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Evolution des taux d’intérêt: les experts de la BCE dans le potage

Evolution des taux d’intérêt: les experts de la BCE dans le potage

Preuve que l’économie n’est pas une science exacte, les experts de la Banque centrale européenne sont très divisés sur l’évolution des taux. Il y a d’un côté ceux qui adhèrent à l’orthodoxie financière chère à l’Allemagne pour rendre l’argent le plus cher possible afin de réduire l’inflation. De l’autre, il y a ceux qui manifestent leurs inquiétudes sur l’impact négatif des très forts taux d’intérêt sur la croissance. En effet 2024 la plupart des pays vont voir leur activité tutoyer la stagnation.

Alors que la BCE a marqué une pause dans sa série de hausses des taux en octobre après les avoir fait passer de 0% au printemps 2022 à 4%-4,75% en septembre 2023, l’incertitude règne sur les futures décisions de l’Institution de Francfort.

Le président de la Bundesbank Joachim Nagel a prévenu que « il ne serait pas judicieux de commencer à réduire les taux d’intérêt trop tôt »

Alors que le gouverneur de la Banque de France, a affirmé, le 9 novembre que « nous sommes en train de gagner la bataille contre l’inflation et sauf surprise, sauf choc, la hausse de nos taux directeurs, c’est fini ». Une prise de position étonnante de la part de la Banque de France d’habitude très proche de la philosophie financière allemande mais qui ressemble cette fois à un soutien apporté aux propos du ministre de l’économie française; Davantage qu’à une analyse pertinente de l’évolution financière.

Pour le banquier central allemand, il s’agit d’être « patient et maintenir le cap pour récolter les fruits du resserrement en termes de désinflation (…) (ces taux) devront donc rester à un niveau élevé pendant une période suffisante ». Un point de vue tranché, et qui pourrait influencer les décisions prochaines de l’Institution de Francfort étant donné que Joachim Nagel est à la tête de la politique monétaire de la première économie européenne.

D’autant que son point de vue est partagé par la présidente de la Banque centrale européenne. La hausse des prix en zone euro s’est établie à 2,9% sur un an en octobre, presque au niveau cible de 2% et surtout bien loin du pic supérieur à 10% observé à la même période l’an dernier.

Néanmoins, la bataille n’est pas encore gagnée. Une bonne partie de la baisse sensible du taux d’inflation ces derniers mois est liée à un reflux des prix de l’énergie, qui s’explique par un « effet de base » en comparaison aux fortes hausses enregistrées en octobre 2022, a ainsi expliqué Christine Lagarde lors d’un entretien télévisé avec le Financial Times. Ces effets ne vont plus se reproduire dans les mois qui viennent, aussi il faudra « vraiment surveiller le prix de l’énergie à l’avenir », a-t-elle souligné. Ainsi, la présidente de la BCE Christine Lagarde a estimé il y a une semaine qu’une baisse des taux « n’est pas quelque chose qui se passera dans les prochains trimestres ».

Évidemment les éminents experts ne peuvent préjuger ce que sera exactement l’économie en 2024. Ce qui est certain c’est qu’on va tutoyer la stagnation un peu partout ou afficher des croissances assez anecdotiques. Reste parmi les inconnus aussi les évolutions géopolitiques.

En dernier ressort ce qui risque d’être déterminant pour les taux de la BCE, c’est la politique monétaire américaine. En effet ce sont surtout les taux directeurs de la Fed qui constituent un repère pour la BCE qui doit ainsi s’aligner. Faute de cela , l’euro risquerait de subir une baisse très préjudiciable.

D’autres responsables de la politique monétaires se placent même en opposition directe à François Villeroy de Galhau Qui a imprudemment déclaré : « la hausse des taux , c’est fini!

Le banquier central autrichien Robert Holzmann a notamment affirmé que le deuxième trimestre était tout simplement trop tôt pour une baisse des taux.

Idem, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE et compatriote de Joachim Nagel, a même demandé la semaine passée de ne pas « fermer la porte à une nouvelle hausse » des taux d’intérêt sur le chemin potentiellement instable pour ramener l’inflation à 2%.

Politique monétaire et taux : les experts de la BCE dans le potage

Politique monétaire et taux : les experts de la BCE dans le potage

Preuve que l’économie n’est pas une science exacte, les experts de la Banque centrale européenne sont très divisés sur l’évolution des taux. Il y a d’un côté ceux qui adhèrent à l’orthodoxie financière chère à l’Allemagne pour rendre l’argent le plus cher possible afin de réduire l’inflation. De l’autre, il y a ceux qui manifestent leurs inquiétudes sur l’impact négatif des très forts taux d’intérêt sur la croissance. En effet 2024 la plupart des pays vont voir leur activité tutoyer la stagnation.

Alors que la BCE a marqué une pause dans sa série de hausses des taux en octobre après les avoir fait passer de 0% au printemps 2022 à 4%-4,75% en septembre 2023, l’incertitude règne sur les futures décisions de l’Institution de Francfort.

Le président de la Bundesbank Joachim Nagel a prévenu que « il ne serait pas judicieux de commencer à réduire les taux d’intérêt trop tôt »

Alors que le gouverneur de la Banque de France, a affirmé, le 9 novembre que « nous sommes en train de gagner la bataille contre l’inflation et sauf surprise, sauf choc, la hausse de nos taux directeurs, c’est fini ». Une prise de position étonnante de la part de la Banque de France d’habitude très proche de la philosophie financière allemande mais qui ressemble cette fois à un soutien apporté aux propos du ministre de l’économie française; Davantage qu’à une analyse pertinente de l’évolution financière.

