Archive pour le Tag 'Population'

Numérique : 15 % de la population en situation d’illettrisme numérique

Numérique : 15 % de la population en situation d’illettrisme numérique

16 millions de personnes se sentaient éloignées du numérique en France fin 2022, selon le Crédoc. C’est 3 millions de plus qu’en 2017, et 30 % de la population des plus de 18 ans. Selon l’ANLCI, qui publie l’Atlas de l’Illettrisme, « on parle d’illettrisme pour des personnes qui, après avoir été scolarisées en France, n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante ». Et serait concerné près de 7 % de la population âgée de 18 à 65 ans, majoritairement masculine (60,5 %) dont la moitié vit dans une zone faiblement peuplée. Mais quand il s’agit de déficit de compétences liées au numérique, on parle alors d’illectronisme. Et là, ça concerne beaucoup plus de monde, soit 1 Français sur 5 !

Pour l’ANCLI, l’illettrisme numérique (ou l’illectronisme) désigne la « situation d’une personne ne maîtrisant pas suffisamment les usages des outils numériques usuels pour accéder aux informations, les traiter et agir en autonomie dans la vie courante ». Et, contrairement à une idée reçue, ce n’est pas qu’un problème de génération. Ainsi, selon l’édition 2021 du baromètre Credoc, 36 % des 18-24 ans reconnaissent au moins une difficulté avec les compétences informatiques de base. Ce qui conduit parfois à une incapacité à accomplir une démarche en ligne (28 % des non-diplômés). Rappelons que depuis mai 2022, conformément au programme Action publique initié fin 2017, 250 démarches les plus courantes sont dématérialisées. Certificat d’immatriculation, commande de passeport ou de carte nationale d’identité, demande d’allocations… difficile de (sur)vivre sans maîtriser les interfaces électroniques.

48 % de la population possèderaient des capacités numériques faibles ou nulles .

Société-Population mondiale: le déclin à partir de 2050

Société-Population mondiale: le déclin à partir de 2050


Selon les scénarios des chercheurs de l’intiative Earth4All, un pic pourrait avoir lieu dès 2046 (9 milliards de personnes) ou autour de 2040 (8,5 milliards)

Avec leur modèle Earth4All, les chercheurs envisagent deux scénarios le pic démographique arriverait dès 2046 (9 milliards de personnes), pour ensuite décliner à 7,3 milliards en 2100. Dans le second scénario, les investissements dans l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté et les inégalités se renforceraient. La transition serait aussi en œuvre dans les énergies et les emplois verts. Le pic serait alors franchi autour de 2040 (8,5 milliards de personnes), pour connaître ensuite une forte baisse, à 6 milliards d’humains à la fin du siècle. « Mais les relations entre ces variables économiques et environnementales et la démographie sont loin d’être établies », nuance néanmoins le démographe Gilles Pison auprès du Figaro.

Parmi les facteurs explicatifs, l’autonomisation des femmes, qui leur permet d’avoir la main sur l’éducation, le travail et la vie familiale. Avec le modèle Earth4All, le taux de fécondité passerait à 1,66 enfant par femme, contre 1,8 pour le modèle onusien. Normalement, il faut un taux de fécondité de 2,2 pour simplement renouveler la population.

Population mondiale: le déclin à partir de 2050

Population mondiale: le déclin à partir de 2050

Selon les scénarios des chercheurs de l’intiative Earth4All, un pic pourrait avoir lieu dès 2046 (9 milliards de personnes) ou autour de 2040 (8,5 milliards)

Avec leur modèle Earth4All, les chercheurs envisagent deux scénarios le pic démographique arriverait dès 2046 (9 milliards de personnes), pour ensuite décliner à 7,3 milliards en 2100. Dans le second scénario, les investissements dans l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté et les inégalités se renforceraient. La transition serait aussi en œuvre dans les énergies et les emplois verts. Le pic serait alors franchi autour de 2040 (8,5 milliards de personnes), pour connaître ensuite une forte baisse, à 6 milliards d’humains à la fin du siècle. « Mais les relations entre ces variables économiques et environnementales et la démographie sont loin d’être établies », nuance néanmoins le démographe Gilles Pison auprès du Figaro.

Parmi les facteurs explicatifs, l’autonomisation des femmes, qui leur permet d’avoir la main sur l’éducation, le travail et la vie familiale. Avec le modèle Earth4All, le taux de fécondité passerait à 1,66 enfant par femme, contre 1,8 pour le modèle onusien. Normalement, il faut un taux de fécondité de 2,2 pour simplement renouveler la population.

