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Il y a un avenir pour les partis politiques (Hollande) ….et pour lui ?

Il y a un avenir pour  les partis politiques (Hollande) ….et pour lui ?

 

A coup de truismes Hollande s’est efforcée de démontrer qu’il y avait un avenir pour les parties politiques. Exemple « pour que les  parties aient un avenir, il faut qu’ils démontrent leur utilité »! La vérité c’est que François Hollande recherche désespérément un espace pour occuper  un rôle officiel dans la politique française. Du coup,  il ne cesse de multiplier les interventions sur tous les sujets y compris sur celui de la recomposition du parti socialiste. Malheureusement pour lui, au PS  aucun leader ne souhaite sa bénédiction tellement son image tellement l’image de l’ancien président de la république est dégradée. On se rappelle notamment de sa fameuse phrase du meeting du Bourget avant les élections : » l’ennemi c’est la finance «  ou encore l’anaphore célèbre devant Sarkozy : « moi président, moi, président ».  Autant de promesses qui n’ont pas été tenues parce qu’elles visaient uniquement à faire plaisir aux gogos. Dans la pratique, Hollande a fait à peu près le contraire de ce qu’il avait annoncé. Le problème pour lui c’est qu’il ne sait rien faire d’autre que de la politique. Il n’a même pas pris le recul nécessaire après. Bref il n’a rien compris mais il persiste. D’une certaine manière à travers Hollande c’est tout le drame du parti socialiste. “Je pense qu‘il y a encore un avenir pour les partis politiques mais à plusieurs conditions”, a-t-il dit lors d‘un colloque à l‘Assemblée nationale consacré à l‘ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy. Pour l‘ancien président de la République, qui a longuement vanté les mérites de la social-démocratie prônée par Pierre Mauroy, il faut d‘abord que les partis montrent “leur légitimité”. Ils doivent pouvoir “démontrer leur utilité”, qui n‘est pas de se substituer aux organisations caritatives ou aux associations, chacun devant “être dans son rôle et à sa place”. Les partis doivent également, selon lui, produire des idées, faire des propositions “pour que les choses avancent” et enfin démontrer “leur efficacité”.

Un parti politique, selon François Hollande, ne doit pas être seulement “un outil de conquête” mais “un lieu de formation, de réflexion, d‘explication et d’éducation”. Il doit être “un outil de renouvellement, de promotion, de diversité” et doit “montrer de la clarté et de la visibilité”. “Ça ne veut pas dire qu‘il ne puisse pas y avoir de débat, qu‘il n‘y ait pas plusieurs sensibilités, mais il ne peut pas y avoir de cacophonie. C‘est déjà tellement difficile de faire passer son message (…) de faire passer une idée, que si elle est contredite au sein même de l‘organisation, l‘objet même de la politique tombe”. François Hollande a fait face à la contestation permanente des “frondeurs” au sein du Parti socialiste et au sein du groupe PS de l‘Assemblée, sous la précédente législature, accélérant la chute de la formation socialiste.

Terrorisme : pour 92% des Français, la menace est élevée

  • Terrorisme : pour 92% des Français, la menace est élevée

21% des Français se sentent moins en sécurité depuis la levée de l’état d’urgence Selon une étude Ifop et  92% des Français considèrent la menace terroriste élevée.  »Le sentiment de menace est maximal. Les Français ont complètement intériorisé cette menace, avec une opinion extrêmement homogène », analyse Frédéric Dabi directeur général adjoint de l’Ifop. La menace est considérée particulièrement élevée pour les partisans de La République en Marche (96%), des Républicains (99%) ou du Front national (98%), alors qu’elle est plus basse chez ceux qui se disent proches du Parti socialiste (86%) ou de la France insoumise (83%). Mais les différences entre partis restent faibles.  »Tout se passe comme si les clivages entre droite et gauche, entre jeunes et vieux, habituellement suscités par la thématique de la sécurité avaient été cannibalisés, phagocytés par la question terroriste », poursuit Dabi. Le sondage interroge le sentiment de sécurité depuis la levée de l’état d’urgence remplacé pour une nouvelle loi antiterroriste. Sur ce point, le constat est moins positif pour le gouvernement. Si une grande majorité dit se sentir autant en sécurité qu’avant (73%), ceux qui se sentent moins en sécurité sont majoritaire (21%) par rapport à ceux qui se sentent plus en sécurité (5%).

 

«Ni Montebourg, ni Macron pour la gauche»

«Ni Montebourg,  ni  Macron pour la  gauche»


Dans une interview au Figaro Yves-Marie Cann directeur des études politiques d’Elabe, constate que Ni Macron, ni Montebourg ne parviennent à réunir une majorité à gauche.

 

Alors que François Hollande est de plus en plus bas dans les sondages, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron se positionnent pour lui succéder. Quelles sont leurs stratégies respectives?

