Archive pour le Tag 'pollution'

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Pollution Paris : Ségolène avec trois jours de retard

Pollution Paris : Ségolène avec trois jours de retard

 

 

On va donc attendre la fin du pic de pollution pour prendre des mesures. Ségolène si prompte à occuper les médias  une fois de plus réagit avec retard.   Comme sur le nucléaire, le barrage de Sivens, Notre Dame des Landes et tous les dossiers chauds. Il est clair qu’il fallait prendre des dispositions dès la constatation du pic par exemple avec la gratuité des transports collectifs. Lundi il y aura donc la circulation alternée quand la pollution aura disparu ! La gratuité des transports collectifs ce sera seulement ce week-end (comme la proposition de Ségolène de gratuité aussi des autoroutes,  proposée mais non retenue). Des mesures d’urgence s’imposaient bien plus tôt puisque Paris a été la ville la plus polluée du monde pendant quelques jours ( et bien d’autres régions en France). Une politique des transports à long terme aussi. Mais dans ce domaine c’est la contradiction la plus complète. Avec uen fiscalité qui avantage le diesel, la future augmentation d’environ 10% de la tarification des transports collectifs, la libéralisation des cars sur autoroutes et du transport routier marchandises etc. Il ya longtemps qu’il n’y a plus de politique des transports en France dont la responsabilité relève seulement d’un sous secrétariat d’Etat. Résultat celui là fait ce qu’il peut et la ministre de tutelle ( de l’écologie), Ségolène, pas grand-chose puisqu’elle ne connait rien. L’Etat a donc annoncé la mise en œuvre sous condition de la circulation alternée à partir de lundi à Paris après une polémique opposant la ministre de l’Ecologie à la maire de la capitale et aux écologistes sur la lutte contre la pollution. « Lundi, il y aura la circulation alternée sauf s’il y a une baisse manifeste de pollution demain et après-demain », a déclaré vendredi soir la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, lors d’une conférence de presse. D’ici-là, les transports publics seront gratuits dès samedi en Ile-de-France, a-t-elle ajouté.  Le compromis annoncé par Ségolène Royal est loin des attentes de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, qui réclamait la mise en place de la circulation alternée dès vendredi, après plusieurs jours de forte pollution aux particules. La question a donné lieu vendredi à une passe d’armes entre Ségolène Royal et l’écologiste Cécile Duflot. La ministre de l’Ecologie a mis en garde contre toute « décision intempestive » pour justifier la fin de non-recevoir opposée à la demande de la maire de Paris sur la mise en place de ce dispositif vendredi.  Ce différend a poussé François Hollande à intervenir, pour annoncer qu’une décision serait prise en fin de journée. « La pollution devait être réduite aujourd’hui et encore davantage les jours suivants. Tel n’est pas le cas. Donc, la ministre de l’Ecologie va travailler cet après-midi pour savoir s’il y a un risque de pollution pour les jours à venir », a dit François Hollande à l’issue d’un Conseil européen à Bruxelles. La circulation alternée consiste à n’autoriser que les véhicules dont le numéro de plaque d’immatriculation est pair à circuler les jours pairs et inversement. Une telle mesure n’a été prise qu’à deux reprises, en octobre 1997 et en mars 2014. Après avoir essuyé un premier refus, Anne Hidalgo a demandé vendredi la mise en place pour la journée de samedi « de la circulation alternée et du contournement de l’Ile-de-France par les poids-lourds de transit ».

 

