Archive pour le Tag 'possible'

Covid : une possible troisième vague ?

Covid : une possible troisième vague ?

 

Avant même la découverte d’une nouvelle version du virus la plupart des pays dans le monde ont enregistré une hausse alarmante des contaminations. Depuis la découverte du virus mutant en Angleterre, les inquiétudes sont encore plus alarmantes. Plusieurs pays ont déjà décidé d’interdire les vols avec le Royaume-Uni. La particularité du nouveau virus est de se propager jusqu’à 70 fois plus rapidement que le précédent. Pour l’instant les scientifiques indiquent qu’effectivement la propagation et particulièrement rapide mais ne remet pas en cause les effets des vaccins disponibles auprès de l’être. Cependant les études sur ce point sont encore insuffisants pour prouver scientifiquement cette affirmation. En France un conseil de défense sera réuni lundi et une réunion devrait aussi avoir lieu à Bruxelles pour tenter de coordonner les répliques à cette possible troisième vague qui semble se confirmer un peu partout.

Brexit : avec Boris Johnson tout est possible

Brexit : avec Boris Johnson tout est possible

 

 

 

Avec Boris Johnson, tout est possible. C’est le champion des changements de position. Le pire c’est que sans doute il ne sait pas lui-même qu’elle sue donner au brexit. De toute manière, il paraît peu vraisemblable que des négociations claires aboutissent d’ici la fin de l’année. Dans le meilleur des cas, on risque de prolonger une nouvelle fois les discussions. L’essentiel Boris Johnson n’est pas deal ou non deal mais d’apparaître comme le vainqueur de la confrontation avec l’union européenne pour solidifier sa position politique aujourd’hui très contestée au Royaume-Uni.

Comme c’était prévisible,  l’État des négociations n’a pas permis d’aboutir sur un compromis régissant les futures relations commerciales entre l’union européenne et le Royaume Uni. Rien n’est prêt d’ailleurs pour décider et mettre en place cet accord. La rencontre de la présidente de la commission avec Boris Johnson a seulement acté l’impossibilité d’un accord en l’état des discussions. Comme personne ne veut prendre la responsabilité de la rupture, on a donc décidé de prolonger la discussion.

Pour l’instant les positions sont complètement inconciliables. Les différences sont toujours les mêmes à savoir la pêche, les conditions de concurrence et les conditions de contrôle de concurrence. S’ajoutent à ces divergences les coups de bluff permanents de Boris Johnson qui souffle le chaud et le froid.

L’UE est prête à offrir à Londres un accès sans droits de douane ni quotas à son immense marché. Mais elle veut dans ce cas s’assurer que le Royaume-Uni ne se livrera pas à du dumping en s’écartant des normes environnementales, sociales, fiscales européennes ou de celles sur les aides d’Etat. Si tel est le cas, elle veut pouvoir prendre des contre-mesures rapides, comme des droits de douane, sans attendre que le différend ne soit tranché dans le cadre d’une procédure d’arbitrage classique, afin de protéger ses entreprises. Londres s’y oppose fermement.

 

Un manque d’électricité possible cet hiver ! ( La ministre écolo Pompili)

Un manque d’électricité possible cet hiver !  ( La ministre écolo Pompili)

 

La ministre écolo Pompili annonce que le pays pourrait être privé d’électricité à certains moments. De quoi sourire si la situation n’était pas aussi grave. En effet ,cette annonce d’insuffisance de production électrique intervient alors qu’on a fermé il y a peu la centrale nucléaire de Fessenheim. Une aberration car jusque-là non seulement la France ne manquait pas d’ électricité mais en plus elle en exportait. Depuis la fermeture de Fessenheim , la France importe de l’électricité y compris produite par des centrales au charbon. Bref ,un curieux bilan économique, énergétique et environnemental.

La ministre écolo tente cependant de rassurer en indiquant qu’il n’ira pas de Black out  total, encore heureux ? “Je veux rassurer, il n’y aura pas de black-out et de France dans le noir comme j’ai pu l’entendre, tout cela est bien géré”, a-t-elle dit.

“Normalement, si on est dans les (températures) moyennes de saison, ça devrait aller. Si on a des grosses vagues de froid, là il va falloir certainement faire de la régulation – travailler avec les industries pour qu’elles arrêtent leur production à certains moments (…)”, a-t-elle ajouté.

Une situation assez incroyable alors que la production électrique de la France constituait jusque-là un atout de compétitivité, on va désormais jusqu’à envisager d’arrêter la production à certains moments. Le résultat évidemment des orientations des écolos bobos qui entretiennent un rapport ésotérique avec les réalités techniques, économiques et même environnementales. Et Macron pour récupérer quelques voix des gauchistes écolos a accepté le sacrifice de Fessenheim comme Mitterrand avait accepté et pour les mêmes raisons le sacrifice de Tricastin.

Brexit : un accord possible ?

Brexit : un accord possible ?

De façon très discrète l’Allemagne qui préside actuellement l’union européenne pousse ses pions pour qu’un accord soit possible avec les Britanniques. À l’inverse, la France souhaiterait toujours une rupture nette et définitive avec le Royaume-Uni. En fait, on a progressé dans un certain nombre de domaines. La pêche ne serait plus un obstacle majeur d’autant qu’il ne concerne que certains pays dont la France. L’Allemagne est peu concernée par ce dossier. Reste la difficile question de la concurrence équitable qui a beaucoup avancé dans les négociations. Le troisième sujet de discorde concernant les conditions d’arbitrage des différentds.

Boris Johnson pourrait se montrer plus conciliant dans la mesure où le Parlement pourrait vider de sa substance le projet de loi sur le marché intérieur britannique qui contredisait l’accord entre le Royaume-Uni et l’union européenne sur le cadre des négociations. Pour éviter d’être pris à revers dans son propre pays Boris Johnson pourrait se montrer plus conciliant.

Présidentielle: «victoire de l’extrême droite possible»( Michèle Cotta et Robert Namias)

Présidentielle: «victoire de l’extrême droite possible»( Michèle Cotta et Robert Namias)

Michèle Cotta et Robert Namias ont écrit ensemble un polar Le brun et le rouge qui envisage une victoire aux présidentielles de Marion Maréchal.  Une hypothèse douteuse pour certains, pourtant l’hypothèse victoire de l’extrême droite même des 2022 n’est pas à exclure compte tenu du climat actuel. Interview dans l’Opinion

Dans Le Brun et le Rouge, vous racontez l’élection à l’Elysée, en 2025, de la candidate de la France d’abord, une jeune femme Charlotte Despenoux, sous les traits de laquelle on reconnaît aisément Marion Maréchal. Cela signifie-t-il que vous estimez son ascension irrésistible ?

Michèle CottaNous avons fait un roman policier, surtout pas une thèse politique. Cela nous a permis de laisser une totale liberté à notre imagination. Mais nous l’avons écrit dans un certain contexte et en prenant en compte deux éléments. Le premier est qu’aujourd’hui, droite et gauche sont sous le boisseau face à un chef de l’Etat qui n’est ni droite-ni gauche. De la décomposition de ces deux familles historiques peut naître un appétit pour l’extrême droite ou l’extrême gauche. Le deuxième est ce qu’on raconte, y compris au sein du Rassemblement national : Marine Le Pen n’aurait pas de chance d’être élue, car elle se heurterait à un plafond de verre. Charlotte Despenoux, notre personnage, est catholique, libérale. C’est un composite de plusieurs tendances, qui existent au RN, mais aussi à droite.

Robert Namias: Dans notre scénario, la victoire de l’extrême droite à la présidentielle est possible grâce à un électorat composite qu’on appelle communément populiste et qui rassemble de manière assez évidente des électeurs d’extrême droite et des électeurs d’extrême gauche. C’est un cas de figure qui n’est pas nouveau. On l’a vu il y a vingt ans dans ce qu’on appelait le Midi rouge, où une partie des électeurs du PC sont passés au FN. Les projets respectifs de l’extrême droite et de l’extrême gauche peuvent comporter de vraies proximités (le protectionnisme, l’anti-européisme…). Dans une situation de crise, ces accointances idéologiques peuvent provoquer une alliance électorale à la base, plutôt qu’au niveau des états-majors, et la victoire par effraction d’une candidate d’extrême droite à la présidentielle. Aujourd’hui, au regard de la crise que nous traversons, cet improbable est devenu relativement possible.

