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Les taux négatifs : les économistes dans le potage !

Les taux négatifs : les économistes dans le potage !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont dans le potage vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaibli t aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt, bien au contraire elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

La France insoumise dans le potage parlementaire

La France insoumise dans le potage parlementaire

 

On ne peut pas dire que les insoumis ont vraiment réussi à faire leur place à l’assemblée nationale en dehors de quelques coups de gueule. Leurs cinq dernières propositions notamment sur le burn-out à l’assemblée ont été balayées autant pour des questions de forme que de fond (alors qu’il y avait par exemple sur le CETA matières à s’interroger). Certains comme François Rufin s’interrogent  sur l’efficacité du parti de Mélenchon voire même ses chances de rééditer ses succès électoraux lors des européennes. Plusieurs facteurs explicatifs à cette relative inefficacité au Parlement mais plus généralement dans l’opinion publique. Première observation les insoumis rassemblent des révolutionnaires communistes dont le projet reflète une vision relativement obsolète de la société. Pratiquement aucun pays ne se réfère explicitement à la doctrine communiste qui se caractérise par la condamnation radicale capitalisme et de l’impérialisme et l’étatisation. Même les chinois pratiquent un communisme très libéral sur le plan économique ; quant au Venezuela, souvent l’exemple des insoumis, il cumule dictature et misères.  Le communisme en tant que tel ne peut être ni un outil d’analyse et encore moins  un projet de société. Enfin la radicalité des positions des insoumis s’accommode mal d’une analyse apaisée de phénomènes très complexes société en pleine évolution. D’une certaine manière, les insoumis refusent la complexité pour tomber dans le simplisme. Bref les insoumis manquent de nuances et de compétences aussi. Ils sont plus proches dans leur pratique et dans leur idéologie d’un syndicat comme sud que d’une organisation politique moderne. D’une certaine façon,  les insoumis sont le pendant du front national, un pendant cependant de gauche même si sur certains aspects notamment le nationalisme les deux organisations se rejoignent tout en se détestant ; En fait les insoumis sont essentiellement une organisation politique de protestation, de témoignages et de dénonciation ils ne peuvent ni ne veulent être un parti de gouvernement. Ce mouvement se caractérise par une grande incompétence du fait notamment de la sociologie de ses responsables pratiquement tous anciens fonctionnaires et qui évidemment ont des relations assez approximatives avec les réalités économiques et sociales du privé. Pour parler clair, les insoumis sont surtout des gauchistes qui privilégient la radicalité à la pertinence. Du coup,  ils sont rejetés par les institutions classiques comme le Parlement mais tout autant par les médias par contre il bénéficie d’un soutien d’estime de l’opinion pour révéler certaines injustices. Mais  faute de crédibilité,  Ils sont incapables de dégager des majorités tant dans la rue que dans les institutions comme le Parlement. Il faut dire que leur verbiage simpliste et radical ne peut convaincre que des corporatistes, des nationalistes ou des naïfs.

La BCE dans le potage

La BCE  dans le potage

 

 

« Le compte rendu des minutes de la dernière réunion de la banque centrale européenne met en lumière la difficulté de la BCE à communiquer sur une amélioration de la situation économique, tout en limitant le resserrement des conditions financières sur les marchés, et notamment l’euro », observe Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management. La BCE paraît particulièrement inquiète de la hausse de l’euro jusqu’à 11% depuis le début de l’année par rapport au dollar américain et de 4,8% en moyenne vis-à-vis des principales monnaies de la planète. Ces craintes, les 25 gouverneurs de la BCE les ont manifestées sans ambages le 20 juillet dernier au cours de leur conseil qui se tient toutes les six semaines et dont le compte rendu a été publié ce jeudi 17 août. Comme aux États-Unis, la question se pose cependant de la poursuite de la politique accommodante pour favoriser la reprise. Or cette reprise est encore timide et un relèvement des taux serait susceptible de la tuer. Du coup,  la BCE pourrait bien faire comme la Fed, c’est-à-dire ne rien décider en 2017 concernant ces taux. La banque centrale européenne s’inquiète aussi, comme la Fed, de la faiblesse de l’inflation. Faiblesse de l’inflation qui serait responsable du manque de dynamisme de la croissance et notamment de la consommation. Un raisonnement fort discutable car une forte progression de l’inflation viendrait amputer le pouvoir d’achat dont la consommation et la croissance. Au contraire,  le haut niveau de l’euro augmente mécaniquement le pouvoir d’achat même s’il peut affecter la compétitivité des exportations. Une baisse de compétitivité là aussi à relativiser car la baisse des intrants (matières premières notamment) découle de la hausse de l’euro. De toute manière il est probable que la BCE ne prendra pas de mesures inconsidérées et brutales et qu’elle s’inspirera des orientations prises par la Fed mais aussi par la banque du Japon qui elle poursuit une politique particulièrement accommodant qui favorise une nette reprise de la croissance.

Les Républicains en plein potage

Les Républicains en plein potage

 

