Archive pour le Tag 'policiers'

Producteur tabassé par des policiers extrémistes fous

Producteur tabassé par des policiers extrémistes fous

D’une certaine façon, les policiers ont été piégés car ils ignoraient l’existence d’une caméra qui enregistrait  leur incroyable déviance. Une sauvagerie évidemment indigne de la profession. En plus, qui en l’absence de caméra aurait certainement fait condamner la victime à la prison.

Il faut croire il s’agit d’un acte isolé et c’est certainement le cas. On peut comprendre évidemment que des policiers soient un peu déboussolés par l’invitation contradictoire à montrer davantage de fermeté pour faire respecter la sécurité et dans le même temps être condamnés au premier dérapage. Cette problématique d’équilibre entre sécurité et liberté doit être prise en compte mais sans remettre en cause la nécessité de faire appliquer par tous les principes républicains notamment d’égalité.

Les auteurs de l’agression ne méritent pas d’être policiers. Cet acte de violence et de racisme n’est pas représentatif de l’attitude policière en général. Reconnaissons quand même qu’il y a parfois des dérapages regrettables qui doive être condamnés avec fermeté. La police compte aussi malheureusement  ses  extrémistes qui mêlent leur action avec des convictions politiques qui n’ont rien à voir avec un exercice républicain de leur métier

 

Des nouvelles mesures pour les policiers

Des nouvelles mesures pour les policiers

Lors d’un entretien par vidéo conférence avec les syndicats de policiers, Darmanin , le ministre de l’intérieur a annoncé de nouvelles mesures en faveur des policiers et souligné  les mesures prévues dans le cadre du budget de l’année prochaine. Dans le cadre du budget de 2021 325 millions supplémentaires ont déjà été obtenu notamment une hausse du budget en matériels de 15 millions d’euros ; du budget automobile de 125 millions d’euros (+ 230 %), permettant le renouvellement d’un véhicule sur quatre ; du budget immobilier de 12 millions d’euros (+ 10 %) ; et puis de nouveaux équipements numériques.

Le ministre a aussi promis une augmentation des effectifs de 1500 policiers l’an prochain, conformément à l’engagement présidentiel de 10.000 créations de postes chez les forces de l’ordre.

Par ailleurs les primes de nuit seront augmentées de 10 à 15 millions d’euros. Un effort sera aussi consenti pour mieux indemniser les heures supplémentaires (revalorisation de 6 % en 2021).

Les tâches administratives seront davantage confiées à des personnels spécifiques.

Policiers : des actes pas des discours

Policiers : des actes pas des discours

Nombres de policiers se sont réunis devant des commissariats pour protester contre les nouvelles agressions contre les forces de l’ordre. En gros, le même message : assez des discours, on veut enfin des actes. Les syndicats réclament des moyens supplémentaires pour la police, une autre considération de leur métier, une politique claire en matière d’insécurité et surtout une justice rapide et efficace qui ne relâche pas les inculpés le lendemain de leur garde à vue.

Le Premier ministre interrogé a souligné les moyens supplémentaires accordés aux forces de l’ordre.

Mais le problème central n’est pas la question des moyens- qu’il convient cependant d’améliorer -mais celui de la volonté politique de rétablir l’ordre républicain dans des quartiers gangrenés par la drogue et l’islamisme.

“J’entends les politiques clamer que l’autorité de l’Etat ne doit pas être piétinée, je suis entièrement d’accord avec cela, j’aimerais qu’on ait des actes pour prouver que cela n’arrivera plus”, a déclaré à Reuters Grégory Joron, secrétaire général délégué du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière, présent lundi devant le commissariat de Champigny-sur-Marne avec environ 200 de ses collègues.

D’autres policiers se sont aussi regroupés à la mi-journée devant la préfecture de police de Paris ”.

“Il faut que le citoyen sache que le policier, c’est le dernier rempart républicain”, a déclaré sur BFM TV le secrétaire département d’Unité SGP Police, Rocco Contento.

Invité lundi matin sur France Info, le Premier ministre, Jean Castex, a assuré qu’”au-delà de la lutte contre la crise sanitaire et contre la crise économique, la lutte contre l’insécurité fait aussi partie des priorités de (son) gouvernement”.

“Quand on voit un commissariat attaqué comme récemment à Champigny-sur-Marne, quand on voit deux policiers comme dans le Val d’Oise la semaine dernière sauvagement agressés, on se dit que c’est l’Etat et la république qui sont pris pour cible”, a-t-il ajouté, promettant d’être “intraitables”.