« L’arrivée à l’Elysée d’un Président de 39 ans a aussi été l’expression d’un besoin de renouvellement de la classe politique »

Ce qui est frappant dans la conquête de Marion Maréchal, euh pardon de Charlotte Despenoux, c’est sa jeunesse, son énergie. C’est aussi un trait de caractère de son entourage. Face à cela, il n’y a plus qu’un système « vieilli, usé, fatigué », comme dirait l’autre…

R.N.: Nous avons écrit notre fiction sur un fond de décor sans précédent : à un an et demi de la présidentielle, aucun parti de gouvernement n’est en mesure de présenter un candidat ayant de vraies chances de gagner. Les deux seules formations politiques qui apparaissent structurées sont aujourd’hui La France insoumise et le Rassemblement national. PS et LR, qui ont été rejetés en 2017, n’ont pas réussi, depuis, à se reconstruire. Au-delà des circonstances politiques, l’arrivée à l’Elysée d’un Président de 39 ans a aussi été un fait générationnel. Cela a été l’expression d’un besoin de renouvellement de la classe politique.

M.C.: Dans nombre de secteurs de la société, comme les banlieues par exemple, on paye la disparition des catholiques et des communistes. Pendant longtemps, la fonction tribunitienne y était occupée par le PC et la fonction humaniste par les catholiques. Aujourd’hui, la fonction tribunitienne est exercée par l’extrême droite et l’extrême gauche. Tout comme par l’islam, qui peut y ajouter une dimension sociale.

La violence est également omniprésente…

R.N.: Les polars sont par nature toujours violents avec leur lot obligé de morts. A cela s’ajoute la violence sociétale qui accompagne l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, même si celle-ci s’est faite, dans notre livre, démocratiquement. L’extrême droite peut arriver au pouvoir par un putsch militaire, comme au Chili ou en Grèce, mais aussi de manière tout à fait légale, à l’issue d’élections, comme on l’a vu en Allemagne, en Italie… Aucune démocratie n’est à l’abri ; c’est ce qu’on a voulu montrer.

M.C. : Il existe aujourd’hui en France un vrai désir d’autorité. Jusqu’où ira ce désir d’ordre ? Mais, il ne faut pas non plus négliger que, parallèlement, l’anarchie demeure un élément constituant de l’âme française. On le voit avec le sentiment anti-jacobin qui demeure toujours aussi fort, comme on peut le constater avec la crise sanitaire.

R.N. : Le peuple français est sans doute bipolaire !

Cette nouvelle Présidente, qui n’a aucune confiance dans le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) s’entoure d’une « garde prétorienne ». C’est une claire allusion à l’affaire Benalla ?

R.N. : Cela a toujours été ainsi. Les présidents de la Ve République ont tous organisé de manière plus ou moins poussée leur propre protection, notamment pour préserver leur vie privée. Souvenez-vous de François Mitterrand !

« Les journalistes de TF1 et France 2 n’avaient plus la cote et leurs noms avaient été relégués au bas de la liste des possibles au profit de leurs confrères des chaînes d’info », écrivez-vous. L’ancien directeur de l’information de TF1 et l’ex-directrice générale de France 2 que vous êtes estiment-ils que la montée en puissance de celles-ci, ces dernières années, a tout changé ?

R.N.: Tout, pas encore. Les journaux de 20 heures de TF1 et de France 2 gardent encore une audience exceptionnelle en Europe, même si elle est deux fois moindre qu’il y a dix ans. Mais c’est vrai qu’un problème est apparu avec la montée en puissance des chaînes d’info continue : celui de la hiérarchie de l’information. Les coups de projecteur sont mis sur une seule information et occultent tout le reste. Ce n’est pas normal.

Un des chapitres du livre est le récit d’un débat d’entre deux tours de la présidentielle. Vous qui en avez organisé ou animé, lequel vous a le plus marqué ?

M.C. : Celui de 1988 entre François Mitterrand et Jacques Chirac avec leur fameux affrontement « dans les yeux ». C’était un vrai moment de télé. Le débat reposait, comme il se doit, sur un schéma très structuré que nous avions préparé [Elie Vannier était l’autre arbitre du débat, N.D.L.R.]. Celui-ci s’est échappé car on ne pouvait pas anticiper que les deux hommes s’affronteraient sur le cas du diplomate iranien Wahid Gordji. Quand j’ai entendu Jacques Chirac demander à François Mitterrand s’il pouvait contester sa version des faits « en le regardant dans les yeux », je me suis dit qu’il était bien naïf.

« Je me suis toujours interrogé : Jacques Chirac a-t-il vraiment eu raison de refuser de débattre avec Jean-Marie Le Pen ? »

R.N. : Le débat de 2002, car il n’a pas existé, alors que nous avions fait une proposition pour l’organiser ! Je me suis toujours interrogé : Jacques Chirac a-t-il vraiment eu raison de refuser de débattre avec Jean-Marie Le Pen ? Ce n’est, selon moi, jamais une bonne solution de se dérober face à un adversaire. Il aurait été dans son rôle et eu tout à gagner à montrer aux Français les hérésies que contenait le programme de Jean-Marie Le Pen. De la même manière, son choix de ne pas tenir compte des conditions de son élection en nommant un gouvernement d’union nationale m’a toujours paru une autre erreur.

M.C. : Cela relevait d’un manque de confiance en lui. Quelques années plus tard, j’ai demandé à Jacques Chirac pourquoi il n’avait pas joué l’union nationale. Il m’avait répondu : « Je ne sais pas faire »…

De la fiction à la réalité, il n’y a qu’un pas. Votre livre débute en 2025. En 2022, Emmanuel Macron sera-t-il réélu ?

R.N. : C’est impossible de répondre dix-huit mois avant l’échéance à une telle question. L’irruption de l’imprévisible est devenue le quotidien de la politique en France. Cela lui donne un air de démocratie anglo-saxonne. A cela s’ajoute le fait que nous vivons une époque sans précédent. Elle concentre sur un même moment plusieurs évènements que nous avons déjà pu connaître dans le passé mais qui n’étaient pas superposés : une crise économique comme en 1929, une crise sociale comme celle qui précéda 40, une crise sanitaire comme du temps de la grippe espagnole. Les trois en même temps, c’est du jamais vu !

M.C.: J’y ajouterai un autre élément : on retrouve également le sentiment de décomposition politique d’avant la guerre de 40. Le personnel politique est contesté, les ligues font régner leur loi… A l’époque, la guerre était arrivée comme une délivrance. Nous sommes à nouveau dans un creux de la vie politique française. Il y a l’angoisse due au Covid. La démocratie et la nation sont contestées. L’esprit public est abîmé. La gauche et la droite ne se sont pas reconstruites… Tout peut arriver !

Le Brun et le Rouge de Michèle Cotta et Robert Namias, édition Robert Laffont, 390 pages, 20 euros.

 

Le basculement possible d’une société

Le  basculement possible d’une société

Après l’attentat survenu vendredi à Conflans, « qui sera prêt à enseigner la liberté d’expression sans craindre de subir le sort de Samuel Paty ? », s’interroge l’écrivain et réalisateur dans une tribune au « Monde ».

Pendant dix ans, j’ai été prof en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. J’étais « TZR » [titulaire de zone de remplacement], autrement dit rattaché à l’académie de Créteil, et non à un établissement en particulier, ce qui fait que je changeais de lycée ou de collège à chaque rentrée scolaire. J’ai sillonné l’académie, visité des dizaines de communes, pour la plupart difficiles, sinon sinistrées. Un millier d’élèves est passé par mes classes, j’y ai croisé des centaines d’enseignants.

Déjà, l’institution, que j’ai quittée en 2005, était envahie par les problèmes que nous connaissons aujourd’hui. Déjà, enseigner la Shoah posait problème. Parler d’Israël était perçu comme un affront. Evoquer la colonisation, l’égalité entre les hommes et les femmes, la complexité de l’histoire, la contextualisation d’une situation ou d’une œuvre littéraire, problématiques.

« Carcan essentialiste et misérabiliste »

La pudibonderie, la bigoterie, la haine, au fil d’une actualité dense et clivante – loi sur les signes religieux à l’école, 11-Septembre, guerre en Irak, seconde Intifada, influences néfastes de Tarik Ramadan et de Dieudonné, etc. –, se sont propagées à une vitesse inouïe.

J’étais sidéré, lorsque, pour répondre à une question posée en classe, je déclarais ne pas croire en Dieu, provoquant chez mes élèves (que j’adorais) une incompréhension, une sidération et un rejet unanimes. Il était loin le temps où l’un de mes enseignants, quand j’étais moi-même un élève, déclarait que notre premier devoir de citoyen, « c’est d’être athée, et le second, c’est de le devenir ». Je me serais fait lyncher si j’avais repris cette citation dans mes classes.