Faute de deux programmes mobilisateurs (on a juste raboté les orientations Fillon), les Républicains se limitent essentiellement à la critique de Macron et de son gouvernement comme si déjà on s’était résigné à un statut d’opposition.  Des attaques essentiellement personnelles qui tombent un peu à plat et masquent mal le vide existentiel des Républicains. « Edouard Philippe, il va être dans une position, humainement, extrêmement difficile à moins d’avoir une dose de cynisme absolu », a commenté Eric Woerth dans le cadre du « Grand Rendez-vous » Les Echos-CNEWS-Europe 1. « Il va aller faire campagne contre tous les candidats qu’il a désignés lui-même au sein de la Commission nationale d’investiture des Républicains et du Centre », a-t-il rappelé. « Il a balayé ça d’un revers de main en disant, ‘Tous ces candidats-là, je me battrai contre eux’. Ce sont ses propres amis, au meilleur sens du terme, politiques, amis de conviction, d’idées, de combat politique. Comment peut-on faire ça humainement? Comment peut-on avoir ce degré de cynisme? » Alors que François Baroin avait critiqué samedi « une addition de reniements » à l’évocation des ministres de droite, Eric Woerth a concédé à la décharge d’Edouard Philippe que « c’est très difficile de refuser Matignon ». « Il faut éteindre ses ambitions personnelles pour essayer de regarder quel est le collectif qui derrière peut être plus puissant », a-t-il dit. « Je pense (…) que politiquement il se fourvoie, qu’il se trompe. » Eric Woerth, très sévère, a souligné la position intenable, selon lui, d’Edouard Philippe et de Bruno Le Maire qui seront chargés de l’application de la hausse de 1,7 point de CSG proposée dans le programme d’Emmanuel Macron. Eric Woerth, responsable du programme LR-UDI, a insisté sur la nécessité d’une alternance claire face à un « immobilisme scintillant ».

Macron, « de la soupe tiède » (Fillon)… et lui, du potage mafieux ?

Macron, « de la soupe tiède » (Fillon)… et lui ,  du potage mafieux ?

 

 

La campagne descend dans le caniveau avec les invectives dont est victime  Macron « l’évangéliste au programme qui ressemble à de la soupe tiède » d’après Fillon. L’argument est lui des faibles quand ils n’ont plus rien  de pertinent à objecter. Dans la même veine on pourrait se demander si le programme de Fillon ne ressemble pas à du potage mafieux si l’on entend par mafia « Groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts par toutes sortes de moyens : c’est sans doute le cas pour Fillon qui a tenté de soutenir les intérêts des les assureurs après avoir été rémunéré par AXA ou encore quand il a décerné la suprême décoration de la Légion d’honneur (la grand-croix) à un ami milliardaire qui a ensuite offert un emploi fictif à Pénélope Avant cela, il a surtout effectué une attaque en règle de ses concurrents. Emmanuel Macron, son concurrent direct pour une qualification au second tour de la présidentielle, a été sa principale cible. « Il réussit l’exploit de faire pire que François Hollande », a-t-il ainsi lâché avant de lancer : « Le cadrage financier d’Emmanuel Macron se fonde sur un diagnostic faux. » Le projet de Macron, « c’est de la soupe tiède » que « François Hollande aurait pu signer », a encore asséné le candidat de la droite. Et sur les affaires? Rien ou presque.

 

Assurance-maladie : Fillon dans le potage

Assurance-maladie : Fillon dans le potage

 

Avec ses propositions à l’emporte-pièce concernant l’assurance maladie Fillon suscite de nombreuses réactions critiques. Sa proposition qui vise à ne couvrir par la sécurité sociale que les pathologies lourdes -le reste incombant aux mutuelles et assurances- suscité de nombreuses protestations. Du coup le candidat de la droite  a d’abord adouci son orientation en indiquant que les plus défavorisés seraient entièrement couverts par la sécurité sociale. Désormais il ajoute aussi les personnes âgées. On conviendra aisément que les risques pour les personnes âgées sont évidemment plus importants que pour les personnes plus jeunes. Cependant cette proposition n’a aucun sens sur le plan social car certaines personnes âgées ont les moyens de payer eux-mêmes leurs soins mais pas d’autres. On sent bien que la proposition de Fillon pour assainir les comptes de l’assurance maladie est assez approximative. Certes il ne s’agit pas de nier l’ampleur des questions financières à gérer. La dette totale de la sécu se monte à 162,4 milliards d’euros, fin 2015. Selon le gouvernement, elle a baissé de 900 millions en 2015. La tendance devrait se poursuivre en 2016. Non pas que les déficits qui alimentent la dette sociale ont disparu. Mais ils sont devenus inférieurs, l’année dernière et cette année, aux recettes affectées au remboursement de ladite dette et générées par les prélèvements sociaux (principalement la CSG et la CRDS, contribution au remboursement de la dette sociale). Une dette toutefois qui  ne représente qu’à peine un dixième de cet ensemble, qui s’élève au total à 2.103 milliards d’euros tout compris (État, collectivités locales et sécurité sociale). Le déficit annuel n’est pas négligeable bien qu’en réduction il sera au tour de 4 milliards pour l’ensemble de la sécu  (dont 400 millions pour l’assurance-maladie), des chiffres importants mais à relativiser et à mettre en rapport avec un budget total de leurs deux 500 milliards. Des économies sont cependant indispensables mais elles doivent être opérées de manière fine et pertinente notamment pour éliminer des dépenses vraiment superflues (deux  exemples : le nombre de cures thermales dont certaines relèvent du tourisme ou certaines chirurgies esthétiques).

Politique monétaire : la BCE dans le potage

Politique monétaire : la BCE dans le potage

 

Si l’on s’en tient à sa dernière déclaration du chef économiste,  la BCE est un peu dans le potage quant à l’orientation à donner à a politique monétaire.

« Il faut être attentif à la possibilité d’effets secondaires défavorables de par un environnement de taux d’intérêt bas et la prendre en compte dans l’étalonnage des outils de notre politique monétaire de façon à préserver le degré très significatif de soutien monétaire », a-t-il déclaré, lors d’une manifestation à New York.

