Archive pour le Tag 'pollution'

Pollution plastique : pour un tournant historique

Pollution plastique : pour un tournant historique

Après l’échec des négociations à Busan, Genève accueille une session cruciale pour tenter d’arracher un traité mondial contre la pollution plastique. Face à l’urgence sanitaire, climatique et économique, les États doivent choisir : perpétuer un modèle toxique ou initier une transformation radicale. Par Maxime Dupont, cabinet Bartle (*) dans la « Tribune »

Après l’échec des discussions à Busan en Corée fin 2024 du Comité de négociation intergouvernemental (INC-5) et l’incapacité des états à prendre des engagements forts pour réduire la pollution plastique, tous les regards sont tournés vers Genève où se tiendra entre le 5 et 14 août une nouvelle session de négociations pour espérer arracher un traité international ambitieux.

Il s’agit sans doute de l’ultime opportunité de renverser la table pour les états et de marquer un tournant historique. Face à l’urgence climatique et sanitaire, entre enjeux économiques et blocages politiques, l’heure est arrivée d’éviter un traité vide de sens.

Nous n’avons jamais produit autant de plastique, malgré les alertes des scientifiques. Nous produisons plus de 460 millions de tonnes de plastique chaque année, deux fois plus qu’il y a 20 ans et un volume qui pourrait tripler d’ici 2060. Plus de 260 millions de tonnes deviennent immédiatement un déchet. Moins de 10 % du plastique produit est recyclé dans le monde, le reste étant enfoui, brûlé ou simplement « jeté ».

En plus des déchets, nombre d’études scientifiques ont montré à quel point le plastique est toxique pour nos organismes et se retrouve absolument partout dans notre vie, notre organisme, jusqu’à notre cerveau. Environ 15 000 molécules composent ces plastiques, dont la plupart sont peu connues, et presque 5 000 dont on sait qu’elles dérégulent nos hormones et nos organismes (les perturbateurs endocriniens).

Et tout ça coûte très cher, entre 2 200 et 3 700 milliards de dollars par an en tenant compte de la pollution marine, du climat, des maladies générées, de la pollution des sols, de l’utilisation de l’eau, de la pollution de l’air, du désaménagement du territoire, de la perte de services écosystémiques marins, etc.

À l’inverse, le potentiel économique des alternatives est immense : réemploi, consigne, matériaux biosourcés… Ce marché pourrait générer plusieurs centaines de milliards de dollars et beaucoup d’emplois (300 000 en Europe selon le Bureau européen de l’environnement) si les États envoient un signal clair !

Et si la solution était simplement le recyclage?
C’est prolonger une fiction que d’imaginer que les capacités de recyclage absorberont 100 % de la production de déchets plastique. Elles augmentent significativement, mais moins vite que la production ou la complexité de fabrication des plastiques. Les projections les plus fiables ne permettent pas d’imaginer un taux de recyclage au-delà de 12 % à horizon 2060 dans le monde. Il faut néanmoins continuer d’investir massivement et soutenir les filières de recyclage (un besoin estimé à 32 milliards de dollars dans le monde d’ici 2040). Le recyclage est nécessaire, mais il ne s’attaque qu’aux symptômes.

Le vrai tabou de la réduction de la production et le blocage des états producteurs de pétrole

Plusieurs camps s’opposent, pour ne pas dire « s’affrontent », avec des visions du monde à ce jour irréconciliables, chacun y allant de son paquet de solutions visant à réduire la pollution plastique — mais surtout continuer à défendre leurs intérêts.

Or, vous n’êtes pas sans savoir que le plastique est composé à 99 % de pétrole. Les pays producteurs n’ont que peu d’intérêt à voir le niveau de production réduire, c’est une telle manne financière (on parle d’un marché de 1 000 milliards de dollars par an), qu’ils bloquent systématiquement toute volonté d’encadrement d’une réduction contrôlée de la production (Russie, Arabie Saoudite, États-Unis). D’autres pays occidentaux y trouvent un intérêt industriel en milieu de chaîne et sont dans un « ni-ni » complice.

De l’autre côté, un nombre grandissant de pays veulent s’attaquer au fléau (plus d’une centaine a priori). Ils sont les « perdants » du business du plastique, voire même les « victimes ». Ils sont conscients du problème, conscients des solutions possibles, inexplorées, rêvant d’une place à jouer dans ce modèle de demain.

Des propositions concrètes pour un traité crédible. Ces grandes réunions et négociations ont malheureusement déjà déçu. Afin de ne froisser personne, le niveau d’ambition est souvent très consensuel pour convenir à tout le monde. C’est déjà un indicateur qu’on tape à côté. Nous n’insufflerons pas de changement systémique majeur sans froisser 2-3 états rentiers d’un modèle qui marche sur la tête.

Il faut absolument rentrer avec un traité qui adressera le sujet « réduction de la production » sinon ça ne sert presque à rien d’y aller. Rappelons-nous qu’augmenter les taux de recyclage et réduire la toxicité des plastiques sont de bonnes solutions qui fonctionnent mécaniquement par la réduction de la production. Il est vraiment question aujourd’hui de renverser la table : les grands gagnants sont ceux qui polluent massivement, cette asymétrie dans le partage des responsabilités et des coûts ne peut plus durer.

