Archive pour le Tag 'politique'

Une politique de défense dangereuse (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Une politique de défense dangereuse  (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Trop d’engagements, trop peu de moyens, un manque de clarté des objectifs , ce qui caractérise la stratégie militaire en ce moment. On se souvient que le Général de Villiers avait été publiquement remis à sa place par Macron suite à ses propos concernant l’insuffisance des moyens de la défense française. Le général de Villiers avait a d’ailleurs dû démissionner et il a été remplacé comme chef d’état major par le Général Lecointre. Ce dernier ne dit pas autre chose que son prédécesseur à savoir que les moyens français sont  sous dimensionnés par rapport aux engagements et aux objectifs. Ce qui est en cause, c’est la multiplicité  des champs d’intervention d’une armée qui ne disposent ni du matériel ni des hommes pour assurer des missions aussi multiples. Un question urgente va se poser notamment au Sahel où non seulement la présence française est inadaptée à l’ampleur des enjeux mais en plus avec un contestation de cette présence par certaines populations.

 

Le général Lecointre fait observer que « le niveau de sollicitation de certains équipements au cours de ces dernières années s’est avéré supérieur à ce que prévoyaient les contrats opérationnels ». Et selon le chef d’état-major des armées français( CEMA), cette surexploitation a accéléré le vieillissement général et requiert aujourd’hui un surcroît de maintenance pris en compte par la LPM. « Néanmoins, en partant de ce constat et en nous projetant dans l’avenir à la lumière de l’analyse que nous faisons de la situation internationale, nous devons nous demander si le modèle que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures », s’interroge-t-il.

 

Actuellement, plus de 30.000 militaires sont engagés quotidiennement pour la défense de la France, souligne le général Lecointre. Parmi lesquels, 8.000 sont en opérations extérieures (OPEX), pour l’essentiel en bande sahélo-saharienne, au Levant ou au Liban ; 20.000 sont engagés sur le territoire national, dans le cadre des postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sûreté aérienne, dans celui de l’opération Sentinelle, ou au sein de nos forces de souveraineté dans nos collectivités outremer ; 3.700 sont pré-positionnés comme forces de présence à l’étranger. « Rapporté à nos effectifs aujourd’hui, ce niveau d’engagement soutenu depuis de nombreuses années est inédit et il ne devrait pas fléchir dans les années à venir, loin de là. Les foyers de crises sont nombreux, je crains qu’ils ne prolifèrent ou ne s’aggravent », analyse le CEMA.

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

On se souvient que le Général DE Villiers avait été publiquement remis à sa place par Macon suite à ses propos concernant l’insuffisance des moyens de la défense française. Le général de Villiers avait a d’ailleurs dû démissionner et il a été remplacé comme chef d’état-par. Ce dernier ne dit pas autre chose que son prédécesseur a savoir que les moyens français vêtements sous dimensionné par rapport au engagement et aux objectifs. Ce qui est en cause c’est la multiplicité  des champs d’intervention d’une armée ne disposent ni du matériel ni des hommes pour assurer des missions aussi multiples. Un question urgente va se poser notamment au Sahel où non seulement la présence française est inadaptée à l’ampleur des enjeux mais en plus avec un contestation de cette présence par certaines populations.

 

Le général Lecointre fait observer que « le niveau de sollicitation de certains équipements au cours de ces dernières années s’est avéré supérieur à ce que prévoyaient les contrats opérationnels ». Et selon le chef d’état-major des armées français( CEMA), cette surexploitation a accéléré le vieillissement général et requiert aujourd’hui un surcroît de maintenance pris en compte par la LPM. « Néanmoins, en partant de ce constat et en nous projetant dans l’avenir à la lumière de l’analyse que nous faisons de la situation internationale, nous devons nous demander si le modèle que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures », s’interroge-t-il.

Actuellement, plus de 30.000 militaires sont engagés quotidiennement pour la défense de la France, souligne le général Lecointre. Parmi lesquels, 8.000 sont en opérations extérieures (OPEX), pour l’essentiel en bande sahélo-saharienne, au Levant ou au Liban ; 20.000 sont engagés sur le territoire national, dans le cadre des postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sûreté aérienne, dans celui de l’opération Sentinelle, ou au sein de nos forces de souveraineté dans nos collectivités outremer ; 3.700 sont pré-positionnés comme forces de présence à l’étranger. « Rapporté à nos effectifs aujourd’hui, ce niveau d’engagement soutenu depuis de nombreuses années est inédit et il ne devrait pas fléchir dans les années à venir, loin de là. Les foyers de crises sont nombreux, je crains qu’ils ne prolifèrent ou ne s’aggravent », analyse le CEMA.

Un monument aux soldats morts de l’OPEX ou une autre politique ?

Un monument aux soldats morts de l’OPEX ou une autre  politique ?