 

Yves-Marie CANN. – Pour Arnaud Montebourg comme pour Emmanuel Macron, mais ils sont loin d’être les seuls, l’objectif à terme c’est la conquête du pouvoir, celle du graal républicain qu’est la présidence de la République. Pour l’un comme pour l’autre, il s’agit donc de préempter la figure du recours, de l’alternative à un François Hollande lesté par son impopularité et entraînant dans sa chute Manuel Valls. Les stratégies déployées pour atteindre cet objectif diffèrent toutefois sensiblement entre les deux hommes, tant par les mots utilisés que par les moyens employés.

Chassé du gouvernement fin août 2014, Arnaud Montebourg est aujourd’hui officiellement retiré de la vie politique, usant toutefois de la technique bien connue des cartes postales pour se rappeler au bon souvenir de ses camarades socialistes et du peuple de gauche. Il s’agit avant tout de ménager la possibilité d’un retour officiel en politique dans l’hypothèse où les astres lui seraient favorables. Ainsi affirme-t-il que «s’il y a des responsabilités à prendre dans une période où le pays s’interroge (…) je les prendrai». Politiquement, sa stratégie d’inscrit à gauche, par opposition à François Hollande et à son positionnement social-démocrate assumé.

Tel n’est pas le cas d’Emmanuel Macron dont le positionnement revendiqué comme «ni de gauche, ni de droite» pour son mouvement politique «En Marche!» a beaucoup fait parler et fait couler beaucoup d’encre. Non encarté au Parti socialiste, le ministre de l’Economie cherche ouvertement à dépasser les clivages partisans traditionnels, à faire bouger les lignes et à fédérer ses soutiens hors des appareils partisans classiques. N’écartant pas, lui aussi, une éventuelle candidature à la prochaine élection présidentielle, Emmanuel Macron prend toutefois grand soin à ne pas adopter la posture de l’opposant à François Hollande. C’est d’ailleurs toute l’ambiguïté de sa stratégie, Emmanuel Macron faisant entendre sa musique personnelle et semant précautionneusement ses petits cailloux tout en ménageant l’avenir.

 

Quels sont les atouts et leurs handicaps?

 

Au-delà des traditionnelles questions de popularité ou de potentiel électoral, j’identifie d’abord un handicap commun à Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron. Tous deux apparaissent en effet comme des personnalités relativement isolées à ce stade. Si l’ancien ministre de l’Economie et du redressement productif espère rallier à sa cause les députés socialistes frondeurs, tel n’est pas le cas aujourd’hui. De même, Emmanuel Macron est loin de faire l’unanimité, y compris jusqu’au sein du gouvernement, mais s’active pour fédérer autour de son mouvement une force militante et des élus qui seraient autant de relais essentiels pour l’avenir sur le terrain. D’ailleurs ne soyons pas dupes, cet isolement relatif explique en partie le fait que tous deux appellent aujourd’hui à dépasser d’une façon ou d’une autre les partis traditionnels. Le principal atout d’Emmanuel est incontestablement celui de la popularité. Celle-ci me semble toutefois très fragile à ce stade, le ministre de l’Economie profitant de sa jeunesse (38 ans cette année) et de son arrivée encore récente devant les projecteurs, ce qui lui permet d’incarner, aujourd’hui, de préempter la carte du renouvellement en politique. Toutefois, le temps joue nécessairement contre lui. L’argument de la jeunesse et du renouvellement ne tiendront qu’un temps, que doit mettre à profit Emmanuel Macron pour gagner en épaisseur politique, travailler sa stature et ses propositions, fédérer et mettre en réseaux ses soutiens pour disposer à l’avenir des relais nécessaires sur le terrain et pour peser sur le débat public. A défaut, il risquerait surtout de rejoindre le cortège des innombrables étoiles filantes en politique. Arnaud Montebourg a quant à lui pour principaux atouts son éloquence et un ancrage à gauche que nul ne conteste. Son passage au ministère de l’Economie lui a de surcroît permis de préempter la thématique du patriotisme économique, à laquelle se disent sensibles beaucoup de Français. Toutefois, ses talents de tribun, sa capacité à porter le verbe haut et plus globalement sa personnalité peuvent aussi constituer un handicap dans un contexte où la parole politique apparaît comme démonétisée ou pour le moins très affaiblie. Plutôt qu’une multiplication des promesses ou de grandes envolées lyriques, les Français attendent de leur élus des actes et davantage encore des résultats. La personnalité enflammée d’Arnaud Montebourg peut de surcroît agir tel un épouvantail et inquiéter une partie de l’électorat lorsque le style plus posé d’Emmanuel Macron me semble davantage en mesure de rassurer les Français.

 

Emmanuel Macron obtient de biens meilleurs sondages notamment grâce à une partie de la droite. S’agit-il d’une illusion d’optique?

La structure de popularité d’Emmanuel Macron s’avère aujourd’hui atypique puisqu’il recueille de meilleurs résultats parmi les sympathisants de la droite et du centre qu’auprès des sympathisants de gauche. Dans la dernière livraison de l’Observatoire politique Elabe pour Les Echos et Radio Classique, le ministre de l’Economie est ainsi crédité de 65% d’image positive à droite contre 45% à gauche. Des résultats pour le moins paradoxaux compte tenu du poste qu’il occupe au sein de l’exécutif et qui lui permettent d’être aujourd’hui la deuxième personnalité politique la plus appréciée des Français, après Alain Juppé.