En clair on commence à s’interroger sur l’efficacité de la politique monétaire incapable de soutenir l’inflation et de relancer la croissance. En effet la politique des taux bas constitue un frein à l’évolution des prix mais aussi des salaires sur lesquels on compte pourtant pour relancer les demandes intérieures. En fait on mesure bien toute les limites voir les contradictions d’une politique monétaire qui ne peut à elle seule redynamiser l’activité. En attendant le programme de rachat d’actifs va continuer à peu près dans les mêmes proportions (environ 80 milliards par mois) mais là aussi on s’interroge sur la pertinence de ces rachats. Notons que la banque centrale a récemment resserré les conditions de rachat de certaines obligations. Le Conseil des gouverneurs a observé que l’inflation sous-jacente, de laquelle on retranche les éléments les plus volatils comme l’énergie et qui est parfois considérée comme un meilleur étalon de la santé de l’économie, « ne montrait toujours pas de signe convaincant d’une accélération soutenue ». Les risques baissiers pour la croissance et l’inflation ont été une nouvelle fois mis en exergue, en particulier la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne (UE), et certains responsables ont noté que les prévisions avaient été par trop optimistes par le passé. Dans ce contexte, les responsables de la BCE ont réaffirmé leur volonté d’amener l’inflation vers l’objectif d’un petit peu moins de 2% « sans retard indû » et « en employant tous les outils ». Le président Mario Draghi avait dit, après la réunion de septembre, que la banque centrale étudierait les moyens d’assurer la poursuite harmonieuse des rachats d’actifs. Un discours relativement flou qui témoigne des interrogations de la politique monétaire.

(Avec Reuters)

Taux : La Fed dans le potage

Taux : La Fed dans le potage

 

La dernière déclaration de la présidente de la Fed n’est guère éclairante sur l’évolution des taux américains. « Etant donné les risques pesant sur les perspectives, je considère qu’il est approprié pour le Comité (de politique monétaire de la Fed) d’agir prudemment dans l’ajustement de sa politique », a-t-elle ajouté. « L’impact général pour l’économie américaine des développements sur les marchés mondiaux depuis le début de l’année sera très vraisemblablement limité », a encore dit Janet Yellen. Traduction le tassement économique mondial aura sans doute des conséquences aussi sur les États-Unis mais il convient de les minimiser. La politique de relèvement des taux n’est pas remise en cause mais dans le contexte elle n’est plus vraiment d’actualité. Une déclaration qui dit tout et son contraire. Les risques pesant sur l’économie mondiale ne devraient pas avoir d’impact profond sur l’économie des Etats-Unis mais il demeure approprié pour la Réserve fédérale de procéder « prudemment » dans le resserrement de sa politique monétaire, a donc déclaré mardi la présidente de la banque centrale américaine. « Les développements à l’étranger signifient qu’il nous faudra certainement, pour atteindre nos objectifs en matière d’emploi et d’inflation, suivre une trajectoire un peu plus basse pour le taux des fonds fédéraux que ce que nous avions anticipé en décembre », a dit Janet Yellen devant l’Economic Club de New York. La Fed a relevé ses taux en décembre dernier, pour la première fois depuis près de 10 ans, et les marchés s’interrogent depuis sur le nombre de hausses à venir cette année et sur le calendrier qu’adoptera la Réserve fédérale. Omer Esiner, analyste de marchés chez Commonwealth Foreign Exchange, note que le ton prudent de Yellen « n’est pas une surprise en lui-même mais est un peu surprenant par rapport au choeur des orateurs de la Fed la semaine dernière. »

La BCE dans le potage

La BCE dans le potage

 

Dans une lettre à un député européen datée du 1er mars Mario Brady président de la BCE sollicite le concept de forward guidance ; il est de bon ton dans certains milieux économiques d’utiliser des concepts plus ou moins abscons pour masquer l’impuissance des banques centrales. En clair il s’agit d’influencer l’orientation des marchés par le discours pour compenser l’insuffisance d’efficacité des politiques monétaires « La revue doit être considérée dans le contexte d’une augmentation des risques baissiers sur les prévisions antérieures, sur fond d’incertitude accrue au sujet des perspectives de croissance des économies émergentes, de volatilité des marchés financiers et de matières premières et de risques géopolitiques », a écrit Mario Draghi, dans une lettre à un député européen datée du 1er mars. Une déclaration qui vise aussi à diminuer les contradictions internes de la BCE et notamment à tenter de neutraliser l’opposition de l’Allemagne vis-à-vis de la politique accommodante de la banque européenne. Pour cela Mario Draghi évoque en creux les risques déflationnistes. Des risques qui apparaissent à travers les indices économiques notamment de février. .  En effet Pour le troisième mois consécutif, l’indice de confiance économique se dégrade, après avoir atteint un plus haut depuis quatre ans en novembre. Les chiffres de la Commission européenne rapportent par ailleurs que l’indice mesurant le climat des affaires a nettement fléchi. L’essoufflement de la croissance mondiale et les turbulences sur les marchés boursiers continuent d’affecter la confiance des acteurs économiques. En février, l’indice de confiance dit ESI (pour « Economic sentiment indicator ») poursuit son repli dans la zone euro, selon des chiffres publiés par la Commission européenne vendredi 26 février. Ainsi, l’indice s’est replié à 103,8 points, contre 105,1 points en janvier. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse depuis le pic de 106,1 points atteint en novembre, le plus haut niveau de l’indice en quatre ans, alors que les données avaient été en majorité compilées avant les attentats de Paris. Si l’on considère l’ensemble de l’Union Européenne, l’indice a reculé en février à 105,2 points contre 106,7 points en janvier, une baisse (-1,5) encore un peu plus marquée que dans la zone euro. La baisse de confiance est particulièrement marquée aux Pays-Bas (-2 points par rapport à janvier) et en Italie (-1,4 point). L’ampleur du recul est moindre en Allemagne (-0,6 point), en France (-0,5) et en Espagne (-0,5). Les chiffres de la Commission rapportent par ailleurs que l’indice mesurant le climat des affaires a nettement fléchi, à 0,07 contre 0,29 en décembre et 0,28 attendu. Dans l’industrie, le sentiment a décliné à -4,4 contre -3,1 et dans les services, il a fléchi à 10,6 contre 11,5. Le sentiment des consommateurs recule à -8,8 contre -6,3. Parmi les pays de l’UE non membres de l’euro, la Pologne échappe au sentiment pessimiste, avec un indice globalement stable (+0,2 point). Toutefois, le Royaume-Uni voit son indice de confiance nettement reculer (-1,6). Face à cette dégradation le président de la banque centrale européenne tente don de rassurer : « Le Conseil des gouverneurs dispose de toute une panoplie d’instruments pour réagir, si nécessaire, et il n’y a aucune limite au déploiement de ces instruments dans le cadre de notre mandat pour atteindre notre objectif d’une inflation inférieure à mais proche de 2% à moyen terme », poursuit Mario Draghi. Il semble acquis aux yeux des économistes que la BCE abaissera encore son taux de dépôt, de 10 points de base, à -0,4% le 10 mars mais les observateurs sont partagés sur les autres mesures possibles.

