Archive pour le Tag 'Portugal'

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

Pas de sanction financière pour l’Espagne et le Portugal (Moscovici)

 

 

Changement de discours à la commission européenne qui il y a encore quelques semaines menaçait  l’Espagne et le Portugal de lourdes sanctions financières pour dépassement budgétaire. Depuis le brexit est passé par là et la commission européenne commence enfin à s’inquiéter du sentiment anti européen qui monte un peu partout dans l’union. En outre ces sanctions auraient été particulièrement discriminatoires à l’égard de ces deux pays puisque lorsque cela les arrangeait la France comme l’Allemagne ne se sont pas privés de dépasser les critères européens. Depuis l’Allemagne est rentré dans le rang mais pas la France. Du coup sanctionner l’Espagne et le Portugal aurait sans doute conduit à envisager aussi des pénalités financières pour la France. Du coup la Commission européenne a renoncé à infliger une amende pour déficit excessif à l’Espagne et au Portugal pour éviter « un sentiment d’humiliation », affirme dimanche dans le quotidien espagnol El Pais le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. « Imposer des amendes aurait généré un sentiment anti-européen et une perception d’humiliation dans un pays comme l’Espagne, qui a fait énormément de sacrifices ces derniers temps », affirme le Français Pierre Moscovici, après que la Commission a renoncé à sanctionner l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire. En 2015, le déficit public espagnol avait atteint 5,1% du PIB, un chiffre bien au-dessus du plafond de 3% fixé par le pacte de stabilité et des objectifs de la Commission, de 4,2%. « Les Espagnols ont fait des efforts considérables », souligne Pierre Moscovici, après des années de crise économique et d’austérité budgétaire, ajoutant que « l’approche corrective n’est pas la plus adéquate, alors que nous voyons comment les citoyens doutent de l’UE ». En février, il avait exhorté les Espagnols à « respecter les recommandations » et à « être très rigoureux ». Les promesses faites par le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos,« devront être respectées », avertit le commissaire européen, agitant la menace du gel de fonds structurels européens. M. Moscovici demande dès cette année des « mesures fiscales structurelles qui apportent cinq milliards d’euros » au budget espagnol, pour atteindre l’objectif de déficit exigé par la Commission de 4,6% du PIB en 2016 et 3,1% en 2017, ce qui supposerait de nouvelles mesures d’économies. Luis de Guindos a annoncé en juillet une hausse de l’impôt sur les sociétés, qui devrait selon Madrid rapporter environ sept milliards d’euros. Le gouvernement sortant du conservateur Mariano Rajoy, qui expédie les affaires courantes depuis les législatives de décembre 2015 après lesquelles son parti, sans majorité absolue, n’est pas parvenu à trouver d’alliés pour gouverner, ne peut pas approuver de nouveau budget. L’Espagne connaît une croissance économique parmi les plus fortes de la zone euro, de 3,2% en 2015, et selon ses prévisions, de 2,9% en 2016, mais son taux de chômage reste très élevé, à 20%. (AFP)

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

 

 

La procédure de sanction engagée par les ministres des finances de la zone euro pose de sérieuses interrogations. Il s’agit en effet de la première procédure de ce type engagée alors que d’autres pays ne s’étaient pas privés à l’occasion de dépasser les critères de déficit lorsque cela les arrangeait. L’Allemagne ne s’en est pas privée en dépassant au début des années 2000 (pendant plusieurs années)  les 3 % fixés par l’union économique. Quant à la France c’est une habituée des dépassements. Il est évidemment plus facile de taper sur l’Espagne ou le Portugal que sur la France à fortiori l’Allemagne. L’autre interrogation porte sur l’opportunité de cette procédure dans une conjoncture marquée par l’affaiblissement de la croissance au plan mondial, un affaiblissement qui sera amplifié de 0,2 à 0,3 % du fait du brexit. Peut-être s’agit-il d’un avertissement indirect adressé à la France par l’Allemagne via les instances européennes. Pas sûr cependant que cet orthodoxie financière soit actuellement très adaptée à l’environnement économique ; un environnement économique caractérisé par un affaiblissement de la croissance (illustré par le recul de la production industrielle en mai en France, en Italie mais aussi en Allemagne). C’est donc une procédure de sanctions inédite qui s’ouvre pour deux pays européens. Les ministres des Finances de la zone euro vont « soutenir [mardi] la recommandation de la Commission européenne » et déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a annoncé lundi soir Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, à l’issue d’une réunion à Bruxelles des grands argentiers de la monnaie unique. Lors d’une conférence de presse avec le Néerlandais, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a précisé que s’ouvrira « une période de 20 jours » à partir du moment où les ministres de la zone euro  »vont dans notre sens ». Le Français a rappelé que les amendes possibles étaient « au maximum de 0,2% » du Produit Intérieur Brut (PIB) et au « minimum zéro ». Dans le cadre de cette échéance de vingt jours, l’exécutif européen « doit aussi proposer la suspension d’une partie des engagements de versements de fonds structurels européens » à partir de 2017. Selon une source européenne, les fonds concernés pour l’an prochain s’élèvent pour l’Espagne à 1,3 milliard d’euros et pour le Portugal à 500 millions d’euros. En 2015, le déficit public espagnol a atteint 5% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà du seuil du pacte de stabilité (3% du PIB) et des objectifs que lui avait fixés la Commission, à 4,2%. Quant au Portugal, il avait affiché un déficit public de 4,4% du PIB l’an passé alors que l’objectif fixé était de repasser sous les 3%. En 2016, le pays espère toutefois rentrer dans les clous. « Nous allons engager un processus de dialogue avec les ministres » de l’Espagne et du Portugal, a encore expliqué Pierre Moscovici, les incitant à faire valoir « le plus vite possible » leurs arguments pour expliquer pourquoi ils ont dérapé et ce qu’ils veulent faire pour améliorer leur situation budgétaire. Les deux pays disposent de dix jours à compter du constat de dérapage par leurs pairs de la zone euro.