Climat et Montée des eaux : 10% de la population concernée

Climat et Montée des eaux : 10% de la population concernée

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, n’a pas hésité à user de superlatifs pour alerter sur ses conséquences dramatiques pour la paix et la sécurité mondiale.
« La montée des eaux n’est pas seulement une menace en elle-même, c’est un amplificateur de menaces », a-t-il prévenu d’emblée. Le danger est « particulièrement aigu » pour les habitants des zones côtières peu élevées, soit une personne sur 10 dans le monde, a souligné le secrétaire général. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié il y a un an faisait en effet état d’un milliard de personnes qui pourraient vivre d’ici à 2050 dans des zones à risque de tempêtes et de submersions marines.

Selon le Giec, le niveau de la mer a déjà augmenté de 15 à 25 cm entre 1900 et 2018, et devrait encore augmenter de 43 cm environ d’ici à 2100 si la température monte de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et même de 84 cm dans un scénario à 3 °C ou 4 °C supplémentaires.

Des populations ont déjà dû se déplacer sur certains territoires insulaires comme les Fidji, le Vanuatu et les îles Salomon, a souligné Antonio Guterres. Csaba Korosi, président de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a mis en garde contre les risques qui pèsent sur les « greniers à blé » du monde comme le delta du Nil, en Egypte, ou celui du Mékong, au Vietnam.

Face à ces défis, il faut un cadre juridique, qui doit inclure le droit des réfugiés, a souligné Antonio Guterres. « Les droits humains des personnes ne disparaissent pas parce que leurs maisons disparaissent », a-t-il fait valoir. La Commission du droit international, organe de l’ONU chargé de développer le droit international, a d’ailleurs ajouté le sujet de la montée des eaux à son agenda.

Montée des eaux : 10% de la population concernée

Montée des eaux : 10% de la population concernée

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, n’a pas hésité à user de superlatifs pour alerter sur ses conséquences dramatiques pour la paix et la sécurité mondiale.
« La montée des eaux n’est pas seulement une menace en elle-même, c’est un amplificateur de menaces », a-t-il prévenu d’emblée. Le danger est « particulièrement aigu » pour les habitants des zones côtières peu élevées, soit une personne sur 10 dans le monde, a souligné le secrétaire général. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié il y a un an faisait en effet état d’un milliard de personnes qui pourraient vivre d’ici à 2050 dans des zones à risque de tempêtes et de submersions marines.

Selon le Giec, le niveau de la mer a déjà augmenté de 15 à 25 cm entre 1900 et 2018, et devrait encore augmenter de 43 cm environ d’ici à 2100 si la température monte de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, et même de 84 cm dans un scénario à 3 °C ou 4 °C supplémentaires.

Des populations ont déjà dû se déplacer sur certains territoires insulaires comme les Fidji, le Vanuatu et les îles Salomon, a souligné Antonio Guterres. Csaba Korosi, président de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a mis en garde contre les risques qui pèsent sur les « greniers à blé » du monde comme le delta du Nil, en Egypte, ou celui du Mékong, au Vietnam.

Face à ces défis, il faut un cadre juridique, qui doit inclure le droit des réfugiés, a souligné Antonio Guterres. « Les droits humains des personnes ne disparaissent pas parce que leurs maisons disparaissent », a-t-il fait valoir. La Commission du droit international, organe de l’ONU chargé de développer le droit international, a d’ailleurs ajouté le sujet de la montée des eaux à son agenda.

Retraites : augmenter la population active ?

Retraites : augmenter la population active ?

par Bernard Laurent, Professeur, EM Lyon Business School et Kévin Parmas Instructeur d’économie, EM Lyon Business School dans The Conversation

Le président de la République Emmanuel Macron défend actuellement le projet de réforme des retraites au nom de la fidélité à ses engagements formulés lors de campagne présidentielle de 2022. Le chef de l’État sortant avait alors proposé un allongement progressif de l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Environ 9 mois après sa réélection, la première ministre Élisabeth Borne a présenté, le mardi 10 janvier, les grandes lignes du texte qui prévoit effectivement un report de l’âge légal, mais finalement à 64 ans. Selon la cheffe du gouvernement, « notre système par répartition sera alors à l’équilibre ».

