Archive pour le Tag 'possible'

Une souveraineté minérale en France, c’est possible

Une  souveraineté minérale en France, c’est possible

La transition énergétique à l’œuvre aujourd’hui est certainement le chantier majeur des cinquante prochaines années. La sortie du « tout-pétrole » actée par l’Union européenne représente en elle-même une formidable opportunité, qui ne sera pas sans conséquences tant nos habitudes de consommation, de déplacement vont être bouleversées dans les années à venir. Par Eugène Daronnat, consultant en énergie ( dans la Tribune)

 

Alors que nous pensions basculer dans un monde toujours plus virtuel, il apparait en réalité que notre dépendance aux matières premières et aux ressources minérales va s’accroitre de manière exponentielle. Si nous sortons à terme d’une dépendance au pétrole, nous rentrons de manière certaine dans une dépendance aux métaux stratégiques, indispensables à la transition énergétique et numérique. Le rapport Varin remis au mois de Janvier 2022 sur les enjeux « d’approvisionnement en matières minérales » pose de manière claire les enjeux.

La priorité « écologique » est évidemment de pérenniser le parc nucléaire existant (en optimisant notamment le facteur de charge de nos centrales nucléaires, aujourd’hui pour moitié à l’arrêt) tout en lançant le chantier de nouveaux EPR (15 au minimum pour répondre aux besoins croissants en électricité). Mais les combats écologiques de demain porteront aussi sur les métaux stratégiques. La France devra être à l’avant-garde de ce combat, et ce pour deux raisons.

Premièrement, pour sécuriser les approvisionnements Européens et Français en métaux stratégiques, alors que la dépendance aux matières premières est en train de devenir l’enjeu n°1. Un embargo de la Chine sur les métaux rares comme nous l’avons connu en 2010 serait dramatique pour nos économies. Nous devons accélérer fortement les investissements en la matière à travers le lancement du « fonds d’investissement dans les métaux stratégiques », qui doit être doté de plusieurs milliards d’euros, pour répondre à l’enjeu.

Par ailleurs, la refonte du code minier et la relance de la filière minière doivent être érigées en priorité, pour que nous ne connaissions pas une situation analogue à celle de la filière nucléaire, qui a connu depuis plusieurs dizaines d’années une perte de compétences que nous payons cher aujourd’hui.

Deuxièmement, pour des raisons écologiques, parce que l’exploitation des métaux stratégiques dans des conditions écologiques désastreuses, en Chine ou en Afrique notamment, va devenir dans les mois et les années à venir un sujet porté à la connaissance de l’opinion publique. Les Français, et notamment les jeunes générations ne nous pardonneraient pas de ne pas avoir pris les devants, en cautionnant cette délocalisation de pollution dans des pays moins soucieux de l’environnement.

Concrètement, la France pourrait diligenter une recherche approfondie de la présence de métaux précieux sur son sol et dans ses océans pour s’assurer que les éléments en notre possession sont à jour, et lancer ensuite rapidement sous le quinquennat une expérimentation d’exploration. Dans le même temps, il est essentiel d’accélérer sur la thématique du recyclage de ces métaux précieux.

La culture minière faisant partie de l’histoire de notre pays, de nombreuses régions pourraient être sensibles à de telles initiatives, par ailleurs pourvoyeuse d’emplois dans le moyen-terme, à travers la relance de la filière. Et si la souveraineté minérale était la réponse française au défi de la transition énergétique ?

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours possible

Ukraine: L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

L’apocalypse nucléaire toujours possible

 L’apocalypse nucléaire toujours  possible 

L’usage de l’arme atomique par les démocraties est impensable « sérieusement » face à une attaque « classique » estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien eurodéputé écologiste Alain Lipietz, qui explique pourquoi les écologistes sont « déterminés » à engager la France dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

 

Tribune. 

Voici l’Europe replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. La France pensait depuis De Gaulle sa défense assurée par la dissuasion nucléaire. Si « la crise ukrainienne a aussi une dimension nucléaire », comme le rappelait dans Le Monde la chercheuse en relations internationales Mélanie Rosselet le 2 février, elle semble cependant évoluer par les méthodes classiques (mobilisation, frappes, pressions économiques, diplomatie), sans que la dissuasion n’ait pesé.

A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Chine, URSS, et Etats-Unis y engagèrent des centaines de milliers de soldats sans que l’imminence de la défaite ne les pousse à déclencher le feu nucléaire. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ».

Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). Les auteurs LFI, craignant de voir nos sous-marins nucléaires bientôt repérables, prévoient de leur ajouter une menace aussi dissuasive : une militarisation de l’espace permettant la paralysie électronique de l’adversaire.

Sans entrer dans ce débat technique, c’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. La dissuasion repose sur la théorie des jeux. Imaginons un pays A (la France) disposant de l’arme nucléaire, attaqué « classiquement » dans ses intérêts vitaux par un pays B (la Russie). Il peut riposter en annihilant les principales villes du pays B : Moscou, Saint-Pétersbourg, etc.

Donc B, le sachant, n’attaquera pas A. On l’a vu : ce raisonnement n’a jamais empêché les guerres classiques, car, si B a lui aussi l’arme nucléaire, il ne manquerait pas de détruire en rétorsion les villes de A (Paris, Lyon, etc.). A ne ripostera donc pas à une attaque classique par une frappe nucléaire. B est donc libre d’attaquer A, mais par des moyens exclusivement classiques.

En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Le passage à l’acte de la dissuasion nucléaire ne serait pas « un » crime contre l’humanité, mais, en déclenchant l’apocalypse, « le » crime final contre l’humanité et le vivant sur la Terre.

C’est pourtant de tels crimes qu’envisagent sérieusement nos trois auteurs, invoquant la menace sur « l’existence même de notre nation » comme circonstance atténuante. Mais, autre nuance : Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud n’évoquent pas « nos alliés », nous ne sommes pas concernés par « les vieilles querelles frontalières » entre la Russie, l’Ukraine et la Lituanie. Et certes l’Ukraine n’est pas liée par un traité avec l’Union européenne ni les Etats-Unis.