Taux : La Fed dans le potage

Taux : La Fed dans le potage

 

Les contradictions succèdent aux contradictions quand au  relèvement possible des taux par la Fed. Certains au sein de la Fed militent toujours pour plusieurs  relèvements au cours de l’année 2016. D’autres au contraire estiment qu’il faudra s’en tenir aux seuls relèvements opérés en décembre 2015. Les opérateurs financiers eux-mêmes ne savent plus à quel saint se vouer quant à un resserrement possible de la politique monétaire. L’enquête mensuelle de la Fed de New York, effectuée avant la réunion monétaire de fin janvier qui s’était soldée par un statu quo sans surprise, montre que 75% des SVT s’attendent à ce que la prochaine modification des taux soit à la hausse, la moitié d’entre eux tablant sur un resserrement dès la prochaine réunion monétaire en mars. Une enquête largement contredite par l’attitude des opérateurs qui anticipent de plus en plus les déclarations de la Fed. De ce point de vue, Le concept de  forward guidance semble de plus en plus inopérant dans la mesure où les opérateurs anticipent les évolutions bien avant les déclarations de la Fed. Des déclarations qui sont donc en retard par rapport à l’évolution des marchés. En outre les orientations de la Fed sont loin d’être claires ;  officiellement il faudrait s’attendre à quatre relèvements de taux en 2016, en réalité compte tenu de la dégradation de l’économie mondiale qui touche maintenant la croissance des États-Unis il n’est pas même certains que la Fed en décide un cours de l’année. Le décalage croissant entre l’évolution prévisible des taux d’intérêt telle que la perçoit la Réserve fédérale américaine et les anticipations des marchés financiers risque, s’il perdure, de saper la crédibilité de l’institution. En dépit de la chute des anticipations d’inflation et des turbulences sur les marchés liées aux craintes pour la croissance, la Fed, faute d’avoir modifié son message, reste calée sur un scénario incluant plusieurs hausses de taux cette année.  Leur nombre reste flou et les investisseurs comme les économistes n’ont qu’un instrument à leur disposition pour tenter de s’en faire une idée: un graphique dans le « Résumé des prévisions économiques » de la Fed surnommé le « dot plot » et qui rassemble les projections du niveau futur des taux de chacun des membres du FOMC (Federal Open Market Committe), le comité de politique monétaire.  La présidente de la banque centrale, Janet Yellen, et le patron de la Fed de New York, William Dudley, ont laissé entendre la semaine dernière que des hausses de taux restaient au programme, en évoquant la tendance de fond solide de la conjoncture économique aux Etats-Unis. Ni l’une ni l’autre n’ont fait directement référence au « dot plot », qui envisage quatre relèvements de taux cette année, alors que le marché estime désormais à un tiers la probabilité d’une hausse unique d’ici fin décembre.

 

Déchéance de nationalité : les bobos dans le potage

Déchéance de nationalité : les bobos dans le potage

 

Juristes, libertaires jusqu’au-boutistes et gauchistes critiques critiquent  avec vigueur le projet de déchéance de nationalité ;  un projet qui prévoit de déchoir de leur nationalité les binationaux nés Français reconnus coupables d’actes de terrorisme. Une mesure saluée à droite mais critiquée par les bobos de gauche. En réalité cette mesure existe déjà dans le code civil article 23 -7 depuis  1938 et les ordonnances de 45 du général De Gaulle. Le principe n’est donc pas nouveau. Ce qu’il l’est,  c’est le contexte de terrorisme actuel avec des centaines voire des milliers de candidats potentiels pour des attentats dans les lieux publics en France. Officiellement il y a environ 1000 djihadistes  français partis en Irak et en Syrie, 250 sont revenus. Des chiffres évidemment très approximatifs qui ne prennent pas en compte ceux qui n’ont pas été repérés comme djihadistes. Pour certains,  la mesure serait discriminatoire en faisant un distinguo entre les binationaux et les nationaux. Force cependant est de constater que dans presque tous les cas ce sont des binationaux qui sont impliqués dans les actes de terrorisme envisagés ou commis en France. Contrairement à ce qu’affirment  les bobos et même le premier ministre Manuel Valls la mesure n’est pas seulement symbolique puisque des centaines et des centaines de personnes pourraient faire l’objet de la déchéance envisagée. Si symbolisme il y a c’est pour signifier aussi à tous ceux qui sont tentés par le radicalisme, l’intégrisme, le repli communautaire que la nationalité française implique une adhésion totale aux droits et valeurs qui fondent la cohésion de  la république. De ce point de vue, ce rappel à  l’ordre  n’est pas inutile auprès de ceux qui chaque jour sapent  les fondements de la république et de la nation en instaurant des zones de non-droit et  mettent  en cause libertés individuelles et collectives. Il est clair que les bobos de ce point de vue sont pris à contre-pied car la population approuve à près de 95 % cette disposition. Pas étonnant, une grande partie de  cette population est souvent impliquée dans les conséquences du refus objectif des valeurs de la société française. D’une certaine manière on retrouve à travers cette question sociétale le même clivage qu’on trouve en matière économique quand par exemple des salariés sont prêts à remettre en cause les 35 heures pour sauver les emplois alors que les bobos de gauche soutiennent envers et contre tout cette orientation mortifère pour l’économie voir même en rajoutent en réclamant 32 heures. Manuel Valls a donc confirmé à l’issue du conseil des ministres que ces deux mesures annoncées par François Hollande devant le Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris, figureraient bien dans le « projet de loi constitutionnelle sur la protection de la Nation ».