 

Comment, nous, enseignants, avons-nous réagi face au gouffre qui ne cessait de se creuser entre eux et nous ? Nous n’avons pas réagi. Nous avons feint de croire que ce n’était pas important, nous avons fermé les yeux. C’est là que nous avons commencé à lâcher, à capituler. Mieux, on leur a servi – à l’initiative de nos pédagogues – ce qu’on croyait qu’ils réclamaient : clouer au pilori l’Occident coupable, la domination de l’homme blanc. Nous nous sommes échinés à victimiser nos publics en les enfermant dans un carcan essentialiste et misérabiliste. Nous en avons fait des « indigènes de la République ». Il n’y a qu’à consulter les ouvrages d’histoire et d’éducation civique – particulièrement dans les classes pro et techno – pour s’en rendre compte. Tout ou presque y est examiné à l’aune de ce tropisme. 

 

Brexit: un accord encore possible ? (Ursula von der Leyen )

Brexit: un accord encore possible ? (Ursula von der Leyen )

La présidente de la commission européenne a sans doute raison de ne pas exclure encore un accord sur le brexit . En effet ,personne ne peut prévoir les provocations, et les retournements de position de Boris Johnson. Ce dernier a souvent utilisé le bluff et la contradiction dans ses rapports politiques internes comme internationaux. Il faut se souvenir qu’à l’origine Boris Johnson était contre le brexit . Il ne s’est rallié aux brexiters que pour s’opposer au Premier ministre et prendre sa place. Il n’est d’ailleurs pas très certain que Boris Johnson ait une position très claire quant à l’issue de négociations qui a priori paraissent très compromises.

 Cependant devant la détérioration économique sociale et politique dans le pays, on ne peut exclure totalement un nouveau revirement qui serait forcément habillé par la victoire du nationalisme britannique mais sans changer grand-chose à la situation présente.

Dans une interview accordée à quelques médias européens, Ursula von der Leyen appelle à conclure au plus vite la négociation du Brexit, tout en exhortant Londres à respecter ses engagements. Et promet une refonte « majeure » de la gestion des migrations en Europe. ( Interview dans les Échos)

Vous allez proposer une refonte complète du système de Dublin, qui organise l’accueil des réfugiés en Europe. Quels sont les principes qui guident cette nouvelle approche ?

Les migrations ont toujours existé et elles ne vont pas disparaître. Notre noble tâche est de les organiser de manière humaine et efficace. Mais le système actuel ne marche plus. Il a atteint ses limites. Nous allons mettre sur la table une proposition plus large, plus européenne, qui inclut à la fois les enjeux d’asile et d’intégration, de retour dans les pays d’origine et de gestion des frontières. Notre principe est de rééquilibrer solidarité et responsabilité.

Comment croire que vous allez dépasser les blocages qui durent depuis si longtemps sur ce sujet ? 

Au cours des derniers mois, nous avons mené un dialogue intense avec tous les Etats membres sur cette question. Les commissaires en charge du sujet ont préparé le terrain pour définir une zone d’atterrissage commune à tous. Nous nous efforçons d’avoir une approche européenne tout au long de la chaîne, depuis les pays d’origine jusqu’à l’intégration dans l’UE. C’est une proposition majeure qui a été très bien préparée.

Compte tenu de la situation politique au Royaume-Uni, un accord avec Londres sur la relation future est-il encore envisageable ? 

Je suis convaincu que c’est encore possible. Mais il n’y a plus beaucoup de temps. Nous devons donc nous focaliser sur cette négociation plutôt que de détruire ce qui a déjà été acté. Le fait que l’accord de retrait ait été mis en question a constitué une surprise très déplaisante. Il est nécessaire que le Royaume-Uni rétablisse la confiance dans sa signature. Et fasse disparaître le point d’interrogation qu’il a placé au sujet d’un traité qui existe déjà.

L’amendement voté par la Chambre des communes résout-il les problèmes ? 

C’est au Royaume-Uni de décider comment il gère la situation. La balle est dans son camp. Mais tant que la loi britannique sur le marché intérieur prévoit des changements à l’accord de retrait , nous avons un problème.

L’Union européenne peut-elle faire quelque chose pour répondre aux inquiétudes britanniques quant à la fragmentation éventuelle de son propre marché intérieur ? 

L’accord de retrait a été négocié longuement, les deux parties l’ont signé avant qu’il soit ratifié par le Parlement européen et la Chambre des communes. Nous étions d’accord sur le fait qu’il allait préserver la paix sur l’île d’Irlande et respecter l’accord du Vendredi Saint [qui a mis fin au conflit irlandais en 1998, NDLR]. Maintenant, il faut le mettre en place, et non pas le rouvrir. C’est un bon accord qui préserve la paix. Ne perdons plus de temps.

Vous imposez que les Etats membres consacrent 37 % de leur plan de relance au pacte vert, et 20 % au numérique. Est-ce une façon de les empêcher de faire ce qu’ils veulent avec les fonds ? 

Lors du Conseil européen historique de juillet dernier , au cours duquel nous avons mis en place le plan « Next Generation EU », ces deux sujets ont fait l’objet d’un très large consensus. Nous avons même dit, à cette occasion, que 30 % des 1.800 milliards prévus dans le plan de relance et le prochain budget pluriannuel devraient être consacrés au développement durable. Il est donc de notre intérêt à tous d’être ambitieux en la matière. Il ne fait pas de doute que les plans de relance doivent être nationaux car chaque Etat sait mieux ce qu’il doit faire. Mais nous sommes tous alignés sur la nécessité de nous moderniser et d’avoir des économies plus durables. J’ajoute que les deux domaines se complètent et se renforcent mutuellement : nous ne réussirons pas le pacte vert sans utiliser les technologies de pointe, les énergies propres, etc.

Quel est votre diagnostic au sujet de la crise en Méditerranée orientale ? 

Il est essentiel et légitime que la Grèce et Chypre disposent d’une totale solidarité de l’Union européenne. La situation était très critique lorsque la Turquie s’employait à intimider ses voisins . Le fait que son navire d’exploration soit retourné dans les ports turcs constitue néanmoins un bon signe : cela ouvre la voie à une négociation et au dialogue. Il faut maintenant tirer profit de cet espace qui s’ouvre et tenter de trouver une solution pacifique. Et vous pouvez compter sur l’Union européenne pour s’asseoir à la table de négociation. Ce sujet est au coeur des intérêts de l’UE.

Compte tenu de l’évolution des relations avec la Russie, pensez-vous que l’Union européenne doive reconsidérer son approche au sujet du gazoduc NordStream 2 ? 

Pendant longtemps, nous avons eu sur ce sujet une approche strictement économique. Je suis convaincue que c’est également un projet hautement politique . Or le comportement de la Russie ne s’est pas amélioré et a même eu tendance à se détériorer. L’espoir que nous avons eu de faire progresser notre relation avec ce gazoduc diminue. La Russie ne va pas changer d’attitude du fait de cette infrastructure. Nous devons donc réintégrer dans ce sujet la question plus large de la relation que nous avons avec Moscou.

Un new deal est-il possible en 2020 ? Jean-Claude Worms

Un new deal est-il possible en 2020  ?  Jean-Claude Worms

N’est-ce pas le bon moment de résoudre des problèmes mondiaux cruciaux tels que le changement climatique ou les crises sanitaires majeures ?, s’interroge le scientifique Jean-Claude Worms, Directeur exécutif du comité international pour la recherche spatiale dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Entre 1933 et 1939, le président américain Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) a adopté une série de mesures, connues sous le nom de « New Deal », comprenant de très nombreux projets publics subventionnés par l’Etat fédéral américain, ainsi que des réformes financières et des réglementations, dont le but était de sortir de la crise de 1929.

D’importants programmes fédéraux ont été mis en œuvre, notamment dans le domaine de la sécurité sociale. Le New Deal a soutenu diverses catégories de professions, mais aussi les chômeurs, les jeunes et les personnes âgées. D’autres pays ont entrepris des démarches similaires au lendemain de la crise de 1929 ou de la seconde guerre mondiale, qui ont également donné lieu à des programmes fortement soutenus par l’Etat en matière de santé, d’éducation, d’emploi, de recherche, etc.

Le New Deal a en outre abouti à une redistribution de la carte politique en donnant une majorité au Parti démocrate, qui a par la suite conservé la présidence durant sept mandats sur neuf, jusqu’en 1969. Pendant cette période, même le président républicain Dwight Eisenhower (1890-1969) a continué à s’appuyer sur les succès du New Deal, sur des questions telles que la sécurité sociale, le logement ou le salaire minimum.