Changer de sexe, changer de nom : bientôt possible !

Changer de sexe, changer de nom : bientôt possible ! 

On se demandait parfois à quoi pouvait servir le Parlement la réponse vient avec certaines récentes propositions législatives : à pas grand-chose. La preuve, on envisage la possibilité de choisir son sexe en matière d’État civil. Aussi de changer de nom;  de mesures évidemment sans doute prioritaires par rapport aux faiblesses structurelles du pays ! Certes des changements  marginaux pouvaient intervenir dans ces domaines mais la généralisation ne s’imposait nullement. À moins de créer une pagaille énorme à terme dans le pays dans de nombreux domaines notamment pour identifier les individus.

Justement un domaine sensible puisque par exemple la question de la sécurité apparaît dominante après celle du pouvoir d’achat. Et c’est sur le terrain de la sécurité que les Français sont le plus mécontents de la politique de Macron. Les parlementaires seraient bien avisés de continuer dans la même ligne et de proposer aussi le changement de cerveau à commencer par eux-mêmes pour se rendre compte à quel point leurs propositions sont déconnectées des priorités de la société réelle de la grande majorité des Français.

Cette révolution à haute portée symbolique, contenue dans la proposition de loi du député de l’Hérault Patrick Vignal (LREM), est examinée mercredi à l’Assemblée nationale en première lecture. À la surprise générale, elle a reçu l’appui du garde des Sceaux peu avant Noël. Chaque Français devrait pouvoir «choisir son nom de famille une fois dans sa vie», a plaidé Éric Dupond-Moretti dans le magazine Elle. Et ce par une simple déclaration Cerfa à l’état civil de sa mairie. En parallèle, pour les mineurs, un autre article du texte prévoit que les enfants puissent porter, à titre d’usage, le nom de la mère ou l’adjoindre à celui du père. Un changement très contestée par l’opposition qui prévoit une pagaille infinie dans le domaine de l’État civil.

 

Covid: réinfection possible avec le variant Omicron

Covid: réinfection possible avec le variant Omicron

Le risque d’attraper une nouvelle fois le Covid-19 est accru avec le variant Omicron. C’est ce que démontre une étude de scientifiques sud-africains dont les travaux se fondent sur l’analyse de 35.670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions d’individus ayant été testés positifs en Afrique du Sud. Cependant l’étude ne précise pas si les personnes réinffectées avaient été ou non vaccinées

Politique– Elections Législatives 2022 : vers une possible cohabitation

Politique– Elections Législatives 2022 : vers une possible cohabitation

 

Les médias se focalisent sur des hypothèses de résultats pour les élections présidentielles. En l’état des sondages, Macron apparaît favori au premier comme au second tour sans doute davantage en raison de la faiblesse de ses adversaires que pour  ses qualités propres. Pour preuve, presque la moitié du corps électoral de gauche serait prêts à voter utile (plus exactement inutile!) pour l’actuel président de la république tellement les candidats de la gauche paraissent n’avoir strictement aucune chance. La totalité des voix de gauche  actuellement tourne autour de 25 à 30 % seulement.

 

Par contre, peu d’experts politiques traitent encore des perspectives des législatives. Or  le danger pour Macron pourrait venir surtout de cette échéance électorale. En effet la majorité parlementaire actuelle n’aura pas laissé un grand souvenir dans l’opinion. En cause, un majorité  le plus souvent transparente incompétente et sans volonté. Peu de personnalités sont apparues chez ces néo députés choisis sur Internet ( et surtout dans les instituts d’études politiques).

Les élections locales départementales ou municipales ont bien montré que le parti la république en marche demeurait complètement virtuel et les résultats les élections départementales et municipales de la majorité ont été catastrophiques.

 

Il pourrait en être de même lors des prochaines législatives. Du coup, il conviendra alors d’accepter une cohabitation qui risque de plonger le pays dans encore davantage de contradictions et d’immobilisme.

Politique– Législatives 2022 : vers une possible cohabitation

Politique– Législatives 2022 : vers une possible cohabitation

 

Les médias se focalisent sur des hypothèses de résultats pour les élections présidentielles. En l’état des sondages, Macron apparaît favori au premier comme au second tour sans doute davantage en raison de la faiblesse de ses adversaires que pour  ses qualités propres. Pour preuve, presque la moitié du corps électoral de gauche serait prêts à voter utile (plus exactement inutile!) pour l’actuel président de la république tellement les candidats de la gauche paraissent n’avoir strictement aucune chance. La totalité des voix de gauche  actuellement tourne autour de 25 à 30 % seulement.

 

Par contre, peu d’experts politiques traitent encore des perspectives des législatives. Or  le danger pour Macron pourrait venir surtout de cette échéance électorale. En effet la majorité parlementaire actuelle n’aura pas laissé un grand souvenir dans l’opinion. En cause, un majorité  le plus souvent transparente incompétente et sans volonté. Peu de personnalités sont apparues chez ces néo députés choisis sur Internet ( et surtout dans les instituts d’études politiques).

Les élections locales départementales ou municipales ont bien montré que le parti la république en marche demeurait complètement virtuel et les résultats les élections départementales et municipales de la majorité ont été catastrophiques.

 

Il pourrait en être de même lors des prochaines législatives. Du coup, il conviendra alors d’accepter une cohabitation qui risque de plonger le pays dans encore davantage de contradictions et d’immobilisme.

Législatives 2022 : vers une possible cohabitation

Législatives 2022 : vers une possible cohabitation

 

 

Les médias se focalisent sur des hypothèses de résultats pour les élections présidentielles. En l’état des sondages, Macron apparaît favori au premier comme au second tour sans doute davantage en raison de la faiblesse de ses adversaires que pour  ses qualités propres. Pour preuve presque la moitié du corps électoral de gauche serait prêts à voter utile (plus exactement inutile!) pour l’actuel président de la république tellement les candidats de la gauche paraissent n’avoir strictement aucune chance. La totalité des voix de gauche  actuellement tourne autour de 25 à 30 % seulement.