 

(Avec AFP)

 

Euro foot 2016 France Portugal : une victoire pour sortir la France de la déprime

Euro foot 2016 France Portugal : une victoire pour sortir la France de la déprime

 

 

Il est clair que la perspective d’une éventuelle victoire de la France dépasse la seule problématique sportive. Les Français ont en effet un impératif besoin d’une victoire pour oublier le climat délétère qui règne dans le pays tant sur le plan économique, que social, politique ou sociétale. Pour une fois François Hollande qui se positionne en commentateur a sans doute raison : Une victoire des Bleus aurait une « bonne incidence » sur le moral des Français. Dommage que François Hollande ne soit pas davantage acteur dans le redressement du moral des Français. On sait que les Français sont sans doute le peuple le plus pessimiste du monde actuellement, ils ont des raisons objectives tellement le décalage est grand entre le potentiel de la France et les piètres résultats dans le domaine socio économique en particulier. Le récent débat sur la loi à confirmer l’incapacité du pays à réunir la dynamique de toutes les forces sociales pour engager les réformes structurelles qui s’imposent. Une illustration de cet immobilisme qui caractérise le pays. Un immobilisme largement entretenu par la radicalité de certaines forces sociales incapables de se concerter et d’accepter le moindre compromis. Témoin encore la posture de la CGT et du Medef qui rejettent  la loi pour des motifs complètement opposés. Bref une vraie caricature de la démocratie sociale. Caricature dont la responsabilité incombe aussi en grande partie à Manuel Valls qui a voulu faire un coup politique en voulant démontrer par sa posture intransigeante qu’il était l’opposé de François Hollande et qui aussi à profiter de l’occasion pour écarter Macron afin de tenter d’apparaître, lui,  comme le seul  de la réforme. Bref un spectacle lamentable tant  pour l’étranger que pour la plupart des Français. Alors une victoire des Français à l’euro pour tout résoudre ? Sans doute non mais enfin un moment de bonheur pour nous sortir de la médiocrité économique, sociale et politique.

Elections Portugal : l’austérité un peu contestée

Portugal : l’austérité un peu contestée

La coalition conservatrice au pouvoir au Portugal arrive en tête ce dimanche 4 octobre lors des élections générales, mais ne parvient pas à remporter la majorité absolue. L’alliance « Portugal à Frente » (PàF) du premier ministre Pedro Passos Coleho, qui regroupe les deux partis au pouvoir de centre-droit, le parti social-démocrate (PSD) et le centre démocrate social (CDS-PP), a obtenu 38,55 % des voix sur 99,23 % des voix décomptées. En sièges, alors qu’il reste 4 députés à élire sur 230, PàF obtient 104 députés à l’Assemblée de la République, le parlement unicaméral du Portugal, soit 12 sièges de moins que la majorité absolue. C’est un très bon score compte tenu de la politique d’austérité menée depuis 2011 par le gouvernement portugais, mais il convient de se souvenir que cette alliance électorale perd près 11,7 points et 22 députés par rapport à 2011 où elle avait été majoritaire dans le pays avec 50,4 % des voix et 132 sièges. La gauche, elle, cumule, tous partis confondus, 52,18 % des voix. C’est d’autant plus vrai si l’on ajoute les petits partis de gauche sans représentation parlementaires ( PCTP maoïste ou Livre, avec près de 1,9 % des voix ensemble). La gauche obtiendrait aussi la majorité des sièges (122 sur 230). Mais elle est très divisée et ceci lui aura coûté beaucoup de sièges. Le parti socialiste (PS), le principal parti d’opposition du pays, n’est pas parvenu, avec son leader Antonio Costa, à s’imposer comme une vraie alternative. Il obtient 32,38 % des voix et 85 députés, ce qui est nettement plus qu’en 2011, lorsqu’il avait glané 28,1 % des voix et 74 sièges. Si ce n’est pas suffisant pour dépasser PàF, c’est une nette progression. La gauche radicale progresse également en passant de 13,1 % à 18,5 % des voix, mais elle est divisée. Le Bloc des Gauches, gauche radicale non communiste, est le grand vainqueur de la soirée en passant de 5,2 % et 8 députés en 2011 à 10,2 % et 19 députés en 2015. Parallèlement la CDU, l’alliance menée par les verts et le parti communiste, progresse aussi de 7,9 % et 16 députés à 8,3 % et 17 sièges. S’il n’a aucune mesure avec la réaction de certains autres pays, le Portugal a connu une poussée anti-austérité non négligeable (+ 5 points), si l’on prend en compte le fait que la gauche radicale était déjà en 2011 une des plus fortes d’Europe. A noter qu’un autre parti de gauche, le parti animaliste (PAN) obtient un siège et 1,4 % des voix. Il n’y a donc pas réellement de « victoire » de la droite ce dimanche, mais une division de la gauche. Cette « victoire » du premier ministre sortant doit d’autant plus être relativisée que les Portugais se sont montrés particulièrement déçus par l’action politique elle-même. Cette désillusion se constate dans la progression de l’abstention qui passe de 42 % à 44 %, un record historique, tandis que les blancs et nuls restent à un niveau très élevé (3,75 % contre 4 % en 2011). En tout, la coalition au pouvoir a perdu 650.000 voix en quatre ans (sur 99,23 % des bulletins décomptés). L’alliance PSD-CDS-PP ne parvient pas même à conserver les voix du seul PSD en 2011. Il ne peut donc être question de victoire. Du reste, la principale déception du premier ministre sortant sera de manquer la majorité absolue, malgré la constitution d’une coalition électorale bâtie pour cet objectif et un système électoral qui offre une nette prime au parti arrivé en tête. Là encore, ceci doit permettre de relativiser la victoire de la droite portugaise. La constitution du prochain gouvernement sera cependant une gageure. La gauche est majoritaire au parlement, mais sera-t-elle capable de constituer un gouvernement ? Sans doute pas. Le PS aura du mal à construire avec la gauche radicale une majorité alternative. Le BE et la CDU s’étaient dits ouverts à une telle alliance, mais avec des conditions qui risquent d’être difficiles à accepter pour le PS, notamment sur la dette et la trajectoire budgétaire. Ces deux thèmes risquent de heurter la sensibilité « européenne » du centre-gauche portugais. Et Pedro Passos Coelho sera appelé à tenter sa chance en premier. Faudra-t-il alors que le PS s’allie avec la droite pour « adoucir » la politique gouvernementale dans une « grande coalition » ? Mais comment s’allier avec un Pedro Passos Coelho qui s’est fait le champion de l’austérité ?