A l’époque, une forte intervention du gouvernement fédéral américain sur ces questions était en quelque sorte devenue presque naturelle pour une majorité de personnes, qui trouvaient impensable de devoir y renoncer.

Malgré tout, les opposants à ces mesures ont finalement réussi à mettre un terme à l’interventionnisme de l’Etat en soutenant Ronald Reagan, pourtant un ancien défenseur du New Deal, qui a par la suite affirmé que « le gouvernement était devenu le problème ».

Depuis cette période, on a répété au peuple américain que cette action collective était inefficace et destructrice, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui aux Etats-Unis, comme d’ailleurs dans le reste du monde, des inégalités considérables et toujours croissantes, et elles-mêmes destructrices.

Que le New Deal puisse être considéré comme un changement de culture économique et politique aux Etats-Unis, ou comme un plan de relance ponctuel dont la cohérence interne peut être discutée, est un autre débat. Le propos n’est pas ici de soutenir qu’un tel programme devrait être mis en œuvre à l’identique aujourd’hui.

Cependant, n’est-ce pas le bon moment pour envisager de nouveau une intervention massive des Etats comme le seul moyen de résoudre des problèmes mondiaux cruciaux tels que le changement climatique ou les crises sanitaires majeures ? Le débat n’est pas nouveau, mais le contexte actuel a le mérite de jeter un éclairage utile sur ce qui peut être réalisé lorsque des gouvernements décident de prendre des mesures sans précédent pour s’attaquer aux problèmes du monde. »

 

Covid 19 : » tester toute la population en France, c’est possible »

Covid 19 : » tester toute la population en France, c’est possible  » 

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Tester toute la population en France, c’est possible  pour le Dr Smail Meziane, Président de l’Institut européen des Antioxydants de Nancyle , Dr Cristina Belizna, Université d’Angers,  et Alain Risch, VP Mission CES France.( chronique dans la Tribune)

 

 

« Les pays qui ont endigué la progression du virus Covid19, la Corée du Sud, l’Allemagne, Taiwan ont tous pratiqué des campagnes de test massif au début de la pandémie. En Corée du Sud, 60.000 tests sont pratiqués par jour. Pourtant, la Corée du Sud a moins de docteurs qu’en France.

En Europe, L’Allemagne veut arriver à 200.000 tests par jour.

Dépistage, traçage des contacts Covid19, isolement ciblé des personnes infectées sont les ingrédients du succès.

Pour la France, partie plus tard dans cette démarche de dépistage en masse, seul un confinement strict est efficace pour stopper la progression du virus. Mais tout déconfinement remet les pendules à zéro et une seconde vague de contamination pend sur nos têtes.  Il faudra donc, pour réussir celui-ci, reprendre les recettes de la Corée en les adaptant à la culture française.

Mais, dès que l’on suspecte une infection, il faut pouvoir pratiquer un test qui doit être :

  • Fiable (on vise le 100 %)
  • Facile à pratiquer avec des résultats simples à interpréter (similaire au simple test de grossesse). Idéalement, il pourrait être pratiqué chez soi, aucun risque d’infection à l’extérieur ou dans des cabines sécurisées présentes partout sur le territoire.
  • Bon marché (tester toute la population française avec un test à 10 euros, c’est 680 millions d’euros de budget)
  • Et surtout n’utiliser que des réactifs produits en France. La pénurie des réactifs PCR importés de Chine ou des Etats Unis a considérablement réduit les possibilités de tests massifs de la population et nous a forcé à adopter un confinement massif, entrainant de terribles conséquences psychiques et économiques dans les familles.

Un test fiable implique qu’on identifie une signature unique de la présence du virus, soit de manière directe en mesurant la charge virale par un test sérologique, soit de manière indirecte en mesurant des paramètres physiologique résultant de son action dans le corps humain.

Dans le cas du COVID-19, il est apparu très récemment que le stress oxydant semble jouer un rôle très important dans le dysfonctionnement respiratoire très profond qui résulte souvent dans le décès du patient. Dans une note parue ce 14 avril 2020 intitulée Whistleblower: « COVID-19 Patients Need Oxygen Therapy », le Dr Cameron Kyle-Sidell du NY City’s Malmonidas Medical Center y évoque que les atteintes pulmonaires pourraient potentiellement avoir comme origine la présence d’un stress oxydant suite à la libération de fer (agent éminent pro-oxydant) à partir de l’hémoglobine mise en contact avec le virus.

Dr Cameron Kyle-Sidell, un médecin prenant en charge des patients atteints de coronavirus, a dévoilé de façon surprenante que les  patients COVID-19 ont besoin d’un traitement à base de l’oxygène et non d’un ventilateur. Dr Cameron a fait le constat que les symptômes des patients ressemblent à une maladie de haute altitude et non à une pneumonie.

Si ces constatations devaient être confirmé par la communauté scientifique, l’Institut européen des Antioxydants (IEA), dirigé par Dr Smail Meziane, leader mondial dans les capteurs de « Stress Oxydant » serait fort probablement capable de diagnostiquer avec une grande précision le Covid-19 en début de contamination. Après plus de 20 années de recherche sur les antioxydants, l’IEA a mis au point avec ces partenaires cliniciens (CHU de Liège, Dr. Pincemail Joël), diverses technologies de caractérisations du stress oxydant, internationalement reconnus. L’Institut européen des Antioxydants de Nancy réunit aujourd’hui une trentaine d’experts nationaux et internationaux, doctorants, techniciens, ingénieurs, issus du Laboratoire d’Ingénierie des biomolécules (LIBio) de l’Université de Lorraine.

Il est bien démontré actuellement qu’il existe une forte relation entre l’inflammation et le stress oxydant. Il semble bien évident que l’infection par le Covid-19 est associée avec une forte inflammation au niveau du poumon, ce qui explique sans doute la détresse respiratoire observée, comme celle antérieurement observée chez les patients ARDS. Les globules blancs qui s’accumulent dans le poumon peuvent facilement s’activer et libérer ainsi de très grandes quantités d’espèces oxygénées activées (EOA) très toxiques ainsi que différentes protéases qui contribuent à altérer de manière irréversible les tissus.

D’une manière générale, le stress oxydant se définit comme étant un déséquilibre entre la production d’EOA oxydantes et la concentration en antioxydants en faveur de la première, avec comme conséquence un déséquilibre de la balance redox cellulaire et/ou des dommages oxydatifs irréversibles au niveau des lipides, de l’ADN et des protéines (Jones. Antiox Redox Signal, 2006, 8 :1865-1879).

Covid-19 se lie aux cellules hôtes cibles par l’intermédiaire de l’enzyme convertissant l’angiotensine (ACE2). L’ACE2 est un récepteur fonctionnel de la glycoprotéine virale transitoire qui permet l’entrée du Covid-19 dans les cellules (Hoffmann M et al. Cell. 2020).

Au final, le stress oxydatif de l’infection par le Covid-19 augmentera d’avantage l’entrée virale dans les cellules, chez des personnes infectées par le biais de la dérépression de l’ACE2 et l’augmentation de l’expression de l’ACE2.
La technologie brevetée PAOTSCAN.IO de l’IEA (PCT/FR2019/052835), utilisée sur des liquides et des tissus biologiques, permet de suivre avec une extrême précision l’état oxydatif des liquides (sang et ses fractions, salive, urine) et tissus (peau) biologique.  Son Intelligence Artificielle permet de dépister et de prévenir d’éventuelles pathologies.

Cette technologie à fait l’objet de plusieurs études cliniques (CHU de Liège) dont les résultats sont publiés dans des revues scientifiques (Diseases, volume 7, issue 2, P40 2019  DOI: 10.3390/diseases7020040). Le dispositif PAOTSCAN est industrialisé depuis plus de 3 ans dans l’industrie nutraceutique, cosmétique et santé, et est le fruit d’un programme de recherche France/Belgique de plus de 10 ans. Ce dispositif a été également validé et testé par de nombreux et prestigieux groupes industriels français. L’IEA est très confiant et pense avoir de très bonnes chances de pouvoir diagnostiquer rapidement le Covid-19 de façon non invasive, via le capteur Patch bon marché et ses réactifs 100% made in France.

A partir d’une cinquantaine d’échantillons d’urine, salive ou sang (plasma ou sérum) pour entraîner son IA, l’IEA pense être en mesure de qualifier un dispositif de diagnostic Covid-19 en quelques jours et de proposer très certainement un test permettant de dépister en quelques minutes mensuellement plusieurs millions de personnes avec ses dispositifs d’analyses commercialisés depuis 3 ans.