 

Par contre,peu d’experts politiques traitent encore des perspectives des législatives. Or  le danger pour Macron pourrait venir surtout de cette échéance électorale. En effet la majorité parlementaire actuelle n’aura pas laissé un grand souvenir dans l’opinion. En cause, un majorité  le plus souvent transparente incompétente et sans volonté. Peu de personnalités sont apparues chez ses néo députés choisis sur Internet ( et surtout dans les instituts d’études politiques).

Les élections locales départementales ou municipales ont bien montré que le parti la république en marche demeurait complètement virtuel et les résultats les élections départementales et municipales de la majorité ont été catastrophiques.

 

Il pourrait en être de même lors des prochaines législatives. Du coup, il conviendra alors d’accepter une cohabitation qui risque de plonger le pays dans encore davantage de contradictions et d’immobilisme.

Législatives : vers une possible cohabitation

 

Les médias se focalisent sur des hypothèses de résultats pour les élections présidentielles. En l’état des sondages, Macron apparaît favori au premier comme au second tour sans doute davantage en raison de la faiblesse de ses adversaires que pour  ses qualités propres. Pour preuve presque la moitié du corps électoral de gauche serait prêts à voter utile (plus exactement inutile!) pour l’actuel président de la république tellement les candidats de la gauche paraissent n’avoir strictement aucune chance. La totalité des voix de gauche  actuellement tourne autour de 25 à 30 % seulement.

 

Par contre,peu d’experts politiques traitent encore des perspectives des législatives. Or  le danger pour Macron pourrait venir surtout de cette échéance électorale. En effet la majorité parlementaire actuelle n’aura pas laissé un grand souvenir dans l’opinion. En cause, un majorité  le plus souvent transparente incompétente et sans volonté. Peu de personnalités sont apparues chez ses néo députés choisis sur Internet ( et surtout dans les instituts d’études politiques).

Les élections locales départementales ou municipales ont bien montré que le parti la république en marche demeurait complètement virtuel et les résultats les élections départementales et municipales de la majorité ont été catastrophiques.

 

Il pourrait en être de même lors des prochaines législatives. Du coup, il conviendra alors d’accepter une cohabitation qui risque de plonger le pays dans encore davantage de contradictions et d’immobilisme.

Un internet sans cookies c’est possible ?

Un internet  sans cookies c’est possible ?

Arnaud Monnier, directeur des partenariats chez Google France, explique qu’un Internet s’ans cookies c’est possible ( dans l’Opinion)

 

 

Qui n’a pas fait la même expérience relevée récemment par une humoriste dans un de ses spectacles : rechercher une paire de baskets sur internet, et ensuite, d’où qu’on se connecte, être poursuivi sans cesse par des offres pour ces mêmes chaussures, qu’on a entre-temps achetées dans un magasin ? Les coupables sont désignés par la comédienne : « Les cookies, ce ne sont pas des gâteaux mais des petites pastilles invisibles qui enregistrent tout ce qu’on fait sur internet. »

Cette pratique, celle des cookies tiers déposés par les sites pour suivre les internautes sur le Web, a été pendant des années le carburant du web ouvert et gratuit. Pourtant, la cause est largement entendue désormais : il y a de moins en moins d’acceptabilité sociale pour le suivi des internautes à travers le web. Alors que le règlement européen sur la protection des données (RGPD) fête ses trois ans, un sondage Euroconsumers montre que 69% des internautes pensent que leurs données personnelles sont insuffisamment protégées en ligne.

Face à ces attentes sociétales, nos équipes ont annoncé en janvier 2020 que le navigateur Chrome n’accepterait plus les cookies tiers à compter de 2022. En juin, nous avons informé le marché que l’échéance serait repoussée à fin 2023 pour donner plus de temps aux discussions publiques sur les solutions adéquates de remplacement des cookies tiers – avec les régulateurs, les éditeurs et l’industrie de la publicité. Si nous reconnaissons la nécessité de progresser à une allure raisonnable avec cette nouvelle échéance, nous réaffirmons néanmoins notre ferme conviction sur la direction à prendre.

En effet, cette décision aura un impact sur le modèle d’internet de demain et doit donc se faire de manière progressive. Un arrêt brutal comme l’ont fait d’autres plateformes pourrait déstabiliser le modèle économique de nombre d’entreprises, en particulier les petits éditeurs indépendants qui s’appuient sur des technologies disponibles sur le web comme les cookies, pour générer des revenus publicitaires finançant la gratuité de l’accès à leurs contenus. Sans alternative viable en place, cela inciterait aussi certains acteurs à s’engager dans des techniques de suivi dissimulées – telles que le fingerprinting – qui ne peuvent pas du tout être contrôlées.

L’équation, apparemment contradictoire, peut être résolue. C’est le sens de l’initiative « Privacy sandbox » qui permet à la communauté web de réfléchir à des alternatives aux cookies tiers pour les principaux cas d’usage de la sécurité et de la publicité en ligne : la proposition de publicités pertinentes, la mesure de l’efficacité des campagnes et la lutte contre la fraude.

La mise au point de ces nouveaux outils – de manière collaborative et ouverte, avec le Consortium world wide web (w3c) – est d’abord un défi technologique : elle nous invite à innover toujours plus, alors que les progrès en machine learning et les dernières techniques de modélisation et d’anonymisation sont en passe de remplacer l’identification individuelle.

C’est aussi un défi économique. Il s’agit d’une des refontes du web les plus importantes de ces vingt dernières années. Son succès dépendra de sa capacité à faire prospérer les entreprises et éditeurs en ligne.

Partage de valeurs. C’est enfin un défi en matière de réputation pour l’écosystème : pour restaurer la confiance des internautes, il faudra expliquer ce qu’apportent concrètement toutes ces avancées en termes de confidentialité, tout en rappelant le rôle majeur que la publicité joue dans la préservation et le financement d’un Internet ouvert. C’est en montrant comment chacun trouve son compte dans ce partage de valeur entre internautes, annonceurs et éditeurs, que l’industrie publicitaire numérique pourra retrouver l’adhésion du grand public.