Relèvement des taux : la Fed dans le potage

Relèvement des taux : la Fed dans le potage

Depuis déjà des mois la Fed ne cesse d’entretenir un climat d’incertitude à propos du relèvement des taux. Pour résumer sa position, ce relèvement se justifie par la situation économique et le redressement de l’emploi toutefois la date reste à préciser compte tenu de la prise en compte de la situation internationale. La vérité c’est que la Fed patauge. Il faut dire que si l’activité économique est encore solide même si  la croissance s’est quand même tassée dernièrement. En outre un relèvement des taux favoriserait de nouvelles remontées du dollar qui handicaperaenit les exportations américaines. Enfin et surtout la hausse des taux américains risquerait de provoquer un phénomène de contagion qui pourrait peser de manière négative sur l’activité mondiale. Dans un échange de lettres avec l’avocat spécialiste du droit du consommateur Ralph Nader, la présidente de la Réserve fédérale prône donc une approche prudente pour ce qui est d’un relèvement des taux directeurs américains. Dans sa lettre adressée à Ralph Nader et également à « M. (Guy) Vidal », Janet Yellen confirme sa position suivant laquelle la Fed ne doit relever les taux d’intérêt que progressivement. « Une hausse excessivement énergique des taux (…) entraverait la croissance économique, nécessitant un retour durable à des taux d’intérêt bas », écrit-elle. Le compte rendu de la réunion de politique monétaire des 27 et 28 octobre publié la semaine passée montre qu’un noyau dur de responsables de la banque centrale s’est rallié au scénario d’une hausse des taux en décembre mais les banquiers centraux ont aussi discuté du potentiel à long terme de l’économie américaine qui pourrait avoir baissé durablement.

Relèvement des taux : la FED dans le potage !

Relèvement des taux : la FED dans le potage !

 

Pour résumer la position de la FED  concernant les taux, « c’es j’y vais j’y vais pas ? » Depuis des mois en effet la Fed ne cesse d’affirmer que l’environnement est désormais favorable à un relèvement des taux aux États-Unis. Pour cela la banque centrale s’appuie sur les chiffres d’une solide croissance et de la nette reprise de l’emploi. Toutefois les chiffres de la croissance du troisième trimestre n’ont pas été à la hauteur par ailleurs les Américains sont bien conscients que la dégradation de l’environnement économique international a nécessairement des effets négatifs y compris aux États-Unis. Le risque majeur c’est qu’un relèvement des taux aux États-Unis favorise un mouvement de contagion qui alors contribuerait à faire encore davantage plonger l’activité économique mondiale. D’où cette valse-hésitation de la FED  quant à la date du relèvement des taux. Cette fois c’est le président de la Fed de New York qu’il exprime- La Réserve fédérale américaine devrait « bientôt » être prête à relever ses taux d’intérêt, les banquiers centraux étant de plus en plus fermement convaincus que l’inflation repartira à la hausse et que l’emploi restera stable, a déclaré vendredi le président de la Fed de New York, William Dudley. « Nous espérons que sous peu nous serons raisonnablement confiants dans le fait que l’inflation rebondira vers son objectif de 2% », a-t-il dit à l’université Hofstra, ajoutant qu’il était « très logique » de s’attendre à ce que les conditions de la Fed en matière d’inflation et d’emploi soient « bientôt » remplies, permettant ainsi aux responsables monétaires de « commencer à penser à relever les taux d’intérêt à court terme ». »Je ne peux pas vous dire quand nous le ferons car cela dépendra des indicateurs », a ajouté le président de la Fed de New York, proche de la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, et qui bénéficie d’un droit de vote permanent au comité de politique monétaire (FOMC). « Il nous reste un mois jusqu’à la prochaine réunion du FOMC et je propose d’attendre de voir ce que les indicateurs nous réservent dans les quatre semaines à venir. »

Crise migratoire : l’Europe dans le potage !

Crise migratoire : l’Europe dans le potage !

Changement de ton à Bruxelles. Après avoir déclaré qu’il fallait largement ouvrir les portes aux réfugiés, l’Europe se rend compte que ces propositions sont en contradiction avec la réalité. On s’était difficilement mis d’accord sur des quotas qui imposent à chaque pays d’accueillir une partie des 120 000 migrants alors qu’on en attend environ 1 million cette année Du coup on passe de l’humanisme béat aux mesures de restriction. Il s’agit en fait de  renforcer les contrôles aux frontières, de dissuader l’immigration clandestine et de renvoyer les migrants chez eux. Les chefs d’Etat et de gouvernement européens tenteront jeudi de donner une nouvelle orientation à leur politique commune face à l’afflux de réfugiés sur le continent, en mettant l’accent sur le renforcement des frontières, l’accélération des retours de migrants irréguliers et la coopération avec la Turquie.  Le sommet de Bruxelles devrait être moins tendu que celui du mois dernier, lorsque les Vingt-Huit s’étaient déchirés sur l’instauration d’un mécanisme de répartition obligatoire des réfugiés arrivés dans des pays comme l’Italie et la Grèce. Le Conseil européen devrait ainsi relancer à Bruxelles les discussions sur la mise en place d’un corps de garde-frontières pour protéger l’espace Schengen, et examiner un renforcement du mandat de l’agence Frontex, chargée de la coordination de la surveillance des frontières extérieures de l’Union. L’objectif sera notamment de l’autoriser à effectuer de sa propre initiative des reconduites à la frontière.  Il faut une « réponse qui soit à la fois conforme à nos principes, c’est-à-dire ceux du droit d’asile, mais qui mette aussi en avant la crédibilité de la réponse européenne en matière de contrôle des frontières extérieures communes », a déclaré avec uen belle langue de bois  mercredi devant l’Assemblée nationale le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Harlem Désir.  Une harmonisation des systèmes d’asile au niveau européen, demandée par Paris et Berlin, ne sera toutefois pas à l’ordre du jour, la réunion devant traiter uniquement des solutions à apporter en urgence à la crise.

