Archive pour le Tag 'policiers'

Gilets jaunes, policiers et maintenant les fonctionnaires

Gilets jaunes, policiers et maintenant les fonctionnaires

 

 

Le gouvernement a dit non à la demande de revalorisation des salaires et à la prime exceptionnelle pour les fonctionnaires. Du coup, une mobilisation est une hypothèse probable à partir du début de l’année prochaine. On peut notamment imaginer que le secteur hospitalier et les enseignants seront en pointe. En effet, leurs revendications salariales ne sont pas moins légitimes que celle des policiers auquel le gouvernement a cédé après seulement 24 heures de mobilisation. En outre, le gouvernement incite les entreprises du privé à lâcher  en matière de rémunération tandis qu’au contraire pour le secteur public il ferme la porte. Le gouvernement a en effet exclu que l’Etat accorde aux fonctionnaires une prime exceptionnelle d’un montant pouvant aller jusqu’à 1.000 euros exonérée de charges sociales et d’impôts jusqu’à 3.600 euros de revenus mensuels, comme dans le privé, ce qui coûterait selon le secrétaire d’Etat 5,1 milliards d’euros. Il n’a pas non plus souhaité explicitement ouvrir des négociations salariales en janvier 2019, demande de la plupart des syndicats pour renverser la décision du gouvernement de geler une fois de plus le point d’indice en 2019.“Il y a une colère qui monte dans le pays sur le pouvoir d’achat. Elle est réelle aussi dans la Fonction publique. Le gouvernement ne veut pas prendre la mesure de cela”, ajoute pour sa part la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. Le gouvernement explique “travailler sur une amélioration du pouvoir d’achat des agents publics dans la durée”, en appliquant en janvier 2019 la refonte des grilles indiciaires dans le cadre des mesures “Parcours professionnels, carrières et rémunérations” (PPCR) négociée sous François Hollande. Pour la CFDT, c’est “la moindre des choses”, sachant que l’application du PPCR – dispositif estimé à quatre milliards d’euros en année pleine – a été retardé d’un an en raison de contraintes budgétaires. Les organisations syndicales affirment qu’elles s’attendaient à cette réaction du gouvernement mais s’interrogent sur sa stratégie, alors que les policiers ont obtenu mercredi une revalorisation de leurs salaires et une réorganisation du temps de travail. Les organisations syndicales ont prévu de se rencontrer en janvier pour discuter des suites à donner à ces propositions. La CGT et FSU n’excluent pas un mouvement d’ampleur.

 

Policiers : revalorisation salariale, merci aux gilets jaunes

Policiers : revalorisation salariale, merci aux  gilets jaunes

 

120 à 150 € par mois  obtenus après une seule journée de protestation par les policiers qui peuvent dire paradoxalement : merci aux gilets jaunes ! C’est en effet en raison du contexte social très délétère que les pouvoirs publics une nouvelle fois un peu pris de panique ont dû lâcher sur les revendications des forces de l’ordre. Des revendications certes légitimes à la fois en termes de pouvoir d’achat et d’équipements mais qui n’ont pu être satisfaites qu’en raison précisément de l’environnement social délétère créé par les gilets jaunes. Encore une fois ces revendications d’ailleurs anciennes étaient difficilement contestables mais force est de constater que les syndicats de policiers ont profité du rapport de force des gilets jaunes. Un positionnement syndical efficace mais il faut bien le reconnaître très opportuniste. Les concessions faites de manière aussi  témoignent aussi d’un certain affolement du pouvoir. Le même affolement qu’il a témoigné vis-à-vis du gilet jaune craignant même une insurrection si l’on en croit différents médias et notamment le Canard enchaîné. La vérité c’est que le danger ne vient  pas d’une très hypothétique insurrection mais d’un écroulement brutal du macronisme en raison principalement de ses échecs économiques et sociaux et de son injustice fiscale. Un écroulement politique que n’empêcheront pas des policiers. Cet accord intervient au terme d’une journée de protestation des policiers qui ont mené des actions symboliques dans plusieurs villes pour réclamer plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux «gilets jaunes». «C’est ce qu’on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d’achat», a ajouté M. Lefebvre, indiquant par ailleurs que le chantier du paiement des millions d’heures supplémentaires en retard serait par ailleurs examiné à partir de janvier. La prime exceptionnelle proposée par le gouvernement voit, elle, son périmètre réduit et ne sera ainsi plus versée qu’aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des «gilets jaunes», a ajouté le syndicaliste. «C’est la reconnaissance de l’État, c’est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée», a affirmé pour sa part son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée «conséquente».

