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Référendum national pour la Nouvelle-Calédonie : encore une initiative irresponsable de Macron

Référendum national pour la Nouvelle-Calédonie : encore une initiative irresponsable de Macron

 

Une nouvelle fois le président de la république prend une initiative irresponsable vis-à-vis de la Nouvelle-Calédonie en menaçant en réalité d’un référendum national. C’est évidemment en plus en contradiction avec le souhait de trouver un accord local comme le prévoient les accords de Nouméa.

La première provocation de Macron a été de bousculer le calendrier électoral et de  modifier plus rapidement que prévu l’évolution du collège électoral. Ce référendum national maintenant constitue en fait une sorte de chantage qui va encore compliquer un peu plus une situation déjà difficile

Le président de la République s’est dit prêt à soumettre au référendum national la réforme contestée, notamment si les élus locaux échouaient à s’accorder entre eux, dans un entretien au Parisien.
Emmanuel Macron s’est dit prêt à soumettre au référendum national la réforme contestée du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, notamment si les élus locaux échouaient à s’accorder sur le sujet, dans un entretien au Parisien paru samedi 25 mai. «Je peux aller à tout moment au référendum» sur cette réforme déjà adoptée par le Sénat puis l’Assemblée, a fait valoir Emmanuel Macron, qui avait déjà effleuré l’hypothèse jeudi, de Nouméa. Il s’agit d’une simple «lecture de la Constitution», non pas d’«une intention», a précisé dimanche Emmanuel Macron, en marge d’une visite d’État en Allemagne.

De toute évidence le message de Macon est brouillé du fait de son en même temps permanent qui hésite entre fermeté et dialogue. Dernier exemple la levée sans doute prématuré de l’État d’urgence

«Ils m’ont tous donné l’engagement de reprendre la discussion globale», a indiqué Emmanuel Macron, estimant qu’«on ne pourra pas dire que je n’ai pas donné le maximum pour donner toutes ses chances à la paix». Le chef de l’État avait ainsi ouvert la porte à un vote des Calédoniens sur un potentiel accord né des discussions entre élus locaux. Avec l’espoir de faire baisser la tension qui restait toujours vive samedi. «Même si on arrive à la fin des violences, il faudra revivre ensemble. C’est ça le plus dur», est convenu le chef de l’État.

Santé- L’activité physique: alliée pour la santé du cerveau

Santé-L’activité physique: alliée  pour la santé  du cerveau

En plus d’être bénéfique pour notre corps, l’activité physique joue aussi un rôle crucial, souvent insoupçonné, dans le développement et la modification de notre cerveau. À travers la naissance de nouveaux neurones (la neurogenèse) et la création de connexions entre les neurones (la synaptogenèse) et de vaisseaux sanguins qui améliorent l’irrigation du cerveau (angiogénèse), l’activité physique sculpte le cerveau au même titre que le muscle et participe à améliorer nos capacités cognitives.

 

par 

Enseignant-Chercheur en Neuropsychologie, Institut catholique de Lille (ICL) dans The Conversation 

À travers ces modifications structurales (c’est-à-dire la neurogénèse, la synaptogenèse et l’angiogenèse…), les impacts de l’activité physique sont multiples.

Sur le plan cognitif, de nombreux travaux ont mis en lumière une amélioration significative de la mémoire, de l’attention, de la vitesse de traitement de l’information et même de la créativité chez les individus physiquement actifs. Ces changements fonctionnels sont le résultat direct des modifications structurelles et physiologiques induites par l’activité physique.

Des effets bénéfiques ont également été observés sur la prévention du déclin cognitif lié à l’âge. Une méta-analyse – un travail de recherche qui mène une analyse statistique en combinant les données de différentes études* – comprenant 15 études longitudinales et totalisant 33 816 participants âgés de plus de 55 ans (sans antécédents de démence) a été conduite pour évaluer l’influence de l’activité physique sur le déclin cognitif.

Les résultats montrent que les individus pratiquant une activité physique régulière et soutenue diminuaient de 38 % le risques de développer des troubles cognitifs comparés aux individus sédentaires.

Sur le plan émotionnel, l’activité physique influence également notre santé mentale, en réduisant les symptômes de la dépression et de l’anxiété, grâce à la régulation de certains neurotransmetteurs (tels que la sérotonine et la dopamine).

Des résultats récents ont par ailleurs mis en évidence que les bénéfices de l’activité physique sur le plan émotionnel étaient particulièrement importants chez des individus ayant un faible niveau d’activité physique antérieur.

De plus, étant donné que la dépression et l’anxiété nuisent à des aspects importants de notre cognition (comme l’attention, la concentration, la mémoire, la vitesse de traitement de l’information ou encore la prise de décision), l’activité physique peut jouer un rôle protecteur pour les individus touchés par ces troubles.

Les experts et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandent au moins 150 minutes d’activité aérobie d’intensité modérée par semaine (ou 75 minutes d’activité plus intensive) combinée à des exercices de musculation deux fois par semaine. Par jour, entre 5000 et 7000 pas sont recommandés chez l’adulte.

Au-delà des exercices physiques et sportifs (correspondant à toutes activités aérobiques, qui nécessitent un apport important en oxygène comme la course à pied ou la natation, ou musculaires planifiées, structurées et répétitives, avec ou sans compétitions), l’activité physique comprend également les activités de la vie quotidienne (marcher, monter les escaliers, tondre la pelouse, jardiner, faire le ménage…).

Courir, nager, danser – mais aussi tondre la pelouse, promener son chien, ou prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur – sont autant d’activités accessibles qui peuvent contribuer à la santé de notre cerveau.

Explorons comment l’activité physique régulière ne se contente pas de remodeler notre silhouette, mais façonne également l’architecture même de notre cerveau.

– La naissance de nouveaux neurones

La naissance de nouveaux neurones ou neurogenèse a été pendant longtemps considérée comme un processus se limitant à la période de développement embryonnaire. Toutefois, des études ont montré que l’exercice physique stimule la neurogenèse chez l’adulte, et ce particulièrement dans l’hippocampe, une structure clé dans les processus de mémorisation et d’apprentissage.