La réduction de la production de plastique n’est qu’un point de départ
Nous avons besoin d’un traité avec un objectif clair et ambitieux de réduction de la production de plastique vierge d’ici 2030 et 2050. Une fois que cette ambition est actée, il faudra veiller à sa ratification large et rapide, il faudra convaincre dans chacun des états, il faudra même créer des alliances d’états qui souhaitent avancer plus vite que d’autres (et ce hors lobbys industriels), combinant scientifiques, citoyens, élus.

Viendront ensuite des mesures plus précises, mais tout autant impactantes : l’interdiction progressive des plastiques toxiques, non recyclables, un moratoire sur les nouveaux sites pétrochimiques, la définition collectivement de nouveaux usages — l’interdire là où il est inutile, revenir à des usages et une présence raisonnée du plastique dans nos quotidiens (santé, hygiène, alimentation, etc.)

Il faudra s’en donner les moyens, il faudra assurer un soutien massif aux autres solutions (au recyclage, au réemploi), jouer du levier fiscal pour aider et inciter.

Au-delà du sujet du climat qui est majeur, il est important de rappeler que les entreprises ont besoin de visibilité et de lisibilité pour se mettre en ordre de bataille. Comme je le dis souvent, le temps du politique n’est pas celui de l’entreprise : les dirigeant(e)s ont besoin d’une vision claire pour engager les transformations et réaliser les investissements nécessaires.

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(*) Maxime Dupont travaille depuis une douzaine d’années dans le conseil, avec une expertise des transformations « à impact » des entreprises : décarbonation, économie circulaire, biodiversité, résilience climatique, stratégie ou innovation. Ayant intégré Bartle en 2018, il est aujourd’hui Directeur en charge des équipes et enjeux « impact & durabilité » pour le cabinet. Il travaille pour une diversité d’organisations implantées au cœur des territoires sur des sujets de stratégie à impact.

Pollution- « Les entreprises de capture du CO₂ dans l’air émettent plus de carbone qu’elles n’en éliminent !

Pollution- « Les entreprises de capture du CO₂ dans l’air émettent plus de carbone qu’elles n’en éliminent !


La start-up Climeworks se proposait de piéger le CO₂. Vite valorisée à 1 milliard de dollars, elle a été imitée par bien d’autres. Cette technologie n’a pas tenu ses promesses, et, aujourd’hui, beaucoup d’entreprises et de particuliers pourraient s’estimer floués, observe Jean-Baptiste Fressoz, Historien, chercheur au CNRS dans Le Monde .

En 2017, Zurich devint le lieu de rendez-vous de la jet-set climatique. Journalistes, activistes et investisseurs s’y pressèrent, non pour admirer les rives paisibles du lac ou les demeures cossues de la ville, mais pour contempler les énormes ventilateurs installés par la start-up Climeworks sur le toit d’un incinérateur à ordures. Même Greta Thunberg fit le déplacement. A l’époque, l’entreprise se présentait comme la vitrine technologique de la capture du carbone. Ses fondateurs, Christoph Gebald et Jan Wurzbacher, accueillaient les visiteurs, leur présentant un dispositif où de puissants ventilateurs aspiraient l’air ambiant pour le faire passer à travers une substance absorbante à la composition tenue secrète, chargée de piéger le CO₂.

Le gaz ainsi capturé était ensuite redirigé vers une serre où l’on cultivait des concombres. Les deux ingénieurs affirmaient pouvoir capter et stocker 1 % des émissions mondiales en 2025, soit environ 400 millions de tonnes de CO₂ par an. L’annonce fit sensation. Les articles fleurirent, les capitaux affluèrent. En 2021, Climeworks inaugura une installation de plus grande envergure en Islande, alimentée par la géothermie. Cette fois, le CO₂ n’était plus utilisé pour faire pousser des légumes, mais injecté dans le sous-sol pour y être minéralisé, générant ainsi des « émissions négatives ». En 2022, la start-up atteignait une valorisation supérieure à 1 milliard de dollars (environ 890 millions d’euros).

Un quart de l’énergie mondial
Le filon ouvert par Climeworks a été suivi par de nombreuses autres start-ups – Carbon Engineering, Global Thermostat, Rewind, Terraformation, Living Carbon, Charm Industrial, Brilliant Planet, Planetary Technologies, Infinitree… pour n’en citer que quelques-unes. Elles sont aujourd’hui plus de 150, affublées de noms bien grandiloquents pour des entreprises qui émettent plus de carbone qu’elles n’en éliminent.