 

 

Il est logique d’honorer les soldats français morts dans le cadre d’opérations extérieures y compris avec un monument. Cependant c’est un peu vite s’exonérer de responsabilité; En effet, il serait temps de remettre à plat la stratégie concernant ces opérations extérieures souvent inefficaces, dangereuses et un peu irresponsables. témoin la place de la France en Syrie, une place tellement marginale que la France comme les autres pays de l’alliance ont laissé tombé les Kurdes. Le Drian s’est contenté de communiqués de soutien! autre interrogation, celle de la force Barkhane complètement inadaptée ou sous-dimensionnée pour lutter contre le cancer terroriste qui ronge le sahel. Stratégiquement le fait d’avoir tout centré sur les nouvelles technologies ( armes, informations , surveillance) mérite interrogation. Vis à vis du terrorisme local, on ne peut se passer de troupes au sol même si les armes et les technologies sont nécessaires. Macron qui n’a même pas effectué de service militaire ou Le Drian qui en a affecté un très  adouci ne sont pas forcément qualifiés pour diriger la stratégie militaire.

. D’après Wikipédia:

 

Le Drian accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô6, après avoir initialement été convoqué dans les para15. Ce changement d’affectation fait suite à l’intervention de son père auprès du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules16.!

Les 547 hommes et ces deux femmes honorés appartiennent à la «quatrième génération du feu», celle qui se bat au nom de la France loin d’elle. L’écrasante majorité de ces soldats appartenaient à l’armée de terre. Ils étaient 71 à être officiers, 201 à être sous-officiers et 277 militaires du rang. C’est au Liban, dans les années 1980, que le tribut à payer a été le plus lourd avec 141 morts. Les opérations au Tchad, à partir des années 1979, ont coûté la vie à 129 militaires. En Afghanistan, l’armée a perdu 85 hommes et 78 en ex-Yougoslavie. Au Mali, l’opération Barkhane accuse 23 pertes. L’armée française a aussi perdu des hommes, en Côte d’Ivoire (22), au Congo (14), en Centrafrique (12), en Irak (12), au Gabon (9), en Égypte (9), dans le golfe persique (4), en Somalie (3), en Haïti (3), au Cambodge (3), au Burkina Faso (2) au Rwanda (1). Depuis la fin de la guerre d’Algérie en 1962, la liste trace la géographie des zones d’influence de la France dans le monde et des menaces qui pèsent sur elle. Certains engagements pouvaient se justifier, d’autres moins quand ils sont en effet de nature post coloniale.

Pour le général Lecointre, chef d’état-major des armées, l’inauguration du monument aux morts en Opex ne signifie pas seulement «honorer nos soldats». «Il s’agit aussi de dire qu’aujourd’hui, la France combat et que les meilleurs de ses enfants vont au combat», a-t-il expliqué en octobre lors d’un colloque organisé par l’Anopex, l’association des anciens combattants des Opex. «C’est un monument pour dire que nous sommes en guerre», a-t-il ajouté. Une guerre contre le terrorisme. Justement les modalités des engagements français, leur nature aussi méritent  discussion car dans nombre de cas l’armée française n’a plus les moyens de son ambition et expose inutilement la vie de militaires. Eu égard à la nature des combats visant essentiellement le terrorisme,  on peut aussi se demander si la rétablissement du service militaire ne serait pas de nature à suppléer utilement l’intervention de professionnels dont le nombre est forcément limité par nos moyens financiers. Un ciblage plus pertinent des champs intervention serait aussi urgent.

 

 

Politique énergétique : Pour un « vrai » green new deal

Politique énergétique : Pour un « vrai » green new deal

 

 

Il faut des  solutions économiques concrètes et durables analyse Alain Grandjean qui estime par ailleurs qu’on ne pourra compter seulement sur le changement de comportement  pour décarboner les  économies et qu’il conviendra aussi de développer des politiques publiques volontaristes. Alain Grandjean est  le président de la Fondation Nicolas Hulot. Alain Grandjean est  docteur en économie de l’environnement, diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ensae, co-fondateur et associé de Carbone 4 ( la Tribune)

 

« La question climatique et plus généralement écologique doit et va devenir centrale dans les politiques publiques. Il faut « remettre l’église au centre du village ». C’est tout le sens du rapport du Haut Conseil pour le Climat qui plaide pour une mise en cohérence de ces politiques.

Pour cela, s’impose le lancement en Europe et en France d’un « vrai » green new deal. Il s’agit d’un projet d’ensemble y incluant un programme d’investissement des publics et privés à la hauteur des enjeux.

Tout simplement parce que ce sont nos équipements, nos machines, leurs moteurs etc. qui émettent du CO2. Par ailleurs nous devons anticiper les changements climatiques des 20 prochaines années qui sont déjà largement prévisibles et dont les impacts sociaux et économiques attendus sont importants.