Pourtant, en avril 2019, Emmanuel Macron affirmait exactement le contraire, comme ne manquent pas aujourd’hui de le rappeler les opposants à la réforme, qui ont défilé massivement sur tout le territoire le jeudi 19 janvier. En effet, le système actuel ne nécessite aucune réforme pour rester à l’équilibre, comme nous le rappelions dans un précédent article.
Quand Macron promettait de ne pas reculer l’âge légal de départ à la retraite (L’Obs, 2022).

Projections erronées

En effet, selon les dernières estimations du Conseil d’orientation des retraites (COR) publiées en septembre 2022, le système dégageait un excédent de 900 millions d’euros en 2021 et de 3,2 milliards en 2022. Il devrait enregistrer ensuite un déficit d’environ 10 milliards d’euros par an jusqu’en 2032.

Or, les prévisions récentes du COR ont été invalidées par la réalité : les déficits annoncés pour les années 2021 et 2022 n’ont ainsi pas été observés. De plus, les projections du COR tablent notamment sur une augmentation de la population active qui suivrait la même tendance que celle observée entre 2006 et 2019, 123 000 en moyenne par an.

Cependant, ce chiffre pourrait être relevé pour renouer avec les rythmes observés entre 1990 et 2005, soit environ 173 000 personnes par an en plus dans la population active, ce qui éviterait de demander aux actifs de travailler plus longtemps. Trois leviers pourraient être actionnés : l’immigration, le taux d’emploi des jeunes et le taux d’emploi des seniors.
Des tendances qui peuvent être infléchies

En ce qui concerne l’immigration, le COR retient une estimation située entre 62 000 et 87 000 entrées nettes par an dans la population active. Ce solde s’est tari ces dernières années, notamment en raison d’un resserrement de la politique migratoire, puisqu’il se situait au-delà de 100 000 entre 2001 et 2006. Un assouplissement permettrait donc d’augmenter le nombre de cotisants et les montants qui entreraient chaque année dans les caisses de retraite.

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Le gouvernement pourrait également adopter des politiques visant à améliorer la participation des jeunes au marché du travail. Rappelons qu’aujourd’hui, la France enregistre l’un des taux de chômage des moins de 25 ans les plus élevés en Europe : 18,3 % en novembre 2022, contre 15,1 % en moyenne dans la zone euro (15,1 %).
Le taux d’emploi des plus de 55 ans pourrait enfin être renforcé : fin 2021, seuls 56,1 % des 55-64 ans étaient en emploi. Il existe donc une véritable marge de manœuvre pour le relever en valorisant davantage les compétences des seniors en entreprise. Sans compter que, sous l’effet des précédentes réformes qui allongeaient la durée de cotisations, ce taux augmente déjà mécaniquement depuis 20 ans.

Le COR s’en tient donc à des tendances qui pourraient parfaitement être infléchies à plus long terme par certaines mesures de politique économique.
L’espérance de vie stagne

Pendant la campagne de 2022, le président-candidat avançait en outre qu’il fallait « travailler plus » et « plus longtemps parce que nous vivons plus vieux ». Cet argument de l’allongement de la durée est pourtant contredit par les données récentes qui livrent un enseignement différent. Si effectivement avant 2014, nous gagnions 1 année de vie tous les 4 ans il n’en est plus rien depuis, avec un petit mois gagné en 8 ans.

Si demain nous connaissions une augmentation forte de l’espérance de vie, pourquoi n’accepterions-nous pas de convenir, sans toucher aux autres paramètres du régime, l’automaticité d’une augmentation de la durée des cotisations, en phase avec la réalité de la situation ?

Actuellement, bien que l’espérance de vie n’augmente que très peu, l’augmentation de la durée de cotisation pour pouvoir toucher une retraite à taux plein reste pourtant bel et bien envisagée dans le cadre de la réforme. La première ministre Élisabeth Borne avait ainsi introduit sa conférence de presse de présentation du projet, le mardi 10 janvier, par ce point. Or, la réforme antérieure de 2013 avait déjà porté à 43 ans les annuités de cotisation nécessaires pour les générations postérieures à 1973.

Plutôt que de faire porter l’effort sur un nouvel allongement de la durée de cotisation, le gouvernement pourrait donc mettre en place une politique pour augmenter la population active comme décrite ci-dessus. Ou alors, choisir de faire contribuer les retraités (dont le niveau de vie est aujourd’hui supérieur à celui des actifs) en taxant les pensions les plus importantes. Le président Macron pourrait alors donner un contenu concret à son intention, formulée au cours de son premier mandat, en 2018, de « réinventer » l’État-providence.