Parallèlement, les activités nécessitant un apport important en oxygène, comme la course à pied ou la natation (aussi appelées exercices aérobie) favorisent la libération de ce que l’on appelle des facteurs de croissance (tels que le BDNF pour l’anglais Brain-Derived Neurotrophic Factor ou facteur neurotrophique dérivé du cerveau), des protéines essentielles à la survie et à la croissance des neurones existants ainsi qu’au développement de nouvelles cellules cérébrales.

– Une augmentation du volume cérébral à tous les âges

D’autres recherches ont montré que l’activité physique régulière modifie aussi la structure de notre cerveau : elle augmente le volume de certaines structures cérébrales, notamment de l’hippocampe et des régions préfrontales. L’hippocampe (situé dans le lobe temporal) est une structure essentielle pour la mémoire et l’apprentissage tandis que le cortex préfrontal est impliqué dans des fonctions dites exécutives (de haut niveau) telles que le raisonnement, la planification, l’inhibition, la prise de décision, la résolution de problème…

Ces changements ont été observés quel que soit l’âge des sujets, tant à l’âge adulte, dans l’enfance, l’adolescence et même chez les personnes âgées. Chez ces derniers, la pratique régulière d’une activité physique pourrait constituer un facteur neuroprotecteur du risque de développer des pathologies neurodégénératives. La réalisation d’activités physiques régulières contribue donc à la santé et au développement du cerveau, tant chez le jeune que l’adulte vieillissant.

Des travaux chez l’animal suggèrent que ces changements structurels pourraient s’accompagner d’une amélioration de la connectivité entre les différentes zones du cerveau (en créant de nouvelles synapses, ces régions où ont lieu les interactions entre cellules nerveuses), ce qui rendrait la communication plus efficace entre neurones plus efficaces.

– Une meilleure oxygénation et irrigation

L’activité physique améliore enfin l’irrigation du cerveau. En augmentant le débit sanguin, l’activité physique (en particulier aérobie) stimule la création de nouveaux vaisseaux sanguins. Ce processus, nommé angiogenèse, améliore l’efficacité de l’apport d’oxygène et de nutriments aux neurones.

En stimulant la création de nouveaux neurones et la formation de connexions synaptiques, l’activité physique agit comme un puissant moteur de la plasticité cérébrale. On nomme « plasticité cérébrale » la capacité du cerveau à se remodeler en réponse aux stimulations de l’environnement, en modifiant la force des connexions entre les neurones ou en formant de nouvelles voies neuronales.

Cette adaptabilité du cerveau est cruciale pour l’apprentissage, la mémoire, mais aussi la réorganisation après une lésion cérébrale. Cette capacité est essentielle tout au long de la vie, permettant des améliorations cognitives et une résilience accrue face au vieillissement et aux maladies neurodégénératives.

Dans le contexte de pathologies neurologiques telles que la sclérose en plaques, l’activité physique adaptée se révèle être un outil précieux, non seulement pour la réhabilitation motrice, mais aussi pour la réhabilitation cognitive.

Désormais, les mécanismes à l’œuvre au niveau cérébral quand on pratique une activité physique sont bien connus. Pour bénéficier pleinement de ces effets, il n’est pas nécessaire de devenir un athlète de haut niveau : une routine d’activité physique modérée mais régulière est suffisante.


Cet article a été co-écrit par Béatrice Degraeve (Université Catholique de Lille, Lille, France), Bruno Lenne (Université Catholique de Lille, FranceETHICS (EA7446) Groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille GHICL, neurology department, Lille, France), Caroline Massot (Groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille GHICL, rehabilitation department, France Université Catholique de Lille, Lille, France UPHF, LAMIH, Valenciennes, CNRS, UMR 8201, Valenciennes, France), Laurent Zikos (Université Catholique de Lille, Lille, France).

L’activité physique: alliée pour la santé du cerveau

L’activité physique: alliée  pour la santé  du cerveau

 

En plus d’être bénéfique pour notre corps, l’activité physique joue aussi un rôle crucial, souvent insoupçonné, dans le développement et la modification de notre cerveau. À travers la naissance de nouveaux neurones (la neurogenèse) et la création de connexions entre les neurones (la synaptogenèse) et de vaisseaux sanguins qui améliorent l’irrigation du cerveau (angiogénèse), l’activité physique sculpte le cerveau au même titre que le muscle et participe à améliorer nos capacités cognitives.

 

par 

Enseignant-Chercheur en Neuropsychologie, Institut catholique de Lille (ICL) dans The Conversation 

À travers ces modifications structurales (c’est-à-dire la neurogénèse, la synaptogenèse et l’angiogenèse…), les impacts de l’activité physique sont multiples.

Sur le plan cognitif, de nombreux travaux ont mis en lumière une amélioration significative de la mémoire, de l’attention, de la vitesse de traitement de l’information et même de la créativité chez les individus physiquement actifs. Ces changements fonctionnels sont le résultat direct des modifications structurelles et physiologiques induites par l’activité physique.

Des effets bénéfiques ont également été observés sur la prévention du déclin cognitif lié à l’âge. Une méta-analyse – un travail de recherche qui mène une analyse statistique en combinant les données de différentes études* – comprenant 15 études longitudinales et totalisant 33 816 participants âgés de plus de 55 ans (sans antécédents de démence) a été conduite pour évaluer l’influence de l’activité physique sur le déclin cognitif.

Les résultats montrent que les individus pratiquant une activité physique régulière et soutenue diminuaient de 38 % le risques de développer des troubles cognitifs comparés aux individus sédentaires.

Sur le plan émotionnel, l’activité physique influence également notre santé mentale, en réduisant les symptômes de la dépression et de l’anxiété, grâce à la régulation de certains neurotransmetteurs (tels que la sérotonine et la dopamine).

Des résultats récents ont par ailleurs mis en évidence que les bénéfices de l’activité physique sur le plan émotionnel étaient particulièrement importants chez des individus ayant un faible niveau d’activité physique antérieur.