«Gilets jaunes»: appel à la grève de policiers

«Gilets jaunes»: appel à la grève de policiers

 

Le syndicat de police Vigi a rejoint mercredi le mouvement des « Gilets jaunes » en appelant à une grève illimitée des fonctionnaires exerçant des missions supports à partir de samedi, date de l’ »Acte IV » de la mobilisation entamée le 17 novembre. »Les revendications portées par le mouvement des ‘Gilets jaunes’ nous concernent tous. Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous », peut-on lire dans un communiqué diffusé par le syndicat Vigi-Ministère de l’Intérieur. Dans la mesure où les services de police « ne fonctionnent que difficilement, voire pas du tout, quand les missions supports ne sont plus assurées », le préavis déposé par ce syndicat minoritaire concerne « les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’état/cuisiniers du ministère de l’Intérieur ».

Vigi dénonce par ailleurs la façon dont la crise est gérée par la hiérarchie et le gouvernement, alors que la mobilisation de samedi a été émaillée de nombreuses violences.

Policiers dans les lycées : le gouvernement bafouille

Policiers dans les lycées : le gouvernement  bafouille

Le moins que l’on puisse dire c’est que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, n’est pas très claire quant à l’éventuelle présence de policiers dans les établissements scolaires où la sécurité est en cause. D’un côté, elle affirmerait dimanche que les écoles devaient rester d’abord des “lieux de savoir”, à deux jours de la présentation en conseil des ministres des pistes du gouvernement pour renforcer la sécurité des établissements scolaires. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a dit vendredi ne pas exclure la présence physique de forces de l’ordre dans les établissements, notamment des quartiers sensibles, après l’agression d’une enseignante par un lycéen de Créteil qui a relancé la question de la sécurité dans l’enceinte des lycées. Mais la ministre de la justice contredit un peu de ministre de l’intérieur. “L’école, ça n’est pas une maison de redressement. L’école c’est un lieu où le savoir doit primer”, a déclaré dimanche la garde des Sceaux au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Interrogée sur la possibilité d’une présence permanente de policiers dans des établissements, elle s’est prononcée pour une approche au cas par cas, tout en réservant au conseil des ministres de mardi des annonces plus précises. “Ce n’est qu’en cas de besoin qu’il peut y avoir des forces de l’ordre”, a-t-elle estimé. Le problème c’est que le besoin de sécurité concerne de nombreux établissements et qu’il faut trancher sur la question de savoir si on accepte ou non la présence permanente de policiers dans des établissements sensibles. Enfin, le ministre de l’Education nationale a défendu le projet de développer le modèle des Établissements publics d’insertion de la Défense (EPIDE) – accueillant des jeunes de 18 à 25 ans sur la base du volontariat dans un cadre d’”inspiration militaire” – et de les ouvrir aux 13-18ans. “Demain, on peut imaginer que, pour les 13-18 ans, on ait quelque chose qui soit obligatoire pour les élèves qui font l’objet de sanctions”, a-t-il dit samedi sur Europe 1, défendant notamment le rôle dans ces centres de “jeunes retraités de l’armée qui sont tout à fait pertinents pour ce genre de structures». SUR le plan judiciaire, Nicole Belloubet avait annoncé fin septembre la création de 20 nouveaux centres éducatifs fermés (CEF), une alternative à l’incarcération des mineurs multirécidivistes, permettant une scolarité. De toute évidence un besoin de clarification et de précision s’impose quant à la position du gouvernement sur cette question générale de la sécurité dans les établissements scolaires

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

Affaire Mélenchon : 70 policiers, 9 magistrats, c’est beaucoup (Larcher)

 

Gérard Larcher, président du Sénat, condamne certaines outrances de Mélenchon notamment vis-à-vis de la presse. Cependant il s’étonne de l’importance des moyens déployés par la justice et la police pour l’enquête (soupçons de surfacturation de frais de campagne électorale). On peut ne pas être d’accord avec les journalistes mais la liberté de la presse est consubstantielle à notre état de droit et à la démocratie », a assuré Gérard Larcher. « Le président du Sénat avec un certain humour s’est  cependant interrogé sur le dispositif juridico-policier mis en œuvre dans cette enquête. Une allusion à caractère politique sur cette perquisition un peu surdimensionnée par rapport à l’objet quand on sait par ailleurs que la plupart des candidats à la présidentielle de 2017 (ou des précédentes) sont pour le moins aussi coupables que Mélenchon(. Gérard Larcher regrette que la présence d’un avocat ne soit pas nécessaire lors d’une perquisition judiciaire comme c’est le cas des perquisitions douanières ou administratives Il a indiqué que le Sénat avait proposé cette présence pour les enquêtes du type de celle concernant Mélenchon.

Policiers lynchés et agressés : des peines exemplaires ?

Policiers lynchés et agressés : des peines exemplaires ?