Pour le banquier central allemand, il s’agit d’être « patient et maintenir le cap pour récolter les fruits du resserrement en termes de désinflation (…) (ces taux) devront donc rester à un niveau élevé pendant une période suffisante ». Un point de vue tranché, et qui pourrait influencer les décisions prochaines de l’Institution de Francfort étant donné que Joachim Nagel est à la tête de la politique monétaire de la première économie européenne.

D’autant que son point de vue est partagé par la présidente de la Banque centrale européenne. La hausse des prix en zone euro s’est établie à 2,9% sur un an en octobre, presque au niveau cible de 2% et surtout bien loin du pic supérieur à 10% observé à la même période l’an dernier.

Néanmoins, la bataille n’est pas encore gagnée. Une bonne partie de la baisse sensible du taux d’inflation ces derniers mois est liée à un reflux des prix de l’énergie, qui s’explique par un « effet de base » en comparaison aux fortes hausses enregistrées en octobre 2022, a ainsi expliqué Christine Lagarde lors d’un entretien télévisé avec le Financial Times. Ces effets ne vont plus se reproduire dans les mois qui viennent, aussi il faudra « vraiment surveiller le prix de l’énergie à l’avenir », a-t-elle souligné. Ainsi, la présidente de la BCE Christine Lagarde a estimé il y a une semaine qu’une baisse des taux « n’est pas quelque chose qui se passera dans les prochains trimestres ».

Évidemment les éminents experts ne peuvent préjuger ce que sera exactement l’économie en 2024. Ce qui est certain c’est qu’on va tutoyer la stagnation un peu partout ou afficher des croissances assez anecdotiques. Reste parmi les inconnus aussi les évolutions géopolitiques.

En dernier ressort ce qui risque d’être déterminant pour les taux de la BCE, c’est la politique monétaire américaine. En effet ce sont surtout les taux directeurs de la Fed qui constituent un repère pour la BCE qui doit ainsi s’aligner. Faute de cela , l’euro risquerait de subir une baisse très préjudiciable.

D’autres responsables de la politique monétaires se placent même en opposition directe à François Villeroy de Galhau Qui a imprudemment déclaré : « la hausse des taux , c’est fini!

Le banquier central autrichien Robert Holzmann a notamment affirmé que le deuxième trimestre était tout simplement trop tôt pour une baisse des taux.

Idem, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE et compatriote de Joachim Nagel, a même demandé la semaine passée de ne pas « fermer la porte à une nouvelle hausse » des taux d’intérêt sur le chemin potentiellement instable pour ramener l’inflation à 2%.

Évolution des taux : les experts de la BCE dans le potage

Évolution des taux : les experts de la BCE dans le potage

Preuve que l’économie n’est pas une science exacte, les experts de la Banque centrale européenne sont très divisés sur l’évolution des taux. Il y a d’un côté ceux qui adhèrent à l’orthodoxie financière chère à l’Allemagne pour rendre l’argent la plus cher possible afin de réduire l’inflation. De l’autre, il y a ceux qui manifestent leurs inquiétudes sur l’impact négatif des très forts taux d’intérêt sur la croissance. En effet 2024 la plupart des pays vont voir leur activité tutoyer la stagnation.

Alors que la BCE a marqué une pause dans sa série de hausses des taux en octobre après les avoir fait passer de 0% au printemps 2022 à 4%-4,75% en septembre 2023, l’incertitude règne sur les futures décisions de l’Institution de Francfort.

Le président de la Bundesbank Joachim Nagel a prévenu que « il ne serait pas judicieux de commencer à réduire les taux d’intérêt trop tôt »

Alors que le gouverneur de la Banque de France, a affirmé, le 9 novembre que « nous sommes en train de gagner la bataille contre l’inflation et sauf surprise, sauf choc, la hausse de nos taux directeurs, c’est fini ». Une prise de position étonnante de la part de la Banque de France d’habitude très proche de la philosophie financière allemande mais qui ressemble cette fois à un soutien apporté aux propos du ministre de l’économie française; Davantage qu’à une analyse pertinente de l’évolution financière.

Pour le banquier central allemand, il s’agit d’être « patient et maintenir le cap pour récolter les fruits du resserrement en termes de désinflation (…) (ces taux) devront donc rester à un niveau élevé pendant une période suffisante ». Un point de vue tranché, et qui pourrait influencer les décisions prochaines de l’Institution de Francfort étant donné que Joachim Nagel est à la tête de la politique monétaire de la première économie européenne.

D’autant que son point de vue est partagé par la présidente de la Banque centrale européenne. La hausse des prix en zone euro s’est établie à 2,9% sur un an en octobre, presque au niveau cible de 2% et surtout bien loin du pic supérieur à 10% observé à la même période l’an dernier.

Néanmoins, la bataille n’est pas encore gagnée. Une bonne partie de la baisse sensible du taux d’inflation ces derniers mois est liée à un reflux des prix de l’énergie, qui s’explique par un « effet de base » en comparaison aux fortes hausses enregistrées en octobre 2022, a ainsi expliqué Christine Lagarde lors d’un entretien télévisé avec le Financial Times. Ces effets ne vont plus se reproduire dans les mois qui viennent, aussi il faudra « vraiment surveiller le prix de l’énergie à l’avenir », a-t-elle souligné. Ainsi, la présidente de la BCE Christine Lagarde a estimé il y a une semaine qu’une baisse des taux « n’est pas quelque chose qui se passera dans les prochains trimestres ».