Pollution à Paris : Ségolène dans le brouillard

Pollution à Paris : Ségolène dans le brouillard

Paris la ville du monde la plus polluée, plus qu’à Londres ou en Chine ! En cause notamment le diesel. Pourtant Ségolène ne bouge pas. Bien entendu la circulation alternée porterait d’abord préjudice aux travailleurs de la banlieue et une  politique à long terme s’impose en tenant compte des paramètres environnementaux, économiques et sociaux. La circulation alternée n’est pas la meilleure solution mais en cas de cirse comme en ce moment elle peut s’imposer temporairement.  Une fin de non-recevoir de Ségolène qui a indigné l’édile. «La santé des Parisiens ne se négocie pas. Je maintiens ma demande de mise en place de la circulation alternée», a écrit Anne Hidalgo, jeudi soir, sur son compte Twitter. Et Ségolène Royal de répliquer aussitôt sur le réseau social: «Pas raisonnable d’imposer si vite cette galère à la banlieue. Demander d’abord aux Parisiens de prendre transports et bus électriques». «Ça fait quatre jours que la métropole suffoque! Pas raisonnable de rester inactif», s’indigne Bruno Julliard, le premier adjoint PS à la maire de Paris. Mais la ministre de l’Ecologie doit faire à un nouveau front: celui des écologistes. «On étouffe et la ministre regarde ailleurs…», lance Christophe Najdovski, l’adjoint EELV à la maire de Paris chargé des Transports. «Il y a ceux qui ont compris et ceux qui n’ont pas compris la gravité de la situation», explique Cécile Duflot, invitée vendredi d’Europe 1. Pour l’ancienne ministre, la circulation n’est «pas un caprice» mais «une question de santé publique utile et même indispensable». L’écologiste rappelle qu’un tel dispositif avait déjà été mis en place l’année dernière. «La circulation alternée a montré son efficacité», insiste Cécile Duflot qui dénonce «une erreur, incompréhensible et consternante» de Ségolène Royal.

Pollution : les particules fines tuent

Pollution : les  particules fines tuent

D’après l’Institut de veille sanitaire dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire, une étude montre qu’une exposition, même d’intensité relativement faible, à cette pollution provoque un surcroit de mortalité, y compris à court terme. Cette étude, qui n’est pas la première du genre, est une des plus larges réalisées en France : elle porte sur 17 villes. Neuf d’entre elles ont déjà été scrutées en 2012 : Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse, Strasbourg, Rouen, Le Havre. Cette fois, l’InVS s’est aussi penchée sur les statistiques de Nice, Grenoble, Nancy, Dijon, Nantes, Rennes, Montpellier et Lens-Douai. Il en ressort que Marseille est la ville la plus polluée, suivie de Lille, Lyon, Nice, Grenoble et Lens-Douai.. La palme de l’air le plus sain revient à Dijon, seule à respecter le seuil de pollution défini par l’OMS.  Ces expositions augmentent la mortalité de 0,5%. Elles provoquent 250 décès et un millier d’hospitalisations chaque année. Les particules viennent aggraver les fragilités préexistantes des victimes, qui meurent d’accidents vasculaires cérébraux, de crises cardiaques, d’embolies pulmonaires, d’angines de poitrine ou de ruptures d’anévrisme. Les risques sont plus significatifs l’hiver et concernent plus particulièrement les personnes de 75 ans et plus. Sont accusés, une fois de plus, le trafic routier et les véhicules diesel (aussi  les industries et les systèmes de chauffage).

Le coût de la pollution atmosphérique en Europe : 189 milliards par an

Le coût de la pollution atmosphérique en Europe : 189 milliards par an

 

Le drame de la la pollution c’est que son coût entre dans le calcul du PIB ; D’une  certaine  manière la pollution participe à la croissance ; Un montant  exhorbitant de ce coût de la pollution ( méthodoliquement  complexe à évaluer)  supporté pour l’essentiel par la collectivité. : 189 milliards par an;  à comparer au plan bidon de relance Juncker : 20 miliards d’argent public sur tois ans (dont une petite partie pour transition énérgétique! ) . En cause surtout  la surconsommation d’énergie  et la concentration urbaine.   Les centrales thermoélectriques font partie de la première source de pollution atmosphérique. (L’équivalent du PIB finlandais a été dépensé en 2012 par les Etats membres à cause de la pollution atmosphérique, due pour beaucoup aux centrales thermoélectriques, notamment celles qui fonctionnent au charbon. Cette pollution de l’air est à l’origine de 7 millions de décès prématurés dans le monde selon l’OMS.  Des dépenses de santé en plus, des journées de travail perdues, des dégâts subis dans l’immobilier, des rendements agricoles en baisse… la pollution au CO2, dioxines et autres particules rejetées dans l’air pèse lourd sur l’économie de l’UE. L’Agence européenne pour l’environnement (AEE), instance chargée d’informer la Commission européenne, estime le coût total entre 59 et 189 milliards, suivant les méthodes de calculs. Mais, en 2008, ce total était compris entre 79 et 251 milliards d’euros. Cette baisse légère est due à l’effet combiné des législations anti-pollution et de la crise économique, qui s’est traduite par une réduction des émissions de dioxyde de carbone, d’oxyde d’azote, de dioxyde de souffre et de particules. En cas de reprise de la croissance, « cette tendance sera difficile à maintenir », soulignent les auteurs du rapport. Un scénario inquiétant pour la santé mondiale : l’OMS indiquait en mars dernier que la pollution de l’air avait été à l’origine du décès prématuré de 7 millions de personnes dans le monde en 2012. Sur les 30 plus gros émetteurs identifiés, 26 sont des centrales électriques, pour la plupart au charbon, qui se trouvent en Allemagne et en Europe de l’Est. La pollution liée aux particules fines émises par les voitures coûte également cher aux métropoles au plan sanitaire. Une étude publiée lundi 24 novembre alarmait sur l’exposition des Parisiens à ces particules, qui seraient aussi nocives que le tabagisme passif. Sur le seul territoire français, 42.000 personnes en seraient victimes chaque année.