Au moins en apparence, de tels résultats valideraient son positionnement revendiqué comme «ni de droite, ni de gauche». Toutefois, si le clivage gauche-droite a du plomb dans l’aile, notamment sous l’effet d’une indifférenciation croissante des politiques publiques et des échecs qui n’ont épargné aucun camp ces trente dernières années sur le terrain économique, ce positionnement n’est pas sans risques. La popularité d’Emmanuel Macron doit aujourd’hui beaucoup à sa jeunesse et sa capacité à incarner une forme de renouvellement, ce qui vaut qu’un temps, je l’ai déjà dit. Elle illustre aussi sa capacité à s’autonomiser par rapport au bilan de l’exécutif sur le plan économique. Mais elle s’explique aussi probablement par un effet de contraste par rapport au couple exécutif, Emmanuel Macron profitant de l’impopularité de François Hollande et Manuel Valls. Dès lors, qu’en restera-t-il en cas de défaite de la gauche à l’élection présidentielle? Rien n’est acquis, seul l’avenir le dira.

Arnaud Montebourg n’est-il pas mieux placé pour rassembler la gauche et notamment la gauche de la gauche?

Que pèse aujourd’hui la gauche de la gauche? Entre 10% et 15% de l’électorat, ce qui s’avère nettement insuffisant pour espérer une qualification au second tour d’une élection présidentielle. Davantage que rassembler la gauche de la gauche, l’enjeu est aujourd’hui de savoir quelle est la personnalité politique susceptible de rassembler sous son nom et son projet les principales composantes de la gauche alors qu’elles semblent aujourd’hui camper sur des positions inconciliables. A ce jour, ni Arnaud Montebourg ni Emmanuel Macron ne font l’unanimité à gauche ou du moins apparaissent en mesure de créer un relatif consensus, ce qui constitue à n’en pas douter une chance pour François Hollande.

SFR et Bouygues Telecom : l’arrogance prétentieuse pour argument

SFR et Bouygues Telecom :   l’arrogance prétentieuse pour argument

Il n’est pas impossible que Bouygues joue la montre pour faire monter les enchères surtout à la veille de l’attribution de nouvelles fréquences ( celles de la TNT) pour autant Drahi le patron de SFR nésite pas à utiliser l’arrogance comme argument. En gros plus tu me résistes et plus je vais te bouffer ! toujours les méthodes américaines ( que connait bien Drahi pour avoir travaillé aux Etats-Unis) . Avec uen philosophie « plus c’est gros plus ça passe ». Par exemple sur le maintien de l’emploi :  on garantit l’emploi dans les mêmes conditions qu’à SFR », en fait jusqu’en 2017, après on dégraisse, on délocalise. .Pour la fusion, c’est de l’ordre de 5000 emplois qui sosnt en jeu. On taille à la hache dans la masse salariale, chez les fournisseurs chez les sous traitants. Le modèle libéral sauvage et décomplexé qui plaît aux nouvelles élites fraichement passées du modèle culturel étatiste à celui de marchands de chiens. »Tout n’est pas à vendre » clamait mercredi 24 juin au micro de RTL Martin Bouygues à la suite de son rejet de l’offre de rachat de Bouygues Telecom par Altice, expliquant qu’il ne voyait pas comment Patrick Drahi, le patron du groupe Altice, maison mère de Numericable-SFR, « pourrait monter un financement sérieux et mettre en place des remèdes » qui seraient imposés par l’Autorité de la concurrence. Un argument que Patrick Drahi n’entend pas laisser passer. Dans un communiqué publié jeudi soir, l’homme d’affaires met plusieurs points au clair. Regrettant que le groupe de Martin Bouygues « n’ait cherché à obtenir la moindre précision ou explication sur son offre avant la présentation à son conseil d’administration », le groupe dévoile les détails de son offre à Bouygues qu’il a présentée dès le 3 juin et complétée le 21 juin. Sur le plan financier, Patrick Drahi explique que cette offre qui valorisait Bouygues Telecom « à 10 millions d’euros au minimum, soit environ 15 fois l’Ebitda », le résultat brut d’exploitation estimé par le groupe pour 2015, consistait en un paiement de 9 milliards avec plusieurs options pour le versement du complément. Bouygues pouvait soit se faire payer en cash à hauteur d’un milliard d’euros ou en titres Numericable-SFR assorti d’un bonus éventuel à horizon de trois ans. Le financement de l’opération était « intégralement assuré et sécurisé, sans condition, aux termes des lettres d’engagement jointes à la remise de l’offre de BNP, JP Morgan et Morgan Stanley », précise encore le groupe. Concernant le volet social, Altice indique qu’il s’était engagé à « maintenir l’emploi des salariés de Bouygues Telecom dans des conditions similaires à celles qui avaient été souscrites pour l’acquisition de SFR ». Lors de son acquisition de la filiale de Vivendi, Altice avait promis notamment de ne pas procéder à des suppressions d’emploi jusqu’en 2017. Concernant le risque réglementaire, Altice précise avoir « initié des contacts » avec les autorités compétentes et précédé ses demandes en entrant en négociations avec l’opérateur Iliad (Free) pour des cessions d’actifs. Enfin, Altice assure s’être engagé auprès du gouvernement à « continuer d’augmenter ses investissements, notamment dans le déploiement de la fibre » et à « participer pleinement à l’appel d’offres sur les fréquences 700 Mhz ». Ne vous inquiétez pas, mes équipes sont déjà reparties sur le terrain pour trouver des cibles.  Homme d’affaires aguerri, Patrick Drahi ne compte pas se laisser abattre par cet échec. Lors d’un dîner à l’École Polytechnique, dont il est issu, mercredi soir, il n’a pas manqué de réagir au refus de Martin Bouygues. « Ne vous inquiétez pas, mes équipes sont déjà reparties sur le terrain pour trouver des cibles. À défaut, je les garderai et les investirai dans les projets de l’école Polytechnique ! » a-t-il affirmé révèle Les Échos. Et le propriétaire de Numericable-SFR de lâcher en passant, comme pour prévenir Bouygues Telecom : « Moi, quand on me dit ce n’est pas possible, c’est le début du démarrage. C’est là que ça commence à m’énerver ! Plus on vous dit que ce n’est pas possible, plus cela veut dire que votre idée est bonne et qu’il va falloir aller de l’avant ».