Grâce à la dernière innovation PAOTSCAN.IO, filiale de l’IEA, dispose également d’une technologie sous forme de patch cutané permettant de dépister probablement massivement toute la population avec une technologie non invasive et des réactifs 100% made in France et ultra-low-cost.

L’IEA propose a tous les professionnels de santé de dépister systématiquement la population via leur diagnostique Stress oxydant 100% made in France et facile à mettre en oeuvre.

Evaluer le statut de stress oxydant chez des patients atteints du Covid-19 apparaît donc comme ayant une utilité certaine afin de pouvoir développer une thérapie antioxydante en support au traitement conventionnel par des agents anti- viraux. C’est en tout cas ce qui ressort très clairement dans le récent article chinois de Zhang and Liu. (Medical Virology, 2020). Par ailleurs, il conviendra également de prendre en compte que les patients qui sortiront de l’hôpital après des traitements extrêmement lourds (intubation, mise sous respirateur ou oxygène) continueront à présenter après plusieurs semaines des faiblesses pulmonaires ou un état de fatigue très important. Veiller au maintien optimal des défenses immuno- antioxydantes de ces patients sur base d’un bilan sanguin approprié mais réalisée dans de strictes conditions analytiques s’avéra d’une très grande importance.

Avant toute sortie, il faut non seulement tester mais également tracer les contacts suspects.

Côté traçage des solutions opérationnelles fondées sur le consentement des individus, respectant la vie privée de chacun et la règlementation européenne RGPD existe, comme celle de Nodle.io à San Francisco décrite dans cet article.

Les auteurs tiennent à remercier vivement Xavier Dalloz, président de Dalloz Consulting, David Menga ingénieur EDF R&D, Patrick Duvaut directeur Innovation Institut Mines-Télécoms.

Ensemble, nous pourrions triompher de ce terrible fléau qui nous ronge chaque jour.

 

Coronavirus : » tester toute la population en France, c’est possible  »

Coronavirus : » tester toute la population en France, c’est possible  » 

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tester toute la population en France, c’est possible  pour le Dr Smail Meziane, Président de l’Institut européen des Antioxydants de Nancyle , Dr Cristina Belizna, Université d’Angers,  et Alain Risch, VP Mission CES France.( chronique dans la Tribune)

 

 

« Les pays qui ont endigué la progression du virus Covid19, la Corée du Sud, l’Allemagne, Taiwan ont tous pratiqué des campagnes de test massif au début de la pandémie. En Corée du Sud, 60.000 tests sont pratiqués par jour. Pourtant, la Corée du Sud a moins de docteurs qu’en France.

En Europe, L’Allemagne veut arriver à 200.000 tests par jour.

Dépistage, traçage des contacts Covid19, isolement ciblé des personnes infectées sont les ingrédients du succès.

Pour la France, partie plus tard dans cette démarche de dépistage en masse, seul un confinement strict est efficace pour stopper la progression du virus. Mais tout déconfinement remet les pendules à zéro et une seconde vague de contamination pend sur nos têtes.  Il faudra donc, pour réussir celui-ci, reprendre les recettes de la Corée en les adaptant à la culture française.

Mais, dès que l’on suspecte une infection, il faut pouvoir pratiquer un test qui doit être :

  • Fiable (on vise le 100 %)
  • Facile à pratiquer avec des résultats simples à interpréter (similaire au simple test de grossesse). Idéalement, il pourrait être pratiqué chez soi, aucun risque d’infection à l’extérieur ou dans des cabines sécurisées présentes partout sur le territoire.
  • Bon marché (tester toute la population française avec un test à 10 euros, c’est 680 millions d’euros de budget)
  • Et surtout n’utiliser que des réactifs produits en France. La pénurie des réactifs PCR importés de Chine ou des Etats Unis a considérablement réduit les possibilités de tests massifs de la population et nous a forcé à adopter un confinement massif, entrainant de terribles conséquences psychiques et économiques dans les familles.

Un test fiable implique qu’on identifie une signature unique de la présence du virus, soit de manière directe en mesurant la charge virale par un test sérologique, soit de manière indirecte en mesurant des paramètres physiologique résultant de son action dans le corps humain.

Dans le cas du COVID-19, il est apparu très récemment que le stress oxydant semble jouer un rôle très important dans le dysfonctionnement respiratoire très profond qui résulte souvent dans le décès du patient. Dans une note parue ce 14 avril 2020 intitulée Whistleblower: « COVID-19 Patients Need Oxygen Therapy », le Dr Cameron Kyle-Sidell du NY City’s Malmonidas Medical Center y évoque que les atteintes pulmonaires pourraient potentiellement avoir comme origine la présence d’un stress oxydant suite à la libération de fer (agent éminent pro-oxydant) à partir de l’hémoglobine mise en contact avec le virus.

Dr Cameron Kyle-Sidell, un médecin prenant en charge des patients atteints de coronavirus, a dévoilé de façon surprenante que les  patients COVID-19 ont besoin d’un traitement à base de l’oxygène et non d’un ventilateur. Dr Cameron a fait le constat que les symptômes des patients ressemblent à une maladie de haute altitude et non à une pneumonie.

Si ces constatations devaient être confirmé par la communauté scientifique, l’Institut européen des Antioxydants (IEA), dirigé par Dr Smail Meziane, leader mondial dans les capteurs de « Stress Oxydant » serait fort probablement capable de diagnostiquer avec une grande précision le Covid-19 en début de contamination. Après plus de 20 années de recherche sur les antioxydants, l’IEA a mis au point avec ces partenaires cliniciens (CHU de Liège, Dr. Pincemail Joël), diverses technologies de caractérisations du stress oxydant, internationalement reconnus. L’Institut européen des Antioxydants de Nancy réunit aujourd’hui une trentaine d’experts nationaux et internationaux, doctorants, techniciens, ingénieurs, issus du Laboratoire d’Ingénierie des biomolécules (LIBio) de l’Université de Lorraine.

Il est bien démontré actuellement qu’il existe une forte relation entre l’inflammation et le stress oxydant. Il semble bien évident que l’infection par le Covid-19 est associée avec une forte inflammation au niveau du poumon, ce qui explique sans doute la détresse respiratoire observée, comme celle antérieurement observée chez les patients ARDS. Les globules blancs qui s’accumulent dans le poumon peuvent facilement s’activer et libérer ainsi de très grandes quantités d’espèces oxygénées activées (EOA) très toxiques ainsi que différentes protéases qui contribuent à altérer de manière irréversible les tissus.

D’une manière générale, le stress oxydant se définit comme étant un déséquilibre entre la production d’EOA oxydantes et la concentration en antioxydants en faveur de la première, avec comme conséquence un déséquilibre de la balance redox cellulaire et/ou des dommages oxydatifs irréversibles au niveau des lipides, de l’ADN et des protéines (Jones. Antiox Redox Signal, 2006, 8 :1865-1879).

Covid-19 se lie aux cellules hôtes cibles par l’intermédiaire de l’enzyme convertissant l’angiotensine (ACE2). L’ACE2 est un récepteur fonctionnel de la glycoprotéine virale transitoire qui permet l’entrée du Covid-19 dans les cellules (Hoffmann M et al. Cell. 2020).

Au final, le stress oxydatif de l’infection par le Covid-19 augmentera d’avantage l’entrée virale dans les cellules, chez des personnes infectées par le biais de la dérépression de l’ACE2 et l’augmentation de l’expression de l’ACE2.
La technologie brevetée PAOTSCAN.IO de l’IEA (PCT/FR2019/052835), utilisée sur des liquides et des tissus biologiques, permet de suivre avec une extrême précision l’état oxydatif des liquides (sang et ses fractions, salive, urine) et tissus (peau) biologique.  Son Intelligence Artificielle permet de dépister et de prévenir d’éventuelles pathologies.

Cette technologie à fait l’objet de plusieurs études cliniques (CHU de Liège) dont les résultats sont publiés dans des revues scientifiques (Diseases, volume 7, issue 2, P40 2019  DOI: 10.3390/diseases7020040). Le dispositif PAOTSCAN est industrialisé depuis plus de 3 ans dans l’industrie nutraceutique, cosmétique et santé, et est le fruit d’un programme de recherche France/Belgique de plus de 10 ans. Ce dispositif a été également validé et testé par de nombreux et prestigieux groupes industriels français. L’IEA est très confiant et pense avoir de très bonnes chances de pouvoir diagnostiquer rapidement le Covid-19 de façon non invasive, via le capteur Patch bon marché et ses réactifs 100% made in France.