Santé : la résilience des cellules menacée par la pollution

Santé : la résilience des cellules menacée par la pollution

Divers mécanismes protègent nos cellules des stress variés qu’elles subissent, nous prémunissant des maladies. Toutefois, divers indices semblent indiquer que ces capacités de résistance pourraient être menacées. Toutes les cellules des êtres vivants sont dotées de mécanismes de compensation qui leur permettent de s’adapter au stress. Ce dernier peut être soit inhérent au fonctionnement normal des organismes vivants (en fonctionnant, les cellules peuvent produire des substances délétères pour elles-mêmes), soit induit par l’exposition à des facteurs environnementaux (stress aigus résultant de traumas ou d’infections, stress chroniques dus à la pollution, aux températures extrêmes, à des relations sociales délétères…). Cette compensation cellulaire, en garantissant la résilience des tissus, constitue l’assurance de notre capacité à nous prémunir des maladies. Le vieillissement se traduit par une érosion des capacités de compensation et de résilience de nos cellules. Or, notre environnement, lorsqu’il est dégradé par les pratiques industrielles, atteint l’intégrité de ce mécanisme au même titre que le vieillissement, ce qui peut nous fragiliser avant l’heure. Cet amoindrissement est un danger de vie en mauvaise santé. Se saisir du problème passe par la conscientisation du mécanisme qui est à la racine de cet amoindrissement.

par Christian Neri
Directeur de Recherches INSERM, Inserm dans the Conversation

Qu’est-ce que la résilience ?
Le concept de résilience recouvre les capacités à surmonter les altérations provoquées par des éléments perturbateurs dans des situations variées.

Une forme bien connue de résilience concerne la récupération après un stress particulièrement agressif, comme la résilience psychologique mise en lumière par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Issu de la physique, le concept de résilience traverse désormais de nombreuses disciplines, de l’économie à la psychologie en passant par l’écologie ou l’informatique. On parle aujourd’hui de la résilience des systèmes logistiques (eau, énergie, transport) ou des systèmes de santé.

Mais la résilience ne concerne pas que « l’après-crise », c’est aussi les capacités à surmonter le stress qui affecte un système ou un individu de manière discrète, voire silencieuse, avant la survenue du pire.

Le vivant est en permanence confronté au stress cellulaire. La réponse au stress cellulaire (notamment lors du développement et de la reproduction) est un garant d’adaptation et d’expansion d’une population donnée.

Un stress faible peut stimuler la longévité des cellules. Cependant, un stress excessif, par exemple sous l’effet de facteurs environnementaux, peut éroder les capacités de résilience cellulaire. Or, l’érosion de ces capacités est au centre du vieillissement des tissus. C’est un risque « corps entier », car les organes communiquent entre eux. Par exemple, le microbiote intestinal communique avec le cerveau et son altération peut être préjudiciable au cerveau. C’est un risque « vie entière », car la réussite de la réponse au stress cellulaire traite des phases critiques de l’existence comme la reproduction (taux de natalité), la grossesse (santé du fœtus) ou le développement de l’enfant.

Penser la résilience du corps sous l’angle de la récupération, une fois le pire survenu, c’est sous-estimer le préjudice que les pratiques industrielles et les pollutions air-sol-eau-aliments font encourir à notre santé. C’est enfermer toujours plus d’individus dans la perspective d’une mauvaise santé dont l’échéance est incertaine, mais qui surviendra trop tôt et trop fort.

En revanche, penser la résilience du corps comme un mécanisme toujours à l’œuvre, c’est pouvoir lutter contre ce qui empêche nos tissus d’être résilients, c’est pouvoir améliorer la précaution et la prévention.

Ces mécanismes ne sont pas seulement ceux qui nous protègent contre les infections (comme l’immunité, par exemple).

Il s’agit aussi des mécanismes d’intégrité cellulaire, par exemple la réparation de l’ADN – dont l’altération présente un risque de division anarchique des cellules et de cancer, d’élimination des protéines présentant des défauts de fabrication ou abîmées par l’oxydation naturelle des tissus –, ou bien il peut s’agir de la production d’énergie nécessaire au fonctionnement des cellules, par exemple dans les mitochondries.

Ces mécanismes sont cruciaux dans les cellules qui ne se renouvellent pas, ou peu, comme les neurones du cerveau et du système nerveux central. Leur échec va sans doute de pair avec la transition des stades légers à sévères des maladies. Par exemple, la progression de la maladie de Huntington est marquée par la transition d’une phase de « compensation fonctionnelle » vers une phase de « décompensation », avec des mécanismes de résilience cellulaire qui ne parviennent plus à compenser les dommages neuronaux, un modèle qui vaudrait aussi pour la maladie d’Alzheimer.

Mais ce n’est pas tout : les mécanismes de résilience cellulaire sont au centre du vieillissement des tissus.

Au cours des trente dernières années, au moins douze caractéristiques du vieillissement ont été identifiées, dont certaines traitent directement des mécanismes de résilience cellulaire, comme la réduction de la fonction des mitochondries ou de l’autophagie (élimination des déchets intracellulaires), l’altération de l’intégrité de l’ADN et des protéines, et l’augmentation de la sénescence cellulaire, dans un modèle où le vieillissement serait principalement dû à une accumulation de mutations génétiques, accompagnée par une érosion épigénétique.

Il existe donc un solide faisceau de présomptions pour penser que ces mécanismes s’opposent aux effets du vieillissement et à la survenue des maladies chroniques.