Démographie- tendance à la baisse de la population en France

Démographie- tendance à la baisse de la population en France 

 

 La baisse de la démographie traduit le sentiment général que le pays est engagé sur la voie du déclin.  La richesse d’un pays se mesure notamment par l’importance de sa croissance, l’équilibre de ses comptes, l’état physique, social et psychologie de sa population mais surtout par l’évolution de sa démographie. De ce point de vue, la France qui faisait un peu exception en Europe rejoint les pays à faible croissance de la population. En cause en particulier des évolutions sociétales, des changements dans les modes de vie mais aussi de graves incertitudes sur l’avenir du pays. D’une certaine manière, la France est en manque d’espérance politique et sociétale .

 

Au 1er janvier 2023, la France compte 68 millions d’habitants, soit une augmentation de 0,3 %par rapport à l’année dernière. En 2022, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, atteint «son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à + 56.000», indique l’Insee. 

Le solde migratoire, soit la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année, est estimé à plus 161.000 personnes. Désormais largement supérieur au solde naturel, «il contribuerait ainsi pour près des trois quarts à la hausse de la population», notent les démographes. En 2022, l’espérance de vie à la naissance est de 85,2 ans pour les femmes et de 79,3 ans pour les hommes. Un chiffre qui stagne pour les premières et connaît une très légère augmentation pour les seconds de 0,1 an. L’espérance de vie ne retrouve pas son niveau de 2019, avant l’arrivée du Covid. Au 1er janvier 2023, 21,3 % des habitants ont 65 ans ou plus. Un pourcentage qui se rapproche d’année en année du quart de la population. Ce vieillissement touche toute l’Union européenne. En 2021, les personnes de 65 ans ou plus représentent 20,8 % de la population des 27 États membres contre 17,8 % en 2011.

 

Chine : baisse de la population depuis 60 ans

  • Chine : baisse de la population depuis 60 ans
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La population de la Chine, pays le plus peuplé du monde, a baissé en 2022 pour la première fois depuis six décennies a indiqué mardi un organisme officiel. Au total, 9,56 millions de naissances ont été enregistrées l’an passé, et n’ont pas compensé les 10,41 millions de décès, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS) dans un rapport.

 

Les Chinois étaient autrefois connus pour leurs familles nombreuses. La population a ainsi doublé depuis les années 1960, pour dépasser 1,4 milliard aujourd’hui. Et une petite révolution s’annonce: l’Inde devrait ainsi détrôner dès cette année la Chine en tant que pays ayant le plus d’habitants, selon l’ONU.

Cette chute s’annonce durable, peut-être jusqu’à la fin du siècle, selon des démographes, ce qui affectera durement l’économie et le système de retraites. Couplée au vieillissement, la baisse de la population, notamment du nombre d’actifs, devrait avoir des répercussions profondes sur l’économie chinoise pendant plusieurs décennies.

Pauvreté : 6,5% et 8,5% de la population et 300 000 SDF

Pauvreté : 6,5% et 8,5% de la population et 300 000 SDF

D’après l’Observatoire des inégalités la pauvreté concerne chaque année « entre 6,5% et 8,5% de la population et on constate 500 000 pauvres de plus » en 20 ans.

D’après le centre d’observation de la société, le taux de pauvreté remonte en France depuis le début des années 2000. En 15 ans (de 2004 à 2019) le taux de pauvreté a progressé de 7 % à 8,2 % au seuil situé à 50 % du niveau de vie médian, et de 12,7 % à 14,6 % au seuil à 60 %. Selon le premier seuil, le nombre de pauvres a augmenté d’1,1 million, de 4,1 à 5,2 millions. En 2019, le taux de pauvreté a retrouvé son niveau de 1979. Contrairement aux craintes des premiers mois de 2020, rien n’indique que la pauvreté ait explosé depuis.

La pauvreté a baissé dans les années 1970 et au début des années 1980, notamment du fait de l’amélioration de la situation des personnes âgées. Au seuil de pauvreté fixé à 50 %, le taux de pauvreté a diminué de 12 % à 7 % entre 1970 et 1990. Le nombre de pauvres s’est réduit de 5,8 à 3,8 millions. Ce mouvement est considérable. Cela signifie qu’au cours de cette période les inégalités se sont réduites « par le bas » : les revenus des classes moyennes ont progressé, mais ceux des plus pauvres encore davantage en dépit de la montée du chômage.