Nous assistons à un nouveau tournant de l’innovation technologique dans le secteur de la publicité en ligne, qui n’est pas sans rappeler par son ampleur le défi de l’avènement du mobile que l’industrie a su relever il y a dix ans. Et comme pour chaque transformation majeure, il ne sera pas possible d’y arriver seuls. C’est en continuant d’innover ensemble sur des solutions « cookieless » que nous pourrons tous construire la publicité de demain : plus respectueuse de la vie privée des internautes, plus efficace pour les annonceurs et les éditeurs.

Arnaud Monnier est directeur des partenariats chez Google France.

SONDAGE PRÉSIDENTIELLE: BERTRAND en tête à droite et possible vainqueur au second tour

SONDAGE  PRÉSIDENTIELLE: BERTRAND en tête à droite et possible vainqueur au second tour

Xavier Bertrand obtiendrait le meilleur score au premier tour de la prochaine présidentielle parmi les candidats potentiels de la droite, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI et Le Figaro ce lundi. Selon cette enquête, le premier tour serait nettement dominé par Marine Le Pen (27 à 30%) et Emmanuel Macron (25 à 28%) dans chacun des cinq scénarios testés par l’institut.

Pour le premier tour, Ifop-Fiducial évalue d’abord les intentions de vote de quatre candidats possibles pour la droite. Le président de la région Hauts de France Xavier Bertrand (15%) serait le candidat qui prendrait le plus de voix à Emmanuel Macron (25%) comme à Marine Le Pen (27%), devant la présidente de l’Île-de-France Valérie Pécresse (10%), celui d’Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et l’ancien négociateur européen du Brexit Michel Barnier qui remporteraient tous les deux 8% des suffrages, et enfin le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau (6%).

Au deuxième tour, le duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron serait remporté, selon ce sondage, par le président sortant à 54% des voix contre 46% pour la président du RN, comme lors du sondage précédent de l’Ifop, réalisé en avril.

Dans l’hypothèse d’un second tour face à Emmanuel Macron, Xavier Bertrand obtiendrait 49% contre 51% pour le président sortant. Mais, dans l’hypothèse d’un second tour face à Marine Le Pen, le meilleur score serait réalisé par Xavier Bertrand qui obtiendrait 60% contre 40% pour la présidente du Rassemblement national.

Enquête menée suivant la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1.363 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1.529 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1%.

Le plein-emploi possible et sans inflation ?

Le  plein-emploi possible et sans inflation ? 

 

Les deux économistes Isabelle Bensidoun et François Geerolf montrent, dans une tribune au « Monde », que les politiques économiques basées sur la courbe de Phillips (qui suppose un « taux naturel » de chômage) n’ont plus de fondement

 

Tribune. 

Depuis quarante ans, à la faveur de la stagflation des années 1970 puis de l’abandon progressif des politiques keynésiennes, les politiques de l’offre règnent sur la politique économique. Certes, à court terme, il peut s’avérer nécessaire, parce que les prix et les salaires sont rigides, de pratiquer des politiques de demande, mais seulement à court terme et surtout en privilégiant la politique monétaire.

Certes aussi, lorsque l’on est confronté à un choc exceptionnel, comme celui de la crise sanitaire, et que la politique monétaire est contrainte par la borne limitant à zéro les taux d’intérêt nominaux, la relance peut être plus massive et le dogme budgétaire abandonné. Mais, une fois le choc passé, les bonnes pratiques devaient, selon cette politique de l’offre, être rétablies, la politique monétaire reprendre le dessus et la dette être diminuée.

 

C’est qu’une fois le choc passé, et parfois même avant, la surchauffe guetterait ! Toute relance qui pousserait le produit intérieur brut (PIB) au-delà de son potentiel et le chômage en deçà de son taux naturel ne pourrait se solder que par une spirale inflationniste qui viendrait, si les banques centrales étaient contraintes de remonter leur taux, mettre en péril la capacité des économies à faire face à la dette accumulée jusque-là.

Ce mécanisme, connu sous le nom de « courbe de Phillips » augmentée – du nom de l’économiste néo-zélandais Alban William Phillips (1914-1975), qui l’a formulée –, a conduit plusieurs analystes outre-Atlantique à s’inquiéter du plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars de Joe Biden. Il faut dire que c’est sur cette courbe décroissante entre chômage et inflation que repose la politique macroéconomique depuis de nombreuses années.

Pourtant, s’il est vrai qu’au début des années 1980 la politique d’augmentation des taux d’intérêt menée par Paul Volcker, alors à la tête de la Réserve fédérale (FED), a été suivie d’une décélération de l’inflation accompagnée d’une récession et d’une augmentation du chômage, il a depuis été bien difficile d’observer une telle relation entre chômage et inflation, sauf pour les pays en régime de change fixe.

 

C’est ainsi qu’à la fin des années 1990, au moment de la bulle Internet, le taux de chômage américain passe bien en dessous de son taux naturel sans donner lieu à une quelconque tension inflationniste ; que la crise financière de 2007-2009, malgré la forte augmentation du chômage qu’elle déclenche, ne se traduit pas par la déflation redoutée ; pas plus que la relance de Donald Trump ne provoque d’accélération de l’inflation.

Abeille et agriculture : une conciliation possible

Abeille et agriculture : une conciliation possible

Le plan pollinisateur annoncé par le gouvernement doit avant tout consolider la collaboration entre agriculteurs et apiculteurs, plutôt que de nous focaliser sur l’interdiction de certains produits de traitement que nos voisins européens continueront à utiliser, estiment Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Eric Lelong président de l’interprofession apicole Interapi, dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

A force de les opposer, on en vient à oublier que les activités agricoles et apicoles sont non seulement complémentaires, mais interdépendantes. Les cultures et les aménagements mellifères (jachères, haies) des champs agricoles permettent à l’apiculteur de garantir à ses abeilles une alimentation variée toute l’année.