 

Pollution à Paris : aussi nocive que la cigarette

Pollution à Paris : aussi nocive  que la cigarette

Paris accumule les pics de pollution, des pics de pollution mortels puisqu’aussi dangereux que la cigarette. Principal responsable : la circulation automobile. Paradoxe cette hyper concentration urbaine n’empêche pas d’envisager une ville encore plus concentrée : le Grand Paris. La folie conjointe des urbanistes et des politiques. Aussi des économistes qui louent la « croissance endogène » des zones très agglomérées (en clair les zones idéales pour le businesse où il faut payer pour tout !). Dans Paris en plein pic de pollution est aussi néfaste que de se trouver dans une pièce de 20m² où huit cigarettes seraient allumées en même temps. Voilà l’image, éloquente, choisie par des chercheurs du CNRS pour illustrer la gravité de la situation dans une étude publiée ce lundi. Ils en concluent donc que le niveau de pollution de l’air parisien est comparable à du tabagisme passif.  Principal danger de cette forte pollution: les particules fines, qui ont atteint des taux nettement plus élevés qu’en temps normal à Paris. Jusqu’à 30 fois plus, précisément, le 13 décembre 2013, selon les données récoltées grâce au ballon de Paris pendant dix-huit mois, au-dessus du parc André-Citroën.   « Les grosses particules s’arrêtent dans la gorge et le nez. Les petites vont jusqu’aux poumons et les alvéoles. Les plus petites vont dans le sang et peuvent alors provoquer des maladies cardio-vasculaires », a expliqué sur RTL Jérôme Giacomoni, le créateur du ballon Générali utilisé pour cette étude.  « La pollution de l’air représente un risque environnemental majeur pour la santé, estime l’OMS. En diminuant les niveaux de pollution atmosphérique, les pays peuvent réduire la charge de morbidité imputable aux accidents vasculaires cérébraux, aux cardiopathies, au cancer du poumon et aux affections respiratoires, chroniques ou aiguës, y compris l’asthme. »  « En 2012, on estimait à 3,7 millions le nombre de décès prématurés provoqués dans le monde par la pollution ambiante (de l’air extérieur) dans les zones urbaines et rurales », explique par ailleurs l’organisme sur son site.

Pollution : la fiscalité sur le diesel responsable

Pollution : la fiscalité sur le diesel responsable

 

Pour l’essentiel l’automobile est responsable de la pollution actuelle, une pollution d’une certaine manière encouragée par le développement du diesel en France et sa fiscalité. Il est clair que nombre d’automobilistes font le choix du diesel du fait du prix du carburant, le gasoil demeurant moins cher que l’essence. C’est aussi un choix industriel fait par la France pour favoriser sa relative avance sur les petites voitures diésélisées. Or La forte diésélisation du parc français a conduit à une augmentation de la teneur en particules fines dans l’air. Ces particules fines ont des effets sur les voies respiratoires et la fréquence de ces pathologies est en hausse constante, en particulier lors des pics de pollution. La généralisation, puis l’obligation, des filtres à particules sur les véhicules légers a permis de limiter les émissions de particules jusqu’à 10 microns (PM10). Mais ce sont les particules plus fines (PM2,5) qui posent le plus de problèmes : elles pénètrent plus profondément dans les poumons peuvent provoquer des cancers. Elles ont été reconnues cancérigènes par l’OMS. La pollution actuelle est le fruit de conditions atmosphérique particulières combinées à une fiscalité et à des choix industriels en France. La situation n’est pas prête de changer brutalement car il faudra une quinzaine d’années pour faire évoluer le parc. A moins de prendre des mesures plus radicales pour limiter la circulation en zone très urbanisée, ce qui pose la problématique de la politique des transports. La mobilité ne peut en effet se réguler uniquement avec des interdictions de circuler, il, fauta aussi offrir des moyens alternatifs à la voiture. Et là encore pour changer, il faudra bien 15 ou 20 ans.