De plus, étant donné que la dépression et l’anxiété nuisent à des aspects importants de notre cognition (comme l’attention, la concentration, la mémoire, la vitesse de traitement de l’information ou encore la prise de décision), l’activité physique peut jouer un rôle protecteur pour les individus touchés par ces troubles.

Les experts et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandent au moins 150 minutes d’activité aérobie d’intensité modérée par semaine (ou 75 minutes d’activité plus intensive) combinée à des exercices de musculation deux fois par semaine. Par jour, entre 5000 et 7000 pas sont recommandés chez l’adulte.

Au-delà des exercices physiques et sportifs (correspondant à toutes activités aérobiques, qui nécessitent un apport important en oxygène comme la course à pied ou la natation, ou musculaires planifiées, structurées et répétitives, avec ou sans compétitions), l’activité physique comprend également les activités de la vie quotidienne (marcher, monter les escaliers, tondre la pelouse, jardiner, faire le ménage…).

Courir, nager, danser – mais aussi tondre la pelouse, promener son chien, ou prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur – sont autant d’activités accessibles qui peuvent contribuer à la santé de notre cerveau.

Explorons comment l’activité physique régulière ne se contente pas de remodeler notre silhouette, mais façonne également l’architecture même de notre cerveau.

– La naissance de nouveaux neurones

La naissance de nouveaux neurones ou neurogenèse a été pendant longtemps considérée comme un processus se limitant à la période de développement embryonnaire. Toutefois, des études ont montré que l’exercice physique stimule la neurogenèse chez l’adulte, et ce particulièrement dans l’hippocampe, une structure clé dans les processus de mémorisation et d’apprentissage.

Parallèlement, les activités nécessitant un apport important en oxygène, comme la course à pied ou la natation (aussi appelées exercices aérobie) favorisent la libération de ce que l’on appelle des facteurs de croissance (tels que le BDNF pour l’anglais Brain-Derived Neurotrophic Factor ou facteur neurotrophique dérivé du cerveau), des protéines essentielles à la survie et à la croissance des neurones existants ainsi qu’au développement de nouvelles cellules cérébrales.

– Une augmentation du volume cérébral à tous les âges

D’autres recherches ont montré que l’activité physique régulière modifie aussi la structure de notre cerveau : elle augmente le volume de certaines structures cérébrales, notamment de l’hippocampe et des régions préfrontales. L’hippocampe (situé dans le lobe temporal) est une structure essentielle pour la mémoire et l’apprentissage tandis que le cortex préfrontal est impliqué dans des fonctions dites exécutives (de haut niveau) telles que le raisonnement, la planification, l’inhibition, la prise de décision, la résolution de problème…

Ces changements ont été observés quel que soit l’âge des sujets, tant à l’âge adulte, dans l’enfance, l’adolescence et même chez les personnes âgées. Chez ces derniers, la pratique régulière d’une activité physique pourrait constituer un facteur neuroprotecteur du risque de développer des pathologies neurodégénératives. La réalisation d’activités physiques régulières contribue donc à la santé et au développement du cerveau, tant chez le jeune que l’adulte vieillissant.

Des travaux chez l’animal suggèrent que ces changements structurels pourraient s’accompagner d’une amélioration de la connectivité entre les différentes zones du cerveau (en créant de nouvelles synapses, ces régions où ont lieu les interactions entre cellules nerveuses), ce qui rendrait la communication plus efficace entre neurones plus efficaces.

– Une meilleure oxygénation et irrigation

L’activité physique améliore enfin l’irrigation du cerveau. En augmentant le débit sanguin, l’activité physique (en particulier aérobie) stimule la création de nouveaux vaisseaux sanguins. Ce processus, nommé angiogenèse, améliore l’efficacité de l’apport d’oxygène et de nutriments aux neurones.

En stimulant la création de nouveaux neurones et la formation de connexions synaptiques, l’activité physique agit comme un puissant moteur de la plasticité cérébrale. On nomme « plasticité cérébrale » la capacité du cerveau à se remodeler en réponse aux stimulations de l’environnement, en modifiant la force des connexions entre les neurones ou en formant de nouvelles voies neuronales.

Cette adaptabilité du cerveau est cruciale pour l’apprentissage, la mémoire, mais aussi la réorganisation après une lésion cérébrale. Cette capacité est essentielle tout au long de la vie, permettant des améliorations cognitives et une résilience accrue face au vieillissement et aux maladies neurodégénératives.

Dans le contexte de pathologies neurologiques telles que la sclérose en plaques, l’activité physique adaptée se révèle être un outil précieux, non seulement pour la réhabilitation motrice, mais aussi pour la réhabilitation cognitive.

Désormais, les mécanismes à l’œuvre au niveau cérébral quand on pratique une activité physique sont bien connus. Pour bénéficier pleinement de ces effets, il n’est pas nécessaire de devenir un athlète de haut niveau : une routine d’activité physique modérée mais régulière est suffisante.


Cet article a été co-écrit par Béatrice Degraeve (Université Catholique de Lille, Lille, France), Bruno Lenne (Université Catholique de Lille, FranceETHICS (EA7446) Groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille GHICL, neurology department, Lille, France), Caroline Massot (Groupement des hôpitaux de l’institut catholique de Lille GHICL, rehabilitation department, France Université Catholique de Lille, Lille, France UPHF, LAMIH, Valenciennes, CNRS, UMR 8201, Valenciennes, France), Laurent Zikos (Université Catholique de Lille, Lille, France).

Immobilier-Classes moyennes: Pour des logements sociaux face aux loyers privés inabordables

Immobilier-Classes moyennes: Pour des logements sociaux face aux  loyers privés inabordables

 

Le président de l’association Droit au logement opposable, Bernard Lacharme, estime, dans une tribune au « Monde », que le projet de loi sur le logement, en ne favorisant pas les HLM, aggrave la crise pour les classes moyennes.

