Archive pour le Tag 'Populisme'

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Marine Le Pen en correctionnelle : le procés du populisme

Marine Le Pen en correctionnelle : le procés du populisme

 

 

L’outrance, le racisme et le populisme en fait seront renvoyés devant le tribunal après les propos de marine Le Pen comparant les prières de rue des musulmans à l’occupation nazie. Des propos au parfum des années 30 qui cherchent des boucs émissaires aux problèmes nombreux du pays et que les politiques, extrême droite comprise, sont bien incapables de gérer. Du coup le schématisme et le stigmatisme racial font office de programme. Certes on ne peut nier le prosélytisme de certaisn musulmans mais le comparer au nazisme relève de la rhétorique de caniveaux. Marine Le Pen a été renvoyée en correctionnelle à Lyon pour ses déclarations sur les prières de rue musulmanes comparées à l’Occupation nazie, a-t-on appris mardi auprès du parquet et du responsable juridique du Front national. La présidente de la formation d’extrême droite est poursuivie pour « provocation à la discrimination en raison de l’appartenance à une religion ». Le procès aura lieu le 20 octobre, a précisé le parquet de Lyon. « C’est un scandale qu’un responsable politique soit poursuivi pour l’expression de ses opinions. J’irai devant le tribunal pour le dire », a-t-elle ajouté. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Lyon avait annulé en 2014 la procédure visant Marine Le Pen pour ces propos, jugeant que l’association qui avait déposé plainte était irrecevable à le faire. Mais il y a eu ensuite une plainte avec constitution de partie civile du Mrap et d’une autre association de défense des droits de l’homme. « Comme il s’agit de droit de la presse, les poursuites sont quasi automatiques, le juge a peu de marge de manœuvre », a-t-on expliqué de source judiciaire. En juillet 2013, le Parlement européen s’était prononcé pour la levée de l’immunité de la présidente du FN, ouvrant la voie à une procédure judiciaire à Lyon. En décembre 2010, pendant une réunion publique à Lyon, Marine Le Pen, alors en campagne pour la présidence du FN, avait dénoncé dans un discours les « prières de rue ». « Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire », avait-elle déclaré.

 