 

Optimisation fiscale :mode d’emploi pour ADP

Optimisation fiscale :mode d’emploi pour ADP

 

L’ingénierie comptable pour échapper à ‘l’impôts en France est insondable et les entreprises y compris publiques comme ADP ( aéroport de paris) excellent  dans ce genre d’exercice. Il suffit par exemple d’avoir   de boites aux lettres a l’étranger pour créer des entreprises fictives dans des pays à faible fiscalité  ce que font nombre d’entreprises  officiellement par exemple  domiciliés au Luxembourg (v ou dans nombre de paradis fiscaux) alors qu’elles n’y ont aucune activité. Un conseil pourtant pour ADP, il suffit de  surfacturer des prestations ‘ (réelles voire fictives)  à ses filiales étrangères ( externalisation des profits)ou –et  sous facturent inversement les prestations de filiales à sa maison mère en France ( internalisation des pertes), c’est légal ( ou presque)l et moins tordu.   Pourtant l’inénarrable Michel sapin avait déclaré « Je veux que le secteur public soit exemplaire. Je ne tolèrerais aucune implantation qui le serait pour des raisons d’optimisation fiscale », . un reportage de France 2 montre que cette pratique existe toujours dans les entreprises publiques, notamment chez ADP. Plus de 50% d’Aéroports de Paris appartient à l’Etat. Et outre ses aéroports en France, le groupe possède également des investissements à l’étranger.  En 2012, ADP investit en Turquie près de 7 millions d’euros dans le groupe TAV. La société TAV appartient en fait à la holding Tank basée en Autriche, qui elle-même appartient à Tank International basée au Luxembourg. Cette holding luxembourgeoise est une filiale directement contrôlée par ADP.  France 2 remarque qu’en 2013, Tank et Tank International n’ont pas de salariés et n’existent pas aux adresses indiquées. Ce ne sont que des boites aux lettres hébergées par TMF Group. ADP n’aurait monté que des coquilles vides à l’étranger pour payer moins d’impôts sur l’argent qui remonte de Turquie, soit plus de plus de 20 millions d’euros en 2013.   »Si aucune filiale n’existait entre ADP en France et TAV en Turquie, ADP payerai 15% de taxe sur les dividendes à Ankara. Mais dans le schéma mis en place, les dividendes passent d’abord par la société autrichienne. Et dans ce cas-là, le fisc turque ne prélève pas 15% de taxe sur les dividendes mais seulement 5% », explique les reporters de France 2.  Mais l’optimisation fiscale ne s’arrête pas là. ADP explique, en effet, que « la constitution d’un groupe de sociétés en Autriche et au Luxembourg (…) a été réalisé (…) aux seules fins de maximiser les dividendes rapatriés en France, ce qui a pour résultat de maximiser l’impôt payé en France par ADP ». Pourtant, le reportage montre dans les comptes des holdings n’apparait pas le mot dividende mais « prime d’émissions ». Ces primes d’émissions sont totalement exonérées d’impôts.  ADP précise que cela lui permet de régler un problème de trésorerie et que le groupe payera bien ses taxes en France l’année prochaine. Mais si entre-temps, la holding au Luxembourg vent ses titres dans TAV, la plus-value sera exonérée d’impôts au Luxembourg.