Il a évoqué le recrutement, étalé sur le quinquennat, de 10.000 policiers supplémentaires, le renforcement de la réponse pénale avec l’augmentation de 8% du budget de la Justice prévue dans le projet de loi de finances pour l’année prochaine ainsi qu’une réflexion sur les prérogatives des polices municipales en soutien de la police nationale.

Un discours convenu, peu audible et qui a justifié une audience des syndicats de policiers à l’Élysée..

L’impunité responsable de l’agression ultraviolente de deux policiers à Herblay

  • L’impunité responsable de l’agression ultraviolente de deux policiers à Herblay
  • Le degré de violence ne cesse de monter de la part des trafiquants qui en fait profitent de l’impunité pour désormais y compris tuer des policiers. Ce qui a été le cas à Herblay. Des policiers en planque sauvagement agressés et dont les criminels ont saisi les armes pour tirer sur eux. Un acte d’une sauvagerie incroyable sans doute de la part d’individus peut-être sous cocaïne mais qui n’ont plus peur de rien et qui adresse un message à la république : certains territoires sont désormais interdits et ceux qui pénètrent pourront être tués.
  • Pas vraiment étonnant dans la mesure où les coupables reconnus bénéficient d’une forme d’impunité. Dans la plupart des cas, ils vont écoper de 5à 10 ans de prison et n’en feront qu’à peine la moitié. Il est clair d’une part que le niveau des peines est nettement insuffisant d’autre part que la justice se montre  particulièrement tolérante. La seule sanction potentiellement dissuasive serait de condamner à la perpétuité toute attaque sur un représentant du service public. C’est délibérément que les policiers ont été victimes de crimes puisqu’ils ont même présenté leurs papiers aux agresseurs, lesquels ont quand même fait usage des armes
  • En civil et à bord d’une voiture banalisée, les policiers ont été, selon le témoignage d’un des deux fonctionnaires agressés, abordés par surprise par trois personnes de type africain, métis et maghrébin qui les prennent d’abord pour des gens du voyage. Les deux policiers présentent leurs cartes et s’identifient comme appartenant à la police nationale. «Mais loin de dissuader les malfaiteurs, note une source proche de l’enquête, cette identification semble avoir déchaîné la violence.»

Fronde des policiers: Christophe Castaner ajuste la mire !

Fronde des policiers: Christophe Castaner ajuste la mire !

 

Dans un communiqué diffusé vendredi soir à la suite d’une série de rencontre avec les syndicats, le ministre évoque désormais la mise en œuvre de mesures de suspension qu’en cas d’acte raciste, sexiste, antisémite ou discriminatoire uniquement “lorsque que les faits sont avérés” et non plus sur la base de soupçons. Un changement de philosophie et de ton !

S’agissant de la technique de l’étranglement, jugée parfois nécessaire par les policiers lors d’arrestations difficiles, le ministre continue de la juger dangereuse. Il ajoute toutefois que les forces de l’ordre peuvent toujours “réaliser une prise arrière” de façon à immobiliser une personne au sol pour le menotte, sans toutefois procéder à un étranglement.

De plus en plus défiants à l’égard de Christophe Castaner, les syndicats de policiers ont exigé vendredi d’être reçus directement par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.

Retraites : le gouvernement caresse les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites :  le gouvernement caresse   les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce les  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide d’autres  mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit examiné par le Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plus tôt s’ils le souhaitent  en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain, c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui raisonne par secteur, par statut,  par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général.

Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accordent  des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble des exceptions globalisantes qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

Retraites : le gouvernement chouchoute les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites :  le gouvernement chouchoute  les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce les  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide d’autres  mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit examiné par le Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plus tôt s’ils le souhaitent  en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain, c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui raisonne par secteur, par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général. Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accordent  des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble des exceptions globalisantes qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

 

Retraites le gouvernement soigne les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites  le gouvernement soigne les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide des mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plutôt s’il le souhaite en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui résonne par secteur, par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général. Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accorde des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble exceptions globalisante qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  Les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

“Ce n’est pas encore une victoire, ce sont des avancées. On attend le courrier du ministre de l’Intérieur qui doit confirmer ces garanties samedi”, a dit à Reuters Denis Jacob, secrétaire général d’Alternative police CFDT, organisation qui ne participe pas au mouvement.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