A partir d’une cinquantaine d’échantillons d’urine, salive ou sang (plasma ou sérum) pour entraîner son IA, l’IEA pense être en mesure de qualifier un dispositif de diagnostic Covid-19 en quelques jours et de proposer très certainement un test permettant de dépister en quelques minutes mensuellement plusieurs millions de personnes avec ses dispositifs d’analyses commercialisés depuis 3 ans.

Grâce à la dernière innovation PAOTSCAN.IO, filiale de l’IEA, dispose également d’une technologie sous forme de patch cutané permettant de dépister probablement massivement toute la population avec une technologie non invasive et des réactifs 100% made in France et ultra-low-cost.

L’IEA propose a tous les professionnels de santé de dépister systématiquement la population via leur diagnostique Stress oxydant 100% made in France et facile à mettre en oeuvre.

Evaluer le statut de stress oxydant chez des patients atteints du Covid-19 apparaît donc comme ayant une utilité certaine afin de pouvoir développer une thérapie antioxydante en support au traitement conventionnel par des agents anti- viraux. C’est en tout cas ce qui ressort très clairement dans le récent article chinois de Zhang and Liu. (Medical Virology, 2020). Par ailleurs, il conviendra également de prendre en compte que les patients qui sortiront de l’hôpital après des traitements extrêmement lourds (intubation, mise sous respirateur ou oxygène) continueront à présenter après plusieurs semaines des faiblesses pulmonaires ou un état de fatigue très important. Veiller au maintien optimal des défenses immuno- antioxydantes de ces patients sur base d’un bilan sanguin approprié mais réalisée dans de strictes conditions analytiques s’avéra d’une très grande importance.

Avant toute sortie, il faut non seulement tester mais également tracer les contacts suspects.

Côté traçage des solutions opérationnelles fondées sur le consentement des individus, respectant la vie privée de chacun et la règlementation européenne RGPD existe, comme celle de Nodle.io à San Francisco décrite dans cet article.

Les auteurs tiennent à remercier vivement Xavier Dalloz, président de Dalloz Consulting, David Menga ingénieur EDF R&D, Patrick Duvaut directeur Innovation Institut Mines-Télécoms.

Ensemble, nous pourrions triompher de ce terrible fléau qui nous ronge chaque jour.

 

« Crise possible aussi dans les banques» ?

« Crise possible aussi dans les banques» ?

Gwenhaël Le Boulay, directeur associé du Boston consulting group (BCG), estime que les banques ne sont pas à l’abri de graves conséquences de la crise sanitaire en raison notamment des risques d’insolvabilité de certains clients (interview dans l’opinion )

 

Le secteur financier est-il armé pour affronter la récession qui s’annonce ?

Personne n’est 100 % armé pour ce qui arrive, ni les banques, ni aucun autre secteur, ni les Français. Ce choc complètement inédit sera d’une violence inouïe. Tout le monde est sur le pont en Europe pour préparer l’arrivée de la tempête dans laquelle l’Italie est déjà plongée. Les banques ont des plans de continuité d’activité, réglementairement obligatoires, qui organisent leur fonctionnement, par exemple si un site est empêché. Ces plans sont mis à rude épreuve car l’épidémie de Covid-19 est à une échelle probablement pas anticipée. Comme dans toutes les entreprises, il faut réinventer le mode de travail. Des établissements ferment des agences, en ouvrent d’autres à des horaires décalés, les équipes se croisent pour ne pas se contaminer, le télétravail se déploie à une échelle inédite. Tout est sous pression, y compris la sécurité informatique.

Les banques anticipent-elles déjà les défaillances d’une partie de leur clientèle ?

Un certain nombre de leurs clients, surtout les petites entreprises, risquent de se retrouver rapidement dans une situation de détresse financière. Il faut prolonger la durée des prêts, des lignes de crédit… Toute l’adaptation de cet arsenal est en cours. En Asie, les moratoires sur les prêts immobiliers et d’entreprises se sont multipliés. Cela va arriver chez nous. Le deuxième choc, c’est la récession qui a débuté. Elle va entraîner une montée des risques de crédit, de marché et opérationnels, c’est inévitable. Bien sûr, des programmes de soutien gouvernementaux se déploient partout. La France a promis un plan massif d’aide à l’économie, cela va faire tenir les choses dans l’immédiat. Mais dans certains secteurs, l’activité s’est totalement arrêtée. Plus la panne économique va durer, plus il sera difficile d’empêcher des défaillances. Quoi qu’il en soit, le coût du risque va forcément grimper dans les comptes de résultat bancaires. Nous en sommes au stade des simulations mais, dans notre scénario médian, ce coût du risque sera deux ou trois fois plus élevé. Et on ne parle pas du scénario noir !

Derrière la crise économique, va-t-on pouvoir échapper à une crise du système financier ?

Contrairement à la crise de 2008-2009 qui était fondamentalement financière, avant de contaminer l’économie réelle, celle-ci démarre par une crise sanitaire qui génère un choc d’offre et de demande extrêmement profond. Si on est pessimiste, le choc financier peut venir de deux sources. La première, c’est l’effet domino du deuxième choc : un gros volume de défaillances d’entreprises affectant des banques très exposées à des secteurs particulièrement touchés. Je pense notamment au pétrole dont les cours, qui ont violemment chuté, peuvent faire couler de grands acteurs à l’international ou des sous-traitants. Il y a aussi le cas des banques exposées à certaines zones géographiques mondiales qui vont beaucoup souffrir. Si la crise d’offre et de demande dure, cela peut provoquer de grandes difficultés dans le monde bancaire.

«Les banques sont plus capitalisées qu’en 2008, elles disposent de coussins de liquidités, c’est rassurant. Mais la part des activités financières non bancaires, et non régulées, a énormément grossi»

Qu’elle est l’autre source possible de crise financière ?

Une crise plus directe, via la disparition de la confiance sur les marchés financiers. On l’a vécu récemment à la Bourse et sur des emprunts publics et d’entreprises. Les banques centrales ont sorti le bazooka pour assurer la liquidité interbancaire. La Fed américaine a injecté la semaine dernière trois fois 500 milliards de dollars pour fluidifier notamment le marché du « Repo » américain. La BCE vient d’annoncer un gigantesque programme de rachats d’actifs. Tout cela vise à éviter que l’irrigation de la machine économique se bloque. Les banques sont plus capitalisées qu’en 2008, elles disposent de coussins de liquidités, c’est rassurant. Mais la part des activités financières non bancaires, et non régulées, a énormément grossi autour des fonds de pension, des hedge funds, des fonds d’investissement. Ce shadow banking a atteint une taille colossale. Il a beaucoup investi dans tous les secteurs de l’économie, il a des liens avec l’ensemble de l’écosystème financier, et pourrait connaître des difficultés, via un choc de confiance sur les marchés.

Les investisseurs pourraient-ils perdre confiance dans les banques centrales ?

Pour l’instant, le système tient très bien. En août 2007, la Fed américaine avait commencé à déverser des liquidités dans le marché, et cela a tenu jusqu’à la faillite de Lehman Brothers. Ce qui est un peu inquiétant aujourd’hui, c’est que le niveau de coordination entre autorités publiques, banques centrales et gouvernements est moins abouti qu’à l’époque.

Tapie aurait acheté un match PSG-Marseille? NON, c’est pas possible !

Tapie aurait acheté un match PSG-Marseille? NON, c’est pas possible !

 

 

Décidément Bernard Tapie est une victime. Déjà torturé par la justice pour l’affaire des 450 millions qui lui ont été payés indûment et qu’il devrait rembourser (un jour peut-être) voilà que Bernard Tapie est maintenant accusé d’avoir acheté un arbitre de football pour un match entre le PSG et Marseille. Évidemment l’intéressé se défend avec vigueur et clame son innocence. On le connaît, avec son bagout il serait capable de se faire donner 10 € par un clochard. Cette fois c’est l’ancien attaché parlementaire de Bernard Tapie qui accuse l’intéressé d’avoir acheté un match voir d’autres  «J’ai participé une fois à un achat d’arbitre, dit l’intéressé. Le lendemain de la rencontre, je suis allé lui remettre dans un endroit discret ce qui était convenu. La corruption n’était pas intensive, il ne s’agissait pas d’acheter tous les matches.» VA-OM ? «Tapie a toujours déclaré qu’il avait été condamné à tort. Mais j’étais là, et je n’étais pas seul, le jour où il a demandé que 250.000 francs soient versés à (Jean-Pierre) Bernès avant qu’il s’en aille à Valenciennes. Tapie a bien été le commanditaire de l’acte de corruption», affirme Fratani. Avant de charger l’ex-directeur sportif de l’OM : «À partir de 1988-1989, il se lance avec Tapie dans une entreprise de corruption qui va durer quatre saisons». Le tout en ajoutant avoir été «au courant de toutes les activités» de Bernès. Et d’ajouter : «Je les ai couvertes et il m’est arrivé d’y participer». Last but not least, Marc Fratani assure que la direction olympienne utilisait des produits pour affaiblir les équipes adverses à leur insu… «On déstabilisait aussi l’adversaire en utilisant des psychotropes : du Haldol, un anesthésiant. À l’aide de seringues à aiguilles ultra fines, le produit était injecté à l’intérieur de bouteilles en plastique», explique-t-il. A noter que ledit M. Fratani est en froid avec Bernard Tapie depuis des années.