Évidemment les éminents experts ne peuvent préjuger ce que sera exactement l’économie en 2024. Ce qui est certain c’est qu’on va tutoyer la stagnation un peu partout ou afficher des croissances assez anecdotiques. Reste parmi les inconnus aussi les les évolutions géopolitiques.

En dernier ressort ce qui risque d’être déterminant pour les taux de la BCE, c’est la politique monétaire américaine. En effet ce sont surtout les taux directeurs de la Fed qui constitue un repère pour la BCE qui doit ainsi s’aligner. Faute de cela l’euro risquerait de subir une baisse très préjudiciable.
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De nouvelles hausses de taux pas exclus par certains banquiers
D’autres responsables de la politique monétaires se placent même en opposition directe à François Villeroy de Galhau Qui a imprudemment déclaré : « la hausse des taux , c’est fini!

Le banquier central autrichien Robert Holzmann a notamment affirmé que le deuxième trimestre était tout simplement trop tôt pour une baisse des taux.

Idem, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE et compatriote de Joachim Nagel, a même demandé la semaine passée de ne pas « fermer la porte à une nouvelle hausse » des taux d’intérêt sur le chemin potentiellement instable pour ramener l’inflation à 2%.

Inflation et Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage

Inflation et Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.
Pour l’instant on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage

Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière dans le potage


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent de la position de la banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relevé en effet à nouveau les taux d’intérêt c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024. Pour l’instant on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Zone euro-Politique monétaire: La BCE en plein potage !

 

 

Zone euro-Politique monétaire: La BCE en plein potage !

Pour cacher sans doute les grandes incertitudes de sa politique monétaire, la BCE choisit l’immobilisme.
Certe, s on comprend que la BCE ne veuille procéder une évolution brutale  de sa politique monétaire ultra-accomodante . « Nous pouvons maintenant ajuster – calmement, étape par étape – nos instruments de politique monétaire. Et quand les données économiques le permettront, nous le ferons », a déclaré Christine Lagarde. Mais on ne comprend pas du tout les propos du vice-président de la BCE qui affirme, lui,  que la baisse des taux d’intérêt n’interviendra que lorsqu’on aura constaté la diminution de l’inflation !

Luis de Guindos, le vice-président de la BCE, a en effet affirmé jeudi que l’institution monétaire ne relèvera son principal taux d’intérêt que « si et quand » l’inflation se stabilisera à son objectif de 2% et indépendamment de ce que font les autres institutions d’émissions.

Première observation, dans une politique monétaire on attend pas la baisse de l’inflation pour réajuster les taux d’intérêt ; c’est exactement le contraire. Deuxième observation, le fait que la BCE ne tiendrait pas compte des autres politiques monétaires dans le monde !

Des propos particulièrement incohérents qui sans doute justifient l’immobilisme qui se nourrit des contradictions internes sur le plan monétaire dans la zone euro

L’exécutif européen a relevé jeudi sa prévision de hausse de l’inflation à 3,5%, un chiffre bien plus élevé que sa précédente estimation, à 2,2%.:

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, le 16 décembre dernier durant une conférence de presse au siège de la BCE, à Francfort, en Allemagne.

Choisir le bon moment. Relever maintenant le taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) ne permettrait pas d’enrayer la hausse record de l’inflation dans la zone euro et aurait pour seul effet de nuire à l’économie, a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde, dans un entretien publié vendredi 11 février.

Alors qu’elle avait secoué les marchés la semaine dernière en n’écartant pas l’hypothèse d’une hausse des taux de la BCE cette année – ce qui serait une première en plus d’une décennie – du fait des pressions inflationnistes persistantes, Christine Lagarde a prévenu qu’un relèvement des taux ne répondrait pas à la hausse des prix du pétrole et aux problèmes dans les chaînes d’approvisionnement, qui ont favorisé l’inflation.

« Cela ne résoudrait aucun des problèmes actuels. Au contraire : si nous agissons de manière trop précipitée maintenant, le rebond de nos économies pourrait être considérablement affaibli, et des emplois seraient menacés », a-t-elle expliqué au groupe de presse allemand Redaktionsnetzwerk Deutschland (RND).

Elle a par ailleurs souligné que la BCE modifierait sa politique monétaire ultra-accomodante de manière graduelle et quand les conditions le permettront. « Nous pouvons maintenant ajuster – calmement, étape par étape – nos instruments de politique monétaire. Et quand les données économiques le permettront, nous le ferons », a déclaré Christine Lagarde.

L’exécutif européen a relevé jeudi sa prévision de hausse de l’inflation à 3,5%, un chiffre bien plus élevé que sa précédente estimation, à 2,2%.:

Economie- Dette publique : les économistes dans le potage

Economie- Dette publique : les économistes dans le potage

Il convient vraiment de prêter une oreille attentive aux économistes dont les avis sont aussi divers et variés que ceux de leurs collègues des autres sciences molles pour déceler des perspectives possibles de la politique monétaire et de ses conséquences économiques et sociales.Bien sûr il y a des radicaux comme ceux qui proposent sous simplement de ne pas rembourser la dette. Une solution qui résout tous les problèmes ! D’autres tout aussi radicaux, par ailleurs très libéraux, qui proposent la dette perpétuelle assurant une rente au secteur bancaire. ( Une vraie martingale pour les rentiers).

 

S’il  y a dette il y a nécessairement des prêteurs. Et il faudra expliquer à ces prêteurs qu’on a passé un coup d’éponge sur leurs investissements financiers. Évidemment pour l’avenir il ne faudra guère compter sur eux pour répondre à nos futurs emprunts pourtant nécessaires et même incontournables pas seulement pour les investissements mais aussi pour le fonctionnement de l’État. C’est comme si en même temps on proposai  de ne plus verser les salaires des fonctionnaires !