Le milieu des années 1990 et surtout le début des années 2000 a marqué un tournant. La pauvreté progresse sous l’effet de plusieurs facteurs. L’évolution de longue période repose en partie sur des phénomènes démographiques, en particulier la hausse du nombre de familles monoparentales aux faibles revenus. Le facteur migratoire (l’arrivée de populations démunies) joue, mais beaucoup moins que dans les années 1970, époque où le solde migratoire était beaucoup plus fort. Depuis les années 2000, la hausse de la pauvreté est surtout le fait d’une croissance qui demeure historiquement faible et, en conséquence, d’un niveau de chômage élevé même si la situation avait commencé à s’améliorer à partir de 2015. La détérioration structurelle du marché du travail (précarité et bas salaires notamment) pèse en particulier sur les niveaux de vie des plus jeunes.

Quel sera l’impact en matière de pauvreté de la crise économique entraînée par la crise sanitaire ? Le chiffre d’un million de pauvres supplémentaires, affichés dans la presse à l’automne 2020, n’a pas de fondements. Notre modèle social, ainsi que les mesures prises en 2020 et 2021 ont, en partie, amorti le choc : les revenus sont restés quasiment stables en 2020 alors que l’activité a baissé de 8 %. Cette situation n’est pas incompatible avec la croissance d’une forme de grande pauvreté, notamment celle de jeunes se retrouvant sans ressources. Une baisse de revenu des personnes dont le niveau de vie est déjà inférieur au seuil de pauvreté – 900 euros mensuels au seuil à 50 % du niveau de vie médian, n’a en effet aucun impact sur le nombre de pauvres et le taux de pauvreté.

France Démographie: Un vieillissement de la population d’ici 2070

France Démographie: Un vieillissement de la population d’ici 2070

« 20 millions de personnes auraient 65 ans ou plus en 2070, soit 29 % de la population, contre 20 % en 2018. Ce vieillissement de la population toucherait tous les départements de France métropolitaine dans des proportions importantes », estime l’Insee.

Dans une étude dévoilée ce vendredi, l’Insee s’est penchée sur les dynamiques démographiques françaises attendues dans les prochaines décennies, s’intéressant aux particularités de chaque territoire. Et selon les conclusions avancées par l’institut de statistiques, c’est avant tout une diminution du nombre de Français présents sur le territoire national qui se dessine.

Selon les experts de l’Insee, l’Hexagone devrait connaître une augmentation de sa population jusqu’en 2044, année d’un possible pic démographique, avant que le nombre de Français présents sur le territoire national ne diminue, soit une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

« En 2018, la population en France était de 66,9 millions d’habitants. L’Insee a révisé fin 2021 le scénario central des projections de population: si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la population en 2044 atteindrait 69,3 millions d’habitants, puis diminuerait pour s’établir à 68,1 millions d’habitants en 2070″, écrivent les experts de l’Insee.

Alors que depuis 1995, l’ensemble des régions françaises connaissaient une augmentation de leur population, la situation a commencé à se détériorer dès 2018. Cette année-là, 38 départements avaient déjà atteint leur pic de population. D’ici 2070, ils seront 91.

D’ici 2070, une dynamique va cependant s’appliquer à tous le territoires sans distinction: celle de la recrudescence des seniors. Dans 50 ans, 62 départements auront dans leur population plus de 30% de plus de 65 ans, alors qu’en 2018, aucun département n’avait atteint ce seuil.

Ecologie: Réduire la population, la solution miracle !

Ecologie: Réduire la population, la solution miracle !

Une curieuse contribution pour réduire la pollution et le réchauffement climatique, celle de « l’association Démographie responsable » publiée dans le « Monde ».Il s’agit de diminuer la population pour réduire les besoins de ressources. Une proposition qui d’une certaine manière rejoint les solutions des partisans de la décroissance forte.

On peut se demander comment un journal comme « le Monde » laisse passer de telles propositions qui en fait s’adressent directement aux pays en développement. Cette orientation ne saurait en effet concerner les pays développés où au contraire la démographie en nette baisse ne permet plus de remplacer les populations existantes ( même en Chine).

Il est clair qu’en supprimant la vie sur Terre, on supprimerait aussi les besoins en ressources des populations !

Ce que ne dit pas cet article ,c’est que l’essentiel des ressources n’est pas consommé par les pays pauvres mais au contraire par les pays développés. De la même manière, les pays occidentaux sont globalement les plus responsables des émissions polluantes et du réchauffement climatique.