DSK Carlton : l’affaire pour amuser le peuple

DSK  Carlton : l’affaire pour amuser le peuple

 

Du pain et des jeux pour tenir le peuple en laisse, le pain manque alors il faut des jeux. Celui de la Saga DSK. Avec son procès du Carlton qui mobilise policiers, magistrats, médias, voyeurs et autres badauds. En fait tout cela pour rien si non pour combler l’ennui de quelques juges d’instruction dont les chefs disculpation sont inexistants pour ne pas dire surréalistes ; DSK n’est pas un saint, il ne revendique pas cette sainteté, il aurait pu s’éviter des frasques plus que critiquables. Pour autant l’accuser de proxénétisme aggravé en bande organisée relève la fantaisie la  plus pure voire de la fumisterie judicaire. Tout cela finira en eau de boudin et un événement effaçant une autre,  celui là, on oubliera. Ne subsisteront que les coté sulfureux qui amusent la galerie. Pendant ce temps des terroristes qui ont accaumlé Des condamnations sans faire de prison (ou seulement quelques mois) se baladent tranquillement et dans les banlieues. Normal, on manque de juges, de greffiers, de tout et surtout de discernement  Le procès pour l’affaire de proxénétisme dite du Carlton dans laquelle est poursuivi Dominique Strauss-Kahn s’est donc ouverte le 2 février à Lille. Treize personnes, dont l’ancien directeur du FMI, sont convoquées pour répondre de « proxénétisme aggravé en réunion » et une quatorzième pour « complicités d’escroqueries et d’abus de biens sociaux ». Il s’agit notamment de 3 dirigeants de l’hôtel de luxe lillois et de plusieurs compagnons de soirée de DSK. Le procès est programmé jusqu’au 27 février. L’ex-patron du Fonds monétaire international est présenté par les magistrats instructeurs comme le principal bénéficiaire et instigateur de soirées libertines qui se seraient tenues à Lille, Paris et Washington. Dominique Strauss-Kahn affirme ignorer que les participantes étaient des prostituées rémunérées. Terrassé au sommet de sa carrière politique par l’affaire du Sofitel de New York, l’ex-ministre socialiste va de nouveau devoir faire face à l’étalage en public de ses mœurs sexuelles. Le délit de proxénétisme aggravé en réunion a une définition juridique assez large, qui englobe bien au-delà du seul souteneur. Il est défini dans le code pénal par l’article 225-5 et les suivants, passible de 7 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende dans sa forme simple. Lorsqu’il est commis « par plusieurs personnes », la peine encourue est de 10 ans d’emprisonnement et de 1,5 million d’euros d’amende. Pour les législateurs, tombe sous le coup de la loi celui qui : aide, assiste ou protège la prostitution d’autrui ; en tire profit, en partage les produits ou reçoit les subsides d’une personne se livrant habituellement à la prostitution ; ou encore quelqu’un qui embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la prostitution, ou exerce sur elle une pression pour le faire. « Faire office d’intermédiaire entre deux personnes dont l’une se livre à la prostitution et l’autre exploite ou rémunère la prostitution d’autrui », est un cas assimilé au proxénétisme. La conviction des juges lillois est d’une part, que DSK ne pouvait ignorer que les filles qu’on lui présentait lors de parties fines étaient des prostituées rémunérées, au vu de leur attitude et de leur accoutrement ; d’autre part, que DSK était le « pivot central » ou encore le « roi de la fête » de ces soirées. En résumé, que sa venue entraînait le phénomène de prostitution. La ligne de défense de Dominique Strauss-Kahn a toujours été de dire qu’il ne savait pas que les jeunes femmes étaient rémunérées, et qu’il pensait assister à des soirées libertines.

Charlie Hebdo : les tueurs sont des « héros » pour l’Etat islamique

 

Charlie Hebdo : les tueurs sont   des « héros » pour l’Etat islamique

 

C’est bien la preuve de la dynamique criminelle qui est en route. Des individus tarés endoctrinés tuent pour obtenir une légitimité et une reconnaissance auprès de l’Etat  islamique et ce dernier leur confère le titre de héros pour encourager la diffusion de tels actes criminels. Un dynamique redoutable pour soutenir voire déclencher toutes les folies meurtrières d’individus asociaux, délinquants le plus souvent, bref un encouragement à tous les tarés au nom d’une religion néandertalienne.  Alors que les auteurs présumés de l’attentat contre Charlie Hebdo semblent s’être réclamés d’Al-Qaïda, l’organisation État islamique a estimé jeudi 8 janvier, sur sa radio, que les deux hommes étaient des « héros ». « Des héros djihadistes ont tué douze journalistes et blessé plus de dix autres travaillant dans le journal Charlie Hebdo et cela pour venger le prophète Mahomet« , a indiqué le bulletin de la radio al Bayane de l’EI, qui contrôle de larges pans de territoire en Irak et en Syrie. Douze personnes ont été tuées dans l’attaque contre Charlie Hebdo: huit collaborateurs de l’hebdomadaire satirique, dont cinq dessinateurs, un invité du journal, un agent d’entretien et deux policiers. La radio de l’EI rappelle que ce journal « n’a cessé de porter atteinte au prophète depuis 2003″, dans une allusion à la publication de caricatures de Mahomet. L’attaque n’a pas été revendiquée mais les agresseurs ont tiré en criant: « Nous avons vengé le prophète! » et « Allah akbar », selon un survivant. Deux frères djihadistes, Chérif et Saïd Kouachi, étaient activement recherchés jeudi dans le nord de la France. Le premier avait été condamné en 2008 pour participation à une filière d’envoi de combattants en Irak.