 

D’autres évidemment se rangent des hypothèses plus vraisemblables. Il paraît évident qu’on ne pourra rembourser la dette Covid  en une seule année. D’où le renoncement à des impôts exceptionnels qui ne seraient qu’une goutte d’eau à moins évidemment de doubler d’un coup les prélèvements obligatoires et de tuer définitivement l’économie.

 

La dette sera forcément amortie sur une longue période. La dette covid mais d’une façon plus générale la dette structurelle. La dette représentait  fin 2019 environ 100 % du PIB, elle va atteindre 120 % du PIB soit autour de 500 milliards supplémentaires. D’autres utopistes estiment que cette situation ne présente aucun caractère de gravité puisque la banque centrale rachète les dettes d’État et fournit des liquidités aux banques à des taux proches de zéro qui permettent  aux états d’emprunter à nouveau. Et de minimiser les risques puisque l’inflation est contenue précisément grâce à la BCE qui accorde des généreuses liquidités à des taux faibles voire zéro.

 

Le seul problème c’est de savoir jusqu’à quand ? En effet le système financier court des risques d’éclatement quand la masse monétaire dépasse et de très loin la richesse supposée représentée. Du coup mécaniquement,  l’inflation se met en marche sous l’effet de l’éclatement de bulles et-ou tout simplement sous l’effet du renchérissement des matières premières et des matières transformées. Sans doute ce qui va se produire d’une manière ou d’une autre sitôt que la balance penchera un peu plus en faveur de l’offre. Pour l’instant la demande est trop insuffisante pour générer une vraie reprise qui pèserait sur l’inflation.

On peut imaginer que des plans de remboursement étalé dans le temps permettront d’amortir la dette covid  mais aussi les autres mais il sera difficile d’éviter une remontée significative de l’inflation voire même des risques de bouleversements du système financier qui repose surtout aujourd’hui sur du papier dont une partie n’a pas de réelle valeur. Pour l’instant , les économistes de tous poils sont très discrets d’une part parce qu’il n’est pas évident de discerner les évolutions monétaires et économiques possibles, d’autre part parce qu’il ne faut pas désespérer les investisseurs et Billancourt quant à la reprise possible de l’économie.

 

Dette publique : les économistes dans le potage

Dette publique : les économistes dans le potage

Il convient vraiment de prêter une oreille attentive aux économistes dont les avis sont aussi divers et variés que ceux de leurs collègues des autres sciences molles pour déceler des perspectives possibles de la politique monétaire et de ses conséquences économiques et sociales.

Bien sûr il y a des radicaux comme ceux qui proposent sous simplement de ne pas rembourser la dette. Une solution qui résout tous les problèmes ! D’autres tout aussi radicaux, par ailleurs très libéraux, qui proposent la dette perpétuelle assurant une rente au secteur bancaire. ( Une vraie martingale pour les rentiers).

 

S’il  y a dette il y a nécessairement des prêteurs. Et il faudra expliquer à ces prêteurs qu’on a passé un coup d’éponge sur leurs investissements financiers. Évidemment pour l’avenir il ne faudra guère compter sur eux pour répondre à nos futurs emprunts pourtant nécessaires et même incontournables pas seulement pour les investissements mais aussi pour le fonctionnement de l’État. C’est comme si en même temps on proposai  de ne plus verser les salaires des fonctionnaires !

 

D’autres évidemment se rangent des hypothèses plus vraisemblables. Il paraît évident qu’on ne pourra rembourser la dette Covid  en une seule année. D’où le renoncement à des impôts exceptionnels qui ne seraient qu’une goutte d’eau à moins évidemment de doubler d’un coup les prélèvements obligatoires et de tuer définitivement l’économie.

 

La dette sera forcément amortie sur une longue période. La dette covid mais d’une façon plus générale la dette structurelle. La dette représentait  fin 2019 environ 100 % du PIB, elle va atteindre 120 % du PIB soit autour de 500 milliards supplémentaires. D’autres utopistes estiment que cette situation ne présente aucun caractère de gravité puisque la banque centrale rachète les dettes d’État et fournit des liquidités aux banques à des taux proches de zéro qui permettent  aux états d’emprunter à nouveau. Et de minimiser les risques puisque l’inflation est contenue précisément grâce à la BCE qui accorde des généreuses liquidités à des taux faibles voire zéro.

 

Le seul problème c’est de savoir jusqu’à quand ? En effet le système financier court des risques d’éclatement quand la masse monétaire dépasse et de très loin la richesse supposée représentée. Du coup mécaniquement,  l’inflation se met en marche sous l’effet de l’éclatement de bulles et-ou tout simplement sous l’effet du renchérissement des matières premières et des matières transformées. Sans doute ce qui va se produire d’une manière ou d’une autre sitôt que la balance penchera un peu plus en faveur de l’offre. Pour l’instant la demande est trop insuffisante pour générer une vraie reprise qui pèserait sur l’inflation.

On peut imaginer que des plans de remboursement étalé dans le temps permettront d’amortir la dette covid  mais aussi les autres mais il sera difficile d’éviter une remontée significative de l’inflation voire même des risques de bouleversements du système financier qui repose surtout aujourd’hui sur du papier dont une partie n’a pas de réelle valeur. Pour l’instant , les économistes de tous poils sont très discrets d’une part parce qu’il n’est pas évident de discerner les évolutions monétaires et économiques possibles, d’autre part parce qu’il ne faut pas désespérer les investisseurs et Billancourt quant à la reprise possible de l’économie.