Pollution : circulation alternée à Paris

Pollution : circulation alternée à Paris

 

À la suite de pics de pollution enregistrés dans plusieurs régions dont l’Ile-de-France La circulation alternée sera mise en place à Paris et en proche banlieue à partir de lundi matin, a annoncé samedi Matignon. Des mesures d’urgence, dont la gratuité des transports en commun en Ile-de-France, avaient été prises dès jeudi pour lutter contre le pic de pollution aux particules fines.   »On constate et on prévoit pour demain une amélioration de la situation. Cependant les prévisions font apparaître une remontée de la pollution à compter de dimanche soir et pour les journées de lundi et mardi », écrit samedi Matignon dans un communiqué.   »Le Premier ministre, après consultation des ministres chargés de l’Écologie, de la Santé, de l’Intérieur et des Transports, a décidé la mise en place à Paris et dans la petite couronne du dispositif de circulation alternée à compter de lundi », poursuit-il.   »Ce dispositif sera confirmé lundi matin pour la journée de mardi en fonction de l’évolution de la situation. » Pourront circuler lundi les véhicules dont la plaque d’immatriculation se termine par un chiffre impair, a précisé dans la soirée le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin. Une exception sera faite pour les chauffeurs de taxi, les services de secours ou encore les véhicules transportant au moins trois personnes. Pour le reste, les contrevenants s’exposeront à une amende de 22 euros.

Pollution de l’air : pourquoi ?

Pollution de l’air : pourquoi ?