Les Bourses mondiales dans le potage

Les Bourses mondiales dans le potage

Pas facile de voir clair dans les évolutions futures des bourses mondiales d’autant que les analyses des experts sont relativement contradictoires. En attendant les cours jouent au yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. Certains estiment désormais que les cours sont actuellement sous-estimés car pour eux en dépit d’un tassement la solidité de la croissance n’est pas en cause. Pour d’autres au contraire la chute va continuer précisément parce que l’activité mondiale est largement fragilisée par le net tassement de la croissance mondiale et la croissance molle dans laquelle s’englue l’Europe. D’autres enfin s’inquiètent du flou des déclarations de la présidente de la Fed qui un jour annonce un relèvement des taux, le lendemain la repousse à plus tard. Un relèvement des taux qui serait très contagieux et viendrait peser négativement sur l’activité notamment de l’Europe encore en convalescence. On connaît donc des chutes vertigineuses (jusqu’à – 8 % en séance le 24 août à Paris), des rebonds spectaculaires (plus de 7 % en une seule journée sans raison très claire à Tokyo)… Depuis quelques semaines, les investisseurs assistent, pétrifiés, à un retour en force de la volatilité sur le marché. À Paris, presque chaque semaine, le CAC 40 s’offre une séance noire, avec des reculs de plus de 3 %, et des regains d’optimisme tout aussi spectaculaires dans la foulée. Il faut bien convenir que la Fed a jeté dans l’expectative nombre d’investisseurs. Jusque-là laFED  avait considéré que le relèvement des taux n’interviendrait que leur du redressement de l’emploi d’une part et de l’activité d’autre part aux États-Unis. Ce qui est fait désormais puisque l’amélioration est nette dans les deux domaines avec notamment une croissance sur une tendance annuelle supérieure à 3 %. Mais la Fed a changé son fusil d’épaule et en même temps d’indicateurs pour modifier sa politique monétaire. Elle prend en compte désormais les inquiétudes sur l’évolution de la croissance mondiale et notamment sur celle de la Chine. Il faut aussi intégrer le fait que nombreux de banques qui jouaient le rôle d’arbitre manquent aussi de liquidités en dépit de politiques accommodantes des banques centrales. Cela en raison des nouveaux critères qui imposent le renforcement des fonds propres des banques à fin de mieux prendre en compte les risques. La vérité c’est que personne ne peut dire qu’elle sera la tendance de la croissance mondiale. D’autre part que l’action des banques centrales a sans doute atteint leurs limites puisque notamment elles  ne disposent  plus de marges de manœuvre sur l’évolution des taux d’intérêt à la baisse. Devant autant d’incertitudes, le mouvement de yo-yo va continuer et les bourses risquent encore d’être dans le potage pendant encore plusieurs mois.

Relèvement des taux : la FED dans le potage

Relèvement des taux : la FED dans le potage

 

 

En décidant de ne rien décider la Fed à ajouter de l’incertitude  aux incertitudes antérieures. Du coup les marchés sont encore un peu plus dans  l’expectative. Pour résumer la FED estime que les taux pourraient et devraient augmenter mais qu’ils ne le seront pas en tout cas pour les mois à venir voir même au-delà compte tenu de l’évolution de la croissance mondiale. À noter aussi un glissement des justifications de la Fed qui jusqu’alors  considérait  qu’un relèvement était  conditionné par  l’emploi, la croissance et l’inflation. Or le risque inflationniste s’est notoirement éloignes aux États-Unis comme ailleurs, la croissance comme l’emploi ont connu un net redressement. Du coup ce sont les paramètres internationaux qui se substituent à ceux des États-Unis. Le risque évidemment c’est que la Fed comme les autres banques centrales ne disposent plus d’aucune marge de manœuvre pour faire face à une éventuelle bulle financière. Les trois principales banques centrales — la Fed, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) — ont atteint le seuil de la nullité des taux et aucune n’est parvenue à s’en éloigner, la BCE envisageant même d’étendre son actuel programme d’achats d’actifs. La prudence de la Fed témoigne aussi du doute de la banque centrale américaine quant à l’efficacité de son intervention. Cela souligne aussi les limites des banques centrales pour peser sur la croissance. Les scénarios de reprise de cette croissance au plan mondial ayant été contredits.  Au cours de sa conférence de presse, la présidente de la Fed, Janet Yellen, a fait référence de manière répétée aux développements à l’international qui ont affecté l’économie américaine, affaibli l’inflation et menacent la croissance. Depuis un an, les représentants de la Fed n’ont pourtant eu de cesse que d’expliquer que l’impact ces facteurs — de la faiblesse des prix du pétrole à la vigueur du dollar en passant par le ralentissement économique en Chine — allait s’estomper pour laisser la place à une inflation plus forte et à une hausse des salaires plus en phase avec le faible niveau du taux de chômage aux Etats-Unis. Le statu quo de la Fed est également alimenté par la guerre des monnaies qui se profile.

Evolution de la croissance : les économistes dans le potage !

Evolution de la croissance : les économistes dans le potage !