On l’ignore trop souvent, mais les périodes de disette des abeilles sont fréquentes entre les floraisons de grandes cultures (colza, tournesol…), notamment en fin de printemps et d’été. Elles se sont d’ailleurs accentuées avec le changement climatique, qui a des conséquences à la fois sur la ressource alimentaire, la santé des colonies et leur synchronisation avec les floraisons. C’est pourquoi les agriculteurs sont source de solutions pour les pollinisateurs.

L’agriculteur est lui dépendant de la bonne pollinisation de ses cultures pour assurer sa production, tant en quantité qu’en qualité, de colza, d’arbres fruitiers, de melon, de semences…

 

En France, c’est 70 % des six mille espèces de plantes recensées, sauvages et cultivées, qui sont pollinisées par les insectes. Sans ces pollinisateurs, c’est notre souveraineté agricole et donc alimentaire qui est remise en cause. Protéger et développer cette diversité d’espèces constitue donc un enjeu fort pour tous. 

Pour qu’elle soit fructueuse, cette complémentarité repose sur une cohabitation en bonne intelligence.

Dans nos territoires, les apiculteurs et les agriculteurs s’y emploient au travers d’une multitude d’initiatives, loin des idées reçues. Ils veillent, ensemble, à favoriser une meilleure coopération, car c’est avant tout une question de volonté, de formation, d’information et d’adaptation : renforcement des échanges entre parties prenantes sur les pratiques et contraintes de chacun, de manière à engager des actions préventives de protection des ruches, adaptation des pratiques agricoles pour favoriser la présence de pollinisateurs.

 

Des solutions constructives et partagées naissent ainsi, par exemple en privilégiant des traitements de protection des plantes adaptés aux spécificités mellifères, en adaptant les calendriers de traitement et les dates de semis, en pratiquant la fauche tardive, afin de renforcer et de diversifier les ressources mellifères entre deux cultures… 

Miser uniquement sur un renforcement du volet réglementaire reviendrait à entraver une dynamique pourtant déjà engagée dans nombre de territoires

Ces démarches concertées ont prouvé leur efficacité. C’est pourquoi nous insistons pour que le futur plan pollinisateurs proposé par le gouvernement consolide ce dialogue et permette aux agriculteurs et aux apiculteurs d’accroître ce travail en bonne intelligence. Miser uniquement sur un renforcement du volet réglementaire reviendrait à entraver une dynamique pourtant déjà engagée dans nombre de territoires.

Politique-Présidentielle 2022 : le soutien possible de Sarkozy à Macron ?

Politique-Présidentielle 2022 : le soutien possible de Sarkozy à Macron ?

 

Après la condamnation de Sarkozy et surtout après les hypothèses de son  soutien à Macron en 2022, la droite est complètement déstabilisée. Le Figaro révèle que Macron et Sarkozy aurait eu une longue conversation téléphonique après l’annonce de la condamnation de l’ancien président de la république. Par ailleurs Sarkozy a annoncé à plusieurs reprises qu’il n’excluait rien en matière de soutien, sous-entendu qu’il pourrait soutenir aussi Macron.

 

Le parti républicain dans ces conditions pourrait bien être amené à connaître les pires difficultés. Surtout à la veille des élections départementales et régionales. Avec les déclarations de Sarkozy, c’est l’existence même des républicains qui pourrait être en cause. Le problème majeur du parti c’est qui n’a pas été en capacité jusqu’à maintenant de trouver un leader incontesté susceptible d’incarner le projet de l’organisation. Certains chez les républicains s’interrogent sur le positionnement de Sarkozy tout en rappelant que ce dernier n’en est pas à son coup d’essai en matière de revirement notamment quand il a soutenu Balladur contre Chirac. Bien entendu on n’ose pas penser à une sorte de marchandage politique entre Macron et Sarkozy concernant les suites judiciaires des différentes affaires dans  lesquelles Sarkozy est impliqué. Reste que le doute pourrait s’installer et participer un peu plus à la déstabilisation du parti républicain.

Ce doute a été nourri par Sarkozy lui-même. Quand Le Figaro l’interroge, mercredi, sur un possible soutien au chef de l’État à la présidentielle, il élude, refuse pour l’heure de « soutenir un candidat plutôt qu’un autre », promet qu’il se prononcera le moment venu « en toute transparence avec [s]a famille politique ». Mais il n’exclut rien. Le fondateur des Républicains acte ainsi explicitement que son choix ne se limitera pas aux seuls prétendants de sa famille politique, LR ou ex-LR. Un coup de tonnerre pour la droite. Et une gifle pour ceux qui rêvent de lui succéder à l’Élysée, de Xavier Bertrand à Valérie Pécresse en passant par Bruno Retailleau.

« Le soutien à Macron fait partie de ses hypothèses, très clairement, confirme un poids lourd LR au Figaro. . Il n’écarte rien. » Ce scénario, Nicolas Sarkozy l’a évoqué devant plusieurs de ses interlocuteurs. « Il considère que Macron est en grand danger et que, avec la crise économique et sociale qui vient, même sa qualification au second tour est aléatoire », précise cet élu. Dans ce cas, « si Macron veut se sauver, il faudra qu’il se détermine », a lâché Sarkozy devant un de ses visiteurs. Comprendre : qu’il propose de bâtir une coalition LR-LREM avant le premier tour de la présidentielle, avec un Premier ministre de droite à Matignon.

Le problème c’est qu’un certain nombre de responsables politiques des républicains sont aussi sur la position de Sarkozy, ce qui ajoute encore à la confusion.

Présidentielle 2022 : le soutien possible de Sarkozy à Macron ?

Présidentielle 2022 : le soutien possible de Sarkozy à Macron ?