L’affaiblissement avant l’heure de la compensation cellulaire s’oppose aux bénéfices que l’on s’attend à voir découler de l’adoption d’une « bonne » hygiène de vie visant à réduire la charge de morbidité en agissant sur des facteurs de risques dits « modifiables », tels que l’alimentation, la sédentarité, les addictions, les lieux de vie, l’hygiène au travail, ou encore l’isolement social.

À ce titre, toute perturbation des mécanismes de résilience cellulaire par les polluants, directement (par exemple en altérant la réparation de l’ADN, l’autophagie), ou indirectement (par exemple en favorisant des mutations dans l’ADN est un risque de vie en mauvaise santé à plus ou moins brève échéance.

Au vu de l’étendue et de la gravité du problème (comme, par exemple, dans le cas des PFAS en Europe et aux États-Unis), il s’agit aussi d’un risque de « manque à gagner » systémique pour la société.

Dans un tel contexte, éviter que les pratiques industrielles érodent toujours plus nos capacités de résilience cellulaire est une responsabilité qui oblige tous les acteurs concernés, et cette responsabilité est proportionnelle à la puissance des acteurs. Mais comment prendre en compte ce risque majeur ?

À l’heure actuelle, on estime la résilience individuelle contre la survenue ou la progression d’une maladie à partir du poids, plus ou moins important selon les personnes, des facteurs de susceptibilité. Ceux-ci ne sont pas biologiques stricto sensu, mais souvent comportementaux (tabagisme, alcoolisme), conjoncturels (proximité d’une usine, solitude) ou socioprofessionnels (revenus, mobilité). Cependant, l’absence d’un facteur de susceptibilité ne signifie pas forcément que l’on soit résilient.

Intégrer les facteurs de résilience cellulaire en plus des facteurs de susceptibilité lorsqu’il s’agit d’évaluer le risque de vie en mauvaise santé pourrait fournir des modèles de prédiction plus robustes. Mais il faut pour cela disposer de marqueurs fiables de la résistance cellulaire, ce qui n’est pas chose aisée.

Les marqueurs les plus précis sont souvent des marqueurs biologiques (biomarqueurs). Idéalement, ils sont simples à mesurer (par exemple dans le sang ou les urines). Un biomarqueur de résilience doit rendre compte de l’état d’un mécanisme de compensation ou de l’intégrité d’un élément essentiel des cellules.

Il en existe relativement peu à ce jour, et la mise au point d’un nouveau biomarqueur est coûteuse. Elle repose notamment sur des données collectées sur le temps long, grâce à des cohortes de grande taille, comme par exemple Inchianti, Constances ou le UK Brains Bank Network.

Actuellement, l’oxydation de l’ADN, un marqueur indirect de l’intégrité de cette molécule essentielle,est l’un des biomarqueurs potentiels à l’étude. Dans ce contexte, de nouveaux outils sont explorés, par exemple les horloges épigénétiques, dont un pionnier est le chercheur Steve Horvath aux États-Unis.

Cet outil détecte certaines modifications chimiques de l’ADN (les méthylations, autrement dit l’ajout d’un groupement méthyle sur certaines parties de la molécule d’ADN) pour mesurer un « âge épigénétique ». Celui-ci, qui témoigne du vieillissement des tissus, est en quelque sorte un âge « biologique », et peut différer de l’âge chronologique.

Il est important de souligner que cet outil ne permet pas encore de mesurer l’âge biologique de tout le monde : il n’est pas validé pour cela, étant encore au stade des recherches.

L’enjeu, aujourd’hui, est de réduire les maladies chroniques de façon globale, et de sortir des réponses ponctuelles. Or, le modèle actuel, focalisé sur les « maladies avérées », limite la portée de la prévention et l’anticipation des coûts sociétaux. En effet, les coûts cachés sont sous-évalués, voire ignorés.

Mettre au centre des réflexions sur la prévention la mise en péril d’un mécanisme fondamental de vie en bonne santé (nos capacités cellulaires à nous prémunir des maladies) pourrait constituer un vecteur de transformation des politiques de santé publique.

Les données scientifiques qui justifient cette mutation s’accumulent, y compris des données épidémiologiques à forte granularité géographique (celles-ci ont notamment été mises en lumière ces dernières années par diverses enquêtes menées par certains journalistes d’investigation).

Cette nécessaire transformation est cependant entravée de diverses manières (monopoles, lobbying industriel, accords bilatéraux, désinformation, manipulations des études, relégation au second plan des questions de santé, priorités budgétaires, ou encore sous-dimensionnement des acteurs de la vigilance…). Ces obstacles limitent notre capacité à adopter une politique santé-responsable, alors même que le dépassement des capacités de résilience cellulaire pourrait s’inscrire dans un modèle de risques « en chaîne », les pollutions chimiques s’accompagnant d’une santé figée à un niveau médiocre, résultant en des coûts systémiques accrus.