 

Les textes sur le logement sont souvent peu lisibles pour les non-initiés, mais il faut reconnaître que l’exposé des motifs du nouveau projet de loi « relatif au développement de l’offre de logements abordables », qui sera débattu mi-juin au Parlement, en donne clairement le sens.La première phrase évoque l’existence d’une crise du logement « depuis 2022 ». La deuxième nous dit : « Les classes moyennes sont, de plus en plus, confrontées à la difficulté de se loger à un coût abordable à proximité de leur lieu de travail, en particulier en zone tendue. »Vous pouvez poursuivre la lecture : pas un mot sur l’explosion du nombre de sans-abri, les familles hébergées par d’autres familles, celles qui sont logées en suroccupation ou dans l’insalubrité, les smicards qui consacrent 40 % de leurs revenus à leur loyer, les jeunes salariés dans l’incapacité de quitter le domicile de leurs parents, les étudiants en galère…

Cette loi n’affiche pas l’ambition de s’attaquer à la crise structurelle qui, depuis plusieurs décennies, augmente le coût du logement pour tous et condamne les plus fragiles à la rue ou au mal-logement. Elle vise les « classes moyennes », notion suffisamment floue pour qu’une majorité de nos concitoyens croie être concernée.

La réalité est que 70 % des ménages ont des ressources les rendant éligibles au logement social, et que c’est de ce type de logements qu’ont besoin ceux pour qui les loyers de marché sont devenus inabordables. Le logement intermédiaire, que le gouvernement veut développer, concerne des personnes dont les ressources sont supérieures à la moyenne : le plafond de revenu imposable pour un couple avec deux enfants atteint 102 000 euros sur Paris et la petite couronne, le loyer 1 400 euros pour un logement de 75 mètres carrés.

Transports : un coût de plus de 300 € pour les jeunes urbains mais de plus de 500 € pour les ruraux

Transports : un coût de plus de 300 € pour les jeunes urbains mais de plus de 500 € pour les ruraux

Selon une étude publiée jeudi par l’Institut Terram et Chemins d’avenirs, le budget mensuel dans les transports s’élève en moyenne à 528 euros pour les jeunes ruraux (dont 461 euros pour le véhicule individuel), contre 307 euros pour les jeunes urbains.

Cet éloignement a un impact significatif sur la vie quotidienne et l’accès aux services puisque plus de la moitié (57%) des jeunes issus des zones rurales très peu denses a dû renoncer à pratiquer des activités culturelles en raison de contraintes de déplacement, contre 40% des jeunes urbains.

Les effets de cet éloignement se manifestent également lors de la recherche d’un emploi, 38% des jeunes ruraux en recherche d’emploi ayant déjà renoncé à un entretien d’embauche en raison de difficultés de déplacement.

Se déplacer, une sour

Classes moyennes: Pour logements sociaux face aux loyers privés inabordables

Classes moyennes: Pour logements sociaux face aux  loyers privés inabordables 

 

Le président de l’association Droit au logement opposable, Bernard Lacharme, estime, dans une tribune au « Monde », que le projet de loi sur le logement, en ne favorisant pas les HLM, aggrave la crise pour les classes moyennes.

 

Les textes sur le logement sont souvent peu lisibles pour les non-initiés, mais il faut reconnaître que l’exposé des motifs du nouveau projet de loi « relatif au développement de l’offre de logements abordables », qui sera débattu mi-juin au Parlement, en donne clairement le sens.

La première phrase évoque l’existence d’une crise du logement « depuis 2022 ». La deuxième nous dit : « Les classes moyennes sont, de plus en plus, confrontées à la difficulté de se loger à un coût abordable à proximité de leur lieu de travail, en particulier en zone tendue. »

Vous pouvez poursuivre la lecture : pas un mot sur l’explosion du nombre de sans-abri, les familles hébergées par d’autres familles, celles qui sont logées en suroccupation ou dans l’insalubrité, les smicards qui consacrent 40 % de leurs revenus à leur loyer, les jeunes salariés dans l’incapacité de quitter le domicile de leurs parents, les étudiants en galère…

Cette loi n’affiche pas l’ambition de s’attaquer à la crise structurelle qui, depuis plusieurs décennies, augmente le coût du logement pour tous et condamne les plus fragiles à la rue ou au mal-logement. Elle vise les « classes moyennes », notion suffisamment floue pour qu’une majorité de nos concitoyens croie être concernée.

La réalité est que 70 % des ménages ont des ressources les rendant éligibles au logement social, et que c’est de ce type de logements qu’ont besoin ceux pour qui les loyers de marché sont devenus inabordables. Le logement intermédiaire, que le gouvernement veut développer, concerne des personnes dont les ressources sont supérieures à la moyenne : le plafond de revenu imposable pour un couple avec deux enfants atteint 102 000 euros sur Paris et la petite couronne, le loyer 1 400 euros pour un logement de 75 mètres carrés.

Iran -Mort d’Ebrahim Raïssi, Une déstabilisation pour le pays ?

Iran -Mort d’Ebrahim Raïssi, Une déstabilisation pour le pays ?

 Le 19 mai 2024, un accident d’hélicoptère dans le nord-ouest de l’Iran a coûté la vie à Ebrahim Raïssi, président du régime iranien, et à Hossein Amir-Abdollahian, ministre des Affaires étrangères. Bien que la présidence iranienne soit principalement symbolique avec Ali Khamenei détenant l’autorité suprême, le décès de Raïssi est un véritable choc pour Khamenei et représente un risque de déstabilisation pour le régime. Cette perte survient dans un contexte déjà tendu par diverses crises touchant l’Iran, tant sur le plan interne qu’international, accentuant ses fragilités.
Par Hamid Enayat, politologue, spécialiste de l’Iran, collabore avec l’opposition démocratique iranienne (CNRI) dans « la Tribune »

La situation évoque les derniers jours du règne du Chah, lorsque, sous contrainte, il dut renvoyer son Premier ministre de longue date, Amir-Abbass Hoveyda, sans parvenir à stabiliser son pouvoir jusqu’à la chute de son régime.