Corruption : l’ancien Premier ministre du Portugal arrété

Corruption : l’ancien Premier ministre du Portugal  arrété

Encore un politique pris les mains dans le pot de confiture, Portugais cette fois-ci. La preuve supplémentaire qu’il y  a un vice dans nos démocraties et que le  mode de désignation des candidats aux fonctions électives est à reconsidérer totalement.  José Socrates, qui a dirigé le pays de 2005 à 2011, a été arrêté vendredi soir lors de son arrivée à l’aéroport de Lisbonne, de retour d’un séjour à Paris, dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale, blanchiment d’argent et corruption. L’enquête, qui a été accompagnée d’une série de perquisitions  , porte sur des opérations bancaires et des transferts d’argent d’origine inconnue, s’est contenté d’indiquer le ministère public. Selon la presse portugaise, la justice se penche notamment sur l’achat d’un appartement à Paris, où José Socrates a vécu en 2012 pour poursuivre des études de philosophie à Sciences Po. Les doutes porteraient sur la provenance des fonds consacrés à l’acquisition de l’habitation, estimés à 3 millions d’euros. Le parquet général a précisé qu’il n’y avait aucun lien avec l’opération Monte Branco, un coup de filet anti-corruption qui avait entraîné l’arrestation en juillet de l’ancien PDG de la banque Espirito Santo (BES), Ricardo Salgado. Mis en cause par la presse dans cette affaire en juillet, José Socrates avait fustigé une campagne de « diffamation »: « je n’ai pas de capitaux et pas de compte à l’étranger. J’ai le même compte bancaire depuis plus de 25 ans », avait-il assuré.  L’ancien Premier ministre, le premier du Portugal à subir un tel sort, devait être présenté au juge samedi, tout comme trois autres suspects qui avaient été déférés devant la justice la veille. Selon des sources judiciaires citées par l’agence Lusa, il s’agit de l’ancien patron d’une entreprise de construction, d’un avocat et d’un représentant d’une multinationale pharmaceutique.  La nouvelle de l’interpellation a fait l’effet d’une bombe au sein du monde politique, fragilisé par une série d’enquêtes judiciaires éclaboussant les hautes sphères de l’Etat. Parmi celle-ci figure le scandale de corruption lié à l’octroi de visas « dorés » à de riches étrangers, éclaté il y a à peine une semaine. Cette affaire a coûté sa place au ministre de l’Intérieur, Miguel Macedo, qui a démissionné dimanche sans être visé directement par l’enquête. L’arrestation de José Socrates intervient par ailleurs au plus mauvais moment pour le maire de Lisbonne, Antonio Costa, qui devrait être désigné samedi secrétaire général du parti socialiste, principale formation d’opposition, à l’issue d’un scrutin des militants dont il est l’unique candidat.