Retraites : Castaner annonce soudainement le maintien du régime des policiers

Retraites : Castaner annonce soudainement le maintien du régime des policiers

 

 

 

Le fait que le ministre de l’intérieur décide très soudainement d’exempter les policiers de la future réforme témoigne évidemment de l’affolement du pouvoir. C’est une première entorse significative qui sera sans doute suivie d’autres pour des motifs qu’on peut comprendre égard aux spécificités de certains métiers. Mais cette annonce faite dans un courrier de mercredi est évidemment suspecte. Il est par ailleurs assez inadmissible qu’un ministre décide de l’avenir des retraites d’un secteur alors que les orientations générales doivent être annoncées par le Premier ministre d’ici fin décembre. On notera cependant que de manière aussi précipitée, le ministre de l’éducation nationale a aussi promis, mais de façon particulièrement vague, que la retraite des enseignants ne sera pas amputée. Pour cela il leur promet en particulier une augmentation programmée sur 15 ans de leur rémunération. Il faut dire que cette catégorie comme notamment les avocats, les infirmiers, les femmes à carrière courte et les cadres seront les grands perdants de la réforme.

La lettre adressée aux syndicats policiers,  explique que « des spécificités seront conservées pour les fonctionnaires qui exercent des missions régaliennes de sécurité et d’ordre public », tout en assurant que « les droits à un départ anticipé resteront ouverts comme aujourd’hui » pour ces derniers.

Christophe Castaner ajoute que la réforme portée par le gouvernement permettrait de « maintenir des niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles » des policiers, et que « ces garanties (seraient) inscrites dans le futur projet de loi portant création du système universel ».

« Le champ des emplois concernés, comme la durée de la période minimale dans ces fonctions, font actuellement l’objet de concertations avec vous », précise encore le ministre de l’Intérieur dans sa lettre.

Le guet-apens de policiers à Mantes remet la question des banlieues à l’ordre du jour

Le   guet-apens de policiers à Mantes remet la question des banlieues à l’ordre du jour

 

Non seulement nombre de services publics ne pénètrent plus dans les quartiers sensibles sauf  les pompiers mais en plus ils sont souvent agressés comme ce fut le cas pour les forces de police jeudi à Mantes qui ont été victimes d’un véritable guet-apens. En fait, ils sont intervenus suite à l’incendie d’un véhicule et ont été la cible  de violences délibérées par une bande organisée de voyous du quartier. Un policier aurait même été atteint par un tir de mortier. On sait que cette question des banlieues a été complètement négligée par le pouvoir actuel ( les précédents aussi). Macron a même rejeté avec un certain mépris le très intéressant rapport qu’il avait demandé à Borloo sur le sujet. Pas un rapport se limitant à la question du maintien de l’ordre mais un rapport abordant les questions concernant la formation, la réinsertion et le développement économique de ces zones où le chômage atteint 20 à 25 % et dont la drogue constitue souvent le moyen de régulation économique et sociale sur fond de développement communautariste. Comme d’habitude, les autorités vont se satisfaire de déclaration en forme de protestation mais qui n’auront pas d’effet sur le maintien de l’art en général dans ces zones et encore moins sur les aspects économiques sociaux et culturels. Officiellement on dénombre en France de 750 quartiers dits sensibles qui concerneraient 7 % de la population. Dans la réalité on doit être plus proche de 1000 car il y a bien une dizaine de quartiers difficiles dans chaque  département sinon davantage. Des quartiers par exemple qu’il vaut mieux ne  pas fréquenter après 22 heures quand les  voyous ont repris en main la gestion de la zone. Pour l’instant les autorités se contentent donc de constats et d’incantations. Et pour cause, Macron ne veut surtout pas créer de motifs de mécontentement dans ces quartiers dont il espère un retour d’ascenseur électoral. Il faudra donc se satisfaire des cris de vierges effarouchées des ministres. Par exemple Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a qualifié ce vendredi à Trappes, dans les Yvelines, de « guet-apens » l’ »attaque extrêmement violente » la nuit précédente contre des policiers à Mantes-la-Jolie.

De son côté, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a « condamné sans réserve » dans un tweet ans « les violences commises » à Mantes-la-Jolie. « La République ne peut tolérer que l’on attaque ceux qui la protègent, au péril de leur vie (…). L’enquête permettra de faire la lumière sur les faits », a écrit le ministre.