Santé-Pollution: les PFAS, le plus grand danger

Santé-Pollution: les PFAS,  le plus grand danger

Face à l’offensive des industriels des PFAS, il est primordial de distinguer les usages réellement « essentiels » des substances polluantes de ceux qui pourraient être arrêtés dès maintenant, alerte un groupe d’experts indépendants dans une tribune au « Monde ».

La contamination de l’environnement par les substances per- et polyfluoroalkylées [PFAS, issus de la chimie de synthèse] – et l’exposition de centaines de millions de personnes qui en résulte – est un défi majeur. Il n’existe pas de solution facile. En termes de durée et de coûts, la contamination par les PFAS est le problème de pollution le plus grave jamais rencontré. Les PFAS ne se dégradent pas dans l’environnement et contamineront l’eau, le sol et les aliments pendant des décennies, des siècles, voire plus. Les PFAS absorbés par les humains sont toxiques et causent de sérieux problèmes de santé, comme des lésions hépatiques et rénales, un affaiblissement de la réponse immunitaire et certains cancers.

Proposée en 2023 [par l’Agence européenne des produits chimiques], la restriction des usages de PFAS dans l’Union européenne (UE) vise à traiter le problème d’une manière globale et efficace [en interdisant la fabrication, la mise sur le marché et l’utilisation de tous les PFAS au sein de l’UE]. Parce que la restriction aura des répercussions nombreuses et profondes, un processus sociétal complexe de discussion et de négociation se déroule actuellement. Il implique fabricants et utilisateurs de PFAS, organismes de réglementation au niveau national et européen, gouvernements et législateurs, scientifiques, institutions de santé publique, société civile, médias et bien d’autres.

Pollution: les PFAS, le plus grand danger

Pollution: les PFAS,  le plus grand danger

Face à l’offensive des industriels des PFAS, il est primordial de distinguer les usages réellement « essentiels » des substances polluantes de ceux qui pourraient être arrêtés dès maintenant, alerte un groupe d’experts indépendants dans une tribune au « Monde ».

La contamination de l’environnement par les substances per- et polyfluoroalkylées [PFAS, issus de la chimie de synthèse] – et l’exposition de centaines de millions de personnes qui en résulte – est un défi majeur. Il n’existe pas de solution facile. En termes de durée et de coûts, la contamination par les PFAS est le problème de pollution le plus grave jamais rencontré. Les PFAS ne se dégradent pas dans l’environnement et contamineront l’eau, le sol et les aliments pendant des décennies, des siècles, voire plus. Les PFAS absorbés par les humains sont toxiques et causent de sérieux problèmes de santé, comme des lésions hépatiques et rénales, un affaiblissement de la réponse immunitaire et certains cancers.

Proposée en 2023 [par l’Agence européenne des produits chimiques], la restriction des usages de PFAS dans l’Union européenne (UE) vise à traiter le problème d’une manière globale et efficace [en interdisant la fabrication, la mise sur le marché et l’utilisation de tous les PFAS au sein de l’UE]. Parce que la restriction aura des répercussions nombreuses et profondes, un processus sociétal complexe de discussion et de négociation se déroule actuellement. Il implique fabricants et utilisateurs de PFAS, organismes de réglementation au niveau national et européen, gouvernements et législateurs, scientifiques, institutions de santé publique, société civile, médias et bien d’autres.

Pollution des sols: la présence des microplastiques

 

Pollution des sols:  la présence des  microplastiques

D’après ne étude inédite publiée jeudi 26 décembre par l’Agence de la transition écologique (Ademe)  ,  les trois quarts des sols français sont contaminés par des microplastiques, c’est-à-dire des fragments de plastique inférieurs à 5 millimètres (mm) de diamètre.

Pour établir ce qui constitue les « premières références nationales » sur les contaminations des sols français par les microplastiques, l’Ademe a mobilisé le réseau de mesure de qualité des sols de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Au total, 33 échantillons de sol répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et représentant une variété d’usages ont été analysés par l’Institut de recherche Dupuy de Lôme, à Lorient (Morbihan). Des microplastiques ont été retrouvés dans 25 échantillons, soit 76 % du total.

 

Pollution plastique : Pas d’accord mondial

Pollution plastique : Pas d’accord mondial

 Une semaine de négociations à Busan, en Corée du Sud, n’a pas permis de parvenir à un accord pour finir la rédaction du premier traité international sur le plastique, a déclaré dimanche 1er décembre le diplomate qui préside les négociations. 

Après deux ans de pourparlers, les plus de 170 pays représentés à la cinquième et en principe dernière réunion du Comité intergouvernemental de négociations pour un traité contre la pollution plastique (INC-5) ont jusqu’à dimanche soir, ou tôt lundi matin, pour se mettre d’accord. Mais plusieurs pays ont demandé dimanche d’arrêter les pourparlers sans accord et d’en convoquer de nouveaux à une date ultérieure.

Parmi les opposants, un petit groupe d’Etats pétroliers de bloquer les négociations. Ces derniers, menés par la Russie, l’Arabie saoudite et l’Iran, estiment que le futur traité doit uniquement concerner la gestion des déchets et le recyclage.  »Nous sommes inquiets de l’obstruction continue » de certains pays producteurs de pétrole, a déclaré la ministre de l’Energie, Olga Givernet, lors d’une conférence de presse.