 

Portugal : l’Etat sauve sa banque Banco Espirito Santo

Portugal : l’Etat sauve sa banque  Banco Espirito Santo

 

Soucieux de freiner la contagion sur l’ensemble du secteur financier portugais et européen, le gouvernement de Lisbonne s’est résolu, dimanche 3 août, à renflouer à hauteur de 4,4 milliards d’euros la banque en grande difficulté. Ainsi, après avoir longtemps écarté ce scénario, le gouvernement puisera dans l’enveloppe de 12 milliards d’euros réservée aux banques dans le cadre du plan de sauvetage du Portugal négocié avec la troïka (UE-FMI-BCE), dont il restait 6,4 milliards d’euros. Mais l’Etat portugais ne sera pas le seul à mettre la main à la poche. Les actionnaires et créanciers non prioritaires de Banco Espirito Santo seront appelés à « assumer les pertes » découlant « d’une activité bancaire qu’ils n’ont pas suffisamment contrôlée », a annoncé dimanche le ministère des Finances portugais. Les actionnaires actuels devront gérer les actifs toxiques de la banque, dont les titres de dette à haut risque du groupe familial Espirito Santo, qui seront logés au sein d’une structure de défaisance (Bad Bank).  Après avoir publié une perte semestrielle record de 3,57 milliards d’euros, « Banco Espirito Santo présentait un risque de cessation de paiements qui aurait mis en danger le système financier national », a prévenu le ministre. Les turbulences que traverse BES avaient semé la panique sur les marchés européens début juillet, faisant ressurgir le spectre de la crise de la dette en zone euro. Face à l’hécatombe du titre en Bourse, qui a été suspendu vendredi 1er août après avoir chuté de près de 75% en une semaine, les espoirs de voir la banque attirer de nouveaux investisseurs sans recourir à l’aide de l’Etat avaient été anéantis. Le cas du Portugal est le premier test des nouvelles règles transitoires en vigueur en attendant la mise en place en 2016 de l’Union bancaire européenne qui vise à éviter aux contribuables de payer pour les banques.

 

Portugal : chômage à 15%, ca va mieux ! (FMI)

Portugal : chômage à 15%, ca va mieux ! (FMI)

 

 Les perspectives économiques immédiates du Portugal s’améliorent alors même que son programme d’aide internationale touche à sa fin mais il doit maintenir le rythme des réformes, en particulier sur le marché du travail, pour éviter de voir sa dette gonfler à nouveau, estime le FMI. Le Fonds monétaire international s’émeut dans un rapport d’un taux de chômage qui dépasse encore les 15% mais il n’en remarque pas moins que « l’activité et l’emploi continuent de dépasser les attentes ». Lisbonne a dépassé son propre objectif de déficit budgétaire l’an passé, en atteignant 4,9% du PIB au lieu des 5,5% visés, ce qui ne peut que aider à atteindre l’objectif de 4% du PIB cette année et de 2,5% l’an prochain, poursuit le FMI. Le programme d’aide élaboré par le FMI et l’Union européenne (UE) se termine officiellement le 17 mai mais l’analyse de la dernière évaluation, qui se fera en mai, et les derniers versements se poursuivront jusqu’à la fin juin. Le gouvernement doit décider début mai s’il sollicite un crédit-relais pour faciliter son retour sur le marché de la dette après la fin du programme d’assistance international.  Le FMI estime que les perspectives concernant la dette portugaise restent « fragiles » mais il ne signale nulle part qu’un crédit de précaution s’imposerait.

 

Tombola contre la fraude fiscale au Portugal

Tombola contre la fraude fiscale au Portugal

Intéressante initiative du Portugal avec sa tombola contre la fraude fiscale. En France avec le matraquage fiscal, on pourrait s’en inspirer car les baisse de rentrées  de TVA ne sont pas dues qu’à l’absence de croissance mais aussi au dessous de table, au travail au noir, voire aux fausses factures ; alors  Comment lutter contre la fraude fiscale ? Le Portugal a trouvé une nouvelle méthode qui a de quoi surprendre. Le gouvernement va lancer une tombola avec une voiture à gagner chaque semaine. Et pour participer au tirage, pas besoin d’acheter un ticket, il suffit de faire preuve de civisme fiscal ! Tous les moyens sont bons pour pousser les commerçants portugais à faire des factures, en bonne et due forme. Les consommateurs qui auront exigé un reçu au moment de payer leurs courses, leur coiffeur ou leur petit café au bar, seront automatiquement inscrits à la tombola hebdomadaire organisée par le fisc.  A chaque facture une chance de plus de participer au tirage au sort. Le gouvernement a débloqué un budget de 10 millions d’euros pour l’opération. Il espère évidemment que le montant sera compensé par des recettes fiscales supplémentaires. Les contribuables portugais pourront même cumuler la tombola, avec un autre avantage, celui de déduire de leur impôt sur le revenu une partie de la TVA acquittée au moment du paiement des factures chez les petits commerçants. Des incitations spectaculaires pour lutter contre l’économie souterraine, qui représenterait un quart du PIB du Portugal. En France, cette économie souterraine représenterait de l’ordre de 15%., elle va se développer avec le matraquage fiscal.