Migrants : entre populisme et irresponsabilité

Migrants : entre populisme et irresponsabilité

En Europe comme en France la problématique des migrants prend des allures surréalistes. Pour l’instant le choix se résume entre une attitude populiste et l’irresponsabilité des autres responsables politiques. Le populisme surfe sur les mécontentements de tous ordres qui estiment que les migrants viennent manger le pain des Français. Un thème forcément populaire en ces temps de crise caractérisés par la montée du chômage et la dégradation des conditions de vie. On a facilement trouvé le bouc émissaire de toutes nos difficultés et de toutes nos insuffisances : le responsable ses l’étrangers. Curieux parfum des années 30 qui légitime tous les nationalismes, tous les égoïsmes aussi tous les schématismes. À l’inverse il y a tout ceux  qui préconisent e de manière naïve l’accueil de toutes les misères du monde. De ce point de vue l’Allemagne s’est montrée particulièrement irresponsable en décrétant qu’elle était prête à accueillir des millions de réfugiés. Tellement irréaliste que la même Allemagne est contrainte aujourd’hui ,comme d’autres pays qu’elle a par ailleurs condamnés, de rétablir un contrôle des frontières. Cette annonce inconsidérée a largement accru les mouvements migratoires qui deviennent désormais impossibles à gérer. En France aussi, mais dans une moindre mesure par rapport à l’Allemagne, certains ont souhaité ouvrir très largement la vanne des flux migratoires. Dans le flux migratoire il n’y a pas que des réfugiés victimes de conflits et de barbarie notamment de la part de l’État islamique mais aussi nombreux de migrants en provenance des Balkans et surtout des migrants pour raisons économiques. En clair il faudrait s’apprêter à accueillir des millions de migrants en quelques années. La question la problématique est beaucoup plus complexe que ce qu’en disent la plupart des responsables politiques qui s’opposent t de manière manichéenne entre humanitaires et populistes voire xénophobes . De ce point de vue la simplification des facteurs explicatifs donne bonne conscience aux un et aux autres mais ne parvient pas à dégager une stratégie prenante en compte des différentes interactions entre les facteurs politiques, économiques sociales, religieuses sociétales au sens large. Même si les pays en conflit ont des responsabilités évidentes, des pays occidentaux sont aussi parties prenantes dans les facteurs explicatifs. De ce point de vue l’Europe fait complainte Mans l’impasse sur la nature de nos relations avec les pays en conflit, relations qui ont permis alternativement de soutenir des dictatures corrompues ou inversement de déstabiliser les régimes en place. Cela pour des intérêts économiques ou géo stratégique. La position de la France quant à elle se traduit par une vision au jour le jour. Il y a peu de temps la France entendait intervenir seulement en Irak. Puis le pays a décidé d’intervention aérienne dans un but de reconnaissance en Syrie. Valls à l’assemblée nationale annonce maintenant des frappes à la seule initiative de la France. En clair en marge de toute perspective de coalition internationale comme si la France avait encore seule la capacité de faire face avec ses frappes aériennes à l’État islamique. De ce point de vue l’annonce par Valls de ses futures frappes isolées de la France et sans doute aussi irresponsable que l’annonce par l’Allemagne d’accueillir des millions de réfugiés. Face à l’irrationalité de ces orientations pas étonnant que la vague populiste gagne du terrain. Elle se nourrit de toutes les contradictions. Pour schématiser le débat sur les flux migratoires, lors facteur explicatif et les stratégies à mettre en œuvre sont à peu près au niveau de celui du café du commerce. Un débat forcément nul qui ne peut déboucher que sur des propositions affligeantes.

Populisme national ou intégration européenne ? (Macron)

Populisme  ou intégration européenne ? (Macron)

 

C’est en substance la question que pose Macron  par rapport à l’avenir de l’Europe. Une question qui prend encore davantage de pertinence en France où les corporatismes empêchent toute évolution structurelle susceptible de redonner de la compétitivité au pays. En clair pour Macron il faut une gouvernance européenne commune qui soit légitime pour imposer les contraintes et en même temps favoriser les transferts. Certes le problème n’est pas nouveau, la proposition non plus mais on constate bien actuellement les limites de la cohabitation de positions nationales contradictoires largement influencée par des replis nationalistes compte- tenu de l’environnement économique et social actuel.  Invité à Cernobbio, le « mini Davos » italien, le ministre de l’Economie français a de nouveau argumenté en faveur de mesures, dont la création d’un gouvernement de la zone euro, pour améliorer l’intégration européenne.  Le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, a poursuivi samedi à Cernobbio (nord de l’Italie), où se retrouvent chaque année des dizaines de responsables européens et italiens, sa croisade pour la mise en œuvre d’un gouvernement de la zone euro. Le choix est entre aller de l’avant ou renoncer à terme à l’aventure européenne, car le statu quo n’est plus tenable, a expliqué Emmanuel Macron lors d’un point de presse en marge de ce « mini Davos » italien. « La question est de savoir si nous voulons aller plus loin, et dans ce cas cela veut dire plus d’intégration, faire des réformes au niveau national et des transferts au niveau européen », a-t-il déclaré. Les transferts financiers des Etats les plus riches vers les moins riches ne signifient pas cependant « donner de l’argent à ceux qui ne font pas le travail » indispensable de réformes, « vous ne trouverez jamais de consensus dans la zone euro ou dans l’UE » pour cela, a-t-il expliqué. Et pour garantir ce système de réformes nationales et de transferts européens, il faut un gouvernement économique qui peut être incarné par un commissaire européen, doté de larges pouvoirs. Il faut aussi un budget européen conséquent mais qui, dans un premier temps, peut être financé par les ressources financières existantes comme le Mécanisme européen de stabilité (MES).

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