La République ne peut tolérer que l’on attaque ceux qui la protègent, au péril de leur vie.
Je condamne sans réserve les violences commises hier à Mantes-la-Jolie.
L’enquête permettra de faire la lumière sur les faits.

En visite dans le commissariat de Trappes, ville proche de Mantes-la-Jolie, le secrétaire d’Etat a affirmé que les policiers étaient tombés « dans un guet-apens organisé, qui a réuni une centaine d’individus ». « C’est totalement inacceptable », a-t-il insisté devant la presse.

« Pendant plus d’une heure » les policiers, venus sur place les premiers après un appel pour un incendie de voiture, ont été la cible « de tirs de mortier » notamment, a expliqué Laurent Nuñez. « Les effectifs étaient encerclés, isolés (…) ensuite les renforts sont arrivés », a-t-il poursuivi.

C’est une « attaque extrêmement violente que je dénonce de manière catégorique », a ajouté le secrétaire d’Etat, qui devait rencontrer plus tard les équipes prises à partie à Mantes-La-Jolie.

Gilets jaunes, policiers et maintenant les fonctionnaires

Gilets jaunes, policiers et maintenant les fonctionnaires

 

 

Le gouvernement a dit non à la demande de revalorisation des salaires et à la prime exceptionnelle pour les fonctionnaires. Du coup, une mobilisation est une hypothèse probable à partir du début de l’année prochaine. On peut notamment imaginer que le secteur hospitalier et les enseignants seront en pointe. En effet, leurs revendications salariales ne sont pas moins légitimes que celle des policiers auquel le gouvernement a cédé après seulement 24 heures de mobilisation. En outre, le gouvernement incite les entreprises du privé à lâcher  en matière de rémunération tandis qu’au contraire pour le secteur public il ferme la porte. Le gouvernement a en effet exclu que l’Etat accorde aux fonctionnaires une prime exceptionnelle d’un montant pouvant aller jusqu’à 1.000 euros exonérée de charges sociales et d’impôts jusqu’à 3.600 euros de revenus mensuels, comme dans le privé, ce qui coûterait selon le secrétaire d’Etat 5,1 milliards d’euros. Il n’a pas non plus souhaité explicitement ouvrir des négociations salariales en janvier 2019, demande de la plupart des syndicats pour renverser la décision du gouvernement de geler une fois de plus le point d’indice en 2019.“Il y a une colère qui monte dans le pays sur le pouvoir d’achat. Elle est réelle aussi dans la Fonction publique. Le gouvernement ne veut pas prendre la mesure de cela”, ajoute pour sa part la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. Le gouvernement explique “travailler sur une amélioration du pouvoir d’achat des agents publics dans la durée”, en appliquant en janvier 2019 la refonte des grilles indiciaires dans le cadre des mesures “Parcours professionnels, carrières et rémunérations” (PPCR) négociée sous François Hollande. Pour la CFDT, c’est “la moindre des choses”, sachant que l’application du PPCR – dispositif estimé à quatre milliards d’euros en année pleine – a été retardé d’un an en raison de contraintes budgétaires. Les organisations syndicales affirment qu’elles s’attendaient à cette réaction du gouvernement mais s’interrogent sur sa stratégie, alors que les policiers ont obtenu mercredi une revalorisation de leurs salaires et une réorganisation du temps de travail. Les organisations syndicales ont prévu de se rencontrer en janvier pour discuter des suites à donner à ces propositions. La CGT et FSU n’excluent pas un mouvement d’ampleur.

 

Policiers : revalorisation salariale, merci aux gilets jaunes

Policiers : revalorisation salariale, merci aux  gilets jaunes

 

