Archive pour le Tag 'postale'

Le racket de Western Union et La Banque Postale

Le racket de  Western Union et La Banque Postale

 Une plainte a été déposée par: l’association UFC-Que Choisir contre  les leaders mondiaux des transferts d’argent internationaux, auprès du procureur de la République, pour « pratiques commerciales trompeuses. » et notamment tarifs prohibitifs et absence de  transparence. L’association de défense des consommateurs reproche aux deux groupes américains,  Western et money gram, l’opacité et le niveau trop élevé de leurs tarifs, en particulier des « frais de change cachés », qui s’élèveraient à 110 millions d’euros en 2017 sur un total estimé de 680 millions d’euros de commissions liées aux transferts d’argent depuis la France. Le volume des transferts d’argent en France seraient de 19 milliards d’euros, dont 9 milliards en zone euro (domaine où les frais sont plafonnés). Le coût moyen à 6,7% de la somme envoyée, soit 11,40 euros pour un envoi de 170 euros. »  Des alternatives existent, notamment des startups de la Fintech comme WorldRemit ou TransferWise,  L’UFC dénonce un « double jeu de La Banque Postale » qui qui prend une importante marge sur celui de Western Union réalisé en bureau de poste, alors que les populations concernées ont généralement des revenus modestes.

Nouvelle banque en ligne de la Banque postale

Nouvelle banque en ligne de la Banque postale

 

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La Banque postale va lancer un nouvelle banque en ligne après d’autres notamment dernièrement la BPCE. Une tendance qui risque de mettre en cause le réseau actuel des banques dont on pense que le réseau traditionnel pourrait être réduit de 50% d’ici 2025. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé « que » 4 %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025. L’offre de la nouvelle banque postale, sera commercialisée par les chargés de clientèle des bureaux de Poste dont certains ensuite pourraient disparaitre.  . Le chiffre d’affaires (produit net bancaire) de la Banque Postale a ainsi baissé de 2,5% en 2016 (à 5,602 milliards d’euros).

Matraquage des tarifs de la Banque postale en 2017

Matraquage des  tarifs de la Banque postale en 2017

 

La banque postale dont il faut reconnaître que les services en général sont de grandes qualités s’inscrit cependant dans une stratégie qui vise maintenant prioritairement à dégager des profits. Certes on peut se réjouir de la bonne gestion de cette institution publique (pour l’instant), une exception qu’il faut souligner. Pour autant la poste s’est engagée dans un processus de matraquage des tarifs concernant la plupart de ces prestations y compris bancaires. Pour 2017, la banque appliquera une nouvelle grille tarifaire. Les frais de tenue de compte inactif, par exemple, vont progresser de plus de 80% et les frais standard passeront à 1 euro par mois contre 1,55 euro par trimestre actuellement. Mais la banque restera moins chère que ses concurrentes. Les clients de la Banque postale vont donc avoir une mauvaise surprise en 2017. Si la banque reste toujours un peu moins chère que ses concurrentes traditionnelles, Cbanque.com révèle que les nouveaux tarifs de l’établissement bancaire vont bondir l’an prochain. Ainsi, les frais de tenue de compte standard s’élèveront à 1 euro par mois. Ils étaient à 1,55 euro par trimestre en 2016 et 1 euro par trimestre en 2014. En 4 ans, ils ont donc été multipliés par 3. Les frais de tenue de compte inactif vont, eux, bondir de plus de 80%. Ils passeront de 8 euros cette année à 15 euros en 2017. Par ailleurs, les commissions d’intervention vont progresser de 30 centimes à 6,90 euros. Les plafonds passent à 20,70 euros par jour et 75,90 euros par mois quand ils étaient de 19,80 euros par jours et 79,20 euros par mois depuis mars 2014, rappelle cbanque.com. Et enfin, à partir de 2017, la Banque postale a décidé que le retrait dans un distributeur de billets d’une autre banque serait payant dès la 4ème fois dans le mois, contre la 5ème jusqu’à présent. En revanche, le tarif reste le même, à savoir 65 centimes par retrait.

(Avec RTL et Reuters)




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