Les taux d’intérêt très bas actuels facilitent le financement de ces investissements ; il faut cependant recréer des marges budgétaires tant pour financer les investissements publics (infrastructures de transport, bâtiments publics) que pour accompagner voire subventionner les investissements privés, qui ne sont pas toujours rentabilisables au vu d’un prix du carbone explicite trop faible aujourd’hui.

Le prix du carbone va devoir être revu à la hausse mais cela nécessitera, dans le contexte actuel, que le produit de la taxe soit largement réalloué aux ménages.

Le sujet est sur la table, comme le montre par exemple un rapport du conseil budgétaire européen. Il est bien acquis que leur design actuel a défavorisé les investissements publics.

Enfin la politique commerciale internationale doit être revue à cette aune. Cette remise en cause s’impose de toutes façons du fait des méthodes employées par l’actuel président américain.

Les projets bas-carbone donnant de l’activité en France et en Europe doivent de conditions équitables dans la compétition économiques et le cadre de l’action publique favorable à cette transition ne doivent pas pouvoir être remis en cause. »

 

Politique-Insoumis: le naufrage de Mélenchon

Politique-Insoumis:  le naufrage de Mélenchon

 

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écroulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncé dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon.  

En finir avec la politique monétaire manipulatrice de la BCE ? ( François de Saint-Pierre )

En finir avec la  politique monétaire manipulatrice de la BCE ? ( François de Saint-Pierre )

Pour  François de Saint-Pierre, président  du Cercle Jean-Baptiste Say, Associé-gérant chez  Lazard, les taux négatifs de la BCE vont à l’encontre de la croissance économique (la Tribune)

 

« Ces taux d’intérêts négatifs sont contraires au bon sens car ils sont la négation de la croissance : le principe du taux d’intérêt est que demain vaudra plus qu’aujourd’hui parce que celui qui emprunte fera mieux avec cet argent que celui qui le garderait sans rien en faire. De la Parabole des talents à l’esprit des Lumières, c’est bien la philosophie du progrès qui soutient l’existence des taux d’intérêt.

En prêtant son argent, le créancier prend le risque de ne pas être remboursé. Ce risque est rémunéré par le taux d’intérêt qui protègera aussi normalement le prêteur de l’inflation. Installer et maintenir des taux négatifs, c’est nier la croissance, le risque et l’inflation. C’est contrevenir à ce qui permet et accompagne la prospérité telle que nous la partageons depuis plus de deux siècles. Cette quête de prospérité repose sur l’ambition de progresser de son vivant et d’offrir l’opportunité aux générations suivantes de poursuivre le mouvement.

Certes, la croissance de la zone euro est faible, mais est-ce en raison de difficultés de financements ? La croissance annuelle des crédits s’établit à plus de 3,5% et la masse monétaire progresse beaucoup plus vite (autour de 5% sur un an) que le PIB (+1.2%) en 2019. Cette faible croissance économique doit plutôt être analysée comme le résultat de nos faibles gains de productivité. Eux-mêmes renvoient au manque d’investissements et à la contraction durable du secteur manufacturier, à une innovation insuffisante qui renvoie à son tour au recul éducatif. En outre, les réglementations toujours plus nombreuses et les besoins d’une sécurité toujours plus élevée dévorent les gains réalisés, anéantis par une coûteuse complexité.

L’inflation est faible, elle aussi (autour de 1.2%), mais reste proche de sa moyenne depuis la création de l’euro dans les grands pays « core ». La déflation, qui se traduit par la baisse du niveau général des prix et des revenus, n’est pas une menace. L’objectif d’une inflation cible à 2% semble être devenu un dogme qui dissimule l’inflation d’actifs – immobilier, obligations, private equity, actions cotées, or, art contemporain etc.- qui, eux, connaissent des hausses de prix que les fondamentaux n’expliquent pas toujours. Car tout est achetable à crédit, puisqu’il est possible de financer gratuitement ce qui ne rapporte rien…

Les taux négatifs permettent en outre de maintenir ou de développer des projets et des entreprises sans rentabilité en leur accordant la possibilité de se (re)financer à un coût n’ayant rien à voir avec une exigence normale de profitabilité. Ni donc avec le risque qui l’accompagne !  Ce sont ces fameux business models « disruptifs » qui ne créent pas de valeur mais qui détruisent celle produite par les acteurs ayant des contraintes financières normales. En pesant artificiellement sur les prix et en mettant sous pression les marges de concurrents aux modèles de croissance plus lents mais plus solides.

Les taux négatifs viennent ainsi bouleverser la hiérarchie efficiente des valeurs. Demain valant moins qu’aujourd’hui, l’épargne de précaution augmente en Allemagne comme en France -alors que le chômage baisse et a rejoint son plus bas niveau dans la zone euro depuis 2007- sans pour autant venir financer aucun projet de prospérité ! Le livret A atteint des niveaux record à plus de 300 milliards malgré une rémunération ne couvrant pas la moitié de l’inflation.