Terrorisme, crise économique : deux raisons pour l’union nationale

Terrorisme, crise économique : deux raisons pour l’union nationale

 

La cohésion est doublement menacée par la crise économique d’abord qui fragilise de plus en plus la cohésion sociale, d’autre part maintenant par le développement d’acte terrorisme qui risque de renforcer les risques d’éclatement de la société. Plusieurs responsables face à la situation économique ont déjà appelé à cette union nationale afin de concentrer  tous les efforts sur le redressement de la croissance et l’amélioration du chômage. La France ne peut en effet sans doute plus se permettre le luxe de divergences obsolètes et de discours irresponsables et démagogiques. Une exigence qui vient d’être renforcée par les attentats qui constituent  une véritable déclaration de  guerre de la part   de la mouvance islamique radicale. Toute exploitation politique des attentats donneraient raisons à ceux qui en sont les auteurs ou les instigateurs. Aux risques d’explosion sociale viendraient alors s’ajouter les risques d’éclatements de la société. Sans doute en l’état des rapports entre les forces républicaines, ce rassemblement peut paraître aujourd’hui utopique d’autant que les candidats potentiels pour 2017 sont pour la plupart prisonniers de logiques d’appareil. Pour autant le sursaut national devrait s’imposer face au double défi  évoqué. Les responsables politiques se grandiraient s’ils parvenaient à prendre une position à la hauteur des enjeux évoqués. On ne gagne pas une guerre économique et maintenant une guerre contre le terrorisme avec des troupes non seulement dispersées et opposées.

Le PS a besoin des écolos (Emmanuelle Cosse )…. pour quoi faire ?

Le PS a besoin des écolos (Emmanuelle Cosse )…. pour quoi faire ?

Visiblement les écolos souhaiteraient bien revenir au gouvernement après leurs déclarations d’allégeance aux propos environnementaux de Hollande. Des écolos au gouvernement, pourquoi pas mais pour quoi faire ? Une loi Duflos qui a contribué à déstabiliser un peu plus le secteur immobilier ? Pour donner des idées relatives à cette fameuse  conférence internationale qui se tiendra à Paris fin 2015. Il y a sans doute d’autres personnalités d’autres organisations que les écolos politisés pour nourrir le débat. En faut surtout parce que les écolos risquent de disparaitre de l’échiquier politique lors des départementales et régionales sans l’aide du PS. Les verts sont comme le PS, incompétents en matière d’économie il se recentre sur les questions sociales, plus consensuelles, plus difficiles à évaluer quant aux résultats. Hollande lui rêve d’une grande charte internationale à l’image de la charte sur les droits de ‘Lhomme, on peut penser que les écolos eux rêvent d’une grande taxe qui  à défaut de peser sur les équilibres environnementaux pourra peser sur les prélèvements obligatoires. Pour faire bref, on se demande vraiment pourquoi le PS aurait besoin des écolos !   »Les socialistes ont besoin des écologistes pour avancer », a pourtant  estimé Emmanuelle Cosse samedi 3 janvier. La secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts a évoqué la conférence climat, qui se déroule à Paris à la fin de l’année, et que François Hollande a déjà commencé à préparer. « Ce sommet est cher à tous ceux qui veulent   »La crise climatique a un impact sur l’économie, la sécurité », a rappelé Emmanuelle Cosse. Selon elle, « Fabius et Royal vont être très importants » pour cet événement, qui réunira des chefs d’État du monde entier du 30 novembre au 13 décembre. « Le gouvernement doit obtenir un engagement contraignant des participants« , demande la patronne des écologistes.   Interrogée sur une éventuelle participation de son parti dans l’équipe de Manuel Valls, elle répète que « lorsque Jean-Marc Ayrault est parti, les conditions n’étaient plus réunies ». Mais si « la question n’est pas si simple » désormais, « c’est toujours mieux quand il y a de l’écologie dans un gouvernement », plaide Emmanuelle Cosse, qui ne semble pas insensible aux récents appels du pied de l’exécutif envers son camp.