Deux policiers lynchés,  une dizaine d’autres agressés, le triste bilan d’une complicité tacite vis-à-vis de zones de non-droit régulées par la drogue et les micros mafias.  On attend avec intérêt la réponse politique à ces faits inqualifiables qui témoignent de l’état de la démocratie dans certains territoires et chez certaines populations Macon a promis que les coupables seraient punis. Il faudrait évidemment des peines autrement exemplaires que celles qui sanctionnent  actuellement ces délits.  L’objectif devrait être de sanctuariser toute atteinte à un représentant servant l’intérêt public (forces de police, pompiers médecins etc.) « Les forces de l’ordre étaient des cibles pour les terroristes, ils le sont maintenant pour de jeunes voyous, qui n’hésitent pas à attaquer ceux qui viennent assurer la sécurité des citoyens ». Au lendemain de l’agression violente de deux policiers à Champigny-sur-Marne, la nuit du Nouvel an, Stanislas Gaudon, porte-parole du syndicat Alliance-Police nationale, invité d’Europe 1, ne peut réprimer sa colère. Dimanche, deux policiers ont été tabassés alors qu’ils intervenaient pour évincer un groupe de plusieurs dizaines de personnes qui tentaient de pénétrer dans une soirée privée.  »Deux policiers, un capitaine et un gardien de la paix, se sont retrouvés isolés lors d’une intervention sur une soirée privée qui a dégénéré », a indiqué une source proche du dossier.  »Les deux policiers sont pris à partie par le groupe, qui fracture le nez d’un des policiers et qui assène des coups violents à la policière, qui souffre de commotions au visage ». Ils se sont vus prescrire dix et sept jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Mais pour Stanislas Gaudon, invité d’Europe 1 Bonjour mardi, il ne faut pas oublier « les conséquences psychologiques » d’une telle agression. D’autant que celle-ci a été filmée et diffusée à grande échelle sur les réseaux sociaux. « .  »Cette vidéo est scandaleuse. On a assisté à un lynchage en direct, avec des scènes de liesse, avec des jeunes qui disaient ‘Allumez le feu’ lorsqu’ils ont retourné ce véhicule. Ça nous a rappelé un triste anniversaire : Viry-Châtillon », déplore le policier. Pour Stanislas Gaudon, les scènes de violence à l’encontre de forces de l’ordre se multiplient dangereusement. « On en arrive à une situation où l’agression verbale se soustrait maintenant à l’agression physique, délibérée. (…) Le sentiment d’impunité a fait que la peur a changé de camp. Il faut inverser le phénomène, que la peur soit maintenant chez ces jeunes voyous », martèle-t-il. Pour « éradiquer ce sentiment d’impunité », le syndicat Alliance réclame le retour des peines planchers pour les personnes reconnues coupables d’agression sur des forces de l’ordre. « Il faut qu’il y ait des peines exemplaires.

Policiers : encore une manifestation à Viry-Châtillon

Policiers : encore une manifestation à Viry-Châtillon

 

La grogne chez les policiers  est loin d’être terminée même si les médias en parlent moins du fait en particulier de la campagne électorale pour 2017. Mais la colère est toujours présente. De ce point de vue la base ne semble pas aussi satisfaite que les syndicats de police qui se sont montrées plutôt satisfaits du plan du gouvernement. Ce qui semble surtout en cause pour la base ce sont les conditions concrètes d’exercice de la mission. Les manifestants réclament en particulier de nouveaux moyens, un nouveau statut notamment en matière de légitime défense aussi l’abandon de la politique du chiffre imposé par la hiérarchie. Un mois jour pour jour après l’attaque au cocktail Molotov qui a grièvement blessé deux policiers à Viry-Châtillon (Essonne), quelques centaines de fonctionnaires se sont rassemblés mardi soir sur les lieux pour montrer que leur colère était intacte. D’autres rassemblements étaient prévus au même moment en province, notamment à Bordeaux, avant de nouvelles manifestations mercredi et jeudi. En dépit de l’annonce d’une enveloppe de 250 millions d’euros par le gouvernement, les policiers engagés dans la contestation hors de tout cadre syndical estiment ne pas avoir été entendus et revendiquent une « mobilisation historique ». Ils se sont réunis dans la soirée devant la mairie de Viry-Châtillon « dans le silence et la dignité » en réaffirmant leur refus de toute « tentative de récupération et de division », selon le mot d’ordre des organisateurs. Dénonçant les puissants syndicats de police, ils ont créé une association chargée de porter leurs revendications. Ils ont également désigné pour porte-parole une femme gardien de la paix dans les Yvelines. Elle remplace l’une des voix de la contestation policière, l’ancien du service d’élite du Raid Robert Paturel qui s’est retiré après avoir été accusé – à tort selon lui – d’être proche du Front national.