Ce sont des types de très fines particules qui sont en cause : les PM10 et le PM2,5. Elles tirent leur nom de leur taille : les premières font moins de 10 microns, soit 5 fois moins que la largeur d’un cheveu, et les secondes 2,5 microns, soit 20 fois moins qu’un cheveu. Ces poussières sont émises par les véhicules (diesel), l’épandage agricole, le chauffage (fioul et bois) et l’industrie et restent en suspension dans l’atmosphère. Elles proviennent à 70% de la combustion du diesel en Ile-de-France. Si l’on parle de « pic » c’est parce que la concentration de ces particules fines a dépassé un seuil d’alerte aux PM10, fixé à partir de 80 microgrammes de particules par m3. Comment en est-on arrivé là en hiver? En ce moment, les nuits sont froides mais les journées se réchauffent vite en raison d’un anticyclone. Résultat, le matin, pendant les bouchons routiers, les particules fines sont piégées sous un « couvercle d’air chaud », explique au Monde Charlotte Songeur, ingénieur d’étude à AirParif, l’agence de surveillance de la qualité en Ile-de-France. En outre, il n’y a pas de vent et rien ne peut évacuer ces poussières. Les pics de particules reviennent chaque hiver en fonction des conditions météorologiques. En Ile-de-France, par exemple, Airparif a enregistré 33 jours de dépassement des seuils réglementaires (dont 6 du seuil maximal d’alerte) l’an dernier et 40 dépassements en 2012 (dont 4 du seuil d’alerte). Cette année, nous en sommes à huit (4 et 4). Ces particules pénètrent profondément dans les voies respiratoires, créant des inflammations avec un effet immédiat (toux, essoufflement, maux de gorge, de tête…), plus marqué chez les personnes plus fragiles : enfants dont les poumons ne sont pas encore totalement formés, personnes âgées dont la capacité respiratoire est plus faible, fumeurs au système respiratoire déjà irrité par le tabac, malades du coeur et des voies respiratoires, et femmes enceintes. Sur des sujets très fragiles, un épisode aigu de pollution peut provoquer des hospitalisations, voire des décès. En dehors des pics, la pollution chronique est tout aussi néfaste, avec des effets à long terme : aggravation de l’asthme, atteinte du système immunitaire, diminution de la fonction respiratoire, cancer du poumon, maladies vasculaires. Il faut savoir se défaire de la logique : ce n’est pas calfeutré dans sa voiture ou sous terre dans le métro que l’on se protège au mieux. Selon l’organisme de surveillance de la qualité de l’aire de Midi-Pyrénées, qui prend l’exemple de Toulouse, c’est même l’inverse. C’est dans un trajet moyen dans le métro que l’on est le plus exposé aux fines particules PM10 (292 microgrammes/m3), puis en bus (75 mg/m3), en voiture (60 mg/m3), à pied (43 mg/m3) et enfin en vélo (38 mg/m3). Les plus fragiles doivent réduire leurs activités physiques dès le premier seuil de mise en garde (seuil d’information). Pour l’ensemble de la population, il est recommandé de ne pas faire de sport lorsque le seuil d’alerte est atteint. Un adulte inhale environ 10 litres d’air à la minute en moyenne, et jusqu’à 100 litres lors d’activités d’endurance. Il faut également s’éloigner des axes routiers très fréquentés et éviter de sortir en début de matinée ou fin de journée. Il est en revanche inutile de se protéger avec un foulard ou un masque de chirurgie, seuls certains masques équipés de filtres à charbon peuvent être efficaces, selon Airparif. Il est néanmoins recommandé de continuer à aérer son logement: si l’air intérieur des habitations et des bureaux peut être affecté par la pollution extérieure, « il reste nécessaire d’aérer – au moins 10 minutes par jour – les espaces intérieurs » car il existe de nombreux polluants toxiques à l’intérieur des lieux de vie, rappelle l’Ademe. A plus long terme, il faudrait pouvoir se passer des véhicules les plus polluants : ceux qui ont un moteur diesel. La droite avait défendu des projets de « zones à faibles émissions » dans les grandes villes, des périmètres interdits aux véhicules les plus polluants comme il en existe dans environ 200 villes en Europe.  Socialement délicat, car excluant de fait les possesseurs des véhicules diesel les plus anciens des centre-villes, le projet a été enterré par la gauche, qui a relancé en revanche l’idée d’une circulation alternée lors des pics de pollution. La rédaction d’un décret est en cours, précisait-on vendredi au ministère de l’Ecologie. Début mars, le gouvernement a par ailleurs dévoilé des mesures pour développer le vélo, comme l’expérimentation d’une « indemnité kilométrique » versée par les entreprises aux salariés venant travailler à bicyclette. En revanche, les dossiers écotaxe et augmentation de la fiscalité du diesel, visant à « verdir » les transports, sont toujours au point mort.

 

Pollution : plus de 30 départements touchés

Pollution :  :plus de 30 départements touchés

 