 

 

Il faut bien convenir que les économistes n’avaient pas prévu, pour la plupart, le ralentissement observé au seconde trimestre au plan mondial y compris en zone euro. On pensait généralement que la reprise de l’activité reprendrait progressivement au fil des trimestres pour se montrer vraiment dynamique en 2016. Rien n’est sûr maintenant avec le coup d’arrêt du second trimestre constaté un peu partout. Par ailleurs les indices de prévision de Markit dévoilés en  juillet indiquent une nette tendance baissière de la croissance en particulier concernant les commandes à venir notamment extérieures. L’indicateur le plus inquiétant concerne la Chine dans la production manufacturière est en retrait depuis plusieurs mois ; Or quand l’usine du monde fonctionne mal ou peu c’est le signe de  l’atonie de l’économie mondiale. Il faut bien comprendre que les économistes comme d’ailleurs les lobbys sont partagés entre le souhait de donner une vision optimiste des indicateurs pour  redonner confiance aux acteurs et une vision plus pessimiste correspondant à la réalité des chiffres. Enfin l’économie n’étend pas une science exacte (la preuve très peu avaient prévu les grandes crises enregistrés ces dernières décennies), l’interprétation des tendances peut donner lieu à des spéculations en fonction des intérêts, tendances politiques et philosophies des experts. La seule vérité qui puisse être constatée pour l’instant c’est que depuis la prise de 2009 l’économie mondiale n’est encore pas parvenue à se redresser de manière significative et durable et qu’on ne peut exclure une autre crise (obligataire, monétaire, environnementale,  géopolitique, crise de la dette etc.). La croissance économique de la zone euro a donc ralenti au deuxième trimestre, avec une stagnation en France et une perte d’élan en Italie, freinée par des perspectives mondiales incertaines qui ont même pour effet d’entraver l’investissement en Allemagne. La croissance des Dix-neuf a été de 0,3%, alors que le consensus des économistes donnait une expansion trimestrielle de 0,4%, qui aurait égalé celle du premier trimestre. Cette croissance modeste tranche avec les éléments de soutien que sont un euro faible, bon a priori pour l’exportation, et le puissant stimulant monétaire constitué par les rachats d’actifs de la Banque centrale européenne. Une enquête Reuters publiée jeudi montrait que les économistes anticipent un plateau de 0,4% par trimestre pour la zone euro jusqu’à la fin de l’année prochaine. « L’impact de la croissance ralentie de la Chine sera largement compensé par une demande solide des Etats-Unis et du Royaume Uni », dit Holger Schmieding (Berenberg Bank), qui prévoit 0,3% de croissance au troisième trimestre et 0,4% au quatrième trimestre. « Evidemment, si la Chine était source d’une contagion majeure aux pays émergents, la croissance du coeur de l’Europe souffrirait un peu en dépit de fondamentaux intérieurs positifs ». En Allemagne, première puissance économique européenne, la croissance a accéléré un peu à 0,4% au deuxième trimestre, contre 0,3% au premier, mais est inférieure au consensus qui la donnait à 0,5%, freinée par un accès de faiblesse de l’investissement, s’expliquant par l’hypothèque chinoise, aggravée par la dévaluation inattendue intervenue mardi dernier et qui a ébranlé les marchés financiers. La moitié des 30 entreprises de l’indice Dax de la Bourse de Francfort ont publié des résultats financiers supérieurs aux attentes des investisseurs pour la période avril-juin. Plus des deux tiers ont toutefois maintenu simplement leurs prévisions initiales pour l’ensemble de l’année, en raison des incertitudes économiques et géopolitiques. A cause de ces dernières, la dépendance de l’économie allemande au commerce extérieur, qui demeure pour l’instant un atout majeur, pourrait en effet devenir facteur de risque. Le sentiment des investisseurs et des analystes financiers en Allemagne s’est d’ailleurs dégradé en août selon la dernière enquête de l’institut ZEW, publiée mardi. Faiblesse de l’investissement et une forte baisse des stocks ont pesé sur la croissance du deuxième trimestre, tandis qu’un euro faible a lui soutenu l’exportation, a dit l’Office fédéral de la statistique à propos du PIB allemand. La croissance de l’Italie a elle été légèrement inférieure aux attentes au deuxième trimestre, de 0,2% contre 0,3% attendu, la fragile reprise apparue après trois années de récession semblant perdre de son allant. Les pays du nord de l’Europe ne font guère mieux: 0,1% de croissance pour les Pays-Bas et une quatrième contraction trimestrielle d’affilée pour la Finlande.  En France, deuxième économie de la zone euro, un bond des exportations n’a pas suffi à compenser les retombées de dépenses de consommation affaiblies et les variations des stocks, donnant une croissance nulle au deuxième trimestre, après un solide premier trimestre. L’euro a chuté en début d’année, cédant plus de 8% sur une base pondérée de janvier à mars, le plus mauvais trimestre de son histoire. Il a regagné du terrain au deuxième trimestre, gagnant un peu plus de 2%. Depuis le début de l’année, la monnaie unique affiche un recul de près de 6%.  La BCE juge la reprise de la zone euro modérée et progressive, ce qu’elle juge « décevant », observant en outre qu’une remontée des taux d’intérêt américains ralentirait encore plus la tendance.