(Avec Reuters)

Policiers : toujours des manifs nouveau rassemblement à Paris

Policiers : toujours des manifs nouveau rassemblement à Paris

Des centaines de policiers se sont à nouveau réunis ce mardi 1er novembre devant la Pyramide du Louvre à Paris pour manifester leur défiance envers le gouvernement mais aussi leurs syndicats. Manifestant en civil cette fois-ci, quelques-uns portaient leur brassard orange « police » et brandissant des pancartes sur lesquelles étaient inscrits « la police à bout de souffle », « touche pas à ma police » ou encore « je suis flic et fier ». Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière une enveloppe de 250 millions d’euros et doit également, d’ici la fin du mois de novembre, faire des propositions au Parlement sur les « conditions d’évolution de la légitime défense ». Des promesses qui n’ont pas convaincu certains policiers. « Le gouvernement a voulu s’acheter la paix en mettant de l’argent, ça avance mais il faut qu’il comprenne que le malaise est profond. Il faut que tous les policiers soient unis et les syndicats sont trop souvent du côté du pouvoir. Ils pensent à eux avant l’intérêt général » a expliqué un gardien de la paix du Val-de-Marne. Le précédent rassemblement avait réuni en région parisienne, plus de 400 policiers, vendredi 28 octobre, devant le château de Versailles.

Des mesures dans l’urgence pour les policiers toujours mobilisés

 

 

Durcissement des sanctions pour outrage aux forces de l’ordre, meilleure protection de leur anonymat, évolution des conditions de la légitime défense, fin des gardes statiques et modernisation des équipements : ces annonces de Bernard Cazeneuve visent à répondre à l’exaspération de certains fonctionnaires, qui demandent davantage de moyens face aux agressions dont ils sont victimes mais aussi de considération. Le ministre propose notamment d’aligner le régime juridique de l’outrage sur celui de l’outrage à magistrat, ce qui se traduira selon lui par un doublement des sanctions. Bernard Cazeneuve propose aussi d’étendre les cas où les policiers peuvent être autorisés à porter une cagoule. Les tâches des policiers seront allégées, avec notamment la fin des gardes statiques devant les préfectures et les tribunaux. Ces mesures sont d’application immédiate, a précisé le ministre de l’Intérieur. Le plan annoncé, qui comprend un renforcement de l’équipement des policiers et gendarmes et des travaux d’entretien dans les commissariats et les casernes, représentera 250 millions d’euros, a précisé Bernard Cazeneuve. Le syndicat Unité SGP police a salué les mesures annoncées. « Il y a des gestes forts, il y a un budget, il y a des avancées; ce serait totalement populiste et poujadiste de prétendre le contraire. Il y a un calendrier fixé », a déclaré Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP police. D’autres soulignent la nécessité de mettre ce plan en oeuvre sans attendre. « Il va falloir que ça se concrétise très rapidement sur le terrain pour que la grogne légitime que les policiers ont exprimée cesse », a estimé Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure-CFDT. Certains responsables syndicaux ont cependant souligné à la sortie de l’Elysée qu’ils n’étaient comptables que de leurs adhérents. Les syndicats de police, pris de court par la fronde de la base, tentent de reprendre la main sur le mouvement de colère. Pour canaliser la contestation, Unité SGP police, deuxième syndicat chez les gardiens, a organisé mercredi à la mi-journée des marches de la colère policière et citoyenne à Paris et dans des dizaines de villes de province. Un millier de personnes ont défilé à Paris de la place de la République jusqu’à l’hôpital Saint-Louis, sans banderoles, ni logo du syndicat. Selon Unité SGP police, les cortèges ont réuni un peu plus de 15.000 personnes partout en France. La veille, une intersyndicale comprenant notamment Alliance, l’Unsa et Synergie officiers, avait appelé dans le même esprit les policiers à se rassembler devant les palais de justice de France pour dénoncer notamment le « laxisme » de la justice envers les agresseurs de forces de l’ordre. De leur côté, les policiers manifestant hors du cadre syndical depuis dix jours, essentiellement la nuit, ont continué en début de semaine à réunir quotidiennement près de 2.000 personnes en France. Après avoir menacé de sanctions les policiers manifestant en uniforme ou avec des véhicules de service, l’exécutif a fait machine arrière et multiplié les gestes d’apaisement, avec l’annonce d’un nouveau plan de sécurité publique en novembre. Accusés d’être infiltrés par le Front national, les policiers frondeurs ont changé de porte-parole et tentent de mieux se coordonner. Un millier d’entre eux se sont rendus mercredi en début d’après-midi aux abords de l’Assemblée nationale pour dénoncer « les promesses non tenues », réclamer « des actes », et engager le dialogue avec les députés. Selon un sondage Ifop pour le site Atlantico, diffusé mardi, 91% des Français estiment que les récentes manifestations de policiers sont « justifiées ». Ce chiffre s’explique autant par la bienveillance des Français envers cette corporation que par un fort désir d’une politique pénale plus sévère.