Enfin, cette politique rend gratuite la drogue aux déficits issus de dépenses publiques excessives qui pèsent sur la création de valeur collective. L’État impécunieux est rémunéré en lieu et place de l’épargnant précautionneux ! Par ailleurs, les jeunes et primo-accédants voient la propriété immobilière inaccessible et les loyers monter, ce qui ajoute au ressentiment social que provoque l’obésité de l’Etat providence.

Enfin, autre conséquence maintes fois commentée, et qui s’aggrave avec le temps, est la fragilisation périlleuse des assureurs et l’affaiblissement des banques européennes (650.000 suppressions d’emplois en 10 ans) face à leurs concurrentes américaines, notamment. Pas de quoi renforcer la confiance…

Il est donc temps de mettre un terme à cette manipulation monétaire qui s’ajoute aux manipulations budgétaires encore amples et nombreuses dans la zone euro. Car la politique de taux négatifs, qui outrepasse une politique de taux bas, porte en elle la déflation et la stagnation qu’elle prétend combattre. Madame Lagarde doit remettre le bon sens à la direction de la BCE pour que l’Europe retrouve confiance dans l’avenir et la croissance, sans craindre la mauvaise humeur des « marchés ». Plus sera retardé le retour du bon sens, plus les effets délétères des taux négatifs feront de dégâts. »

 

Politique: le naufrage de Mélenchon

Politique:  le naufrage de Mélenchon

D’une certaine façon, le naufrage de Mélenchon est assez pathétique, c’est à la fois la baisse d’influence du parti de la France insoumise  mais surtout la dégringolade de la popularité de son leader. Un leader qui s’enferme lui-même dans le radicalisme et l’outrance caricaturale. À sa décharge, s’il est  effectivement le premier responsable de l’écoulement de son parti il est tout autant responsable de son succès passé. Mélenchon en fait à caressé l’idée d’être qualifié pour les présidentielles de 2017 contre Macron. Il faut reconnaître qu’il a obtenu un score très honorable de presque 20 % et qu’il ne manquait pas grand-chose pour qu’il puisse être au second tour. Mélenchon ne s’est jamais remis de cette espérance brisée et s’est enfoncée dans une sorte de schizophrénie politique qui menace maintenant l’existence même du parti qu’il a créé. Si la France insoumise veut encore exister, elle devra inévitablement se trouver un autre leader. Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d’intentions de vote, révèle un sondage IFOP paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu’à 11%. On est loin de son score en 2017. « 19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes… C’est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas réussi à tirer profit, à l’inverse de Marine Le Pen, de la crise des ‘gilets jaunes’. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire », explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. « François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n’est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon, dont François Ruffin semble 

Immigration : une nouvelle politique ! (Amélie de Montchalin )

Immigration :  une nouvelle politique ! (Amélie de Montchalin )

 

Amélie de Montchanin, aussi secrétaire d’État aux affaires européennes est un peu l’archétype du responsable macroniste  atterri  là  un peu par hasard sans réelle compétence et sans réelle légitimité. Ainsi lors de l’émission du Grand rendez-vous , elle a  débité banalités et contrevérités habituelles sur  l’immigration. Pour elle, le gouvernement a mis en place une nouvelle politique qui se veut plus rigoureuse. Et d’affirmer qu’en un an, « on a augmenté de 44% le nombre de laissez-passer consulaires », .

Les laissez-passer consulaires sont ces procédures diplomatiques permettant à une personne en situation de devoir quitter le territoire français d’avoir des papiers pour rejoindre son pays d’origine. Selon la secrétaire d’État, « un peu moins de 3.000″ ont été émis sur les neuf premiers mois de l’année, soit une augmentation de près de moitié par rapport à 2018. Un chiffre de 44 % qui peut faire impression si on oublie la dimension du problème. En effet les migrations illégales représentent autour de 400 000 personnes avec un flux annuel de l’ordre de 40 000. Sur la même tendance on aura donc reconduit à la frontière ou dans le pays d’origine 4000 personnes. De quoi laisser interrogatif sur le caractère évoqué par la ministre aristocrate qui  a sans doute rarement fréquenté les milieux de l’immigration ou même étudié les dossiers

La jeune  macaroniste compte aussi sur une « nouvelle politique « d’aide au développement. Une aide en hausse qui passerait à 0.55% au lieu de 0,70% promis depuis des décennies. Observons que  laide globale a plutôt diminué .

L’aide au développement a connu une baisse de 2,7% l’an dernier par rapport à 2017, pour s’établir à 149,3 milliards de dollars, a indiqué l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), qui a constaté que «l’aide bilatérale» accordée aux pays les moins avancés a baissé de 3% et qu’elle a même chuté de 4% pour l’Afrique. . Selon cette nouvelle méthode, le montant de l’aide au développement s’est élevé à 153 milliards de dollars l’an dernier.