Plus de trente départements sont touchés par des alertes maximales à la pollution aux particules, conduisant les autorités à prendre des mesures d’urgence, comme la gratuité des transports en commun en Ile-de-France mais aussi à Caen, Rouen et à Reims. La qualité de l’air est « une urgence et une priorité pour le gouvernement », a assuré le ministre de l’Écologie Philippe Martin alors que la France connaît un épisode particulièrement aigu de pollution de l’air.   »Les transports franciliens seront gratuits de vendredi matin à dimanche soir », a-t-il déclaré à la presse, au troisième jour de dépassement du seuil d’alerte en région parisienne. Le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, à la tête de l’autorité organisatrice des transports dans la région, le STIF, a précisé que cette gratuité, valable à partir de 5 h 30 vendredi, serait assurée « pendant toute la durée du pic de pollution ». Il n’y aura toutefois pas de réduction sur les cartes d’abonnement hebdomadaires ou mensuelles. Les transports seront également gratuits pendant trois jours dans l’agglomération de Caen et de Rouen, et ce vendredi à Reims pour inciter les habitants à laisser leur voiture au garage, ont décidé les autorités locales. Le niveau d’alerte était dépassé jeudi dans plus de 30 départements: en Bretagne, Haute-Normandie, Calvados et Manche, dans une partie de Poitou-Charentes (Deux-Sèvres, Charente-Maritime), dans la majorité de la région Centre (Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et le Loiret) mais aussi dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Marne, l’Ile-de-France, la région Rhône-Alpes et le Vaucluse. Cet épisode de pollution aux PM10 (particules inférieures à 10 micromètres), poussières de compositions diverses (chauffage au bois et au fioul, industrie, moteurs surtout diesel en ville), est favorisé par des conditions anticycloniques et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes, ne permettant pas la dispersion des polluants. Le niveau d’alerte est déclenché à partir d’une concentration moyenne quotidienne de PM10 de 80 microgrammes de particules par m3 d’air. Le seuil d’information, atteint à partir de 50 microgrammes par m3, a été dépassé dans une vingtaine d’autres départements. Philippe Martin a rappelé que différentes mesures antipollution étaient prises dans différentes régions: réduction de la vitesse sur certains axes, détournement de poids-lourds, restriction d’activité industrielle, gratuité limitée des Vélib’ et Autolib’ à Paris et interdiction des feux de cheminée. Les réductions de vitesse ont un effet « assez modeste », a toutefois souligné Gilles Aymoz, responsable qualité de l’air à l’Ademe.  En Ile-de-France, le seuil d’alerte devrait encore être dépassé vendredi, pour un quatrième jour consécutif, selon l’association Airparif, ce qui rapprocherait l’épisode actuel du fort pic observé en décembre (six jours d’alerte). En Basse-Normandie, la pollution atteint déjà des niveaux records, selon Christophe Legrand, directeur d’Air com, chargée de surveiller la qualité de l’air dans cette région, en signalant à Caen des valeurs moyennes de plus de 110 mg/m3 sur deux jours. Lorsque le seuil d’alerte est franchi, il est recommandé aux populations sensibles d’éviter les activités physiques et sportives en plein air ou en extérieur. Ces conseils ne s’appliquent à la population générale qu’en cas de symptômes tels que fatigue inhabituelle, mal de gorge, toux, essoufflement, palpitations. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), on indique que la situation est « globalement normale », mais qu’ »on observe depuis deux jours une légère hausse des consultations liées à l’asthme », mais pas forcément attribuables à la pollution. Les particules peuvent provoquer de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d’entre elles (PM 2.5, moins de 2,5 micromètres), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées « cancérogènes certains » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En raison de dépassements trop fréquents des valeurs limites européennes, la France risque une condamnation qui pourrait lui valoir prochainement plusieurs dizaines de millions d’euros d’amende.

 

Pollution à Paris :coût 4 millions d’euros par jour

Pollution Paris : 4 millions d’euros par jour

Plus de 30 départements sont en alerte maximale à la pollution aux particules fines, vendredi 14 mars. Les autorités prennent des mesures d’urgence comme la gratuité des transports en commun, notamment en IIe-de-France jusqu’à dimanche. Et selon les informations recueillies par RTL, le coût d’une telle mesure s’élève à 4 millions d’euros par jour. Ces 4 millions par jour, c’est la recette quotidienne des billets vendus à l’unité qui ne sera pas perçue. Pour les pass Navigo, en revanche, aucun impact financier puisque ces abonnements sont payés à la semaine, ou à l’année et aucune ristourne n’est prévue pour cause de pollution .  Cette perte de recette pour la RATP, la SNCF et le réseau OPtile qui regroupent des compagnies de bus privées qui desservent la grande banlieue, sera compensée par le STIF, l’organisme qui regroupe les collectivités territoriales en Ile-de-France pour gérer les Transports Publics .  Le budget du STIF étant de près 9 milliards d’euros, 4 millions pour absorber cette journée de gratuité, cela ne pose pas de problème nous dit-on. Mais si cela dure plusieurs jours, ça risque de finir par peser lourd et le STIF n’exclut pas de se retourner vers l’État pour obtenir une aide financière car c’est un arrêté préfectoral qui a instauré la gratuité. Ce n’est pas une décision des élus locaux, le gouvernement doit assumer.  En tout cas promesse du STIF : il n’y aura pas de hausse des tarifs en cours d’année pour absorber le coût de la mesure.

La pollution responsable des allergies

La pollution responsable des allergies

 

 