 

Après la condamnation de Sarkozy et surtout après les hypothèses de son  soutien à Macron en 2022, la droite est complètement déstabilisée. Le Figaro révèle que Macron et Sarkozy aurait eu une longue conversation téléphonique après l’annonce de la condamnation de l’ancien président de la république. Par ailleurs Sarkozy a annoncé à plusieurs reprises qu’il n’excluait rien en matière de soutien, sous-entendu qu’il pourrait soutenir aussi Macron.

 

Le parti républicain dans ces conditions pourrait bien être amené à connaître les pires difficultés. Surtout à la veille des élections départementales et régionales. Avec les déclarations de Sarkozy, c’est l’existence même des républicains qui pourrait être en cause. Le problème majeur du parti c’est qui n’a pas été en capacité jusqu’à maintenant de trouver un leader incontesté susceptible d’incarner le projet de l’organisation. Certains chez les républicains s’interrogent sur le positionnement de Sarkozy tout en rappelant que ce dernier n’en est pas à son coup d’essai en matière de revirement notamment quand il a soutenu Balladur contre Chirac. Bien entendu on n’ose pas penser à une sorte de marchandage politique entre Macron et Sarkozy concernant les suites judiciaires des différentes affaires dans  lesquelles Sarkozy est impliqué. Reste que le doute pourrait s’installer et participer un peu plus à la déstabilisation du parti républicain.

Ce doute a été nourri par Sarkozy lui-même. Quand Le Figaro l’interroge, mercredi, sur un possible soutien au chef de l’État à la présidentielle, il élude, refuse pour l’heure de « soutenir un candidat plutôt qu’un autre », promet qu’il se prononcera le moment venu « en toute transparence avec [s]a famille politique ». Mais il n’exclut rien. Le fondateur des Républicains acte ainsi explicitement que son choix ne se limitera pas aux seuls prétendants de sa famille politique, LR ou ex-LR. Un coup de tonnerre pour la droite. Et une gifle pour ceux qui rêvent de lui succéder à l’Élysée, de Xavier Bertrand à Valérie Pécresse en passant par Bruno Retailleau.

« Le soutien à Macron fait partie de ses hypothèses, très clairement, confirme un poids lourd LR au Figaro. . Il n’écarte rien. » Ce scénario, Nicolas Sarkozy l’a évoqué devant plusieurs de ses interlocuteurs. « Il considère que Macron est en grand danger et que, avec la crise économique et sociale qui vient, même sa qualification au second tour est aléatoire », précise cet élu. Dans ce cas, « si Macron veut se sauver, il faudra qu’il se détermine », a lâché Sarkozy devant un de ses visiteurs. Comprendre : qu’il propose de bâtir une coalition LR-LREM avant le premier tour de la présidentielle, avec un Premier ministre de droite à Matignon.

Le problème c’est qu’un certain nombre de responsables politiques des républicains sont aussi sur la position de Sarkozy, ce qui ajoute encore à la confusion.

Covid : une possible troisième vague ?

Covid : une possible troisième vague ?

 

Avant même la découverte d’une nouvelle version du virus la plupart des pays dans le monde ont enregistré une hausse alarmante des contaminations. Depuis la découverte du virus mutant en Angleterre, les inquiétudes sont encore plus alarmantes. Plusieurs pays ont déjà décidé d’interdire les vols avec le Royaume-Uni. La particularité du nouveau virus est de se propager jusqu’à 70 fois plus rapidement que le précédent. Pour l’instant les scientifiques indiquent qu’effectivement la propagation et particulièrement rapide mais ne remet pas en cause les effets des vaccins disponibles auprès de l’être. Cependant les études sur ce point sont encore insuffisants pour prouver scientifiquement cette affirmation. En France un conseil de défense sera réuni lundi et une réunion devrait aussi avoir lieu à Bruxelles pour tenter de coordonner les répliques à cette possible troisième vague qui semble se confirmer un peu partout.

Brexit : avec Boris Johnson tout est possible

Brexit : avec Boris Johnson tout est possible

 

 

 

Avec Boris Johnson, tout est possible. C’est le champion des changements de position. Le pire c’est que sans doute il ne sait pas lui-même qu’elle sue donner au brexit. De toute manière, il paraît peu vraisemblable que des négociations claires aboutissent d’ici la fin de l’année. Dans le meilleur des cas, on risque de prolonger une nouvelle fois les discussions. L’essentiel Boris Johnson n’est pas deal ou non deal mais d’apparaître comme le vainqueur de la confrontation avec l’union européenne pour solidifier sa position politique aujourd’hui très contestée au Royaume-Uni.

Comme c’était prévisible,  l’État des négociations n’a pas permis d’aboutir sur un compromis régissant les futures relations commerciales entre l’union européenne et le Royaume Uni. Rien n’est prêt d’ailleurs pour décider et mettre en place cet accord. La rencontre de la présidente de la commission avec Boris Johnson a seulement acté l’impossibilité d’un accord en l’état des discussions. Comme personne ne veut prendre la responsabilité de la rupture, on a donc décidé de prolonger la discussion.

Pour l’instant les positions sont complètement inconciliables. Les différences sont toujours les mêmes à savoir la pêche, les conditions de concurrence et les conditions de contrôle de concurrence. S’ajoutent à ces divergences les coups de bluff permanents de Boris Johnson qui souffle le chaud et le froid.

L’UE est prête à offrir à Londres un accès sans droits de douane ni quotas à son immense marché. Mais elle veut dans ce cas s’assurer que le Royaume-Uni ne se livrera pas à du dumping en s’écartant des normes environnementales, sociales, fiscales européennes ou de celles sur les aides d’Etat. Si tel est le cas, elle veut pouvoir prendre des contre-mesures rapides, comme des droits de douane, sans attendre que le différend ne soit tranché dans le cadre d’une procédure d’arbitrage classique, afin de protéger ses entreprises. Londres s’y oppose fermement.