Manifs anti-austérité en Italie et au Portugal

Manifs anti-austérité en Italie et au Portugal

En Italie, quelque 70.000 personnes selon les syndicats, 50.000 selon les autorités, ont protesté à Rome, où un important dispositif policier avait été déployé de crainte d’incidents. « On proteste contre une austérité qui met le pays à genoux », a expliqué Piero Bernocchi, du syndicat autonome Cobas. Pour lui, elle « n’a pas atteint son but, qui était de réduire la dette, pendant que la classe politique continue avec ses privilèges ». Le Parlement italien a entamé l’examen du budget pour l’an prochain, qui comporte d’importantes coupes dans les prestations sociales. Des heurts ont opposé une centaine de manifestants encagoulés à la police autour du ministère italien des Finances, tandis que la vitrine d’une agence de la banque Unicredit a été détruite à coups de pierres. Quinze personnes ont au total été interpellées, tandis que deux policiers ont été blessés dans ces affrontements, a annoncé la police. A Porto, des milliers de personnes ont traversé à pied le pont do Infante qui relie les deux rives du Douro, le fleuve qui arrose cette cité du nord, tandis que sur l’île de Madère des centaines de personnes ont également manifesté. Dans la capitale portugaise, les protestataires ont franchi le célèbre pont du 25 Avril, du nom de la révolution qui a renversé la dictature salazariste en 1974, à bord de quelque 400 autocars. Les organisateurs n’ont pas communiqué d’estimations sur le nombre des participants. « Menteurs ! », « Dehors ! », « Le peuple est en colère ! », scandaient les protestataires, qui s’étaient rassemblés dans le quartier d’Alcantara à Lisbonne. « Il est urgent de changer de politique » ou « Face aux injustices, la révolution est une obligation », proclamaient des banderoles en tête de cortège déployées par des retraités en colère. Dans le même temps, une colonne d’autocars a traversé le pont au ralenti, au milieu d’un concert de klaxons. A leur arrivée, ils ont été accueillis par les applaudissements des manifestants. « Mon fils, mon petit-fils et mon arrière-petit-fils sont au chômage. J’ai des raisons d’être inquiète ! », s’exclame Olga Costa, une femme de 71 ans qui touche une retraite mensuelle d’à peine 371 euros. « Je dois travailler dans sept endroits différents pour m’en sortir », confie, un peu plus loin, une femme de ménage qui a fait le déplacement depuis Aveiro (centre). « Le budget du gouvernement pour l’année prochaine, cible encore les classes modestes et pauvres. C’est injuste », lâche Eugenia Leal, professeur dans une école lisboète. « Je ne pense pas que les choses vont s’améliorer dans ce pays ! », constate Marta Tavares, une étudiante en communication, âgée de 19 ans. « Je vais devoir émigrer! », dit-elle. « C’est une journée historique », s’est félicité Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, qui a annoncé une nouvelle manifestation pour le 1er novembre. Au Portugal, il s’est agi de la première grande mobilisation après qu’une nouvelle cure d’austérité a été dévoilée mardi dans le projet de budget pour 2014 qui touchera de plein fouet le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des retraités. Parmi les mesures les plus contestées figurent des réductions des salaires des fonctionnaires allant de 2,5% à 12%, ainsi que les coupes de près de 10% dans les retraites des anciens salariés du secteur public. L’organisation de cette journée de mobilisation avait été marquée par le bras de fer qui a opposé la CGTP et le gouvernement sur le parcours choisi pour cette manifestation à Lisbonne. « Le gouvernement a tenté de nous empêcher, mais le pont ne lui appartient pas », a lancé le leader syndical.

 

Portugal: nouvelle cure d’austérité

Portugal: nouvelle cure d’austérité

 

 

Le Front commun des syndicats de l’administration publique et le Syndicat des cadres techniques de l’Etat (STE), les deux principaux syndicats du secteur, ont appelé mercredi à une grève des fonctionnaires pour le 8 novembre prochain. Les syndicats du secteur des transports ont également annoncé « une quinzaine de grèves pour la période allant du 25 octobre au 8 novembre » ainsi qu’une « manifestation nationale à Lisbonne le 9 novembre », a indiqué José Manuel Oliveira, coordinateur de la Fédération des syndicats des transports et des communications. Les syndicats de la poste ont quant à eux prévu une grève le 25 octobre après la décision du gouvernement de privatiser le groupe postal par une mise en bourse de 70% de son capital avant la fin de l’année. Les syndicats entendent protester contre les nouvelles mesures d’austérité dévoilées dans le projet de budget pour 2014 qui toucheront de plein fouet les fonctionnaires. Le Portugal, sous assistance financière, est tenu de respecter un objectif de déficit public de 4% du PIB en 2014.  Le projet de la loi des Finances prévoit des coupes sévères dans les dépenses publiques et des réductions des salaires des fonctionnaires allant de 2,5% à 12% pour les revenus mensuels supérieurs à 600 euros bruts.  Le gouvernement prévoit également de réduire de 2% en 2014 les effectifs de la fonction publique sur un total actuellement de 575.000. Depuis 2005, 173.000 postes de fonctionnaires ont déjà été supprimés.   »Les travailleurs n’en peuvent plus. Les fonctionnaires sont les cibles principales de ce budget », a dénoncé Ana Avoila, coordinatrice du Front commun des syndicats, qui appartient à la CGTP, principale confédération syndicale du pays, proche du Parti communiste.  Ce budget « est une attaque brutale contre les fonctionnaires », a estimé Helena Rodrigues, vice-présidente de la STE, proche de l’UGT, l’autre grande centrale syndicale, plus modérée et proche des socialistes.  Pour samedi, la CGTP a convoqué deux grandes manifestations à Lisbonne et Porto (nord), pour protester contre « l?appauvrissement des travailleurs ».  Le syndicat voulait défiler sur les ponts des deux principales villes du pays. Mais, à Lisbonne, la manifestation prévue sur le Pont 25 Avril a été interdite par le ministère de l’Intérieur pour des raisons de sécurité.  Le rassemblement aura finalement lieu dans le quartier d’Alcantara, à la sortie du célèbre pont lisboète. De nombreux manifestants traverseront le pont en autocar, un passage qui sera accompagné d’un concert de klaxons pour protester contre l’interdiction du ministère.  Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, n’a pas exclu de convoquer prochainement une nouvelle grève générale, après celle de juin dernier, qui avait mobilisé 50% des salariés, selon les syndicats.