 

Pollution : 2000 tonnes d’algues vertes sur une seule plage de Loire-Atlantique

 Pollution : 2000 tonnes d’algues vertes  sur une seule plage de Loire-Atlantique

Des centaines de milliers de mètres cubes d’algues vertes plus ou moins en décomposition sont ramassées chaque année sur les plages de l’Atlantique. Ainsi à Assérac en Loire Atlantique, La mer a rejeté plusieurs tonnes d’algues vertes.  Plus de 2000 tonnes de ces plantes subaquatiques et nauséabondes ont d’ores et déjà été collectées depuis juillet.  Les opérations de nettoyages devraient coûter cette année plus de 20.000 euros à la commune, une dépense en partie assumée par la communauté d’agglomération Cap Atlantique. 

 

Le phénomène des marées vertes est causé par le développement très favorable des algues au sein des baies fermées et peu profondes, en particulier lorsque celles-ci sont riches en azote. Présent sous forme de nitrate, cet élément qui nourrit les algues se retrouve fréquemment dans des cours d’eau en raison de certaines pratiques agricoles, avant de finir rejeté sur le littoral, rappelle la préfecture de Bretagne. Les algues pourrissantes se décomposent en produisant du sulfure d’hydrogène, un gaz toxique dont l’inhalation peut être potentiellement mortelle pour les humains comme pour les animaux.

JO – pollution de la Seine: : la qualité de l’eau suspectée

JO – pollution de la Seine:   : la qualité de l’eau suspectée

  Selon les informations du quotidien belge De Standaard , Claire Michel est hospitalisée depuis quatre jours. La triathlète belge serait infectée par la bactérie E.Coli, qui provoque notamment des problèmes gastriques, depuis sa baignade dans la Seine. La presse belge est très critique sur la qualité de l’eau. «Le COIB et Belgian Triathlon espèrent que les leçons seront tirées pour les prochaines compétitions de triathlon aux Jeux Olympiques. Nous pensons ici à la garantie des jours d’entraînement, des jours de compétition et du format des compétitions qui doit être clarifié à l’avance et faire en sorte qu’il n’y ait pas d’incertitude pour les athlètes, l’entourage et les supporters.»
Si l’on se fie simplement à sa couleur , l’eau de la Seine paraît effectivement assez douteuse et les résultats des tests bactériologiques interrogent.

Pollution: Les péages seront plus chers pour les poids lourds

Pollution: Les péages seront plus chers pour les poids lourds

En apparence une bonne mesure celle qui consiste à augmenter le tarif des péages en fonction du niveau de pollution des poids-lourds. C’est la conséquence de la transposition d’une directive européenne de 2022.

Une mesure toutefois qui aura peu d’effet avant 2030 et qui touchera peu le transport routier français dans les tracteurs sont la plupart du temps aux dernières normes. En moyenne, les poids-lourds durent une dizaine d’années quand on mélange transport propre et transport pour autrui. Mais le transport public a l’habitude de changer les tracteurs au pire tous les cinq ans au mieux tous les deux ans. Des renouvellements de matériel pour satisfaire aux dernières normes techniques plus performantes.

Les tarifs des péages vont être modulés pour les camions et les cars en fonction de leur niveau de pollution, selon un décret paru dimanche au Journal officiel. Ces tarifs ne s’appliqueront cependant qu’au terme des concessions autoroutières actuelles, attendu pour la plupart dans les années 2030. Ce texte transpose une directive européenne obligatoire prise en 2022, destinée à encourager l’utilisation de véhicules moins polluants. Cette transposition devait être réalisée avant mars 2024. La mesure sera applicable aux véhicules de transport de marchandises et de personnes dont le poids total en charge autorisé est supérieur à 3,5 tonnes.

Les péages « sont modulés en fonction de la classe des émissions de dioxyde de carbone du véhicule. L’amplitude de cette modulation est fixée par le cahier des charges annexé au contrat de concession », a indiqué le décret paru au Journal officiel.

Dans les faits, la mesure ne concerne pas les contrats de concession en cours d’exécution. Elle ne « s’applique que sur les futurs contrats d’autoroutes », indique le ministère des Transports.

Les principales concessions actuelles, couvrant plus de 90% des autoroutes concédées, doivent arriver à terme entre 2031 et 2036. Les transports constituent le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en France, les véhicules lourds (y compris bus et cars) pesant environ un quart de ce poste, selon des chiffres officiels.

Pollution–recul des gaz à effet de serre en France

Pollution–recul des gaz à effet de serre en France

Enfin une bonne nouvelle avec le nouveau recul des Gaz à effet de serre en France. Un recul toutefois à relativiser car il dépend d’une industrie en partie liquidée, du nucléaire et du bâtiment en pleine crise. Avec une baisse de 4,6% sur sur les neuf premiers mois de 2023, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont reculé en France grâce aux secteurs de l’industrie, de l’énergie et des bâtiments. L’Hexagone compte réduire ses émissions de 50% en 2030.