 

Choc économique Covid: les économistes dans le potage

Choc économique Covid: les économistes dans le potage

 

 

Les économistes sont particulièrement discrets sur les perspectives de sortie de crise tant sur les conditions que sur le calendrier. Pour une vraie reprise de la croissance,  certains un peu optimistes parlent de 2021, d’autres de 2022  2023 ou 2025.

 

Très peu évoquent les conditions d’amortissement de l’énorme masse de liquidités déversées par les banques centrales pour soutenir les entreprises et le budget des Etats. À telle enseigne par exemple qu’en France devant les interrogations, on a mis en place une commission baroque de quelques experts chargés d’imaginer comment gérer la nouvelle énorme dette.

 

Le plus souvent, certains économistes qui se veulent optimistes déclarent qu’il n’y a aucun danger de reprise de l’inflation puisque les banques centrales continueront de maintenir les taux de prêt à zéro ou presque. Pourtant toutes les crises démontrent qu’en cas de distorsion majeure entre la monnaie et la richesse réelle, tout finit par être régulé par l’inflation qui ampute le pouvoir d’achat de tous les consommateurs. Il y a alors une sorte de dévaluation de fait de la monnaie. La vertu de la planche à billets a forcément des limites surtout en France où nous importons bien plus que nous exportons.

 

L’autre risque c’est une explosion du système financier en raison de la fragilisation de certaines banques qui vont avoir à gérer une masse d’actifs pourris. En effet, nombre d’entreprises -voire même d’Étatw- ne pourront faire face à leurs obligations pour rembourser leurs dettes. On risque d’ailleurs d’assister à des phénomènes de restructuration important dans le domaine bancaire avec la disparition et où l’absorption d’établissements fragilisés. Sans parler d’éclatement d’autres bulles financières.

Axa et restaurateurs : les tribunaux de commerce dans le potage

Axa et restaurateurs : les tribunaux de commerce dans le potage

Sur la question de l’indemnisation des restaurateurs, les décisions des tribunaux de commerce sont pour le moins contradictoires. Ce n’est pas la première fois que ces tribunaux émettent des jugements très approximatifs en fonction des pressions des uns et des autres.

 

À plusieurs reprises ces tribunaux se sont prononcés pour l’indemnisation des restaurateurs victimes des conséquences du Coronavirus et se sont contredits ailleurs. À Marseille par exemple cette fois le tribunal s’est prononcé pour l’indemnisation.

L’assureur Axa a été condamné à garantir les pertes financières provoquées par le confinement de deux restaurateurs marseillais, selon une décision du tribunal de commerce consultée vendredi par l’AFP que l’assureur estime «incompréhensible» au vu de décisions récentes.

En revanche au moins trois de ses confrères dont le chef étoilé Michel Sarran à Toulouse avaient été déboutés dans des dossiers similaires. Mardi, le tribunal de Bordeaux avait donné raison à Axa, estimant que le commerçant qui l’attaquait n’était «assuré qu’en cas d’épidémie au sein du restaurant».

Le ministre de l’économie qui commence enfin à s’intéresser à l’affaire a prudemment déclaré que les restaurateurs seraient indemnisés mais dans le futur, sous-entendu pas pour cette crise du Corona virus.

 

Société- Crise: Les experts dans le potage

Société- Crise: Les experts dans le potage

 

La crise aura fait émerger les contradiction parfois les faiblesses des experts eux-mêmes . C’est vrai pour la crise sanitaire où  nombre de spécialistes ont été surpris par la nature de la pandémie , sa propagation à l’échelle mondiale, sans parler des polémiques concernant l’effet du confinement, et les traitements eux-mêmes. On peut mettre au crédit de leur défense le caractère tout à fait nouveau de ce Coronavirus.

 

Des interrogations du même type concernent la sphère économique et sociale. Bien entendu après la crise sanitaire, c’est un tsunami économique qu’il conviendra d’affronter. La croissance ( mesurée par le PIB) pourrait baisser de 10 % pendant plusieurs trimestres en moyenne avec évidemment des écarts selon les pays. Ceci étant,  le commerce international va se trouver très affecté. La reprise économique de chaque pays va donc reposer bien davantage  sur la consommation des ménages ( l’investissement, lui aussi, va au mieux être différé au pire très amoindri).

 

La troisième dimension de la crise sera sociale avec son  cortège de licenciements. En France on parle d’une augmentation du nombre de chômeurs qui passeraient de 8 % à 20 %. Aux États-Unis, le patron de la banque centrale a évoqué un taux de chômage de 20 30 %. Certains affirment que ce tassement ne sera que temporaire mais la vérité oblige de dire que personne n’en sait strictement rien.

 

 En effet il est difficile de prévoir des scénarios d’évolution pour des crises systémiques dans des champs géographiques aussi étendus avec autant de dimensions.( Sanitaire, financière, environnementale, économique, sociale voire sociétale). On constate que face  à la complexité de cette crise, deux types de profil d’expert se dégagent. Les experts sûrs d’eux-mêmes ,sorte de gourous ou de naïfs qui selon leur sensibilité versent  dans le déclinisme ou  au contraire dans l’optimisme béat. La plupart toutefois se limitent à dire des banalités, en gros à se comporter comme des journalistes, a constater des situations mais sans forcément identifier les facteurs explicatifs et encore moins les scénarios probables. On objectera que les responsables politiques eux-mêmes se comportent davantage en observateur que comme gestionnaires de crise mais cela ne dédouane pas les experts dont l’éclairage serait utile dans la période.