Confronté à des soulèvements continus et intenses, tant au niveau régional que national, le Guide suprême Ali Khamenei a opté pour la stratégie souvent utilisée par les dictateurs : renforcer le contrôle et unifier le système. La nomination de Raïssi en juillet 2021 a signifié l’éviction définitive des réformistes, qui jusqu’à présent faisaient simplement figure de façade démocratique pour Khamenei.

Dans son effort de « purification » du système, Khamenei, avec le soutien du Conseil des Gardiens de la Constitution, a écarté des personnalités clés telles qu’Ali Larijani, ex-président du Parlement pour trois mandats, et Hassan Rohani, deux fois président, des élections.

La disparition de Raïssi, tristement célèbre pour son rôle de bourreau lors du massacre de 1988 de prisonniers politiques et membre de la commission de la mort de Téhéran, qui a signé des ordres d’exécution pour des milliers de prisonniers politiques, principalement des membres de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran, risque fortement de déstabiliser le pouvoir en place.

Des conflits internes féroces secouent déjà les cercles proches de Khamenei, notamment au sein de la faction ultra-conservatrice. Des rumeurs suggèrent que Khamenei éprouve des difficultés avec son propre appareil répressif, recourant à l’engagement d’agents en civil pour surveiller et contrôler la police, afin d’éviter toute défection.

L’incertitude plane sur la capacité de Khamenei à reproduire l’exploit de 2021, lorsqu’il a payé le prix fort pour assurer l’élection de Raïssi. En effet, selon les données officielles du régime, les récentes élections législatives ont été massivement boycottées, annonçant une intensification des luttes de pouvoir interne. Avant même la disparition de Raïssi, ces luttes préexistaient pour la présidence du Parlement. Tout comme en 2008, où les affrontements entre Ahmadinejad et Moussavi, le Premier ministre de l’époque, au sujet des fraudes électorales, avaient provoqué un soulèvement populaire, créant une fenêtre d’opportunité pour un soulèvement de rue, un scénario redouté par Khamenei.

La première consiste à adoucir sa politique de répression et à ouvrir la scène politique à des figures comme Ali Larijani et Hassan Rohani pour diversifier et renforcer la base du régime, donnant ainsi une nouvelle vie à la faction réformiste ébranlée. Cependant, il est conscient qu’un affaiblissement au sommet pourrait rapidement déclencher des révoltes à la base, une voie déjà abandonnée depuis l’élection d’Ebrahim Raïssi et lors des soulèvements populaires qui ont suivi.

La seconde option est une intensification de la répression, une politique encore plus agressive et terroriste, avec un effort accru pour obtenir l’arme nucléaire, assurant ainsi la survie du régime. C’est l’alternative par défaut que Khamenei semble avoir adoptée.

Équilibrer l’instabilité inhérente à ces deux approches s’avère complexe, tandis que des milliers d’unités de résistance organisées par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, principal groupe d’opposition, sont prêtes à saisir la moindre occasion pour déclencher une révolte majeure susceptible de renverser le régime.

Il n’est donc pas surprenant que le régime ait tardé plus de 16 heures à mobiliser ses forces de sécurité dans et autour de Téhéran avant d’annoncer officiellement cinq jours de deuil national, préparant le terrain à une gestion contrôlée des réactions publiques.

SNCF : Près de 100 € par jour pour les cheminots des J.O.

Corporatisme : une prime de près de 100 € par jour pour des cheminots lors des J.O.

 Finalement le corporatisme aura payé la SNCF qui applique d’autant plus le quoi qu’il en coûte que le président va partir. Les cheminots impliqués toucheront donc une prime de près de 100 € par jour.« Le coût global de ces mesures n’aura aucun impact pour les contribuables et pour le prix des billets des clients voyageurs », a précisé la SNCF dans un communiqué.

Une précision douteuse quand on connaît la situation financière de l’entreprise, d’autre part le prix des billets. Un avantage aussi acquis pour ne pas ajouter du chaos social à celui plus politique de la Nouvelle-Calédonie à la veille des J.O.

Les agents de la SNCF recevront ainsi 95 euros brut par jour travaillé pendant les JO, et donc jusqu’à 1900 euros pour vingt jours. Une prime proche de ce qu’exigeaient les syndicats (100 euros brut). Ces derniers n’ont toutefois pas obtenu, en plus, de prime complémentaire, comme demandé. Les organisations syndicales ont jusqu’au mardi 4 juin 2024 pour signer cet accord. « Le coût global de ces mesures n’aura aucun impact pour les contribuables et pour le prix des billets des clients voyageurs », a précisé la SNCF dans un communiqué.NCF:

 

Les propositions du Medef pour l’emploi, la recherche et l’environnement

Les propositions du Medef pour l’emploi la recherche et l’environnement

« Incontestablement, la France se porte mieux » économiquement grâce aux réformes entreprises depuis 2017, estime Patrick Martin dans Une lettre de sept pages adressées au gouvernement dont rend compte la tribune. Mais, pour autant, il souligne aussi « l’inquiétude » des acteurs économiques sur le creusement du déficit public ou sur le déficit de la balance commerciale : « Le redressement du pays est engagé mais il est loin d’être abouti », résume-t-il. Pour y parvenir, le président du Medef liste et détaille, dans ce courrier de pas moins de sept pages, trois « objectifs structurants permettant d’exprimer pleinement le potentiel bien réel de la France d’ici 2030 ».

Le premier consiste à « augmenter le taux d’emploi de huit points pour atteindre le plein emploi » et rejoindre ainsi le niveau de l’Allemagne. Cela « assurerait à la France une hausse de son PIB de près de 10 points » et un gain de recettes fiscales et sociales « de plus de 100 milliards d’euros par an », assure Patrick Martin. Il observe notamment « le drame humain » des « 13% de jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation » - appelés Neet – . Il prône « d’amplifier les réformes » sur l’éducation, et de « faire entrer pleinement l’entreprise dans la « bataille pour l’orientation » décrétée par le Président de la République », avec la mise en place « d’un parcours de réussite » via les entreprises.