Trois secteurs participent le plus à cette baisse : l’industrie (-9,3%), la production d’énergie (-9,4%) et les bâtiments (-7,5%).

Plusieurs explications à ces résultats. Le secteur industriel est « fortement impacté par la crise énergétique en 2023 », souligne le Citepa dans un communiqué. Pour la production d’énergie, le repli des GES résulte notamment de la progression des moyens de production électrique décarbonés, notamment les centrales nucléaires (+11,4% liée à la remise en service progressive de centrales) et hydroélectriques, couplée à une baisse de la production des centrales thermiques (-23%), souligne le Citepa. Et pour les GES provenant du secteur du bâtiment, la baisse des émissions liées au chauffage, déjà observée en 2022, s’est poursuivie en 2023, malgré un hiver légèrement plus rigoureux :

Pour les transports, le rebond post-Covid du transport routier (+12% en 2021, +2% en 2022) a laissé la place à un léger recul (-2,7%) sur les neuf premiers mois de 2023, avec une baisse notable sur septembre (-10%). En revanche, le transport aérien continue de voir ses émissions augmenter : +21% pour les vols domestiques sur les neuf premiers mois, et +27% pour les vols internationaux.

La France a annoncé vouloir réduire ses émissions GES de 50% (-55% en « net », si l’on inclut les puits de carbone que sont sols et forêts même s’ils absorbent de moins en moins de Co2) en 2030 par rapport au niveau de 1990, conformément aux engagements européens, ce qui implique de doubler le rythme de baisse des émissions.

Pollution–Le mythe du carburant durable pour l’aviation

Pollution–Le mythe du carburant durable pour l’aviation

En prévision de la décarbonation vers 2050, le lobby de l’aviation réclame qu’on lui attribue de façon privilégiée du carburant durable. Tout en saluant les efforts faits, Willie Walsh, directeur de l’Association internationale du transport aérien (Iata), juge que cela ne suffira pas à combler les besoins de l’aviation. Et il pointe notamment les conflits d’usage avec les autres secteurs, estimant qu’il faut qu’une part plus importante des carburants renouvelables produits à travers le monde doit revenir au transport aérien, si celui-ci veut être en mesure d’atteindre son objectif de zéro émission nette en 2050.
D’abord on peut effectivement discuter de la priorité à accorder à l’aviation par rapport à des besoins plus essentiels pour une majorité de la population. Ensuite utiliser du carburant même qualifié de vert ne changera pas grand-chose aux émissionx polluantex. Du coup ,la proposition du lobby aérien apparaît particulièrement corporatiste et irréaliste vis à vis de l’objectif de 2050.

Si les avions sont aujourd’hui cinq fois plus efficaces du point de vue énergétique qu’il y a 50 ans, le trafic a été multiplié par 13. L’avion vert est-il la solution pour décarboner le secteur de l’aviation d’ici 2050 et participer à la baisse des émissions du secteur ?

Le secteur de l’aviation est responsable de 2 à 3 % des émissions de CO2 dans le monde. 95 % des émissions de carbone et de gaz à effets de serre sont produits pendant l’exploitation de ce produit, la partie liée à la fabrication et au démantèlement de l’avion est marginale, moins de 5 %. Sur les bases du réchauffement climatique récent, entre 2000 et 2018 l’aviation a été responsable de 5 à 6 % de la hausse du forçage radiatif. L’organisation de l’aviation civile internationale s’est fixé un objectif de neutralité d’ici 2050. Mais l’aviation a-t-elle les technologies opérationnelles pour mettre en place cette décarbonation ? Carburants durables, ou biocarburants, avions à hydrogène ou électrifiés, ces solutions technologiques pourront-elles répondre à l’urgence climatique ?
Des prévisions industrielles tablent sur une croissance forte du trafic, de 3 ou 3,5 %. Cette croissance est-elle compatible avec les Accords de Paris ?

La décarbonation Total paraît un peu illusoire. Certeson compte notamment sur le développement de moteurs qui consommeront 20% de moins qu’aujourd’hui, à l’électrification et à l’utilisation de matériaux plus légers dans l’ensemble de ses équipements.

Mais de nombreux expert conteste les mythes de la décarbonation du secteur de l’aviation, considérant que l’avion est un moyen de transport injuste, et que l’arrêter a un impact fort et accessible à tous.

Santé–Chine: Pollution et maladies respiratoires en hausse en Chine

Santé–Chine: Pollution et maladies respiratoires en hausse en Chine


Si le transfert de nombreuses activités industrielles en Chine ont permis un vrai développement économique à la Chine, en même temps cela a contribué à créer un environnement particulièrement pollué responsable aujourd’hui d’une accélération des maladies respiratoires. Pour preuve dans plusieurs villes le port du masque est nécessaire pour respirer.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est inquiétée mercredi 22 novembre e cette progression de la détérioration sanitaire.