(Reuters)

Manif policiers : soutenue par 90 % des Français

Manif policiers : soutenue par 90 % des Français

 

91 % des Français soutiennent les manifestations des policiers selon un sondage Ifop pour le site Atlantico publié ce mardi et réalisé auprès de 1000 personnes. Ce score très élevé est d’autant plus notable qu’il est le même quelle que soit la tendance politique. Ainsi, 83% des sympathisants du Front de Gauche jugent cette mobilisation «tout à fait» ou «plutôt» justifiée, c’est également l’avis de 86% des sympathisants du Parti socialiste. À droite, ce score s’élève même à 94% pour les proches des Républicains et 97% pour le Front national. Une approbation comparable à celle des éleveurs laitiers puis bovins en 2009 et 2010. Elle rappelle surtout la précédente vague de protestation des policiers qui en 2001, remportait déjà plus de 90% d’adhésion parmi les sondés. A titre de comparaison, moins de 66% des personnes interrogées comprenaient les mobilisations contre la loi travail du printemps dernier. Par contre Les syndicats de policiers ont peu mobilisé ce mardi avec leur premier appel à se rassembler devant les tribunaux pour dénoncer notamment le «laxisme» de la justice à l’égard des agresseurs des forces de l’ordre. Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix, Synergie Officiers, l’Unsa et des syndicats de commissaires (SCPN, SICP) avaient appelé à «des rassemblements silencieux» devant les palais de justice. En cause surtout le fait que la question du manque de sévérité vis-à-vis des délinquants n’est pas réellement mise en discussion. En tout cas pour l’instant. Pour preuve Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a carrément botté en touche, il a  réfuté ce mardi ce reproche de «laxisme»: «Comme de la météo, il y a la réalité et la température ressentie» a-t-il déclaré. !

 

Manifs policiers : un plan très partiel

Manifs  policiers : un plan très partiel

Après les différentes manifestations de policiers le directeur général de la police nationale a annoncé un plan qui sera rendu public d’ici une semaine. Mais un plan très partiel qui porte sur les  équipements et sur la remise en cause de certaines tâches notamment les missions statiques devant des bâtiments publics et sensibles qui relèvent de missions de vigiles. Rien par contre sur la revalorisation du métier et sur la réforme du code pénal. Or c’est  sur ce dernier point que portent  notamment les revendications des policiers ;  à savoir : une meilleure protection pour les représentants de l’ordre public aussi des sanctions lourdes pour les délinquants.   »Je vais doter les policiers d’un armement plus sophistiqué avec le renouvellement du vieux pistolet-mitrailleur qui sera remplacé par une arme longue plus moderne », annonce Jean-Marc Falcone, le directeur de la police, parmi d’autres mesures de son « plan de sécurité publique ». « Les flash-balls vont être remplacés par un lanceur de balles de défense plus précis et adapté aux missions. Nous allons aussi moderniser le système radio et développer plus rapidement et plus massivement les tablettes connectées au réseau et disponibles sur le terrain », ajoute-t-il. Jean-Marc Falcone, qui avait attisé la colère des manifestants en saisissant l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) au début de la mobilisation, s’engage également à revoir certaines tâches mal tolérées par les fonctionnaires. « Dès lundi, avec l’ensemble des préfets, nous allons mettre à plat les charges dites indues. A partir de la semaine prochaine, les policiers de l’Essonne seront libérés des missions de protection de personnalités », déclare-t-il. (Avec Reuters)

Manif policiers : à quand la réforme pénale ?

Manif  policiers : à quand la réforme pénale ?

En dépit des menaces du gouvernement- désormais relative- compte de tenue de l’ampleur du mouvement– les policiers multiplient les manifestations. En cause l’insuffisance de moyens matériels et humains mais surtout une colère contre l’impunité dont bénéficient nombres de délinquants. De toute évidence les sanctions prises ne sont pas à la hauteur des enjeux. De ce point de vue une réforme du code pénal est urgente pour protéger les policiers mais d’une façon plus globale tous les représentants de l’État. Selon le syndicat Alliance, les policiers attendent « une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes ». Interrogé par le JDD, Daniel Chomette, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP-Police FO, détaille leurs demandes, à savoir la « tolérance zéro pour chaque atteinte verbale ou physique » visant les forces de l’ordre, ce qui signifie « une réponse judiciaire systématique (…) ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », estime-t-il. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, on banalise les outrages. Or, quand on insulte un policier, on piétine la République. » Les syndicats demandent également que les atteintes physiques sur les forces de l’ordre fassent « l’objet d’une application stricte de la mesure la plus élevée prévue par le Code pénal ». Voilà pour les mesures déjà existantes. Parmi les nouveautés, Daniel Chomette précise que son syndicat demande la mise en place de « l’incrimination collective », à savoir la même condamnation pour tous les individus ayant agi en « bande organisée », quel que soit leur degré de responsabilité. Une disposition qui n’existe pas dans le Code pénal aujourd’hui. Enfin, ils demandent l’anonymisation des procédures pour que les noms des policiers ne figurent plus dans les procès verbaux. Ils proposent d’y inscrire à la place le numéro de matricule, précise le syndicaliste, évoquant « de nombreux cas » de policiers ou de familles ayant subi des intimidations de la part de personnes impliquées dans une procédure. Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé le soutien du gouvernement aux forces de l’ordre et promis de « poursuivre sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre ». Selon le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, François Hollande a réaffirmé son « soutien » aux forces de l’ordre et appelé « au dialogue » avec les syndicats. De son côté, Bernard Cazeneuve, a dit « comprendre l’exaspération » des policiers. Pour autant le gouvernement   ne semble pas encore disposer à renforcer la protection avec des sanctions adaptées à l’insécurité dont sont victimes policiers et représentants de l’État.