 

Un manque d’électricité possible cet hiver ! ( La ministre écolo Pompili)

Un manque d’électricité possible cet hiver !  ( La ministre écolo Pompili)

 

La ministre écolo Pompili annonce que le pays pourrait être privé d’électricité à certains moments. De quoi sourire si la situation n’était pas aussi grave. En effet ,cette annonce d’insuffisance de production électrique intervient alors qu’on a fermé il y a peu la centrale nucléaire de Fessenheim. Une aberration car jusque-là non seulement la France ne manquait pas d’ électricité mais en plus elle en exportait. Depuis la fermeture de Fessenheim , la France importe de l’électricité y compris produite par des centrales au charbon. Bref ,un curieux bilan économique, énergétique et environnemental.

La ministre écolo tente cependant de rassurer en indiquant qu’il n’ira pas de Black out  total, encore heureux ? “Je veux rassurer, il n’y aura pas de black-out et de France dans le noir comme j’ai pu l’entendre, tout cela est bien géré”, a-t-elle dit.

“Normalement, si on est dans les (températures) moyennes de saison, ça devrait aller. Si on a des grosses vagues de froid, là il va falloir certainement faire de la régulation – travailler avec les industries pour qu’elles arrêtent leur production à certains moments (…)”, a-t-elle ajouté.

Une situation assez incroyable alors que la production électrique de la France constituait jusque-là un atout de compétitivité, on va désormais jusqu’à envisager d’arrêter la production à certains moments. Le résultat évidemment des orientations des écolos bobos qui entretiennent un rapport ésotérique avec les réalités techniques, économiques et même environnementales. Et Macron pour récupérer quelques voix des gauchistes écolos a accepté le sacrifice de Fessenheim comme Mitterrand avait accepté et pour les mêmes raisons le sacrifice de Tricastin.

Brexit : un accord possible ?

Brexit : un accord possible ?

De façon très discrète l’Allemagne qui préside actuellement l’union européenne pousse ses pions pour qu’un accord soit possible avec les Britanniques. À l’inverse, la France souhaiterait toujours une rupture nette et définitive avec le Royaume-Uni. En fait, on a progressé dans un certain nombre de domaines. La pêche ne serait plus un obstacle majeur d’autant qu’il ne concerne que certains pays dont la France. L’Allemagne est peu concernée par ce dossier. Reste la difficile question de la concurrence équitable qui a beaucoup avancé dans les négociations. Le troisième sujet de discorde concernant les conditions d’arbitrage des différentds.

Boris Johnson pourrait se montrer plus conciliant dans la mesure où le Parlement pourrait vider de sa substance le projet de loi sur le marché intérieur britannique qui contredisait l’accord entre le Royaume-Uni et l’union européenne sur le cadre des négociations. Pour éviter d’être pris à revers dans son propre pays Boris Johnson pourrait se montrer plus conciliant.

Présidentielle: «victoire de l’extrême droite possible»( Michèle Cotta et Robert Namias)

Présidentielle: «victoire de l’extrême droite possible»( Michèle Cotta et Robert Namias)

Michèle Cotta et Robert Namias ont écrit ensemble un polar Le brun et le rouge qui envisage une victoire aux présidentielles de Marion Maréchal.  Une hypothèse douteuse pour certains, pourtant l’hypothèse victoire de l’extrême droite même des 2022 n’est pas à exclure compte tenu du climat actuel. Interview dans l’Opinion

Dans Le Brun et le Rouge, vous racontez l’élection à l’Elysée, en 2025, de la candidate de la France d’abord, une jeune femme Charlotte Despenoux, sous les traits de laquelle on reconnaît aisément Marion Maréchal. Cela signifie-t-il que vous estimez son ascension irrésistible ?

Michèle CottaNous avons fait un roman policier, surtout pas une thèse politique. Cela nous a permis de laisser une totale liberté à notre imagination. Mais nous l’avons écrit dans un certain contexte et en prenant en compte deux éléments. Le premier est qu’aujourd’hui, droite et gauche sont sous le boisseau face à un chef de l’Etat qui n’est ni droite-ni gauche. De la décomposition de ces deux familles historiques peut naître un appétit pour l’extrême droite ou l’extrême gauche. Le deuxième est ce qu’on raconte, y compris au sein du Rassemblement national : Marine Le Pen n’aurait pas de chance d’être élue, car elle se heurterait à un plafond de verre. Charlotte Despenoux, notre personnage, est catholique, libérale. C’est un composite de plusieurs tendances, qui existent au RN, mais aussi à droite.

Robert Namias: Dans notre scénario, la victoire de l’extrême droite à la présidentielle est possible grâce à un électorat composite qu’on appelle communément populiste et qui rassemble de manière assez évidente des électeurs d’extrême droite et des électeurs d’extrême gauche. C’est un cas de figure qui n’est pas nouveau. On l’a vu il y a vingt ans dans ce qu’on appelait le Midi rouge, où une partie des électeurs du PC sont passés au FN. Les projets respectifs de l’extrême droite et de l’extrême gauche peuvent comporter de vraies proximités (le protectionnisme, l’anti-européisme…). Dans une situation de crise, ces accointances idéologiques peuvent provoquer une alliance électorale à la base, plutôt qu’au niveau des états-majors, et la victoire par effraction d’une candidate d’extrême droite à la présidentielle. Aujourd’hui, au regard de la crise que nous traversons, cet improbable est devenu relativement possible.

« L’arrivée à l’Elysée d’un Président de 39 ans a aussi été l’expression d’un besoin de renouvellement de la classe politique »

Ce qui est frappant dans la conquête de Marion Maréchal, euh pardon de Charlotte Despenoux, c’est sa jeunesse, son énergie. C’est aussi un trait de caractère de son entourage. Face à cela, il n’y a plus qu’un système « vieilli, usé, fatigué », comme dirait l’autre…

R.N.: Nous avons écrit notre fiction sur un fond de décor sans précédent : à un an et demi de la présidentielle, aucun parti de gouvernement n’est en mesure de présenter un candidat ayant de vraies chances de gagner. Les deux seules formations politiques qui apparaissent structurées sont aujourd’hui La France insoumise et le Rassemblement national. PS et LR, qui ont été rejetés en 2017, n’ont pas réussi, depuis, à se reconstruire. Au-delà des circonstances politiques, l’arrivée à l’Elysée d’un Président de 39 ans a aussi été un fait générationnel. Cela a été l’expression d’un besoin de renouvellement de la classe politique.