120 à 150 € par mois  obtenus après une seule journée de protestation par les policiers qui peuvent dire paradoxalement : merci aux gilets jaunes ! C’est en effet en raison du contexte social très délétère que les pouvoirs publics une nouvelle fois un peu pris de panique ont dû lâcher sur les revendications des forces de l’ordre. Des revendications certes légitimes à la fois en termes de pouvoir d’achat et d’équipements mais qui n’ont pu être satisfaites qu’en raison précisément de l’environnement social délétère créé par les gilets jaunes. Encore une fois ces revendications d’ailleurs anciennes étaient difficilement contestables mais force est de constater que les syndicats de policiers ont profité du rapport de force des gilets jaunes. Un positionnement syndical efficace mais il faut bien le reconnaître très opportuniste. Les concessions faites de manière aussi  témoignent aussi d’un certain affolement du pouvoir. Le même affolement qu’il a témoigné vis-à-vis du gilet jaune craignant même une insurrection si l’on en croit différents médias et notamment le Canard enchaîné. La vérité c’est que le danger ne vient  pas d’une très hypothétique insurrection mais d’un écroulement brutal du macronisme en raison principalement de ses échecs économiques et sociaux et de son injustice fiscale. Un écroulement politique que n’empêcheront pas des policiers. Cet accord intervient au terme d’une journée de protestation des policiers qui ont mené des actions symboliques dans plusieurs villes pour réclamer plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux «gilets jaunes». «C’est ce qu’on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d’achat», a ajouté M. Lefebvre, indiquant par ailleurs que le chantier du paiement des millions d’heures supplémentaires en retard serait par ailleurs examiné à partir de janvier. La prime exceptionnelle proposée par le gouvernement voit, elle, son périmètre réduit et ne sera ainsi plus versée qu’aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des «gilets jaunes», a ajouté le syndicaliste. «C’est la reconnaissance de l’État, c’est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée», a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée «conséquente».

«Gilets jaunes»: appel à la grève de policiers

«Gilets jaunes»: appel à la grève de policiers

 

Le syndicat de police Vigi a rejoint mercredi le mouvement des « Gilets jaunes » en appelant à une grève illimitée des fonctionnaires exerçant des missions supports à partir de samedi, date de l’ »Acte IV » de la mobilisation entamée le 17 novembre. »Les revendications portées par le mouvement des ‘Gilets jaunes’ nous concernent tous. Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous », peut-on lire dans un communiqué diffusé par le syndicat Vigi-Ministère de l’Intérieur. Dans la mesure où les services de police « ne fonctionnent que difficilement, voire pas du tout, quand les missions supports ne sont plus assurées », le préavis déposé par ce syndicat minoritaire concerne « les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’état/cuisiniers du ministère de l’Intérieur ».

Vigi dénonce par ailleurs la façon dont la crise est gérée par la hiérarchie et le gouvernement, alors que la mobilisation de samedi a été émaillée de nombreuses violences.

Policiers dans les lycées : le gouvernement bafouille

Policiers dans les lycées : le gouvernement  bafouille

Le moins que l’on puisse dire c’est que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, n’est pas très claire quant à l’éventuelle présence de policiers dans les établissements scolaires où la sécurité est en cause. D’un côté, elle affirmerait dimanche que les écoles devaient rester d’abord des “lieux de savoir”, à deux jours de la présentation en conseil des ministres des pistes du gouvernement pour renforcer la sécurité des établissements scolaires. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a dit vendredi ne pas exclure la présence physique de forces de l’ordre dans les établissements, notamment des quartiers sensibles, après l’agression d’une enseignante par un lycéen de Créteil qui a relancé la question de la sécurité dans l’enceinte des lycées. Mais la ministre de la justice contredit un peu de ministre de l’intérieur. “L’école, ça n’est pas une maison de redressement. L’école c’est un lieu où le savoir doit primer”, a déclaré dimanche la garde des Sceaux au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Interrogée sur la possibilité d’une présence permanente de policiers dans des établissements, elle s’est prononcée pour une approche au cas par cas, tout en réservant au conseil des ministres de mardi des annonces plus précises. “Ce n’est qu’en cas de besoin qu’il peut y avoir des forces de l’ordre”, a-t-elle estimé. Le problème c’est que le besoin de sécurité concerne de nombreux établissements et qu’il faut trancher sur la question de savoir si on accepte ou non la présence permanente de policiers dans des établissements sensibles. Enfin, le ministre de l’Education nationale a défendu le projet de développer le modèle des Établissements publics d’insertion de la Défense (EPIDE) – accueillant des jeunes de 18 à 25 ans sur la base du volontariat dans un cadre d’”inspiration militaire” – et de les ouvrir aux 13-18ans. “Demain, on peut imaginer que, pour les 13-18 ans, on ait quelque chose qui soit obligatoire pour les élèves qui font l’objet de sanctions”, a-t-il dit samedi sur Europe 1, défendant notamment le rôle dans ces centres de “jeunes retraités de l’armée qui sont tout à fait pertinents pour ce genre de structures». SUR le plan judiciaire, Nicole Belloubet avait annoncé fin septembre la création de 20 nouveaux centres éducatifs fermés (CEF), une alternative à l’incarcération des mineurs multirécidivistes, permettant une scolarité. De toute évidence un besoin de clarification et de précision s’impose quant à la position du gouvernement sur cette question générale de la sécurité dans les établissements scolaires