Ras-le-bol des policiers une protestation contre l’impunité

Ras-le-bol des policiers une protestation contre l’impunité

 

 

Même si l’on ne peut exclure le fait que certains profitent de l’environnement électoral pour encourager la protestation, il n’empêche que la colère des policiers est largement justifiée. En cause,  l’organisation de la police de terrain surtout dans les quartiers sensibles, les moyens affectés mais aussi le sentiment d’impunité dans bénéficie les coupables. En fait,  c’est l’autorité de l’État qui est en cause quand leurs représentants surtout des policiers voient leur travail annihilé par des décisions de justice incohérentes et laxistes. Et quand en plus,  ces  policiers sont désormais la cible de criminels potentiels. Du coup,  les policiers n’ont pas tenu compte des menaces proférées par leur hiérarchie et le gouvernement et ils ont à nouveau manifesté. Environ 500 policiers se sont rassemblés dans la soirée du mercredi 19 octobre sur la place de la République à Paris. C’est une nouvelle manifestation du ras-le-bol policier, parti de l’Essonne après l’attaque de policiers au cocktail Molotov le 8 octobre. Au pied de la statue de la République, ils ont entonné la Marseillaise. Certains ont crié « Cazeneuve démission » à l’adresse du ministre de l’Intérieur. Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, sous l’œil de gendarmes mobiles restés à distance. La plupart des policiers étaient en civil, dont une poignée portait un brassard. Puis ils se sont rendus devant l’hôpital Saint-Louis où est toujours hospitalisé un de leurs collègues, grièvement blessé lors de l’agression de Viry-Châtillon. Un peu plus tôt, le gouvernement s’est efforcé d’apaiser la fronde des policiers en recevant leurs syndicats. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que des « concertations » seraient lancées dès lundi dans les départements sur les revendications des fonctionnaires de police, qui se plaignent notamment d’un manque de moyens. François Hollande a réaffirmé son  »soutien » aux policiers et appelé au« dialogue » avec leurs syndicats, après deux nuits de manifestations et avant une « marche de la colère » la semaine prochaine. De son côté, le patron des socialistes Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé la  »patte » du Front national dans ces actions  »hors la loi.

Nouvelles manifs des policiers

Nouvelles manifs des policiers

En dépit des menaces du ministre de l’intérieur, les policiers ont à nouveau manifesté hier en région parisienne, à Nice et à Marseille dans la nuit de mardi à mercredi. Ils entendaient ainsi dire leur colère à la suite d’agressions dont ils sont victimes notamment celles dans le département de l’Essonne ; les policiers protestent aussi de l’inadaptation des moyens pour lutter contre la criminalité. Vingt-quatre heures après un important rassemblement sur les Champs-Elysées, de nombreux policiers sont donc restés mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, dans l’Essonne, à Nice ou à Marseille.  Quelque 400 d’entre eux se sont rassemblés à Evry où le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone a reçu les chefs de brigade et de brigade anticriminalité (BAC) de l’Essonne, d’où étaient partis de nombreux manifestants la veille. Ils ont abondamment hué leur patron lorsqu’il est reparti en voiture, appelant à sa démission. Une soixantaine d’autres se sont à nouveau réunis devant l’hôpital Saint-Louis à Paris, où est soigné un agent grièvement blessé lors de l’attaque au cocktail Molotov du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, qui a exacerbé la colère des policiers. Par ailleurs, une centaine de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille.

 

Paris : le ras-le-bol des policiers

Paris : le ras-le-bol des policiers

Les policiers de l’Essonne avaient déjà manifesté de la sorte à Evry au cours du week-end. Dans la nuit de lundi à mardi, vers minuit, une centaine d’entre eux, rejoints par 400 autres policiers venus de toute l’Île-de-France ont exprimé leur mécontentement à l’entrée de l’hôpital Saint-Louis (Paris X) où est toujours hospitalisé l’adjoint de sécurité grièvement blessé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à l’entrée du quartier de la Grande Borne à Viry-Châtillon (Essonne). Le cortège s’est ensuite rendu sur les Champs-Elysées. « C’est un ras le bol général » réagit ce gardien de la paix affecté au XVe arrondissement de Paris. « Les policiers en ont par exemple marre de voir leur administration leur répondre que s’ils veulent s’équiper ils doivent acheter eux-mêmes leur matériel. » Une jeune femme montre son équipement : « Mon gilet tactique je l’ai payé moi-même. Ca coûte 70 euros. » Particularité de ce rassemblement, il a été organisé sans organisation syndicale. Un autre policier tempête : « Vous les avez entendus réagir les syndicats quand Cazeneuve a parlé de sauvageons ? Des gens qui lancent un cocktail molotov sur les policiers pour les tuer, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont des criminels. » Il reprend : « La patrouille visée était composée d’un adjoint de sécurité et d’un gardien de la paix, c’est illégal. Normalement, il doit y avoir deux gardiens par patrouille, c’est dans les textes. »