Pour la presse Taubira est disqualifiée

Pour la presse Taubira est disqualifiée

Les  éditorialistes tirent à boulets rouges sur la ministre de la Justice.  Titrant sur « le mensonge d’Etat », Le Figaro est le seul à demander son départ, joignant sa voix à la droite. Le directeur des rédactions du quotidien conservateur, Alexis Brézet, écrit que « dans une France qui serait à la hauteur des exigences que les Français placent en elle, la démission de la garde des Sceaux et celle du ministre de l’Intérieur auraient déjà été remises au président de la République – et acceptées ».  Pour Le Monde, à tout le moins, « la ministre de la justice est disqualifiée ». Et, ajoute Fabrice Rousselot dans Libération, « la faute politique de Christiane Taubira est évidemment du pain bénit pour l’UMP ».  Ciblant lui aussi la « faute » de la ministre, le quotidien communiste L’Humanité, sous la plume de Maurice Ulrich, tacle néanmoins l’UMP qui trouve là l’occasion « de se présenter de nouveau en robe de lin blanc, candide et innocente. C’est trop facile ».   »L’équipe Ayrault n’a pas su exploiter cette mine pour discréditer l’opposant. Pis, il s’est pris tout seul les pieds dans le mensonge », commente Cécile Cornudet dans Les Echos.  Conséquence, relevée par Hervé Cannet dans la Nouvelle République du Centre-Ouest : « De manière spectaculaire, les affaires ont donc changé de sens ».  Pour Jacques Camus (La Montagne/Centre-France), « jamais ne fut aussi criante l’absence de pilotage de l’exécutif sur un dossier sensible ».  Dans un tel contexte, l’avenir de Mme Taubira à la Chancellerie paraît compromis.   »Christiane Taubira n’est pas la secrétaire d’Etat’ en charge de notre divertissement. Elle est la ministre régalienne de la Justice. Elle doit avoir le sens des mots et la maîtrise de ses arguments », assène Jean-Pierre Tenoux dans l’Est républicain.   »Nous ne sommes pas aux Etats-Unis où le mensonge a jadis poussé un président vers la sortie. Mais, si Christiane Taubira a résisté à plusieurs +manif pour tous+, cette +manip pour tous+ pourrait bien sceller son sort Place Vendôme », estime Bruno Dive de Sud Ouest.   »En politique, les demi-mensonges ne font pas de demi-dégâts (…) Dans ces conditions, difficile de sauver le soldat Taubira », juge Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne.

 

PSA: division de la famille Peugeot pour l’ arrivée d’un chinois

PSA: division de la famille Peugeot pou arrivée d’un chinois  

Dans une lettre adressée à son cousin Robert, président de la holding familiale FFP, qui détient actuellement 25% de PSA, et dont les Echos daté du 30 janvier ont obtenu une copie,Thierry Peugeot , président du conseil de surveillance , de PSA  manifeste son hostilité à l’entrée du chinois Dongfeng et de l’Etat dans le capital du constructeur. Il y a deux semaines, le conseil de surveillance, dont Thierry Peugeot est d’ailleurs le président, a pourtant validé le schéma d’une augmentation de capital à laquelle prendrait part Dongfeng et l’Etat français. Cette option mettrait à peu près égalité ces derniers avec la famille Peugeot, chacun détenant autour de 14% du capital de la marque au Lion.  Au final la participation de la famille s’en trouverait donc diluée. Ce qui inquiète Thierry Peugeot. « Je considère que la famille Peugeot doit continuer à accompagner Peugeot SA et ne pas s’en désintéresser », écrit-il a son cousin, qui a lui soutenu le plan validé il y a deux semaines par le conseil de surveillance. « En outre, réduire autant que possible la dilution de la FFP au sein du capital de Peugeot SA est une mesure patrimonialement nécessaire pour bénéficier pleinement du redressement du Groupe qui sera amorcée par Carlos Tavares« , avance-t-il dans cette lettre datée du 27 janvier dernier. Thierry Peugeot assure, une nouvelle fois, que l’augmentation de capital que PSA peut se faire intégralement via le marché sans passer par les prises de participation de l’Etat et de Dongfeng. Et il affirme que « le marché a sanctionné lourdement lundi 20 janvier l’augmentation de capital réservée à la gouvernance à trois têtes qui en résulterait ». « Il est indispensable de tenir compte de ce signal sans remettre en cause notre relation industrielle et commerciale » avec Dongfeng, conclut-il.  Enfin, et non des moindres, ce document confirme que Carlos Tavares, actuellement numéro deux de PSA, pourrait prendre la place de Philippe Varin à la tête de la présidence du directoire, dès le 19 février, date à laquelle PSA publiera ses résultats annuels. Thierry Peugeot est, en effet « surpris » que Robert « a décidé de ne pas faire part de cette recommandation au Conseil de surveillance de PSA », alors qu’il a participé à une décision unanime en ce sens.