«Cet affaiblissement de l’aide publique est particulièrement inquiétant car il fait suite à des données montrant que les apports privés en faveur du développement diminuent également», a regretté le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, cité dans un communiqué.

«Les pays donateurs ne tiennent pas leur engagement en faveur d’une augmentation du financement du développement pris en 2015, ce qui augure mal de notre capacité à concrétiser les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030», a-t-il prévenu.

Cette baisse de l’aide des pays plus riches aux plus défavorisés est également jugée «alarmante» par Julie Seghers, de l’organisation Oxfam international.

«L’aide totale accordée par les pays riches en 2018 n’est qu’à peine supérieure à la fortune de l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos (…). Il est scandaleux que la plupart des pays riches ne parviennent toujours pas à atteindre le niveau d’aide au développement promis il y a plus de 50 ans». Un particularité pour la France, seulement 2% de aide au développement passent par les ONG, le reste se perd dans les sables de la diplomatie et de la corruption.

 

Selon les chiffres de l’OCDE, l’aide au développement de la France a rebondi de 4,4% l’an dernier «en raison d’une augmentation globale de ses programmes d’aides» à 12,2 milliards de dollars. Avec 0,43% du Revenu national brut (RNB), elle reste encore loin de l’objectif de 0,7% recommandé par les Nations unies.

Plusieurs pays l’ont atteint voire dépassé: la Suède (1,04%), le Luxembourg (0,98%), la Norvège (0,94%), le Danemark (0,72%) et le Royaume-Uni (0,7%). En dehors des pays membres de l’OCDE, la Turquie avec 1,1% et les Emirats arabes unis avec 0,95% ont eux aussi dépassé l’objectif.

Pour Friederike Röder, directrice UE et France de l’ONG One, citée dans un communiqué, «ces chiffres confirment la tendance à la hausse amorcée par la France, mais c’est encore trop timide, et elle prend de plus en plus de retard».

«La France doit intensifier ses efforts dès maintenant pour atteindre l’objectif fixé par le président de la République d’allouer 0,55% du RNB à l’APD d’ici à 2022. C’est d’autant plus nécessaire en cette année de présidence du G7, alors que d’autres pays donateurs se désengagent et que la coopération internationale est remise en cause par certains», a-t-elle insisté.

Cette hausse est due à un changement d’habitudes entre les pays d’origine des demandeurs d’asile et la France, selon Amélie de Montchalin. Pendant longtemps, c’était « compliqué ». « Pendant des années, les pays d’origine nous disaient : ‘pourquoi devrais-je reconnaître un citoyen si je n’ai pas les moyens de le faire travailler, de le former’ », relate la secrétaire d’État.  »Notre politique désormais, c’est du donnant-donnant », poursuit-elle avec une naïveté et ou une mauvaise foi désarmante.

Politique accommodante des banques centrales : un danger pour les monnaies

 

 

 

Politique accommodante des banques centrales  : un danger pour les monnaies

 

Patrick Artus  , économiste à Natixis s’inquiète de l’enflure des bilans des banques centrales qui pourraient menacer les monnaies (Tribune du Monde- extrait). D’après lui, les politiques monétaires ultraexpansionnistes pratiquées par les banques centrales entraînent un surcroît de défiance à l’égard des monnaies courantes qui devrait profiter aux cryptomonnaies, comme le bitcoin ou le libra.

 

Tribune

« Les banques centrales des pays de l’OCDE mènent, depuis 2008, une politique monétaire ultraexpansionniste : le taux d’intervention de la Reserve fédérale est aujourd’hui de 2 %, ceux de la Banque centrale européenne de 0 % et – 0,5 %, celui de la Banque d’Angleterre de 0,75 %, celui de la Banque du Japon de 0 % : dans tous les cas, les taux d’intérêt sont considérablement plus bas que les taux de croissance.

De 2008 à 2019, la taille du bilan de la banque centrale est passée de 900 à 3 900 milliards de dollars aux Etats-Unis, de 900 à 3 100 milliards d’euros dans la zone euro, de 80 à 570 milliards de livres sterling au Royaume-Uni, et de 120 à 570 millions de yens au Japon. On sait que c’est la taille du stock d’obligations acheté par la banque centrale qui détermine les taux d’intérêt à long terme, pas les flux d’achats d’obligations. Le niveau très élevé de la taille des bilans des banques centrales explique que les taux d’intérêt à long terme soient très bas : pour les taux d’intérêt à dix ans, 1,8 % aux Etats-Unis, – 0,2 % au Japon, – 0,5 % en Allemagne, 0,7 % au Royaume-Uni.