 

La comédie du Brexit va continuer avec un possible report en 2021

La comédie du   Brexit va continuer avec un possible report en 2021

 La problématique politique de la Grande-Bretagne vis-à-vis du Brexit  qui devient de plus en plus caricaturale. En effet politiquement la Grande-Bretagne doit affirmer qu’elle entend quitter l’union européenne pour respecter le référendum. Dans le même temps, Theresa May cherche une porte de sortie pour que ce Brexit  ne soit pas effectif en donnant l’illusion qu’elle peut renégocier l’accord de sortie. Comme nous l’avons indiqué à de nombreuses reprises, compte tenu des contradictions actuelles, la seule issue possible est de reporter la mise en œuvre du Brexit en attendant que les conditions politiques britanniques puissent évoluer.  La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parvient pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. Politiquement Theresa May est complètement coincée. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fait la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée .Les dirigeants européens étudient d’ailleurs  la possibilité de reporter le Brexit jusqu’en 2021 si la première ministre britannique, Theresa May, ne parvient pas à faire adopter par le Parlement de Westminster l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles, rapporte dimanche le Guardian en citant des sources européennes. Vivement critiquée par l’opposition travailliste après ce nouveau report, la Première ministre pourrait envoyer lors des débats qui auront lieu cette semaine au Parlement le signal qu’elle est disposée à écarter l’hypothèse d’une sortie sans accord (« no deal »), dont ne veulent ni les parlementaires, ni les milieux d’affaires, a rapporté dimanche soir la BBC en citant une source gouvernementale. Et la seule porte de sortie serait un report de la date de mise en œuvre effective du Brexit.

« Possible retour aux années 1930 » (Macron), la faute à qui ?

 « Possible  retour aux années 1930 » (Macron), la faute à qui ?

 

 

Macron compare la période actuelle au contexte de la crise de 1929. « Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres », indique le chef de l’Etat dans des propos tenus à Ouste France.  Macron n’a sans doute pas totalement tort car des risques pèsent sur le système financier, la croissance est menacée dans nombre de pays et des menaces politiques fragilisent la démocratie. Évidemment Macron ne va pas au bout de l’analyse île se limite à la critique des nationalismes. Il devrait pourtant y ajouter la crise économique et sociale qui se nourrit surtout de la spéculation, de la main mise  des grands groupes financiers et des inégalités. En France en particulier où les dividendes versés aux actionnaires sont bien souvent supérieurs aux  vrais résultats des entreprises, supérieurs à la progression de la production, supérieurs à la productivité quand les salaires stagnent ou reculent. D’une certaine manière, c’est le triomphe du néolibéralisme qui a donné tous les pouvoirs à la finance qui nourrit le désespoir des peuples qui cherchent  une réassurance identitaire dans le repli sur soi et le populisme. De ce point de vue, Macron est largement responsable de cette montée des populismes en France. Il a lâché les vannes des cadeaux aux plus riches et tentent maintenant de boucher les trous financiers avec des ponctions sur les moins nantis. Parallèlement comme Sarkozy avant lui, comme François Hollande, Macron n’a pas fait avancer d’un iota la construction européenne toujours aussi peu démocratique, toujours aussi technocratique, toujours aussi peu charismatique. Une Europe maintenant sans leader depuis que Merkel a décidé de raccrocher en 2021. Et ce n’est pas Macron aussi méprisant à l’extérieur en France qui risque de devenir le nouveau leader en Europe. Pire, Macron est en délicatesse avec la plupart des pays concernant la réforme européenne. L’Allemagne et les pays du nord qui  ne l’écoutent plus, nombre de pays de l’Est le détestent  et l’Italie ne le supporte plus.

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

 

Dans un entretien publié le 5 août dernier par le Sunday Times, le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, estimait à 60/40 la probabilité d’un « no deal». Les services du 10, Downing Street ont réaffirmé que la Première ministre, Theresa May, croyait toujours que la Grande-Bretagne négocierait un bon accord avec les Européens, mais ont réitéré que l’absence d’accord était préférable à un mauvais accord. La dirigeante britannique et ses homologues des 27 discuteront du Brexit lors de leur sommet informel le 20 septembre à Salzbourg, en Autriche, avant le conseil européen du 18 octobre. Londres et Bruxelles ont dit vouloir finaliser leur accord de divorce pour le 18 octobre, mais des diplomates jugent que cet objectif est trop optimiste et estiment qu’il sera sans doute nécessaire de prolonger cette date limite jusqu’au conseil européen des 13 et 14 décembre. »Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019. Il s’agit là du scénario du ‘no deal’ ou de la ‘rupture brutale’ », a prévenu la Commission européenne.

Iran : après le déluge de feu, un accord possible ! (Trump)

Iran : après le déluge de feu, un accord possible ! (Trump)

 

Toujours la même dialectique de Trump qui affirmait hier pouvoir détruire l’Iran par les armes et qui annonce maintenant qu’un accord n’est pas impossible. La dialectique des contraires : une annonce tonitruante un jour contrebalancée le lendemain par une posture très adoucie voire complètement contradictoire. Donald Trump s’est dit ouvert maintenant  à la négociation d’un « vrai accord » sur le nucléaire iranien, deux jours après une passe d’armes avec Téhéran par déclarations interposées. « Nous verrons ce qui se passera, mais nous sommes prêts à conclure un véritable accord, pas l’accord qui a été conclu par l’administration précédente, qui était un désastre », a déclaré le président américain dans un discours prononcé devant des vétérans de l’armée.

 

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

Un retour à l’équilibre des retraites possible en 2036 …ou en 3036 ?

 

 C’est le énième scénario du fameux conseil d’orientation des retraites qui (en fonction d’humeur des gouvernements) décrète un jour l’état d’urgence pour les retraites, un autre jour la perspective d’un rééquilibrage prochain des retraites. Ces prévisions relèvent de la fumisterie car tout dépend en l’occurrence du rapport entre actifs et retraités, bien sûr de la démographie mais aussi de l’emploi, donc de la croissance ; Or personne ne peut dire quelle sera cette croissance en 2036, date estimée de l’équilibre des retraites. Plus on choisit uen date d lointaine et plus le risque d’erreur diminue pour la simple raion que la plupart des » experts » du COR seront eux mêmes en retraites et n’auront donc plus de comptes à rendre sur leurs prévisions. Ces scénarios économiques constituent des calculs de coins de table. Est-on seulement sûr qu’il y aura croissance ? Tout dépendra aussi de l’âge de la retraite, du montant des pensions, bref de la fameuse réforme des retraites à point.

D’après ces experts du COR,   le régime reviendrait à l’équilibre en 2036 après des besoins de financement de l’ordre de 0,4% du PIB en 2026 et 2030, selon le scénario le plus positif (1,8% de croissance). En novembre, le COR avait avancé un retour à l’équilibre possible en 2037.

Dans le scénario de 1,5% de croissance, le besoin de financement augmenterait en début de période pour s’établir à 0,4% et 0,5% du PIB en 2025 et 2035. L’équilibre serait atteint au début des années 2040.Dans les deux autres scénarios, le “système de retraite resterait durablement en besoin de financement». Emmanuel Macron souhaite entreprendre en 2019 une large réforme du système de retraite visant à unifier les 42 régimes existants. Le haut-commissaire nommé pour piloter le dispositif, Jean-Paul Delevoye, estime que la période y est favorable car le régime est assis, selon lui, sur une base équilibrée. Les dépenses brutes du système de retraites ont été évaluées à 316 milliards d’euros en 2017 soit 13,8% du PIB.