 

Retraites: efforts pour tout le monde ; en clair un recul du pouvoir d’achat

Retraites: efforts pour tout le monde ; en clair un recul du pouvoir d’achat

Payer plus, travailler plus longtemps et toucher moins, voilà qui résume le rapport Moreau. Un rapport qui par ailleurs sous-estime les besoins financiers. Il y aura d’autre réforme après celle-ci ! Le rapport Moreau sur les retraites en France, remis vendredi à Matignon et qui doit inspirer la réforme prévue « à la fin de l’été », propose de prolonger la durée de cotisation jusqu’à 44 ans, de mettre à contribution les retraités, les entreprises et ouvre le dossier politiquement explosif des pensions des fonctionnaires. Très attendu, ce rapport va servir de base à un projet de loi qui sera proposé « avant la fin de l’été », a annoncé le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault. Il a promis que les « efforts à faire » pour assurer la pérennité du système par répartition ne seraient pas « écrasants », mais « guidés par la continuité et la justice ».  La réforme se fera dans un esprit de « justice et d’efficacité », a renchéri le président François Hollande.  La concertation s’engagera à la conférence sociale des 20 et 21 juin.  Le déficit de l’ensemble des régimes de retraite a été estimé par le Conseil d’orientation des retraites (COR), en l’absence de mesures, à 20 milliards d’euros en 2020, dont 5 milliards pour le régime général (3,5 milliards actuellement).  Mais, tenant compte de la poursuite de la crise, la Commission d’experts présidée par la haut-fonctionnaire Yannick Moreau a réévalué à 7 milliards ce déficit prévisionnel du régime général des retraites (70% des salariés).  Ce sont donc 7 milliards d’économies qu’il faut trouver, étant entendu que les régimes complémentaires Agirc-Arrco vont continuer de prendre leurs mesures propres et que l’Etat va continuer à renflouer les régimes des fonctionnaires et des entreprises publiques, a expliqué Mme Moreau aux journalistes.  Pour tous les salariés, privé et public, la Commission suggère « une accélération des durées d’assurance » pour obtenir une retraite à taux plein.  Alors que les salariés nés en 1955 et 1956 doivent cotiser 41,5 ans, le rapport suggère de faire cotiser 43 ans ceux nés à partir de 1962 et 44 ans ceux nés à partir de 1966. Si l’on avait simplement suivi le rythme d’allongement de la réforme Fillon de 2003, les 44 ans n’auraient concerné que la génération 1989.  En revanche, la Commission juge « peu opportun » de reculer encore les bornes d’âge, déplacées en 2010, de 60 à 62 ans pour l’âge légal de départ et de 65 à 67 ans pour le taux plein même si la durée de cotisation n’est pas atteinte. Cet allongement est réclamé par la droite et le Medef.  Le rapport propose aussi d’agir sur le niveau des pensions actuelles et à venir.  Pour les retraités, la Commission prévoit « une sous-indexation exceptionnelle à titre transitoire » des pensions, à l’image de ce qui a été fait pour les retraites complémentaires mais recommande d’épargner les petites retraites.  Elle innove aussi en proposant de modifier « l’indexation des salaires portés au compte » pour les futures pensions: il s’agirait de diminuer légèrement le montant des salaires des actifs qui compteront pour la retraite, d’un montant de 1,2 point, pendant les années 2014 à 2016.  Elle plaide aussi pour un comité de pilotage dès 2015 pour tenir compte de la situation économique et démographique.  Pour les actuels retraités, qui sont imposables, les experts suggèrent d’aligner le taux de CSG sur celui des actifs, en le faisant passer de 6,6% à 7,5%, de baisser l’abattement fiscal de 10% dont ils bénéficient comme les actifs au titre des frais professionnels en le portant à 7, 5 ou 3%.  Pour les majorations de pensions (10%) accordées aux ménages ayant élevé trois enfants ou plus, il est suggéré de les fiscaliser.  Les entreprises sont également sollicitées via une hausse de 0,1 point par an pendant 4 ans et à parts égales des cotisations retraite des employeurs et des salariés pour les salaires au-dessus du plafond de la Sécurité sociale (un peu plus de 3.000 euros nets).  Sur les fonctionnaires, le rapport suggère de faire calculer leurs pensions non plus sur les salaires des six derniers mois mais sur une période allant de 3 à 10 ans, avec une intégration partielle des primes. Mais il prend soin de souligner que globalement les différences ne sont pas si grandes entre le public et le privé.  La Commission s’est peu attardée sur les régimes spéciaux (SNCF, EDF, RATP etc). Mais Mme Moreau a souligné qu’un nouvel allongement de la durée de cotisation rendrait leurs âges de départ légaux de plus en plus « théoriques » si ces salariés veulent une retraite pleine.  Les syndicats ont très vite lancé des avertissements au gouvernement, la CGT rappelant notamment sa capacité à mobiliser, comme cette semaine dans les transports.  FO a jugé les propositions « écrasantes et inacceptables ».  La CFDT s’est néanmoins prononcée contre un changement du mode de calcul des pensions des fonctionnaires et réclame « une réforme de fond, pour aller vers un système plus juste et plus lisible ».  Côté opposition politique, Jean-François Copé, président de l’UMP, a affirmé que le rapport Moreau était « une invitation au courage, à la justice sociale et à refuser tout clientélisme électoral ».  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s’est lui « dit « très en colère », « à ne rien reprendre » de ce document qui, selon lui, « utilise les mêmes arguments, exactement la même recette que celle employée pour la réforme de 2010 par Nicolas Sarkozy

 




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