilité.​

Bruno Le Maire ressort l’idée d’un transfert d’une partie des charges qui pèsent sur les salaires vers la TVA : la fameuse « TVA sociale ». Est-ce une réponse efficace pour relancer l’économie ?​

Les entreprises françaises supportent encore à ce jour 60 milliards d’impôts de production de plus et autant en charges sociales que la moyenne des entreprises européennes. Si l’on veut être compétitif et attractif, c’est à cela qu’il faut s’attaquer. Il est assez illogique, et même inéquitable, que les entreprises, et donc leurs salariés, supportent l’essentiel du coût de la protection sociale française. Les entreprises ne peuvent pas à la fois investir pour tenir leur rang dans la compétition internationale, consacrer 40 milliards d’euros par an de plus pour se décarboner, rehausser massivement le niveau de qualification de leurs salariés, et enfin augmenter les salaires, et développer l’emploi. C’est arithmétiquement impossible. Donc tout ce qui peut alléger les prélèvements obligatoires sur les entreprises permettra de répondre en tout ou partie à ces impératifs. Au quatrième trimestre 2023, le secteur privé a commencé à détruire des emplois alors que 60 000 emplois ont été créés dans les fonctions publiques en 2023. On nous annonce même une perspective de 70 000 nouveaux emplois dans le public en 2024. Vu l’état actuel des finances publiques, cela interroge !

Le Premier ministre annonce une réforme de l’assurance chômage à l’automne. En jouant soit sur la durée d’indemnisation aujourd’hui de 18 mois, soit sur les conditions d’accès aux allocations. Comment accueillez-vous cette initiative ?​

Il serait déjà utile de mesurer les effets des deux précédentes réformes de l’assurance chômage. Relancer une nouvelle réforme est envisageable, certes. Mais elle ne doit pas faire perdre de vue que la réponse la plus puissante au chômage, c’est l’activité. Tout ce qui soutient l’activité est bon pour l’emploi. La deuxième réponse, c’est la formation sur laquelle il faut miser davantage. Les entreprises pour leur part, sont mobilisées pour contribuer au plein-emploi.

Et sur la méthode ? Cette reprise en main du gouvernement ?

Certains considèrent que les partenaires sociaux, dont le MEDEF, poursuivent de vieilles lunes en défendant le paritarisme. Notre société est de plus en plus inflammable et je voudrais souligner que le climat social dans les entreprises privées, à ce jour, est apaisé. C’est un bien précieux. Par ailleurs, je rappelle que les partenaires sociaux gèrent les retraites complémentaires, l’assurance chômage, le régime accidents du travail, des maladies professionnelles, la prévoyance santé. Ces organismes servent 235 milliards d’euros de prestations par an. Et eux ne sont pas déficitaires.

Il y a eu un débat à la fin de l’année dernière sur la régularisation des travailleurs étrangers dans les métiers en tension. Ça a crispé beaucoup les débats. Quelle est la vision du Medef ?​

 Le débat ne se résume pas à celui de la régularisation des sans-papiers. C’est un vrai sujet, mais qui ne concerne que quelques dizaines de milliers de salariés, soit une faible part de l’immigration économique. Nous devons, par ailleurs, prendre en compte les perspectives démographiques. Compte tenu de la chute de la natalité, il faut se poser la question du financement de notre modèle social qui repose aujourd’hui sur le travail. Moins d’actifs du fait de notre démographie, c’est moins de cotisations, donc moins de prestations sociales. Nous devons collectivement y réfléchir. C’est le rôle d’un MEDEF d’affirmation que d’inscrire dans le débat public les grandes questions qui se posent au pays.

Politique-Bardella : pour le maintien dans l’Otan en 2027

Politique-Bardella : pour le maintien dans l’Otan en 2027 

Non seulement le rassemblement national et pour le maintien dans  l’OTAN mais aussi dans le commandement militaire intégré de l’alliance atlantique en cas de poursuite de la guerre en Ukraine. Un changement stratégique qui marque la confirmation de la banalisation du rassemblement national, d’autant que la guerre en Ukraine risque de durer des années et des années.

 

Le président du RN prend ses distances avec Trump. «Mon cœur allait plutôt à Trump», mais «en l’état actuel», son élection ne serait «pas nécessairement» une bonne chose pour les intérêts français, a considéré le parlementaire européen, notamment sur les exportations des produits viticoles français. Avant d’exprimer officiellement son choix, Jordan Bardella compte s’en remettre aux programmes des deux prétendants.

Bayrou et Édouard Philippe sur la liste européenne pour remonter le score ou couler les intéressés ?

Bayrou  et Édouard Philippe sur la liste européenne pour remonter le score ou couler les intéressés ?

 

 

Officiellement il s’agirait de redonner du crédit à une liste du pouvoir en perte de vitesse puisque les sondages ne lui octroient que moins de 20 % des voix. Le problème est que cette défaite pourrait aussi être imputée aux deux intéressés par la suite, histoire de ternir un peu leur image  en comparaison de celle du  chef de l’État.

L’objectif du président de la République avec cette proposition est de montrer que toute la majorité est mobilisée derrière l’eurodéputée sortante. À l’heure actuelle, les sondages l’indiquent encore bien loin derrière Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national.

« Tout ce que je peux faire pour aider, je le ferais », a indiqué le maire de Pau.
Du côté du maire du Havre et fondateur du parti issu de la majorité présidentielle, Horizons, la porte n’est pas du tout fermée non plus.

 

Si François Bayrou et Édouard Philippe acceptaient officiellement de participer en ajoutant leur nom loin derrière celui de Valérie Hayer, ils seraient colistiers, mais en positions inéligibles. Même en cas de victoire du camp présidentiel, ils ne seraient donc pas amenés à siéger au Parlement européen.

Bire du camp présidentiel, ils ne seraient donc pas amenés à siéger au Parlement européen.

Une petite taxe sur les profits pour compenser la grosse taxe sociale

Une petite taxe sur les profits pour compenser la grosse ponction  sociale

 

Autant le premier ministre a été clair et offensif sur la nécessité de réduire certaines dépenses sociales notamment concernant les chômeurs autant il a été discret sur l’éventualité d’une petite taxe sur les profits. C’est tout juste s’il a évoqué la question en indiquant que rien n’était exclu. La vérité sans doute c’est que la réduction des dépenses sociales s’effectuerait notamment à travers une fiscalité qui comporte une large assiette et dont le rendement serait très important. À l’inverse une taxe sur les riches s’exercerait sur une assiette très réduite mais très symbolique avec cependant un rendement faible. L’action du gouvernement pour réduire la dette passerait à la fois par une réduction des dépenses comme celle du régime d’allocation chômage mais aussi par la fiscalité et le blocage des revenus.

La taxe sur les profits sera là pour donner une caution sociale au plan de rigueur qui concernera le plus grand nombre.

En plein débat sur le dérapage des finances publiques, le chef du gouvernement a timidement ouvert la porte à une taxation sur les superprofits ( 150 milliards pour les plus grandes entreprises en 2023) . Après une brèche ouverte par la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Yaël Braun Pivet, la semaine dernière, Gabriel Attal a déclaré ce jeudi « ne pas avoir de dogme, ni de tabou sur les profits exceptionnels liés à des situations de crise ».

Cette annonce intervient en pleine crise des finances publiques, amplifiée par les mauvais chiffres du déficit de 2023 à 5,5% du PIB, contre 4,9% initialement dévoilés mardi dernier. Faute de croissance économique, les recettes ont plongé l’année dernière précipitant le solde des finances publiques dans le rouge.

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