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

 

Gérard Larcher, président du Sénat, condamne certaines outrances de Mélenchon notamment vis-à-vis de la presse. Cependant il s’étonne de l’importance des moyens déployés par la justice et la police pour l’enquête (soupçons de surfacturation de frais de campagne électorale). On peut ne pas être d’accord avec les journalistes mais la liberté de la presse est consubstantielle à notre état de droit et à la démocratie », a assuré Gérard Larcher. « Le président du Sénat avec un certain humour s’est  cependant interrogé sur le dispositif juridico-policier mis en œuvre dans cette enquête. Une allusion à caractère politique sur cette perquisition un peu surdimensionnée par rapport à l’objet quand on sait par ailleurs que la plupart des candidats à la présidentielle de 2017 (ou des précédentes) sont pour le moins aussi coupables que Mélenchon(. Gérard Larcher regrette que la présence d’un avocat ne soit pas nécessaire lors d’une perquisition judiciaire comme c’est le cas des perquisitions douanières ou administratives Il a indiqué que le Sénat avait proposé cette présence pour les enquêtes du type de celle concernant Mélenchon.

Policiers lynchés et agressés : des peines exemplaires ?

Policiers lynchés et agressés : des peines exemplaires ?

Deux policiers lynchés,  une dizaine d’autres agressés, le triste bilan d’une complicité tacite vis-à-vis de zones de non-droit régulées par la drogue et les micros mafias.  On attend avec intérêt la réponse politique à ces faits inqualifiables qui témoignent de l’état de la démocratie dans certains territoires et chez certaines populations Macon a promis que les coupables seraient punis. Il faudrait évidemment des peines autrement exemplaires que celles qui sanctionnent  actuellement ces délits.  L’objectif devrait être de sanctuariser toute atteinte à un représentant servant l’intérêt public (forces de police, pompiers médecins etc.) « Les forces de l’ordre étaient des cibles pour les terroristes, ils le sont maintenant pour de jeunes voyous, qui n’hésitent pas à attaquer ceux qui viennent assurer la sécurité des citoyens ». Au lendemain de l’agression violente de deux policiers à Champigny-sur-Marne, la nuit du Nouvel an, Stanislas Gaudon, porte-parole du syndicat Alliance-Police nationale, invité d’Europe 1, ne peut réprimer sa colère. Dimanche, deux policiers ont été tabassés alors qu’ils intervenaient pour évincer un groupe de plusieurs dizaines de personnes qui tentaient de pénétrer dans une soirée privée.  »Deux policiers, un capitaine et un gardien de la paix, se sont retrouvés isolés lors d’une intervention sur une soirée privée qui a dégénéré », a indiqué une source proche du dossier.  »Les deux policiers sont pris à partie par le groupe, qui fracture le nez d’un des policiers et qui assène des coups violents à la policière, qui souffre de commotions au visage ». Ils se sont vus prescrire dix et sept jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Mais pour Stanislas Gaudon, invité d’Europe 1 Bonjour mardi, il ne faut pas oublier « les conséquences psychologiques » d’une telle agression. D’autant que celle-ci a été filmée et diffusée à grande échelle sur les réseaux sociaux. « .  »Cette vidéo est scandaleuse. On a assisté à un lynchage en direct, avec des scènes de liesse, avec des jeunes qui disaient ‘Allumez le feu’ lorsqu’ils ont retourné ce véhicule. Ça nous a rappelé un triste anniversaire : Viry-Châtillon », déplore le policier. Pour Stanislas Gaudon, les scènes de violence à l’encontre de forces de l’ordre se multiplient dangereusement. « On en arrive à une situation où l’agression verbale se soustrait maintenant à l’agression physique, délibérée. (…) Le sentiment d’impunité a fait que la peur a changé de camp. Il faut inverser le phénomène, que la peur soit maintenant chez ces jeunes voyous », martèle-t-il. Pour « éradiquer ce sentiment d’impunité », le syndicat Alliance réclame le retour des peines planchers pour les personnes reconnues coupables d’agression sur des forces de l’ordre. « Il faut qu’il y ait des peines exemplaires.