Le Pr Michel Aubier, chef du service de pneumologie de l’hôpital Bichat à Paris, publie L’homme malade de son environnement, aux éditions Plon. Un Français sur dix  a une allergie respiratoire, un enfant sur sept est asthmatique. « Le réchauffement de la planète a un impact sur les allergies respiratoires. Avec un climat plus chaud, le printemps, en général, est plus précoce, et l’été se termine plus tard. Par conséquent la floraison débute plus tôt, et la saison des pollens commence plus tôt » explique le Pr Michel Aubier. L’augmentation de la température rend les pollens plus agressifs. Les pollens sont modifiés par la température, mais surtout par la pollution concomitante à cette augmentation de chaleur. Les pollens se fixent notamment sur les particules de diesel et l’ozone rend les pollens beaucoup plus agressifs. L’air que nous respirons dans nos appartements ou nos bureaux peut faire le lit des allergies respiratoires. Les habitants des pays industrialisés passent presque 90% de leur vie dans des lieux fermés : maison, bureau, moyens de transport… Il y a énormément de polluants domestiques qui ont été identifiés, des substances présentes dans le bâtiment, les meubles, les peintures. Des allergènes que l’on trouve aussi dans les émanations des appareils de chauffage, de cuisson… Tout ceci participe à l’explosion d’allergies respiratoires. A l’extérieur il n’y a pas grand-chose à faire à part ne pas planter d’arbres très allergisants comme le bouleau ou le cyprès.  A l’intérieur, il faut aérer les locaux, ne pas trop les chauffer, veiller à ce qu’il n’y ait pas trop d’humidité. La désensibilisation est efficace lorsque l’on ne présente pas trop d’allergies. Le plus souvent cela se fait par des gouttes à avaler ou par des comprimés. Les piqûres sont de plus en plus rares.

 

Espérance de vie menacée par la pollution dans les villes

Espérance de vie menacée par la pollution dans les villes

Les preuves des effets nocifs de la pollution atmosphérique sur la santé se sont multipliées L’étude de Aphekom (résultats de 2011) a démontré l’ampleur des effets sur la santé publique des niveaux actuels de pollution dans 25 villes européennes (dont neuf françaises). «Près de deux ans d’espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d’Europe si la pollution pouvait être ramenée aux niveaux préconisés dans les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air», souligne Michal Krzyzanowski dans le BEH. «Cela représente près d’un tiers de l’écart d’espérance de vie observé entre les États membres de l’Union européenne», ajoute-t-il. «Près de 15% du gain d’espérance de vie aux États-Unis entre 1980 et 2000 ont été attribués à l’amélioration de la qualité de l’air», poursuit-il. La «relation de cause à effet» entre l’exposition aux particules fines (PM2,5), la morbidité (maladie) et la mortalité cardiovasculaires a été souligné par l’American Heart Association. Et en février 2012, les gaz d’échappement des moteurs diesel – émetteurs de particules fines – ont été classés parmi les cancérogènes certains pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC/OMS), basé à Lyon. Une réduction du risque pour la santé, apparue peu après la diminution des niveaux de pollution atmosphérique, a été enregistrée dans plusieurs études, à des concentrations de particules fines relativement faibles. L’étude la plus récente et la plus vaste à ce jour, réalisée auprès de 2,1 millions de Canadiens adultes, a confirmé le lien observé entre morbidité, mortalité et niveau d’exposition, «mais à des niveaux de particules fines nettement inférieurs à ceux observés dans la plupart des villes européennes

Justice-naufrage Erika : Total blanchi et les côtes bretonnes noircies et la justice auusi

Justice-naufrage Erika : Total blanchi et les côtes bretonnes noircies et la justice auusi

 

On sait que la régulation dans le transport maritime est inexistante et permet notamment le dumping social et environnemental via en particulier les pavillons de complaisance ; Pourquoi ne pas continuer puisque la cour de cassation pourrait annuler la condamnation de Total ; La Cour de cassation pourrait annuler la condamnation de Total plus de 12 ans près le naufrage du pétrolier Erika au large des côtes bretonnes en 1999, rapportent vendredi Libération et Ouest-France. La plus haute juridiction française, qui doit se prononcer le 24 mai, pourrait annuler purement et simplement toute la procédure menée depuis la catastrophe, en décembre 1999, selon les deux quotidiens. Les hauts magistrats font cette recommandation dans leurs conclusions avec pour principal argument que le naufrage, qui a provoqué la pollution de 400 km de côtes, n’a pas eu lieu dans les eaux territoriales françaises, écrivent Libération et Ouest-France. Le naufrage de l’Erika a donné lieu à deux procès, en première instance en 2007 et en appel en 2009. Le jugement a établi à chaque fois la responsabilité des prévenus, dont l’affréteur Total. La compagnie pétrolière n’a pu être contactée dans l’immédiat pour apporter un commentaire.

 

Accident Total – Greenpeace : une marée noire possible

Accident Total – Greenpeace : une marée noire possible

Selon un scientifique envoyé par Greenpeace à bord d’un de ses bateaux, le «Koenigin Juliana», à proximité de la plate-forme d’Elgin, théâtre d’une importante fuite de gaz, il y aurait «beaucoup de pétrole» sur la mer dans la zone.  Total, accusé de manquer de transparence, a organisé une nouvelle conférence téléphonique lundi après-midi avec des analystes financiers pour faire un point de la situation. La compagnie a évalué le coût des mesures prises pour endiguer la fuite. Elles lui coûtent «environ 1 million de dollars par jour», a indiqué Patrick de la Chevardière, le directeur financier du groupe pétrolier français. Une somme à laquelle s’ajoute la perte sur le revenu net opérationnel, soit 1,5 million de dollars quotidien. Greenpeace a effectué les premiers prélèvements pour mesurer l’impact de la fuite sur l’environnement. Son bateau devrait rester sur place jusqu’en fin d’après-midi. «Nous sommes au milieu d’une nappe irisée huileuse. Il y a une grande quantité de pétrole sur l’eau. Il y en a partout. Cela fait plusieurs kilomètres de long et je dirais, plusieurs centaines de large», a assuré Christian Bussau, joint par l’AFP au téléphone. «C’est vraiment un grave accident. Total doit immédiatement commencer à boucher la fuite ou la pollution ne s’arrêtera pas», a-t-il ajouté.  L’organisation écologiste a transmis des prélèvements d’eau et d’air à un laboratoire pour déterminer «ce qu’était cette irisation», a-t-il précisé. Le bateau de Greenpeace, un navire de 50 m avec à son bord une trentaine de personnes et une douzaine de journalistes, dont un photographe, est arrivé lundi matin sur le site. Il se trouve à la limite de la zone d’exclusion de 3,7 km instaurée en raison des risques d’explosion autour de la plate-forme. Celle-ci est située à 240 km des côtes écossaises.  Total a pour sa part démenti la présence de pétrole. «Il s’agit de condensat de gaz, un condensat léger qui ne pose pas de risque significatif pour les oiseaux marins ou le reste de la vie sauvage», a déclaré une porte-parole de la compagnie pétrolière. Juste après la découverte de la fuite, il y a huit jours, Total indiquait que, lorsque celle-ci s’était produite, du liquide s’était échappé, entraînant la formation d’une nappe fine d’hydrocarbures d’environ 12 km2. Mais ce condensat est censé, selon la compagnie, s’évaporer. Si le site laisse toujours échapper environ 200 000 m³ de gaz par jour, Total qualifie «l’impact sur l’environnement» de «relativement négligeable». Après l’extinction d’une torchère, qui avait continué à brûler pendant plusieurs jours, rendant la plate-forme inaccessible en raison des risques de déflagration, le groupe se concentre maintenant sur l’intervention nécessaire pour tenter de colmater la fuite.  Dans un premier temps, «Total met en place un plan qui permet à une équipe de se rendre en sécurité sur la plate-forme» pour faire un état des lieux, a confirmé la porte-parole. Cette équipe inclura des experts de la société américaine «Wild Well Control», spécialiste des interventions d’urgence sur les puits. Elle a notamment travaillé sur les puits en feu au Koweït pendant la première guerre du Golfe. Total devait rencontrer dans la journée à Aberdeen (cote est de l’Ecosse) des représentants de l’autorité de sûreté britannique, Health and Safety Executive, et lui a soumis son plan d’action et une évaluation des risques. La HSE n’a fourni aucune précision sur l’heure de la rencontre ou ce qu’il fallait en attendre. Son avis est purement consultatif, mais Total a déclaré qu’il attendait son approbation avant d’envoyer une équipe. Pour l’étape suivante, le colmatage de la fuite, deux scénarios sont privilégiés : soit injecter des boues directement dans le puits concerné, option la plus rapide mais qui requiert l’intervention de techniciens sur la plate-forme, soit forer des puits de dérivation pour détourner le gaz, opération très longue (jusqu’à six mois) qui implique de creuser des kilomètres de roches, l’origine de la fuite se trouvant à environ 4.000 m en-dessous du plancher marin. La fuite d’Elgin, de l’aveu même de Total, est le «plus gros incident en mer du Nord» auquel le groupe ait été confronté «depuis au moins dix ans.

 

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