Une exception toutefois avec la Chine dont les industries sont particulièrement polluantes mais qui pour la plupart sont la résultante de la délocalisation d’unités de production occidentale.

À noter aussi que dans les pays en développement pour précisément des inquiétudes économiques et sociétales, la tendance est nettement orientée vers une baisse de la natalité.

Société-Population mondiale: Un recul de 50 % d’ici 2100

Société-Population mondiale: Un recul de 50 % d’ici 2100

Au rythme actuel de baisse du taux de fécondité, la population mondiale pourrait être diminuée de moitié à la fin du siècle à un peu plus de 4 milliards d’habitants. 

Un papier de  Richard Hiault dans les Echos .

 

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Encore moins la population mondiale. Le nombre d’être humains en passe d’atteindre les 8 milliards à l’automne prochain, selon les dernières prévisions des Nations unies, risque de s’effondrer avant la fin du siècle. C’est du moins la thèse défendue par James Pomeroy, économiste chez HSBC, dans une étude parue le 22 août. « La probabilité que la taille de la population mondiale commence à se réduire dans les vingt prochaines années est bien plus élevée que ce que nous avions prévu initialement », avance-t-il.

A ses yeux, les prédictions des Nations unies selon lesquelles la population mondiale devrait atteindre un pic vers les années 2080 ne collent pas à la réalité. Le pic pourrait être atteint bien avant. Aux alentours de 2043. Pourquoi ? Parce que le taux de fécondité, en net recul, réduit significativement le nombre de naissances dans le contexte d’une population déjà vieillissante.

En juillet dernier, l’ONU constatait qu’en 2021, la fécondité moyenne de la population mondiale était de 2,3 naissances par femme au cours de la vie. Elle était de 5 dans les années 1950. Pour l’ONU, elle devrait encore baisser d’ici à 2050 pour atteindre 2,1, soit le taux qui permet de stabiliser la population. Mais selon la tendance récente observée, le recul pourrait être plus important et plus rapide.

Une première alerte avait été donnée en 2019 par deux auteurs canadiens, Darrell Bricker et John Ibbitson, dans leur ouvrage « Empty Planet : the shock of global population decline ». Ils y soutenaient que le vieillissement et la faible fécondité entraîneraient des changements massifs dans la population humaine, et plus tôt que nous ne le pensons. James Pomeroy les rejoint.

Pour lui, la population mondiale pourrait comptabiliser seulement un peu plus de 4 milliards d’êtres humains d’ici à la fin du siècle.

De multiples raisons expliquent la baisse du taux de fécondité. L’intégration des femmes dans le marché de l’emploi retarde l’âge auquel elles ont leur premier enfant. La hausse des prix de l’immobilier dans les pays riches limite d’autant le développement d’une famille nombreuse pour des raisons de coûts trop élevés. Le développement de l’éducation et le meilleur accès aux soins et aux pratiques contraceptives jouent également un rôle dans le fait que les familles font moins d’enfants, souligne l’étude de HSBC. La crise du Covid-19 n’a fait qu’accentuer la tendance à la baisse du nombre de naissances.

Bien évidemment, tous les pays ne logent pas à la même enseigne. « Le recul du taux de fécondité est global mais pour certains pays, à l’instar de ceux d’Afrique subsaharienne et d’Asie, le niveau, bien qu’en recul, permet une poursuite de la croissance de la population », précise James Pomeroy.

En clair, la part de l’Afrique dans la population mondiale va se renforcer avec un nombre élevé de jeunes qu’il va falloir intégrer dans le monde du travail, sur place ou dans les pays développés ou émergents en manque de main-d’oeuvre. Les pays développés et certains pays émergents sont loin d’être dans le même cas. A Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre .

L’Europe réduite de moitié

En Europe, « au rythme où vont les choses, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ». De même, en prolongeant la tendance actuelle, la population indienne grimperait à 1,54 milliard d’habitants en 2050 tandis que la Chine verrait la sienne reculer à 1,17 milliard. La France compterait alors 62,3 millions d’habitants et l’Allemagne 70,3 millions.

Si certains gouvernements ont mis en place des politiques visant à relever la fécondité du pays, James Pomeroy constate qu’elles sont « inefficaces ». Tout juste peut-on évoquer, dans certains cas comme dans les pays scandinaves, un frein à la baisse du taux de fécondité. Le recul du nombre d’habitants pourrait-il être inéluctable ? Rien n’est inscrit dans le marbre. Mais ce repli, s’il intervient, constitue une bonne nouvelle dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et la sauvegarde de la biodiversité. C’est l’une des solutions.