 

Deuxième objectif : « pourvoir un million d’emplois de chercheurs, d’ingénieurs et de scientifiques et porter la Recherche et le Développement (R&D) à 3% du PIB », alors que la France est actuellement à 2,2% du PIB pour ces dépenses, la moyenne de l’OCDE à 2,7% et l’Allemagne à 3,3%, selon les données que le président du Medef énonce dans sa lettre. Il faut selon lui « doter l’Europe d’une véritable agence de l’innovation », à l’instar de la Darpa, l’agence de R&D du département de la Défense américain, « démocratiser » - notamment en faveur des femmes et des personnes de milieux modestes – et « normaliser » l’accès aux formations et aux carrières « de la science, de l’innovation et de l’entrepreneuriat ».

Enfin, le troisième objectif décrit par Patrick Martin est de « baisser notre empreinte carbone deux fois plus rapidement, soit 100 millions de tonnes de CO2 de moins » par an. Il faut selon lui arriver à « une révolution climatique des politiques publiques » comprenant un « quoi qu’il en coûte de la simplification » et un « Pacte Vert des investissements ».

Intelligence artificielle : de nouveaux engagements pour la sécurité ?

Intelligence artificielle : de nouveaux engagements pour la sécurité ? 

 

On peut évidemment se réjouir que les grandes entreprises aient pris de nouveaux engagements à propos de la sécurité de l’intelligence artificielle. En réalité, on semble surtout viser une certaine neutralité politique mais cela est loin de résoudre la question de l’éthique et du rapport entre l’humain et les robots.

 

Vers le développement d’une «IA sûre» ? Seize des principales entreprises mondiales d’intelligence artificielle (IA), dont les représentants sont réunis ce mardi 21 mai à Séoul, ont pris de nouveaux engagements pour assurer le développement en toute sécurité de cette science, a annoncé le gouvernement britannique. «Ces engagements garantissent que les principales entreprises d’IA du monde feront preuve de transparence et de responsabilité quant à leurs projets de développement d’une IA sûre», a déclaré le très libéral premier ministre britannique, Rishi Sunak, dans un communiqué publié par le ministère britannique de la Science, de l’Innovation et de la Technologie.

L’accord, signé notamment par OpenAI (ChatGPT), Google DeepMind et Anthropic, s’appuie sur les consensus atteints lors du premier «sommet» mondial sur la sécurité de l’IA, l’an dernier à Bletchley Park, au Royaume-Uni. Ce second «sommet» à Séoul est organisé conjointement par les gouvernements sud-coréen et britannique. Les entreprises d’IA qui n’ont pas encore rendu publique la façon dont elles évaluent la sécurité des technologies qu’elles développent s’engagent à le faire.

Parmi les entreprises qui acceptent ces règles de sécurité figurent également les géants américains de la technologie Microsoft, Amazon, IBM et Meta, le français Mistral AI et le chinois Zhipu.ai.

 

 

Nouvelle-Calédonie : Édouard Philippe parle pour ne rien dire

 

Nouvelle-Calédonie : Édouard Philippe parle pour ne rien dire

Comme d’autres leaders politiques qui ne parvienne pas vraiment occuper l’actualité médiatique à gauche comme à droite, Édouard Philippe se saisit aussi de la question de la Nouvelle-Calédonie pour ne pas dire grand-chose sinon qu’il espère que les annonces du président seront à la hauteur de la situation. Bref il ne dit rien de très original. En vérité, Édouard Philippe a bien du mal à exister et surtout à se distinguer de Macon et de son modèle Juppé. Dans les sondages Édouard Philippe est d’ailleurs de plus en plus concurrencé par d’autres comme Attal en particulier.

 

Parmi les banalités Il faut citer les déclarations récentes d’Édouard Philippe :«J’espère que les annonces du président Macron», qui se rend en Nouvelle-Calédonie«seront à la hauteur de la situation».

«La situation est terriblement triste et dangereuse. La France, qui a une relation compliquée à son histoire coloniale, a une possibilité de trouver une solution originale, même si c’est plus difficile qu’il y a trois mois».

 «Ce qui compte le plus en Nouvelle-Calédonie, c’est l’accord politique entre les indépendantistes et les loyalistes. C’est la priorité des priorités», a affirmé le président d’Horizons, en déplacement au Pays basque et dans les Landes de mardi à jeudi.

«L’espace politique de cet accord ne peut pas être en deçà des accords de Matignon, ni au-delà de l’indépendance puisque le peuple calédonien a voté contre» et pour qu’il «fonctionne»«il faudra des perspectives : on ne peut pas, tous les deux ans, tous les cinq ans, se poser la question de savoir si on veut rester ou non dans la République française», a-t-il poursuivi. «Il faut garder en tête que l’aspiration à l’indépendance et à l’autodétermination du peuple kanak ne disparaîtra jamais. Il faut trouver un accord entre la stabilité dans le temps et cette aspiration qui, si on la nie, sera toujours l’objet de résurgences violentes», a insisté l’ancien chef du gouvernement Qui visiblement ménage la chèvre et le chou, c’est-à-dire pour être précis l’autonomie et l’indépendance. Cela sans traiter cependant la question également centrale de l’avenir économique et de l’équité sociale encore moins des enjeux géostratégiques

 

Nouvelle-Calédonie : Macron attendu pour sauver l’ile, les J.O. et son mandat !

Nouvelle-Calédonie : Macron attendu pour sauver l’ile, les J.O. et son mandat !

 

On peut légitimement se demander ce qui soudain a décidé Macon de se rendre en nouvelle Calédonie lui-même. Pourtant le dossier venait d’être  reconfié au premier ministre qui n’a guère eu le temps de réagir et se trouve ainsi renvoyé aux besognes secondaires.