L’OMS recommande de prendre «des mesures visant à réduire le risque de maladie respiratoire.» Ces mesures – déjà martelées pendant la pandémie de Covid-19 – comportent notamment la vaccination, la distanciation avec les malades, rester chez soi en cas de symptômes, des tests et soins si nécessaires ainsi que le port du masque si approprié, une bonne ventilation des locaux et le lavage des mains.

. L’organisation onusienne a indiqué que les autorités chinoises ont attribué cette augmentation des maladies respiratoires à la levée des restrictions liées au Covid-19 et à la circulation d’agents pathogènes connus. Lors d’un point de presse le 13 novembre, elles avaient souligné la nécessité d’améliorer la surveillance des maladies dans les établissements de santé et en milieu communautaire, ainsi que de renforcer la capacité du système de santé à prendre en charge les patients, rappelle l’OMS.

L’Organisation n’a donné aucune indication sur l’accueil fait par la Chine à la demande d’informations. L’organisation avait reproché à de nombreuses reprises aux autorités chinoises leur manque de transparence et de coopération lors de la pandémie de Covid-19, dont les premiers cas étaient apparus en Chine fin 2019.

Chine: Pollution et maladies respiratoires en hausse

Chine: Pollution et maladies respiratoires en hausse


Si le transfert de nombreuses activités industrielles en Chine ont permis un vrai développement économique à la Chine, en même temps cela a contribué à créer un environnement particulièrement pollué responsable aujourd’hui d’une accélération des maladies respiratoires. Pour preuve dans plusieurs villes le port du masque est nécessaire pour respirer.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est inquiétée mercredi 22 novembre e cette progression de la détérioration sanitaire.

L’OMS recommande de prendre «des mesures visant à réduire le risque de maladie respiratoire.» Ces mesures – déjà martelées pendant la pandémie de Covid-19 – comportent notamment la vaccination, la distanciation avec les malades, rester chez soi en cas de symptômes, des tests et soins si nécessaires ainsi que le port du masque si approprié, une bonne ventilation des locaux et le lavage des mains.

. L’organisation onusienne a indiqué que les autorités chinoises ont attribué cette augmentation des maladies respiratoires à la levée des restrictions liées au Covid-19 et à la circulation d’agents pathogènes connus. Lors d’un point de presse le 13 novembre, elles avaient souligné la nécessité d’améliorer la surveillance des maladies dans les établissements de santé et en milieu communautaire, ainsi que de renforcer la capacité du système de santé à prendre en charge les patients, rappelle l’OMS.

L’Organisation n’a donné aucune indication sur l’accueil fait par la Chine à la demande d’informations. L’organisation avait reproché à de nombreuses reprises aux autorités chinoises leur manque de transparence et de coopération lors de la pandémie de Covid-19, dont les premiers cas étaient apparus en Chine fin 2019.

Pollution plastique :Échec de la réunion internationale

Pollution plastique :Échec de la réunion internationale

Alors qu’à peines 10 % des plastiques sont recyclées et constituent évidemment un élément considérable de pollution durable, les pays n’ont pas réussi à s’entendre lors de la réunion internationale pour résoudre ce problème.

Les négociateurs de 175 pays ont passé une semaine au siège du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi pour tenter de trouver un terrain d’entente sur un projet de traité visant à résoudre le problème croissant de la pollution plastique.

Pourtant, des déchets de toutes tailles se retrouvent déjà au fond des océans et au sommet des montagnes. Des microplastiques ont été détectés dans le sang ou le lait maternel.

Si les différentes parties se rejoignent sur la nécessité d’un traité, le fond diverge entre les ONG qui plaident pour la réduction de 75 % de la production d’ici 2040 et des pays producteurs de pétrole et les lobbys des industries plastiques qui militent davantage en faveur du recyclage.

À Lucie de cette réunion n’a seulement acté les positions contradictoires des uns et des autres. Pour schématiser d’un côté des producteurs de pétrole et autre industries et de l’autre les associations d’environnements lesquels militent pour la réduction de 75 % de la production de plastique ici 2040. De leur côté les jeux industriels du pétrole et du plastique souhaite seulement le recyclage. Un recyclage qui représente seulement ce 9 % des plastiques aujourd’hui

Certains pays, notamment l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Russie, ont fait de «l’obstruction». «Sans surprise, certains pays bloquent les avancées, jouant de l’obstruction et de manœuvres procédurales», assure Carroll Muffett, directeur du Center for international environmental law (CIEL). «Compromettre les besoins des personnes les plus touchées pour satisfaire les désirs de ceux qui profitent du problème n’est pas une stratégie réalisable», déplore de son côté Graham Forbes, de Greenpeace.

Pour les ONG, le temps presse et un traité contraignant est nécessaire car la pollution plastique devrait s’aggraver : la production annuelle a plus que doublé en vingt ans pour atteindre 460 millions de tonnes. Elle pourrait tripler d’ici à 2060 si rien n’est fait. Or, seulement 9 % des plastiques sont recyclés.

Le plastique joue aussi un rôle dans le réchauffement climatique : il représentait 3,4 % des émissions mondiales en 2019, chiffre qui pourrait plus que doubler d’ici à 2060, selon l’OCDE.

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