 

Population mondiale: Un recul de 50 % d’ici 2100

Population mondiale: Un recul de 50 % d’ici 2100

Au rythme actuel de baisse du taux de fécondité, la population mondiale pourrait être diminuée de moitié à la fin du siècle à un peu plus de 4 milliards d’habitants. 

Un papier de  Richard Hiault dans les Echos .

 

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Encore moins la population mondiale. Le nombre d’être humains en passe d’atteindre les 8 milliards à l’automne prochain, selon les dernières prévisions des Nations unies, risque de s’effondrer avant la fin du siècle. C’est du moins la thèse défendue par James Pomeroy, économiste chez HSBC, dans une étude parue le 22 août. « La probabilité que la taille de la population mondiale commence à se réduire dans les vingt prochaines années est bien plus élevée que ce que nous avions prévu initialement », avance-t-il.

A ses yeux, les prédictions des Nations unies selon lesquelles la population mondiale devrait atteindre un pic vers les années 2080 ne collent pas à la réalité. Le pic pourrait être atteint bien avant. Aux alentours de 2043. Pourquoi ? Parce que le taux de fécondité, en net recul, réduit significativement le nombre de naissances dans le contexte d’une population déjà vieillissante.

En juillet dernier, l’ONU constatait qu’en 2021, la fécondité moyenne de la population mondiale était de 2,3 naissances par femme au cours de la vie. Elle était de 5 dans les années 1950. Pour l’ONU, elle devrait encore baisser d’ici à 2050 pour atteindre 2,1, soit le taux qui permet de stabiliser la population. Mais selon la tendance récente observée, le recul pourrait être plus important et plus rapide.

Une première alerte avait été donnée en 2019 par deux auteurs canadiens, Darrell Bricker et John Ibbitson, dans leur ouvrage « Empty Planet : the shock of global population decline ». Ils y soutenaient que le vieillissement et la faible fécondité entraîneraient des changements massifs dans la population humaine, et plus tôt que nous ne le pensons. James Pomeroy les rejoint.

Pour lui, la population mondiale pourrait comptabiliser seulement un peu plus de 4 milliards d’êtres humains d’ici à la fin du siècle.

De multiples raisons expliquent la baisse du taux de fécondité. L’intégration des femmes dans le marché de l’emploi retarde l’âge auquel elles ont leur premier enfant. La hausse des prix de l’immobilier dans les pays riches limite d’autant le développement d’une famille nombreuse pour des raisons de coûts trop élevés. Le développement de l’éducation et le meilleur accès aux soins et aux pratiques contraceptives jouent également un rôle dans le fait que les familles font moins d’enfants, souligne l’étude de HSBC. La crise du Covid-19 n’a fait qu’accentuer la tendance à la baisse du nombre de naissances.

Bien évidemment, tous les pays ne logent pas à la même enseigne. « Le recul du taux de fécondité est global mais pour certains pays, à l’instar de ceux d’Afrique subsaharienne et d’Asie, le niveau, bien qu’en recul, permet une poursuite de la croissance de la population », précise James Pomeroy.

En clair, la part de l’Afrique dans la population mondiale va se renforcer avec un nombre élevé de jeunes qu’il va falloir intégrer dans le monde du travail, sur place ou dans les pays développés ou émergents en manque de main-d’oeuvre. Les pays développés et certains pays émergents sont loin d’être dans le même cas. A Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taïwan, l’actuel taux de fécondité permet de prédire une division par deux de leur population d’ici à la fin du siècle. La Chine n’est pas loin de les rejoindre .

L’Europe réduite de moitié

En Europe, « au rythme où vont les choses, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d’habitants d’ici à 2100 ». De même, en prolongeant la tendance actuelle, la population indienne grimperait à 1,54 milliard d’habitants en 2050 tandis que la Chine verrait la sienne reculer à 1,17 milliard. La France compterait alors 62,3 millions d’habitants et l’Allemagne 70,3 millions.

Si certains gouvernements ont mis en place des politiques visant à relever la fécondité du pays, James Pomeroy constate qu’elles sont « inefficaces ». Tout juste peut-on évoquer, dans certains cas comme dans les pays scandinaves, un frein à la baisse du taux de fécondité. Le recul du nombre d’habitants pourrait-il être inéluctable ? Rien n’est inscrit dans le marbre. Mais ce repli, s’il intervient, constitue une bonne nouvelle dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et la sauvegarde de la biodiversité. C’est l’une des solutions.