 

Concernant la dimension socio économique la grande interrogation concerne notamment la question des milliers de milliards qui vont être déversés par les banques centrales. En fait,  une manière de faire tourner la machine à billets. Une décision sans doute incontournable pour sauver ce qui peut l’être. A terme cependant, la déconnexion entre la richesse et la valeur des monnaies va se poser. Inévitablement  l’ajustement se fera à travers les parités monétaires. Avec de fait  des dévaluations pour les monnaies dévaluées et forcément une montée de l’inflation qui va handicaper le pouvoir d’achat des ménages mais aussi les Etats et les entreprises concernés. Cette question fondamentale est le plus souvent ignorée ou abordée du bout des lèvres. D’autres aspects mériteraient aussi des éclairages en tout cas des hypothèses et des scénarios. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour l’instant nombre d’experts sont dans le potage.

 

Société- Analyse de la crise: Les experts dans le potage ?

Société- Analyse de la crise: Les experts dans le potage ?

 

La crise aura fait émerger les contradictions parfois les faiblesses des experts eux-mêmes . C’est vrai pour la crise sanitaire où  nombre de spécialistes ont été surpris par la nature de la pandémie , sa propagation à l’échelle mondiale, sans parler des polémiques concernant l’effet du confinement, et les traitements eux-mêmes. On peut mettre au crédit de leur défense le caractère tout à fait nouveau de ce Coronavirus.

 

Des interrogations du même type concernent la sphère économique et sociale. Bien entendu après la crise sanitaire, c’est un tsunami économique qu’il conviendra d’affronter. La croissance ( mesurée par le PIB) pourrait baisser de 10 % pendant plusieurs trimestres en moyenne avec évidemment des écarts selon les pays. Ceci étant,  le commerce international va se trouver très affecté. La reprise économique de chaque pays va donc reposer bien davantage  sur la consommation des ménages ( l’investissement, lui aussi, va au mieux être différé au pire être très amoindri).

 

La troisième dimension de la crise sera sociale avec son  cortège de licenciements. En France on parle d’une augmentation du nombre de chômeurs qui passeraient de 8 % à 20 %. Aux États-Unis, le patron de la banque centrale a évoqué un taux de chômage de 20 à 30 %. Certains affirment que ce tassement ne sera que temporaire mais la vérité oblige de dire que personne n’en sait strictement rien.

 

 En effet il est difficile de prévoir des scénarios d’évolution pour des crises systémiques dans des champs géographiques aussi étendus avec autant de dimensions.( Sanitaire, environnementale, économique, sociale voire sociétale). On constate que face  à la complexité de cette crise, deux types de profil d’experts se dégagent. Les experts sûrs d’eux-mêmes ,sorte de gourous ou de naïfs qui selon leur sensibilité versent  dans le déclinisme ou  au contraire dans l’optimisme béat.

 La plupart toutefois se limitent à dire des banalités, en gros à se comporter comme des journalistes, a constater des situations mais sans forcément identifier les facteurs explicatifs et encore moins les scénarios probables. On objectera que les responsables politiques eux-mêmes se comportent davantage en observateurs que comme gestionnaires de crise mais cela ne dédouane pas les experts dont l’éclairage serait utile dans la période.

 

Concernant la dimension socio économique la grande interrogation concerne notamment la question des milliers de milliards qui vont être déversés par les banques centrales. En fait,  une manière de faire tourner la machine à billets. Une décision sans doute incontournable pour sauver ce qui peut l’être. A terme cependant, la déconnexion entre la richesse et la valeur des monnaies va se poser. Inévitablement  l’ajustement se fera à travers les parités monétaires. Avec de fait  des dévaluations pour les monnaies dévaluées et forcément une montée de l’inflation qui va handicaper le pouvoir d’achat des ménages mais aussi les Etats et les entreprises concernés. Cette question fondamentale est le plus souvent ignorée ou abordée du bout des lèvres. D’autres aspects mériteraient aussi des éclairages en tout cas des hypothèses et des scénarios. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour l’instant nombre d’experts sont dans le potage.

Crise: Les experts dans le potage

Crise: Les experts dans le potage

La crise aura fait émerger les contradiction parfois les faiblesses des experts eux-mêmes . C’est vrai pour la crise sanitaire où  nombre de spécialistes ont été surpris par la nature de la pandémie , sa propagation à l’échelle mondiale, sans parler des polémiques concernant l’effet du confinement, et les traitements eux-mêmes. On peut mettre au crédit de leur défense le caractère tout à fait nouveau de ce Coronavirus.

Des interrogations du même type concernent la sphère économique et sociale. Bien entendu après la crise sanitaire, c’est un tsunami économique qu’il conviendra d’affronter. La croissance ( mesurée par le PIB) pourrait baisser de 10 % pendant plusieurs trimestres en moyenne avec évidemment des écarts selon les pays. Ceci étant,  le commerce international va se trouver très affecté. La reprise économique de chaque pays va donc reposer bien davantage  sur la consommation des ménages ( l’investissement, lui aussi, va au mieux être différé au pire très amoindri).

La troisième dimension de la crise sera sociale avec son  cortège de licenciements. En France on parle d’une augmentation du nombre de chômeurs qui passeraient de 8 % à 20 %. Aux États-Unis, le patron de la banque centrale a évoqué un taux de chômage de 20 30 %. Certains affirment que ce tassement ne sera que temporaire mais la vérité oblige de dire que personne n’en sait strictement rien.