 

Portugal : l’austérité va tuer la croissance

Portugal : l’austérité va tuer la croissance

 

L’économie portugaise a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, mais cette reprise reste fragile et pourrait être menacée par les coupes budgétaires drastiques imposées dans le cadre du plan de sauvetage international du pays. Une équipe d’experts de la troïka – qui rassemble le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne – est attendue au Portugal à la fin du mois pour préparer la prochaine évaluation de la situation économique du pays. De nombreux économistes estiment que le gouvernement profitera de cette occasion pour négocier un nouvel assouplissement des objectifs de déficit budgétaire fixés dans le cadre du plan d’aide. Le produit intérieur brut (PIB) portugais est ressorti en hausse de 1,1% sur la période avril-juin par rapport aux trois premiers mois de l’année, ce qui a permis aux pays de sortir de deux années et demie de récession. Toutefois, par rapport au deuxième trimestre 2012, l’économie portugaise s’est contractée de 2,0%. En sur l’ensemble de 2013, le PIB devrait enregistrer un repli de 2,0%. « Cette croissance prouve qu’ils sont sur le bonne voie, bien que ce ne soit pas un chemin facile », estime Ralph Solveen, analyste chez Commerzbank. Dans un contexte d’atonie de la demande intérieure, la reprise de l’activité économique est due principalement à une hausse des exportations – de chaussures, d’huile d’olives de carburants et de véhicules – mais rien ne garantit la pérennité de cette bonne tenue du commerce extérieur. « (Malgré) une évolution positive des exportations et une demande intérieure un peu moins faible, le climat sous-jacent reste détérioré et je pense que la croissance sera moins élevée dans les trimestres à venir », note Giada Giani, économiste chez Citi.

 

Portugal : crise politique

Portugal : crise politique

L’Austérité est en train de faire éclater le gouvernement au Portugal. Depuis 2010, le Portugal est en première ligne dans la crise de la dette qui sévit en Europe. Le pays a connu en début de semaine une envolée du taux d’emprunt à 10 ans au-dessus de 8%. Si ce taux, corollaire à l’endettement de l’Etat, reste loin de son pic historique à 18% – atteint en janvier 2012 -, il a débouché sur une crise politique majeure. En effet, lundi, le ministre des Finances Vitor Gaspar a démissionné. Mardi soir, c’était au tour du ministre des Affaires étrangères, Paulo Portas, de vouloir jeter l’éponge. Mais le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, a refusé sa défection. Le responsable de l’exécutif tente de sauver, au moins sur le court terme, la coalition de droite associant le PSD de centre-droit et le Parti populaire (CDS-PP). Conséquence de ces événements, la bourse de Lisbonne a dévissé mercredi matin. Son indice a ainsi dégringolé de près de 6% dans la matinée. Les investisseurs craignent que cette crise politique, surtout si elle débouche sur un nouveau scrutin, remette en question les progrès réalisés par le Portugal, sous assistance internationale depuis 2011. Lisbonne, comme Athènes, bénéficie en effet d’un soutien de la « troïka », à savoir la Banque centrale européenne BCE), le FMI et l’Union européenne. Contrairement à la Grèce, le Portugal a toutefois toujours donné des avis favorables et mis en avant les efforts réalisés par le pays. Par ailleurs, le pays, qui a obtenu des prêts internationaux jusqu’en juin 2014, n’aura pas besoin dans l’immédiat de se financer sur les marchés. Que la bourse de Lisbonne dévisse n’impactera donc pas les finances de l’Etat d’ici un an. Si elle n’est pas financière, la crise est en revanche bien politique. En juin 2011, à la suite d’élections législatives anticipées précipitant le départ du socialiste José Socrates, le PSD et le CDS-PP avaient scellé une alliance inédite, complétée par des personnalités issues de la société civile. Or, lundi et mardi, ce sont Vitor Gaspar, numéro 2 du gouvernement et économiste renommé, et Paulo Portas, numéro 3 de l’exécutif et chef du CDS-PP, qui ont présenté leur démission – celle du second a été refusée. Les socialistes, évoquant l’éclatement de la majorité, réclament depuis des élections anticipées. Le Premier ministre a aussitôt assuré qu’il tenterait de surmonter la crise avec le CDS-PP afin de préserver la stabilité politique du pays. Mais selon la presse portugaise, deux autres ministres du CDS-PP, ceux de l’Agriculture et de la Sécurité Sociale, devraient démissionner à leur tour. Le président Anibal Cavaco Silva doit recevoir son Premier ministre jeudi avant de s’entretenu avec les représentants de l’ensemble des partis politiques présents au Parlement. D’ici là, Pedro Passos Coelho doit prononcer un discours à la nation jeudi après-midi. Interrogé mercredi à Berlin, où il participait avec François Hollande et Angela Merkel, à une conférence sur l’emploi des jeunes, le responsable a assuré qu’il ne comptait pas démissionner.  »J’ai eu l’occasion d’exprimer à tous les chefs d’Etat et de gouvernement ici présents ma confiance que nous serons capables au Portugal de surmonter ces difficultés politiques », a-t-il déclaré à la presse.  »La situation doit être clarifiée le plus vite possible », a toutefois prévenu le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso.