Certes l’enjeu de la nouvelle Calédonie est en cause tant d’un point de vue économique, que politique et économique. Jusque-là on a évité le pire autour du confus objectif de décolonisation conçue comme une indépendance totale par certains et une autonomie par d’autres. C’est tout le drame. Et pour résoudre la question on avait utilement donné du temps au temps jusqu’à ce que Macron et sa majorité se précipitent bêtement pour modifier le calendrier. Macron n’aura dont d’autres possibilités que de revenir au calendrier initial voire même de le détendre encore davantage.

Derrière la question institutionnelle qui modifie le corps électoral local il y a cette question pendante d’indépendance ou pas. Une problématique soulevée à l’occasion de la remise en cause de la proposition du corps électoral mais en fait tout autant nourrie de la dégradation économique. Contrairement à la plupart des autres territoires d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie est riche (le salaire moyen est supérieur à celui de la métropole) mais cette richesse laisse de côté une partie de la population mal formée, mal qualifiée qui finalement se laisse convaincre par les thèses radicales et indépendantistes. De toute évidence, il est trop dépendante du nickel sa principale richesse. En outre, une richesse mal gérée qui appelle sans doute une remise en cause.

Macron se déplace pour tenter de sauver l’ile mais aussi les JO car on voit mal une manifestation internationale d’une telle ampleur affectée par des troubles internes dans le pays qui l’organise , ce serait porter un grave coup à l’image de la France.
Mais ce déplacement est aussi motivé par le souci de président sans doute de sauver sa propre image et même sa fin de mandat. Dans les sondages son premier ministre jouit d’une audience maintenant assez supérieure à celle du président. Le discrédit de Macon est-elle que quoi qu’il dise il n’est ni écouté, ni entendu y compris concernant la campagne électorale en cours. Il ne peut plus compter que sur la scène internationale pour tenter d’exister politiquement. La Nouvelle-Calédonie lui donne l’occasion d’exister. Le pari est dangereux tellement l’image du président et dégradé et tellement l’homme est imprévisible. Pour sauver son mandat il pourrait être prêt à tout.

 

En Conseil des ministres, mardi, Emmanuel Macron a cueilli les participants avec une surprise : l’annonce de son départ imminent pour la Nouvelle-Calédonie. Un « acte fort destiné à faire comprendre l’attachement de l’État à la Nouvelle-Calédonie », vante-t-on dans son entourage. Parti mardi soir, heure de Paris, le président est attendu sur place jeudi matin, heure de Nouméa. Ce déplacement, prévu pour durer une journée, doit lui permettre « d’exprimer sa solidarité avec les Calédoniens » et de « remercier les forces de sécurité intérieures ainsi que nos forces armées qui sont extrêmement mobilisées pour permettre le retour de l’ordre républicain », selon un proche. Mais l’enjeu est surtout « la reprise du dialogue », poursuit-on de même source, en annonçant des rencontres avec des élus.

Pour sa visite, le président de la République sera notamment accompagné des ministres Gérald Darmanin (Intérieur), Sébastien Lecornu (Armées ; ex-Outre-mer) et Marie Guévenoux (Outre-mer). Résultat, Gabriel Attal présidera à sa place, mercredi matin à Caen, l’hommage national aux deux agents pénitentiaires tués la semaine dernière lors de l’attaque d’un fourgon. Le chef du gouvernement se rendra ensuite lui aussi en Nouvelle-Calédonie, mais « dans les semaines à venir », selon la secrétaire d’État Prisca Thevenot. Renouant ainsi le fil entre Matignon et Nouméa, tradition héritée des accords des années 1980-1990.

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Le flou règne

À quelques heures du décollage de l’avion présidentiel, un parfum d’improvisation flottait tout de même à Paris sur les contours de ce déplacement. Quels élus Emmanuel Macron prévoit-il de rencontrer ? L’Élysée se refuse à citer le moindre nom. Des hauts fonctionnaires ou des experts du territoire font-ils partie de la délégation ? Pas de réponse. Quid de la « mission » que le chef de l’État devait emmener dans ses bagages, ainsi que l’avait annoncé la porte-parole du gouvernement ? Le flou règne, alors que cette idée est loin de faire consensus localement. Juste avant d’apprendre la venue du président, la patronne macroniste de la province Sud et figure des loyalistes, Sonia Backès, fustigeait par exemple le côté accessoire voire cosmétique de ce genre d’objet, réclamé selon elle par « les Calédologues qui veulent mettre leur nom en bas d’un accord ».

« Il n’y a pas de scénario écrit à l’avance en partant de Paris », temporise-t-on dans l’entourage présidentiel. S’il n’a pas réussi à réunir les élus calédoniens en visioconférence la semaine dernière – certains refusant de discuter avec d’autres -, Emmanuel Macron entend donc profiter des 24 heures de vol et des 16 000 kilomètres qui séparent l’Hexagone de l’archipel pour affiner son programme et travailler à une sortie de crise. À moins, comme d’aucuns l’espèrent au sein de l’exécutif, que le simple fait qu’il se rende sur place par surprise ne suffise à produire un effet en soi. « C’est l’ADN du président : aller prendre les problèmes à bras-le-corps », s’ébaudissait-on dans un ministère, reprenant le refrain du « président thaumaturge » entendu lors du premier quinquennat.

À l’issue de ses rencontres en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron compte s’exprimer « sur le projet de reconstruction et le volet politique », esquisse son entourage. L’occasion de se prononcer sur un report ou non du Congrès qui doit approuver la réforme constitutionnelle visant à dégeler le corps électoral, source de la flambée de violences. La semaine dernière, le chef de l’État s’est donné jusqu’à « fin juin » pour fixer le corps électoral en vue des élections provinciales prévues en fin d’année. Ce, sauf en cas d’accord entre les forces locales.

« Flopée de sujets à aborder »

Problème, les divisions calédoniennes ont des racines bien plus profondes que cette réforme électorale prévue de longue date. « Il y a une flopée de sujets à aborder, pas seulement la mécanique institutionnelle », avertit l’ex-garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, qui a présidé la mission d’information permanente de l’Assemblée sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. À commencer par les dégâts considérables sur l’économie locale : « Les structures économiques sont mortes. On ne sortira pas de cette situation sans l’État », juge-t-il, alors que « l’État » ne dispose que des compétences régaliennes sur ce territoire à statut spécifique.