 

Démocratie–Des députés non représentatifs de la population

Démocratie–Des députés non représentatifs de la population

 

 

La démocratie française souffre notamment de deux maux fondamentaux à savoir la faiblesse du nombre de votants, d’autre part une représentativité des élus complètement déformée par la domination des cadres  fonctionnaires.

L’analyse sociologique des députés démontre à l’évidence que la représentation nationale n’est absolument pas représentative de la population française. Ainsi les cadres et professions supérieures représentent environ 60 % des députés dans l’assemblée dont une très grande majorité de fonctionnaires et assimilés. Les retraités environ 12 % , les personnes sans activité 8 %, les professions intermédiaires 8 %, les artisans commerçants et chef d’entreprise 6 % , les employés, 5 %, les agriculteurs 1 % ,les ouvriers moins de 1 %.

 

Par ailleurs la plupart de ces députés ont été élus par un nombre insignifiant d’électeurs. On compte en effet environ 50 % d’abstention et de non-inscrits ou mal inscrits. Au total de députés n’ont recueilli qu’autour de 10 % des voix au premier tour. ( Même Macron n’a recueilli que 20 % des inscrits au premier tour).

D’un certain point de vue ,cette composition de l’assemblée constitue un scandale démocratique. On ne fera croire à personne qui n’existe pas parmi les artisans, les ouvriers, les commerçants ou encore les agriculteurs des responsables potentiels capables d’appréhender les problématiques nationales. En réalité, le champ politique est noyauté par une espèce de caste qui  a le temps de faire de la politique et ou qui en a les moyens financiers. On retrouve notamment ainsi les permanents des organisations politiques, les assistants parlementaires, les diplômés des instituts politiques, les hauts fonctionnaires qui utilisent leur passage dans les cabinets ministériels comme accélérateur de carrière. ( Dernier exemple en date la première ministre dite de « gauche »).

En gros, les couches moyennes et les catégories défavorisées sont absentes ou presque de l’Assemblée nationale.

Il est clair que la plupart de ses représentants du peuple n’ont qu’une idée approximative des conditions de vie économique, sociale voire sociétale des populations qui vivent avec environ 1000 € par mois

Démocratie parlementaire : Une Assemblée nationale non représentative de la population

Démocratie parlementaire : Une Assemblée nationale non représentative de la population

 

La démocratie française souffre notamment de deux maux fondamentaux à savoir la faiblesse du nombre de votants, d’autre part une représentativité des élus complètement déformée par la domination des cadres  fonctionnaires.

L’analyse sociologique des députés démontre à l’évidence que la représentation nationale n’est absolument pas représentative de la population française. Ainsi les cadres et professions supérieures représentent environ 60 % des députés dans l’assemblée dont une très grande majorité de fonctionnaires et assimilés. Les retraités environ 12 % , les personnes sans activité 8 %, les professions intermédiaires 8 %, les artisans commerçants et chef d’entreprise 6 % , les employés, 5 %, les agriculteurs 1 % ,les ouvriers moins de 1 %.

 

Par ailleurs la plupart de ces députés ont été élus par un nombre insignifiant d’électeurs. On compte en effet environ 50 % d’abstention et de non-inscrits ou mal inscrits. Au total de députés n’ont recueilli qu’autour de 10 % des voix au premier tour. ( Même Macron n’a recueilli que 20 % des inscrits au premier tour).

D’un certain point de vue ,cette composition de l’assemblée constitue un scandale démocratique. On ne fera croire à personne qui n’existe pas parmi les artisans, les ouvriers, les commerçants ou encore les agriculteurs des responsables potentiels capables d’appréhender les problématiques nationales. En réalité, le champ politique est noyauté par une espèce de caste qui  a le temps de faire de la politique et ou qui en a les moyens financiers. On retrouve notamment ainsi les permanents des organisations politiques, les assistants parlementaires, les diplômés des instituts politiques, les hauts fonctionnaires qui utilisent leur passage dans les cabinets ministériels comme accélérateur de carrière. ( Dernier exemple en date la première ministre dite de « gauche »).

En gros, les couches moyennes et les catégories défavorisées sont absentes ou presque de l’Assemblée nationale.

Il est clair que la plupart de ses représentants du peuple n’ont qu’une idée approximative des conditions de vie économique, sociale voire sociétale des populations qui vivent avec environ 1000 € par mois

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