 

Croissance Portugal : 3 ème année de récession

 

Croissance Portugal : 3 ème année de récession

 

Le produit intérieur brut du Portugal s’est contracté de 0,4% au premier trimestre après une baisse de 1,8% lors des trois mois précédents, selon les chiffres publiés mercredi par l’Institut national de la statistique. L’économie portugaise est ainsi entrée dans une troisième année de récession mais le gouvernement mise sur un timide retour à la croissance en 2014. Par rapport aux trois premiers mois de 2012, la richesse nationale du Portugal accuse une baisse de 4,0%. Au quatrième trimestre, le recul était de 3,8% sur un an. Le gouvernement, contraint de mener une politique d’austérité en échange d’une aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, table sur une contraction de 2,3% du PIB cette année avant le retour à la croissance promis pour 2014. En 2012, l’économie portugaise s’est contractée de 3,2%.

 

Déficit : délais pour le Portugal

Déficit : délais pour le Portugal

 

La « troïka » des bailleurs de fonds du Portugal a allégé ses objectifs budgétaires et lui a donné plus de temps pour effectuer les mesures d’austérité exigées par son plan de sauvetage international, a annoncé vendredi le ministre des Finances Vitor Gaspar. La troïka, qui rassemble la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, a accepté de verser une nouvelle tranche d’aide de deux milliards d’euros à Lisbonne à l’issue de son septième examen de l’application du plan de sauvetage. Elle estime que le Portugal respecte globalement ses engagements dans le cadre du plan et pourra à nouveau se financer entièrement sur les marchés dans le courant de 2013, malgré des conditions économiques plus difficiles que prévu. « Cette septième revue confirme que la mise en oeuvre du plan progresse et que le processus de retour complet sur les marchés est en route », déclarent la Commission, le BCE et le FMI dans un communiqué conjoint. Le Portugal aura désormais jusqu’en 2015, et non plus 2014, pour ramener son déficit budgétaire sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), ce qui représente une baisse des dépenses publiques équivalente à 2,5% du PIB. Les créanciers de Lisbonne prévoient désormais une contraction de 2,3% du PIB portugais cette année, alors qu’ils n’attendaient qu’une baisse de 1% à l’issue du précédent examen, en novembre. La troïka a également revu à la baisse à 0,6% sa prévision de croissance pour 2014, contre 0,8% précédemment. « L’Europe subit toujours une période de crise », a dit Vitor Gaspar. « Nous savons tous à quel point ces éléments extérieurs affectent l’économie portugaise. » Les bailleurs de fonds ont réduit l’objectif de réduction du déficit pour cette année à 5,5% du PIB, contre 4,5% auparavant. L’objectif de déficit pour 2014 est passé de 2,5% à 4%.

Portugal: manifestation contre l’austérité

Portugal: manifestation  contre l’austérité

 

Pour les autorités européennes, le Portugal est un exemple de redressement, ce n’est pas l’avis des manifestants qui ont protesté contre l’austérité qui se traduit pas un taux de chômage de 17% (40%chez les jeunes). « Nos sacrifices tombent dans les poches des voleurs: les banquiers et les politiciens », clamaient des pancartes portées par les manifestants qui agitaient les drapeaux rouges de leur syndicat.  Le secrétaire général de la CGTP, Arménio Carlos s’est déclaré convaincu de la participation de « plusieurs dizaines de milliers de protestataires » aux défilés et rassemblements qui ont eu lieu dans une vingtaine de villes du pays.  La CGTP a assuré qu’à Porto, la grande ville du nord du pays, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient manifesté et plusieurs milliers dans le sud notamment à Faro et Portimao.  Un bilan précis sur l’ensemble du pays restait toutefois difficile à établir d’autant que les autorités ne communiquent généralement aucune estimation.  Le mouvement était destiné notamment à protester contre les hausses d’impôts sans précédent décrétées cette année par le gouvernement tandis que depuis l’année dernière salaires et retraites ont été nettement réduits.  En contrepartie d’un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho met en oeuvre un vaste programme de réformes et de rigueur.   »Nous voulons rompre avec les engagements pris en échange du plan d’aide, rompre avec la politique de droite, exiger la démission du gouvernement et de nouvelles élections », a résumé Arménio Carlos sans exclure un nouveau recours à « une grève générale au moment adéquat ».   »A partir d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du mois de mars il y aura des grèves et des manifestations dans tout le pays », a-t-il annoncé lors d’une prise de parole à la fin de la manifestation à Lisbonne.  Les mesures d’austérité que le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho juge indispensables pour rétablir les finances du pays ont contribué à aggraver la récession. L’économie a reculé l’année dernière de 3,2% et le chômage touche désormais 16,9% de la population active et 40% des jeunes.   »On ressent quotidiennement le manque d’argent, les transports ont augmenté, les frais de scolarité aussi. Cette politique n’a pas d’avenir, elle détruit l’économie du pays », estimait Maria Manuel Reis, 55 ans, employée au ministère des Affaires étrangères, également concerné par les coupes budgétaires.  Après les hausses d’impôts généralisées, le gouvernement prévoit d’ici 2014 une vaste « réforme de l’Etat » qui devrait permettre des économies supplémentaires de 4 milliards d’euros. Alors que la « troïka » représentant les créanciers du Portugal (UE-FMI-BCE) est attendue a la fin du mois pour un nouvel examen des réformes mises oeuvre en échange du plan d’aide, M. Passos Coelho a récemment admis qu’en raison d’une possible « spirale récessive » il pourrait revoir les objectifs fixés.