(AFP)

Hollande : pompier de service chez les policiers en colère

Hollande : pompier de service chez les policiers en colère

Il fait tout Hollande pour remonter la pente de la popularité (20% seulement de soutiens pour 2017) ; il bat la campagne, multiplie les voyages en France comme à l’étranger, est le premier sur les lieux d’une catastrophe naturelle, reçoit les syndicats en colère. Cette fois les policiers ; il leur promis une plus grande cohérence de la politique pénal, des primes et des effectifs. Et  l’ensemble des syndicats ont estimé avoir été entendus par le chef de l’Etat, qui les reverra fin mars au terme de négociations menées par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et visant à déboucher sur un protocole d’accord. Le seul bémol pour les syndicalistes consiste à savoir comment l’exécutif financera les mesures annoncées, qu’ils ne peuvent chiffrer pour l’instant mais implique « des budgets importants », ont-ils dit à leur sortie de l’Elysée. François Hollande a également reçu des représentants des gendarmes, qui se sont également déclarés satisfaits. Des milliers de policiers – 7.500 à 10.000 selon les sources – avaient manifesté le 14 octobre devant le ministère de la Justice à Paris pour dénoncer des conditions de travail « insupportables » et le laxisme, à leurs yeux, de la chaîne pénale après qu’un des leurs eut été abattu par un délinquant qui aurait dû se trouver derrière les barreaux.  François Hollande leur a donc proposé un plan global comportant une redéfinition des missions, afin de mettre fin aux taches indues, une augmentation des moyens matériels, une modernisation de la chaîne pénale et, surtout, une amélioration des carrières et de certaines primes. « Nous avions des revendications fortes et nous avons eu des réponses précises, claires, qui correspondent à nos attentes, avec un calendrier précis », a déclaré Jean-Claude Delage au nom de la CFE-CGC et du syndicat Alliance.   »Mais reste à savoir quel sera le financement de ces mesures », a-t-il ajouté. « Notre appel a été entendu, des mesures fortes ont été annoncées », a également déclaré Yves Lefevre, du syndicat Unité SGP police. « Mais si le budget ne suit pas, il n’y aura pas de protocole d’accord », a-t-il prévenu. Jean-Claude Bailleul, de la CFDT, a estimé que François Hollande, qui a procédé à des recrutements dans la police depuis le début du quinquennat, avait enfin « ouvert des perspectives », même si lui aussi attend une concrétisation budgétaire. Le major Emmanuel Franchet, l’un des représentants des gendarmes, s’est félicité d’avoir obtenu la création de 500 postes pour 2016 et, pour les budgets 2015 et 2016, 40 millions d’euros qui permettront d’acquérir quelque 2.000 véhicules.

Migrants : Des policiers pour lutter contre guerres, violence et pauvreté !!!

Migrants : Des policiers pour lutter contre guerres, violence et pauvreté !!!

 

L’Allemagne et la France souhaite que l’union européenne agisse plus rapidement pour prendre en charge la question de l’immigration. Pour l’instant en effet chaque pays se borne à limiter les entrées d’immigrés en les repoussant dans le pays voisin. On essaye d’améliorer un peu des conditions d’accueil mais c’est surtout le renforcement de la présence policière qui caractérise la politique. La question n’est pas simple car ces migrants fuient la guerre, la violence ou la pauvreté. Autant de problèmes qui ne seront nullement résolus avec la présence de policiers en Europe même s’il convient de sécuriser les frontières. En outre les Européens d’une manière plus générale les occidentaux ont une grande responsabilité vis-à-vis des causes de cette migration. Pour prendre en charge cette question il conviendrait sans doute d’articuler mesure à court terme, à moyen terme et à plus long terme. Il faudra en effet des années et des dizaines d’années pour réduire , voire annihiler les causes de cette immigration. L’Allemagne et la France vont cependant  presser l’Union européenne d’agir plus vite et avec plus d’unité pour faire face à l’aggravation de la crise des réfugiés. L’initiative sera au centre des discussions que la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande auront lundi à Bruxelles. Leurs ministres de l’Intérieur, Thomas de Maizière et Bernard Cazeneuve, ont travaillé à cette « initiative pour une politique migratoire européenne » jeudi soir à Berlin. Bernard Cazeneuve a annoncé à cette occasion l’organisation d’une réunion européenne sur ce sujet « à la mi-octobre » à Paris avec plusieurs ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères.  Cette réunion, dont le principe est acté mais dont le format reste à préciser, doit servir à préparer le sommet sur les migrations entre l’Union européenne et l’Afrique prévu à La Valette (Malte) en novembre. Une autre réunion aura lieu par la suite à Berlin. « Il est inacceptable que les institutions européennes continuent de travailler au rythme qui est actuellement le leur », a dénoncé le ministre allemand lors d’une conférence de presse. Les deux ministres, a-t-il poursuivi, sont convenus que l’Italie et la Grèce, en première ligne du fait de leur position géographique, nécessitaient une aide européenne considérable pour mettre en place des « zones d’attente » à destination des nouveaux arrivés. « Il est évident que l’Italie et la Grèce auront besoin d’une aide et que cela coûtera beaucoup d’argent de l’UE », a dit Thomas De Maizière. De même, les Européens doivent soutenir les pays situés aux frontières du bloc communautaire pour qu’ils luttent contre les réseaux de passeurs et qu’ils s’attaquent aussi aux causes de ces migrations de masse.  Le gouvernement allemand a dit mercredi qu’il s’attendait à ce que 800.000 réfugiés arrivent en Allemagne cette année. Sur les six premiers mois, 220.000 personnes fuyant les guerres, la violence et la pauvreté en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient sont déjà arrivés. Selon Thomas De Maizière, l’Allemagne accueille à elle seule 40% des réfugiés accueillis sur le sol européen.