C’est l’un des multiples chantiers que devra aborder Emmanuel Macron en atterrissant à Nouméa. Dans les couloirs du pouvoir, on compare volontiers ce déplacement à la visite éclair de François Mitterrand qui, en 1985, s’était rendu douze heures sur place, quelques jours après avoir proclamé l’état d’urgence dans un contexte de violences. Revenu à Paris, le président socialiste avait lancé, dans une courte allocution : « Il convient d’apporter aux diverses communautés de la Nouvelle-Calédonie, toutes attachées à cette terre, et qui doivent apprendre à vivre ensemble, les garanties indispensables à leur vie en commun. » Près de quarante ans après, le défi à relever semble identique.

Crise Nouvelle-Calédonie : Chine, Russie et Azerbaïdjan à la manœuvre pour déstabiliser l’archipel

Crise Nouvelle-Calédonie :  Chine, Russie et Azerbaïdjan à la manœuvre pour déstabiliser l’archipel 

 

D’après un papier des Échos, l’Azerbaïdjan, la Russie et la Chine sont clairement la manœuvre pour déstabiliser la Nouvelle-Calédonie. Darmanin a notamment assuré ce jeudi matin sur France 2 que l’implication de ce pays du Caucase à Nouméa n’était pas un « fantasme mais une réalité ». Ajoutant qu’« une partie des indépendantistes calédoniens a fait un deal avec l’Azerbaïdjan », sans donner davantage de précisions. La diplomatie azerbaïdjanaise dénonce des accusations « infondées ».

Un papier intéressant mais qui aurait pu parler aussi de pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande qui se réjouissent aussi de la perte d’influence de la France dans cette zone stratégique. NDLR

L’Azerbaïdjan a en effet pris fait et cause pour le mouvement indépendantiste kanak via le Groupe d’initiative de Bakou (GIB) qui a été créé le 6 juillet 2023. Ce groupe de réflexion et d’influence affiche, parmi ses objectifs principaux, de « soutenir le combat contre le colonialisme et le néocolonialisme français ». Le GIB se rend depuis plusieurs semaines dans les manifestations contre le dégel du corps électoral et de nombreux manifestants portent fièrement des drapeaux azéris quand d’autres portent des t-shirts avec le logo du GIB.

C’est aussi sur les réseaux sociaux que ce pays du Caucase mène son combat anti-français, comme sur X où le GIB a publié un communiqué pour exprimer « sa pleine solidarité au peuple kanak ». Surtout, il fait porter la responsabilité des violences dans l’archipel à l’Etat français, le « soi-disant pays des droits de l’homme » qui « refuse le doit à l’autodétermination des peuples maintenus sous sa tutelle ».

Un pas supplémentaire a été franchi le 18 avril dernier. Une élue du Congrès de Nouvelle-Calédonie (le parlement local), Omayra Naisseline, s’est rendue à Bakou à la tête d’une délégation pour signer un mémorandum établissant des relations bilatérales entre l’archipel et le Parlement azéri. Gérald Darmanin avait déjà fait part de son irritation, dénonçant devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale « une ingérence extrêmement néfaste ».

Le pays pro-russe n’est pas le seul à scruter la Nouvelle-Calédonie et à profiter des tensions actuelles pour gagner en influence dans l’archipel. « Des régimes autoritaires comme la Russie, l’Azerbaïdjan, mais aussi la Chine saisissent la moindre faille dans nos sociétés pour polariser le débat public et pour créer le chaos », a dénoncé à cet égard l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui a présidé une commission du Parlement européen sur les ingérences étrangères, sur Public Sénat.

 

 

Nétanyahou et le Hamas dans le même sac pour la CPI

Nétanyahou et le Hamas dans le même sac pour la CPI

 

Le procureur général de la Cour pénale internationale a requis lundi 20 mai des mandats d’arrêt pour «crimes de guerre» à Gaza. Une décision accueillie avec beaucoup de colère coté  autorités israéliennes.

 
Karim Khan, procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a demandé aux juges de ce tribunal d’émettre des arrêts internationaux à l’encontre de Benyamin Netanyahou, le chef du gouvernement israélien, et dans le même moment de réserver le même sort au Hamas à savoir  Ismaël Haniyeh, le chef du bureau politique, et Mohammed Deïf, qui dirige la branche armée de l’organisation islamiste après les massacres commis par des commandos islamistes le 7 octobre dans le sud d’Israël et la prise de 245 otages, dont 132 sont encore détenus dans la bande de Gaza.

Une décision du procureur qui va sans doute susciter de nombreuses polémiques.

Foot: Un nouveau stade de foot pour le PSG à l’hippodrome de Saint-Cloud ?

Foot: Un nouveau stade de foot pour le PSG à l’hippodrome de Saint-Cloud ?

 Paris SG envisage depuis un moment de construire son futur stade à l’hippodrome de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), confirmant une information du journal L’Equipe.Une hypothèse possible car tendanciellement les paris hippiques ont tendance à diminuer depuis les années et menace l’équilibre financier des acteurs de la filière y compris de France galop qui possède l’hippodrome de Saint-Cloud.


Le  Paris SG envisage de construire son futur stade à l’hippodrome de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a indiqué samedi une source proche de la direction à l’AFP, confirmant une information du journal L’Equipe. En février, le président qatari du club, Nasser Al-Khelaïfi, avait annoncé que le départ du Parc des Princes, que la mairie se refuse à vendre, était désormais inéluctable. Une décision réaffirmée à l’AFP samedi par la même source.

Depuis, le PSG étudie diverses pistes de sites où construire un nouveau stade, plus grand et adapté à ses besoins. L’hippodrome de Saint-Cloud qui dispose de 75 ha figure parmi les pistes les plus chaudes. Il appartient à France Galop et non à la mairie de Paris comme les hippodromes de Longchamp et Auteuil.

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