Policiers : encore une manifestation à Viry-Châtillon

Policiers : encore une manifestation à Viry-Châtillon

 

La grogne chez les policiers  est loin d’être terminée même si les médias en parlent moins du fait en particulier de la campagne électorale pour 2017. Mais la colère est toujours présente. De ce point de vue la base ne semble pas aussi satisfaite que les syndicats de police qui se sont montrées plutôt satisfaits du plan du gouvernement. Ce qui semble surtout en cause pour la base ce sont les conditions concrètes d’exercice de la mission. Les manifestants réclament en particulier de nouveaux moyens, un nouveau statut notamment en matière de légitime défense aussi l’abandon de la politique du chiffre imposé par la hiérarchie. Un mois jour pour jour après l’attaque au cocktail Molotov qui a grièvement blessé deux policiers à Viry-Châtillon (Essonne), quelques centaines de fonctionnaires se sont rassemblés mardi soir sur les lieux pour montrer que leur colère était intacte. D’autres rassemblements étaient prévus au même moment en province, notamment à Bordeaux, avant de nouvelles manifestations mercredi et jeudi. En dépit de l’annonce d’une enveloppe de 250 millions d’euros par le gouvernement, les policiers engagés dans la contestation hors de tout cadre syndical estiment ne pas avoir été entendus et revendiquent une « mobilisation historique ». Ils se sont réunis dans la soirée devant la mairie de Viry-Châtillon « dans le silence et la dignité » en réaffirmant leur refus de toute « tentative de récupération et de division », selon le mot d’ordre des organisateurs. Dénonçant les puissants syndicats de police, ils ont créé une association chargée de porter leurs revendications. Ils ont également désigné pour porte-parole une femme gardien de la paix dans les Yvelines. Elle remplace l’une des voix de la contestation policière, l’ancien du service d’élite du Raid Robert Paturel qui s’est retiré après avoir été accusé – à tort selon lui – d’être proche du Front national.

(Avec Reuters)

Policiers : toujours des manifs nouveau rassemblement à Paris

Policiers : toujours des manifs nouveau rassemblement à Paris

Des centaines de policiers se sont à nouveau réunis ce mardi 1er novembre devant la Pyramide du Louvre à Paris pour manifester leur défiance envers le gouvernement mais aussi leurs syndicats. Manifestant en civil cette fois-ci, quelques-uns portaient leur brassard orange « police » et brandissant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits « la police à bout de souffle », « touche pas à ma police » ou encore « je suis flic et fier ». Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière une enveloppe de 250 millions d’euros et doit également, d’ici la fin du mois de novembre, faire des propositions au Parlement sur les « conditions d’évolution de la légitime défense ». Des promesses qui n’ont pas convaincu certains policiers. « Le gouvernement a voulu s’acheter la paix en mettant de l’argent, ça avance mais il faut qu’il comprenne que le malaise est profond. Il faut que tous les policiers soient unis et les syndicats sont trop souvent du côté du pouvoir. Ils pensent à eux avant l’intérêt général » a expliqué un gardien de la paix du Val-de-Marne. Le précédent rassemblement avait réuni en région parisienne, plus de 400 policiers, vendredi 28 octobre, devant le château de Versailles.

Des mesures dans l’urgence pour les policiers toujours mobilisés

 

 