 

Nouveau :- site chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Portugal: manif contre la rigueur

Portugal: manif contre la rigueur

 

 

Le Portugal considéré par Bruxelles comme le bon élève des pays endettés a manifesté contre la politique de rigueur ; un bon élève peut-être mais avec 16% de chômeurs et 40% chez les jeunes. De quoi effectivement n’être pas très satisfait de cette austérité. Le défilé organisé par la CGTP, la principale confédération syndicale du pays, a abouti en face du palais de la présidence de la République pour demander au chef de l’Etat, le conservateur Anibal Cavaco Silva, de ne pas promulguer la loi de finances pour l’an prochain.  Afin de ramener le déficit public à 4,5% du PIB, la coalition gouvernementale de centre-droit a adopté à la fin novembre un budget d’une rigueur sans précédent, marqué par une hausse généralisée des impôts.  Le président de la République doit décider la semaine prochaine s’il promulgue la loi de finances, s’il pose son véto ou s’il saisit la Cour constitutionnelle pour qu’elle se prononce sur la légalité des mesures inscrites au budget.   »Nous exigeons que le président entende le peuple et refuse ce budget », a déclaré en tête de cortège le secrétaire général de la CGTP, Arménio Carlos, tenant une large banderole avec l’inscription « ce budget est un vol ».  Sous assistance financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international depuis mai 2011, le Portugal s’est engagé à mettre oeuvre un vaste programme de rigueur et de réformes.  Mais alors que la récession s’accentue et le chômage atteint des niveaux record, touchant près de 16% de la population active et 39% des jeunes, le mécontentement populaire a sensiblement augmenté ces derniers mois.   »Un jeune aujourd’hui au Portugal ne peut pas construire sa vie sans l’aide de ses parents. Moi j’ai fait mes études et tout ce que le gouvernement me propose c’est de quitter mon pays », s’indigne Diogo Jesus, de 23 ans.   »Nous avons deux enfants en âge scolaire et pas d’allocations, maintenant ma femme a perdu son travail… On en a marre, ce gouvernement doit partir », lance Rui Barbosa, graphiste de 37 ans venu manifester en famille.

 

Austérité-récession : le Portugal sur le chemin de la Grèce

Austérité-récession : le Portugal sur le chemin de la Grèce

 

Le gouvernement portugais a annoncé lundi d’importantes hausses d’impôts et des mesures d’économies drastiques lors de la présentation du projet de budget 2013, année qui devrait être marquée une nouvelle fois par la récession.Les mesures d’austérité que le Portugal s’est engagé à prendre en contrepartie d’une aide internationale de 78 milliards d’euros représenteront en 2013 3,2% du PIB du pays, a déclaré le ministre des Finances portugais, confirmant ainsi l’ »énorme » augmentation d’impôts annoncée précédemment. Alors qu’environ 2.000 manifestants s’étaient rassemblés devant le Parlement pour protester contre cette politique d’austérité et demander la démission du gouvernement, Vitor Gaspar a souligné que les hausses d’impôts constituaient la seule façon d’atteindre l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 4,5% du PIB, prévu dans le cadre du plan de renflouement. Ces hausses d’impôts représenteront jusqu’à trois mois de salaires pour de nombreux salariés de la classe moyenne portugaise. Lisbonne maintient par ailleurs sa prévision de contraction économique de 1% pour 2013 après une contraction attendue de 3% cette année. Les économistes estiment toutefois cette estimation optimiste au regard de l’impact qu’aura la politique d’austérité sur la consommation des ménages. « Nous n’avons pas de marge de manoeuvre (…) Un rejet du budget 2013 signifierait un rejet du plan de renflouement », a déclaré Vitor Gaspar à des journalistes. « Demander plus de temps (aux créanciers internationaux) conduirait à une dictature de la dette et à l’échec ». L’opposition socialiste a qualifié cette politique de « bombe atomique budgétaire », qui, selon eux, va à l’encontre de la croissance et de la création d’emplois, alors que le taux de chômage avoisine les 16%. Certains économistes estiment également que ces mesures, qui impliquent une baisse des retraites ou encore une taxe sur les transactions financières, pourraient entraîner le Portugal dans une spirale récessive, à l’instar de la Grèce. Les recettes générées par ces nouveaux impôts s’élèveront à 4,3 milliards d’euros en 2013, a précisé Vitor Gaspar, et représenteront 80% de l’effort budgétaire qui sera demandé sur l’année.

 

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol