Archive pour le Tag 'pollution'

Pollution de l’air: le danger des particules ultra fines

Pollution de l’air: le danger des  particules ultra fines

Les conséquences sanitaires de l’exposition aux particules fines sont déjà connues. Selon l’agence Santé publique France, elle entraîne chaque année 48.000 morts prématurées dans le pays. Mais il existe aussi des particules ultra fines qui ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire: elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles et elles rejoignent la circulation sanguine.  L’agence Anses recommande par conséquent de « cibler en priorité, dans les politiques publiques concernant l’air, trois indicateurs particulaires non réglementés: les particules ultra fines, le carbone suie et le carbone organique, en complément des indicateurs de particules PM2,5 et PM10 (les particules fines) actuellement en vigueur ».L’Anses recommande aussi de mieux documenter les effets d’autres sources de pollution que sont l’agriculture, le transport maritime et l’activité portuaire. L’Agence a aussi développé différents scénarios concernant la composition du parc de véhicules et son évolution à 2025. Les évolutions technologiques, comme les filtres à particules sur les véhicules diesel, « permettent une diminution des émissions de particules mais sont insuffisantes pour améliorer durablement la qualité de l’air d’après Anses

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Plasticroûte : nouvelle pollution

Plasticroûte : nouvelle pollution

 

Les  experts  de l’environnement ont remarqué l’apparition d’un nouvel effet dû aux rejets massifs de plastique dans les eaux : le « plasticroûte ». Ces fines paillettes de plastique, incrustées dans les roches au bord de l’eau, ont été repérées à Madère au Portugal. Réputée pour ses paysages verts, ses volcans, ses plages et ses falaises, l’archipel de quatre îles doit désormais compter le « plasticroûte » à ses particularités. Le matériau aurait déjà recouvert 9,46 % des roches de Madère selon les travaux de plusieurs chercheurs publiés dans le journal spécialisé Science of the total environnement. Ces scientifiques, qui font partie du MARE, le Centre de sciences environnementales et marines de Lisbonne, ont commencé à observer ce changement sur les côtes il y a plusieurs années, en 2016. « Nous sommes retournés sur le site plusieurs fois entre 2017 et 2019, et nous avons constaté que les micros morceaux de plastique étaient toujours plus nombreux. C’est pourquoi nous avons lancé une surveillance rigoureuse du phénomène », explique Ignacio Gestoso García, biologiste marin, dans une interview donnée à nos confrères de CNN.

Après plusieurs tests réalisés sur des échantillons prélevés sur place, les scientifiques ont réussi à identifier la composition exacte de cette croûte de plastique. Il s’avère qu’elle est contient principalement du polyéthylène, l’un des types de plastiques les plus utilisés dans le monde. On retrouve le polyéthylène dans les emballages plastique mais aussi les matériaux de construction ou encore les équipements médicaux. (Lu dans sciences et avenir)

Pollution: la justice condamne à nouveau l’Etat

Pollution: la justice condamne à nouveau l’Etat

 

 

C’est la seconde  condamnation de l’État par un tribunal pour la  pollution de l’air en Ile-de-France. On se souvient que lors du dernier G20 à Tokyo, Macron avait sermonné l’ensemble de la planète pour l’insuffisance des mesures prises vis-à-vis des émissions polluantes et plus généralement du climat. Or le même jour, un  tribunal avait reconnu la responsabilité de l’État de la pollution de l’air en Île-de-France. Macron s’en était alors tiré comme d’habitude par une pirouette en indiquant qu’on allait continuer les efforts (par  parenthèse l’accord de libre-échange Mercosur avec les pays de l’Amérique latine vont exactement à l’inverse dans la mesure où on va favoriser des transports parfaitement inutiles de certaines marchandises (fruits, viande, légumes, alimentation du bétail etc.). Après le tribunal de Montreuil, c’est le tribunal de Paris qui condamne donc à nouveau l’Etat. “Les valeurs limites de concentration en particules fines et en dioxyde d’azote ont été dépassées de manière récurrente en Ile-de-France pour la période comprise entre 2012 et 2016”, résume le tribunal dans un communiqué. Le plan de protection régional de l’atmosphère du 7 juillet 2006, révisé en 2013 et 2018, prévoit une diminution des seuils de pollution d’ici à 2020 et un passage sous les valeurs limites européennes à l’horizon 2025.Or, “eu égard à la persistance des dépassements observés dans la région, ce plan et ses conditions de mise en œuvre ne permettent pas de réduire le plus rapidement possible les valeurs de dioxyde d’azote et de particules fines dans l’air, en méconnaissance des objectifs européens repris par le code de l’environnement”, selon le tribunal. Il estime que l’Etat a ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

Pollution: l’Etat fait surtout du bla-bla

Pollution: l’Etat fait surtout du bla-bla

D’une manière générale l’État fait surtout du bla-bla vis-à-vis de la lutte contre la pollution. Certes on ne manque pas de discours, voir par l’abondance de déclarations concernant les conséquences de la canicule. La ministre de la santé par exemple recommande de donner à boire aux gens  qui vivent dans la rue. C’est peut-être moins de boissons que d’abris dont souffrent ces personnes. Notons par ailleurs qu’en dépit des déclarations et autres engagements, le taux de pollution ne diminue pas. Eté la situation set particulièrement critique pendant les pics.  Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a mis en cause mardi la responsabilité de l’Etat dans la gestion de pics de pollution atmosphérique en Ile-de-France en 2012-2016, une première même si elle n’est pas assortie d’une indemnisation des victimes. Merde/Gonzalo FuentesLe tribunal statuait sur une requête d’une habitante de Seine-Saint-Denis et de sa fille, la première souffrant de bronchites et la seconde d’asthme. Dans sa décision, il souligne que les seuils de concentration de gaz polluants fixés par le Code de l’environnement ont été dépassés de manière récurrente entre 2012 et 2016 en Ile-de-France. Eu égard à ces dépassements, le plan de protection de l’atmosphère pour l’Ile-de-France du 7 juillet 2006 et ses conditions de mise en œuvre “doivent être regardés comme insuffisants”, lit-

 

La taxation du CO2 peut réduire massivement la pollution ! (FMI)

La taxation du CO2 peut réduire massivement la pollution ! (FMI)

 

 

 

Fidèle à son idéologie ultra libérale le fonds monétaire international recommande la mise en place de la taxe carbone pour réduire la pollution et freiner les dérèglements climatiques. Une foutaise évidemment de la part de ces  experts composés en majorité de fonctionnaires des différents pays déjà peu compétents en économie mais complètement ignares en matière d’environnement. .Les écolos et les  « experts »  du FMI resservent le plat  de la taxe carbone. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine crise financière internationale.

 

Pollution CO2 : record depuis 3 millions d’années

 Pollution CO2 : record depuis 3 millions d’années

En s’appuyant sur une nouvelle simulation informatique, les chercheurs de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique ont établi que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère n’ont jamais été aussi élevés depuis trois millions d’années, rapporte CNN. Ce n’est pas la première fois qu’une étude suggère un tel résultat depuis le Pliocène, une période comprise entre 5,5 et 1,8 millions d’années. Mais les chercheurs affirment que leur simulation est la première à correspondre aux données sur l’évolution du climat tirées de l’analyse des sédiments des fonds marins. Aujourd’hui, la quantité de CO2 dans l’atmosphère est « anormale », affirme auprès de CNN Matteo Willeit, auteur principal de cette étude publiée dans Sciences Advances. Selon lui, les niveaux de CO2 n’atteindraient pas 280 parties par million (ppm) en l’absence d’activité humaine. Actuellement, ils dépassent les 400 ppm et sont en augmentation. »Il semble que nous poussions maintenant notre planète d’origine au-delà des conditions climatiques de toute la période géologique actuelle, le Quaternaire », s’inquiète Matteo Willeit. L’étude montre que les températures moyennes mondiales n’ont jamais dépassé les niveaux préindustriels de plus de 2 degrés Celsius au cours des 3 derniers millions d’années. Selon les prévisions, si aucune mesure drastique n’est prise pour lutter contre le réchauffement climatique, elles pourraient augmenter de 2 degrés dans les cinquante prochaines années.

« Nos résultats impliquent une forte sensibilité du système terrestre à des variations relativement faibles du CO2 dans l’atmosphère. Aussi fascinant que cela soit, c’est aussi inquiétant », écrivent les auteurs de l’étude. « Le changement climatique moderne que nous observons est donc énorme, même selon les normes de l’histoire de la Terre. »

Pollution : record de CO2 depuis 3 millions d’années

Pollution : record de  CO2 depuis 3 millions d’années

En s’appuyant sur une nouvelle simulation informatique, les chercheurs de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique ont établi que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère n’ont jamais été aussi élevés depuis trois millions d’années, rapporte CNN. Ce n’est pas la première fois qu’une étude suggère un tel résultat depuis le Pliocène, une période comprise entre 5,5 et 1,8 millions d’années. Mais les chercheurs affirment que leur simulation est la première à correspondre aux données sur l’évolution du climat tirées de l’analyse des sédiments des fonds marins. Aujourd’hui, la quantité de CO2 dans l’atmosphère est « anormale », affirme auprès de CNN Matteo Willeit, auteur principal de cette étude publiée dans Sciences Advances. Selon lui, les niveaux de CO2 n’atteindraient pas 280 parties par million (ppm) en l’absence d’activité humaine. Actuellement, ils dépassent les 400 ppm et sont en augmentation. »Il semble que nous poussions maintenant notre planète d’origine au-delà des conditions climatiques de toute la période géologique actuelle, le Quaternaire », s’inquiète Matteo Willeit. L’étude montre que les températures moyennes mondiales n’ont jamais dépassé les niveaux préindustriels de plus de 2 degrés Celsius au cours des 3 derniers millions d’années. Selon les prévisions, si aucune mesure drastique n’est prise pour lutter contre le réchauffement climatique, elles pourraient augmenter de 2 degrés dans les cinquante prochaines années.

« Nos résultats impliquent une forte sensibilité du système terrestre à des variations relativement faibles du CO2 dans l’atmosphère. Aussi fascinant que cela soit, c’est aussi inquiétant », écrivent les auteurs de l’étude. « Le changement climatique moderne que nous observons est donc énorme, même selon les normes de l’histoire de la Terre. »

Pollution de l’air: la France condamnée par l’Unicef

 Pollution de l’air: la France condamnée par l’Unicef

La France déjà poursuivie par l’union européenne pour le non-respect de la qualité de l’air dans la plupart des grandes métropoles et Paris en particulier. Sur la pollution de l’air, Paris est 12e du classement européen. . On comprend mieux la décision toute récente de la Commission européenne de renvoyer la France et 12 de ses villes, dont Paris,  devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des normes de qualité de l’air. Le bilan est très préoccupant : c’est de la santé des habitants qu’il s’agit, et en particulier de celle des plus jeunes et des plus vulnérables. En France, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité, juste derrière le tabac et l’alcool : il est temps de prendre le sujet au sérieux. A Paris, seuls 3% des déplacements sont effectués à vélo… contre 29% à Copenhague, ou 32% à Amsterdam. Et, sur la sécurité des cyclistes, Paris a encore beaucoup à faire. Or, les exemples d’Amsterdam et de Copenhague montrent bien que l’usage du vélo ne se développera pas sans infrastructures cyclables sécurisées, séparées et respectées.

Bref, Paris est toujours asphyxiée par la pollution de l’air car ses rues sont encore trop encombrées par les voitures et qu’elle doit encore laisser plus de place aux autres formes de mobilité, plus respectueuses de notre santé et de notre climat. Paris doit maintenant se montrer à la hauteur de ses ambitions et continuer à avancer très concrètement vers l’objectif qu’elle s’est fixé de devenir une ville libérée de la voiture diesel et essence individuelle.  Cette fois,  c’est l’Unicef qui appelle un plan radical en France pour limiter les émissions polluantes notamment le N O2 et les particules fines. C’est à juste titre que la France est sérieusement secouée par l’Unicef après qu’on est atterri qu’une grande majorité d’enfants respire un air malsain. «Quand on dit air pollué, on pense souvent pays en développement, épais brouillard…», souligne Jodie Soret, de l’Unicef. «Mais en France, 3 enfants sur 4 respirent un air pollué, dit l’OMS. On en connaît de plus en plus les implications, il y a les maladies respiratoires mais on fait aussi le lien avec le diabète, les syndromes dépressifs…» «Nous appelons au respect des droits des enfants, notamment à vivre dans un environnement sain», ajoute Jodie Soret, chargée des relations de l’Unicef avec les pouvoirs publics et coordinatrice de cette campagne. Les progrès réalisés pour réduire les émissions de NO2 et de particules fines, qui en ville viennent d’abord des transports, restent insuffisants, note le rapport, réalisé en partenariat avec le WWF, le Réseau Action climat et l’association Respire.

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

 

D’après Jean-Christophe Brisard, auteur du livre Irrespirable, le scandale de la qualité de l’air en France la qualité de l’air affecterait l’espérance de vie de 15 mois dans les villes mais aussi de neuf mois dans les campagnes. Le risque dans les campagnes dépend de la proximité avec des rotations utilisant plus ou moins de produits chimiques notamment des pesticides.  Les problèmes de qualité de l’air sont souvent liés à la proximité géographique des sources d’émissions. Autrement dit, on n’est pas pollué ni exposé aux polluants atmosphériques, surtout les micro-particules et les HAP,  identiquement selon où l’on vit.

Ceci étant les  grandes villes françaises sont plus polluées que les campagnes et  la situation est-elle meilleure dans les campagnes. Une étude de l’ADEME  sur la pollution en zone rurale montre que globalement la situation est satisfaisante quand m^me :

  • les polluants réglementés, les PM10, les PM2,5, le benzopyrène cancérigène, et les métaux lourds ont des concentrations en -dessous des valeurs-limites fixées par l’Union européenne.
  • Ces fortes émissions sont causées par la combustion du bois, c’est-à-dire par le chauffage domestique au bois et le brûlage des déchets verts (par les particuliers ou les artisans).

On peut expliquer les variations des émissions de polluants et de la qualité de l’air par l’impact de la biomasse sur le territoire. En fait, la filière bois est aujourd’hui la principale source de biomasse consommée en France. Donc, l’utilisation de la biomasse, la combustion du bois pour le chauffage, a un fort impact sur le plan national : en effet 21 % des émissions totales de particules PM10, 34 % des PM2.5 et 66 % des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont causés par la biomasse) L’Ademe recommande donc aux municipalités de mettre en place des programmes d’action adaptés afin d’y améliorer la qualité de l’air. Et rappelle aux particuliers que le brûlage des déchets à l’air libre est interdit en France depuis la circulaire du 18 novembre 2011. Dans les villes, le dérèglement de la biodiversité et la concentration des émissions polluantes génère notamment des pics de pollution particulièrement dangereux pour la santé. Les principaux polluants : Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture…).

Il s’agit par exemple :

  • Des oxydes de carbone.
  • Des oxydes de soufre.
  • Des oxydes d’azote.
  • Des hydrocarbures légers.
  • Des composés organiques volatils (COV).
  • Des particules (PM10 et PM2.5).
  • Des métaux (plomb, mercure, cadmium…).

En revanche, les polluants secondaires ne sont pas directement rejetés dans l’atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C’est le cas notamment :

  • Des particules secondaires.
  • De l’ozone.
  • Du dioxyde d’azote…

L’ozone (O3) résulte ainsi de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée. L’ozone ainsi que d’autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones…) constituent le smog, ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris.

Certains polluants comme le dioxyde d’azote et les particules sont à la fois des polluants primaires et secondaires.

 

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Flashée à 150 km/h en pic de pollution, la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon : piégée à 150kmh ! »

Flashée à 150 km/h en pic de pollution, la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon : piégée à 150kmh ! »

 

On se demande bien quel est l’urgence qui a justifié que l’inutile secrétaire d’État à la transition écologique justifie qu’elle roule à 150 km/h. En outre, pas vraiment un comportement exemplaire en sachant que plus la vitesse s’élève plus les émissions polluantes augmentent. Sans parler la sécurité tellement chère au Premier ministre et à sa loi des 80 km. On objectera que la ministre a été coincée à 150 sur une autoroute et que le dépassement est donc de 40 km/h. Le pire c’est que ce dépassement se situait dans une période de pollution dont   la ministre déclare qu’elle ignorait l’existence Selon une information de Ouest France, confirmée à BFMTV.com, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique était en déplacement dans les Hauts-de-France lorsque son véhicule a été flashé.  D’après Ouest France, ce sont des policiers présents sur cette portion de voie qui ont contrôlé la vitesse du véhicule, conduit par le chauffeur de la secrétaire d’État à ce moment-là. La limitation exceptionnelle était indiquée « sur tous les panneaux de signalisation et répétée en boucle à la radio », a déclaré l’un d’entre eux au quotidien.  De son côté, l’entourage d’Emmanuelle Wargon confirme l’infraction. « On n’était pas au courant du pic de pollution« , assure son cabinet auprès de BFMTV.com. Et ce malgré le fait que l’intéressée soit secrétaire d’État auprès de François de Rugy, ministre… de la Transition écologique.  C’est d’ailleurs en cette capacité qu’Emmanuelle Wagrrgz B (dont le gisement aux Pays-Bas s’épuise) au gaz H. En tout cas en voiture ça gaze pour la ministre !

Pollution automobile : un accord pour réduire de 37 % le CO2

Pollution automobile : un accord pour réduire de 37 % le CO2

Il est clair que l’accord de l’union européenne obtenu lundi et qui vise à réduire la pollution des automobiles neuves de 37,5 % d’ici 2030 est sans doute autrement plus efficace et plus juste qu’une taxation du carburant.  Les négociateurs des États membres de l’UE et du Parlement européen se en effet sont mis d’accord lundi pour réduire les émissions de CO2 des voitures neuves de 37,5% d’ici à 2030, un objectif plus ambitieux que la proposition initiale, et immédiatement dénoncé par l’industrie automobile.  L’industrie automobile s’était fortement mobilisée tout au long du parcours législatif du texte, arguant notamment de risques pour l’emploi. L’Association européenne des constructeurs automobiles a, une nouvelle fois, fait part de « graves inquiétudes » lundi.  Les objectifs fixés par l’UE vont avoir un « effet dévastateur » sur l’emploi dans l’industrie automobile, a averti l’ACEA dans un communiqué. « L’industrie déplore que cet objectif pour 2030 réponde purement à des motivations politiques, sans prendre en compte les réalités technologiques et socio-économiques ».  L’ONG Transport & Environnement s’est de son côté félicitée malgré quelques réserves. « L’Europe change de vitesse dans la course à la production de véhicules à émissions nulles. La nouvelle législation signifie que d’ici 2030, environ un tiers des nouveaux véhicules fonctionneront à l’électricité ou à l’hydrogène. C’est un progrès, mais cela ne va pas assez vite« , a nuancé Greg Archer, de T&E.

 

La taxe carburant : moyen illusoire de gestion de la pollution !

La taxe carburant : moyen illusoire de  gestion de la pollution !

 

 

Nourri au même catéchisme d’une discipline qui n’est pas une science très exacte, la plus grande partie des économistes souscrivent à la gestion des émissions polluante de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. Notons au passage que lorsque les cours du baril  et la fiscalité sont hauts les profits des pétroliers sont les plus importants. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’inégalité sociale. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. Prenons par exemple la question de la drogue ou des armes. Deux problèmes qui ne sauraient être régulés par la fiscalité et les prix. Or la pollution par le transport est un sujet sociétal La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes et une politique industrielle d’offre. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale. il faut aussi reconnaitre que la France  est caractérisée par une pathologie fiscale récurrente qui repose sur le fait que chaque problème peut être réglé par une  taxe .

La taxe comme moyen de gestion de la pollution !

La taxe comme moyen de gestion de la pollution !

 

 

Nourri au même catéchisme d’une discipline qui n’est pas une science très exacte, la plus grande partie des économistes souscrivent à la gestion des émissions polluante de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. Notons au passage que lorsque les cours et la fiscalité sont hauts les profits des pétroliers sont les plus importants. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’inégalité sociale. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. Prenons par exemple la question de la drogue ou des armes. Deux problèmes qui ne sauraient être régulés par la fiscalité et les prix. La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale.

La pollution, 50.000 morts par an en France « 

La pollution,  50.000 morts par an  en France

la pollution à l’ozone est  liée aux conditions météo avec des perspective de 50% l’été d’ici 2050. .. Des concentrations en ozone nocives pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs. Aujourd’hui en France, on compte déjà 50 000 morts du fait de la pollution à l’ozone qui tue, en 2100, ce pourraiat être plusieurs millions.  Ces projections sont le fruit de travaux publiés en juillet dans Nature ­Communications par une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris-Est Créteil. Ils se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés. L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse globale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmentation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert  Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. »

Combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts. Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

Pollution de l’air : la France condamnée, tant mieux (ONG Respire)

Pollution de l’air : la France condamnée, tant mieux (ONG Respire)

 

Une tribune du président de l’association Respire

« Faute d’avoir pris les mesures nécessaires pour lutter contre la pollution atmosphérique, la France vient d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union. Elle risque 11 millions d’euros d’amende et une astreinte journalière de 240.000 euros. Cette décision était attendue et il faut s’en féliciter, car la pollution de l’air tue chaque année 48.000 personnes dans le pays, soit 20 fois plus que les affaires du sang contaminé et du Médiator, ou 300 fois plus que celle de la vache folle. Elle est à l’origine du plus grand scandale sanitaire français ; pourtant, rien, ou presque, n’est fait.

Ce n’est pas seulement la faute du gouvernement actuel. Depuis vingt ans, les équipes se succèdent et se ressemblent dans leur immobilisme sur le sujet. De leur côté, les premières mises en demeure de l’Union datent de 2009. Mais alors que Nicolas Hulot  »sonne le tocsin » pour la biodiversité menacée, on attend toujours un geste similaire pour les 48.000 citoyens que la pollution assassine chaque année. À ce rythme, pourtant, un quinquennat d’inaction fait 250.000 morts : c’est l’équivalent d’une ville comme Bordeaux ou Nantes qui disparaît. Et sur ce point, le silence des ministres de la Santé est tout aussi scandaleux. Car laisser la pollution de l’air au ministère de l’Écologie, c’est comme laisser la cigarette et l’alcool au ministère de l’Agriculture sous prétexte qu’il s’agit de vignes ou de plants de tabac. À l’inverse, les experts de l’Organisation mondiale de la santé ont choisi d’en faire un de leurs principaux combats dans le monde. Cette inaction contraste également avec le volontarisme de municipalités comme Paris et Grenoble, ou avec l’éventail des initiatives déployées localement, en France ou à l’étranger. Les solutions existent ; elles sont nombreuses et variées. Manque la volonté politique globale qui pourra les mettre en œuvre et fédérer les différentes initiatives locales pour leur donner l’ampleur nécessaire. Finalement, la pollution est un problème politique. Non pas au sens d’une opposition gauche-droite mais au sens où elle mobilise les moyens de l’État et notre projet en tant que nation. Il fallait donc réagir. Espérons que la décision européenne encourage Nicolas Hulot et Emmanuel Macron à proposer enfin le grand plan national d’action contre la pollution de l’air dont la France a besoin. Si les alertes des experts et des militants n’y ont pas suffi, la menace d’une condamnation pourrait y contribuer. Espérons également que la décision européenne incite le gouvernement à changer de paradigme en matière d’écologie. Car son inaction sur le sujet de la pollution de l’air signe une vision périmée, qui s’investit avec raison sur la biodiversité et le changement climatique, mais qui néglige les questions de santé environnementale qui émergent actuellement. Pollution de l’air, perturbateurs endocriniens, pesticides : telles sont les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Et on attend toujours des mesures décisives. Plus profondément encore, cette situation signe une écologie qui a perdu contact avec les citoyens et qui leur demande des sacrifices au lieu de les protéger. Or, il ne faut pas tant lutter contre la pollution de l’air que pour la santé des citoyens ; il ne faut pas tant sauver le thon rouge que les pêcheurs et donc leur ressource ; il ne faut pas tant lutter contre l’érosion de la biodiversité que pour les intérêts bien compris des paysans et des consommateurs… Une autre écologie est possible : une écologie humaniste, qui se place résolument au service des citoyens. Ni punitive ni moralisatrice, elle doit rechercher les avantages concrets qu’elle peut apporter aux gens auxquels elle s’adresse plutôt que prétendre faire leur bien malgré eux. Alors qu’elle était un but, elle doit devenir un moyen. C’est une écologie qui vous veut du bien.

 

(*) Pour en finir avec l’écologie punitive, Grasset, 2018, 180 p., 17 €

Pollution de l’air : la France assignée en justice

Pollution de l’air : la France assignée en justice avec six autres  pays

En dépit des discours et des dénégations de Hulot, la France est bien assignée en justice pour excès de pollution de l’air. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France. Pour le NO2, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France. La Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air. Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour « dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ».

Pollution de l’air : 7 millions de morts en 2017

Pollution de l’air : 7 millions de morts en 2017

Toujours plus de morts dus à la pollution qui n’empêche pas la course à la   métropolisation largemenet responsable.  7 millions de morts prématurées dans le monde, contre 6,5 millions en 2016 d’après l’OMS. En cause, essentiellement, la pollution de l’air extérieur (qui a fait 4,2 millions de victimes en 2017 contre 3 millions en 2016), alors que les décès liés à la pollution de l’air intérieur régressaient légèrement (de 4,3 à 3,8 millions). C’est plus que les décès cumulés dus au sida, à la tuberculose, au diabète et aux accidents de la route. Globalement, 90% de la population mondiale respire un air contenant « de hauts niveaux de polluants. »  La très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million). Neuf millions, cela représente un décès sur six dans le monde (16). La plupart (plus de 70 %) des décès attribués à la pollution sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux (AVC), cancers du poumon, broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires. Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (IndePakistanChineBangladeshMadagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs estiment que leur bilan « sous-estime » la réalité en raison des « nombreux nouveaux polluants chimiques qui restent à identifier »« Plus de 140 000 nouveaux produits chimiques et pesticides ont été synthétisés depuis 1950 », rappelle le rapport. Et, parmi les 5 000 substances les plus utilisées, moins d’un quart ont subi des tests de toxicité et d’évaluation avant leur mise sur le marché lors de la dernière décennie et seulement dans un nombre limité de pays riches. « Malgré ses effets de grande ampleur sur la santé, l’économie et l’environnement, la pollution a été négligée dans les politiques internationales de santé, déplore Philip Landrigan, coresponsable de la commission du Lancet et professeur à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, à New York.  . Maria Neira, directrice du département de santé publique à l’OMS : « La pollution atmosphérique affecte dramatiquement la santé humaine et. » Ce risque global est inégalement réparti. Plus des deux-tiers des décès ont lieu en Asie (environ 4 millions de morts), et notamment en Chine, mais aussi en Afrique (1 million). Selon les dernières données compilées par l’OMS, 91% de la population mondiale est aujourd’hui exposée quotidiennement à un air fortement pollué. Selon le rapport de la qualité de l’air 2017 de l’Agence européenne de l’environnement, la Bulgarie termine en tête des 41 pays européens les plus pollués. La Bulgarie enregistre le plus fort taux de mortalité prématurée liée à la pollution (20,1 morts/10 000 habitants), devant le Kosovo (18,6), la Serbie (17,3), la Macédoine (15,3), la Hongrie (13,7) et l’Italie (13,1). La France figure en 24ème position (7,2), derrière le Royaume-Uni (8,1) et devant l’Espagne (7,1). Cinq pays du nord de l’Europe (Suède, Finlande, Norvège, Irlande et Islande) ferment la marche avec des taux inférieurs à 4,2 morts prématurées pour 10 000 habitants.

 

Volkswagen : en forme malgré les scandales de pollution

Volkswagen : en forme malgré les  scandales de pollution

 

Il faut vraiment que Volkswagen ait  les reins solides pour pouvoir présenter des résultats financiers finalement satisfaisants en 2017 alors que depuis 2015 la marque a dû avaler 25 milliards d’amendes à propos du trucage de la pollution. D’autres entreprises auraient coulé sous le poids de ces charges tout à fait exceptionnelles. Volkswagen n’a pas tout à fait fini avec ses affaires puisque la marque prévoit de verser encore  plusieurs  milliards d’amendes en 2018. Visiblement ces scandales (qui ont aussi affecté d’autres marques) n’ont pas trop terni l’image de Volkswagen qui produit toujours plus de 10 millions de véhicules ni affaiblis sa capacité de gestion Fin novembre, le président du directoire du groupe aux 12 marques (dont VW, Audi, Porsche, Skoda ou encore Seat) avait dit que le record de 10,3 millions de voitures vendues en 2016 était bien parti pour être battu cette année vu des tendances de novembre et de décembre. Fin octobre, le constructeur relevé son objectif de bénéfice annuel dans la foulée de l‘annonce d‘un bénéfice d‘exploitation largement supérieur aux attentes au troisième trimestre, grâce notamment aux économies réalisées par son pôle automobile. Le 20 novembre, Volkswagen a en outre relevé ses objectifs de ventes pour 2020 grâce à la demande croissante pour ses nouveaux modèles de SUV dans des marchés émergents comme le Brésil ou la Russie et a également revu à la hausse sa prévision d‘un bénéfice imposable en dépit d‘une augmentation de ses investissements dans les véhicules électriques.  Il y a deux semaines, le directeur financier du groupe Frank Witter a dit que Volkswagen s‘attendait à sortir pour quatre à cinq milliards d‘euros de liquidités l‘an prochain en lien avec le scandale du Dieselgate. L‘estimation pour 2018 est inférieure à celle de 17 milliards d‘euros au maximum retenue pour cette année.

Pollution : 9 millions de morts par an

Pollution : 9 millions de morts par an

Selon un rapport publié  dans la revue médicale britannique The Lancet, les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 – soit 16 % de l’ensemble des décès dans le monde », souligne ce rapport, issu de deux ans de travail d’une commission associant la revue, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.  Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », ajoutent ses auteurs.  La pollution de l’air – extérieur et intérieur – est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive. L’eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d’infections parasitaires. La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800 000, via l’exposition à des substances toxiques ou cancérigènes. Et cette évaluation est « probablement sous-estimée », ajoute The Lancet, compte tenu « des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier ». Le phénomène touche en premier lieu « les populations pauvres et vulnérables », note le rapport, avec 92 % de ces décès localisés dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées. Dans les pays en voie d’industrialisation rapide comme l’Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu’à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

 

 

«La pollution n’est plus acceptable» Erik Solheim, ONU

«La pollution n’est plus acceptable» Erik Solheim, ONU

 

 

Dans une interview réalisée par Euractiv, et diffusée par plusieurs grands médias Erik Solheim, le directeur exécutif du Programme des Nations Unies estime que la pollution n’est plus tolérable:

 

 

Vous avez déclaré que cette édition de l’Assemblée sur l’environnement avait pour but de faire de la pollution une priorité politique. Est-ce réussi ?

ERIK SOLHEIM - L’Assemblée pour l’environnement constitue un tournant, mais sa portée dépendra bien sûr des actions concrètes qui seront entreprises. Nous avons essayé de faire quelque chose de très ambitieux en nous penchant sur tous les aspects de la pollution lors d’un seul sommet. À présent, les 193 États membres doivent relayer les résolutions adoptées dans leur pays et les transformer en actes.

La question de la pollution marine, et particulièrement des plastiques, est un bon exemple. Aucun pays dans le monde n’a pour politique de jeter des déchets plastiques dans l’océan, pourtant ces rejets ont lieu à une échelle énorme. Jusqu’ici le sujet n’a jamais été envisagé de manière sérieuse, mais cette fois-ci nous avons présenté des données et la dimension scientifique du problème. J’espère sincèrement que cela poussera les États membres à agir et à combler le vide politique.

Sommes-nous donc arrivés à un point de basculement, dans le monde occidental, où la pollution n’est plus une facette acceptable de la vie de tous les jours ?

Certainement. La pollution est une conséquence évidente d’un développement débridé et je suis convaincu que les citoyens du monde occidental aspirent aujourd’hui à plus qu’une aisance pleinement matérielle. Ils exigent aussi un environnement sain. La pollution n’est plus une conséquence acceptable de la richesse matérielle.

Au début de l’Assemblée, vous avez souligné la nécessité de discuter de l’interdiction de produits comme le plastique, mais aussi que vous espériez que nous n’aurions pas besoin de ces mesures. Que voulez-vous dire par là ?

Je veux être clair sur un point : le problème n’est pas le plastique, mais ce que nous en faisons. Les plastiques et polymères sont aussi des éléments essentiels de l’économie verte, ils sont notamment utilisés dans les panneaux solaires, les turbines éoliennes ou les châssis légers qui permettent une plus grande efficacité énergétique d’un grand nombre de véhicules. Même au niveau le plus fondamental, les boites en plastique permettent notamment de réduire le gaspillage alimentaire.

Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un changement de comportement généralisé, ainsi que d’une meilleure gestion des déchets. Ce changement de comportement doit impliquer les consommateurs, mais surtout les producteurs et vendeurs. Ceux-ci doivent assumer les responsabilités liées à leurs produits et à leurs emballages. Si ce changement peut se produire rapidement grâce à des incitatifs et à la sensibilisation, c’est une bonne chose. Dans certains cas, une législation pourrait cependant être nécessaire. Il n’existe pas de panacée.

Pensez-vous que certaines questions environnementales, comme les déchets marins ou l’intoxication au plomb, pourraient faire l’objet d’une mobilisation internationale, comme pour le  mercure (Convention de Minamata) ou la couche d’ozone (protocole de Montréal) ?

Absolument. D’ailleurs nous faisons de notre mieux pour tirer la sonnette d’alarme. Tout comme la couche d’ozone, le temps presse : nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre que nos océans disparaissent sous le plastique. Je pense que nous sommes arrivés à un tournant sur certaines de ces questions, parce qu’il y a quelques années, peu de gens en étaient conscients. Tant le Protocole de Montréal que la Convention de Minamata sont la preuve qu’une action mondiale est possible.

L’Assemblée a été en mesure d’adopter quelques projets de résolution, dont l’un a été déposé par votre pays, la Norvège, sur les déchets marins et la pollution plastique. Les observateurs ont été déçus de constater qu’elle n’était pas juridiquement contraignante et qu’elle impliquait trop les entreprises. Était-ce le mieux que l’on pouvait espérer à ce stade?

Aucune des résolutions de l’Assemblée des Nations Unies sur l’environnement n’est contraignante. Je ne vois pas nécessairement cela comme un problème majeur, même si, dans un monde idéal, nous aurions des engagements contraignants auxquels chaque État membre souscrirait volontiers. Nous, nous avons plutôt des objectifs ambitieux et un appel à l’action. Encore une fois, c’est à chaque État membre de les ramener dans sa capitale et de les transformer en actions concrètes.

Je crois fermement que l’ONU doit impliquer les entreprises et le secteur privé, et il était encourageant de voir autant d’entreprises qui veulent agir et qui veulent participer aux discussions. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’exclure ces entreprises du processus, et il est également important qu’elles voient les énormes possibilités qu’offre le passage à un modèle plus durable.

Des dirigeants du monde entier étaient à Nairobi la semaine dernière. Pensez-vous que l’on pourrait faire plus si les Nations unies travaillaient davantage avec des blocs, comme l’UE ou l’Union africaine, plutôt qu’au niveau de chaque pays?

Nous essayons de travailler en étroite collaboration avec des blocs comme l’UE, l’Union africaine ou les petits États insulaires en développement, et lorsque nous élaborons des résolutions, nous faisons de notre mieux pour forger des positions communes – et la plupart des négociations qui ont conduit à l’Assemblée de l’environnement ont été menées par des blocs particuliers, formels ou informels. Au final, le résultat final est le même : nous devons parvenir à un consensus et faire preuve de souplesse.

Lorsque vous accueillerez à nouveau les délégations dans deux ans, quelles mesures concrètes espérez-vous avoir vu se concrétiser ? L’interdiction des pailles en plastique ?

L’interdiction des pailles serait une mesure symbolique forte, mais on pourrait en dire autant de celle des microplastiques dans les cosmétiques, les couverts en plastique ou le polystyrène utilisés dans les emballages. Le meilleur résultat, bien sûr, serait que les chiffres aient considérablement changé. Nous rejetons chaque mois près d’un million de tonnes de plastique dans les océans. Il faut ramener ça à zéro.

Pensez-vous que les enjeux de l’action environnementale  soient perçus  de la même manière que le sont aujourd’hui les problèmes liés au changement climatique?

Les attitudes changent, et nous devons en remercier la société civile et les médias. Par exemple, la série Planète Bleue II de la BBC a vraiment fait le tour des dangers auxquels nos océans sont confrontés. Sky News a fait campagne sur les déchets plastiques, et même le Daily Mail a récemment mis ce sujet en une. Il y a aussi de très bons reportages sur l’environnement, et j’ai l’impression que dans de nombreuses salles de rédaction, le monde de la science et de l’environnement n’est plus considéré comme une niche.

Nous avons cependant encore beaucoup de chemin à parcourir. Les gens doivent être capables de voir les liens entre la pollution et leur propre santé, et la santé de leurs enfants. C’est donc aussi une question de droits de la personne. Le secteur privé doit voir les possibilités d’innovation et de débouchés, ce qui fera bouger le marché. Les gouvernements doivent se sentir encouragés à en tirer parti et à agir avec fermeté. Pendant trop longtemps, l’environnement a été présenté comme un problème, alors qu’il ne s’agit que d’une énorme opportunité. Si vous examinez chaque question environnementale, il n’y en a pas une que nous ne pouvons pas sortir de l’impasse!

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Par Sam Morgan depuis le Kenya, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

 

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