Durcissement des sanctions pour outrage aux forces de l’ordre, meilleure protection de leur anonymat, évolution des conditions de la légitime défense, fin des gardes statiques et modernisation des équipements : ces annonces de Bernard Cazeneuve visent à répondre à l’exaspération de certains fonctionnaires, qui demandent davantage de moyens face aux agressions dont ils sont victimes mais aussi de considération. Le ministre propose notamment d’aligner le régime juridique de l’outrage sur celui de l’outrage à magistrat, ce qui se traduira selon lui par un doublement des sanctions. Bernard Cazeneuve propose aussi d’étendre les cas où les policiers peuvent être autorisés à porter une cagoule. Les tâches des policiers seront allégées, avec notamment la fin des gardes statiques devant les préfectures et les tribunaux. Ces mesures sont d’application immédiate, a précisé le ministre de l’Intérieur. Le plan annoncé, qui comprend un renforcement de l’équipement des policiers et gendarmes et des travaux d’entretien dans les commissariats et les casernes, représentera 250 millions d’euros, a précisé Bernard Cazeneuve. Le syndicat Unité SGP police a salué les mesures annoncées. « Il y a des gestes forts, il y a un budget, il y a des avancées; ce serait totalement populiste et poujadiste de prétendre le contraire. Il y a un calendrier fixé », a déclaré Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP police. D’autres soulignent la nécessité de mettre ce plan en oeuvre sans attendre. « Il va falloir que ça se concrétise très rapidement sur le terrain pour que la grogne légitime que les policiers ont exprimée cesse », a estimé Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure-CFDT. Certains responsables syndicaux ont cependant souligné à la sortie de l’Elysée qu’ils n’étaient comptables que de leurs adhérents. Les syndicats de police, pris de court par la fronde de la base, tentent de reprendre la main sur le mouvement de colère. Pour canaliser la contestation, Unité SGP police, deuxième syndicat chez les gardiens, a organisé mercredi à la mi-journée des marches de la colère policière et citoyenne à Paris et dans des dizaines de villes de province. Un millier de personnes ont défilé à Paris de la place de la République jusqu’à l’hôpital Saint-Louis, sans banderoles, ni logo du syndicat. Selon Unité SGP police, les cortèges ont réuni un peu plus de 15.000 personnes partout en France. La veille, une intersyndicale comprenant notamment Alliance, l’Unsa et Synergie officiers, avait appelé dans le même esprit les policiers à se rassembler devant les palais de justice de France pour dénoncer notamment le « laxisme » de la justice envers les agresseurs de forces de l’ordre. De leur côté, les policiers manifestant hors du cadre syndical depuis dix jours, essentiellement la nuit, ont continué en début de semaine à réunir quotidiennement près de 2.000 personnes en France. Après avoir menacé de sanctions les policiers manifestant en uniforme ou avec des véhicules de service, l’exécutif a fait machine arrière et multiplié les gestes d’apaisement, avec l’annonce d’un nouveau plan de sécurité publique en novembre. Accusés d’être infiltrés par le Front national, les policiers frondeurs ont changé de porte-parole et tentent de mieux se coordonner. Un millier d’entre eux se sont rendus mercredi en début d’après-midi aux abords de l’Assemblée nationale pour dénoncer « les promesses non tenues », réclamer « des actes », et engager le dialogue avec les députés. Selon un sondage Ifop pour le site Atlantico, diffusé mardi, 91% des Français estiment que les récentes manifestations de policiers sont « justifiées ». Ce chiffre s’explique autant par la bienveillance des Français envers cette corporation que par un fort désir d’une politique pénale plus sévère.

(Reuters)

Manif policiers : soutenue par 90 % des Français

Manif policiers : soutenue par 90 % des Français

 

91 % des Français soutiennent les manifestations des policiers selon un sondage Ifop pour le site Atlantico publié ce mardi et réalisé auprès de 1000 personnes. Ce score très élevé est d’autant plus notable qu’il est le même quelle que soit la tendance politique. Ainsi, 83% des sympathisants du Front de Gauche jugent cette mobilisation «tout à fait» ou «plutôt» justifiée, c’est également l’avis de 86% des sympathisants du Parti socialiste. À droite, ce score s’élève même à 94% pour les proches des Républicains et 97% pour le Front national. Une approbation comparable à celle des éleveurs laitiers puis bovins en 2009 et 2010. Elle rappelle surtout la précédente vague de protestation des policiers qui en 2001, remportait déjà plus de 90% d’adhésion parmi les sondés. A titre de comparaison, moins de 66% des personnes interrogées comprenaient les mobilisations contre la loi travail du printemps dernier. Par contre Les syndicats de policiers ont peu mobilisé ce mardi avec leur premier appel à se rassembler devant les tribunaux pour dénoncer notamment le «laxisme» de la justice à l’égard des agresseurs des forces de l’ordre. Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, Synergie Officiers, l’Unsa et des syndicats de commissaires (SCPN, SICP) avaient appelé à «des rassemblements silencieux» devant les palais de justice. En cause surtout le fait que la question du manque de sévérité vis-à-vis des délinquants n’est pas réellement mise en discussion. En tout cas pour l’instant. Pour preuve Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a carrément botté en touche, il a  réfuté ce mardi ce reproche de «laxisme»: «Comme de la météo, il y a la réalité et la température ressentie» a-t-il déclaré. !

 

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