Crise grecque : les experts dans le potage

Crise grecque : les experts dans le potage

 

Difficile de prévoir toutes les conséquences de la crise grecque mais une  chose est au mois certaine,  c’est la dérive des experts. Certains  pronostiquant lexclusion d’office de la Grèce , d’autres au contraire considèrant que la situation grecque nest pas si grave que ça (« 3% seulement du PIB européen »). Des experts qui se sont largement trompés car la l’économie politique n’est pas une science exacte, que beaucoup prêchent pour leurs chapelles philosophiques (ou financières).Aussi parce qu’en réalité la plupart des économistes médiatisés ne produisent plus d’études et de recherches depuis longtemps se contentant de lire la presse et survoler les thèses de leurs étudiants. Les politiques se sont aussi plantés : Merkel bien sûr et sa pédagogie du coup de pied au cul, le présidenet de la commission Juncker, mal placé personnellement pour donner de leçons de morale financière à la Grèce et dont la principale qualité est de taper sur le ventre de tous les chefs de gouvernement. Pas forcément suffisant et pas très respectueux. Lagarde enfin qui certes ne sait que lire les communiqué du FMI mais  qui a manqué pour une  fois une l occasion de se taire. Sarkozy, lui qui veut virer la Grèce de lEuro et qui oublie sans doute que la France deviendrait alors une cible des marchés car l’endettement de la France est encore supérieur à celui de la Grèce ( 31 000 euros par habitant pour la France et 28 000 pourGrèce ).  Hollande lui sen tire bien puisqu’un jour il a soutenu la Grèce, un autre jour Merkel. Enfin  la plupart des grands éditorialistes et  des experts sont en vacances depuis fin juin. On le reverra courant septembre. Et là la prospective sur juillet août sera plus facile à élaborer !    

11 Janvier : Emmanuel Todd , un intello dans le potage

 

11 Janvier : Emmanuel Todd , un intello dans le potage

Jean Todd pète les plombs. Cet intello qui veut tout expliquer et surtout démonter scientifiquement finalement ne démontre rien sinon sa prétention scientiste, triste et approximative. En dénonçant le mouvemente du 11 janvier comme une imposture raciste inspirée par les cathos, il touche au ridicule. Pas étonnant cet ancien communiste – qui a changé d’idéologie–a cependant conservé cette obsession culturelle à vouloir tout expliquer  en tordant sil le faut les facteurs explicatifs.  L’historien et démographe Emmanuel Todd a en effet provoqué des remous en dévoilant le propos de son prochain livre. Selon lui, le mouvement du 11 janvier après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher est « une imposture ». Il assure que son analyse permet de révéler la vraie nature de notre République. Jean Todd devrait pourtant faire preuv de davantaged’ humilité et de prudence dans se analyses.  Lors des élections présidentielles de 2012, Todd a soutenu  François Hollande, dans le prolongement des conclusions de son ouvrage Après la démocratie. Il voyait dans la candidature de Hollande un retour aux fondamentaux de la France, avec ses principes d’égalité, en opposition à Nicolas Sarkozy qu’il perçoit comme l’antithèse de ces principes. Face à une crise d’une intensité aussi violente que celle des années Trente, il pariait sur une réaction « de gauche » de la France. Il pensait  qu’Hollande pouvait  devenir un « Roosevelt » français, qui pourrait tirer les conséquences de l’impasse des politiques antérieures. Engagée à l’issue d’une politique menée dans l’échec jusqu’à son terme, cette nouvelle politique serait un « 1983 à l’envers », allusion au revirement néo-libéral des socialistes cette année-là. Un tel processus serait proprement « révolutionnaire », Todd allant jusqu’à utiliser l’expression « hollandisme révolutionnaire »  Il s’est à peine trompé ! Dans son  livre  (éditions du Seuil)  et il critique l’ »esprit du 11-Janvier« , né en réactions aux attentats de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher. Ce jour-là, il n’était pas dans les rues à défiler, contrairement à plus de 4 millions de Français. « J’ai vécu ce moment d’unanimité apparent, relayé par les médias, comme un flash totalitaire. C’est le seul moment de ma vie où j’ai eu l’impression que ce n’était pas possible de parler en France », confie-t-il à Libération. Plus précisément, il dénonce une « imposture » : « Lorsqu’on se réunit à 4 millions pour dire que caricaturer la religion des autres est un droit absolu – et même un devoir! -, et lorsque ces autres sont les gens les plus faibles de la société, on est parfaitement libre de penser qu’on est dans le bien, dans le droit, qu’on est un grand pays formidable. Mais ce n’est pas le cas. (…) Un simple coup d’œil à de tels niveaux de mobilisation évoque une pure et simple imposture », avance-t-il dans L’Obs. Todd explique la base de son travail dans Libération, un « véritable travail d’enquête sociologique » : « J’ai calculé des intensités de manifestations par ville. J’ai fait des cartes. J’ai rapporté cela à d’autres variables, notamment la proportion de cadres et professions intellectuelles supérieures et aussi la carte des empreintes et pratiques religieuses ». Il en ressort l’essentiel du propos du démographe : le 11-Janvier est caractérisé par une « surmobilisation des catégories moyennes et supérieures de la société, en particulier de la partie de la France qui est de tradition catholique », poursuit-il dans Libé. A L’Obs, il dit avoir eu une « sorte d’illumination concernant la vraie nature du système social et politique français » : »une ‘néo-République’qui n’aspire à fédérer que sa moitié supérieure éduquée, les classes moyennes et les gens âgées ». Une France « des classes moyennes centristes qui est en état de crise religieuse, qui a été ébranlée par la disparition ultime de ses croyances, qui est dans un état de vide métaphysique abyssal et joue donc un jeu tout à fait pervers avec les musulmans pour se trouver des boucs émissaires ». Car voilà un des arguments de Todd : ceux qui ont défilé voulaient manifester pour affirmer leur droit à caricaturer Mahomet et donc de se moquer de l’islam. Et d’aller encore beaucoup plus loin : la France qui est aux commandes est celle qui a été « antidreyfusarde, catholique et vichyste« . Bref un livre qui relève davantage du bricolage idéologique et méthodologique que d’uen approche scientifique. L’intéressé dans ce livre manque évidemment de nuance et de pertinence . Jean Todd devrait aussi apprendre à sourire, il est triste à mourir. Cela  lui permettrait prendre un peu de recul sur ses prétentions scientistes qui touchent au totalitarisme intellectuel. 




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