Les risques associés à l’expansion continuelle des bilans des banques centrales ne sont pas souvent analysés. La taille de leurs bilans est pourtant passée de 2 200 milliards de dollars en 1996 à 23 000 milliards de dollars aujourd’hui pour l’ensemble d’entre elles, une multiplication par plus de 10 ! Et cette expansion va continuer : que cela soit par la BCE, la Banque du Japon ou la Réserve fédérale. Jusqu’à présent, la « vieille macroéconomie » suggérait que l’excès de création monétaire par les banques centrales conduisait à l’inflation. Mais on voit clairement que ce n’est plus le cas. L’inflation reste extrêmement faible (hors pétrole, 1,5 % aux Etats-Unis, 1,0 % dans la zone euro, 0,6 % au Japon).

Le vrai risque aujourd’hui lié à l’expansion continuelle des bilans des banques centrales est la « fuite devant la monnaie ». Dans un petit pays de l’OCDE, ou dans un pays émergent, si la banque centrale crée trop de monnaie, les agents économiques du pays se mettent à craindre la perte de valeur de cette monnaie, et s’en protègent en se réfugiant dans des monnaies étrangères, en particulier le dollar. Par exemple, en Turquie, la base monétaire (la liquidité créée par la banque centrale) est passée de 120 milliards de livres en 2012 à 530 milliards en 2019, et le taux de change sur la même période est passé de 1,9 livre par dollar à 5,80 livres par dollar. En Argentine, la base monétaire est passée de 200 milliards de pesos en 2012 à 1 250 milliards de pesos en 2019, et le taux de change sur la même période est passé de 5 pesos par dollar à 58 pesos par dollar. Dans ces pays, la fuite devant la monnaie causée par l’excès de création monétaire conduit à de violentes sorties de capitaux et à une très forte dépréciation du taux de change…… »

Sondage politique de Macron: 80% de l’opinion pessimistes sur le l’efficacité

Sondage politique de Macron: 80% de l’opinion pessimistes sur le l’efficacité 

Dans un sondage Elabe pour BFM,  80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle. Peu optimistes, 80% estiment que d’ici la fin de son mandat, leur situation ne s’améliorera pas.

Concernant les préoccupations nationales, les conclusions ne sont pas meilleures. A mi-mandat, 71% des sondés jugent que la politique du président n’a pas fait progresser la situation du pays. Sur le long terme, ils ne font pas montre d’une grande confiance puisque 68% d’entre eux estiment que d’ici 2022, son action n’améliorera pas la situation du pays.

Les domaines où l’action d’Emmanuel Macron est jugée la plus insatisfaisante sont la baisse des dépenses publiques (74%) ( ce qui est faux d’après l’évolution des prélèvements obligatoires NDLR), , la politique en matière d’immigration (74%), la politique environnementale (73%), la politique sociale (72%) et la politique en faveur du pouvoir d’achat (71%). La confiance des Français envers le président apparaît donc assez dégradée par rapport au début de son mandat.

Elabe pour BFMTV – 80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle.

Le président parvient toutefois à se démarquer sur sa capacité à gérer les questions de sécurité nationale (44% des sondés se disent satisfaits) et sur la représentation de la France à l’international (43% satisfaits).

Emmanuel Macron souffre d’un effritement de son image politique. Par rapport au début du mois de septembre, lors de la rentrée politique, il est jugé plus autoritaire (+2), moins courageux (-7), moins sincère (-7), moins capable de réformer le pays (-3) et moins capable de rassembler les Français (-3). Cette défiance croissante creuse un peu plus le fossé entre les classes populaires et l’exécutif. En effet, l’image du président se détériore très fortement chez les catégories sociales populaires alors qu’elle s’améliore chez les cadres et classes moyennes.

La polarisation politique sur l’image du président s’accentue également puisque ces mêmes traits d’image se détériorent fortement au sein des électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, alors qu’ils s’améliorent au sein de son cœur électoral.

Trêve hivernale : au-delà de la trêve hivernale une vraie politique ?

Trêve hivernale : au-delà de la trêve hivernale une vraie politique ?

Supprimer les causes qui les déclenchent serait plus efficace pour atténuer les risques des plus vulnérables avance Bernard Devert, fondateur d’Habitat et Humanisme. ( Dans une interview au Monde)

La trêve hivernale suspend le naufrage annoncé pour trop des familles sans en supprimer in fine l’issue difficile. Au printemps, les expulsions reprendront avec leurs cohortes de ruptures, d’angoisses et la perte de l’estime de soi dont on se relève si difficilement.

La trêve – qui a concerné au cours de ces dix dernières années 300 000 personnes, soit une progression de 46% – est entrée dans le paysage ; elle le fige et l’assombrit, laissant entendre que ne point payer son loyer relève de la mauvaise foi ; elle existe, certes, mais elle est loin d’être majoritaire.