Brexit : le possible éclatement du Royaume-Uni

Brexit : le possible éclatement du Royaume-Uni

 

L’histoire dira si Theresa May a signé la lettre notifiant le brexit et en même temps l’éclatement  du Royaume-Uni  L’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord souhaitent en effet que leurs parlements puissent voter sur les termes des négociations avant la notification de l’article 50. Les trois provinces veulent rester dans le marché unique. Première conséquence l’Écosse veut organiser un référendum pour son maintien dans l’union économique. Une démarche similaire qui pourrait être suivie par l’Irlande d’une heure surtout voir par le pays de Galles.  Deux jours avant le déclenchement du Brexit, la Première ministre britannique, Theresa May, s’est rendue à Glasgow pour tenter de dissuader son homologue écossaise, Nicola Sturgeon, d’œuvrer en faveur d’un second référendum sur l’indépendance. Une nouvelle consultation dont Theresa May, elle, ne veut toujours pas en entendre parler, selon la presse , qui annonce un «grand affrontement britannique» susceptible de dynamiter le Royaume-Uni. Les deux dirigeantes ont campé sur leurs positions, d’où l’atmosphère passablement glaciale, hier, au moment de leur rencontre.  La Première ministre britannique Theresa May a six et les marches aboutisse  ce serait la fin du Royaume-Uni avec évidemment des conséquences considérables au plan économique cependant signé la lettre officielle qui sera remise ce mercredi à Bruxelles pour stipuler que le Royaume-Uni lance les négociations du Brexit,  Les services de la Première ministre ont également rendu public des extraits du discours qu’elle compte prononcer devant les députés britanniques mercredi en fin de matinée lorsqu’elle leur annoncera l’activation officielle du Brexit.   »Quand je vais m’asseoir à la table des négociations pendant ces prochains mois, je vais représenter toutes les personnes du Royaume-Uni – les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, (…) et oui les citoyens européens qui ont fait de ce pays leur maison », doit-elle dire ce mercredi devant le parlement.  L’activation officielle mercredi de l’article 50 du Traité de Lisbonne ouvre deux années de négociations pour déterminer les conditions de sortie du pays de l’UE. Un discours déjà ambigu qui tente de mettre un voile sur les différences géographiques et géopolitiques. Pour sauver cet unité l’exercice de la synthèse sera très difficile ; autrement dit ; il faudra que Londres réussisse à trouver un accord très proche  de la situation actuelle. Sinon le risque d’éclatement est fort possible

 

 

Possible choc pétrolier en 2022 (AIE)

Possible choc pétrolier en 2022 (AIE)

« Il est nécessaire d’investir davantage dans les capacités de production pétrolière pour éviter le risque d’une forte hausse des prix du pétrole vers 2022 a indiqué l’AIE dans son rapport sur le marché du pétrole à cinq ans, renouvelant un avertissement déjà exprimé en novembre dernier.  Le secteur pétrolier a drastiquement réduit ses investissements, annulant ou reportant des projets, pour faire face à la chute des cours du brut qui vaut actuellement moitié moins qu’à l’été 2014, après une remontée autour de 55 dollars le baril depuis la conclusion l’automne dernier d’un accord de limitation de la production par l’Opep et onze pays partenaires. Après une réduction de 25% en 2015, les investissements dans les projets d’exploration-production ont subi une nouvelle coupe de 26% en 2016 pour s’établir à 433 milliards de dollars, selon l’AIE. Avec la stabilisation des cours, « une hausse marginale » des dépenses est attendue cette année dans le monde, portée essentiellement par le redémarrage des projets d’hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis et les budgets revus en hausse de certains géants pétrogaziers comme l’américain ExxonMobil. Mais cela reste insuffisant. « A moins que de nouveaux projets soient sanctionnés rapidement, l’offre n’augmentera quasiment plus à partir de 2020″, a mis en garde le bras énergétique des pays développés de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Dans le détail, la production devrait croître de 5,6 millions de barils par jour (mbj) jusqu’en 2022, dont 60% en provenance des pays non membres de l’Opep. Parmi ces derniers, les États-Unis constitueront la principale source de hausse sur la période (+1,6 mbj dont 1,4 mbj pour les seuls hydrocarbures de schiste grâce à des améliorations en termes de coûts et de productivité), suivis par le Brésil (+1,1 mbj) et le Canada (+0,8 mbj). Au total, les pays non-Opep devraient pomper 60,9 mbj dans cinq ans, soit 3,3 mbj de plus qu’en 2016, tandis que la capacité de production de brut du cartel pétrolier devrait augmenter de 1,95 mbj à 37,85 mbj, tirée par les pays du Moyen-Orient, en particulier l’Irak et de l’Iran.   Dans le même temps, la demande d’or noir sera « relativement robuste », stimulée par l’accélération de la croissance économique mondiale. L’AIE, qui n’entrevoit pas de pic de consommation à moyen terme, l’anticipe en hausse moyenne de 1,2 mbj par an entre 2016 et 2022, soit une augmentation totale à 7,3 mbj à 103,8 mbj.  »Le niveau symbolique de 100 mbj sera franchi en 2019″, a précisé l’agence énergétique basée à Paris, soulignant des avancées surtout dans la pétrochimie et le secteur des transports, malgré le frein attribuable à l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules, moins gourmands en carburants.   Alors que la zone OCDE marquera le pas (-1,2 mbj), les pays émergents concentreront la totalité de la hausse (+8,5 mbj) et représenteront au final 56% de la consommation mondiale, avec l’Asie pour principal moteur.

Fin du nucléaire en 2050, c’est possible (association négaWatt)

Fin du nucléaire en 2050, c’est possible (association négaWatt)

 

Sortir totalement du nucléaire (en 2035, à l’issue de la quatrième visite décennale de  chaque centrale) et des énergies fossiles pour un mix 100% renouvelables, c’est possible à l’horizon 2050 d’après association négaWatt. A condition d’adopter une grande sobriété énergétique et de tout mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activités (bâtiment, industrie, transports mais aussi agriculture), pour en améliorer l’efficacité, ce qui doit permettre de diviser par deux la consommation d’ici à 2050.  L’Ademe (agence de l’Etat en charge de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a déjà commis des rapports dans ce sens, qui avaient en leur temps fait couler beaucoup d’encre. Quant à l’objectif de diviser par deux la consommation d’ici à 2050, en ligne avec la tendance observée dans les pays de l’OCDE, ça n’est rien d’autres que l’objectif inscrit… dans la loi pour la transition énergétique et la croissance verte. L’Accord de Paris également est passé par là, avec son objectif de limiter la hausse des températures à +2°C maximum, qui implique un pic des émissions dans la seconde partie du siècle. Le scénario négaWatt permet à la France d’être « neutre en carbone » en 2050, notamment grâce à des méthodes culturales moins émettrices que celles en vigueur aujourd’hui, et grâce à la capacité des forêts et des terres cultivées de stocker le carbone. Pourtant, selon l’association, en appliquant son scénario à la planète entière (dont les émissions moyennes de CO2 par habitant sont proches de celles de la France), on ne parvient qu’à limiter cette hausse qu’à 1,8°C…un mauvais signal, car on voit assez mal comment faire plus que négaWatt en matière de limitation des émissions… Au niveau national, sans être plus onéreux que le scénario tendanciel, le scénario s’accompagne à partir de 2025 d’économies dans le secteur énergétique. Sur la durée, négaWatt chiffre l’économie globale à près de 400 milliards d’euros à l’horizon 2050. Sans compter un pays plus résilient, car moins sensible aux chocs géopolitiques et à leur impact sur les cours des énergies fossiles. Certes, ce scénario détruira des emplois dans certains secteurs, comme les transports. Dans celui de l’énergie en revanche, le solde net devrait être positif de 300 000 emplois, les renouvelables (dans lesquelles négaWatt prend notamment en compte la fabrication de la deuxième génération d’éoliennes terrestres) étant plus intensives en main d’œuvre que le nucléaire ou les centrales thermiques. Globalement, négaWatt promet 500.000 emplois nets créés d’ici 2050. A condition, bien entendu, de procéder à des plans de reconversion des sites (notamment les centrales nucléaires) et des programmes de formation. Certains emplois pourraient ainsi être reconvertis de l’industrie aéronautique ou pétrolière vers l’éolien offshore. Dans le bâtiment comme dans l’agriculture, les futurs emplois seront nettement plus qualifiés qu’aujourd’hui, ce qui devrait s’accompagner d’une revalorisation et d’une plus grande attractivité de ces secteurs. Le scénario table notamment sur 550 000 rénovations « profondes » par an dans le bâtiment à compter de 2025. Des chiffres pas si éloignés des objectifs affichés par les gouvernements successifs depuis le Grenelle de l’Environnement… D’ailleurs, négaWatt n’attend pas de nouvelles lois, mais surtout une application rapide de celles qui existent déjà.

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