M.C.: Dans nombre de secteurs de la société, comme les banlieues par exemple, on paye la disparition des catholiques et des communistes. Pendant longtemps, la fonction tribunitienne y était occupée par le PC et la fonction humaniste par les catholiques. Aujourd’hui, la fonction tribunitienne est exercée par l’extrême droite et l’extrême gauche. Tout comme par l’islam, qui peut y ajouter une dimension sociale.

La violence est également omniprésente…

R.N.: Les polars sont par nature toujours violents avec leur lot obligé de morts. A cela s’ajoute la violence sociétale qui accompagne l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, même si celle-ci s’est faite, dans notre livre, démocratiquement. L’extrême droite peut arriver au pouvoir par un putsch militaire, comme au Chili ou en Grèce, mais aussi de manière tout à fait légale, à l’issue d’élections, comme on l’a vu en Allemagne, en Italie… Aucune démocratie n’est à l’abri ; c’est ce qu’on a voulu montrer.

M.C. : Il existe aujourd’hui en France un vrai désir d’autorité. Jusqu’où ira ce désir d’ordre ? Mais, il ne faut pas non plus négliger que, parallèlement, l’anarchie demeure un élément constituant de l’âme française. On le voit avec le sentiment anti-jacobin qui demeure toujours aussi fort, comme on peut le constater avec la crise sanitaire.

R.N. : Le peuple français est sans doute bipolaire !

Cette nouvelle Présidente, qui n’a aucune confiance dans le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) s’entoure d’une « garde prétorienne ». C’est une claire allusion à l’affaire Benalla ?

R.N. : Cela a toujours été ainsi. Les présidents de la Ve République ont tous organisé de manière plus ou moins poussée leur propre protection, notamment pour préserver leur vie privée. Souvenez-vous de François Mitterrand !

« Les journalistes de TF1 et France 2 n’avaient plus la cote et leurs noms avaient été relégués au bas de la liste des possibles au profit de leurs confrères des chaînes d’info », écrivez-vous. L’ancien directeur de l’information de TF1 et l’ex-directrice générale de France 2 que vous êtes estiment-ils que la montée en puissance de celles-ci, ces dernières années, a tout changé ?

R.N.: Tout, pas encore. Les journaux de 20 heures de TF1 et de France 2 gardent encore une audience exceptionnelle en Europe, même si elle est deux fois moindre qu’il y a dix ans. Mais c’est vrai qu’un problème est apparu avec la montée en puissance des chaînes d’info continue : celui de la hiérarchie de l’information. Les coups de projecteur sont mis sur une seule information et occultent tout le reste. Ce n’est pas normal.

Un des chapitres du livre est le récit d’un débat d’entre deux tours de la présidentielle. Vous qui en avez organisé ou animé, lequel vous a le plus marqué ?

M.C. : Celui de 1988 entre François Mitterrand et Jacques Chirac avec leur fameux affrontement « dans les yeux ». C’était un vrai moment de télé. Le débat reposait, comme il se doit, sur un schéma très structuré que nous avions préparé [Elie Vannier était l’autre arbitre du débat, N.D.L.R.]. Celui-ci s’est échappé car on ne pouvait pas anticiper que les deux hommes s’affronteraient sur le cas du diplomate iranien Wahid Gordji. Quand j’ai entendu Jacques Chirac demander à François Mitterrand s’il pouvait contester sa version des faits « en le regardant dans les yeux », je me suis dit qu’il était bien naïf.

« Je me suis toujours interrogé : Jacques Chirac a-t-il vraiment eu raison de refuser de débattre avec Jean-Marie Le Pen ? »

R.N. : Le débat de 2002, car il n’a pas existé, alors que nous avions fait une proposition pour l’organiser ! Je me suis toujours interrogé : Jacques Chirac a-t-il vraiment eu raison de refuser de débattre avec Jean-Marie Le Pen ? Ce n’est, selon moi, jamais une bonne solution de se dérober face à un adversaire. Il aurait été dans son rôle et eu tout à gagner à montrer aux Français les hérésies que contenait le programme de Jean-Marie Le Pen. De la même manière, son choix de ne pas tenir compte des conditions de son élection en nommant un gouvernement d’union nationale m’a toujours paru une autre erreur.

M.C. : Cela relevait d’un manque de confiance en lui. Quelques années plus tard, j’ai demandé à Jacques Chirac pourquoi il n’avait pas joué l’union nationale. Il m’avait répondu : « Je ne sais pas faire »…

De la fiction à la réalité, il n’y a qu’un pas. Votre livre débute en 2025. En 2022, Emmanuel Macron sera-t-il réélu ?

R.N. : C’est impossible de répondre dix-huit mois avant l’échéance à une telle question. L’irruption de l’imprévisible est devenue le quotidien de la politique en France. Cela lui donne un air de démocratie anglo-saxonne. A cela s’ajoute le fait que nous vivons une époque sans précédent. Elle concentre sur un même moment plusieurs évènements que nous avons déjà pu connaître dans le passé mais qui n’étaient pas superposés : une crise économique comme en 1929, une crise sociale comme celle qui précéda 40, une crise sanitaire comme du temps de la grippe espagnole. Les trois en même temps, c’est du jamais vu !

M.C.: J’y ajouterai un autre élément : on retrouve également le sentiment de décomposition politique d’avant la guerre de 40. Le personnel politique est contesté, les ligues font régner leur loi… A l’époque, la guerre était arrivée comme une délivrance. Nous sommes à nouveau dans un creux de la vie politique française. Il y a l’angoisse due au Covid. La démocratie et la nation sont contestées. L’esprit public est abîmé. La gauche et la droite ne se sont pas reconstruites… Tout peut arriver !

Le Brun et le Rouge de Michèle Cotta et Robert Namias, édition Robert Laffont, 390 pages, 20 euros.

 

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