 En effet il est difficile de prévoir des scénarios d’évolution pour des crises systémiques dans des champs géographiques aussi étendus avec autant de dimensions.( Sanitaire, environnementale, économique, sociale voire sociétale). On constate que face  à la complexité de cette crise, deux types de profil d’expert se dégagent. Les experts sûrs d’eux-mêmes ,sorte de gourous ou de naïfs qui selon leur sensibilité versent  dans le déclinisme ou  au contraire dans l’optimisme béat. La plupart toutefois se limitent à dire des banalités, en gros à se comporter comme des journalistes, a constater des situations mais sans forcément identifier les facteurs explicatifs et encore moins les scénarios probables. On objectera que les responsables politiques eux-mêmes se comportent davantage en observateur que comme gestionnaires de crise mais cela ne dédouane pas les experts dont l’éclairage serait utile dans la période.

Concernant la dimension socio économique la grande interrogation concerne notamment la question des milliers de milliards qui vont être déversés par les banques centrales. En fait,  une manière de faire tourner la machine à billets. Une décision sans doute incontournable pour sauver ce qui peut l’être. A terme cependant la déconnexion entre la richesse et la valeur des monnaies va ce poser. Inévitablement  l’ajustement se fera à travers les parités monétaires. Avec de fait  des dévaluations pour les monnaies dévaluées et forcément une montée de l’inflation qui va handicaper le pouvoir d’achat des ménages mais aussi les Etats et les entreprises concernés. Cette question fondamentale est le plus souvent ignorée ou abordée du bout des lèvres. D’autres aspects mériteraient aussi des éclairages en tout cas des hypothèses et des scénarios. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour l’instant nombre d’experts sont dans le potage.

Coronavirus et crise : les économistes dans le potage

Coronavirus et crise : les économistes dans le potage

 

À écouter nombreux d’économistes s’exprimer dans les médias, on constate que pour la plupart ils sont largement dépassés par la crise économique qui s’annonce et finalement se contentent  de donner une légitimité scientifique à la politique du gouvernement en particulier de Bruno Lemaire, le ministre de l’économie et des finances. Pas étonnant, régulièrement le ministre des finances les réunit pour tenter d’éclairer un peu les enjeux et surtout les perspectives.

Mais ces économistes pataugent sérieusement car la situation est inédite, du coup ils se rallient  à peu près tous à une politique keynésienne de relance et au passage d’abandon des critères de gestion dont certains avaient été les plus grands avocats. La conversion des ultras libéraux à l’interventionnisme aura été rapide. La vérité sans doute c’est que la crise est tellement complexe, que les économistes eux-mêmes ont besoin de se réassurer intellectuellement en s’accrochant à la pensée dominante du moment quitte à en changer le moment venu.

 

l’exemple le plus caractéristique -et plus plus caricatural- est celui d’Alain Minc . Minc  défendu pendant longtemps les théories les plus ultra libérales avant vraisemblablement de se convertir aux idées de l’ultra gauche. Ainsi sur le plan budgétaire et monétaire, MINC  propose maintenant de faire tourner la planche à billets sans limites avec une dette publique y compris à perpétuité. Bref une sorte d’annulation de la dette… ou presque.

 

. Cette proposition ubuesque montre bien que les économies sont complètement dans le potage. En effet une dette sans limites et à perpétuité n’efface nullement la charge de remboursement . Cela signifie tout simplement que ce sont les générations futures qui paieront pour le présent. On objectera que c’est déjà le cas puisque la plupart des pays dans le monde vont atteindre un taux de l’ordre 100  % du PIB en moyenne. La différence est qu’avec la théorie de Minc  la charge pourrait doubler voire tripler. Minc  explique que cela n’a rien de grave puisque les dettes des Etats seront reprises par les banques centrales.

 

 Reste que la masse monétaire sera alors complètement décalée de la richesse réelle et qu’on risque tout simplement un écroulement total de la valeur des monnaies via notamment une inflation record

Certains économistes  ne se rendent sans doute pas compte  que comme certains scientifiques de la santé  ils sont en quelque sorte instrumentalisée. Notons d’ailleurs que comme les scientifiques du comité sanitaire du gouvernement, les grands économistes sont souvent des personnages très médiatiques qui depuis longtemps n’ont pas produit d’études ou de recherche se contentant de reprendre les synthèses de leurs collaborateurs ou de leurs étudiants.

 

Ces économistes sont Vingt-deux, triés sur le volet qui participent depuis le début de la crise du coronavirus à une réunion téléphonique hebdomadaire avec Bruno Le Maire. Objectif : nourrir l’action du ministre de l’Economie et des Finances dans sa bataille face à la plus grande récession que la France ait connue depuis 1945.

Parmi les élus, des institutionnels comme le patron de l’Insee, Jean-Luc Tavernier, le chef économiste de la Banque de France, Olivier Garnier, ou Laurence Boone, de l’OCDE. Des économistes du privé aussi, comme Gilles Moëc (Axa), Mathilde Lemoine (HSBC), Patrick Artus (Natixis), Ludovic Subran (Allianz), Nicolas Bouzou (Asterès) ou Marc Touati (ACDEFI). Et surtout beaucoup d’universitaires : Jean Pisani-Ferry (Sciences Po, ancien directeur du programme d’Emmanuel Macron), Jean-Hervé Lorenzi (Dauphine, président du Cercle des économistes), Agnès Benassy-Quéré (Ecole Economie Paris), Xavier Ragot (OFCE), Philippe Aghion (Collège de France), Daniel Coen (Normale sup), Elie Coen (CNRS) et d’autres… Tous très présents dans les médias – « Il ne faut pas être naïf, c’est aussi le moyen de traiter les économistes pour qu’ils n’aillent pas baver ailleurs », sourit un participant. Et masculins à 80 %.

