Archive pour le Tag 'politique'

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Détention de dirigeants catalans : un assassinat politique irresponsable

Détention de dirigeants catalans : un assassinat politique irresponsable

 

Même s’il faut convenir que l’irresponsabilité politique est bien partagée entre Madrid et Barcelone, il n’empêche que la démarche répressive du gouvernement espagnol constitue bien un assassinat politique des anciens responsables catalans. Dans cette affaire, l’hypocrisie du gouvernement espagnol est manifeste. Encore une fois il ne s’agit pas de dédouaner les indépendantistes qui se sont lancés dans un imprudent référendum d’indépendance à la fois illégal et non représentatif. Pour autant l’attitude du premier ministre espagnol constitue une véritable provocation. En effet il a d’abord été convenu que Carles Puigdemont pourrait participer et m^me se présenter  aux sélections du 21 décembre. Un souhait du gouvernement espagnol qui allait dans le sens de l’apaisement. Mais parallèlement le même gouvernement espagnol a instrumentalisé la justice pour que les anciens responsables catalans soient poursuivis et même mis en détention. Ce qui leur interdit d‘être candidats et de participer aux élections du 21 décembre. Bref l’hypocrisie la plus totale et surtout le risque de voir la population catalane encore plus divisée. “Je viens d‘apprendre auprès de mon client qu‘un mandat avait été lancé contre le président et quatre de ses ministres qui sont en Belgique”, a déclaré Paul Bekaert l’avocat de Carles Puigdemont  sur la chaîne de télévision flamande VRT. Le procureur général, qui demandait le lancement de ce mandat d‘arrêt, avait réclamé le placement en détention provisoire de ces dirigeants séparatistes entendus par une juge de l‘Audience nationale, la Haute Cour de justice espagnole, à Madrid, où ils devaient répondre d‘accusations de rébellion, sédition.  Et pour corser encore un peu l’affaire on y a ajouté l’accusation  détournement de fonds publics. (Notons par parenthèse que les affaires de corruption qui concerne le parti du Premier ministre sont pour l’instant mises sous le boisseau !). Une large partie de la classe politique catalane et des organisations de défense des droits de l‘homme ont déploré la décision et des centaines de personnes se sont réunies devant le Parlement pour réclamer la libération des personnes incarcérées. Outre Carles Puigdemont, quatre autres conseillers de l‘exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés non plus devant la juge Carmen Lamela. Le président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes, avait estimé jeudi matin que Puigdemont fasse l‘objet d‘un mandat d‘arrêt européen s‘il refuse de se présenter devant les juges. Dans ce cas, il sera pratiquement impossible à Carles Puigdemont de se présenter aux élections régionales du 21 décembre.

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Bureau politique-Les Républicains : 30 membres sur 130 votent l’ épuration

Bureau politique-Les Républicains : 30 membres  sur 130 votent l’  épuration

Épuration de type stalinien chez les Républicains avec le deux seulement une trentaine de membres présents sur 126 (la plupart étant évidemment absents). Le chiffre même du nombre de votants met en lumière la crise que connaît le parti les Républicains. Un petit tiers seulement des membres du bureau politique était présent. Les deux autres tiers ont fait valoir des absences pour motifs diplomatiques ou plus exactement politiques puisque la plupart étaient contre  les exclusions. Certes on peut éventuellement comprendre que certains Républicains membres du gouvernement ne puissent plus appartenir au parti en cause par contre la mise à l’écart des constructifs est davantage discutables. Lourdement battus lors de la consultation présidentielle, les Républicains dont l’ambition est de rassembler commencent donc par éliminer. Visiblement le petit cercle de radicaux qui s’est prononcé pour l’épuration n’a pas compris grand-chose du big-bang politique provoqué par Macron. Première observation Macon a largement puisé dans les propositions de la droite pour établir son programme, pire il a même choisi un Républicain comme premier ministre. Tout cela montré le caractère complètement vain de pseudos oppositions entre la gauche sociale démocrate et la droite libérale. C’est même la première fois que la droite choisit un responsable comme Vauquiez  aussi anti européen et aussi proche des thèses du Front National. Certes Wauquiez sera élu par les plus radicaux des Républicains mais il sera encore davantage en contradiction avec ses électeurs qui dans une très grande majorité souhaitent une attitude plus constructive de leur parti. Wauquiez en s’appuyant les extrêmes risques de devenir le Hamon de droite, c’est-à-dire de se couper de l’essentiel de l’électorat des Républicains qui traditionnellement depuis l’UMP avaient vocation à rassembler gaullistes, européens, libéraux et humanistes. Il est clair qu’avec ce le bureau politique augure mal de l’avenir des Républicains qui se ratatinent sur les questions identitaires, nationalistes, antieuropéennes et antilibérales. Été en désaccord Le parti Les Républicains (LR) a don  « réussi » à trancher.  Mardi 31 octobre, le bureau politique du mouvement a donc voté l’exclusion des membres du gouvernement issus de ses rangs – Gérald Darmanin (ministre des comptes publics) et Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat pour la transition écologique et solidaire) –, ainsi que des figures de proue du groupe dissident Les Constructifs à l’Assemblée nationale, Thierry Solère et Franck Riester. Le premier ministre, Edouard Philippe, qui ne s’est pas rendu aux convocations de son parti, n’a pas été formellement exclu pour des raisons juridiques ; mais le bureau politique a acté son départ. Comme souvent ces dernières semaines, aucune des figures de la droite modérée, tels Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Dominique Bussereau ou Jean-Pierre Raffarin, n’a pris la peine de se déplacer.  D’un point de vue politique, ces exclusions pourraient accélérer la création d’une nouvelle formation politique à laquelle Les Constructifs réfléchissent depuis cet été. A moins qu’ils ne rejoignent La République en marche, à l’instar du ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

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