Difficile de contester que, plus grande est la faiblesse des revenus, plus petite est la chance d’accéder à un logement social. Un comble ! Il y a ici une iniquité, j’ose dire une perversion qui n’est pas acceptable et à l’égard de laquelle nous ne pouvons pas rester étrangers, tant elle est facteur de drames s’ajoutant au malaise social.

Le nombre de SDF a augmenté de 50% en dix ans. Je ne connais pas avec exactitude le coût social de cette situation inadmissible, mais je ne serai pas démenti en l’évaluant à plus de 10 000 euros annuels pour chaque personne confrontée à la rue ; de quoi payer un loyer !

La Nation a aussi sa responsabilité pour ne pas privilégier l’isolation thermique des logements des plus vulnérables, ce qui entraînerait mécaniquement une réduction des charges qui, rappelons-le, ne sont pas minorées par les aides au logement (seul, le loyer est pris en compte).

Le Président du Plan Bâtiment Durable ne cesse de le rappeler.

Ne serait-il pas juste d’imaginer une aide momentanée au logement, concernant les charges de chauffage au bénéfice des occupants les plus fragiles séjournant dans des appartements nommés tristement mais justement ‘passoires énergétiques’.

Il y a ici une inégalité qui doit être prise en compte si nous voulons accompagner ceux de bonne foi qui, en raison de la charge de leurs loyers, tombent souvent avec leurs enfants, premières victimes. Au cours de l’hiver, combien vont se poser cette question angoissante : « Où vais-je habiter ? » : rupture avec l’école, les camarades, le quartier.

Corréler le coût de la location avec les ressources pour mettre un terme à une deuxième injustice conduisant les ‘expulsables’ devant le Tribunal pour être jugés, souvent condamnés, au motif de n’avoir pu honorer leurs loyers alors qu’ils n’en ont pas la possibilité.

Expulsion et discrimination, une double peine !

La trêve hivernale doit se présenter comme une invitation à répondre à cette question : construire, mais pour qui en priorité ? Alors, seulement nous éradiquerons, pour le moins atténuerons, les risques que courent les plus vulnérables.

Suspendre les procédures est nécessaire, mais, supprimer les causes qui les déclenchent s’impose au nom même des valeurs de la République.

Ce défi, pris en compte en ces heures de préparation aux élections municipales, ferait taire des querelles d’un autre temps pour répondre à une réelle attente, celle d’un humanisme acté.

Le voudrons-nous ? »

 

Projet politique: le macronisme, une fiction

Projet politique:  le  macronisme,  une fiction

Au-delà d’un effet de mode se pose la question de la réalité du macronisme en tant qu’idéologie et mouvement. Si on peut effectivement considérer par exemple que le gaullisme ou le socialisme ont pu un temps s’installer comme mouvement  politique , comme projet et comme philosophie,  il en va différemment pour le macronisme. Première observation, le macronisme  n’est pas un mouvement en ce sens qu’il ne repose sur aucune organisation,  aucune  autre incarnation autre  que celle de Macron lui-même. Pas tellement étonnant dans la mesure où Macon a pris le soin de s’entourer seulement  de seconds couteaux et de techniciens susceptibles de ne pas faire de l’ombre. Il  faut se souvenir  avec quelle brutalité il a humilié Borloo susceptible de lui faire de la concurrence suite à un rapport très complet et très soutenu concernant les banlieues. Le parti la république en marche ne comporte aussi que des seconds couteaux ou  des courtisans. C’est davantage un club de fans qu’un véritable parti. Tous les responsables de la république en marche sont désignés par le sommet et la base est interdite de débat ,  de proposition et de contestation. Le secrétaire général supposé de la république en marche,  à savoir Guerini,  n’apparaît pratiquement nulle part, il est sur le fond comme sur la forme complètement transparent. Du point de vue philosophique,  Macron se réclame du progressisme mais la vérité c’est que jusque-là,  il a surtout privilégié les intérêts des plus favorisés. En outre, sa volonté réformatrice est très relative car il ne cesse d’alterner la marche en avant et les pas en arrière. Il en est ainsi par exemple sur la délicate question de la laïcité, des retraites, des équilibres financiers et de la réforme de l’État. Un seul exemple, il avait promis de supprimer 50 000 fonctionnaires;  dans le prochain budget,  c’est autour de seulement 1500 postes qui seront supprimés. La vérité, c’est que la philosophie n’est pas très clairement établie, c’est une espèce de mélange de libéralisme, d’étatisme au service d’un pouvoir théocratique qui slalome entre les évolutions de l’opinion surtout pour maintenir le pouvoir de Macron. Le président de la république n’a pas de véritable projet pas plus en France qu’en Europe; au plan mondial,  après avoir espéré être la nouvelle coqueluche politique internationale, il s’est discrédité  auprès de la  plupart des grands de ce monde. La philosophie de Macon est assez approximative. On a pu le constater encore dans l’interview qu’il a accordée à valeurs actuelles à propos notamment de la laïcité. Une interview finalement où il ne dit rien sinon que rabâcher certaines évidences dans une diarrhée verbale interminable caractéristique du macronisme  qui endort par la forme les questions de fond. En fait avec un certain talent, la dialectique énarchique qui consiste à endormir son auditoire pour oublier la question  posée. Ainsi a-t-il procédé lors du grand débat avec les interminables réunions qui ont usé jusqu’aux intellectuels tombant sommeil après des heures , lassés par un discours brillant  sur la forme mais creux sur le fond.

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité de sa politique .

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité  de sa politique .

Dans un sondage Elabe pour BFM,  80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle. Peu optimistes, 80% estiment que d’ici la fin de son mandat, leur situation ne s’améliorera pas.

Concernant les préoccupations nationales, les conclusions ne sont pas meilleures. A mi-mandat, 71% des sondés jugent que la politique du président n’a pas fait progresser la situation du pays. Sur le long terme, ils ne font pas montre d’une grande confiance puisque 68% d’entre eux estiment que d’ici 2022, son action n’améliorera pas la situation du pays.

Les domaines où l’action d’Emmanuel Macron est jugée la plus insatisfaisante sont la baisse des dépenses publiques (74%) ( ce qui est faux d’après l’évolution des prélèvements obligatoires NDLR), , la politique en matière d’immigration (74%), la politique environnementale (73%), la politique sociale (72%) et la politique en faveur du pouvoir d’achat (71%). La confiance des Français envers le président apparaît donc assez dégradée par rapport au début de son mandat.

Elabe pour BFMTV – 80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle.

Le président parvient toutefois à se démarquer sur sa capacité à gérer les questions de sécurité nationale (44% des sondés se disent satisfaits) et sur la représentation de la France à l’international (43% satisfaits).

Emmanuel Macron souffre d’un effritement de son image politique. Par rapport au début du mois de septembre, lors de la rentrée politique, il est jugé plus autoritaire (+2), moins courageux (-7), moins sincère (-7), moins capable de réformer le pays (-3) et moins capable de rassembler les Français (-3). Cette défiance croissante creuse un peu plus le fossé entre les classes populaires et l’exécutif. En effet, l’image du président se détériore très fortement chez les catégories sociales populaires alors qu’elle s’améliore chez les cadres et classes moyennes.

La polarisation politique sur l’image du président s’accentue également puisque ces mêmes traits d’image se détériorent fortement au sein des électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, alors qu’ils s’améliorent au sein de son cœur électoral.

Offensive en Syrie: pour Erdogan, un objectif de politique intérieure

Offensive en Syrie: pour Erdogan, un objectif de politique intérieure

 

Il est peu probable que l’offensive turque en direction des Kurdes soit stoppée. En effet, il ne s’agit pas tellement d’un problème de gestion militaire mais plus simplement d’une question de survie électorale pour Erdogan. Ce dernier ne cesse de perdre des places dans l’opinion publique, il a même perdu Istanbul. Il s’appuie donc sur le nationalisme très fort en Turquie pour faire oublier les turpitudes de sa gestion tant dans les dimensions économiques que démocratiques. Une sorte de détournement de préoccupations des turcs par ailleurs minés par un reflexe nationaliste exacerbé. L’affaire des Kurdes est une opération de survie politique pour Erdogan.

Six jours après le début de l’offensive destinée à éloigner de la frontière les Kurdes de la milice des Unités de protection du peuple (YPG), Recep Tayyip Erdogan ne compte donc pas céder. Le président turc a catégoriquement écartéune proposition américaine d’intervenir pour un cessez-l e-feu dans le nord de la Syrie, mardi dans des déclarations au quotidien Hurriyet.

« (Les Américains) nous disent de ‘déclarer un cessez-le-feu’. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu » tant que la Turquie n’aura pas chassé « l’organisation terroriste » de la frontière, a-t-il déclaré à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Azerbaïdjan.

Cette interview est publiée deux jours avant une rencontre entre Mike Pence et Recep Tayyip Erdogan, programmée jeudi avec l’objectif affiché pour les Etats-Unis d’obtenir un « cessez-le-feu immédiat » dans le nord de la Syrie. Le vice-président américain devrait  »réaffirmera l’engagement de Donald Trump à maintenir les sanctions économiques punitives visant la Turquie tant qu’une solution n’aura pas été trouvée ».

« Ils exercent des pressions sur nous pour que nous arrêtions l’opération. Nous avons un objectif clair. Nous ne sommes pas préoccupés par les sanctions », a encore réagi Recep Tayyip Erdogan dans son interview.

Bien que considérées comme « terroristes » par Ankara, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) sont des alliées de l’Occident dans la lutte contre les jihadistes de Daesh, d’où le tollé international suscité par l’offensive turque.

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