Certains regrettent le manque de débat. « Quelques-uns s’écoutent parler. D’autres font du lobbying pour les fédérations professionnelles qui leur sont proches », dénonce un participant. « Sur une heure de réunion, on passe entre 20 et 30 minutes à écouter des lapalissades », persifle un autre. « Il va falloir passer à quelque chose de plus constructif », ajoute un troisième.

 « C’est surprenant de voir à quel point les économistes français ont tendance à penser la même chose. Ils ont tous internalisé le réflexe interventionniste », remarque un économiste ayant fait une partie de sa carrière à l’étranger.  

La vérité sans doute c’est que les économistes eux-mêmes complètement déboussolés par la nature et l’ampleur de la crise qui met en jeu bien sûr des aspects sanitaires mais aussi économiques, sociaux, financiers, environnementaux et sociétaux difficiles  appréhender non seulement sur le court et moyen terme mais aussi sur le long terme. Bref une approche systémique au champ spatial et temporel élargi. Il est notamment curieux que pratiquement aucun économiste n’ait  abordé les conséquences de la crise économique et financière sur l’inflation et la dévalorisation de fait  de l’euro pas,  davantage la très difficile transition d’une société productiviste à une société plus respectueuse de l’environnement. Une transition indispensable si on ne veut pas sacrifier la dimension sociale.

 

Crise économique : les économistes dans le potage

Crise économique : les économistes dans le potage

 

À écouter nombreux d’économistes s’exprimer dans les médias, on constate que pour la plupart ils sont largement dépassés par la crise économique qui s’annonce et finalement se contentent  de donner une légitimité scientifique à la politique du gouvernement en particulier de Bruno Lemaire, le ministre de l’économie et des finances. Pas étonnant, régulièrement le ministre des finances les réunit pour tenter d’éclairer un peu les enjeux et surtout les perspectives.

Mais ces économistes pataugent sérieusement car la situation est inédite, du coup ils se rallient  à peu près tous à une politique keynésienne de relance et au passage d’abandon des critères de gestion dont certains avaient été les plus grands avocats. La conversion des ultras libéraux à l’interventionnisme aura été rapide. La vérité sans doute c’est que la crise est tellement complexe, que les économistes eux-mêmes ont besoin de se réassurer intellectuellement en s’accrochant à la pensée dominante du moment quitte à en changer le moment venu.

 Mais ils ne se rendent sans doute pas content que comme les scientifiques de la santé  ils sont en quelque sorte instrumentalisée. Notons d’ailleurs que comme les scientifiques du comité sanitaire du gouvernement, les grands économistes sont souvent des personnages très médiatiques qui depuis longtemps n’ont pas produit d’études ou de recherche se contentant de reprendre les synthèses de leurs collaborateurs ou de leurs étudiants.

 

Ces économistes sont Vingt-deux, triés sur le volet qui participent depuis le début de la crise du coronavirus à une réunion téléphonique hebdomadaire avec Bruno Le Maire. Objectif : nourrir l’action du ministre de l’Economie et des Finances dans sa bataille face à la plus grande récession que la France ait connue depuis 1945.

Parmi les élus, des institutionnels comme le patron de l’Insee, Jean-Luc Tavernier, le chef économiste de la Banque de France, Olivier Garnier, ou Laurence Boone, de l’OCDE. Des économistes du privé aussi, comme Gilles Moëc (Axa), Mathilde Lemoine (HSBC), Patrick Artus (Natixis), Ludovic Subran (Allianz), Nicolas Bouzou (Asterès) ou Marc Touati (ACDEFI). Et surtout beaucoup d’universitaires : Jean Pisani-Ferry (Sciences Po, ancien directeur du programme d’Emmanuel Macron), Jean-Hervé Lorenzi (Dauphine, président du Cercle des économistes), Agnès Benassy-Quéré (Ecole Economie Paris), Xavier Ragot (OFCE), Philippe Aghion (Collège de France), Daniel Coen (Normale sup), Elie Coen (CNRS) et d’autres… Tous très présents dans les médias – « Il ne faut pas être naïf, c’est aussi le moyen de traiter les économistes pour qu’ils n’aillent pas baver ailleurs », sourit un participant. Et masculins à 80 %.

Certains regrettent le manque de débat. « Quelques-uns s’écoutent parler. D’autres font du lobbying pour les fédérations professionnelles qui leur sont proches », dénonce un participant. « Sur une heure de réunion, on passe entre 20 et 30 minutes à écouter des lapalissades », persifle un autre. « Il va falloir passer à quelque chose de plus constructif », ajoute un troisième.

 « C’est surprenant de voir à quel point les économistes français ont tendance à penser la même chose. Ils ont tous internalisé le réflexe interventionniste », remarque un économiste ayant fait une partie de sa carrière à l’étranger.  

La vérité sans doute c’est que les économistes eux-mêmes complètement déboussolés par la nature et l’ampleur de la crise qui met en jeu bien sûr des aspects sanitaires mais aussi économiques, sociaux, financiers, environnementaux et sociétaux difficiles  appréhender non seulement sur le court et moyen terme mais aussi sur le long terme. Bref une approche systémique au champ spatial et temporel élargi. Il est notamment curieux que pratiquement aucun économiste n’ait  abordé les conséquences de la crise économique et financière sur l’inflation et la dévalorisation de fait  de l’euro pas,  davantage la très difficile transition d’une société productiviste à une société plus respectueuse de l’environnement. Une transition indispensable si on ne veut pas sacrifier la dimension sociale.

 

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