Foot OM-Bastia : résultat 44 policiers blessés

Foot OM-Bastia : résultat  44  policiers  blessés

Encore des affrontements lors d’un match de foot qui offrent aux abrutis l’occasion d’exprimer leur incommensurable bêtise. Une nouvelle fois en Corse ! Où certains supporters marseillais ne sont pas non plus innocents. On attend des dirigeants le nettoyage qui s’imposent vis-à-vis de ces voyous comme cela a été fait au PSG.  Quarante-quatre policiers et gendarmes ont été « blessés ou contusionnés » samedi soir lors de violences en marge du match entre Bastia et Marseille en ouverture de la Ligue 1.   »Dix fonctionnaires des Compagnies Républicaines de Sécurité, 34 gendarmes mobiles ont été blessés ou contusionnés et huit d’entre eux soignés à l’hôpital » indique le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Des violences sont survenues aux abords du stade de Furiani (Haute-Corse), avant et après le match entre Bastia et Marseille en ouverture de la Ligue 1 (3-3). Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, une centaine de supporteurs s’en sont notamment pris aux membres des forces de l’ordre positionnées près du stade, en leur jetant des bombes agricoles, des barrières et des pierres. Il s’agit « a priori » de supporteurs bastiais, a ajouté cette source. Le ministère de l’Intérieur assure que policiers et gendarmes « ont agi avec sang-froid et retenue« . Dans son communiqué, le ministre, Bernard Cazeneuve, réclame la « détermination (des) responsables concernés, aux plans local et national, pour mettre un terme à ces comportements violents, en particulier à l’égard des forces de l’ordre qui doivent être respectées« .

Opération conquête électorale à Marseille : transport et policiers

Opération conquête  électorale à  Marseille : transport et policiers

Des milliards pour Marseille qui justifie évidemment des investissements mais juste avant les municipales ; ce qui ressemble à une opération de conquête électorale. Jean-Marc Ayrault a dévoilé vendredi une série de mesures d’urgence d’un montant de près de trois milliards d’euros pour les transports à Marseille afin de dynamiser l’économie d’une ville confrontée au chômage et à une violence endémique. Une enveloppe de 2,5 milliards d’euros sera consacrée d’ici à 2030 au vaste chantier de rénovation de la gare Saint-Charles, un projet de station souterraine qui vient en complément de la prolongation du métro marseillais vers les quartiers nord, a précisé le Premier ministre dans la deuxième ville de France. »Cette gare souterraine permettra de faire voyager 20 millions de passagers par an, soit deux tiers de plus qu’aujourd’hui », a-t-il déclaré dans un discours. Le doublement de la ligne ferroviaire entre Aix-en-Provence et Marseille, estimé à 172 millions d’euros, déjà promis par le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), sera réalisé. »Nous devons réconcilier la ville mais pour cela nous avons besoin d’un énorme effort sur les transports », a-t-il dit lors de son discours à Marseille. « Relier les quartiers, c’est désenclaver les territoires, c’est rendre la ville accessible à tous, c’est élargir l’horizon des habitants». Aux trois milliards d’euros d’investissements dans les transports s’ajoutent le milliard et demi d’euros du Plan d’investissements d’avenir, les opérations du prochain programme de rénovation urbaine, et 37 millions d’euros du plan d’urgence. Le chef du gouvernement a ajouté que 6,7 millions d’euros supplémentaires seraient alloués à la construction universitaire sur le site de la nouvelle métropole Aix-Marseille-Provence, structure qui bénéficiera d’une enveloppe de 50 millions d’euros à partir de 2016, année de sa création. Cinquante fonctionnaires de police et 30 adjoints de sécurité seront affectés à Marseille en 2014, a ajouté Jean-Marc Ayrault. Ces renforts s’ajoutent aux 487 policiers supplémentaires affectés en 2012 et 2013 à une ville en proie à de gros problèmes d’insécurité.




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